Joyeux anniversaire, Harry Potter!

Il y a 20 ans sortait le 1er tome. « Harry Potter à l’école des sorciers », pour nous en France.

Il y a 20 ans…
Je me souviens bien de ce que je faisais alors (travail, vie perso, lieu d’habitation). Je me souviens aussi de la première fois où une amie m’a parlé de Harry Potter – et du fait que c’était aussi une lecture pour adultes. Je ne suis pas devenue fan avec le premier tome. Il m’a fallu attendre le 3 ème pour tomber dans la marmite.

Il n’y a qu’à voir le nombre d’images, d’articles que je partage au sujet de Harry!

Les illustrations 

Les Animaux fantastiques

Etre fan

Un tag spécial

Le conte des 3 frères

Poufsouffle

La pièce

Les photos des studios HP à Londres : 1

suite 2

Et suite 3

Des tableaux pinterest 1 et 2

Une fois encore, bon anniversaire!

Minute, papillon! #1

La semaine en quelques lignes et en images, c’est ici:

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.

Un instant, Dame Paillon s’arrêta de voler pour vous narrer sa semaine.

 

Lectures
J’ai refait le plein à mes deux médiathèques . je suis plus en mode diesel, ces temps-ci (je mets du temps à démarrer les livres et à prendre un rythme de croisière).
Mon coup de coeur : « Mes vrais enfants » de Jo Walton
Mes petites déceptions:
« Six of crows » de Leigh Bardugo  – un aspect assez désagréable de la fantasy
« 13 reasons why  » (Treize raisons) de Jay Asher: autant  la série est admirablement construite, autant le roman est un cran en dessous.

C’est l’été
Et qui dit « été« , dit ….bruits et manque de sommeil: musique dans le parc à côté de chez moi (on remet ça pour 4 jours de festival début juillet); voitures et motos foldingues la nuit…Keep calm (et mets des bouchons d’oreilles!)

Création :

Une semaine propice à la création. Mes photos sont disponibles sur mon flickr et mon blog photos Leyarts.

Canicule:

Les chats comme les humains cherchent le frais.
Je mets souvent les aventures de mes félins dans ma story sur Instagram

chat perché

Il a fait chaud: nous avons bu du bubble tea à Nantes

Bubble tea pastèque

Aly et moi avons fait des emplettes à Mon panier d’Asie,l’un des point de ravitaillement de ma fille (l’autre point de chute étant Otaku no dera,ravitaillement manga)

Enfin, la fraîcheur

Nantes

Côté écriture: un peu de mal à avancer mes projets avec la chaleur.
Et toujours en recherche active d’emploi.

La nouveauté sonore

Le jeune groupe Black Pink a sorti une nouvelle chanson. On peut dire dès la première écoute:

  • elles sont visiblement les remplaçantes de 2ne1 (les regrettées 2ne1)
  • ça sonne comme 2ne1, comme Big Bang (YG entertainement), comme Sistar.
  • c’est catchy, c’est très YG (encore une voiture dans cette video! cf. Big Bang « Bang Bang bang »)
  • je préfère « Whistle » ou « Bombayah » , leurs titres plus anciens.

Je reste dans les potins de la Kpop:

Jennie (Black Pink) était aussi à l’exposition « Mademoiselle privé » au D.Museum, à Seoul avec un paquet d’autres idols et mannequins coréens.

de G à D: CL      (ex-2ne1)                                      Jennie                                    GD (Big Bang)                                 et           Yoona (Girls    generation

Voilà pour cette semaine et ce 1er RDV.

Bon week-end!

 

Throwback Thursday Livresque: (we like 2 ) Summer party!

Je fais ma maligne avec mes références musicales à 2 balles dans mon titre (ça, c’est aussi parce que je prépare le tag concerts de Fan Actuel – petit à petit, je termine), mais en fait, avant de lire le choix de Mme. Tanuki, je dois dire que j’étais en panne sèche (la chaleur? plus de 30° près de l’ordi jusqu’à hier?).

TBTL?Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Un roman (doux-) amer?

Mme.Tanuki ayant choisi « Beignets de tomates vertes » qui aborde aussi ce sujet, Sud des USA oblige, je continue donc sur les questions de discrimination et de ségrégation ave un roman que j’ai lu plusieurs fois : Une saison  blanche et sèche, ( A Dry White Season) d’André Brink, publié en 1979. Interdit de publication en Afrique du Sud dont l’auteur est originaire , il est publié à Londres en premier puis traduit dans une dizaine de langues avant de connaître une adaptation au cinéma (en 1989, même titre).

Pretoria:, Ben Du Toit découvre un monde tout proche et pourtant si loin de sa vie d’Afrikaner. Professeur sans histoire dans une école d’Afrique du Sud., son quotidien vacille après l’arrestation et le meurtre de Gordon et Jonathan Ngubene.. Le premier est le concierge de l’école où travaille Ben ayant trouvé la mort en tentant d’élucider les circonstances de l’assassinat du second, qui n’est autre que son fils. « Laborieusement, comme une fourmi, Gordon réunit des preuves, dans l’amour et la haine. » (p. 65) Ben du Toit est alors confronté à la corruption du système judiciaire et policier. Il comprend enfin ce que signifie l’Apartheid qui frappe son pays. À son tour, il rassemble des preuves et des témoignages pour dénoncer les deux meurtres, les violences policières et le procès truqué.

Un livre plus amer que doux, voire  même percutant écrit par un maître de la littérature sud-africaine engagé contre l’Appartheid (décédé il y a 2 ans)

Pourquoi?

Pour découvrir d’autres auteurs, pour se plonger dans d’autres cultures. Et pour ne jamais oublier ce qu’est le racisme et ce qui l’accompagne…

Un classique?

Celui-ci contient même le mot été dans son titre.

Lu il y a longtemps durant mes études de Lettres, ce roman m’a embarquée dans un cycle Duras pendant quelques temps.
Je ne le cache pas: j’aime Duras. J’aime son écriture concise, sa façon de mettre à nu les personnages.

L’Espagne. L’été.

Pierre et Maria, leur petite fille Judith et leur amie Claire sont en vacances, en route vers Madrid. Un violent orage les force à s’arrêter et à trouver un abri dans l’hôtel déjà surpeuplé d’une petite ville où un crime passionnel vient de défrayer la chronique: Rodrigo Paestra vient en effet de tuer sa femme et l’amant de celle-ci, avant de prendre la fuite par les toits. Dans la chaleur étouffante de la nuit, l’amour entre Maria et Pierre s’étiole à mesure que le désir monte entre Claire et Pierre et que Maria s’étourdit à grand renfort de petits verres de manzanilla… Et dans la chaleur étouffante de la nuit où elle ne parvient pas à dormir, Maria aperçoit une silhouette sur le toit d’une maison voisine: Rodrigo Paestra. Rencontre sans parole, improbable et éphémère

Pourquoi?

Je n’irais pas jusqu’à dire: parce qu’il serait souhaitable de lire au moins une fois Marguerite Duras (et un autre roman que « L’amant »)….Ah, si, je l’ai dit!

 

Un roman policier? (et historique)

On associe souvent « polar » et « lire en été » (voire en vacances, pour ceux qui le sont).
C’est un peu dommage car le polar, ça se lit toute l’année!
Un roman un peu oublié pour cette sélection:

Rome, siècle premier de notre ère… Bercée par la tiédeur automnale, la ville alanguie sommeille encore. Dans un jardin où les fleurs s’ouvrent à la douceur du matin, gît une femme. Membres disloqués, visage martelé… Hier encore, Apronia vivait heureuse. Belle, vingt ans à peine, mariée depuis six mois à Marcus Plautius, un préteur qui disait l’aimer. Alors… Accident, suicide ? Assassinat ! affirme le père de la victime qui accuse le mari… Matrones, magiciennes, comédiens, patriciens : toute la société romaine est enrôlée dans une machination redoutable tandis que le crime continue à ensanglanter la ville..

 

Pourquoi?

Réunir meurtres et Rome constitue une base solide pour un roman policier, et c’est sur cette fondation (non pas celle de Rome qui commence à dater …) que Jean-Pierre Néraudeau a tissé sa toile. Paru en 1992 chez Pocket, on le trouve enocre d’occasion.

Un roman décalé? (et fantasy)

Et, non, je ne vais pas citer Pratchett mais je reste dans la même veine humoristique.
« L’instinct du troll » m’a fait souvent éclater de rire (parfois à chaque page).

« Glissez-vous dans l’intimité d’un troll le temps de quatre aventures qui font trembler la terre jusqu’aux tréfonds des mines les plus obscures. Bien sûr, pour cela, vous allez devoir franchir les falaises du Désespoir, affronter les périls du col des Assassins et vous enfoncer dans les marais de la Mort sinueuse, mais ne vous inquiétez pas : après, c’est fléché. Et, avant, mieux vaut savoir que, s’il faut qu’un troll s’habille pour une occasion spéciale, il convient de le prévenir dix ans à l’avance. Surtout, n’oubliez jamais que l’eau ferrugineuse est un fléau qui ravale le troll au rang de l’homme. Alors, vous qui entrez ici, laissez toute espérance ainsi que vos affaires personnelles au vestiaire. Et n’oubliez pas de rapporter vos notes de frais. »

Pourquoi?

Pour lire une autre sorte de fantasy (light, ici) et rire!

 

Des tranches de vie?

Dans le roman que je vais évoquer, il s’agit plutôt de « lignes de vies ». Je m’explique.

Patricia Cowan est âgée. Le personnel de la maison de retraite ne cesse de répéter qu’elle est confuse. Et de là, nous remontons dans les souvenirs de Patsy (ou est-ce Trish? Patty? Tricia?), on remonte avec elle dans ses souvenirs, mais….quelle vie a-t’elle menée?

Née en 1926, Patricia Cowan finit ses jours dans une maison de retraite. Très âgée, très confuse, elle se souvient de ses deux vies. Dans l’une de ces existences, elle a épousé Mark, avec qui elle avait partagé une liaison épistolaire et platonique, un homme qui n’a pas tardé à montrer son véritable visage. Dans son autre vie, elle a enchaîné les succès professionnels, a rencontré Béatrice et a vécu heureuse avec cette dernière pendant plusieurs décennies. Dans chacune de ces vies, elle a eu des enfants. Elle les aime tous… Mais lesquels sont ses vrais enfants : ceux de l’âge nucléaire ou ceux de l’âge du progrès ? Car Patricia ne se souvient pas seulement de ses vies distinctes, elle se souvient de deux mondes où l’Histoire a bifurqué en même temps que son histoire personnelle.

 

Jo Wharton a écrit…un chef d’oeuvre. Purement et simplement.
J’ai été accrochée à ce livre sans pouvoir le lâcher – puis, mon compagnon après moi.

Donc, à la question: « pourquoi? »,  je réponds: « attention grand roman », émotionnel, attachant, bien écrit. C’est l’un de mes récents coups de coeur.

Pour terminer, je vais me permettre un léger changement

Un manga? (mais un manga historique)

Une sélection estivale sans illustrations? Sans dessin? Sans BD? Non…..je ne peux pas!

Mon choix se portera sur cette excellente série qu’est Thermae Romae ((テルマエ・ロマエ, Terumae Romae) de Mari Yamazaki, une mangaka passionnée par l’Italie (elle a enseigné l’italien au Japon) et par la série Rome.
Dessins fouillés, scénario efficace, humour, renseignements historiques et culturels nickel, la série commence doucement (le 1er tome n’est pas le meilleur) et prend vite un rythme de croisière qui fait demander « la suite ».

Agréable à lire, on vient vite à bout des 6 tomes (un nombre correct pour un manga).

 

Pourquoi?

Parce que le manga, c’est aussi ça (je suis lasse de lire « manga = violence » , une formule trop souvent utilisée de la part des non-connaisseurs…); pour apprendre de façon plaisante..

 

Finalement, j’arrive au bout de ce TBTL sans trop de problèmes. Je vous souhaite de bonnes lectures et un début d’été … en pente douce (à la fois titre d’un roman et du film qui en a été tiré) – ou comment faire ma maligne en finissant comme j’ai commencé, avec des clins d’oeil ^_^

Throwback Thursday Livresque: Fête des pères (un père dans la littérature)

 

Le TBTL ? chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Un thème sur les pères, cette semaine – qui m’a laissée encore plus perplexe que celui sur les mères. Disons que je suis certainement plus marquée par les figures féminines, en général, que masculines….

En me posant la question du choix du livre, j’ai réalisé que je tenais ma réponse en trois parties (ça doit être l’effet « bac de …#bac2017 » qui me joue des tours) et en tiercé « littérature américaine ».

1 – Le père insensible: « Les ombres du passé » (Thomas H. Cook)

Vingt ans après avoir fui sa ville natale en Virginie, Roy revient au pays pour veiller son père, atteint d’un cancer incurable. Mais, en retournant au bercail, c’est tout le passé traumatique de sa famille qui lui remonte soudainement au visage : le suicide de son frère en prison après qu’il a tué les parents de sa petite amie, sa rupture avec Lila, son amour de jeunesse, qui ne s’est jamais remise du drame… La cohabitation avec ce père à l’agonie est loin d’être aisée. Le vieil homme ne l’a jamais aimé et lui a toujours préféré son frère. À présent, il lui reproche son départ, sa lâcheté. Comment expliquer une telle dureté envers son fils : Roy aurait-il des choses à se reprocher ? Pourquoi Lila ne semble toujours pas vouloir lui pardonner ? Et le pardonner de quoi au juste ? Sans parler du vieux shérif à la retraite qui le regarde étrangement… En rentrant au pays, ce sont tous les cadavres qui sortent du placard. Une fois la machine lancée, rien ne peut l’arrêter et Roy se retrouve pris dans l’engrenage du passé…

Dans ce très bon roman policier, Thomas H.Cook explore une fois de plus la nature des relations père/fils. Roy Slater, le père du protagoniste Jesse Slater, s’est détourné de son fils cadet: il lui a toujours implicitement reproché le suicide de son aîné. Ainsi se tissent des années de malntendus et de non-dits sur fond de double meutre.
Père insensible, absent d’une grande partie de la vie: ce lien nourrit la  noire fureur de Jesse Slater tandis que le ressentiment né de cet évènement gouvernera sa vie. C’est cette rancoeur, quasi-haineuse,  qui, pourtant, triomphera (puisque d’elle jailliront les retrouvailles avec le père, Roy).

 

2 – Le père prêt à tout : « La route » (Cormac Mc Carthy)

L’apocalypse a eu lieu. Le monde est dévasté, couvert de cendres. On ne sait rien des causes de ce cataclysme. Un père et son fils errent sur une route, poussant un caddie rempli d’objets hétéroclites et de vieilles couvertures. Ils sont sur leurs gardes car le danger peut surgir à tout moment. Ils affrontent la pluie, la neige, le froid. Et ce qui reste d’une humanité retournée à la barbarie.

On y voit un  père qui, malgré les circonstances (apocalypse, quand même!) , tente d’éduquer du mieux qu’il peut son fils, l’Enfant. (il ne sera jamais nommé).  Mais le père a ce courage nécessaire pour inculquer à son fils le prix de la vie, même au milieu des cadavres brûlés, sous un paysage recouvert de cendres. (la cendre comme la Route sont autant de personnages centraux).

L’univers de ce roman est dépouillé à l’extrême. Il n’y a rien ou presque ; simplement la route, un enfant et son père, un caddie, de la cendre et toujours cette route vers le sud entourée de corps en décomposition.

C’est d’abord une histoire d’amour – peut-être la plus déchirante jamais écrite –, celle d’un homme et de son fils, ou d’un enfant et de son père, « chacun tout l’univers de l’autre » (p. 11). Si la mère est absente, c’est qu’elle s’est suicidée, refusant cette vie de souffrances, de peur et d’errance. Et si l’enfant n’a que son père, ce dernier n’a que son fils entre lui et la mort. La survie de l’enfant mobilise toute son attention, toute son énergie, au point qu’il finit par abandonner, en la posant simplement sur le sol, la seule photographie de son épouse défunte en sa possession. Veiller sur son fils est une mission divine : « C’est mon enfant, dit-il. Je suis en train de lui laver les cheveux pour enlever les restes de la cervelle d’un mort. C’est mon rôle. » (p. 68) ; « Mon rôle c’est de prendre soin de toi. J’en ai été chargé par Dieu. » (p. 71).

source 1     ,

2

 

C’est avec une écriture concise, épurée que McCarthy boucle ce presque-classique de la littérature américaine. Le livre est dédié à son fils…

 

3 – Le père, héros ordinaire: « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » (Harper Lee)

Celui-ci est le premier titre que j’avais initialement choisi.

« To kill a mockingbird » est, à mon avis, un très beau et et très grand roman.  Je l’ai déjà dit mais j’ai encore du mal à comprendre qu’il soit si peu connu et peu lu ici, en France. (ça s’arrange petit à petit mais…)

Sud de l’Alabama:  dans la petite ville puritaine de Maycomb, où l’avocat Atticus Finch élève seul ses deux enfants : Jem (Jeremy), un garçon de dix ans, et Scout,(Jean Louise)  une fillette intrépide de 6 ans. Nous sommes dans les années 1930, années de crise où culminent la Prohibition et la Ségrégation. Les Noirs travaillent dans les champs de coton et les fermes. Atticus Finch, avocat et veuf, élève ses deux enfants , avec l’aide d’une gouvernante noire, Calpurnia, qui tient lieu de mère aux deux enfants. Scout est la narratrice. Jem et Scout se lient d’amitié avec Dill, un garçon qui séjourne chez sa tante pendant l’été. Les trois enfants sont terrifiés et fascinés par leur voisin Boo Radley qui vit reclus chez lui. Les enfants imaginent l’apparence de Boo et les raisons qui le poussent à rester chez lui, et essayent de le faire sortir de sa maison. Scout et Jem trouvent des petits cadeaux dans l’arbre situé devant la maison des Radley.

Atticus, le père, semble dépassé par ses deux garnements.
Récit d’enfance, roman d’apprentissage (- décidément, je les aime ! – ), « Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur » nous livre la vision d’une petite fille (POV : Jean Louise alias Scout) sur celui des adultes – un monde qu’elle ne comprend pas encore . De l’autre côté, son père, Atticus mène un combat qu’on pourrait qualifier de perdu d’avance, sans baisser les bras.

Il est intéressant de noter que, 50 ans plus tard, un autre manuscrit d’Harper Lee sera publié (« Va et poste une sentinelle ») qui présente un tout autre aspect de la figure paternelle héroïque…

 

Bonnes lectures et bonne fête à tous les papas qui le méritent- une pensée particulière pour le mien…

Throwback Thursday Livresque: « ce n’est pas ce que j’attendais! »

Le TBTL? Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est : « Ce n’est pas ce que j’attendais! »

(un livre qui vous a laissé une jolie surprise ou au contraire une amère déception)

 

Sans constituer une grande ou une amère  déception, mais en correspondance avec le thème de cette semaine, voici parmi mes dernières lectures, ce qui m’a fait soupirer « non, mais, heu…c’est pas ce que j’attendais! ».Surprise, certes, peut-être pas comme je l’avais envisagé…
Effectivement, je suis arrivée au bout de la série de l’Epouvanteur avec ce tome 13 (La revanche de l’Epouvanteur)  que je suis depuis des années et qui, il faut le noter, avait tendance à s’attarder  un peu en chemin depuis plusieurs tomes (réflexion bien connue du lecteur impatient : » mais va-t’on en voir le bout? Pourquoi c’est si looooong?! »).

L’Epouvanteur – ou en version originale «  The Wardstone Chronicles », littéralement « Les Chroniques de la Pierre des Ward » est une série de  treize tomes (+ deux autres hors-série)  publiés en France  chez Bayard jeunesse.  Jeunesse mais attention, horreur à l’honneur!   selon les scènes décrites par l’auteur, Joseph Delaney.

:  Pour résumer  A Chipenden, comté (largement inspiré du Lancashire)  d’une Angleterre habitée par diverses créatures de folklore comme les sorcières ou les gobelins. L’Épouvanteur est chargé de contrôler les manifestations du surnature, voire d’y mettre fin.  Au début de la série,  John Gregory –  l’Epouvanteur – prend un nouvel apprenti, Thomas J. Ward, le narrateur, qui devra apprendre à lutter contre les diverses manifestations de l’Obscur et du Malin.

 

La série suit donc l’apprentissage du jeune Tom, son évolution, la lutte contre les forces obscures. Il a 12 ans quand on fait sa connaissance dans le premier tome et 16, dans le dernier, alors qu’il s’apprête à devenir un Epouvanteur à part entière.

Comme d’habitude, j’ai écrit ce récit de mémoire en me servant au besoin de mon cahier et de mon journal. Pour le moment je ne suis qu’un apprenti, mais un jour, je serai l’Epouvanteur.
Thomas J. Ward
Au fil des romans, Delaney a su développer un univers particulier, qui se situe dans une Angleterre imaginaire ou ré-imaginée.
« Halloween est proche. Les serviteurs du Malin se rassemblent, venus de partout. À l’heure où Tom Ward et ses compagnons ont tant besoin d’être unis, les voilà tragiquement séparés par les choix douloureux qui leur sont imposés. Tom est censé accomplir un rituel barbare qui remet en question sa propre humanité. Alice s’apprête à user d’un sortilège susceptible de l’envoyer définitivement dans l’obscur. Quant à l’Épouvanteur, il découvre que son meilleur apprenti lui a dissimulé bien des choses au cours des dernières années.
Le délai est passé. Le Malin va resurgir. Tom saura-t-il aller au bout de la tâche pour laquelle il est venu au monde ? La mystérieuse pierre des Ward révélera-t-elle ses secrets?
Tom, Alice (son amie, sorcière n’ayant pas pour l’instant basculé dans l’Obscur – the Dark), Grimalkin (sorcière-tueuse rangée du côté de Tom et de l’Epouvanteur), et John Gregory (Epouvanteur en titre, vieillissant) se préparent à livrer l’ultime bataille contre le Malin.
Le Malin, c’est cette entité malfaisante (en V.O, Delaney le nomme: the Fiend) qui menace l’équilibre du monde humain.
Le dénouement est donc proche. La tension s’intensifie…et tout se conclue très rapidement, avec des revirements de situation qui, hélas, ne sont pas à la hauteur de la série. Peut-être le suspense né de l’attente est-il à l’origine de ce sentiment de frustration – que je ne suis pas la seule à avoir éprouvé, il reste que l’impression qui se dégage de ce de tome est celle d’un «  on termine vite fait et on passe à autre chose ». Car une suite est déjà en cours en Angleterre (les aventures de Tom Ward devenu Epouvanteur, « The Starblade Chronicles« ).
Attention – si vous désirez commencer la série ou la finir tranquillement, mieux vaut ne pas lire le paragraphe suivant ! –
Trop vite Alice se détourne de Tom – juste après l’avoir de nouveau embrassé, mais quel coeur d’artichaut …- , trop vite on apprend qu’elle est devenue une Pernicieuse (une sorcière de l’Obscur), sans comprendre réellement comment tout cela est arrivé. De même, la bataille est à peu près aussi vite expédiée que la Bataille des Cinq Armées dans le Hobbit (je me demande encore comment Peter Jackson a pu la développer autant …en fait, non, je ne me pose même plus la question!)
Très vite, John Gregory est tué dans cette fameuse dernière bataille. (« tiens, le corps demon maître, il était comme mon second père », j’exagère à peine) et très vite, on comprend qu’anéantir le Malin était une grosse bourde. grimalkin, que l’auteur semble particulièrement apprécier, disparaît du paysage presque aussi vite ( « je me barre pour combattre ailleurs« )
Comment dire? Je suis restée sur ma faim – et sur cette fin en demi-teinte.
Bien sûr, on peut envisager cette clôture de cycle comme une mise en bouche pour la suite, la trilogie à venir tant la chute  du roman … ne termine rien du tout, en fait.
Tom devient l’épouvanteur, mais cela, le lecteur le sait depuis le début puisqu’il est le narrateur de sa propre histoire.
Il reste que bon nombre de questions restent sans réponses.
J’en ai bien une (réponse): Joseph Delaney est malin comme son Malin, i.e démoniaque, puisqu’il nous allèche pour mieux nous accrocher (au cas où nous ne serions pas devenus addicts à ses histoires).
Finalement,  cette  petite déception – ou du moins, mon sentiment d’insatisfaction passager – est quasiment un mal pour un bien: je suis sûre d’avoir envie de lire les prochaines démêlées du nouvel épouvanteur!

Throwback Thursday Livresque: en poche

Un livre lu en poche

[Le TBTL kékecé ?] Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

De retour pour un TBTL  consacré à « un livre lu en poche » et, comment dire…aucune idée parce que justement, trop d’idées!
Par souci de place (petit espace depuis toujours), tous mes livres sauf rares exceptions (Beaux-Livres; cadeaux; livres en V.O parfois et services de presse quand je bossais en librairie) sont des poches.

De plus, j’ai une affection particulière pour les livres de poche, puisque, non seulement ils sont beaucoup plus accessibles financièrement (même si, certains…), mais se casent presque partout.
Et là, je dois dire une chose: j’adore les ranger. (à noter que les livres – et les disques – sont les seules choses que j’aime vraiment ranger!)

Autre détail amusant: le rayon dont j’avais la charge en librairie (machine à remonter le temps activée) était…celui des poches.
Pour faire court, les poches, c’est mon rayon, en fait! 

Par contre, comme j’achète peu, j’emprunte beaucoup dans les médiathèques et là, ce sont de grands formats, forcément. Récemment, j’ai donc lu peu de poches – et peu qui méritent un TBTL.
Je pense que le dernier acheté – et dévoré sur le champ,  – est le suivant:

Si vous avez déjà lu Robin Hobb, il s’agit de la suite (de la suite) de l’Assassin Royal.
Si non, une rapide explication s’impose.
L’ Assassin Royal se découpe comme suit:

 

  • The Farseer Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie des Loinvoyant »)  = ce sont les six premiers tomes parus en poche chez nous (de « L ‘Apprenti assassin » à « La Reine Solitaire« )
  • The Tawny Man (soit « l’homme fauve » ou « l’homme doré ») = les sept suivants (du « Prophète Blanc » à « Adieux et retrouvailles« )
  • The Fitz and The Fool Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie de Fitz et du Fou ») : la dernière en cours qui commence avec « Le fou et l’assassin« .

Le Cycle de l’Assassin Royal est l’une des plus célèbres sagas de fantasy publiées ces dernières années, et ce n’est pas sans raison…

On y découvre le personnage de Fitz, le jeune bâtard d’un prince, élevé à la cour par le maître d’écurie de son père. Un jour, il apprend que, pour le Roi et le royaume, il va devoir apprendre à devenir un assassin

Robin Hobb  développe avec brio des idées originales. En particulier, deux formes de « magies » sont au centre de l’intrigue :  l’Art (la magie royale qui confère des capacités psychiques exceptionnelles) et le Vif (une forme de magie qui permet de se lier aux animaux mais que la plupart considèrent avec haine et dégoût).

source

Robin Hobb fait partie des auteurs que j’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver. Et même si elle n’est pas la plus originale en fantasy, je ne me lasse pas de replonger dans son univers.

Inutile de dire que ses romans prennent quand même de la place sur mes étagères :

Bonne semaine et bonnes lectures!

 

Impressions premières de Berlin

Comme vous le savez, si vous suivez aussi mon blog photos, Lord Chours et moi-même sommes allés à Berlin au début du mois de mai.
Petit à petit, j’ai mis en ligne mes photos – et aujourd’hui, je tente de rassembler mes premières impressions cette ville. (ce qui suit n’engage que moi, bien sûr)

Une ville faite comme un patchwork, dirait-on, où j’ai eu du mal à reconstituer les quartiers tellement ils sont disparates.
Une ville qui, encore aujourd’hui en 2017, et malgré ( ou: à cause des..?) les constructions récentes semble toujours connaître une faille, un morcellement. Marquée par son histoire, sans aucun doute. Pour être allée dans d’autres grandes villes et/ou capitales européennes, je n’ai pu m’empêcher de ressentir cette fracture. Aucun doute: même si on veut faire abstraction du passé -ce qui me semble une gageure, en même temps – on y revient toujours. Il vous rattrape pour une bonne piqûre de rappel.
Fascinant, Berlin.
Nous nous faisions la réflexion en marchant dans les rues (et, oui, nous avons beaucoup marché^^) qu’il y règnait une grande liberté. J’ai souri en regardant tous les graffs et les tags dans le quartier de Kreuzberg, par exemple, en pensant aux gens qui, à Paris ou région parisienne et dans nos grandes villes, râlent parce que les murs sont envahis. Ici, c’est un art – et personne n’efface les graffitis…

Graf

Berlin

Autre chose qui m’a fait réfléchir. En France, dès que des SDF sont un peu trop « voyants », les gens s’offusquent (et pas pour la bonne cause, malheureusement). certaines municipalités vont jusqu’à les interdire. France, sweet France, tu dérailles trop souvent…  A Berlin, j’ai vu des gens dormir sous les ponts et les passants leur donner des aliments! Je croyais que c’était fini, ce genre de geste spontané.
Excellent, Berlin!  quand on y entend une multitude d’accents et de langues. Pour preuve, n’étant germanophone ni l’un ni l’autre – mon allemand se résume à ce que j’ai appris sur le tas en vivant en Alsace, nous avons parlé anglais (et avons pu en général nous faire comprendre) sans problèmes.
Que dire?

 


Multiculturelle, voilà ce qu’est cette ville.
Bien sûr, Paris l’est. Mais je connais peut-être trop bien Paris et sa banlieue pour être un peu objective, à ce sujet.
Multiraciale aussi.
J’ai eu l’impression de revenir dans ma banlieue – peut-être moins celle où j’habite que celle où j’ai vécu (pour faire simple: la Seine-St-Denis tellement détestée par les médias et méconnue).
J’ai eu l’impression de plus de mélange, de plus d’accueil, d’ouverture – mais sans doute est-ce là une vision rapide et une impression totalement déformée que j’assume totalement.
Berlin m’a fait l’effet d’une ville à découvrir, d’un endroit qui a tant de facettes que j’aurais besoin, un jour, si c’est possible, d’y retourner.
Ce ne sera pas la première ville à me faire cet appel (allez, reviens!), ni certainement la dernière…

Jeffrey Dean Morgan au volant

Connu pour avoir joué dans Grey’s Anatomy, Supernaturals et récemment, The Walking Dead ( un fabuleux Negan),Jeffrey Dean Morgan a une actualité hors du commun ce week-end: c’est lui qui conduira la  Chevrolet Corvette qui tiendra le rôle du Pace car (il n’y a pas de traduction en français) durant la course. Il s’agit de la 101eme édition des 500 miles d’Indianapolis (ou Indy). 

We’re honored to welcome Jeffrey Dean Morgan to IMS to drive the 2017 Corvette Grand Sport Pace Car,” IMS President J. Douglas Boles said. “He’s used to playing the ultimate villain in ‘The Walking Dead,’ but he’ll be an envied hero to millions of race fans around the world when he gets to lead the field to the green flag of the 101st Indianapolis 500 in such a beautiful Corvette.”

Throwback Thursday Livresque: Maman

Le TBTL? Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Etre maman, ne pas l’être, devenir maman,  le vouloir ou pas, relations mère/enfant – et comment nous le vivons (bien mal, douloureusement, sereinement): les variantes sont multiples autour du thème de « maman ».

Je suis devenue maman à la trentaine.  Juste l’âge idéal en ce qui me concernait.
Pendant longtemps, je n’ai pas voulu d’enfants, puis, lorsque j’en ai  désiré, ça n’a pas été facile.
Finalement, aujourd’hui, je suis mère d’une jeune fille qui aura 16 ans bientôt. C’est parfois dur, parfois casse-tête, parfois génial, parfois excellent.
J’aime beaucoup les récits qui parlent des relations  familiales, du monde entier, des femmes, des relations inter-générations.
Pourtant, quand j’ai cherché un livre pour le thème de cette semaine, peu se sont imposés à moi.

En premier, un livre plutôt amusant qui est aussi autobographique signé par Lily Purves.: Comment ne pas être une mère parfaite (elle a aussi écrit écrit: Comment ne pas élever des enfants parfaits)
Je pense l’avoir lu quand ma fille était bébé. heureusement, car cette lecture m’a permis de …souffler parce qu’il déculpabilise énormément ; jamais complètement mais on s’aperçoit vite que devenir maman, c’est se charger non seulement de responsabilités mais, ô surprise,  de culpabilité! Merci la pression sociale !

Je rigole mais je sais que beaucoup de mamans le vivent très mal.

« Faites-vous partie des mères parfaites ou des vraies mères? Les mères parfaites sourient tout le temps, ont des maisons immaculées, n’élèvent jamais la voix. Les vraies mères, elles, portent des pulls tachés, ne finissent jamais rien, soupirent d’épuisement et tremblent pour un rien. Les mères parfaites n’existent que dans les livres. Toutes les autres ou presque se rongent, se sentent coupables… et gâchent l’existence de toute la famille. Voici un véritable manuel de survie à l’usage des jeunes mamans, bourré d’anecdotes drolatiques, de trucs efficaces et adaptés à la vie d’aujourd’hui, pour être tout simplement une bonne mère sans ruiner sa vie ni celle des autres. En somme, une mère imparfaite, mais heureuse, pour la plus grande joie de tous ! »

Un autre titre m’est revenu à l’esprit pendnat que je préparais ce TBTL: il s’agit d’un roman de Douglas Kennedy, l’auteur préféré de ma grand-mère.
C’est grâce à elle que j’ai découvert ce roman, par ailleurs.
Une relation dangereuse aborde entre autres sujets celui de la dépression post-natale.

Quand Sally rencontre Tony…
Ils se sont trouvés. Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais plus à l’aise qu’en zone de guerre. Le journalisme extrême : voilà leur drogue, leur raison de vivre. Jusqu’à aujourd’hui. Un seul regard a suffi pour les rendre accros l’un à l’autre.
Dès lors, les évènements se précipitent. Un mariage, une maison, un enfant en route… Elle pouponnera, il écrira enfin son roman. Le rêve. Ou presque. Peu à peu, Sally s’enfonce dans la dépression. L’homme qui partage son lit, cet inconnu trop vite épousé, semble cacher bien des vices. Et l’idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverse…

Si ce roman ne parle pas seulement du fait d’être mère, il a le mérite d’être très prenant; un talent que Douglas Kennedy sait cultiver.

 

Pour finir, je ne pouvais pas passer sous silence ce très beau roman de Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit.

Delphine de Vigan se penche sur la vie et la personnalité de sa mère, Lucile, femme aussi belle que douloureuse et lointaine, qui flirta très jeune avec la folie et finit par se donner la mort. « J’écris Lucile avec mes yeux d’enfant grandie trop vite, j’écris ce mystère qu’elle a toujours été pour moi », note Delphine de Vigan, lancée dans cette enquête et donnant à lire, en même temps que les faits reconstitués et les certitudes peu à peu acquises, la somme bien plus imposante, granitique et inépuisable, des doutes et des impasses – ces « replis secrets » de la psyché de sa mère que l’écriture échoue à explorer, à expliquer.

(Telerama)

 

Voilà pour aujourd’hui. Bonnes lectures!