Throwback Thursday: Fais-moi lire !

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Cette semaine, « fais-moi lire! »

Je peux comprendre que ce thème (conseiller 1 livre – 1 seul – à quelqu’un qui lit peu ou pas) peut faire peur. Il est beaucoup plus aisé à aborder quand on est habitué à le faire, grâce à sa formation initiale.
Par contre, il est illusoire de croire qu’on peut proposer un seul livre. Un truc très simple: toujours donner le choix au lecteur potentiel car, au final, c’est lui-elle qui doit en avoir l’idée et se dire « j’ai trouvé! ».
Ensuite, le plus important est d’écouter la personne qu’on a en face de soi (en écoute active ).
Et ceci, sans oublier de poser quelques questions, bien ciblées.
Alors, oui, c’est parfois ardu (et c’est pour ça que libraire ou bibliothécaire…comment dire…ça ne s’improvise pas^^).

En quelques mots:

Penser aux romans courts pour ceux qui fuient devant le nombre de pages.
(même si un roman court n’est pas forcément plus aisé, mais ceci est une autre histoire). Imaginons quelqu’un qui dit lire peu ou pas parce que « les livres, ça me fait peur quand c’est trop long et en plus, j’ai la flemme/(variante): j’ai pas le temps ».

Eviter de faire l’impasse sur les classiques (certains sont, contrairement aux idées reçues, très accessible).

Proposer plusieurs genres (penser: polars, SF, fantasy….mais aussi: BD, roman graphique, manga)

Eviter de se cantonner aux genres dits « faciles » (chick-lit, YA, jeunesse,  romance) – parce que ça ne l’est pas forcément (facile).

Penser à sortir du modèle « roman »: essai, autobiographies, théâtre (les dialogues se lisent bien pour ceux qui sont rebutés par les descriptions), poésie, etc….

….et si ça ne fonctionne toujours pas, se dire que ne pas lire, ce n’est pas une tare, ce n’est pas une honte ni une malédiction. (je pense aux nombreux d’analphabétisme, en France, par ex. ). Car, dire « tout le monde lit, même un peu » sous-entend que « tout le monde a appris à lire »…
Il est surprenant de constater que, malgré la scolarisation obligatoire, il y a beaucoup plus d’exemples de personnes qui savent lire mais très mal qu’on ne croit. Ceci génère de la honte mais souvent aussi un désir de lire (de savoir lire, mieux ou lire, tout simplement).

Quelques idées en vrac:

Classiques:

  • Le joueur d’échecs  (Stephan Zweig)

Nombre de pages : moins de 100.

L’histoire : Czentowicz, champion d’échecs arrogant, esprit borné à outrance, inculte et étonnamment stupide, occupe le premier plan jusqu’à l’entrée en scène de Monsieur B.

 

  • Exercices de style
    Raymond Queneau

 

Le narrateur prend le bus à une heure d’affluence. Il voit un jeune-homme s’énerver contre un voisin qui, dit-il, le bouscule dès que passe quelqu’un.

Littérature américaine:

Mon chien stupide/ John Fante

« Il était un chien, pas un homme, un simple animal qui en temps voulu deviendrait mon ami, emplirait mon esprit de fierté, de drôlerie et d’absurdités. Il était plus proche de Dieu que je ne le serais jamais, il ne savait ni lire ni écrire, et cela aussi était une bonne chose. C’était un misfit et j’étais un misfit. J’allais me battre et perdre ; lui se battrait et gagnerait. »

Un Fante, ça passe tout seul.

Romance et classique:

  • Le blé en herbe – Colette

« Toute leur enfance les a unis, l’adolescence les sépare ».
Phil, 16 ans, et Vinca, 15 ans, amis de toujours, passent tous leurs étés en Bretagne. Tout naturellement, l’amour s’installe entre ces deux complices inséparables, un amour qui grandit plus vite qu’eux. Et cet été-là, Vinca et Phil découvrent leurs différences et leurs incompréhensions. L’insouciance et la confiance font alors place à la souffrance et à la trahison. Ces amours adolescentes révèlent à Vinca et à Phil ce qu’ils sont désormais et ne seront jamais plus. Et ces vacances s’achèvent sur un adieu à l’enfance, amer et nostalgique.

Avec délicatesse, Colette excelle à évoquer l’éveil de la sensualité, la douloureuse initiation à l’amour et à la vie. »

 

Le fantastique abordé d’une autre façon:(nouvelles)

  • Les âmes secrètes -Julio Cortazar

Ces nouvelles traitent du thème du rêve, du double, du labyrinthe. « Les cinq textes […] révèlent la face démesurée, sublime et horripilante du quotidien

Impossible de résumer en deux lignes cet excellent recueil de nouvelles écrites par un Cortazar captivant (écriture limpide).

Le polar:

  • Six fourmis blanches – Sandrine Collette

Le mal rôde depuis toujours dans ces montagnes maudites. Parviendront-ils à lui échapper ? Dressé sur un sommet aride et glacé, un homme à la haute stature s’apprête pour la cérémonie du sacrifice. Très loin au-dessous de lui, le village entier retient son souffle en le contemplant. À des kilomètres de là, partie pour trois jours de trek intense, Lou contemple les silhouettes qui marchent devant elle, ployées par l’effort. Leur cordée a l’air si fragile dans ce paysage vertigineux. On dirait six fourmis blanches… Lou l’ignore encore, mais dès demain ils ne seront plus que cinq. Égarés dans une effroyable tempête, terrifiés par la mort de leur compagnon, c’est pour leur propre survie qu’ils vont devoir lutter.

SF:

Barjavel, bien sûr

La liste pourrait être beaucoup plus longue mais je vais terminer ici.
En vous conseillant les propositions de mes collègues blogueuses (Tanuki ; June).

Bonnes lectures!

 

Minute papillon! #5

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour lui narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B.! Allez, je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.
– Non, merci quand même. Tant de miel., j’aurais le vol lourd….
L’Ours haussa ses épaules de fourrure. Est-ce qu’il se préoccupait de ses bourrelets, lui?
-Le miel, c’est la vie! finit-il par grommeler dans barbiche.
-Vous disiez?
-Non, rien…
-Minute, papillon! Vous ne pouvez pas commencer à parler et puis, vous taire, ainsi, voyons, l’Ours…

L’Ours, les patounes autour de son pot de miel, n’en crut pas ses oreilles duveteuses. Comment? cette Dame Papillon avait un sacré toupet! (On ne parlait pas comme ça à sieur l’Ours! (tout le monde sait qu’un Ours, ça a sa fierté).

Semaine bien chargée en sorties/expos malgré le temps instable.

Du côté des lectures:

Fini deux bons livres, très différents (et c’est ce que j’aime^^):

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

La vie parfaite est un parfait mensonge. Adolescente, TifAni FaNelli a connu, à la prestigieuse Bradley School, une terrible humiliation publique qui l’a contrainte à se réinventer totalement. Aujourd’hui, elle a un boulot glamour, une garde-robe hors de prix et un fiancé beau et riche. Elle
est à deux doigts de cette vie parfaite qu’elle a tant travaillé à obtenir. Mais TifAni a un secret. Son passé, qui n’a cessé de la hanter, menace de resurgir et de tout détruire sur son passage. Premier roman de Jessica Knoll, American Girl est un page-turner implacable.
J’ai poursuivi -sans assiduité, je dois le dire – mes aventures sur Duolingo. Jolis progrès en allemand. Pour l’espagnol, je trouve ça trop simple. (je pensais avoir vraiment oublié alors que…ben, non ).
Je sens que savoir dire "Les mouches boivent de l'eau" va m'être très utile quand je retournerai en Allemagne

Photos, photos et encore photos!
Lundi dernier,: caniculaire…visite de l’expo « Entrez libre! » (photos ici sur mon autre blog)

Mercredi, sous la bruine nantaise: expo « Les esprits, l’Or et le chaman » au Château des Ducs. 

 

 

Enfin, jeudi, à la médiathèque Hermeland, expo Victor Hussenot

Très belles aquarelles

Sieur Chours et moi avons retrouvé avec plaisir Game of Thrones. (et j’ai appris que le prochain tome ne sera pas forcément pour 2018...Je commence à réellement détester GRR.Martin)
J’ai été comblée en suivant à distance la  San Diego Comic Con (j’adorerais y aller). toutes ces bandes-annonces! Toutes ces séries!

Negan au début ! (TWD s.8)

Gotham s.4

Tom Ellis! Lucifer S.3

Stranger Things s.2

Defenders

Voilà, cela fait 10 ans que « Les reliques de la mort » sont sorties

Pour moi, cela fait 10 ans que je me suis lancée dans la fan fiction…

Pour finir, un tour au cinéma:

J’avais gagné des places pour aller voir Spiderman: Homecoming. Nous en avons profité hier!

Musique!

Triste nouvelle: le suicide de Chester Benington (Linkin Park) après celui de Chris Cornell.

Découvertes musicales de la semaine: Lina Sleibi, chanteuse palestinienne:

Juan Carlos Cano:

Et côté Kpop:
Sortie du nouvel album d’EXO

Avec un visuel …sympa:

En général, vous pouvez suivre tout ça sur mon Instagram (dans la story principalement) 

Bonne fin de week-end et bonne semaine

 

Linkin Park etc….

Je pense qu’aujourd’hui je ne suis pas la seule à réécouter les chansons de Linkin Park. Sans être fan, j’avais été très touchée par « Somewhere I belong » :

In the end:

Toute cette période est riche : les années 90 avec le grunge, puis avec  ce qu’on  a appelé la fusion (RHTCP, Rage against the machine, Faith No More, Rollins Band, Korn, Infectious Groove,…) et début 2000, le nu metal   (Spliknot, Linkin Park, Limp Bizkit, Coal Chamber, Evanescence….). C’est bien grâce à ces groupes que j’ai repris goût à la musique « qui fait du bruit ».
Quand j’entends Linkin Park aujourd’hui, l’effet est toujours le même: délicieuse chair de poule. Je les associe à d’autres titres de la même période que j’ai dû réécouter en boucle:

 

 

 

 

Voilà. J’ignore ce que va devenir Linkin Park sans son chanteur à présent. Ccei est une autre histoire…

Throwback Thursday Livresque: Tatoué(e)

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et cette semaine? Tatoué-e

Les tatouages dont je vais parler à présent sont plus que présents: ils sont le fil conducteur d’une série.
Bien sûr, l’histoire se déroulant dans un univers imaginaires, les tatouages revêtent un caractère magique: ce sont des runes protectrices.

Peter V.Brett - The painted man

Il y a parfois de très bonnes raisons d avoir peur du noir…Dans le monde d Arlen, dès que le soleil se couche, les démons sortent de terre et dévorent les êtres vivants. Le seul espoir de survie : s abriter derrière les runes magiques qui repoussent ces monstres. Seule une poignée de Messagers brave la nuit.Mais lorsqu’une terrible tragédie le frappe, le jeune Arlen décide qu il ne veut plus vivre dans la peur : il quitte sa ferme et part sur les routes en quête d un moyen de vaincre les démons.

Depuis trois cent ans, les démons se lèvent chaque nuit pour attaquer les hommes et semer le chaos. Les perpétuelles offensives ont mené l’humanité à la déchéance, passant d’un âge d’or technologiquement avancé à un âge sombre et peu évolué. Seules les runes magiques protègent les humains des démons. Ces symboles peints ou gravés forment des barrières protectrices autour des constructions humaines. Ces runes sont malgré tout fragiles et faillibles. Deux hommes vont se lever contre cet état de fait et s’opposer pour diriger la guerre qui mettra fin à la présence des démons sur la terre.

Les deux premiers tomes de la série sont terriblement addictifs. Le 3 ème est un cran en dessous. De la fantasy agréable à lire, l’auteur ayant su créer un véritable univers (qui se tient).

 

Bonnes lectures!

« Winter is here » en juillet

L’hiver est arrivé en plein été!
Je veux dire: la saison 7 de Game of Thrones est là.
Lors de ce premier épisode, « Dragonstone » (Peyredragon), tout s’installe en (presque) douceur.
On retrouve Arya Stark dans sa quête de vengeance tandis que Jon Snow apprend son métier de « roi du Nord » en compagnie/malgré sa  soeur, Sansa. Celle-ci lui dira qu’elle a beaucoup appris de …Cersei!
Bran Stak a atteint le Mur, les Marcheurs Blancs aux trousses, ou presque; ce plan où l’on devine leurs silhouettes dans la tourmente hivernale avant de les découvrir en marche….quelle beauté!
Cersei et Jaime sont les derniers Lannister à faire front,Tyrion étant du côté de Daenerys. Non sans mal…

Et Daenerys revient à son lieu de naissance. (Peyredragon – Dragonstone)

Tout est en place. Le  « Shall we begin? » de Daenerys est un parfait résumé de l’ambiance de ce premier épisode.

 

Minute papillon! #4

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour  narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B.! Allez, je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.
– Non, merci quand même. Tant de miel., j’aurais le vol lourd….
L’Ours haussa ses épaules de fourrure. Est-ce qu’il se préoccupait de ses bourrelets, lui?

-Le miel, c’est la vie! finit-il par grommeler dans barbiche.
-Vous disiez?
-Non, rien…
-Minute, papillon! Vous ne pouvez pas commencer à parler et puis, vous taire, ainsi, voyons, l’Ours…

 

Petite semaine, coupée par le 14 juillet, feux « boumboum » d’artifice et cie.

Du côté des lectures

Ravie d’en avoir terminé avec ma morosité. Je termine « Les vies de papier » de  Rabih Alameddine. Un livre qui donne envie de lire!

La citation suivante me correspond tout à fait…

Lu deux tomes de ce manga : Après la pluie de MAYUZUKI Jun

Koi wa Ameagari no You ni connaît au Japon un joli succès  ( critique et public confondus) , au point d’être prévue en anime à partir de janvier 2018. Un shojo agréable même si, à première vue, je n’étais pas fan du dessin.

Autre manga: Le maître des livres  de Umiharu SHINOHARA  ,
un seinen  qui fait aimer les livres

Cette semaine, je me suis (enfin) mise aux révisions des langues  (espagnol) – et au perfectionnement de mes..hum..notions en allemand et en portugais, avec l’application duolingo    

C’est vraiment bien fichu. Il faut simplement que je freine mon enthousiasme (sinon, je vais en commencer deux ou trois autres^^)

Côté écriture

Je songe sérieusement à boucler l’histoire commencée il y a …3 ans (avec des pauses, vu que j’ai  été en formation intensive en 2016). Eau-de-Saule est ici.
En ligne aussi la suite d’un poème

Photos

 

Beaucoup de photos de végétaux, de paysages aussi.

J’attends avec impatience le début de la saison 7 de Game of Thrones

 

Je vais finir en musique, avec ma (mes) découverte(s)  sonore(s):

Il s’agit du violoniste Ara Malikian. Je suis tombée par hasard sur l’une de ses reprises de Misirlou (l’air qu’on entend dans Pulp Fiction) et j’ai enchaîné…Sous le charme de sa musique.

Ici, Vivladi pour un jeune public:

reprise de Life on Mars:

Et  Kashmir de Led Zep:

Autre jolie re-découverte: SID, groupe japonais dont les chansons ont souvent été choisies comme opening pour  les anime Black Butler (- c’est là que je les ai entendus pour la 1ère fois, en fan de Black Butler -) , Bleach, etc…

Kpop news

Cette semaine a été marquée par les teasers successifs d’EXO pour leur retour prochain. A raison de 20 secondes de clip par jour, avec un focus sur un membre du groupe, on peut dire que pour teaser, ça tease!

Quant à Black Pink, les quatre jeunes femmes sortent les versions japonaises de leurs chansons, avec les partie de rap en anglais.

Whistle donne ceci:

Voilà pour ma semaine.
Et la vôtre?

 

Throwback Thursday Livresque: Douce France….

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine: France
(un livre écrit en France ou dont l’action se situe en partie en France)

Ma  » douce France », c’est autant celle des endroits où j’ai vécu que celle des lieux que j’ai traversés . Les seconds étant très nombreux (du nord au sud, en passant par le centre, l’est et l’ouest, jusqu’en Corse), j’ai choisi de me fixer sur les premiers.

Si je suis de l’ouest, j’ai passé plus de vingt ans en région parisienne. Je suis aujourd’hui revenue sur les terres nantaises mais je peux dire que je me sens toujours autant banlieusarde (93  forever et j’en suis fière).

Quand je pense à Paris, je pense surtout à la banlieue nord. Et à la tendresse, à l’affection que j’ai pour ce coin de France trop souvent (toujours?) décrié. Peu importe…
Le 93, la banlieue nord, c’est Didier Daeninckx qui en parle le mieux, sans fioritures, avec une élégance dans l’écriture qui fait de lui un grand auteur.
On le retrouve dans ce recueil de nouvelles, en compagnie de Jean-Bernard Pouy et de Jean-Hugues Oppel, pour ne citer qu’eux.

Paris et banlieue parisienne 

 

Pour quitter la rive droite, la Rive Noire, il faut passer la Seine. On ne s’approche pas d’un sud plus chaud ou coloré, on ne pénètre pas le ghetto politique, on n’entre pas dans le territoire de l’intelligentsia. On arrive sur la Rive Glauque. Ces six récits, issus du cerveau vaguement désespéré d’auteurs de romans noirs et de « polars », dressent un tableau plus angoissé qu’angoissant d’une métropole à l’aube du passage dans un autre millénaire. Les lumières de la Ville brûlent de la lueur grise des lendemains qui ne chantent pas. Déambulations qui ressemblent à du sur-place, regards cyniques qui n’oublient pas la politesse de l’humour, ces histoires nous ramènent du côté obscur du parisianisme et noircissent à l’envi une carte postale où ce qui est central n’est plus ce qui est capital.

Philippe Sollers et autres petits soucis parisiens / Hervé Prudon —
Passage d’Enfer / Didier Daeninckx —
Tout le monde sait où c’est, Alésia / Jean-Hugues Oppel —
Transports amoureux / Jean-Jacques Reboux —
Trouillard au pont de Tolbiac / Bertrand Delcour —
Un / Jean-Bernard Pouy.

Nantes (et autour de…)

S’il n’y avait qu’un écrivain pour parler de Nantes, je dirais: Gracq!
L’auteur angevin écrit sur ses années d’internat au lycée Clemenceau (bien connu des nantais) et sur la ville .

« Le cœur de Nantes battra toujours pour moi avec les coups de timbre métalliques des vieux tramways jaunes virant devant l’aubette de la place du Commerce, dans le soleil du dimanche matin de mes sorties — jaunet et jeune, et râpeux comme le muscadet.  » Julien Gracq

C’est aussi le Nantes de Jules Verne, d’André Breton, de Jacques Vaché.

Gracq propose d’accompagner le lecteur dans Nantes, en suivant des itinéraires égrenés de souvenirs autobiographiques de rêveries, de lectures… par le jeu, donc, des différentes représentations (géographiques, fictives, autobiographiques) qui s’y croisent, s’y entrelacent, l’auteur restitue l’intrication fondamentale du sujet avec l’espace de la ville.

Gracq définit ici un forme narrative propre, à mi-chemin entre l’autobiographie et l’étude topographique de la ville, forme qui inclut ces genres tout en les tenant à l’écart. (source)

Pour terminer, cette douce France reste toujours pour moi celle d’un métissage, de cultures entremêlées, à jamais….

A bientôt! bonnes lectures!

Minute papillon! #3

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour  narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B.! Allez, je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.
– Non, merci quand même. Tant de miel., j’aurais le vol lourd….
L’Ours haussa ses épaules de fourrure. Est-ce qu’il se préoccupait de ses bourrelets, lui? Le miel, c’est la vie!

 

 

Début juillet, ça y est !
Je n’ajouterai pas « ce sont les vacances »: certains sont en vacances depuis quelques semaines (ah, ces enfants en 2nde), d’autres pas encore.

 

Cette semaine, j’ai fini le tag concerts proposé par Fan Actuel:

J’ai terminé le second roman de Joël Dicker, intriguée par les réminiscences rothiennes de « La Vérité sur l’affaire… »; j’ai trouvé un article intéressant.

 

Le début  du mois de juillet, dans ma famille, est synonyme de la tournée des anniversaires: ma fille, le 8/07 (16 ans) , mes trois nièces à suivre (20, 14 et 12 ans).

Cartes pour mes nièces

Aly
par Aly (je suis fascinée par la lumière sur cette photo)




Cette semaine, nous avons fait une pause gourmande ( ce n’est pas fréquent) à la Boîte à Meuh, à Nantes.

En un mot: un délice ! Yaourt glacé bio avec l’assortiment que tu veux, et on paie …au poids!
C’est frais et heureusement que nous nous y sommes arrêtées: notre bus pour rentrer a connu des soucis (et il faisait une chaleur d’enfer – au moins). La liquéfaction était en vue!

Lectures:

Un petit ravitaillement léger en bibliothèque.

Commencé beaucoup de lectures  mais peu convaincue dans l’ensemble:

  • Le sang des Rois – bien fait (une écriture limpide!) , mais je n’ai vraiment pas la tête à lire de la fantasy en ce moment
  • The Revenant  – en anglais:après un essai non transformé il y a quelques mois, je me suis accrochée après avoir vu le film…Mais ,non, toujours pas! A ce stade, je me dis que je devrais laisser tomber quand même….
  • Black rain  – de la SF jeunesse. Pour celui-ci, je n’ai pas grand chose à dire: c’est un peu vide. Je constate que je suis lassée de la littérature SF/fantasy Y.A ou jeunesse qui est un peu light. L »effet « Six of Crows/j’ai  déjà vu/lu ça mais en mieux »  strikes again!)
  • Eloge des tubes : un essai sur « les ritournelles marchandes » que j’ai dévoré (enfin!)

Photos:

Mes 1ères photos des installations du Voyage à Nantes (sur LeyArts)

 

Pour finir avec Nantes, nous avons subi la forte chaleur et l’orage accompagné du déluge hier (dimanche). Heureusement, pas de dégâts chez mes parents où nous étions « réfugiés » pour cause de festival bruyant et envahissant près de chez nous ( Soleils Bleus). 

J’ai pu profiter pleinement de ces quelques jours pour faire des photos du jardin.

Voilà déjà lundi. Bonne semaine à tous et à toutes!

Throwback Thursday Livresque : Wild life

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est animal!

Wild Life
(un livre qui évoque des animaux, domestiques ou sauvages mais qui ne sont pas nécessairement les héros

 

Je pense que si je devais n’en garder qu’un, parmi tous les « livres avec animaux », ce serait Histoires comme ça de Rudyard Kipling. 

Les Histoires comme ça (Just So Stories for Little Children, souvent Just So Stories) sont des histoires pour enfants, écrites par l’auteur anglais Rudyard Kipling, publiées en 1902. Elles font partie de ses œuvres les plus connues.

Les histoires, initialement publiés en 1902, étaient illustrées avec des estampes de Kipling lui-même. Par la suite, les éditions suivantes furent enrichies par des illustrations provenant d’autres artistes.

Chaque histoire est accompagné d’un poème. Celui de The Elephant’s Child est particulièrement connu :

I keep six honest serving-men
(They taught me all I knew);
Their names are What and Why and When
And How and Where and Who.

De nombreuses histoires sont adressées à sa « Mieux-aimée » (Best Beloved) car elles furent d’abord écrites pour la fille de Kipling, Josephine, qui décéda en 1899 des suites d’une pleurésie.

Les Histoires comme ça me sont chères puisque je garde le souvenir de ma mère me les racontant alors que je ne savais pas encore lire.
Plus tard, je les ai lues et relues (en français, en anglais) puis, un jour, à mon tour, je les ai racontées à ma fille ( elle m’en parlait hier encore).
L’absence de solution de continuité   dans la transmission du conte a influé sur mon rapport au texte lui-même. Je ne mentionne même pas le rythme particulier de Kipling dans les Histoires qui en font une lecture agréable (Le Chat qui s’en va tout seul; L’enfant d’éléphant, elles sont toutes en V.O ici)
Voilà pourquoi je les aime autant….

L'édition que je connais bien 


Illustration de l’auteur

Ici, dans une version différente (j’ai fait du rangement dans les livres « d’enfants » hier car nous sommes envahis …. – je vais faire des dons! avis aux intéressé-e-s!)

Pour finir, j’ai emprunté à la médiathèque un très joli livre de  Guillaume Bianco

Collection Métamorphose  (collection de   Barbara Canepa et Clotilde Vu) chez Soleil Productions .

Il y est question de chats! (et de sorcières dans la première histoire).

Ces cinq histoires lèvent le voile sur cinq chats, cinq races connues de tous.

Se pourrait-il que le Bombay – le célèbre chat noir– ait été créé par mégarde, la veille du Sabbat, par de petites sorcières qui voulaient faire un cadeau à Belzébuth ? Est-ce que, tout comme la petite Zoé, vous auriez écrit une lettre de réclamation au Père Noël après avoir reçu un chat sans poils, mystérieusement appelé sphinx ? Saurez-vous utiliser le petit guide pratique du siamois, afin de comprendre et dresser cet animal mi-chien, mi-chat ? Le persan est aussi prétentieux que paresseux. Mais pourquoi a-t-il le faciès écrasé ? Et que se passerait-il si votre meilleur compagnon était l’un des chats les plus gros au monde ? Le main coon peut, en effet, mesurer jusqu’à 1,25 mètres et s’avérer un poil encombrant…

Ce dernier opus, ultime délice d’imagination, d’onirisme et d’humour, devrait enchanter les amateurs de mystère et de félins !

 

 

 

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

Standing in line to see the show tonight : le Tag Concerts

Avec une telle référence (j’adore ce titre de RHCP), je ne pouvais que sauter à pieds joints (?!) dans l’aventure – merci à Fan Actuel pour cette bonne idée de tag!

1) LE MEILLEUR CONCERT AUQUEL TU AS ASSISTÉ

Le « meilleur concert » n’est sûrement pas la meilleure prestation de ce groupe (totalement méconnu ...)  mais il demeure un excellent souvenir à tous points de vue.

Metallica –  à celui qui s’appelait encore le POPB dans les années 90.

Meilleur, pourquoi?  parce que j’attendais depuis plusieurs années (depuis 1984, en fait) de voir le groupe sur scène; parce que j’avais réussi à trouver deux places,  (donc :à avoir le budget pour les acheter); parce que j’étais accompagnée de mon frère, parce que j’étais très fan du groupe, alors…

Voilà ce que ça donne  dans les années 90:
2) LE MEILLEUR CONCERT AUQUEL TU N’AS PAS ASSISTÉ (DVD…)

Je pensais à des concerts variés (The Doors; the Clash…) mais celui qui me reste en tête est le Tokyo 1992 (pas fait exprès!) de Guns and Roses.

 

3) LE PIRE CONCERT AUQUEL TU AS ASSISTÉ

Disons que j’ai vu pas mal de petits groupes, peu ou pas connus, sur scène – beaucoup plus que de grands groupes connus – et ceci pour la simple raison que: 1- c’est moins cher 2- j’ai traîné un peu avec un très bon ami bassiste avec qui j’écrivais des chansons 3- je suis tombée dans la marmite rock étant ado.

Le pire, je n’en ai pas réellement. Je peux parler de concerts qui m’ont laissée indifférente, par contre. C’est le cas de Jean-Jacques Goldman (+ Fredericks+Jones + choeurs de l’ex-Armée Rouge) en mai 1994, au Zénith de Paris. Rien à redire: parfait, nickel, très rodé…  Peut-être trop car, franchement, je n’en suis pas ressortie convaincue. (en même temps, je me demande ce que je fichais dans un concert de Goldman….-rires -). A écouter « Rouge » est bien meilleur.

4) LE CONCERT QUI T’A DÉÇUE

Déçue, c’est peut-être un peu fort. Mais je sais que je suis ressortie avec une drôle d’impression d’un concert des Stranglers ( –c’était ma période post-punk-).
A posteriori, je sais ce qui m’a gênée.
Le groupe connaissait un beau succès avec l’album Skin Deep (juste avant « Always the sun« , juste après « Midnight summer dream« ) mais, malheureusement, ne fonctionnait plus très bien – en tant que groupe, j’entends.
Des tensions entre le chanteur et le bassiste (les 2 leaders) firent d’ailleurs que quelques années plus tard, l’un d’entre eux (Hugh Cornwell, le chanteur) quitta le groupe pour mener sa carrière solo – qu’il continue, d’ailleurs.
C’était assez perceptible, déjà, sur scène -sauf que le public n’était pas forcément au courant. Si la prestation était correcte, le coeur n’y était pas. (Cornwell et son ennui visible….! Tout un poème!)

5) LE CONCERT QUI T’A AGRÉABLEMENT SURPRIS

MAIREAD NI MHAONAIGH TRIO en novembre 2009, à la salle Paul Fort, à Nantes.
Mairead (son nom de famille se prononce « ni winnie ») est chanteuse et violoniste.

Je ne m’attendais à rien de spécial. Je connaissais Altan mais jusq’ici, je n’étais jamais allée écouter un groupe irlandais de ce style sur scène.
L’avantage de la salle Paul Fort, c’est qu’elle est petite, conviviale. Le son est correct. Mairead est une virtuose du violon (sans compter sa voix).
Petit bonus: je suis allée faire dédicacer le CD et j’en ai profité pour lui demander comment se prononçait son nom (gaélique irlandais).

6) LE CONCERT POUR LEQUEL TU AS ATTENDU LE PLUS LONGTEMPS

Franchement, je n’en sais rien. L’attente n’étant pas ma tasse de thé (en gros, je déteste ça), je fais en sorte d’effacer ce genre de souvenirs de ma mémoire.

7) LE CONCERT – POUR LEQUEL TU AS ATTENDU LE MOINS LONGTEMPS -EN ÉTANT BIEN PLACÉE QUAND MÊME

J’ai en mémoire un concert à l’Olympia (j’ignore comment nous nous étions débrouillés en les achetant – coup de bol)  en 98, où nous avions de très bonnes places. Comme je suis petite, c’est toujours une galère de me retrouver parmi les géants que je côtoie tous les jours (+ un peu d’angoisse dans la foule, c’est selon).
J’étais partie peu de temps avant en Turquie où j’avais eu le droit d’écouter Tarkan en boucle.
En revenant en France, avec plusieurs CD dans mes valises et un vocabulaire sommaire en turc (que j’ai perdu), j’étais très disposée à le voir sur scène.

8) LE CONCERT AUQUEL TU NE PENSAIS PAS POUVOIR ASSISTER ET FINALEMENT SI

Voir réponse 10

 

9) LE CONCERT LE MOINS CHER

Sans hésiter: le premier concert auquel j’ai assisté! Et la raison est simple: j’avais gagné les places (en écoutant la radio).
J’avais 14 ans, j’étais fan des Stray Cats. – machine à remonter le temps, please! – et donc….


1982: Il se trouve que la scène rockabilly française s’agite aussi. Le groupe les Forbans vient de faire une reprise de « Shout, shout » et va en faire un hit.
« Shout, shout », ça donne ceci:

Et les Forbans (désolée, ça reste dans la tête):

Ce soir-là, trois groupes se sont produits dans une toute petite salle de la banlieue nantaise, dont les Alligators et …- j’ai oublié le 3ème. Concert réussi dans une salle minuscule (nous avions les coudes sur la scène!).

10) LE CONCERT LE PLUS CHER (BILLET SEUL)

Après vérification – et jusqu’à juin 2017 -, la place de concert pour Iron Maiden en 92 (Grande Halle de la Villette) avait été assez coûteuse, compte tenu des prix de l’époque (de ma situation financière, aussi).

 

11) LE CONCERT LE PLUS CHER EN COMPTANT LES FRAIS DE VOYAGE (TRANSPORT, LOGEMENT ETC)

C’est quelque chose qui me reste à faire: voyager et aller en concert.
Ma fille insiste de temps en temps pour que nous allions en Asie (Thaïlande, Japon) pour aller voir Exo:

Et c’est à ce moment que je rajoute: le prochain concert auquel je vais (nous allons) aller, en septembre à Bercy (pardon , Accor Hotels Arena). C’est une occasion rare et, de plus, je viendrais juste de fêter mon anniversaire (un demi-siècle, il me semble que je peux marquer le coup – lol, cette excuse!)

Donc, rendez-vous avec Kwon Jiyong (G-Dragon, alias GD) sur scène le 28/09, à Paris.

12) LE CONCERT LE PLUS CHER QUI AURAIT PU TE TENTER MAIS QUE LOL NON FAUT PAS DÉCONNER

Des tas, à mon avis. Mais comme « non, faut pas déconner », je reste sérieuse.

 

13) LE CONCERT POUR LEQUEL TU SERAIS PRÊT(E) À PAYER UN BRAS S’IL AVAIT LIEU

Je précise que je ne paye pas un bras pour …pour rien, en fait. Je fais trop attention aux dépenses (j’ai de bonnes raisons, si, si).
Mais je peux rêver en mode « et si?…. »
Si the Clash existait encore (et Joe Strummer était encore vivant); si les Doors faisaient toujours des chansons (avec un Morrison vivant – bis);si INXS  ( et Michael Hutchence vivant )et  si Nirvana était encore là (et Kurt Cobain….oh! stop it!).
Ils sont pénibles, ces artistes, à décéder trop tôt, non?
Je sais que c’est idiot de regretter en mode « j’étais trop jeune pour les voir » mais c’est le cas.

Entendons-nous bien, je ne suis pas allée à des tonnes de concerts mais, suffisamment je pense, pour pouvoir faire un tri. J’ai surtout assisté à une grande  quantité de répèts’ ou de concerts improvisés (sans parler les enregistrements datant de l’époque où j’écrivais – aussi – des paroles de chansons).

Je me dis en finissant ce tag vraiment sympa que cela fait 35 ans que je suis très accro au rock/pop, que j’écoute beaucoup de musique, de tout ou quasiment,  aussi pas mal. Et vous savez quoi?
Je suis toujours aussi facilement enthousiaste!