Arts d’hiver – 3

Pour ce troisième Arts d’hiver, voici un  peintre chinois né en 1969 à GuangZhou (Canton) et qui vit à présent à Toronto : Xiao Guo Hui

 »I began painting with oil until I made a pilgrimage to Italy in 2004. I spent day after day visiting chaple after chaple, marvelling at the great master’s great paintings from Giotto to Piero Della Francesca. I was in awe of these masterpieces. I don’t see anything old or out of fashion in their work. On the contrary, I noticed that their precise composition, fantastic ability of managing colour and their solid construction make these paintings universal and timeless. This trip was a pivotal moment where past experiences came together to solidify my calling for painting.
I heard a very seducing voice urging me to follow their guidance toward the realm which I want to attain. After this trip, I started to use egg tempera working on canvas to transform my inspiration. Egg tempera is an ancient technique which brings more transparency to the colour. Thus, it gives the painting an unique temperament. I have become so enamoured with this technique. I love the way egg tempera feels and that it requires to nish a painting stroke by stroke. I believe that a good painting should be done with great patient and passion. Just like an enthusiastic believer praying to the god. I practice with egg tempera yet I never forget the infl uence of Oriental Art, especially the ancient Chinese art which is ingrained in my blood. The way the ancient Chinese artist manages the “blank” space to create implied meaning and sense of equibrium in composition have deeply infl uenced my painting. Aesthetically, I love to stand far away from reality in order to recreate a reality that takes reality by surprise. I am fascinated by play for I believe that only in play is our true nature revealed.
Year after Year, I have been exploring this universal theme, which, like art, cuts across the boundaries of culture and language. »

Xiao Guo Hui

 

 

 

 

 

 

 

 

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Premières lignes #13janvier

 

J’espère que l’année 2019 a bien commencé pour vous et, bien sûr, que les lectures déjà faites ou à venir sont nombreuses…
Pour les Premières lignes de cette semaine, j’ai récidivé avec une autrice qui ne m’avait pas convaincue. Je vous en dis plus juste après les premières lignes :

 

 » Les serviteurs les appelaient les malenchki, les petits fantômes, parce qu’ils étaient les plus petits et les plus jeunes, et parce qu’ils hantaient la demeure du duc en gloussant. »

 

 

Résumé : Depuis des siècles, le royaume de Ravka est divisé par le Shadow Fold, épaisse nappe de ténèbres peuplée de créatures sanguinaires. En tant que cartographe pour la Ire armée, Alina doit le traverser pour la première fois. Aussitôt, des volcras l’attaquent. Elle est sauvée par Mal, son meilleur ami, dont elle est secrètement amoureuse et qui, à son tour, se retrouve acculé par les créatures. Elle émet alors malgré elle une lumière puissante, qui repousse les volcras. Dès lors, son destin prend une autre tournure : Alina est l’Invocatrice de lumière, celle qui pourrait vaincre le Shadow Fold et rendre la paix au royaume. La voilà emmenée à la capitale, au Little Palace, où elle entame son apprentissage aux côtés des Grisha, caste de magiciens qui gouverne le royaume avec le roi, et du plus puissant d’entre eux, le Darkling. Mais les intrigues de la cour sont moins simples qu’il n’y paraît, et Alina ignore où est censée aller son allégeance : au roi ?

Après avoir tenté par 3 fois de lire « Six of crows »  et après l’avoir abandonné en cours de route ( tout ressemble beaucoup à « Fils des Brumes  » de Sanderson en beaucoup, beaucoup moins abouti et réussi), j’ai persisté en empruntant les deux premiers tomes de l’autre série située dans l’univers des Grisha.

Malheureusement, je n’ai toujours pas été convaincue. L’histoire se tient, certes mais l’univers et les compétences des Grisha sont vraiment trop survolés. Je ne parle pas des personnages : leur psychologie semble tenir à pas grand chose ( Leigh Bardugo ou comment construire des personnages en carton….). Si j’ai lu le premier tome en entier, je suis allée de déception en déception, rencontrant les mêmes soucis qu’avec Six of Crows : l’univers pourrait être vraiment intéressant mais il n’est pas assez développé, pas assez décrit – il manque de profondeur. C’est ce que je trouve dommage : il y a des tas d’idées mais l’univers n’est pas assez complexe. Et, en fantasy, ce genre de défaut lasse très vite. Alors, oui, on peut lire Grisha si on est novice dans le genre , peut-être (et encore…), ou pour se détendre.
Mais cette fois, je laisse tomber: Leigh Bardugo comme Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre)  ou pire, Sarah J. Maas ( Keleana, etc..) me paraissent sorties du même moule.

Par contre, les couvertures de Grisha ou Six of Crows sont de réelles réussites. Dommage que l’intérieur ne soit pas à la hauteur de l’extérieur….

 

 

 

 

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Arts d’hiver – 2

Pour ce deuxième Arts d’hiver, voici un artiste qui a fait beaucoup d’illustrations représentant des animaux et surtout…des chats !

Je le connaissais grâce aux couvertures des romans de Lilian Jackson Braun aux éditions 10/18 : « Le chat qui…. » (les enquêtes de Jim Qwilleran et des deux siamois Koko et YomYom).

 

 

Louis Wain a une vie qui tourne rapidement au tragique :

« Louis Wain ( Londres – ) est un artiste anglais connu pour ses dessins représentant des animaux anthropomorphes, et en particulier des chats.

Aîné et seul fils d’une famille de 6 enfants, il naît à Londres. À l’âge de trente ans, sa plus jeune sœur est internée dans un asile. Les autres sœurs vivent avec leur mère pendant la durée de leur vie, .Wain est né avec une fente labiale et le médecin a donné à ses parents l’ordre qu’il ne devrait pas être envoyé à l’école

Il étudie à la West London School of Art et il y devient professeur. À la mort de son père, il doit subvenir aux besoins de la famille. À 23 ans, il épouse la gouvernante de ses sœurs qui est de dix ans plus âgée que lui. Peu de temps après, sa femme Emily tombe malade : elle souffre d’un cancer. Acette occasion que Louis apprend au chat d’Emily des tours pour la distraire.

En 1886, il publie dans The Illustrated London News sa première illustration de chats intitulé A Kittens Christmas Party (le Noël des chatons). Puis il collabore au magazine pour enfants Little Folks.

Sous le pseudonyme de George Henry Thompson, il va illustrer une série de livres Acclimatation ville . C’est cette série qui le fait connaître en France. Il s’agit d’une ville peuplée d’animaux qui se comportent comme des humains.

En 1907, il se rend à New York où il fournit des dessins à la presse. À son retour, il apprend le décès de sa mère. À cette époque, il commence à montrer des signes d’instabilité mentale : il souffre de schizophrénie. En 1924, il est interné et changera souvent d’hôpitaux jusqu’à sa mort. »

 

 

 

L’évolution de son art: certains pensent que c’est à cause de la maladie mentale mais rien ne le prouve. De toute façon, chaque forme d’art est unique et se doit d’être considérée comme telle. Peut-être Louis Wain s’est-il tourné vers l’abstraction dans sa recherche artistique :

Premières lignes #6janvier

Premières premières lignes de l’année !
Et toujours bonne année, bonne santé et des tas de bonnes et belles choses en 2019

 

 » Nous l’avons pendu sur le parvis de la cathédrale de Kingsbridge. C’est là  qu’ont habituellement lieu les exécutions. Après tout, si vous n’êtes pas capable de tuer un homme à la face de Dieu, mieux vaudrait  sans doute ne pas le tuer du tout. « 

 

C’est avec un pavé que j’ai commencé l’année, un Ken Follett qui poursuit la grande série des Piliers de la terre (puis : Un monde sans fin). J’avais beaucoup aimé Les Piliers de la terre. On retrouve ici les mêmes ingrédients: une documentation très fournie, des personnages ayant existé, plusieurs familles dont les destins vont se croiser…
Dans Une colonne de feu, les personnages sont bien trouvés : un peu trop manichéens, comme souvent chez Follet, on n’est pas là pour explorer en finesse des détails psychologiques. Non, ce qui est bien fait, c’est une certaine reconstitution de l’époque. Parfois, on croirait avoir pris une machine à remonter le temps.

Ensuite, je n’ai pas forcément adhéré à 100% aux descriptions des grands événements historiques comme la St Barthélémy (tellement plus prenante chez Dumas ou chez Robert Merle, par ex.). J’ai eu l’impression aussi que parfois, Follett avait été un brin trop ambitieux et ne développait pas certains aspects. Par exemple, les relations entre Marie Stuart et Elisabeth 1ère sont plus qu’expédiées; idem pour la tentative d’invasion espagnole et la grande Armada.

Pour finir, le roman se lit très bien, particulièrement les deux-tiers. On ne peine pas avec les 900 pages. J’ai un peu survolé la fin qui m’a parue un peu bâclée, par contre.

 

Résumé :En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants.

Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion.

À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.

Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.

 

A lire aussi:

  • Les piliers de la terre – même auteur
  • La cathédrale de la mer (saga formidable) – Ildefonso Falcones
  • Fortune de France – Robert Merle
  • Les rois maudits – Maurice Druon
  • La reine Margot – Alexandre Dumas

 

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Arts d’hiver #1

Après avoir passé l’été artistiquement (L’été de l’art) puis l’automne (Automne en images et en musique) , partons donc à la découverte d’arts divers et d’hiver. Ces articles sont le fruit de mes découvertes ou de mes coups de coeur (ou de re-découvertes, aussi). Pour commencer cette année, je vous propose des photos de mode signées George Hoyningen-Huene:

George Hoyningen-Huene par Cartier-Bresson

 » George Hoyningen-Huene (né le  à Saint-Pétersbourg et mort le   à Los Angeles) est un photographe de mode fécond des années 1920 et 1930.

Après avoir débuté l’année précédente comme illustrateur pour Condé Nast, vers 1926, Georg parvient au poste de chef de la photographie pour Vogue Paris ; il y restera une dizaine d’années. Les images issues du studio sont destinées à l’édition française mais également américaine de Vogue, et il devient connu également de l’autre côté de l’Atlantique.

Hoyningen-Huene qui anglicise son prénom en George déménage pour New York où il travaille principalement pour Harper’s Bazaar. Il publie deux livres d’art sur la Grèce et l’Égypte avant de s’installer à Hollywood, où il fait des portraits de stars de cinéma.

Il travaille étroitement avec George Cukor, en particulier comme consultant spécial sur les couleurs et les prises de vue du film Une étoile est née avec Judy Garland (1954). Il accomplit le même travail pour le film Les Girls, avec Kay Kendall et Mitzi Gaynor (1957), et le film de Sophia Loren Heller in Pink Tights » (wiki)

 

 

 

 

 

 

 

Corbis flowing dress by Madeleine Vionnet George_Hoyningen-Huene

 

 

 

 

 

 

Tag de fin d’année 2018

Voilà, ça y est ou presque : l’année 2018 se termine !
J’ai envie de dire : « déjà ? »  tellement elle a passé vite.
Et pour cette fin d’année, je m’y colle à nouveau : voilà le tag de fin d’année du Pingouin Vert.
L’an dernier, voilà ce que ça donnait…

  • Selon vous quelle est la personnalité de l’année 2018 ? 

2017 :Toutes les femmes qui on témoigné contre ce …… Harvey Weinstein et toutes les ordures du même acabit. Pour résumer: toutes les femmes qui se font entendre

2018 : Ceux et celles qui ont protesté, se sont montrés constructifs et ne sont pas tombés dans les extrêmes ni dans la haine, ni dans la violence.

  • Quelle personnalité n’avez vous plus envie de revoir en 2019 ? 

2017: Trump et son pote de guéguerre Kim Jong-un
Dans l’idéal, tous les tyrans et dictateurs du monde…

2018 : Les mêmes assortis des extrémistes de tout poil en Europe

 

  • Quelle a été votre plus grosse déception artistique de l’année (livres,films, musique, etc) ?

2017 Film: Guardians of the Galaxy vol. 2

2018 – Côté lectures, une véritable déception après en avoir entendu que du bien: Les fantômes du vieux pays, de Nathan Hill. C’est rare que je m’ennuie autant durant une lecture…

  • Quelle a été votre bonne surprise artistique de l’année 2018 ?   

2017: les concerts de G-Dragon et Post Modern Jukebox

2018: Beaucoup de lectures très agréables, des séries dont j’ai parlé ici – en y ajoutant l’adaptation de L’Amie prodigieuse (une série littéraire que je n’aurais pas forcément lue sans les bons conseils d’une amie de très longue date)

 

  • Une chose que vous n’auriez jamais voulu voir en 2018 ? 

2017: la mesquinerie, les rageux, les chouineurs (tout ça se conjugue autant au masculin qu’au féminin), surtout sur internet et les RS. Les fans de Johnny à son décès

2018 : les haineux, en général. Je ne supporte plus les gens aux comportements inappropriés qui projettent leur mal-être sur les autres (et en l’occurrence, sur moi).
Il est tellement plus simple pour tous d’être positifs, à la fin !

J’ai aussi un message plus personnel à adresser à La Mort: « s’il te plaît, laisse-nous un peu de répit, juste un peu.. ». Parce que ces dernières années, ces derniers mois, les décès autour de moi sont beaucoup trop nombreux…Un processus de deuil est toujours très long.

  • Le nombre de livres/films lus/vus en 2018 

2017 : j’emprunte entre 10 à 25 livres par mois en bibliothèque, ce à quoi se rajoutent les SP, et mes livres personnels.
Je peux dire que je suis dans les 250 à 300 livres/an en moyenne
Films au cinéma: 5 ou 6

Livres : beaucoup (plus de 100 et sans doute, plus de 200).
Films : au cinéma : 5 ou 6, à peu près

 

  • La série TV de l’année ? 

2017 : The handmaid’s tale (la servante écarlate) et Outlander saison 3

2018: Pose – une série que je conseille encore et encore
Très bonne surprise avec : Les nouvelles Aventures de Sabrina
Idem : Killing Eve
Toujours ravie avec : Outlander saison 4
Et je pense que l’adaptation de L’amie Prodigieuse est en train de devenir mon coup de coeur de fin d’année.

 

  • La chanson de l’année ? 

2017: Taemin – Move

2018 : je n’écoute vraiment plus rien  ou presque de ce qui remplit les hits actuels (l’auto-tune aura la peau de mes oreilles)
Mais j’ai mes chouchous pop/rock  et cette année : The Struts

Et Greta Van Fleet (avec un nouvel album) :

  • Vos bonnes résolutions ?

2017 : l’idée était dans l’air concernant mes projets professionnels…
2018 : j’ai eu la chance d’intégrer un parcours numérique passionnant (Digital Job Ambition – pour l’instant, c’est une spécialité nantaise) au cours duquel j’ai rencontré d’excellentes personnes. Un projet avance ….
Ma bonne résolution, c’est de continuer, de croire en moi et de poursuivre aussi le travail sur moi-même qui, lui aussi, avance bien.

  • Un mot pour l’année prochaine ?

Continuer toujours, sans me laisser déstabiliser par des personnes qui n’en valent pas la peine.

  • Votre année en images ?

Premières lignes #30décembre

Et hop ! les dernières Premières Lignes de l’année 2018 !

« Ils avaient fait tout le chemin jusqu’à la maison de Mr.Styles avant qu’Anna s’aperçoive que son père était nerveux. D’abord, elle avait été distraite par le trajet, en filant sur l’ Ocean Parkway comme s’ils mettaient le cap sur Coney Island, quatre jours après Noël alors qu’il faisait incroyablement froid pour aller à la plage. « 

 

Je termine l’année 2018 avec deux romans américains : Les Fantômes du vieux pays de Nathan Hill (The Nix, en VO) et celui-ci : Manahattan beach de Jennifer Egan. Et autant je me suis ennuyée comme rarement avec le roman de Nathan Hill (le grand roman américain des dernières années ? non, impossible ), autant Manhattan Beach me ravit.

On est tout de suite happé par cette histoire qui se déroule à la fin des années 30 et durant la seconde guerre mondiale. La famille d’Anna, les Kerrigan, des  irlandais plongés, dans la Grande Dépression puis de la Seconde Guerre mondiale. La jeune Anna décide un jour de devenir  plongeur scaphandrier …et elle y parviendra. C’est passionnant et surtout, on se laisse embarquer par les personnages et leurs tribulations. Il y a peu de longueurs, le style est fluide, bref, tout ce qui m’a manqué dans Les fantômes du vieux pays, lu juste avant. Brillant !

 

Résumé : Alors qu’elle a presque douze ans, Anna Kerrigan accompagne son père chez Dexter Styles, un homme qui, comprend-elle, est crucial pour la survie de sa famille. Derrière sa maison, elle aperçoit l’océan, qui l’émerveille autant que le mystère pesant qui lie les deux hommes. Des années plus tard, son père a disparu, et le pays est en guerre. Anna travaille au chantier naval de Brooklyn, où les femmes effectuent des tâches autrefois réservées aux hommes, désormais au front. Elle devient la première femme scaphandrier ; sa mission essentielle, des plus dangereuses, consiste à réparer les navires qui aideront les États- Unis à remporter la guerre. Un soir, dans un club, elle croise de nouveau le chemin de Dexter Styles, et commence à comprendre la complexité de la vie de son père, ainsi que les possibles raisons de sa disparition.

 

Si vous ne repassez pas par le blog avant 2019, bonne fin d’année ! 

2018 : bilan des films et des séries

Quand je vois mon bilan de l’an dernier et que je me relis : « Je ne peux pas dire que ça soit une année faste. Comparativement, je suis allée 5 fois aussi au cinéma en 2016 avec un taux de satisfaction bien plus élevé« , je ne sais pas si je dois glousser ou m’attrister.
Cette année, je suis allée à peu près autant de  fois au cinéma, ce qui me paraît toujours assez peu, avec une satisfaction assez moyenne.

L’année avait plutôt bien commencé avec Les Heures Sombres, somptueux,   puis, dans un tout autre genre,  Black Panther, l’un des meilleurs films de super-héros actuels.

Par la suite, ça se complique. Nous avons eu droit à un Avengers: Infinity War  un peu bancal – et même si on sait ce qui se passe en réalité dans les comics, on se demande comment tout ça va se résoudre à l’écran….

Le Deadpool 2 ne m’a absolument pas convaincue. Dans le style, « remettez-moi deux louches d’humour lourdingue et pour le reste, on s’en fiche », effectivement, ça fonctionne. Il reste que le scénario est mince et le résultat beaucoup moins percutant que le premier opus.

Je suis aussi allée voir Darkest Minds (j’ai failli oublier celui-ci dans mon bilan, c’est dire…) Là non plus, ce n’est pas une franche réussite (je reste soft). Disons que le film a le travers d’une série Y.A calquée sur tant d’autres, avec peu d’originalité…. Ce qui est le souci des romans d’où est tiré le film (les romans étant encore plus mauvais que l’adaptation cinématographique) !

J’ai aussi vu BlackkKlansman, qui lui, est une réussite, heureusement. Je sais que j’ai un faible pour les films de Spike Lee mais même sans cela, j’ai vraiment apprécié.

 

Et pour finir l’année, il y a eu LE film que j’attendais : Les Crimes de Grindelwald (les Animaux Fantastiques 2). Et là….comment dire ? Je reste mitigée.
Il y a trop d’incohérences et, pour une fan de l’univers de Harry Potter, c’est plus que gênant. Sinon, le film est assez bien fait même si on se demande encore où sont les fameux animaux fantastiques que l’on voit très peu (et c’est dommage). Eddie Redmayne campe un très bon Newt. Johnny Depp est plutôt bon, en Grindelwald. Jude Law est convaincant en jeune Dumbledore.  Le troisième volet a intérêt à être nickel pour rattraper tout cela….

 

Je passe donc aux séries avec beaucoup plus d’enthousiasme !

Et je commence par ma série chouchou de 2018 : Pose

C’est la série la plus humaine, réussie, émouvante de ces dernières années. Rien que ça… Une saison 2 est prévue.

L’autre série qui m’a bluffée, c’est Killing Eve, une adaptation des romans de Luke Jennings : Nom de code Villanelle.

J’ai aussi beaucoup aimé les Nouvelles aventures de Sabrina   – oui, cette Sabrina apprentie sorcière qui revient pour la onzième adaptation télévisée. Et cette fois, le choix a été d’adapter le spin-off horrifique des comics, Chilling Adventures of Sabrina. Si vous aimez les sorcières et vous faire peur un peu, c’est gagné !

Et enfin, dans mon top 4, il y a cette autre adaptation : A discovery of witches d’après la trilogie de Deborah Harkness (Le livre perdu des sortilèges, en français). J’avais apprécié la série de romans, malgré la présence de vampires (et je déteste vraiment ce type de personnages). La série est fidèle aux livres et a le mérite d’aller à l’essentiel, alors que souvent Harkness se perd dans des longueurs complètement inutiles.

Du surnaturel, de la romance, de superbes paysages et un casting aux petits oignons :

 

Vu aussi et apprécié

  • L’aliéniste – une honnête série qui se regarde bien
  • Patrick Melrose
  • La catedral del mar (les « Piliers de la terre » espagnol– très bien à lire aussi)

J’ai aussi visionné l’intégrale de Girls (dont j’ai parlé ici).
Et comme je suis The Walking Dead, j’ai enfin vu les premières saisons que je n’avais pas eu le temps de voir. J’en ai parlé dans un article.

D’autres séries que je suis :

  • Doctor Who saison 11
    Si j’ai apprécié le nouveau docteur, les compagnons, je me suis franchement ennuyée durant cette saison que j’ai laissée de côté. Trop d’épisodes bancals, peu aboutis. Le premier épisode de la saison commence très fort mais je n’ai pas trouvé que la suite tenait ses promesses.
  •  Outlander saison 4
    J’ai l’impression que la série va vraiment en se bonifiant. Elle était déjà très juste dès la première saison, mais les acteurs ont trouvé leurs marques. C’est de mieux en mieux !

Quelques séries en vrac

  • Krypton – S.1
    La série remonte aux origines de Superman. On suit les aventures de son grand-père. C’est correct, ça ne casse pas de pattes aux canards non plus….
  • Britannia
    J’ai tenté les deux premiers épisodes sans continuer.

 

Et sur ces mots, voilà mon bilan 2018 !

Premières lignes #23décembre

On arrive presque à la fin de l’année et j’ai trouvé le temps cette semaine de préparer ce Premières Lignes.

Cette semaine, ce sont les premières lignes d’une suite que je vous propose (le début du tome 3 :

« La dernière fois que j’ai vu Lila, c’était il y a 5 ans, pendant l’hiver 2005. Nous nous promenions de bon matin le long du boulevard et, comme cela se produisait depuis des années déjà, nous n’arrivions pas à nous sentir véritablement à l’aise. « 

Dès les premières lignes, tout est dit : la relation entre les deux filles devenues femmes, leur amitié, l’évolution de ce lien (qui, souvent, ressemble peu à de l’amitié sinon à une relation étrange de dépendance, de mise en compétition).
Dans ce tome de l’âge adulte, on retrouve notre narratrice, Elena « Lenu » mariée puis mère, installée à Florence. Mais au-delà de la relation Lila/Elena, c’est l’Italie et son agitation politique violente des années autour de 1968.  On croise des membres du Part Communiste Italien mais surtout on assiste (tiens, tiens…) la montée des extrêmes. les fascistes  et les Brigades Rouges  d’extrême  gauche s’affrontent dans les rues, aux portes des usines et des universités.

Les deux amies traversent les années de plomb, chacune à leur manière. 

Ce troisième tome nous permet aussi de retrouver les personnages qui nous sont familiers depuis le premier tome . Il relate de façon documentée ce pan de l’Histoire italienne. Et même si parfois les interrogations d’Elena (qui ne peut s’empêcher d’être particulièrement énervante) lassent un peu, on a envie d’avancer dans le roman…et de lire le suivant (le dernier).

Résumé : Pour Elena, comme pour l’Italie, une période de grands bouleversements s’ouvre. Nous sommes à la fin des années soixante, les événements de 1968 s’annoncent, les mouvements féministes et protestataires s’organisent, et Elena, diplômée de l’École normale de Pise et entourée d’universitaires, est au premier rang. Même si les choix de Lila sont radicalement différents, les deux jeunes femmes sont toujours aussi proches, une relation faite d’amour et de haine, telles deux sœurs qui se ressembleraient trop. Et, une nouvelle fois, les circonstances vont les rapprocher, puis les éloigner, au cours de cette tumultueuse traversée des années soixante-dix.
Celle qui fuit et celle qui reste n’a rien à envier à ses deux prédécesseurs. À la dimension historique et intime s’ajoute même un volet politique, puisque les dix années que couvre le roman sont cruciales pour l’Italie, un pays en transformation, en marche vers la modernité

Je dois dire un mot de la série TV qui est diffusée en ce moment. Je trouve l’adaptation très fidèle. Le casting est vraiment bien fait. Mais le format de la série apporte encore plus de punch et m’a fait oublier certaines longueurs  (ma principale critique vis à vis des romans d’Elena Ferrante, d’ailleurs).
Je trouve les personnages d’autant plus attachants et je ne peux que conseiller de regarder L’amie prodigieuse (My brilliant friend). Il est à noter que la version italienne sous-titrée en anglais est bien meilleure à la version française. C’est dommage que nous n’ayons pas droit à l’italien sous-titré en français….

 

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L’automne en images et en musique – 13

 

C’est le dernier de la saison et je vous invite à découvrir (ou re-découvrir) l’oeuvre de Karen Knorr, photographe. 

Née à Francfort-sur-le-Main (Allemagne) mais de nationalité américaine, Karen Knorr fut parmi les premiers photographes à codifier la photographie dite « mise en scène » au début des années 80. Elle a traité ses thèmes de prédilection que sont le post-colonialisme, le féminisme et la culture visuelle en passant successivement d’un travail sociétal (cf. ses fameuses séries noirs et blancs Belgravia (1979-1980) et Gentlemen (1981-1983) sur la « so British Society«) à des scénographies architecturales dans lesquelles elle introduit des animaux – éléments incongrus et poétiques – mêlant ainsi des approches analytiques, historiques et littéraires à une liberté fictionnelle à la symbolique surprenante.
Présentée dans des musées et galeries parmi les plus prestigieux (Musée Carnavalet, Tate, Adamson Gallery…), Karen Knorr a reçu le prestigieux Prix Pilar Citoler en 2011. Elle est actuellement professeur de photographie à l’Université des arts créatifs Farnham (Royaume-Uni).

 

  • Série the Lanesborough, 2015

Cette série se situe dans un des hôtels les plus chers du monde.

 



The Wedding Party




The Lanesborough, The Wedding guest