L’as-tu lu ou le liras-tu? Droit devant toi – Henri Girard

 

 

Deux adolescents que tout oppose : l’un suit ses parents au fil des mutations de son père et ses relations familiales sont difficiles, l’autre est ancré dans la ferme paternelle et très proche des siens. Le premier cherche le bonheur dans l’adversité, le second grandit dans la sérénité. Une amitié puissante et exclusive unit pourtant les deux garçons. Mais quand de l’affection naît l’emprise, le drame n’est jamais bien loin. Sans savoir exactement où il plante ses racines ni s’il adviendra, la tension monte. Car la manipulation est une arme dangereuse, l’amour et le désir des détonateurs instables

Deux garçons, Harold (le narrateur) et Gilles; et une femme, Marie-Fleur.
Le ton est sérieux, réaliste et de plus en plus sombre pour ce court roman dont on a envie de savoir le dénouement au fil des pages.
Les points forts: le réalisme (détails bien trouvés) et la psychologie des personnages; netteté de l’écriture.
Les points faibles: Le narrateur est censé avoir 13 ans (usage de la 1ère personne) et s’exprime comme on le faisait dans les films ou les romans des années 50 (et encore, je  vise large…). Certes, l’auteur est un inconditionnel de la langue française mais tout cela a un goût de vieillot. Il en est de même pour la psychologie du jeune Harold: terriblement datée ( mais qui pense cela des femmes à l’heure actuelle? ).

Et finalement, c’est un peu lassant et en cela, c’est dommage.

Ma note: 3/5

 

Merci à NetGalley et aux éditions de la Rémanence .

Henri Girard

L’auteur:

Après avoir été comédien, recenseur de cimetière, agent d’assurance, vendeur d’abonnements chez France-Loisirs, laborantin dans une beurrerie, etc., Henri Girard se mit au travail — sérieusement, affirme-t-il — gagnant ses galons de « déhèrache » dans une grande entreprise.

Contraint de quitter sa Basse-Normandie pour Paris, il fit alors une rencontre déterminante avec celle qui le poussa à transformer ses quelques gribouillis qu’il jetait assez négligemment sur le papier en esquisse de roman, puis en « vrai » manuscrit présentable. Son premier, qu’il mit trois ans à achever, ne fut accepté que quatre ans plus tard par une maison d’édition indépendante, après plus de trente refus !

Il a reçu le prix du Rotary international 2016 pour Les Secrets du Club des Six et le prix de l’Association des écrivains bretons 2013 pour L’Arlésienne de Tidbinbilla.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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