Les illustrations de Manon Iessel – L’été de l’art #25

 

Je connais Manon Iessel grâce à de vieux livres gardées par ma maman. Toute petite, je regardais ces illustrations d’un autre époque en espérant un jour dessiner aussi bien. Voilà ce que ça donne :

 

 

 

 

 

 

 

 

Un mot sur l’illustratrice :

Manon (Marie Antoinette Aline Jacqueline) Iessel, née à Reims le 4 juillet 1909 et décédée à Orsay le 30 octobre 1985, est une illustratrice française. Illustratrice très appréciée des années 1930 aux années 1970, c’est aussi l’une des premières françaises à réaliser des bandes dessinées. 

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Premières lignes #15août

Avec un peu de retard, voici les Premières lignes de la semaine avec le début d’un roman noir déniché à la bibliothèque :

Larry Speed débarqua à l’aéroport de Majorque le samedi 18 mars 1967 en milieu d’après-midi.
A la sortie de l’avion, il cligna des yeux, chaussa ses lunettes noires et ôta son blouson de cuir. Lorsqu’il avait quitté Tempelhof, quelques heures plus tôt, Berlin se perdait dans la brume et la température ne dépassait pas cinq degrés »

 

 

Back up est une découverte, et une très bonne surprise !
Roman sex (un peu), drugs (beaucoup) et rock’n’ roll (l’essentiel), Back Up est un roman noir, plus qu’un polar qui retrace le parcours de la musique depuis les années 60 et celui d’un personnage au fil de ses errances en Europe : Bruxelles, Paris,  Londres version swinging London, Berlin – oh, merci pour cette description de Berlin que j’adore!
L’auteur relate qu’il a été influencé par une émission de radio sur les morts suspectes dans le rock (Brian Jones, Kurt Cobain, j’en passe). Paul Colize fournit un récit à l’écriture serrée, très bien documenté.
Mieux que cela, le texte est truffé de petites anecdotes et de clins d’oeil à la petite histoire du rock.

A la fin, vous trouverez une playlist, ainsi qu’une bibliographie (que je connais bien …).
Dans un certain sens, ce roman m’a fait penser à Armageddon Rag de GRR.Martin (sans la dimension fantastique).

A lire pour en savoir plus sur le rock ou parce que vous aimez àa

 

Résumé : En 1967, les quatre membres du groupe de rock Pearl Harbor meurent les uns après les autres, tous dans des circonstances étranges.
En 2010, un SDF est renversé par une voiture à la gare du Midi à Bruxelles. Diagnostiqué souffrant du Locked In Syndrom, X Midi est transporté dans un centre spécialisé au sein duquel Dominique, kiné, va tout faire pour découvrir l’histoire de son patient.
Deux histoires différentes ? Non, des destins fortement liées qui nous entraînent à travers l’Europe, sur les traces de Chuck Berry, des Beatles et des Rolling Stones.

 

L’auteur à St Maur (le roman a reçu le prix St Maur en poche):

La playlist:

 

Back Up – La Manufacture des Lettres

Folio 

 

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On remet le cover #8

Voici un nouveau volet de « On remet le cover »   dans lequel je vous propose des reprises musicales variées

Il s’agit d’une reprise assez controversée ( cf. les commentaires sur les réseaux sociaux) dont je vais parler cette semaine. Elle a été faite par Shaka Ponk et elle est récente (2018). 

La version originale, elle, date de 1991 et a été un très gros hit:

 

Et la version de Shaka Ponk :

 

Alors, on remet le cover ?

Le père de l’affiche américaine : Edward Penfield -L’été de l’art #24

Edward Penfield (1866-1925) est un dessinateur américain, un illustrateur et graphiste considéré comme étant le père de l’affiche américaine.

 

 

On peut rattacher Penfield à l’Art nouveau : en effet, il a produit un travail graphique aux États-Unis équivalent aux productions d’artistes européens comme MuchaSteinlen ou Toulouse-Lautrec, qui ont inventé l’art de l’affiche à la fin du XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

 

Premières lignes #5août

Avec les Premières lignes de cette semaine, nous allons voyager entre la côte ouest américaine et le Nigéria. Le premier roman traduit en français de Sarah Ladipo Manyika commence par ses mots :

 » Je vis dans un vieil immeuble. « Vieux mais solide « , notre propriétaire l’affirme. apparemment, le 500 Belgrave Avenue est si robuste qu’il a résisté au tremblement de terre de 1906. « Pas une seule fissure », dit encore notre propriétaire. de vous à moi, je ne parierais pas là-dessus si l’histoire venait à se répéter. C’est pour cette raison que je vis au dernier étage, comme ça, si le bâtiment s’effondre, au moins, ils n’auront pas trop à creuser pour m’en extraire. »

Le ton est donné. La narratrice se nomme Morayo, elle va fêter ses 75 ans, vit à San Francisco depuis 20 ans. Elle nous chuchote ses pensées, nous raconte sa vie: son passé de professeure de littérature mais avant cela, de femme d’ambassadeur autour du monde, son ex-mari César, son enfance au Nigéria – et particulièrement dans la ville de Jos, bien avant que la région ne soit frappée par les violences et les massacres.

Morayo aime aussi rapprocher les personnages de ses romans préférés par affinités. Elle leur invente d’autres vies, comme elle aime en tisser autour des gens qu’elle rencontre.

Ce court roman pourrait n’être qu’un énième livre feel-good mais ce n’est (heureusement !) pas le cas. Il cache une profondeur, une émotion et parfois, une réelle réflexion par touches précises et intimistes. C’est avec succès que Sarah Lapido Manyika boucle ce « Comme une mule qui apporte une glace au soleil ». 
Joli coup de coeur.

 

 

Delcourt Littérature – paru en mars 2018

 

L’autrice lit un passage de son roman :

Résumé : »Le professeur Morayo Da Silva s’apprête à fêter son anniversaire, alors elle sort acheter des fleurs. Cette Mrs Dalloway nigériane porte fièrement ses soixante-quinze printemps et ses turbans aux mille couleurs, et aime par-dessus tout retrouver son petit monde dans les rues de Haight-Hashbury, San Francisco, sa ville de cœur depuis deux décennies. On croise ainsi Dawud, commerçant palestinien ; Mike, un policier apprenti-romancier ; Mme Wong, toujours un balai à la main ; Sunshine, la jeune voisine indienne qu’elle a prise sous son aile; ou encore Rachel une jeune SDF fan de Grateful Dead »

Sa réponse à Trump :

Ses conseils à ceux qui écrivent :

 

 

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque.

 

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On remet le cover #7

Bel exercice de  cover avec un groupe anglais bourré de talent : The Struts. 

Les voici dans une reprise de Bowie – « Rebel, rebel »:

The Struts est un groupe de rock anglais, créé à l’initiative de Luke Spiller au chant, et Adam Slack à la guitare, en 2009. Rejoints à la basse par Jed Elliott et par Gethin Davies à la batterie trois ans plus tard, le quatuor se taille une réputation scénique exceptionnelle, allant même jusqu’à faire la première partie des Rolling Stones au Stade de France le 13 juin 2014

D’ailleurs, avec cette reprise des Stones, c’est aussi bien fait. Luke Spiller, le chanteur, est aussi connu pour ses prouesses vocales, aussi proche d’un Freddy Mercury que d’un Steven Tyler mâtiné d’un Jagger.

 

 

Et quand The Struts reprennent Queen, ça donne ça :

Là, c’est sûr, on en redemande !

Il a influencé Norman Rockwell : Joseph Christian Leyendecker – L’été de l’art #23

Si on connaît les illustrations de l’américain Norman Rockwell,  on est moins familier    avec  le nom d’un autre illustrateur: Joseph Christian Leyendecker.

 

 

 

 

 

Hormis les dandies, Leyendecker a popularisé l’image du Père Noël, rigolard et rondouillet :

Premières lignes #29juillet

Les premières lignes de cette semaine ont été écrites par une grande dame des lettres anglaises, malheureusement trop souvent ignorée : Barbara Pym 

 

« 1

– Ah vous, les femmes ! Toujours à l’affût de la moindre nouveauté!

La voix était celle de Mr. Mallett, l’un de nos bedeaux, et ses accents espiègles me firent tressaillir de honte, comme s’il n’était pas permis d’être surprise sur le pas de ma propre porte;
-De nouveaux locataires qui emménagent ? La présence d’un camion de déménagement semblerait le suggérer, poursuivit-il avec emphase. Vous devez bien être au courant ? « 

 

 

Ainsi débutent les « aventures  » Mildred Lathbury, une anglaise célibataire ayant passé la trentaine, travaillant à mi-temps dans un centre d’aide aux femmes. Ni jolie, ni dénuée de charme, elle offre une écoute bienveillante à tous ceux qui croisent son chemin, allant parfois se fourrer malgré elle dans de drôles de guêpiers. Courtisée sans qu’elle s’en rende compte ( le pasteur, le mari infidèle qui vient d’emménager, le frère de sa meilleure amie, l’ami anthropologue), elle paraît avoir été cataloguée parmi les « vieilles filles  » et « bonnes copines qu’on n’épouse pas ».

Barbara Pym nous offre un fameux tableau de l’Angleterre des années 50, tout en touches fines et humaines, parfois terriblement drôle.

En 1977, dans le supplément littéraire du Times, le poète Philip Larkin  écrivit à propos de Barbara Pym  qu’elle était « l’écrivain le plus sous-estimé du XXe siècle « .

Pym s’inscrit dans la lignée de Jane Austen, pour notre plus grand plaisir.

Inutile de préciser que si vous aimez Austen, vous aimerez Pym !

Résumé : Mildred Lathbury, qui s’épuise elle-même par son excès de vertu et contemple avec consternation les reflets gris et ternes que lui renvoient les miroirs du presbytère trop assidûment fréquenté, est l’un des personnages paradoxalement les plus réussis de Barbara Pym.

Son drame ? Être une chic fille qui sait prêter aux autres une oreille trop aisément compatissante et qui a toujours une bouilloire sur le feu pour le thé quand on sonne à sa porte.

Des femmes remarquables – Belfond Vintage

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L’as-tu lu ou le liras-tu? – Un gentleman à Moscou – Amos Towles

 

 

Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.
Trois décennies durant, le comte vit nombre d’aventures retranché derrière les grandes baies vitrées du Metropol, microcosme où se rejouent les bouleversements la Russie soviétique

 

La couverture est superbe et fort alléchante. Le résumé nous promet une belle histoire servie par un contexte historique intéressant.
Le roman se lit agréablement. Les détails sont bien vus et le comte Alexandre est un être délicieux.
Mais – car il y a un mais – on peut dire que le résultat est mitigé… L’auteur a pris des libertés avec la vraisemblance. Dès le début, la sentence prononcée pose problème :un hôtel pour assignation à résidence alors que le comte vient d’être jugé par un tribunal soviétique pour avoir  publié un  poème jugé antirévolutionnaire, Beaucoup sont allés au goulag ou au peloton d’exécution pour moins que cela en 1922.
Ce n’est pas la seule invraisemblance : l’hôtel n’est pas surveillé, ni même peuplé de mouchards. Ni la seule approximation. Je ne prends pas en compte la  faute : « être censé » (supposé de ) confondu avec « être sensé » (être doué de sens, c’est écrit dessus…) – ou l’étrange emploi du mot « abbé » pour « pope« .

C’est un peu dommage car c’est un beau conte, une belle histoire, servie sur un plateau, de façon fort élégante. A vous de juger !

 

Parution :
22/08/2018
576pages
Format :
153 x 235 mm
Prix imprimé :
24.00 €
Prix numérique :
16.99 €
Merci à Net Galley et aux éditions Fayard pour cette lecture.

 

Tsunehisa Kimura et le photomontage #L’été de l’art-22

L’artiste dont je vais parler aujourd’hui est japonais. Je le connais grâce à une  pochette d’album datant des années 80 réalisée pour l’un des plus célèbres (et meilleurs) groupes australiens avec AC/DC – je veux parler de Midnight Oil, bien sûr.

 

Red Sails in the sunset – album de Midnight Oil de 1984 – art par Tsunehisa Kimura

 

Tsunehisa Kimura (木村恒久Kimura Tsunehisa) né le  à Osaka et mort le 

Il fait sa scolarité dans cette même ville où il est diplômé en 1946 du département de dessin du lycée municipal d’Ôsaka.

Tsunehisa Kimura devient graphiste et crée ses œuvres à partir de photomontages. Ses montages ont souvent pour thèmes le surréalisme urbain, la destruction et le chaos, ou la juxtaposition de monuments érigés par l’homme et de phénomènes naturels.

Il crée en 1984 la pochette de l’album Red Sails in the Sunset de Midnight Oil. En outre, des versions modifiées de l’une de ses œuvres apparaissent sur les pochettes de l’album Flying the Flag de Climax Blues Band en 1980 et de l’album Zonoscope de Cut Copy en 2011.

Il était professeur à l’université Zokei de Tokyo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Visual scandals

 

 

Et pour écouter  Red sails in the sunset – qui est le 5ème albums et l’un des plus aboutis du groupe, c’est ici: