Gary, les hypocrites etc

Suite à cette interview ,   où il  a un peu dérapé (enfin, ça s’appelle « se lâcher » ou comment ne pas faire l’hypocrite, à voir) Gary Oldman s’excuse. Et oui, quand on parle de choses qui fâchent, voilà ce qui se passe. Je me disais bien que ça allait mal tourner, cette interview,
complètement politiquement incorrecte.
De nos jours, il faut fermer sa bouche – particulièrement quand on est une célébrité.

Allez, c’est parti:

ça commence par ça

et ça

Son manager a rajouté ceci (sur twitter) , ce qui est tout à fait juste. Car, à parler d’hypocrites, il y a de quoi faire…

Au passage,  le Figaro, en France a fait une belle faute d’orthographe  en traduisant une phrase de G.Oldman  « nous sommes tous des putains (bien le « s » à putains pour les gros mots, pas de soucis! ^^) d’hypocritE » (sans « s »….repassez le Bac de français, les journalistes, là, c’est juste en ce moment chez nous – je dis ça, je dis rien…) . Donc, c’est sympa de traduire les insultes (sans fautes) mais ce serait mieux de mettre le pluriel partout. C’est ici (même si le Figaro, ce n’est pas ma tasse de thé)

Il faut lire: « nous sommes tous des putains d’hypocrites » (ou « de foutus hypocrites », si on préfère)

Ici, « un monde d’hypocrites », tout va bien, pas de fautes. Et oui, je vais commencer à faire ma relou mais quitte à citer les gens autant le faire en français (et « relou », ça l’est? Oui, en verlan, parfaitement de même que « keuf » ou « keum », je crois bien que c’est dans le dictionnaire à présent).

 

Et puis, comme on aime bien se délecter dès que quelqu’un fait un faux pas, voilà autre chose: ICI

 

Bien, et au fait, qu’a dit Gary ?

 

Mon avis? Mais je ne peux pas être objective (qui l’est?). C’est Gary Oldman !
Et s’il y a une chose que je déteste, ce sont les …foutus hypocrites (avec un »s ») , en général, pas en particulier. Je l’ai déjà dit. Pourquoi?
C’est simple. Je sais que les êtres humains sont des êtres de paradoxe(s). Donc complexes.

Mais je me dis toujours qu’avec un peu plus de communication – oui, je sais, je rêve – et un peu plus de clarté, d’honnêteté les uns envers les autres, tout serait plus simple. C’est une douce illusion. C’est l’illusion de quelqu’un qui est fatigué des non-dits, des silences, des malentendus et du « politiquement correct ».

Parfois je me dis que:

Le jour où les gens arrêteront de « faire comme si » ou de « prétendre qu’ils sont comme ça » puis de faire l’inverse dans leur vie, le monde tournerait peut-être plus rond. Le jour où les gens arrêteront de dire « oui, oui, je suis d’accord » à quelqu’un avant de s’empresser de glisser derrière le dos de la personne en question «  mais quel(le) crétin(e) , dire qu’il a fallu que je l’écoute!« , les choses seraient   plus claires. Le jour où les gens cesseront de déclarer « je ne suis pas (au choix) raciste/homophobe/antisémite/islamophobe/misogyne…..etc,etc… »pour tenir ensuite des propos ou avoir des comportements  à l’opposé…..
Le jour où les gens seront honnêtes et se parleront, assumeront le fait que, oui, parfois …..
Stop. Je l’ai dit, je suis une idéaliste.

 

Nous sommes tous obligés de faire des concessions ou de nous taire un jour ou l’autre, par courtoisie, par respect,
pour garder un travail, que sais-je…?
Mais de là à vivre comme des moutons, incapables de penser par nous-mêmes, incapables de nous parler franchement (un minimum),
incapables d’assumer nos opinions au risque de déplaire – mais déplaire à qui? La foudre ne va pas s’abattre sur nos têtes parce que nous avons
su dire « non » ou seulement ce que nous pensons.
Le « politiquement correct » me gonfle. L’hypocrisie me lasse. Pire. Elle m’use.

J’ai sûrement dit un tas de conneries dans ma courte vie (je ne suis pas octogénaire, donc oui, courte encore), je n’en doute pas.

Quand elles étaient énormes, je me suis excusée. Quand c’était trop tard, tant pis.
Quand elles n’étaient pas si graves, j’ai continué mon chemin.
Mais j’ai parlé. Et à la fin, je ne vais pas revenir dessus ad vitam aeternam.
Le silence est la pire des choses. Il ne résout rien. Les insultes non plus.
(sauf au volant, ça soulage ! et contre les harceleurs dans la rue qui vous traitent
de sal****  mais ça, c’est un autre sujet)
Note: je vais sûrement en dire un autre paquet si je veux devenir octogénaire.

Et j’espère que j’aimerais autant ce cher Gary.

 

PS: Je vais arrêter avec ces histoires de Fôtes d’Ortograf – ou pas