Premières lignes — 17 janvier

 » Le prince Tzsayn contemplait Rossarbe du haut des remparts du château.
La ville s’étendait dans la pénombre en une nappe de toits d’ardoise et de cheminées, bordée par les contours flous du mur d’enceinte sur lequel étaient postés quelques centaines de ses meilleurs soldats. Au-delà de la cité, au sud, la campagne était illuminée par les milliers de torches des forces brégantines.  » (suite)

Les Premières lignes de cette semaine sont celles d’une suite, le deuxième tome des Voleurs de fumée .

Si le premier tome prenait un peu son temps afin d’introduire les différents personnages — chaque chapitre, assez court,  donnant la parole à l’un d’entre eux — cette suite, intitulée Le monde des démons démarre très vite et ne faiblit pas un instant dans le rythme. Attaques, poursuites, amours, trahisons, amitiés, rencontres, voyages, trahisons à nouveau, les rebondissements sont nombreux et toujours judicieux. On en apprend également bien plus sur les fameux démons qui produisent la fumée (considérée comme un drogue, et pour cause…). Cette fois, on a un aperçu du monde dans lequel ils vivent et une idée de leur origine (ce qui confirme mon hypothèse, d’ailleurs, mais chut…).
Les personnages sont de plus en plus développés. Les interactions entre les uns et les autres n’en sont que meilleures.
Décidément, cela se confirme : Les voleurs de fumée de Sally Green est une très bonne série fantasy YA.
Le tome 3 vient de paraître en France… (A feu et à sang)

Les voleurs de fumée - Tome 2 - Le monde des démons

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Au revoir, Mr.Rickman

Toujours en hommage à Alan Rickman — une sélection (j’ai remis les liens à jour)

Lady Butterfly & Co

Bien sûr, je n’allais pas laisser partir  Alan comme ça – même si, dans un certain sens , il est immortel. Non, pas avant d’avoir fait un petit tour en images, avant d’avoir évoqué quelques souvenirs  et des extraits de films mémorables.
Alan qui chante, vous connaissez ? parce que la voix de Mr.Rickman, oui, bien sûr. elle fait partie de ce type de voix melliflue qui vous ensorcelle pour mieux vous achever (une voix d’enchanteur, que dis-je ? de sorcier, c’est bien cela). Mais celle qui chante, c’est aussi pas mal.

Truly, madly, deeply (1990)
C’est une  histoire de musique, d’amour perdu, de fantôme,  de souvenir, de violoncelle, signée Anthony Minghella.

Plus amusant, dans « Help , I’m a fish » (Gloups, je suis un poisson , en français ) , la voix de Joe, le méchant poisson est celle d’Alan Rickman. et cette chanson « Intelligence »…

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Dear Alan…

6 ans aujourd’hui.
A ce sujet : il y a un bel hommage dans la Réunion Harry Potter pour les 20 ans : » Return to Hogwarts « .

Lady Butterfly & Co

J’aimerais vraiment arrêter de faire des articles « en hommage à … » mais  celui-ci me tient particulièrement à coeur.  69 ans, mon cher Alan, ce n’est pas un âge pour mourir. C’est trop jeune. Pas maintenant. 
C’est ce qu’on se dit. On se révolte. Et pourtant, Alan Rickman est décédé ce 14 janvier 2016. 

Alan Rickman est l’un des rares acteurs (heu…le seul) à qui j’ai un jour envoyé une carte d’anniversaire qui était en février.  Oui. Un jour, j’ai bien écrit cette carte et je l’ai postée. Une carte que j’avais moi-même illustrée plusieurs années auparavant. Et pour la petite histoire, j’avais reçu une réponse de son attachée de presse. 
Car Alan Rickman est (était, donc)  certainement le 2ème acteur dont je suis vraiment admirative — la 1ère place est depuis longtemps prise par Gary Oldman, ce n’est pas un secret — 
J’ai vu un nombre considérable de films dans lesquels…

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Premières lignes — 11 janvier

Premières lignes 

 » Peu après la mort d’Hippolito dont il était l’élève, Vishbume sollicita un poste similaire d’apprenti auprès du sorcier Tamurello mais essuya un refus. Il offit alors de vendre un coffret contenant des objets qu’il avait emportés de chez Hippolito. Tamurello y jeta un coup d’oeil et ce qu’il vit éveilla suffisamment son intérêt pour qu’il paie le prix de Vishbume. « 

La perle verte est le second tome de la trilogie Lyonesse, débutée avec Le jardin de Suldrun . Une fois encore, Jack Vance entame le roman par un flash-back qui nous relate les origines de la vapeur verte, issue des machinations des sorciers (Tamurello, Desmeï, Vishbume) ainsi que la façon dont celle-ci se transformera en une perle bien ennuyante…
Puis, nous retrouverons à nouveau Aillas, plongé dans les complexités de la politique. Il doit faire face aux attaques des Skas, sur lesquels il a une revanche à prendre puisqu’il a été leur esclave dans le premier tome. De même, le roi Casmir, père de l’infortunée Suldrun, continue ses manigances afin d’exercer son autorité sur toutes les Isles Anciennes. Lui aussi, Aillas aimerait bien le confondre…voire prendre une légère revanche.
Mais, au cours de ce tome, Aillas apprend aussi peu à peu à connaître son fils Dhrun qui a grandi auprès des fées et pour qui le temps ne s’est pas écoulé de la même façon que les humains. Ainsi, le père et le fils n’ont que peu de différence d’âge, ce qui trouble bon nombre de gens.
Quant à Casmir, il ne comprend plus le sens de la prophétie qui prétend que le fils de Surldrun règnera sur les Isles Anciennes. Il ne connaît à sa fille défunte que la jeune princesse Madouc, une étrange fillette. Lorsqu’il apprend qu’elle est en fait une enfant fée, il préfère garder le secret et envoyer des espions afin de découvrir la vérité… trouvera-t’il ? Le roi Casmir est retors et son réseau d’espionnage paraît bien rôdé.
Tout se complique. Les intrigues se resserrent.
Et pourtant..
Pourtant, j’ai trouvé à la relecture, que ce roman n’était  pas forcément le plus passionnant des trois, malgré les péripéties qui se succèdent. Il me semble que j’avais déjà eu la même remarque lors de ma première lecture.
Aillas lancé à la poursuite de la jeune noble ska, Tatzel, est peu crédible. On se demande pourquoi il semble aussi obsédé par la fille de son ancien geôlier. D’ailleurs, il a quand même très vite oublié son grand amour, Suldrun. A ce sujet, la pauvre Suldrun reste le personnage le plus maltraité de cette saga puisque Vance se débarrasse vite d’elle et que personne ne semble la pleurer.
Tatzel ne fait pas long feu non plus — c’est à se demander à quoi elle sert, en fin de compte. Servir de love interest à Aillas ? On a du mal à le croire.
Quant à Shimrod, le magicien, et à ses démêlés avec Mélancthe, l’avatar de la sorcière Desmeï, ce n’est guère plus passionnant mais plus plausible, car la sorcellerie est en oeuvre. Même si Shimrod est un peu amoureux de Mélancthe,  il est surtout sous l’effet d’un charme, plus que sous l’effet de ses charmes.
Il reste que les personnages féminins de type Mélancthe (même si elle n’est pas « réellement humaine »), ou de type princesse Suldrun ou même Tatzel, restent des figures particulièrement passives — et fades. On aimerait qu’elles agissent, non qu’elles se laissent porter par les événements ou se laissent contrôler par autrui (i.e : des hommes).
(– à noter : je passe sur les phrases paternalistes, à la limite misogynes et bien datées, que j’avais déjà notées il y a fort, fort longtemps lors de ma première lecture, du type : « je vous aime, vous ne m’aimez pas,  dois-je vous prendre par la force ? »… — ).
Là résident donc pour moi les points faibles, notables surtout dans La perle verte. Pour le reste, le monde des fées, les artefacts magiques, l’aspect conte, les trames entrecroisées toujours bien menées, les incursions dans les  univers extra-dimensionnels comme Tanjecterly, tout cela est délectable. Et pour nuancer ce que je disais ci-dessus, le personnage de Glyneth qu’on a appris à connaître dans le premier tome, est loin d’être une petite chose passive…
Un tome un peu plus  en demi-teinte qui ne s’essouffle pas, pour autant.
pp5221-1986

Merci aux éditions Le Livre de Poche Imaginaire 

Le Cycle de LyonesseLa Perle verte (Lyonesse, Tome 2)

Résumé : Il régnait alors, sur les terres des Isles Anciennes, chaos et infortune. Aillas de Troicinet, désormais roi de l’Ulfland du Sud, devait guerroyer contre les Skas, qui jadis l’avaient réduit en esclavage, et contre l’ambition du roi Casmir, qui rêvait toujours d’étendre son empire au-delà de Lyonesse. Mais, selon une ancienne prophétie, seul le fils de Suldrun parviendrait à unifier l’ensemble des Isles Anciennes ; Suldrun qui, avant de disparaître, n’avait enfanté qu’une fille… Cependant, le monde de la magie menaçait de peser sur l’issue des conflits : la malice de la sorcière Desmëi s’était concentrée sous la forme d’une perle verte, semant luxure, envie et mort.

 

Arts d’hiver — 28 (4ème saison)

 Nouvelle saison des Arts d’hiver ( tous les articles sont là )

Anna Berezovskaya (née en 1986 dans la région de Moscou) est une artiste russe qui a étudié les techniques artistiques au Collège  Abramtsevsky Art and Industrial. Elle mêle le  réalisme, l’abstraction et surréalisme, inspirée également par la culture russe et la littérature.

Première lignes — 3 janvier 2022

Et voilà les premières premières lignes de cette année

 » Tout commence pour Lyra dans une aube incertaine. Avant même  l’aurore, au coeur d’un tout petit village, quelque part sur une île en Egée que l’on nomme Psili. Nuit s’est alanguie la veille dans le murmure des chênes et la respiration pierreuse de l’écume sur la plage de galets. Dans les odeurs fécondes du soir descendant des collines portées par les trilles calmes et têtus des grillons. « 

Nous voici en Grèce, plusieurs années après la guerre de Troie et nous allons suivre le parcours de trois amies, trois jeunes filles devenant des femmes, qui ont grandi ensemble : Lyra, chasseresse qui déteste l’idée de se retrouver mariée bientôt à un balourd du village ; Agamê, grande, puissante, forte, emplie de colère et prête à en découdre : et enfin Ényô, une orpheline qui a grandi un peu en dehors du bourg, en semi-sauvage, et qui parle aux esprits. Les trois adolescentes décident une nuit de célébrer Dionysos au coeur de la forêt, en ménades, donc.  Au matin, revenant au village, elles découvrent qu’il a été pillé et incendié. Pire :  certains habitants ont été sauvagement assassinés. Le  reste de la population a  été enlevée, en esclavage. Les trois amies font le nécessaire pour les défunts puis décident de partir à la poursuite des ravisseurs et de délivrer leurs proches. S’ensuit une quête digne de celle d’Ulysse. Les trois amies vont même marcher sur ses traces puisque leur voyage (initiatique, évidemment) les mènera par exemple près du cyclope Polyphème (toujours furieux contre Ulysse). Nous les suivons avec sympathie dans ce parcours ponctué de créatures mythologiques (le Minotaure est là) qui leur permettra de dépasser leurs frayeurs et de se découvrir elles-mêmes, voire de se dépasser.
C’est un beau récit, empli d’imaginaire, donnant la parole aux jeunes femmes (de vrais personnages bien construits).
J’aurais pu adorer mais le style poétique devient souvent trop lourd et ampoulé. Cela donne un résultat parfois indigeste (trop, pour ma part, mais ce n’est que mon avis ; d’autres le trouveront peut-être que c’est une écriture magnifique). Au bout d’un moment, j’ai eu du mal, je dois le dire et même si j’avais très envie d’adhérer à ce voyage, je me suis lassée. Peut-être pas la bonne lecture au bon moment.
En tout cas, si vous aimez l’Antiquité, la mythologie et les personnages féminins captivants, c’est à lire.
Ce n’est pas aussi puissant que… » Circé « , , mais c’est un roman à envisager. (ah et la couverture est superbe).

Les Ménades par Texier

Résumé : Mer Egée, une génération après la chute de Troie. Parties se livrer à des rites dionysiaques, trois jeunes filles marginales échappent au raid des pirates venus enlever tous leurs proches. Les apprenties ménades décident alors de tout quitter dans l’espoir de pouvoir libérer les leurs lorsque les pirates les auront vendues comme esclaves. Or, ces guerriers originaires de Thèbes s’avèrent avoir un but : poursuivre l’étrange mage échoué sur l’île des trois jeunes filles et qui les a initiées au délire.
De la prison du minotaure jusqu’aux terres des cyclopes et aux palais marins des naïades, cette quête entreprise par les ménades aux confins de la Méditerranée les mènera à découvrir la véritable nature du mage et la raison de la haine que lui vouent les Thébains, mais surtout à se découvrir elles-mêmes à travers les épreuves, jusqu’à atteindre liberté et connaissance de soi.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

 

Challenge de l’Imaginaire — 2022

2022 et pour moi, ce sera ma troisième participation au Challenge de l’Imaginaire organisé par et chez Ma Lecturothèque.

Je rappelle le principe :

Le but du challenge :
L’objectif de ce challenge est de lire et de chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l’Imaginaire, à savoir :
– la Science-Fiction
– la Fantasy
– le Fantastique
(avec leurs sous-genres comme la dystopie, la bit-lit, etc.).

Comment réussir le challenge ?
En début de challenge, vous vous fixez un échelon à atteindre, qui correspond à un certain nombre de livres à lire et à chroniquer. Pour réussir le challenge, vous devez atteindre l’échelon que vous aurez choisi (avec la possibilité de changer d’échelon au cours de l’année).
Pour corser le challenge, vous avec la possibilité de choisir une catégorie de difficulté et il vous faudra alors, en plus d’atteindre l’échelon fixé, respecter aussi la catégorie choisie. Si vous ne souhaitez pas vous rajouter de difficulté, choisissez simplement la catégorie A (cf. les informations ci-dessous).
Pour vous filer un coup de pouce, des thèmes bimestriels vous permettront de valider deux lectures au lieu d’une d’un coup (voir plus bas) !

Vous faites d’autres challenges ? Pas de problème, vous pouvez les cumuler comme bon vous semble !

Timeline du challenge :
Démarrage du challenge : 1er janvier 2022
Fin du challenge : 31 décembre 2022
Fin des inscriptions : 31 mars 2022

(détails du suivi)

En ce qui concerne 2021, vous pouvez retrouver mes lectures ici (en fait, j’en ai lu plus mais je n’ai pas tout chroniqué par manque de temps + certaines chroniques sont en attente pour 2022) — En 2020, cela donnait un résultat un peu différent.

Cette année, j’ai décidé d’inclure des lectures ou relectures de classiques de la SF/fantasy parce que j’en ai en stock. Ce sera donc une catégorie D avec minimum de 12 livres, dont 3 livres écrits par des auteur·ices  « classiques » de l’imaginaire.

 

Lectures pour le challenge

  1. Les Ménades – Nicolas Texier
  2. La perle verte (Lyonesse. 2) – Jack Vance
  3. Le monde des démons (Les voleurs de fumée T2) – Sally Green

Meilleurs voeux 2022

Très bonne année 2022 pleine de lectures, de films, de musique et d’art !

LeyArts photos

Je dois dire que cette année 2021 a été un peu spéciale avec des difficultés de toutes sortes  ( un bon nombre ), des décès ( ma grand-mère et celle de mon compagnon ), un gros gros passage à vide pour moi avant le décès de ma grand-mère (« salut, c’est ton pote l’épisode dépressif, tu avais oublié que j’existais peut-être ? Tu croyais t’en sortir comme ça ? etc….etc… ») et pour finir l’année : nous avons passé Noël aux urgences vétérinaires pour Loki ( consultations + appel du véto à domicile, même le soir du 24…. ; on a eu bien peur). Loki souffre donc de gastrite chronique. Rien de très étrange : c’est courant chez les chats, ça se soigne et il est jeune.
C’était quand même une drôle de façon de terminer l’année…

Mais comme je ne vais pas voir le fameux verre (d’eau) qu’à moitié vide…

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