Subtilités d’une langue

C’est au détour d’un blog que j’ai trouvé l’article : http://tvmag.lefigaro.fr/le-scan-tele/series/2015/01/14/28005-20150114ARTFIG00301–hannibal-un-heros-du-hobbit-dans-la-saison-3.php

En lui-même, il n’a rien de spécial, rien de bancal (rien de spectaculaire non plus, par ailleurs).

Il contient simplement une figure de style qui a été mal comprise (ici)

Que dit la phrase?: (je cite et, mince, voilà que je cite Le Figaro, rien ne va plus! ^^)

« Le sympathique Francis Dolarhyde, développé dans Dragon Rouge, a pour habitude de massacrer des familles entières et semble avoir une appétence particulière pour les petits enfants, d’où son surnom de Tooth Fairy, en français La fée des dents, équivalent anglo-saxon de notre célèbre petite souris, qui vient chercher la nuit les dents de lait de nos bambins sous leurs oreillers… »

A première vue, rien ne cloche….ou presque, non?
On remarque tout de suite que la journaliste a voulu introduire une note d’humour qui, à l’écrit, ne s’entend pas forcément.
Pourtant, je tiens à rappeler qu’en français, l’une des figures de style dont nous usons très souvent est : l’antiphrase (particulièrement pour faire de l’humour).
Je rappelle ce que c’est: l’antiphrase consiste à employer, par ironie ou par euphémisme, un mot, une locution ou une phrase, dans un sens contraire à sa véritable signification.
Du genre: « ah, c’est intelligent, ça! » – pour dire que « c’est franchement très bête » etc, etc…(nous le faisons tout le temps).
Dans le cadre humoristique, cela s’appelle simplement : une antiphrase ironique. C’est effectivement la plus fréquente des formes d’ironie : dire l’inverse de ce que l’on souhaite signifier tout en laissant entendre ce que l’on pense vraiment.
J’en reviens à mes moutons ou plutôt à mon serial-killer :
Ce « sympathique » consiste à dire: « cet affreux bonhomme ».
CQFD.

Je suis certaine qu’à l’oral, la nuance aurait été beaucoup plus claire pour des francophones.
(et, oui, la journaliste aurait pu présenter cela différemment mais ce n’est pas choquant.)
Bref, j’en viens juste à me répéter: les nuances d’une langue sont très subtiles (c’est souvent le problème rencontré en traduisant, par exemple).

PS: Pour ceux qui aiment les thrillers, « Dragon rouge » est scotchant. Je l’avais lu dans les années 90, avant de lire « Le silence des agneaux » et je pense qu’il est (peut-être) meilleur. Brrrr…..

3 réflexions sur “Subtilités d’une langue

  1. If what you say is accurate, then yes, I missed the nuance of the language. But even so, why add in a plot characteristic that is false? I got it all the way up until he likes to eat small children. Apologies for not being able to answer you in your language.

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    • I think I would have missed it in another language (English, Spanish, whatever…).
      When I read what she wrote, I found it weird at first because when it’s written, you can misunderstand it. That kind of humour sounds better when you talk. (even so…..)
      Well, nobody’s perfect.

      Don’t apologize, Perry. I wasn’t able to write this post in English yesterday ^^

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