365 jours d’écriture: Créez un personnage féminin

Je ne vais pas le cacher: j’ai la tête qui bouillonne en ce moment pour cause de phase d’élaboration; ce moment qui précède l’écriture. Ceci n’arrange pas mes affaires car j’ai toujours un texte en cours auquel je tiens et que je compte finir.Mais, je l’ai déjà dit, il me faut du temps parfois pour tout développer. N’étant pas du genre à laisser tomber les choses (« lâche pas l’affaire! »), j’ai simplement besoin de laisser mûrir le tout avant de reprendre (et de terminer).

Pour en revenir au Défi 365 jours d’écriture lancé par AGirlKissed By Fire, j’ai décidé de choisir les thèmes que je pourrais boucler.

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Personnage féminin, donc

Voilà ma façon de concevoir un personnage avant de l’introduire complètement dans l’histoire (je parle surtout d’un personnage principal). J’ai repris un personnage existant, ce qui explique qu’elle est à présent assez bien développée.

C’est un personnage féminin, issu d’un univers de fantasy (la fameuse histoire en cours). Son prénom n’a pas été très long à trouver (l’orthographe un peu plus); son nom de famille me paraissait évident.

 

Draïlina Eau-de-Saule

Age (+ ou – ): 37/39 ans
Description: petite femme trapue (au début de l’histoire: très ronde); yeux en amande d’un vert très clair; cheveux longs châtains striés de blanc et gris prématurément; cicatrices sur le corps; peau halée facilement, visage ovale, pommettes hautes.
Métier: guérisseuse
Lieu d’habitation: une maisonnette
sur la Butte près du Bourg de  Côte Sur Roche.
Statut: Veuve de Finn Tornipe qu’elle a perdu lors d’une embuscade ainsi que leur fils, Piedro.
Lieu de naissance: inconnu
A grandi dans les  Lointaines plaines, près de la région des Marais (loin du Bourg)
A été élevée par Bertz et Noéma (qu’elle considère comme ses plus proches parents)
Parents: à ce stade de l’histoire: inconnus
Aptitudes: connaissances des plantes et des remèdes; parle plusieurs langues (Plainien, Collinien, ….); sait lire et écrire, monter à cheval; préparer un voyage.

Et pour compléter, voici le début de l’histoire (que vous pouvez retrouver jusqu’au chapitre 22 sur mon cher vieux blog qui fête ses 10 ans cette année, NapalYsaLeya

Chap.1 – Draïlina

« C’était le lendemain d’une journée de tempête. Les nuages s’accrochaient encore aux crêtes des montagnes puis poussés par le vent, ils s’éparpillaient petit à petit dans les plaines en contrebas.
Les plus hauts sommets se découpaient sur un ciel lavé par la pluie qui était tombée depuis plusieurs jours. Le soleil perçait à nouveau. Les bruissements venant des buissons et des arbustes annonçaient une belle après-midi. Draïlina Eau-De-Saule menait la ponette par le licol jusqu’à l’enclos réservé à ses animaux, deux chevaux et une mule. Elle les avait gardés à l’écurie pendant que le mauvais temps se déchaînait au-dehors. Les bêtes étaient fatiguées des rester enfermés. Draïlina aussi.

La petite jument s’ébroua quand elle la laissa libre d’aller à sa guise.

Elle commença à trotter dans l’enclos, le soleil réchauffant son poil épais.

Un sourire se dessina sur le large visage ovale de Draïlina. Elle abrita de sa main ses yeux clairs.
Elle était restée à l’abri de sa maisonnette et de l’écurie pendant toute la tempête. L’air pur lui avait manqué. Mais la lumière crue lui faisait mal aux yeux à présent.

Si le beau temps se maintenait, elle pourrait aller jusqu’au Bourg acheter des provisions. Elle devait aussi vendre des baumes et des onguents qu’elle avait fabriqués. A Côte Sur Roche, elle avait des clientes qui lui commandaient des produits pour la peau, confectionnés à partir des plantes que la guérisseuse récoltait et faisait sécher à des fins médicinales. Mais Draïlina devait avouer que les demandes pour les onguents de beauté étaient plus courantes que celles des remèdes. Les dames et les demoiselles de Côte Sur Roche n’étaient peut-être que de simples marchandes ou épouses et filles d’artisans, voire de paysans mais elles n’en étaient pas moins de véritables coquettes.

 

Draïlina était versée dans les arts de la guérison depuis son plus jeune âge. Elle avait appris auprès de son oncle et sa tante qui l’avaient élevée, loin d’ici, dans un village des Lointaines plaines, près de la région des Marais. Elle les avait quittés pour épouser Finn Tornipe, un commerçant itinérant. Il l’avait surprise, en demandant sa main. Elle n’avait alors que dix-sept cycles. Et si son visage était avenant, elle était de petite taille et avait une carrure un peu massive. Son sourire agréable compensait ses traits peu classiques: des yeux étirés d’un vert clair, une stature qui promettait de s’épaissir rapidement. Les jeunes gens du village aimaient bien la taquiner et flirter avec elle sans lui faire de promesses sérieuses. En retour, elle ne repoussait pas un baiser quand le jeune homme lui plaisait, ni d’autres caresses quand il était plaisant. A cette époque, Draïlina était insouciante et un peu frivole. Seul Finn Tornipe avait su calmer son tempérament impétueux.

De dix cycles son aîné, il était grand, robuste, avait la peau mate, de courts cheveux noirs et l’air toujours sérieux voire maussade.

Dans son travail, il était connu pour être honnête et habile. Il était originaire d’une ville des Plaines Plates, où ses parents s’étaient établis avant sa naissance.

Quand il faisait halte au village qu’habitaient Draïlina et sa famille, il était toujours très correct, respectueux et poli. Aussi avait-elle été très surprise par cette demande en mariage. Son oncle et sa tante en avaient été ravis: Finn était un parti honorable.

Quant à elle, elle était indécise. Elle voulait bien partir même si elle savait qu’elle n’était pas amoureuse de Finn. Mais il était agréable et elle était presque en âge de se marier. Elle ne voyait pas ce qu’elle aurait fait au village. Elle avait donc accepté de bonne grâce. Ils avaient pris la route et parcouru un long chemin, pour s’établir au pied des Montagnes Longues, au nord du lieu où elle résidait actuellement.

C’était il y a longtemps, à présent. Plus de vingt cycles. Une vie s’était écoulée depuis. Ou presque.

Finn était décédé brutalement et Draïlina était venue habiter dans la maisonnette de la Butte, non loin du Bourg de Côte Sur Roche.

Elle se secoua. Tout cela était du passé. Il ne servait à rien de remuer ces vieux souvenirs… Vraiment rien. Draïlina retourna vers la maison pour se préparer. » (la suite du chapitre ici)

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