Throwback Thursday Livresque:Au grand air (océan, montagne, …)

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !


Le thème de cette semaine est :

Vaste thème pour de vastes étendues! Je vous emmène dehors, pour ce nouveau TBT

Malgré toute l’affection que je peux avoir pour La Terre du Milieu, ce n’est pas avec le professeur Tolkien que nous nous embarquerons cette semaine. Néanmoins, si vous souhaitez participer au concours En route pour la Terre du Milieu, c’est possible jusqu’au 21 février.

Pour ma part, j’ai toujours eu du mal à me détacher des côtes – et de la proximité de la mer. Non que je sois une inconditionnelle de plages, ou de sports nautiques, mais parce que je suis née à 50 km de l’océan, à vol de mouette. Même si j’ai vécu à l’intérieur des terres pendant longtemps, j’aime savoir que les vagues ne sont pas loin. C’est pourquoi je commencerais ma balade par un tour en bateau.

De même qu’un autre natif de Nantes, Jules Verne, j’ai souvent rêvé d’aventures maritimes: L’île mystérieuse reste mon point d’ancrage.

A ce sujet, la mini-série de 1973 est un grand souvenir d’enfance (avec Omar Sharif en capitaine Nemo):

En BD, ce sont les Passagers du Vent, de François Bourgeon:(Glénat)

Et, rayon fantasy, bien sûr, Les aventuriers de la mer, de Robin Hobb  – un délice, une fois de plus. Je conseille de le lire tranquillement, si possible en intégrale (3 tomes au lieu de 9 )

Revenons sur la terre ferme:  je pense que le désert reste une grande fascination – et du peu que j’en ai vu (Tunisie sud; Egypte), je confirme mon impression. Je ne pouvais pas passer à côté de Désert, de JMG Le Clézio, dont voici le résumé.

« Lalla a pour ancêtres les  » hommes bleus « , guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers  » leur  » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du désert. » (folio)

J’encourage vivement tous ceux qui auraient envie de découvrir ce roman à le lire.

Le désert a aussi été la passion d’Isabel Eberhardt, une femme pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Dans  Un  Voyage oriental (LdP) on retrouve l’ensemble des textes qu’elle rédigea lors  de son dernier grand voyage dans le Sud oranais.

 

Côté montagne, je pense tout de suite à la très belle BD de Cosey, Jonathan, qui se déroule dans l’Himalaya:

Et si nous faisions un tour en forêt, avant de clore cette promenade en plein air?

Toujours en fantasy, la série de Robin Hobb (encore, je sais), Le Soldat chamane est certainement moins connue que ses grandes soeurs (L’Assassin Royal; Les Aventuriers de la mer) puisqu’elle ne reprend pas pour cadre les Six Duchés. Par contre, elle aborde ici des thèmes chers à l’auteure (dualité; initiation …)

 » Une nation civilisée et belliqueuse, Gernie, a décidé d’étendre ses frontières vers l’intérieur des terres après avoir perdu ses côtes face à un ennemi bien supérieur en force navale et ique la conquête et l’assimilation des autochtones — les hommes des plaines.Le monde dans lequel se déroule Le Soldat chamane est considéré comme un monde post Cela ne fait qu’une génération ou deux depuis que ce peuple — une claire allégorie aux tribus indiennes d’Amérique — a été forcé à la soumission, et des tensions raciales et culturelles mijotent sous les fastes de la civilisation »

A découvrir aussi, en fantasy, La forêt des Mythagos:(Robert Holdtsock)

« Il existe dans l’ouest de l’Angleterre le petit bois de Ryhope. On peut en faire le tour en deux heures. Toutefois, si on s’y enfonce, on peut le parcourir des semaines entières. C’est une forêt ancienne, née à l’aube de l’humanité, où le temps et l’espace semblent s’étirer, s’écouler, où un simple ruisseau peut devenir un fleuve majestueux, où une seconde peut être une année. Une forêt dense, de mystères et d’êtres légendaires. Car dans le bois de Ryhope, les rêves des hommes prennent forme, engendrent des créatures fantomatiques ou réelles. Les membres de la famille Huxley viendront s’y perdre, pourchassant des idéaux qui ont pris vieIl existe dans l’ouest de l’Angleterre le petit bois de Ryhope. On peut en faire le tour en deux heures. Toutefois, si on s’y enfonce, on peut le parcourir des semaines entières. C’est une forêt ancienne, née à l’aube de l’humanité, où le temps et l’espace semblent s’étirer, s’écouler, où un simple ruisseau peut devenir un fleuve majestueux, où une seconde peut être une année. Une forêt dense, de mystères et d’êtres légendaires. Car dans le bois de Ryhope, les rêves des hommes prennent forme, engendrent des créatures fantomatiques ou réelles. Les membres de la famille Huxley viendront s’y perdre, pourchassant des idéaux qui ont pris vie. »

Je terminerais mon tour en forêt avec un roman qui me tient à coeur – pour m’en être servi lors de mon mémoire: il s’agit d’Un Balcon en Forêt, de Julien Gracq.

« 1939, ce sont les premiers mois de ce que l’on appellera la drôle de guerre. Période de suspens, d’attente particulièrement dans les Ardennes où l’aspirant Grange a pour mission d’arrêter les blindés allemands si une attaque se produisait. A la fois île déserte et avant-poste sur le front de la Meuse où montent des signes inquiétants. »

Ici, la forêt est omni-présente. Elle est le lieu fantasmé dans lequel va se dérouler une histoire simple et belle. Je n’en dirais pas plus sous peine d’écrire des pages et des pages.

Pour conclure, comment parler de « Grand air », sans évoquer deux auteurs américains des grands espaces? Jim Harrison et Thomas McGuane font partie de ce qu’on a appelé parfois « L’école du Montana  » (parce que les écrivains en question ont vécu  dans cet Etat).

Jim Harrison                                   Thomas McGuane

 

Dalva, Légendes d’automne pour Jim Harrison (tout chez 10/18) sont parmi mes préférés.

 Rien que du ciel bleu de Thomas McGuane est aussi à lire. (10/18 )

Voilà pour ce jeudi. J’espère vous avoir donné envie de lire …la tête au Grand Air!

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8 réflexions sur “Throwback Thursday Livresque:Au grand air (océan, montagne, …)

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