Premières lignes #7janvier

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

 

Premières premières lignes de 2018 – mais pas premier livre ouvert en 2018!
J’ai commencé et fini « La princesse de la nuit » (800 et qques pages) de Cassandra Clare qui semble redonner un nouveau souffle à sa série The Mortal instruments après une trilogie assez fade relatant les origines des Chasseurs d’Ombre. Heureuse de lire de la fantasy YA sans râler et m’ennuyer, je me suis tournée vers une toute autre lecture dont voici les ….premières lignes:

 » Encore bouleversé par le coup de téléphone qu’il venait de recevoir de l’épouse de son frère, le major Pettigrew ouvrit sa porte sans réfléchir. Mme Ali, de la boutique du village, se tenait là, dans l’allée de brique humide. « 

 

 

« À Edgecombe Saint Mary, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger. Désormais veuf, ce parfait gentleman retraité du Royal Sussex a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling et quelques amis du club de golf — tous occupés à fuir leurs dames patronnesses. Et ce n’est guère son fils, dévoré par l’ambition et les jeux du pouvoir de la City, qui saurait être le complice de ses vieux jours.
Quand l’amour se présente soudain à lui sous les traits de la douce Madame Ali — l’épicière d’origine pakistanaise —, la communauté villageoise s’émeut, l’équilibre familial vacille. Le major, si respectueux des traditions, saura-t-il mener sa dernière conquête, contre les convenances, la vox populi et … lui-même ? »

Après mes réflexions en demi teinte,je me suis décidée à lire le premier roman d’Helen Simonson. Pour l’instant, la lecture est agréable même si mes remarques quant à une nostalgie touchant au passéisme et à une société anglaise fantasmée sont toujours d’actualité (décidément, ça doit être le dada de l’auteure). Ici,  les thèmes abordés sont moins nombreux, les personnages mieux campés. C’est presque  une sorte de version moderne (XXI ème)  et allégée de « L’été avant la guerre »; donc,plus agréable. Par contre, je crains que l’auteure ne tourne un peu en rond et ne marque guère d’originalité au fil de ses romans tant les personnages et les situations ont tendance à se ressembler.
Amusantes, les tribulations de ce major vieillissant  qui m’ a fiat penser à un autre major : celui de Pierre Daninos avec son  major Marmeduke Thomson, cet ancien officier de l’armée des Indes et remarié à une Française. Ecrit dans les années 50, le livre est un bijou d’humour, bien sûr bourrés des clichés de l’époque – certains ayant la vie dure…

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