L’as-tu lu ou le liras-tu? Chaman – Maxence Fermine

 

Le jour où Richard Adam comprit qu’il n’avait qu’une vie, il n’avait jamais été si proche du ciel. Et pour cause. Il se tenait en équilibre sur une poutrelle d’acier, à près de soixante mètres de hauteur. Parvenu au bout de son perchoir, il s’arrêta, retint son souffle, et contempla une dernière fois le paysage qui s’offrait à lui, telle une flaque d’or blanc. Il pensa que la vue était sublime, et la vie, terriblement fragile. Un souffle de vent, un faux pas, et il disparaîtrait à jamais. Il s’envolerait tel un oiseau dans les nuées.
Il n’avait jamais été vraiment sujet au vertige. Jusqu’à aujourd’hui.

 

Roman court mais servi par une écriture poétique, Chaman nous fait cheminer au côté de John Adam, sur la terre de ses ancêtres.
C’est un plaisir de lire ce genre de roman où la nostalgie tutoie l’espoir, où la nature est délicatement évoquée – toujours présente, harmonieuse.

En lisant « Chaman », j’ai pensé à un autre roman traitant de façon différente  d’un indien laveur de carreaux, un roman lu il y a bien longtemps: « John l’enfer » de Didier Decoin. 

Une bonne surprise, donc.

Ma note : 4/5

 

La satisfaction de se réveiller à l’aube et de regarder le soleil enflammer l’horizon, créant sur le sol gelé de délicates arabesques de vapeur. […] Autant de bonheurs simples qu’il captait avec un ravissement non dissimulé. En somme, goûter à la douceur de vivre. »

Chaman
Auteur : Maxence Fermine
Éditions : Michel Lafon (12 / 10 /2017)
ISBN : 978-2749932545
131 pages

 

 

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Playlist automnale

C’est l’automne, on le sent, ça devient frisquet. La brume est là dès le matin. Quant au temps gris, ma foi, il s’installe, le vilain.Les arbres deviennent superbes.

Mais Halloween se profile déjà.

Quelques pistes dans le mood de la saison…..

 

Par temps maussade:
‘Suis pas sûre qu’écouter Joy Divison n’en rajoute pas à la déprime saisonnière, mais c’est…Joy Division, quand même!

 

Déjà halloweenesque:

une bonne balance entre l’humour et l’esprit de la fête – 1984, Ministry, en plein post-punk industriel (ou gothic)

 

Pour tordre le cou à cette Alice et à son lapin blanc (Halloween-bis):

Années grunge, Astrovamps a pondu un bon nombre de titres du même acabit.

 

Pour ne pas se prendre au sérieux (Halloween toujours):

2002, le duo T.a.t.u fait une version anglaise de son titre  Ia sochla s ouma, sorti en 2000. (on ne pouvait pas échapper à cette chanson).La reprise est ici totalement décalée…

 

Décalé, encore:

mais dans un autre genre. Le duo suisse commence par jouer du Mozart et soudain, au bout de 2 minutes….comment dire…ça part en vrille

Et pour finir….

L’as-tu lu ou le liras-tu? Tous nos contretemps – Elan Mastaï

 

Dans le monde de Tom Barren la technologie a mis fin aux maux de l’humanité : il n’y a plus ni guerre, ni pauvreté et les avocats sont toujours mûrs à point. Mais Tom n’est pas heureux. Il a perdu la fille de ses rêves. Et que fait-on quand on a le cœur brisé et qu’on dispose d’une machine à voyager dans le temps ? Une connerie monumentale.

Tom est désormais piégé dans un monde terrifiant… qui n’est autre que notre époque, et cherche désespérément à réparer son erreur et à rentrer chez lui. Jusqu’à ce qu’il découvre les autres versions de sa famille, de sa carrière et de la femme de sa vie, qui se révèlent plus plaisantes.

Terrible dilemme : Tom doit-il revenir à son existence parfaite mais solitaire, ou bien rester dans notre réalité chaotique auprès de son âme sœur

 

 

En lisant le résumé de ce roman, j’ai aussitôt été attirée : SF, voyage dans le temps? Je prends mon TARDIS/ma De Lorean et j’arrive.

En effet, il y a beaucoup de bons points dans ce livre: créativité, humour, rebondissements, réflexion aussi. D’ailleurs, le personnage principal, fils d’un scientifique très connu, avertit le lecteur: « J’ai l’impression de n’avoir pas signé pour ce scénario. Vous non plus, sans doute, j’imagine. C’était censé être, disons, une comédie légère sur le voyage dans le temps ».
Le récit non linéaire servi par la plume alerte d‘Elan Mastaï contribue à son succès.

Même l’apport technique paraît aisé à la compréhension et séduira les lecteurs autres que les fans de SF. Belle surprise, donc.

 

Ma note : 4/5

Né à Vancouver, Elan Mastai a travaillé en tant que scénariste pour des productions indépendantes aussi bien que pour les grands studios hollywoodiens. Son scénario de Et (beaucoup) plus si affinités (What If), une comédie dans laquelle joue Daniel Radcliffe, a remporté de nombreux prix. Tous nos contretemps est le premier roman d’Elan Mastai. Il vit à Toronto, Ontario, avec sa famille et Ruby Slippers, son berger australien.

 

« Y a-t-il un mot pour une chose dont vous savez que vous ne devez absolument pas la faire, que ce serait mal de toutes les façons que vous puissiez l’imaginer, mais dont vous êtes à peu près certain que vous allez la faire quand même ? Ou bien le mot est-il simplement … humain « 
« On n’a pas besoin de voyager dans le temps pour bousiller un monde. Mais ça aide. »
Titre ▪️ Tous nos contretemps
▪️ Auteur ▪️ Elan Mastai
 – traducteur: 

  •  Jean BONNEFOY
▪️ Genre ▪️ Science-fiction – Humour – philosophie
▪️ Édition ▪️ Bragelonne – collection imaginaire
▪️ Date de parution ▪️ 20 septembre 2017
▪️ Format ▪️ Grand format broché
▪️ ISBN ▪️ 9791028103705
▪️ Nb de pages ▪️ 288
▪️Prix▪️ 18,20€
merci à NetGalley et aux éditions Bragelonne  pour cette lecture

L’as-tu lu ou le liras-tu? Les faits durables – Emmanuèle Jawad

 

 

Poète, Emmanuèle Jawad creuse la langue jusqu’à obtenir une prose trouée, lacunaire, allégée des vides du discours. Touchés par ce travail de fragmentation, les mots éclatent de polysémie, ils s’entrechoquent et se frottent les uns aux autres dans un crépitement de significations. L’histoire qu’ils délivrent a trait à l’emprise du genre, aux stratagèmes à déployer pour s’en déprendre. Elle s’illustre de faits aléatoires et têtus, aux effets durables. « RÉPERTORIER LES ÉVÉNEMENTS DE SON TEMPS N’ENTAME EN RIEN LA FICTION »

les faits durables rassemblent :

des faits ,des effets, les effets de …

C’est donc un recueil de poésie dont je vais parler aujourd’hui – recueil que j’ai reçu après avoir participé à l’opération Masse Critique de Babelio.
 Je remercie Babelio et les éditions iXe que j’ai eu le plaisir de d’apprendre à connaître.
A propos de la poésie du XXIème siècle:
« Héritière de la poésie de la fin du 20e siècle, diverse, innovante, libre, la poésie de cette première décennie du 21e siècle se montre dynamique, agitée. Elle échappe aux courants, mais laisse entrevoir des tendances : celle d’un renouveau du lyrisme et celle d’une poésie d’expérimentationproche des arts plastiques. Elle tente d’exprimer la réalité du monde sensible.Tout comme les surréalistes et les grands noms du 20e siècle comme Char, Ponge, Michaux, certains poètes contemporains conçoivent encore leur art comme une expérimentation audacieuse sur le langage au service du sens. Le lecteur est invité à décrypter patiemment le texte pour comprendre son sens. (Christian Prigent, Anne-Marie Albiach, Valère Novarino, Jean Daive…)
b. Entre les contraintes et les libertés
Ils poursuivent le travail de recherches formelles, (parfois ludique) qui consiste à créer un espace d’observations et d’innovations pour le langage.  « 

 

Emmanuèle Jawad décortique le langage, la phrase, pour mieux la reconstruire, s’exprimer, dire (ici: dire les faits).

Pas de rimes ni de ponctuation, ici, mais des listes, des énumérations, des juxtapositions audacieuses. On pense à Tristan Tzara (dadaïsme), aux surréalistes, aux  Calligrammes d’Apollinaire, ou aux poètes de l’OuliPo. Il y a une grande liberté: blancs typographiques, mots isolés sur la page, déconstruction, collection de faits divers.

C’est une lecture déconcertante car nous sommes nombreux à avoir été formatés selon le modèle « j’ai lu et analysé de la poésie à l’école ». Mais, une fois le moment de surprise dépassé, la découverte des mots d’Emmanuèle Jawad est intéressante.
J’ai accompagné ma lecture de sa voix, lisant certains de ses poèmes. L’idée était bonne: une fois dits, une fois le rythme posé, les mots prennent tout leur sens.

Parce que j’aime découvrir, aller vers de nouveaux territoires, parce que j’aime la poésie en général, j’ai largement apprécié ce recueil.

Ma note (c’est impossible de donner un avis noté mais je vais faire comme si…):
4/5

Pour ceux/celles qui ont envie:

  • de découvrir une autre forme de poésie
  • de s’initier à la poésie du XXIème s.
  • de se laisser surprendre
  • d’aller au-delà des apparences

Un conseil:

  •  l’écouter,  pas seulement  lire.

 

«la voix d’une tonalité grave ne l’autoriserait à s’exprimer publiquement un trouble visuel se dégage : les épaules larges le torse sans poitrine apparente la pilosité légère au-dessus de la lèvre supérieure son déplacement»

«des contestations empruntent les voies urbaines TunisLecaireLisbonneLondresMexicoTelAvivNewYork»

«L’enquête révèle que les convois d’animaux empaillés furent dans un premier temps expédiés par la victime au musée de la Chasse et de la Nature par erreur…»

► Emmanuèle Jawad lit des extraits des Faits durablesPour l’écouter, cliquer ici.

► une recension sur le site de la revue web libr-critique

 une autre de Alain Helissen

« Le parcours d’écriture tente ainsi de se faire peu à peu, au regard des écritures qui balisent, sous une pluralité de formes, le champ poétique contemporain, dans leur lecture assidue et l’exploration de ces écritures travaillées par la radicalité et l’expérimentation, d’autres traversées par un réel plus intimiste que social et critique ou se situant encore à leur jonction.
L’écriture, dans ses recherches et ses tentatives, ne peut se faire que dans la fréquentation des écritures d’aujourd’hui, qu’au regard de ces pôles de références dans le domaine poétique : pôle dans une visée objective radicale dont l’écriture poétique rejoint une forme de minimalisme neutre, dans une recherche de langue plate travaillée par les faits et pôle vers un réel se portant dans une désarticulation formelle où la désarticulation du monde peut alors faire corps avec celle du langage. »
(Emmanuèle Jawad, Traces de ces flux, dossier « Ecrire aujourd’hui », Diacritik, 2016)
les faits durables, ixe, 2012

CV multi-fandom

C’est l’article de Fan-Actuel (merci!) qui m’a donné envie de faire un CV  de fan – ou, du moins, de le mettre à jour, puisque j’avais tenté de le créer au brouillon. Mais, comme « améliorer son CV »  tient une place importante dans ma vie, et ceci  à double-titre: en tant que demandeur-se d’emploi et depuis mon orientation vers  la formation et l’insertion professionnelle.

Alors, en quoi être fan de…. développe-t’il des compétences professionnelles?

On peut illustrer la compétence professionnelle avec ce schéma
(c’est ce qu’on utilise dans la formation professionnelle):

 

 

(source : didapro – les notions de savoir, savoir-faire, savoir-être sont détaillées sur le blog à l’aide vidéos)

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Mais revenons à nos fandoms!
Que développe-t’on quand on est fan? Quelles compétences?
J’ai mis quelques exemples ci-dessous mais ceci ne constitue pas une liste complète, bien sûr:

Des savoirs:

  •  navigation internet
  • création de blogs/de sites (ne serait-ce que la base)
  • photographie (le B.A- BA)

 

Des Savoir-faire:

  • utiliser un logiciel:
    – de traitement de textes, tableau, diaporama, etc..
    – de post-traitement (= « retouches de photos » selon la formule populaire ex: Gimp, Photoshop, Lightroom, etc..)
  • rechercher de la documentation (différents supports), d’où:-
    – identifier les sources
    – répertorier, classifier
  • perfectionner la maîtrise de langues étrangères ( l’anglais, souvent)
    – comprendre, lire, rédiger dans une langue étrangère
  • organiser : des voyages, des séjours, des rencontres entre fans
  • réaliser des projets ( communauté de fans; lettres aux artistes, etc..)
  • rédiger (articles, messages sur les forums)
  • maîtriser l’utilisation des réseaux sociaux

Des Savoir-être:

  • sens artistique
  • curiosité
  • ouverture d’esprit
  • capacité à anticiper et à plannifier (ex: gestion de projets)
  • réactivité
  • gestion du stress (votre artiste vient dans votre ville/votre pays; les fans hystériques et autres relous; les commentaires de rageux sur les réseaux sociaux; keep it cool!)

  • relationnel (autres fans, événements, accueil, etc..)
  • etc…

On en rajouter beaucoup d’autres comme, par exemple, la capacité à jouer d’un instrument de musique (pour jouer les chansons de votre groupe préféré; le générique de votre série/anime favori) ou à chanter; la danse; le cosplay; la rédaction de fan-fictions…

 

Passons à une ébauche de CV fandom (là non plus, je ne serais pas exhaustive là non plus – comment l’être? ) – c’est la partie fun de l’article:

DESSINS ANIMÉS, BD ,  MANGAS , ANIME, COMICS

Je suis devenue de Yoko Tsuno dès mon enfance – et de beaucoup d’autres BD (Thorgal, par ex). Mon rêve était alors de devenir dessinatrice de bandes- dessinées (ça alternait avec styliste et d’autres projets beaucoup plus farfelus).
Puis sont arrivés les anime/manga avec Albator, Goldorak, Capitaine Flam…
J’étais une fan totale de Goldorak/Albator.
Je lisais en parallèle de temps en temps les Strange où j’ai découvert les X-men (Wolverine s’appelait Serval). A la même époque (fin de passait s années 70), le dessin animé Spiderman passait à la télé (et dommage pour le costume, mes parents ont eu la TV couleurs tardivement)

 

Conséquences:
J’ai beaucoup dessiné (j’ai très tôt adopté un style manga ^^)
J’ai souvent reproduit les génériques (à la flûte à bec, puisque c’était obligatoire au collège – mais je me débrouillais pas mal)

Et surtout, j’ai découvert la SF…(donc j’ai lu – beaucoup)

Séries et films de SF:

Cosmos1999, Galactica (l’ancienne formule:Battlestar Galactica ou Battlestar Galactica 1978) ) et...Star Wars! Puis, Blade Runner, Dune, en série Babylon 5

Conséquences:

J’ai encore ma collection de figurines Star Wars (la collectionite!)
J’ai écrit ma première fanfiction (vers 14 ans je crois), librement inspirée de Battlestar Galactica.

MUSIQUE
  • Stray Cats – 1982-84
    beaucoup de dessins, d’écriture – j’ai appris l’argot américain, du coup.
  • The Clash – 1982/83 ——-longtemps
    Et tout le mouvement punk en même temps.  C’est à partir de là que mon style vestimentaire est devenu original. (on va dire ça). Beaucoup d’illustrations car j’avais commencé à écrire des articles sur la musique (pas publiés, bien sûr).
  • The Stranglers- 1984—– 1990 ( je les écoute toujours mais le chanteur originel s’étant barré en 90,
    Déclic: j’écris mon premier roman (non, il n’est pas archi-mauvais mais pas digne de la publication)
  • Metallica – 1984—– aujourd’hui
    Beaucoup de pages écrites (une nouvelle, un fan-fic)
    Inscrite au fan-club officiel dans les années 90
    Concert
    Livre dédicacé
  • BigBang – 2016—
    Vive la Corée! Grâce à eux, j’ai quelques notions de coréen. (des notions vagues, on a dit!)
    Je reviens du concert de G-Dragon (le leader). Réseaux sociaux, etc…

Autres périodes rapides de fan :
– Madonna/Prince – 1986/88
Influence considérable sur ma garde-robe
– Iron Maiden – 1982(?) —-
Je suis plus « fan en continu » sans arrêter, mais sans obsession non plus.
–  Scorpions – 1984- 85

  • Beaucoup de coupures de presse, d’articles, de photos en stock = documentation
  • Livres
  • Concerts
  • Rédaction
  • Langues étrangères

PAYS

Japon – puis Asie en général
J’ai déjà raconté à quel point le Japon était présent à la maison quand j’étais enfant.
Il me reste des bases pas si mauvaises de japonais, une connaissance de la culture, de la littérature.
Des rencontres, bien sûr. Et l’envie d’aller là-bas.

Royaume – Uni:
Je dis souvent que j’ai été élevée grâce au thé dans le biberon.
C’est presque ça.
J’ai eu cette chance d’aller en Angleterre régulièrement depuis mes 4 ans.
Pratique: je lis l’anglais, je me suis rendue compte que je savais le parler encore pas trop mal (je ne pratique pas).
Donc, connaissance  de la culture, de la langue, des réalités aussi (l’Angleterre façon « thé, scones, Downton Abbey »  n’est pas ma vision du pays).

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LECTURES

J’ai deux univers de prédilection – et un tas d’autres en parallèle

Marion Zimmer Bradley – Ténébreuse
Les télépathes de Ténébreuse m’ont définitivement pris le coeur depuis de très nombreuses années.
D’où:
– fan fiction
– grosse influence quand j’écris
– collectionite

JK Rowling – Harry Potter
Contrairement à la « génération HP », j’étais adulte quand je suis tombée dedans.
Mais ça ne change pas grand chose. C’est Harry Potter qui m’a donné envie de me remettre à lire en anglais.
D’où:
– écriture de grandes fanfic (qui, parfois, mélangent allègrement les univers)
– un peu de collectionite (réduite par le manque de budget et d’espace)
– Un blog (clos à présent)
– participation à une encyclopédie HP.
fan art

et ici 

JEUX, MMORPG – 2010-2015

je suis adulte et pourtant, j’ai longuement joué à…Dofus. J’aime beaucoup l’univers développé par Ankama. (ah, ces personnages; les quêtes aux noms improbables; les jeux de mots..)
Je joue de temps en temps sur la console à Minecraft (je suis devenue architecte grâce à Minecraft!).
– J’ai appris un tas de vocabulaire en jouant en ligne.
– Des rencontres virtuelles amusantes
– Réactivité, rapidité, une certaine habileté
– Créativité

 

 

Gary Oldman – 1986—-aujourd’hui
– collection d’articles, photos et de films
– réseaux sociaux, blogs, sites de fans
– échanges avec les fans en plusieurs langues

Alan Rickman – 2007—–
Une collection impressionnante de photos, heureusement numériques.
Un blog (clos)
Des textes et  des poèmes 

Richard Armitage – 2011 ou 12—-
Ah, ce fandom….Je l’aime beaucoup. Même si je suis moins active (photos, blogs ), c’est grâce à lui que j’ai eu de très bons échanges (virtuels) ces dernières années. Je ne pourrais pas citer tous les blogs intéressants qui s’y rattachent ni toutes les personnes passionnantes.
Ce serait trop long.

 

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? Dark Net – Benjamin Percy

 

 

Résumé:

Fermez toutes vos fenêtres !
Le Dark Net, vous connaissez ? Sous les fondations du réseau, un second Internet prospère : un eldorado sulfureux où rien n’est impossible et où on trouve de tout – drogues, armes à feu, instructions terroristes, etc.
Mais aujourd’hui, les forces obscures s’assemblent dans ces profondeurs. Des démons qui menacent d’envahir notre mon physique en « hackant » les esprit des utilisateurs pour les transformer en tueurs psychotiques.
Pour les arrêter, quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer : Hannah, une jeune aveugle de 12 ans ayant récemment recouvré la vue (mais pas seulement) grâce à une prothèse futuriste ; Mike Juniper, un ancien évangéliste qui combat ses propres démons et veille, dans le sous-sol de son refuge pour sans-abri, sur un impressionnant arsenal d’armes à feu ; Derek, un hacker aux allures d’Anonymous qui entend faire régner la justice au sein du réseau ; et Lela, une journaliste technophobe persuadée d’être tombée sur une histoire que personne ne veut entendre.
Bientôt, les portes de l’enfer vont s’ouvrir. Sont-ils prêts ?

 

Le  Dark Net ?  Mais qu’est-ce donc, avant toute chose?

« Un darknet est un réseau superposé (ou réseau overlay) qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymisation1. Certains se limitent à l’échange de fichiers comme RetroShare, d’autres permettent la construction d’un écosystème anonyme complet (web, blog, mail, irc) comme Freenet.

Les darknets sont distincts des autres réseaux pair à pair distribués car le partage y est anonyme (c’est-à-dire que les adresses IP ne sont pas partagées publiquement) et donc les utilisateurs peuvent communiquer avec peu de crainte d’interférence gouvernementale ou d’entreprise2. Pour ces raisons, les darknets sont souvent associés avec la communication de type dissidence politique et les activités illégales (ex. : cybercrime). Plus généralement, le « Darknet » peut être utilisé pour décrire tout type de sites non-commerciaux sur Internet3, ou pour référer à toutes les technologies et communications web « underground », plus communément associés avec les activités illégales ou dissidentes2.

Le terme darknet ne doit pas être confondu avec « deepweb » lequel signifie web profond. « Darknet » ne doit pas non plus être confondu avec le néologisme « darkweb »

 

 

Ceci posé, « Darknet » est un roman qui se lit vite, la cause en étant un rythme très soutenu. De même, les personnages sont abordés rapidement (trop, peut-être) mais ont le mérite d’être intéressants.  Quant à l’irruption du surnaturel, elle est sans doute un peu abrupte. Ceci dit, le fantastique de ce techno-thriller fonctionne bien et on ne s’ennuie pas un instant. Une lecture agréable, qui emporte vite le lecteur.

 

Ma note: 3/5

 

 

L’auteur:

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : dans l’Oregon , 1979

Benjamin Percy a d’ores et déjà été couronné par plusieurs prix.
« Sous la bannière étoilée » a été adaptée en bande dessinée par Danica Novgorodoff, et est en cours d’adaptation au cinéma. Benjamin Percy enseigne à l’Université de Marquette, Wisconsin.
Merci aux éditions Super 8 et au site NetGalley pour cette découverte

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? Marche avec moi-Catherine Ryan-Hyde

Résumé

Suite à la mort brutale de leur mère, Carly, seize ans, et sa petite sœur Jen, onze ans, traversent le Sud-Ouest des États-Unis à pied et en stop à la recherche de Teddy, leur beau-père, seul semblant de famille qu’il leur reste. Le dernier espoir de Carly est que Teddy leur pardonne les mensonges de leur mère et accepte de les prendre avec lui, leur épargnant ainsi d’échouer dans un foyer.

Lorsque, mourant de faim, elles se font prendre à voler de la nourriture dans une réserve indienne, leur voyage est stoppé net. Tandis que les sœurs travaillent pour rembourser leur dette, Carly est bien décidée à reprendre la route… jusqu’au moment où Jen confesse un terrible secret qui ébranle profondément leur confiance en autrui. Mais peuvent-elles réellement s’en sortir seules ?

Catherine Ryan Hyde est l’auteure d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels « Lorsque je t’ai trouvé », publié en 2016. Son roman le plus célèbre, « Pay It Forward » (traduit en français sous le titre: » La Chaîne du cœur ») a été traduit dans 23 langues, distribué dans plus de 20 pays et adapté avec succès au cinéma avec Helen Hunt et Kevin Spacey.
Elle a aussi écrit plus d’une cinquantaine de nouvelles, dont une douzaine finalistes ou primées dans des prix prestigieux ainsi que deux essais sur la création littéraire. Randonneuse, voyageuse et cavalière passionnée, photographe amateur, elle vient de publier son premier recueil de photographies, » 365 Days of Gratitude : Photos from a Beautiful World ». Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter son site : www.catherineryanhyde.com

Un drame; deux soeurs, des kilomètres à parcourir

Catherine Ryan-Hyde structure son roman très classiquement  en différentes parties: les faits du présent et les analepses (=flashbacks).
Le récit nous maintient en haleine jusqu’à son dénouement.

Je n’ai pas été surprise une seconde par ce roman qui se contente de rester en surface. Sa composition m’a un peu fait penser au schéma du Voyage du Héros, à quelques détails près. Non que je déteste ce canevas, je le trouve efficace.
Mais il n’y a rien de très novateur, ici.
Le roman se lit bien. L’intrigue est intéressante, quoiqu’un peu cousue de fils blancs (mais je chipote peut-être).
En fait, je serais sûrement plus élogieuse si je n’avais pas déjà lu des romans du même calibre (drame familial, secret, culpabilité, émotions…) mieux ficelés et plus profonds (je pense à cet instant à « Les filles de Roanoke » par exemple).
L’ autre point qui me fait un peu tiquer est que tous les romans de Catherine Ryan-Hyde se structure de la même façon: drame/décès, quête, etc…
L’auteure reste sans doute fidèle à un style qui lui convient…ou à une recette qui fonctionne?

Je vous laisse trancher en découvrant le roman en novembre prochain.

Ma note: 2,5/5

Date de sortie : 14 novembre 2017
Nb pages : 413
Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

Merci aux éditions Amazon crossing et au site NetGalley pour cette lecture

Rappel du canevas Campbellien: le voyage du héros:

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? Marche à l’étoile – Hélène Montardre

Screenshot_20170923-111814 A 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.
Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des Etats-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au coeur d’un pays gigantesque. Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

 Roman destiné aux adolescents mais tout aussi efficace chez   les adultes . C’est plus que deux histoires, celles de Billy et Jasper,   qu’Hélène Montardre nous tisse ici. C’est celle de tout un peuple (le peuple africain) et des afro-américains, des descendants d’esclaves. Roman d’apprentissage  pour Billy comme pour Jasper, descendant du 1er , « Marche à l’étoile » pose les questions : « qui suis-je? », « qui sont mes ancêtres? » ,

 Il est aussi instructif pour ceux qui connaissent mal les réseaux abolitionnistes aux USA (voir le fameux « chemin de fer clandestin »), ou le marronnage chez nous aux Antilles (« Nasyon a neg mawon  » est association et un « group a po » = groupe avec tambours à peau comme Akiyo, par ex.).
Hélène Montardre habituée des récits de l’Antiquité pour les jeunes lecteurs sait nous envoûter au gré de descriptions de paysages superbes (lors de la fuite de Billy, par exemple).
J’ai un peu tiqué sur la fin heureuse  car ils sont peu nombreux,  les descendants d’esclaves ayant retrouvé la trace de leur histoire dans les ports négriers de Nantes, Bordeaux ou la Rochelle. Mais pourquoi pas?

Un roman à partir de 13 ans 

Ma note: 4/5

« cryié yo neg mawon« ( » ils se sont appelés  des neg marrons » ) chante le groupe guadeloupéen Akiyo dans cette très belle chanson :

A mettre en relation avec:

 12 ans d’esclavage – Solomon Northup ( d’après l’expérience de l’auteur)

(avec le film : 12 years a slave)

– La dernière fugitive – Tracy Chevalier (sur le réseau du chemin de fer clandestin)

– les chansons gwo-ka guadeloupéennes qui traitent souvent du sujet de l’esclavage, des esclaves en fuite, etc… (voir cette très bonne étude de la poésie gwo ka ici )

– Django Unchained , film 

– La mini-série Roots, adaptée du roman d’Alex Haley : Racines

– Amistad, film 

– Documentaire : « slavery in America » 

 

-merci à NetGalley et aux éditions Rageot-

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu? – Mina Loy, éperdument – Mathieu Terence

Parce que Mina Loy avait l’envergure d’une héroïne contemporaine, sa vie tient du roman autant que de la légende. Née dans l’Angleterre victorienne et morte dans l’Amérique des sixties, elle a traversé deux guerres, vécu sur trois continents et dans les plus grandes villes, de New York à Paris en passant par Mexico, frayé sans s’y inscrire avec toutes les écoles de la modernité, du futurisme au féminisme, connu les plus grands génies de son temps, Marcel Duchamp, Djuna Barnes, Joyce, Freud ou encore Picabia. Mariée jeune à un homme pour qui elle était tout mais qui s’appliqua à lui faire croire qu’elle n’était rien, amoureuse folle du poète et boxeur Arthur Cravan qu’elle suivra, en pleine Seconde Guerre mondiale, jusqu’au Mexique où il disparaîtra en mer, elle aura quatre enfants dont deux mourront sans qu’elle les ait vraiment connus. Cosmopolite, intrépide, plus cérébrale que frivole et aussi seule que libre, elle fut poète, peintre, intellectuelle et essayiste, aventurière avant tout.

 

 

 

« La modernité, on peut lui donner comme critère la condition de la femme en Occident, » dit Mathieu Terence. L’auteur raconte qu’il a « rencontré » le personnage de Mina Loy au travers du poète, Arthur Cravan. Frappé alors par le parcours riche de Mina, il a eu envie d’écrire cette biographie qui rassemble, selon lui,  toutes les facettes de la vie d’une femme.  Se sentant en adéquation  avec la figure de la poétesse (urgence, fébrilité, délicatesse…), il retrace sa vie.
Si l’écriture est toujours agréable, le seul bémol est, à mon sens, un trop-plein d’énumérations de faits qui retire un peu de sensibilité à ce récit. On aimerait dévier de l’accumulation des aventures de Mina et d’Arthur, du simple exposé historique pour toucher un peu plus aux personnalités des deux artistes.
« Mina Loy…. » donne envie de  découvrir l’artiste un peu plus mais je dois avouer que je suis restée sur ma faim.

Ma note : 2,5/5

Les plus:

– l’apport historique et culturel
– la construction du livre (qui suit l’éternel voyage de Mina Loy)
– l’écriture sensible

Les moins:

– l’impression de rester en surface (manque de profondeur)
–  les accumulations de faits

 

 

Lire Mina Loy:

 

Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases

 

 

 

Mina Gertrude Lowy, dite Mina Loy, est née le 27 décembre 1882 à Londres, où elle passe ses premières années entrecoupées d’études artistiques à Munich. Elle vient à Paris en 1903, se marie (avec Stephen Haweis dont elle aura deux enfants : Joella, en 1907, Giles en 1908), peint, rencontre Apollinaire, Picasso, Gertrude Stein. De 1906 à 1916, elle vit et expose à Florence où elle fréquente les futuristes, puis se rend à Greenwich Village (New York) où elle fait notamment connaissance de Marcel Duchamp, Man Ray et Djuna Barnes, et se prend de passion pour le poète-boxeur proto-dadaïste Arthur Cravan qu’elle épouse au Mexique, et dont elle aura une fille, Fabienne Benedict Lloyd (Mina Loy prendra Arthur Cravan pour modèle de son roman, Insel ou portrait de l’artiste en tête de mort, publication posthume). Arthur Cravan ayant énigmatiquement disparu dans le Golfe du Mexique en 1918, elle part à sa recherche pendant cinq ans. En vain.
De 1923 à 1930, elle vit et écrit à Paris, grâce au soutien financier de Peggy Guggenheim. De 1931 à 1936, toujours à Paris, elle travaille pour son gendre Julien Levy (dont la galerie new-yorkaise avait été inaugurée en novembre 1931 au 602 Madison Avenue) et devient l’agent artistique de plusieurs artistes : Braque, Chirico, Ernst, Giacometti, entre autres. Ce sont ensuite, de 1936 à 1953, à New York, des années de silence, de marginalité et d’écriture. Elle finit par se retirer à Aspen dans le Colorado où elle meurt le 25 septembre 1966.

L’as-tu lu ou le liras-tu? Les déceptions #rentrée littéraire 2017

Rentrée littéraire 2017 – conversation trans-bibliophiles retranscrite ce jour :

– Allo, Mme. Papillon? Oui, bon, Lady Butterfly, si vous voulez… Alors, cette rentrée? Littéraire, j’entends! (bruits et autres grognements en arrière-plan) Ahhhhh….(très long soupir). Comment dites-vous? des « déceptions »? Vous êtes sûre? (autres grognements en fond sonore ) Veuillez m’excuser mais j’ai un troupeau de manuscrits enragés derrière moi, ça vous fait un vacarme, ces bestioles -là. C’est que c’est affamé, ce genre de machins, savez-vous! …. Bien,  bien, j’attends vos chroniques. ( brouhaha de feuilles dépitées)  Comme d’habitude, vous me les envoyez à destination du Bel Esprit Bibliophile Aigu Et  Cie? C’est ça, le BEBAEC. – (en aparté) : Non, je n’ai pas dit « flûte à bec », vous autres! – Lady Butterfly le BEBAEC attend vos chroniques! 

 

Désolée, il me fallait ce type d’introduction pour éviter de sombrer dans la déprime. Rien de plus difficile que d’écrire quelque chose au sujet d’un livre qui: vous a complètement déçu(e) ou qui vous a terriblement enthousiasmé/e. Aujourd’hui, je m’astreins à cette tâche délicate: les déceptions.
Déjà lu depuis plusieurs semaines: Parole d’un Bad Boy

 Souffrant du décès de sa mère et de l’absence de son père, Tristan enchaîne les soirées et évite le lycée dès qu’il le peut. Malgré sa popularité, personne ne sait rien de sa vie, pas même sa petite amie, pour qui il n’a pas vraiment d’attache. Un jour, il fait la rencontre de la mystérieuse Annabeth. Alors qu’il fait tout pour se rapprocher d’elle, elle ne cesse de le fuir.

« LA NOUVELLE VOIX DÉCOUVERTE SUR WATTPAD », c’est ainsi que le roman est présenté. Entre nous, à la place de l’éditeur, j’éviterais ce genre de pub à double tranchant.Je m’explique: Wattpad part d’une bonne intention mais, malheureusement, on y trouve de tout –  et surtout, du très mauvais (hénaurmes fôtes; fan-fiction loupée…) .

Ne nous arrêtons pas à ça. Poursuivons la lecture…L’histoire est malheureusement cousue de fils blancs. Mais il y a pire: personnages puérils , incohérence dans les détails (on se demande si le lycée en question se trouve en France ou aux USA…), et autres invraisemblances.
C’est dommage. Mais il aurait été plus judicieux de la part de l’éditeur de demander à ce que la copie soit revue. Qui dit littérature pour ados ne veut pas dire livres bâclés.

Si cela vous intéresse: le texte d’Ana Paige    sur wattpad

Auteur : Ana Paige
Éditeur : Hachette Romans
Date de parution : 16 août 2017