Throwback Thursday Livresque : 500 pages

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Cette semaine (jeudi 23 mars : Un pavé de plus de 500 pages

La notion de « pavé » , à mon avis, rebute pas mal de lecteurs potentiels. J’ai pu le constater en librairie autrefois (« Quoi? Toutes ces pages…. »), plus récemment avec mon ado (« ça va, y a pas trop de pages…. » – remarque qui me fait à la fois sourire et grogner).

De mon côté, le nombre de pages n’est pas un réel problème. Je lis facilement des séries de plusieurs tomes (ah, la fantasy! ah, la SF!…); ce ne sont pas quelques misérables 500 pages qui me font peur… Pour autant, il y a un détail qui peut me dégoûter d’un pavé: si la police de caractères est minuscule. Je pense à nos amis anglo-saxons qui n’ont aucune pitié pour nos yeux.  Je viens de rencontrer le problème avec ma relecture d’Outlander: migraine ophtalmique, merci…

 

Mon choix va se porter sur une lecture récente: Nos premiers jours de  Jane Smiley. (592 pages dit le site de l’éditeur, Rivages).

 

Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953.

Jane Smiley est une auteure que je connaissais déjà (« Un appartement à New York » – rivages aussi -est depuis longtemps dans ma bibliothèque). C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé la romancière pour cette saga familiale à la Ken Follett. Jane Smiley connaît bien l’Iowa, où elle a étudié puis enseigné la littérature. Elle  avouait récemment, lors d’une table ronde au Festival America, être « obsédée » par ses personnages, « pas parce que je les aime ou pas, mais parce qu’ils sont complexes ». À sa manière, cette trilogie est bien une histoire du peuple américain. On pense à  Faulkner, Steinbeck et Dos Passos , par exemple.

Nous sommes en 1920 au début de ce tome qui sera le 1er d’une trilogie nommé « Un siècle américain ». Nous refermons le livre en 1953: la grande dépression, la 2nde guerre mondiale,l ‘après guerre, la chasse aux sorcières (Hoover et les communistes).
Roman de filiation, d’apprentissage, « Nos premiers jours » sait s’attacher aux personnages et nous captiver. Comment, plus de 500 pages et c’est passé si vite?

Je dois dire que j’attends la suite, à présent….

 

Bonnes lectures, à bientôt!

Jeudi: pas de TBT livresque mais …

Aujourd’hui, jeudi, exceptionnellement:

pas de TBTL (Throwback Thursday Livresque)

Promis, je serais de retour avec un livre/des idées et du temps! dès jeudi prochain
(le thème me plaît beaucoup).
Ce matin, j’ai lu une sélection qui m’a particulièrement fait plaisir sur le blog du Tanuki .

Et tout à l’heure, en pause, j’ai trouvé ceci dans ma boîte mail.

Les dates des prochains concerts de Metallica en France!
J’ai vu Metallica une seule fois (si, si) en concert, en novembre 1992. (ParisBercy).

J’ignore si je pourrais être dispo/avoir le budget pour les voir cette année (ils seront en septembre à Lyon, un peu avant mon anniversaire…). Mais je suis quasi honorée de recevoir tout ça :

 

 

La lettre d’Isa pour le projet « Cher moi »

Il y a 4 ans, quand ma Triplette Yza participait au projet « Cher Moi »…Vous pouvez lire Yza ici

A Partir du Néant

L’autre jour, j’ai reçu un e-mail qui débutait ainsi :

Bonjour cher Vous,
Je ne pensais pas le faire, mais l’idée était belle.

Il n’en fallu pas davantage pour titiller gentiment ma curiosité. Mais avant que vous ne découvriez cette lettre, un petit mot de son auteur s’impose :

Je suis née le 24 décembre 1962.
J’aime l’écriture et la photographie. Je n’ai pourtant évolué professionnellement dans aucun de ces domaines. Je travaille dans une collectivité territoriale, bien contente d’avoir pu me poser là après avoir pas mal « galéré ». Les mots me traversent parfois et je les jette sur le papier pour les sortir de moi, parce que mes mots découlent souvent de mes maux. Quant à la photo, elle m’a servie dans une démarche de reconstruction de mon image, de moi par moi. A présent mon objectif se tourne plus facilement vers le monde et les autres. Je n’écris que très peu…

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Ramin l’enchanteur

Si vous suivez – ou pas – , si vous avez eu l’occasion de pencher une, voire deux, oreilles sur les musiques des séries « Game Of Thrones » (GoT) et Westworld, vous en êtes au même point que moi: Ramin Djawadi est un enchanteur!

Rien que le générique de GoT est une splendeur. Dois-je parler de Light of the Seven – finale de la saison 6 ?

Ramin – qui êtes-vous? 

Papa iranien, maman allemande, Ramin Djawadi est né en Allemagne en juillet 1974. Il a fait des études de musique au Berklee College of Music,dont il sort diplômé en 1998. (quand on regarde d’un peu plus près la liste des ex-élèves célèbres de cette école, excusez du peu !)

Une interview où Ramin en parle :

Il a ensuite attiré l’attention de Hans Zimmer (je le disais !) . Il a travaillé aux studios  Remote Control Productions, spécialisés dans mes musiques de films et créés par Hans Zimmer.

C’est une véritable fourmilière de talents – avec un magnifique décor, de surcroît!

Parmi les bandes sons sorties de RCP, on a : Pirates of the Caribbean   Shrek (tous), Iron Man, Gladiator, Kung Fu Panda, Mission: Impossible II, The Last Samurai, Batman Begins, Transformers, Hancock, Kingdom of Heaven, The Dark Knight, Madagascar, The Da Vinci Code, Inception, Sherlock Holmes les 2.  De même, les compositeurs de  Remote Control Productions ont travaillé sur les musiques de jeux vidéos comme :   The Sims 3, Gears of War 2, Call of Duty: Modern Warfare, Call of Duty: Modern Warfare 2, Crysis 2, Assassin’s Creed: Revelations, and Assassin’s Creed III…ouf!

Parmi les compositeurs qui  s’y trouvent, hormis Ramin Djawadi, on a  (on s’accroche à nouveau – y a du beau monde!): Henry Jackman (“Captain America: The Winter Soldier”), Heitor Pereira (“The Smurfs” Les Schtroumpfs), James Dooley (“Pushing Daisies”), James Levine (“Glee”), Geoff Zanelli (“The Pacific”), Atli Orvarsson (“Chicago Fire”), David Buckley (“The Good Wife”), Rupert Gregson-Williams (“Winter’s Tale”), Lorne Balfe (“Assassin’s Creed III”), Benjamin Wallfisch (“Summer in February”), Dominic Lewis (“Free Birds”), Matthew Margeson (“Kick-Ass 2”), Junkie XL (“Divergent”)and Michael Einziger of Incubus.

La carrière

Pour Ramin Djawdi, son mentor sera Klaus Badelt   , dont il a été l’assistant.
La 1ère bande-annonce composée seul est celle de Blade : Trinity. (2004)
Puis Ramin compose le thème célèbre de Prison Break. Le style de Djawadi est déjà très reconnaissable:

 

Dans les thèmes nés avant GoT, on note celui de The Strain, la série écrite (et tirée desromans de) Guillermo Del Toro :

En 2011, Ramin Djawadi est choisi pour composer la musique de Got -avec le succès que l’on sait. En 2016, il crée l’univers musical de Westworld, l’autre série de HBO .

Cette interview de Ramin Djawadi est un bon résumé (et il s’exprime sur sa façon de composer):

Les thèmes les plus connus actuellement

Game of thrones – générique ici version live( -début)

Westworld – générique

Les plus beaux thèmes dans GoT
(liste non-exhaustive):

 

King of the North – saison 1

Pay The Iron Price –  S 2

Valar Morghulis-s.3

Mhysa-saison 3

The Rains of Castamere – s.4 (avec les paroles de la chanson)

Let’s kill some crows – s.4

Dance of Dragons -saison 5

Blood of my blood – s.6

Light of the Seven  -saison 6

Winter has come –The winds of winter – saison 6:

En concert!

Ramin Djawadi et son orchestre sont en ce moment en tournée aux USA pour le  Game of Thrones live experience. 

Voilà ce que ça donne :

 

 

Bonne écoute!

Throwback Thursday : Girl power

 

Jeudi: voici le Throwback Thursday Livresque

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 Pour ce thème, j’avais l’embarras du choix. Un très grand embarras qui m’ayant tellement embarrassée qu’à la fin, je ne savais plus comment m’en débarrasser.

Alors, j’ai failli vous parler de l’une des héroïnes de fantasy française très « girl power » – j’ai nommé Ellana – chez Pierre Bottero (et là, j’ai le sourire de ma Sorcière Isa )

Mais…, j’ai fini par fixer mon choix après de nombreuses et longues délibérations. sur un autre personnage.
Celle qui est restée dans mon esprit (fatigué) se nomme Precious Ramotswe.

 

« Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe a choisi de refaire sa vie avec un gentleman garagiste nommé J.L.B. Maketoni. Mais ce batifolage ne comble pas le désir d’aventure de cette bouillonnante Lady. Un beau jour, l’inénarrable « Mma » se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, un bureau d’un nouveau genre : la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, Precious Ramotswe déclare la guerre aux belles filles têtues, aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. » (10/18)

Mma Ramotswe est le contraire de la femme « à qui tout réussit et qui a tout pour plaire », selon certains critères très en vogue à notre époque. Mma Ramotswe est une Africaine solidement charpentée (elle préfère parler de « constitution traditionnelle »).

Elle est divorcée d’un mari violent, n’a pas d’enfants, pas de fiancé ni de nouveau mari. Et elle se lance dans un travail auquel personne ne croit: elle a ouvert sa propre agence de détectives! Mais attention ! De Dames Détectives – et ceci, au Botswana.

Mma Ramotswe est le personnage principal de la série d’Alexander McCall Smith : les enquêtes de Mma Ramotswe. L’auteur est  né et a été élevé au Botswana, il aime autant l’Afrique que son Ecosse.

Elle se sort de toutes les  situations avec un sens aigü de l’observation, une connaissance du coeur des êtres humains, entourée par ses amis/alliés: son assistante  Mma Makutsi et  Monsieur Matekoni, garagiste.

«  Madame Ramotswe ne voulait pas que l’Afrique change. Elle ne voulait pas voir son peuple devenir comme les autres, sans âme, égoïste, oublieux de ce que signifiait être africain, ou pis encore honteux de l’Afrique. Elle-même ne serait rien d’autre qu’Africaine, jamais, même si un jour quelqu’un venait la voir en disant : « Tiens, voici une pilule, une invention révolutionnaire. Avale-la et tu deviendras américaine. Elle refuserait. Jamais Non, merci. »

Les enquêtes de la patronne de l’Agence n°1 des Dames Détectives ne sont pas des énigmes compliquées; elles sont « vivifiantes et divertissantes » (comme l’écrit le chroniqueur du Guardian). Elles mettent à l’honneur une femme; pas une super-héroïne, parfois en butte aux doutes, à la tristesse mais sachant toujours se débrouiller.

Mieux que du « girl power », c’est le « woman power » qui s’exprime pleinement ici.

« Tout le monde l’appelait Mma Ramotswe, mais s’ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l’avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient. »

A noterMMA RAMOTSWE détective a fait l’objet d’une adaptation télévisée, réalisée par Anthony Minghella, célèbre réalisateur du « Patient Anglais ». La chaîne Arte en a assuré la diffusion du 4 au 25 août 2011.

C’est par ce biais que j’ai découvert la série de livres, d’ailleurs.

 

Bonnes lectures!

 

 

Trois appels à textes chez Souffle court éditions

Trois appels à textes chez Souffle court éditions

Le Cercle nantais

Les éditions Souffle court lancent trois nouveaux appels à textes. La maison d’édition publie régulièrement des appels à texte, souvent en lien avec un événement d’actualité ou un personnage célèbre. Nous vous les communiquons avec plaisir. A vos plumes !

soufflecourt-mini

1) CONCOURS DE NOUVELLES : PRIX LITTERATURE ET MUSIQUE
Créé en décembre 2015 le prix Littérature et Musique, récompense un texte de 8000 à 12000 caractèresespaces compris inspiré d’un morceau de musique et comprenant un personnage qui s’appelle Joseph. Le prix est attribué par un jury composé de l’éditeur et de jeunes en Insertion de l’association Carrefour de Metz. Les nouvelles sont mises en scène dans un spectacle organisé par le conservatoire de Metz. La nouvelle lauréate sert de sujet à un concours de composition musicale organisé par le conservatoire de Metz. A travers ce prix la littérature rend hommage à la musique et l’année suivante, la musique rend…

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Throwback Thursday Livresque : Musique

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Thème de ce jeudi:  Musique (un héros musicien ou un livre qui parle de musique;…)

Fanfare 2

Fanfare de rue - Nantes - mes photos 

Quand j’ai vu le thème de cette semaine, je dois dire que j’étais (très) enthousiaste.
Musique +lecture : voilà qui fait un parfait alliage, à mon sens.

Ma sélection pour ce jeudi

Dans la catégorie « rock-critic » – les heureux élus sont :

– Awopbopaloobop, Alopbamboom – Nik Cohn (10/18)

« Le bien nommé Awopbopaloobop, Alopbamboom (Tutti, Frutti !) est un texte historique, parce qu’il a ouvert un nouveau champ journalistique et fondé un genre littéraire, celui de la Rock-Critic. C’est-à-dire une manière d’écrire qui assume et revendique son entière subjectivité, sa partialité, ses emportements, son lyrisme… Sans se soucier des risques de plantage. La musique Pop, c’est l’objet – et le mantra – de Nik Cohn. Golden Boy de la critique musicale dans les swinging London des années 60, Nick Cohn, à la manière de ses héros, décide de se retirer des affaires (il a 24 ans!) et de sortir du feu un mausolée dédié à la Pop, son histoire, ses dieux, ses tricheurs, ses seconds couteaux, ses pirates, sa folie, et sa mort. »

 

Les textes de Nik Cohn sont pointus (le sieur est un connaisseur) et terriblement bien ficelés. A lire aussi :

-Anarchie au Royaume Uni (qui revient sur les années punk)

-Psychotic reactions et autres carburateurs flingués  – Lester Bang(1971)

Lester Bangs est une légende parmi les rock-critics et chacun de ses ouvrages est un délice…

-Lipstick traces – une histoire secrète du vingtième siècle – Greil Marcus (1989)
« Salué par le Guardian comme « le livre de la fin du millénaire », Lipstick traces met à jour l’histoire secrète et chaotique de notre siècle à travers celle des mouvements les plus nihillistes: Dada, Lettristes, Punks. Bien qu’il soit question des Sex Pistols et de Internationale Situationniste , ce n’est ni un ouvrage sur la musique, ni un essai théorique mais un livre vivant, personnel, à la fois drôle et dramatique, capable d’éclairer le mouvement des Frères du Libre Esprit du Moyen-Age par les paroles d’un vieux blues » <

Et mon coup de coeur est :

The Dark Stuff : L’envers du rock – Nick Kent (2006)
« Un beau jour, je me suis frotté à des zozos du genre Syd Barrett, et j’ai réalisé que si ces gens-là avaient bien obtenu ce qu’ils désiraient, ce n’était surtout pas de cela (l’adulation des foules, le  » décollage  » créatif) dont ils avaient besoin pour préserver leur équilibre mental. Dès lors tout a pris un sens. Et j’ai vite réalisé qu’entre toutes, ces histoires-là valaient d’être contées. Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l’objectif de « The Dark Stuff. » Nick Kent y dépeint des artistes d’une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand elle rend compte de débauches inouïes, son écriture reste empreinte d’élégance, de passion et de grâce. Avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock. »

Celui-ci, je regrette encore de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque (je n’ai jamais pu le trouver).  Découvrir  des « idoles » de cette façon, j’en redemande. alors, bien sûr, il faut aimer le rock mais ai-je dit le contraire ? (Rock is life)

 

Dans la catégorie Bibliographies, textes  et autres :

J’ai fait un choix. Je parlerais de Mr.Jim Morrison.

– Signés par Jim Morrison (10/18):
>Une prière américaine ;
« Un recueil composé des textes de toutes les chansons des Doors, y compris certaines dans leur version live, accompagnés de courts poèmes ».
>Arden lointain ;
>Wilderness
« Wilderness est un recueil tiré de ces carnets et publié à titre posthume. Que ce soit de part la forme ou le fond, les poèmes de J. Morrison sont avant tout éclectiques.  »
>Seigneurs et nouvelles créatures

Il est difficile de lire les poèmes de Morrison sans écouter au moins un album des Doors (tous les albums des Doors!). Ceci dit, le chanteur était un poète de grande envergure – Ci-dessous dans La Nuit américaine :

« Hope is just a world
When we think in
Table cloths
Laughter Will not End
Her funny feeling
Or assuage our
strange désire
childten will be born.

L’espoir n’est qu’un mot quand on pense en
Termes de nappes
Le rire ne peut détruire
Sa drôle sensation
Ni satisfaire notre
Étrange désir
Des enfants naîtront. »

 

Enfin – Et surtout – parce que ça se lit comme une fiction:
-Personne ne sortira d’ici vivant – Jerry Hopkins Daniel Sugerman (10/18)

Il s’agit de la biographie de Jim Morrison – qui a largement inspiré ce film d’Oliver Stone « The Doors « (avec un jeune et beau Val Kilmer) en 1991.

« Onze ans après sa première édition française aux éditions Bourgois, ressort la biographie de Jim Morrison, poète américain d’origine écossaise, également chanteur des Doors. Ce n’est donc pas une révélation, mais c’est, bizarrement, un réconfort. Parce que Morrison sut être mal élevé, choquant, infréquentable. Parce qu’il sut aussi inventer un chant fiévreux, hautain, qui racontait de la belle jeunesse américaine, de la prospérité, de l’existence calibrée. Position romantique banale, révolte d’adolescent connu, mais il faut du courage pour la tenir, il faut du talent pour la faire partager. C’est probablement là d’ailleurs ce qui, dans la vie de Morrison, est le plus stimulant ; ce goût persévérant pour l’insoumission, et la façon dont la société dont il était issu ne peut le supporter »

Dans la catégorie Romans et musique :
(la sélection fut rude)

Mon choix ici est de rester – plus ou moins – dans les années 70

Toujours dans les 70’s et les hippies –

-Acid test – Tom Wolfe (Points)

« Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les Etats Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. A bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de vol au-dessus d’un nid de coucou) Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite de Beatles, participera aux  » Trip Festivals  » et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 1970 commencent »

Ce roman est vraiment un pavé ébouriffant – et je ne sais pas si vous en sortirez vivants …Je l’ai lu à la suite de « Sur la Route » de Kerouac (il faut lire Kerouac, vraiment). J’avais 15 ans. 30 et quelques petites années plus tard, je l’ai toujours en mémoire. C’est dire.

 

1970’s mais côté punk (yes) :

Je hais l’amour véritable – G.Hamel L.Schaack – Nathan

« Londres, octobre 1976. Dans l’ambiance électrique du concert d’un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d’avenir et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager une passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l’entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l’énergie qui a réuni les deux amoureux se charge bientôt d’une violence qui pourrait les séparer… «

 

Je me suis régalée avec ce roman jeunesse. Car si, pour ma part, je n’ai pas grand-chose à apprendre question culture punk (‘suis tombée de dans étant ado), j’ai trouvé que tout était très bien documenté et permettait aisément une immersion ( un Retourneur de Temps intégré) . Donc, bravo, et mieux: à lire.

 

Pour finir, dans la catégorie BD :

Je ne peux pas clore cette thématique sans citer mes auteurs de BD favoris :

– Serge Clerc – jamais le rock et la BD n’ont été si proches – dès les années 80 …

Yves Chaland

 

Franck Margerin (tout Margerin)

Dodo et BenRadis

 

Jano – et Kebra

 

Je termine ce TBT en réalisant que j’aurais tant d’autres livres à présenter, tant au sujet du jazz, du blues, du classique, ….

Bonnes lectures !

Eau-De-Saule (suite) -partie 24

Je suis en retard (très!) pour mettre en ligne la suite de l’histoire.

Je sais que plus j’avance vers la fin et plus je tente de reculer l’inévitable : le mot: fin.
J’en faisais part il y a quelques jours à un ami qui s’est lancé dans cette folle aventure qui consiste à écrire un roman – et pour nous, il s’agit étrangement de fantasy. » Tout a déjà été écrit mais qu’est-ce que c’est dur parfois…surtout vers la fin! Il faut conclure… »
Eau-De-Saule
est né d’une idée simple; en l’occurrence, une sorte de fan-fiction autour du Hobbit (merci Professeur Tolkien!). Finalement, j’ai rapidement compris que l’histoire vivait dans un autre univers – loin des nains, des dragons et des hobbits, justement.

Bref. Voici – sans corrections superflues (hum…), la suite – chapitre 24: Festivités

 

Bonne lecture!

Le Conte des 3 Frères

Si vous connaissez Harry Potter, vous connaissez  » Le Conte des 3 frères ».

Il est  illustré dans le film  de cette façon :

En faisant du rangement sur mon autre blog, je suis retombée sur un passage d’une ancienne fan fiction que j’avais écrite il y a 8 ou 9 ans.
A un moment, le personnage principal chante une ballade qui reprend le Conte des Trois Frères. je me souviens avoir été inspirée par une autre auteur (autrice), Marion Zimmer Bradley dans le Cycle de Ténébreuse (« Reine des Orages », par exemple) qui cite une ballade qui porte malheur lorsqu’elle est chantée devant son frère.

 
J’avais à l’époque entendu des jeunes femmes chanter dans la rue en s’accompagnant à la harpe celtique et troubadour; de ce mélange est né ce qui suit:

A l’aube sur un chemin
Trois frères magiciens
Devisaient mais soudain
Ils virent un torrent malin.

« O frères, n’allons pas traverser
Au risque de nous noyer
Faisons un pont enchanté
Car nous sommes bons sorciers »    

 La Mort sur la berge opposée
Rageuse de se voir trompée
Et ses victimes lui échapper,
Tricheuse, se mit à parler.

« Messires, ce fut bien belle magie
Ma foi, elle mérite un prix
Parlez et vous obtiendrez
Le présent que vous désirez »

L’Aîné des frères dit « je vous crois, La Mort »
« Pour moi, vous parlez d’or »
« Je suis un homme vaillant
« Et je voudrais un Bâton puissant »

La Mort au bord du ruisseau
S’en fut quérir la branche d’un sureau
La transforma, l’enchanta
Et lui donna la baguette terrible
d’un sorcier invincible.

Le second frère avait le dessein
D’humilier la mort et obtint
D’elle, une pierre pour rappeler
A lui tous les trépassés.

Quant au dernier, le plus gentil,
Il se méfiait de la Mort et de sa perfidie
Il demanda l’objet qui le cacherait
Aux yeux de la Faucheuse à Jamais.

Réticente, elle était par pacte liée
Et lui tendit une Cape d’Invisibilité
Puis les trois frères laissa aller
Chacun d’eux leurs destinées.

Une semaine, voyagea le premier
Dans un hameau rencontra un sorcier
Il se querella, et avec la Baguette le tua
Puis à la taverne but et se vanta.

La nuit venue, il fut assassiné
Sa baguette puissante dérobée
Ainsi La Mort eut sa vengeance
Et eut le premier frère en récompense.

Le second frère rentra chez lui
Seul, il appela vite à lui
Celle qu’il avait aimée
Et qui s’en était trop tôt allée.

Hélas, il était trop tard pour sa belle
Les séparait un voile éternel
Le second déchiré de douleur cruelle
Préféra le repos éternel.

Ainsi la Mort eut sa seconde vengeance
et eut le second frère en récompense.

Puis la Mort chercha et fouilla
La terre entière et au-delà
Le troisième frère, point ne le trouva
Car caché à sa vue, il demeura.


Il vécut longue vie
A ses enfants la Cape transmit
Puis alla rejoindre la Mort
A son heure seulement
Et la Mort ne lui en voulut
nullement.

Ainsi finit l’histoire des frères
Antioch, Cadmus et Ignotus
Qui ne furent point sages, sauf l’un des trois. »