C’est l’année du Coq!

Le Nouvel An lunaire ou Nouvel An Chinois 农历新年 (Nongli Xinnian) aussi appelé Fête du Printemps 春节(Chunjie) ou Fête du Têt au Vietnam est le festival le plus important pour les communautés asiatiques à travers le monde entier. Le terme Nongli Xinnian signifie littéralement « Nouvel an du calendrier agricole » car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est luni-solaire. Cette fête est un moment dont on profite en prenant des vacances et en se réunissant en famille. Les festivités s’étendent sur quinze jours, à partir de la nouvelle Lune jusqu’à la première pleine Lune de l’année qui correspond à la fête des lanternes.

En Corée, on dit :  새해 복 많이 받으세요 ( pour bonne année) et voilà comment ça se prononce:

Avec la vidéo suivante, on apprend de façon amusante comment les coréens fêtent la nouvelle année lunaire (korean style!):

[Throwback Thursday] Il était une fois…

 

C’est en passant sur le blog de Tanukisan que j’ai repéré ce TBT Livresque
tiré de chez BettieRoseBooks

Cette semaine, le thème est :

Jeudi 26 janvier : Il était une fois..

 

En effet, ce thème m’a donné des idées. Le conte est une forme littéraire que j’apprécie depuis bien longtemps: contes de tous les pays, contes de Grimm, Perrault, Andersen, sans parler des diverses mythologies qui ont fourni des histoires à conter…
Je n’aurais nullement besoin de rappeler que le conte est à la source de la littérature fantasy (et du fantastique, de la SF, bref, et de l’Imaginaire, tout simplement).
Quand il est revisité, on voit qu’il donne de splendides histoires, des films, des séries, des romans (ce n’est pas Catherine Dufour qui me contredira, par exemple).

Mais aujourd’hui, il m’est revenu à l’esprit une série de livres qui parle de l’Imaginaire et du Merveilleux, ainsi que de certains de leurs créateurs.

Les chroniques de l’imaginarium, Tome 1 : L’archipel des rêves est le 1er tome d’une suite de 6 livres (j’en connais 2 traduits en français).

1917. C’est la guerre. Par une nuit pluvieuse, trois jeunes gens, Charles, Jack et John, sont convoqués par la police londonienne, suite à un crime inexplicable : on a tenté de dérober à la victime, un vieux professeur, Stellan Stigurdsson,  avec qui ils étaient en relation, l’Imaginarium Geographica. John apprend par un curieux bonhomme, Bert, qu’il est désormais le Conservateur de cet atlas des Terres mythiques et légendaires, ce qui n’est pas sans danger… Poursuivis par de terrifiantes créatures, mi-hommes mi-bêtes, les quatre compagnons prennent la fuite à bord du Dragon Indigo, dont la fille de Bert est le capitaine. Ils font voile vers l’Archipel des Rêves, le royaume de l’imaginaire, désormais en péril…

Jusqu’ici, rien de très novateur ( » de la fantasy ado, quoi! ») – et pourtant, non…
Parce que les 3 personnages ne sont pas n’importe qui: il s’agit de John R.R Tolkien, C.S Jack Lewis (Narnia) et Charles Williams. Les Inklings!

Entre les références ici et là, le mélange  entre le Pays des Merveilles d’Alice, le Pays Imaginaire de Peter Pan, la Terre du Milieu et le Monde de Narnia, nous voilà projetés au cœur d’un univers parallèle au nôtre à l’origine des histoires imaginaires  inventées. 

Bref, c’est agréable à lire, captivant – et il faut le dire, on se laisse complètement embarquer. Mon seul regret quand je l’ai lu en 2010/2011: que ça soit   déjà terminé et que la suite ne soit pas disponible tout de suite en français. Le site de l’auteur, James A.Owen st très bien fait et on peut y voir les très belles illustrations réalisées pour les livres.

Les Chroniques de l’Imaginarium – T.1 et T.2
 James A. Owen (Auteur), Stan Barets (Traduction)

 

  • Broché: 328 pages
  • Editeur : Bayard Jeunesse (17 mai 2010)
  • Langue : Français

 

 

 

Ecriture en musique – 2017

J’écris –  j’écris beaucoup, si bien que je suis moins présente sur mes blogs.

Voilà, petit à petit,  la suite d' »Eau-de-Saule » :il y sera question de la Fête à Lacustria …

Lien ici

A jour, également, la 2nde partie de la 1ère fan-fiction Harry Potter. 

Et toujours, « Les gants du magicien »,texte   court.

Ce que j’écoute en ce moment?

 

 

Come to the dark side….il y a des séries (aussi)

Oh, 2017 commence, et les séries pleuvent tranquillement.
et je « profite » – hum, je profite moyennement, disons que je fais contre mauvaise fortune bon coeur (râler et grogner ne serviront à rien)  –  d’un break dans ma vie pro pour les regarder.

Qu’ai-je donc vu?
#1 – Emerald City

Dira-t’on « énième adaptation du Magicien d’Oz » ou une façon de revisiter les personnages de L.Frank Baum?

Ici, Dorothy est latina (Adria Arjona) – elle est emportée par …une tornade au volant d’une voiture de police (avec le chien!). Elle  se retrouve dans le monde magique d’ Oz, où elle va,malgré elle, provoquer le bazar, sans s’étonner de se retrouver dans un monde « magique ».

Finalement, Emerald City est assez classique, y compris visuellement. (décors, costumes, compris)

Ma question reste: qui a t’il de nouveau? (et pourquoi « fantasy » rime-t’il si souvent avec « ennui » une fois à l’écran? – mais là, j’ai des réponses ^^)
Ni passionnant, ni nullissime. Mais souvent très « déjà vu ».

#2 – Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Ils sont trois : Violette, une fille de 14 ans à l’intelligence scientifique, Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse et Sunny ( Prunille en VF), une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie.
Désormais orphelins, à la tête d’une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu’à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille.
Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l’attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.

On pense à Tim Burton, on pense à « Pushing daisies » avec cette série. Elle est très esthétique, noire ( l’humour!). Bref, belle, intelligente, bien fichue.
Pour résumer: au bout d’1 épisode, j’avais envie de continuer rapidement…

#3 – Taboo

Londres –  1814. James Keziah Delaney  est de retour pour assister aux funérailles de son père, après 10 ans passés sur le continent africain. Présumé mort, il revient transformé et enrichi de quelques diamants acquis illégalement.

Il hérite d’un lopin de terre de la Compagnie britannique des Indes orientales située sur la côte ouest-américaine, ardemment convoitée par l’Empire britannique et son rival  les nouveaux  États Unis,

Et, donc? …
J’ai vu les deux premiers épisodes. Cette série est  hantée.
Tom Hardy et Oona Chaplin ( femme de Robb Stark dans Game of Thrones) y composent deux personnages au passé obscur, sur un fond d’amour, de vengeance.
Bref, mystère, noirceur et j’allais oublier: Mark Gatiss y fait le Prince Régent.

Pour l’instant, Taboo et les Orphelins Baudelaire me suffiront. Sans compter que, dès cette semaine, certaines séries reprennent après la pause hivernale (Lucifer; Gotham, pour ma part).

Faites votre choix!

A propos de : Harry Potter fan-fic #Severus 1

Il y a 10 ans, je me lançais dans la grand aventure de la fan-fiction (mieux vaut tard que…^^). Je n’avais presque jamais écrit dans ce genre de style – sauf une fois,  à l’adolescence, en commençant un texte inspiré par la série Galactica (Battlestar Galactica 1978), première du nom.
Il m’aura fallu Harry Potter, des échanges avec des personnes fans de Severus Rogue (et la fin de la série ) pour entreprendre d’écrire un 1er texte – puis un autre.
Le plus agréable de ma 1ère incursion au pays de la fan-fic Harry Potter reste encore (et toujours, puisque l’histoire est en ligne) les retours encourageants des lecteurs.
Dire que je me suis amusée est un vain mot.  Voici le début mis à jour :

Les personnages de Severus Rogue (Snape) et autres de Poudlard sont la propriété de JK.Rowling et non la mienne.

Les personnages de Melinda Lake, Alvin et Julia (tous de Serdaigle) sont mes créations.

 Thème : romance/ télépathie (version Legilimens) et Severus Rogue

Melinda, Julia et Alvin sont trois amis scolarisés en dernière année au collège de Poudlard à la maison de Serdaigle.

1989 (décembre) – Poudlard – Dernière année pour Melinda et ses amis. Ils passeront leurs examens en juin. Ils ont pris les Potions comme matière et doivent travailler dur. Surtout avec un professeur de Serpentard qui n’est jamais satisfait de ses élèves! Surtout quand l’un d ‘entre eux se découvre une aptitude imprévue et embarrassante !

 

   I- Tentation (tenter ou être tenté)

 

« – Le cours est terminé ! Rangez vos affaires et sortez en silence, si vous le pouvez ! »

La silhouette sombre s’éloigna, les pans de sa cape battant ses flancs.

–         Tout est sinistre dans ce bonhomme, je ne m’y ferais jamais, maugréa un jeune homme d’environ dix-sept ans.

–         J’ai toujours dit que ce prof, c’était une vieille chouette. Enfin, c’est notre dernière année avec lui, soupira une étudiante ses côtés.

–         Quoi, une vieille chouette ? Non, une chauve-souris, tu veux dire, gloussa une autre fille en lançant son sac par-dessus son épaule. Estimez-vous heureux, encore quelques mois et on en aura fini avec lui !

Les élèves de dernière année quittaient le cachot où se tenait le cours de Potions. A la traîne, trois étudiants de Serdaigle prenaient leur temps. Ils n’avaient plus qu’à se rendre à la Salle commune  de leur Maison afin de réviser.

–         Tu as vu, Mel, lança le jeune homme blond, il nous demande deux rouleaux de parchemin sur les particularités des différentes potions..de..je ne sais plus quoi, hum, et avons toutes ces révisions encore, il  va trop loin, vraiment !
–          Oh, Melly n’aura aucun problème avec ça, elle est excellente dans cette matière, glissa malicieusement une petite brune aux yeux noisette.
–         Je sais, Julie, mais moi? Pff, je vais patauger! Quel sale type, on devrait l’empailler dans un coin de sa classe! Un sort doit pouvoir faire ça!

La petite brune éclata de rire. Au milieu d’eux, une jeune fille élancée à la longue natte sombre se tenait étrangement silencieuse. Elle semblait absorbée dans ses pensées. Brusquement, elle leur lança, inquiète :

–         Julia, Al, vous devriez parler moins fort, je ne sais pas, on pourrait avoir des ennuis. Elle toucha ses tempes machinalement.
–         Melly, tu t’en fiches, d’habitude ! Qu’est-ce que tu as ?
–         Il t’a filé la migraine, ce sale épouvantail ?

Melinda s’était arrêtée au milieu du couloir et respirait de façon saccadée. Son regard semblait absent.

–         Vous ne devriez pas parler de lui ainsi?.
–         On ne va pas se gêner, Mel, coupa Julie. Et tu sais ce qu’on raconte à son sujet. Il a été  pire. Il aurait été au service de Tu-Sais-Qui quand nous étions enfants et il …
–         C’est bon, cria Melinda,comme prise d’un accès de colère.  J’ai déjà entendu tout ça ! Ne me répète pas ces rumeurs immondes !
–         Et si c’était vrai, Mel ? demanda Al, soucieux.
–         Je m’en fiche, voilà. Ne le traitez pas de Mange-Mort sans preuves ! Et quand bien même ça serait vrai, le directeur lui a fait confiance, non ? Il y a une raison à ça et c’est pas à nous de juger ! Vous ne croyez pas que chacun de nous a droit à une seconde chance ?

Elle avait perdu pour une fois le contrôle d’elle-même et se demandait ce qui lui arrivait. Elle reprit un ton plus bas :
–         Si vous n’êtes pas du genre à accorder une autre chance aux gens, je me demande pourquoi vous êtes amis avec moi, dans ce cas, laissa-t’elle tomber platement. Elle massa ses tempes une fois de plus.
–         C’est bon, Mel, reste calme, on ne le pense pas, tu le sais, dit Al d’un ton étonné.
–         Non, on est d’accord avec toi mais avoue que c’est pas un mec agréable, ajouta Julia, têtue. C’est un vieux…
–         Tais-toi ! gronda Mel sans savoir pourquoi elle criait.Adossée au pilier, elle continua dans un semi-vertige: Figurez-vous qu’il pense de nous que nous sommes de piètres étudiants, pour certains de fichus crétins!
–         On n’en doute pas, ricana Al avec un coup d’oeil complice vers la petite Julie. Des crétins..
–         Et puis.. il pense que nous n’avons pas la moitié d’une chance pour nos exams de fin d’année, enfin, pour la plupart d’entre nous. En fait, il se demande pourquoi il perd son temps avec…heu…de…Elle haletait et ne put continuer sa phrase.
–         Avec de tels idiots, en effet, termina pour elle une voix glaciale derrière eux. Ils sursautèrent.

A leur grand étonnement, le professeur Rogue se tenait juste derrière eux. Bien qu’élèves de dernière année et habitués aux manières de celui-ci, ils ne purent s’empêcher de frissonner.
L’ombre se profila entre leur petit groupe et le soleil d’hiver.
–         Vous aviez raison, mieux vaut ne pas parler trop fort, voire…médire, –il eut un petit rictus – ,quand un professeur est dans les parages, jeunes gens, vous ne l’avez toujours pas compris ?
Personne n’osa prononcer un mot. Il fit un large mouvement de la main et leur désigna le couloir vide :
–         Et alors, n’avez-vous pas des devoirs, des révisions ?
Al et Julie se poussèrent du coude, ramassant leurs sacs.
–         On y va, allez Julie, dépêche-toi !Mel,  prends ton sac!
Encore vacillante, Melinda s’apprêtait à leur emboîter le pas. Un mouvement arrêta son regard :
–         Oh, non, pas vous, Miss Lake. Il semblerait que vous soyez souffrante. Vous allez me suivre. Et vous autres, qu’attendez vous ? Filez ! »

Ses deux amis surpris lui firent des mimiques d’encouragement. Melinda décolla son dos du pilier et dans une sorte de brouillard, elle suivit le professeur le long des couloirs. Son coeur semblait pulser lourdement jusque dans le moindre recoin de son corps et de son cerveau.

Elle recevait des images qui la déconcertaient et se dirigeait au hasard, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Au bord de la nausée, elle finit par comprendre qu’elle devait s’arrêter de marcher.
« Une simple migraine, oui. Une migraine »se répétait-elle pour se rassurer, tachant de coordonner ses mouvements. «  Bien sûr, un fort mal de tête. Une migraine, c’est ça.… »

–         Non, pas une simple migraine, entendit-elle clairement à ses côtés.
Elle eut un hoquet de surprise. Trébuchant, elle se rattrapa au mur du couloir. Elle ne reconnaissait plus les lieux.

–         Où sommes-nous, professeur ? Ce n’est pas l’infirmerie, ici.

Pour toute réponse, Rogue ouvrit avec précaution la porte de son propre bureau. Il y régnait une atmosphère lugubre. Glauque. Verdâtre.

–         Veuillez entrer, Miss Lake. J’ai quelques questions à vous poser

Melinda se demanda vaguement quelle bourde elle avait bien pu commettre. Mais elle se sentait plus mal qu’elle ne l’avait jamais été et obéit sans argumenter. Tandis que le professeur allumait au passage du bout de sa baguette diverses chandelles, elle resta debout, chancelante, n’osant prendre l’initiative de s’asseoir. Le bureau était recouvert d’étagères pleine de livres et de flacons renfermant des choses aussi bizarres qu’écoeurantes. Melinda détourna le regard.

–         Vous pensez rester plantée ici jusqu’au point de vous évanouir, Melinda ?

Tirant le siège qui faisait face au bureau, elle s’effondra à moitié, notant à peine l’usage de son prénom. Derrière elle, Rogue marchait de long en large sans s’arrêter, visiblement préoccupé.

–         Dites-moi, demanda-t’il en s’arrêtant abruptement, depuis quand êtes-vous une Legilimens ?
–         Pardon, balbutia Melinda en se retournant pour essayer de comprendre ce qu’il lui disait. Une Legilimens ?
Il continuait à faire les cent pas derrière son siège, ne tenant visiblement pas à lui faire face.
–         Oui, ajouta-t’il avec agacement. Je suppose que vous êtes suffisamment instruite pour savoir en quoi cela consiste, non ?
–         En effet, professeur, j’ai lu des ouvrages sur ce sujet mais, enfin, je ne pense pas l’être…Je ne suis pas une Legilimens, je le saurais, non? elle s’arrêta, troublée, la tête brûlante. Finalement, rassemblant son courage, elle finit par dire :-         S’il vous plaît si vous pouviez arrêter de bouger dans tous les sens, je pourrais peut-être me concentrer sur ce que je dis!
Il s’arrêta. Brusquement, il posa les deux mains sur le bureau et la regarda, menaçant :

–         Comment osez-vous me donner des ordres dans mon propre bureau ?

–         Excusez-moi, je n’ai pas voulu dire…, insinuer… – elle voulut continuer  mais sa voix se brisa.

Sous l’effet du vertige, elle préféra se taire et n’osa pas croiser son regard. Pourtant, un instant, malgré son air sombre, elle avait découvert un visage qu’elle ne connaissait pas réellement : il n’était pas « un vieil épouvantail », en fait, malgré ses traits creusés et l’étrange reflet de son teint pâle, il n’avait pas l’air très âgé, à peine la trentaine. Quant à ses cheveux noirs, source de moquerie collective dans toute l’école, ils ne semblaient ni sales, ni trempés dans de la graisse à frites. Etait-ce une légende alimentée par les plus rieurs ou un fait observé de temps en temps ? Melinda l’ignorait. Elle n’y avait pas fait vraiment attention. Elle se souvenait juste que cet homme avait une allure inquiétante. Elle se renfonça un peu plus au fond de son siège.

 

Rogue la dévisageait. Melinda Lake, Sedaigle , dernière année : une de ses meilleures élèves depuis le début de son enseignement. Posée, calme, intelligente apparemment. Mais il ne lui avait jamais semblé que cette jeune fille ait montré des prédispositions de Legilimens. Aujourd’hui, le doute n’était plus permis. Ce qu’il avait perçu dans le couloir était bien réel. Il ne l’avait jamais vue non plus dans un tel état d’effarement. Oh, Severus Rogue n’accordait pas vraiment d’attention à ses élèves et encore moins d’affection. Il savait apprécier, sans leur dire ouvertement, ceux qui manifestaient un certain talent et du goût pour l’étude. Melinda Lake faisait partie de ceux-ci. Il se souvenait de ses progrès en Potions.
« Une bonne élève, enfin, parmi  ce tas de petits cafards ! » avait-il déclaré aux autres professeurs indignés par de tels mots. Le professeur Flitwick de Serdaigle en était arrivé aux mêmes conclusions – en d’autres termes – et était très fier de sa Maison.

 

Rogue s’était gardé de louer cette réussite. Il traitait Melinda comme ses autres étudiants. Celle-ci restait impassible. Il ne l’avait jamais vue tenir des propos déplacés. Qu’avait-elle dit à son sujet ? Il en était resté étonné. Elle avait pris sa défense, alors qu’il savait bien qu’une partie de la famille de Melinda avait été tuée par les serviteurs du Seigneur des Ténèbres une dizaine d’années plus tôt.

Etait-elle comme Dumbledore, le genre de personne à accorder une seconde chance ? Elle était si jeune encore.
Ou bien – sa mémoire fit un arrêt – un souvenir le foudroya soudainement. Agacé,
il chassa cette pensée importune. Cette ressemblance.
Il se trompait.
Il ne pouvait  conserver de ce souvenir que la couleur des yeux : ce vert qui l’obsédait jusque dans ses rêves. Ce vert qu’il revoyait presque à la nuance exacte dans les iris de Melinda.
Impossible.

Une voix murmurante qui s’efforçait d’être ferme le tira de son passé :

–         Avez-vous d’autres questions à me poser, professeur, parce que j’avoue que je ne me sens pas très bien.

Les yeux humides, Melinda enrageait de perdre le contrôle d’elle-même. Ce brouillard qui s’infiltrait dans son esprit, entrecoupé d’images, s’estompait trop lentement à son goût. Elle aurait aimé se sauver de cette pièce pour enfin aller se reposer. La sensation était trop étrange.

–         Vous êtes une Legilimens, Melinda.
Elle vit ses lèvres se retrousser légèrement. Une sorte de sourire. Si c’est bien ainsi qu’on vous appelle, ou bien est-ce Mel ou Melly ? ajouta-t’il avec un rictus de dégoût.

–         Melinda, professeur, dit-elle sur un ton plus assuré. Elle ramena vers elle sa longue natte brune. Comment en êtes-vous sûr ?

Elle leva les yeux sur lui, essayant de chasser les pensées qui l’entouraient comme des fantômes obsédants et attendit. A son étonnement, il se cala face à elle sur le rebord de son bureau dans une posture assez décontractée. Ses yeux noirs scintillaient à la lueur des chandelles.

–     Je n’ai aucun doute. Votre esprit était grand ouvert, tout à l’heure.
–      C’était si bizarre, je veux dire, ce n’est pas comme de « lire » des pensées, c’est plutôt percevoir des émotions, des images..Mais finalement, je savais exactement ce que vous pensiez de nous à l’instant. Oh, je suis désolée, je veux dire, cela provenait de vous, fit-elle en rosissant. Ce n’était pas intentionnel…

–     Vous ne contrôlez rien, c’est de là que vient votre confusion. Quand vous parliez, vous aviez votre esprit, hum, tourné vers le mien, voilà pourquoi vous avez cru « m’entendre », ajouta t’il avec une sorte d’indifférence. De plus, l’esprit humain ne se « lit » pas.

–      Je ne sais pas comment c’est arrivé. Dites-moi, ça ne va pas recommencer ? C’est effrayant, je ne veux pas de ça! elle leva son visage vers le sien.

Il eut de nouveau ce pincement de lèvres :

–         Il est clair que cela n’arrivera plus avec moi, déclara t’il. Pour un Legilimens, la meilleure parade est d’apprendre à fermer son esprit, à apprendre l’Occlumancie.

–         Occlumens,, elle plissa les yeux et se concentra sur le mot, c’est-à-dire être capable de ne plus rien laisser filtrer de son esprit. Vous savez le faire, n’est-ce pas ? Oui, vous êtes un Occlumens. Et pour moi, y-a-t-il un moyen d’apprendre ?

–         Vous me voyez ravi de votre promptitude d’esprit.

Son air était assez satisfait. Elle s’attendait presque à ce qu’il lui distribuât une bonne note. Vous êtes assidue dans vos études ou dans vos lectures. Ou bien y a t’il d’autres cas de Legilimens dans votre famille ?

Il regretta ses paroles sitôt avoir parlé. Il était trop tard pour les retirer. Inutile de s’excuser. Melinda était trop fière pour entendre de plates expressions de compassion. La pièce fut envahie d’un air glacial.

Haussant les épaules et redressant la tête, elle dit :

–         Professeur, peut-être ne savez vous pas?mais ma proche famille?Je veux dire que je l’ai peu connue. Mes parents, ma tante et l’un de mes oncles ont été tués quand j’avais dix ans par …

–         Le Seigneur des Ténèbres, il acheva pour elle, la voix basse.

–         Comme vous dites. C’était peu avant sa chute. Quelques mois. Alors mes grands-parents m’ont recueillie et élevée. Je n’ai donc pas plus de précisions sur les aptitudes de mes parents, elle fit un geste évasif. Elle ne pleurait pas, comme si elle avait accepté cet état de fait.

 

Rogue commençait à comprendre.

Mais le poids de la culpabilité lui fit fléchir les épaules. Il y a huit ans, où était-il, lui ? Il le savait. Il avait tout perdu. Il était ici à se lamenter, à pleurer la disparition de Lily Evans, comme un misérable.

–         C’est ainsi, professeur.

Le contact de la main douce sur la sienne lui fit l’effet d’un choc puissant. Que devinait-elle ? Il voulut la remettre à sa place immédiatement. Mais il ne le put.

Dans la lumière diffuse, les deux silhouettes ne bougeaient pas, captivées par l’instant.

Entre ses dents, d’une voix contractée, Rogue hacha ses mots :

–         Savez-vous ce qu’est le remords, Melinda? Non, bien sûr, vous êtes trop jeune pour cela. Trop jeune pour ressentir le fardeau du passé – une ombre passa dans son regard – pour sentir la pesanteur des erreurs commises, le poids de vos propres trahisons et de vos propres mensonges. Se rendre compte qu’il est trop tard et que finalement vous en portez l’entière responsabilité.
C’est une souffrance qui vous poursuit à jamais. Rien ne sert plus alors de vous révolter contre cela. Vous ne pesez pas lourd. Le plus mauvais de vous-même est enfoui et vous en êtes conscient. Cela s’est produit. Cela ne peut être effacé. C’est comme….une brûlure à jamais inscrite dans votre chair.

–         Une brûlure dont le symbole lui-même pourrait être, enchaina-t’elle et son geste fut trop rapide, même pour lui. En un froissement de tissu, Melinda retroussa la manche gauche de Severus, découvrant son avant-bras sur lequel, pâlie, la Marque des Ténèbres demeurait.

Il bondit en arrière, choqué :

–         Je ne vous permets pas !

Elle sentit dans le mouvement violent qui la projetait loin sur le sol qu’il lui avait lancé un sort sans le prononcer. Un bouclier invisible la repoussait avec force. Elle avait été jetée à terre  et s’effondra lourdement, amortissant sa chute sur les coudes. Mais elle ne put empêcher sa tête de heurter l’étagère pleine de livres et de recevoir un lourd grimoire sur le visage.

Etourdie, elle perçut le liquide chaud glisser de sa lèvre inférieure avant de ressentir la douleur :

«C’est sûr, je saigne, je me suis blessée! Et ma baguette est dans mon sac! Oh, quelle abrutie, je fais ! Provoquer un professeur?…et un ex-Mange-mort, je ne suis pas maligne! Qu’est-c’qui m’a pris ? Je ne voulais pas …  Suis-je en train de délirer? Le choc à la tête?  Aïe,  j’ai horreur de ça et… ça fait mal! »

Le coeur battant, la panique commença à se mêler au tiraillement de souffrance. Elle commença à remuer pour se remettre debout. Les contours étaient flous. Le vertige persista un moment.

Elle entendit un bruit de pas suivi d’un bruissement de tissu.

–       Ce n’était pas un geste à faire,  fit une voix haletante. Je  devrais vous dire de filer mais vous ne pouvez pas sortir ainsi puis raconter ce que vous avez vu à vos camarades!

–         Attendez, monsieur, je dois arrêter ce sang, je vais me salir, bredouilla Melinda sans le regarder.

Elle ne vit pas ce qui arriva. Une ombre passa devant ses yeux. Deux mains la saisirent beaucoup plus délicatement qu’elle n’aurait pensé et elle se sentit remise debout.

–         Je vais arranger ça

 Fin partie 1 ici 

Les gants du magicien

Il y a plusieurs semaines, Lord Chours est revenu avec des théories enfantines sur la magie et, en particulier, un (presque) début d’histoire de gants de magicien. L’idée a fait son nid…
Voilà ce que ça donne: 

 

                  Il était une fois dans la ville d’Hermeland un magicien qui se servait de son don en cachette. En effet, à cette époque, la Magie était officiellement prohibée sur tout le territoire. Le gouvernement avait même promulgué une Grande Loi afin de contrôler tous les individus pratiquant leur Art. Aussi incroyable que cela puisse paraître de nos jours, on pensait que l’Art de la Magie pouvait être dangereux. On disait que la Magie était la source de maux terribles, de guerres, de conflits, de meurtres, l’origine des haines et des violences. Bref, la Magie – et les magiciens, par extension – était la cause de tous les problèmes – et il fallait que cela cesse. Alors, on emprisonnait et on interdisait.

Donc, dans la bourgade d’Hermeland, Huguet Lelong officiait en tant que brodeur et couturier occasionnel. Ce n’était pas une profession rare car le travail manuel concernait les hommes tandis que ce qui touchait à l’intellect était réservé aux femmes.

C’est ainsi que l’Honorable Malou Belette, scribe de son état, vint le voir ce matin-là. Elle avait grand besoin d’une nouvelle paire de gants car la sienne était trouée. L’Honorable Malou Belette malgré sa position sociale élevée au Bourg d’Hermeland, se faisait fort d’être économe et de ne point gaspiller ses habits et ses souliers. Pour dire vrai, elle les usait jusqu’à la corde.

Accompagnée de sa fille cadette qui lui succéderait au conseil des Scribes lorsqu’elle serait en âge de le faire, Malou Belette frappa à la porte du couturier.Il se dépêcha d’aller répondre – on ne faisait pas attendre l’Honorable Belette – mais avant cela, il vérifia qu’il avait bien remonté ses longs gants de soie jusque sur ses avant-bras. C’était important.

Maître Huguet Lelong était un homme grand et fin, aux cheveux d’un brun mêlé de blanc, frisés, qu’il ramassait sous la toque brodée traditionnelle. Son visage paraissait sans âge. Ses yeux légèrement en amande étaient d’un marron profond, éclairés par des touches d’or. Quand il souriait, cela lui donnait un air malicieux à la façon d’un renard qui se serait moqué de vous ou qui viendrait de jouer un bon tour .

Il s’inclina devant la Scribe avant de lui souhaiter le bonjour. Celle-ci passa devant lui en relevant le menton, avec cette façon un peu insolente qu’elle avait gardée de ses jeunes années. Ses cheveux roux et gris étaient coupés assez courts et retombaient en ondulations sur ses pommettes hautes.
-Maître Huguet, fit-elle, en balayant du regard la pièce où était rangé le matériel de couture.

SUITE ICI 

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Bye bye 2016! #bilan

Nous avons dit: 2017!

Voilà (enfin) un regard sur mon année 2016

côté lectures (vue d’ensemble)

(ci-dessous – à noter que celles-ci sont répertoriées sur Goodreads)

 

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Pour les séries

En faisant un tri parmi ce que j’ai regardé :

 

Et pour les films vus au cinéma cette année

Lord Chours et moi-même sommes allés voir ceux-ci ensemble