Thème : Sanglant ou nocturne

 

 

 

Thème: Sanglant ou nocturne

 

Cette semaine, Halloween avant l’heure avec un « sanglant ou nocturne » !

Catégorie « Petits frissons sorciers »:

 

David Eliot vient d’être renvoyé du collège Beton. En apprenant la nouvelle, son père entre dans une colère folle, contraignant David à aller se réfugier dans sa chambre. Le lendemain matin, un courrier atterrit dans la boîte aux lettres, proposant à David d’intégrer une nouvelle école, bizarrement décrite comme l’établissement parfait aux yeux de M. Eliot. En effet, l’école Groosham Grange dispense notamment des cours d’astronomie, de cuisine, et n’accorde qu’un jour de vacances par an.

David est alors envoyé dans ce nouveau collège où les parents n’ont le droit de pénétrer qu’à la demande des directeurs.  David rejoint l’île du crâne en train. Il fait la connaissance de Jeffrey et de Jill qui sont dans la même situation que lui.

Quand Horowitz préfigure aussi un collège de sorciers (-il n’a pas été le seul, avant JK Rowling-), cela donne deux volumes sympas à lire (L’île du crâne, suivie de : Maudit Graal).  Ce sont deux romans pour les jeunes, à la base, qui se lisent très bien à l’âge adulte.

Pour: – frémir sans bondir (pour un peu plus de trouille, mieux vaut plonger dans la série de l’Epouvanteur; pour un peu de trouille en étant plus jeune, la série Chair de Poule de R.L Stine)
– pour ceux qui ne sont toujours pas allés à Poudlard

 

Catégorie: « les grands Anciens goûteront à la citrouille »:

« Nyarlathotep . . . the crawling chaos . . . I am the last . . . I will tell the audient void. . »

Difficile d’évoquer le fantastique sans aller tremper le bout des orteils chez Lovecraft.
Difficile de parler de l’angoisse générée par HP Lovecraft sans évoquer Cthluhu , Dagon, Nyarlathotep (le Chaos rampant m’a donné quelques sueurs froides).

Une piste pour lire Lovecraft:
Eviter dans la mesure du possible les récits signés « Lovecraft/Derleth » qui sont plus des oeuvres de Derleth que des écrits de Lovecraft – et totalement inégaux dans la qualité

August William Derleth, né le à Sauk City (en) dans le Wisconsin et mort le , est un écrivain et anthologiste américain. Bien qu’il soit surtout connu pour avoir été le premier à publier les écrits de H. P. Lovecraft et pour ses propres contributions au Mythe de Cthulhu, Derleth est également un écrivain régionaliste notable. Il produit par ailleurs de la fiction historique, de la poésie, des romans policiers, de la science-fiction et des biographies.

Catégorie  » Diablement malin »:

Cette fois, on monte d’un cran sur l’échelle de la damnation (si on y croit…). Enfer et possession! C’est, bien sûr, « Rosemary’s baby » qui est avant tout, un grand classique de l’angoisse et de l’horreur mitonnée aux petits oignons (mais à ne surtout pas lire quand on est enceinte…)

Rosemary Woodhouse, originaire d’Omaha au Nebraska, est une femme au foyer New-yorkaise. Née Rosemary O’Reilly et issue d’une famille irlando-américaine profondément catholique, elle n’a plus guère de contacts avec ces derniers depuis qu’elle a épousé civilement Guy, un protestant non-pratiquant qui espère devenir acteur. Les deux jeunes époux louent bientôt un bel appartement au Bramford, un grand immeuble d’appartements un peu vétuste de New York. Les voisins se montrent charmants à leur endroit, notamment les Castevet, un couple âgé singulièrement excentrique.

Rosemary aimerait avoir un enfant, mais Guy lui demande de patienter, préférant se consacrer à sa carrière pour assurer à sa future famille un revenu suffisant.

A noter: Ira Levin a écrit dans les années 90 une suite à son roman « Le fils de Rosemary », jamais adapté au cinéma.

 

Catégorie: « Vous reprendrez bien un peu de potage de queues de rats en dessert? »:

Ils avaient appris à vivre dans l’ombre, furtivement, à sortir surtout la nuit et à craindre les hommes. Et soudain ils commencèrent à réaliser leur force et à prendre goût à la chair humaine. A leurs dents tranchantes comme des rasoirs, à leur nombre venait s’ajouter une arme supplémentaire: l’horreur et le dégoût qu’inspirait leur multiple grouillante. Bientôt on découvrit les restes ensanglantés des premières victimes…

 

J’ai eu ma période « Rats » . Non que lire le classique de James Herbert soit spécialement ragoûtant (sans jeu de mots voulu, du coup) mais il reste que sa série des Rats reste un monument de l’horreur – et du roman catastrophe, en passant.
C’est étonnant car à chaque livre, on en ressort un peu plus horrifié (dégoûté aussi, souvent) mais on en redemande. Addictif mais sûrement pas pour les estomacs fragiles….

 

Catégorie « Six trouilles sinon rien »

Quels sont les romans qui vous ont vraiment fichu la trouille ? A cette question, beaucoup citent à juste raison  Stephen King, Peter Straub (parfois avec King, d’ailleurs), Dan Simmons, Dean Koontz, Graham Masterton, Clive Barker, voire Anne Rice.

Je pense que mes souvenirs les plus angoissants – sortis des trois premiers auteurs cités ci-dessus – sont liés aux romans fantastiques de Serge Brussolo (pas Chattam, Grangé ou Thilliez, dont l’écriture tellement plate et  l’outrance dans l’horreur me lassent).

Brussolo a un style particulier, un sens de la formule et une imagination …sans bornes. Ses romans des années 80 et 90 (avant que l’auteur ne connaisse des soucis avec des satanistes, ce qui le forcera à laisser de côté les sujets  propres au fantastique) sont de réelles réussites. (Catacombes, Docteur Squelette, La Nuit du venin, …)

« Serge Brussolo développe souvent des sociétés évoluant dans un milieu coupé du monde, une sorte de huis clos à l’échelle d’une petite civilisation (Les Prisonnières de Pharaon, La Fenêtre jaune, Rhinocérox, etc.). Ses héros sont souvent des êtres en rupture avec la société, proches de la déchéance la plus totale, et les moindres efforts qu’ils entreprennent pour s’en sortir les enfoncent généralement un peu plus encore. La plupart des romans de Serge Brussolo sont empreints d’un fatalisme viscéral teinté d’humour noir. Ses thèmes les plus abordés, tous genres confondus, sont le corps humain, ses transformations et ses mutations, la dégénérescence inéluctable de tout système sociétal, l’illusion religieuse, « l’enfermement et la folie sous toutes ses formes.

 

 

Bonnes lectures! Et bons frissons !

10 réflexions sur “Thème : Sanglant ou nocturne

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