Going grey – ou comment je m’assume sans coloration

C’est un sujet un peu différent que je vais aborder aujourd’hui dans cet article. Particulier car je vais vous parler de …teinte de cheveux !  J’avais brièvement évoqué ce point en début d’année 2018, d’ailleurs.

Je ne sais pas si vous avez remarqué que, sur les réseaux sociaux, dans les médias, on voit de plus en plus de personnalités arborer leurs cheveux gris. 
Ici, en France, nous avons l’exemple de Sophie Fontanel qui a fortement médiatisé sa transition coloration/cheveux blancs:

 

Mais, comme souvent, ce qui paraît simple chez les personnes célèbres et autres stars n’est pas tout à fait le reflet de la réalité des gens  « normaux », les gens comme vous et moi. C’est pourquoi il me semble judicieux aujourd’hui de partager ici mon expérience. Jeunes ou moins jeunes, déjà confrontées aux cheveux blancs (et oui, je m’adresse aux femmes en particulier ici) , peu importe. Les cheveux blancs, on n’y échappe pas.

No more lovely brunette
Pour ma part, les premiers cheveux blancs sont apparus très tôt: j’avais 22 ans, j’étais encore étudiante et je peux dire que ça fait bizarre de trouver ces….intrus dans une chevelure très brune (je suis châtain foncé, à l’origine). Bizarre, certes, mais quand on vient de s’engager dans la vingtaine, il faut bien avouer que ça ne stresse pas plus que ça. On pense qu’on a tout le temps d’aviser.
Sauf …si les cheveux blancs prolifèrent. Et là, les colorations commencent. Je me teins les cheveux depuis l’âge de 25 ans, à peu près.

La seule photo où vous verrez un peu mes cheveux au naturel 
- 18 ans - (et oui, je sais, c'est de l'argentique)

 

Vers la trentaine, le blanc a continué à s’étendre. Je me suis coupée les cheveux, je les ai laissés pousser. Bref, longs ou courts, ils étaient toujours teints. Avec des colorations plus ou moins tenaces, selon les moments.

30 ans - 

Puis, à la quarantaine, je me suis aperçue qu’il devenait de plus en plus difficile de faire durer une couleur. C’est vers ce moment que j’ai réfléchi. Je me suis dit que, non, je ne me teindrais pas les cheveux toute ma vie. Je ressentais déjà très fortement la pression sociale qui pouvait peser sur les femmes.
Un homme a le droit d’avoir les tempes argentées (« c’est tellement sexy! ») puis d’avoir ces cheveux gris. A une femme, on fera remarquer: « tu te négliges », « ça fait sale, pas net », « si tu veux séduire, alors là, c’est mort ».
Et comme le fait de m’incliner devant les diktats divers n’a jamais fait partie de ma personnalité, j’ai définitivement pris la résolution de stopper les colorations dès que je me sentirais prête.

 

De 40 à 50 ans, mes cheveux étaient couverts de teinture

Tout juste la quarantaine

 



Entre 41 et 45
 
47 à 49

 

Se sentir prête, voilà bien la pierre d’achoppement de tout le processus.
Vieillir, on ne va pas le cacher, n’est pas si simple. S’accepter encore moins.
Mais se rendre compte qu’au sujet du corps des femmes, le point de vue est masculin, dévalorisant, sexiste, trop souvent, voilà qui a de quoi fortement énerver.

Quand je suis arrivée aux alentours de la cinquantaine, j’ai fait comme beaucoup : j’ai eu la trouille, les pétoches, les chocottes, les jetons.
Ce n’est pas l’âge le plus cool pour une femme: il existe un tas de transformations dues aux hormones qu’on a du mal à envisager quand on a 20 ou 30 ans.  Non, ce n’est pas cool mais on y arrive – avec de la persévérance et pas mal de patience.

 

2017 – t’as 50 ans, baby ! 

J’ai laissé passer mon anniversaire, je me suis peu à peu habituée à cette nouvelle dizaine (50 ? mais c’est vieux, ça, non?bah, finalement, c’est kif kif la fin de la quarantaine !  ). Et en novembre de l’an dernier (2017, donc), j’ai pris la décision; j’ai arrêté les teintures. Il m’a fallu passer par la case « chevelure bicolore » jusqu’à ce que je les fasse couper une fois puis une autre fois encore afin d’accélérer la transition. Je ne suis pas Sophie Fontanel et je n’ai pas eu le courage de garder mes cheveux longs ou mi-longs pour achever ce « going grey ». Mais j’étais décidée et – qui l’eût cru? – enthousiaste. D’un autre côté, j’avais aussi des doutes puisque je suis en reconversion professionnelle et en recherche d’emploi. Est-ce mes cheveux argent allaient bien passer auprès des employeurs? C’est encore une interrogation qui subsiste.
Ce qui est un peu idiot, je l’avoue : on m’embauchera pour mes compétences, mon dynamisme, ce que je peux apporter à une entreprise, pas pour ma date de naissance ou la teinte de ma tignasse (que j’espère laisser repousser).

 

 50 et quelques mois – gray is beautiful 

Finalement… ils sont beaux ! Et beaucoup plus sains.

 

Ce que j’ai envie de dire, pour terminer, c’est qu’il n’y a pas de « bonne façon » de faire. Se teindre, ne pas se teindre, les deux sont o.k. Car le principal, c’est de se sentir le mieux possible, c’est de se sentir soi-même, c’est de choisir ce qui convient le mieux. Quant au regard des autres, il est tel qu’il est.

Oui, il y a des remarques parfois.
Par exemple, on m’a demandé si j’avais fait une couleur « silver » parce que c’est tendance (cette rigolade!) ou si j’avais fait des mèches. On m’a aussi demandé si je n’avais pas peur pour mon couple puisque je vis avec quelqu’un de plus jeune que moi.
J’ai répondu aussi franchement que possible: si quelqu’un pense que je suis trop vieille, il le pensera de toute façon, que j’ai les cheveux gris, verts ou noirs.
Oui, je sens les regards aussi parfois.
Et ça ne change pas grand chose à ma vie. Je suis heureuse de ma démarche parce qu’elle me correspond.

 

On remet le cover #3

Il n’y a rien de plus frustrant  que d’écouter la reprise d’un morceau et de se dire « mais je te connais, toi ! mais qui es-tu?« . Bien sûr, certaines applications nous donnent la réponse assez facilement. Mais pourtant, il y a un réel plaisir à aller fouiller afin de trouver la – ou les – perles rares.  Si certains artistes ont su faire des hits avec des covers, d’autres restent dans l’anonymat le plus complet (et parfois, ce n’est pas un mal, chut).  Découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover  ou pas ?

 

 

C’est une reprise étonnante que je vous propose cette semaine. Elle est signée Andra Day. 
La chanson originale, un modèle du genre, très bien écrite et construite :

 

La reprise d’Andra Day est un bel acoustique servi par la voix de la chanteuse :

« Andra Day a étudié à l’école des arts du spectacle School of Creative and Performing Arts (SCPA) de San Diego en Californie où elle s’est spécialisée dans le chant. En 2012, Day a réalisé une reprise du titre Mamma Knows Best de Jessie J très remarquée sur sa chaîne Youtube ce qui lui a permis de signer avec le label Warner Bros.

Day est repérée par Stevie Wonder en 2015 et enregistre avec lui un duo sur la chanson Someday at Christmas qui apparaît dans une publicité. Son premier album, Cheers to the Fall , est produit par Adrian Gurvitz et Raphael Saadiq, et regroupe la participation de Questlove, James Poyser du groupe The Roots, DJ Jazzy Jeff et des Dap-Kings du groupe Sharon Jones & The Dap-Kings.

Spike Lee a réalisé le vidéo-clip du premier single, Forever Mine, Andra Day est également présente sur la bande-son du documentaire What Happened, Miss Simone?

Le 24 février 2016, Andra Day se produit devant le président Barack Obama à la Maison-Blanche avec d’autres artistes.

Son style musical allie mélodies soul, jazz et r’n’ b, et sa voix est régulièrement comparée à celle des chanteuses Amy Winehouse et Adele

 

Andra Day a aussi fait cette autre  reprise  dans l’esprit Billie Holiday  – chapeau M’dame !

Alors, on remet le cover ?

Premières lignes #27mai

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

 

 

 – Je suis content que tu trouves ça drôle.
– Allez ! La tragédie, c’est drôle.
– On est dans une tragédie ? me demande-t-il, avec un large sourire à présent.
– Bien sûr. C’est ça, la vie, non ? On meurt tous à la fin. »

Ce sont les premières lignes d’un roman jeunesse, cette semaine. « The sun is also a star » de Nicola Yoon (« Everything everything »)  nous propose de rencontrer Daniel, américano-coréen de 18 ans et Natasha, immigrée jamaïcaine sans papiers, 17 ans. Tous les oppose : elle est rationnelle, il est rêveur, elle est noire, il est asiatique, elle va se faire expulser avec sa famille à la fin de la journée, il a la nationalité américaine.
Mais malgré les faits observables et la volonté de trouver une explication scientifique à l’amour, Natasha est attirée peu à peu par Daniel qui, lui, a craqué au premier regard.
Les parcours des personnages s’enrichissent de leurs rencontres : la serveuse, l’assistante, l’avocat, etc, dont les histoires sont évoquées sur un modèle très cinématographique champ/contre-champ.
Il y a peut-être un peu trop de « coïncidences « et une volonté manifeste vers la fin du roman de trouver une alternative happy ending mais pour le reste, le livre se lit facilement.

L’autrice a dit qu’elle avait eu l’idée de ce roman en pensant à l’avenir de sa fille, métisse jamaïco-coréenne (Nicola Yoon est jamaïcaine et a épousé un coréen). C’est un bel hommage à tous les métissages du monde et une jolie romance contemporaine Y.A.

 

Natasha: I’m a girl who believes in science and facts. Not fate. Not destiny. Or dreams that will never come true. I’m definitely not the kind of girl who meets a cute boy on a crowded New York City street and falls in love with him. Not when my family is twelve hours away from being deported to Jamaica. Falling in love with him won’t be my story.

Daniel: I’ve always been the good son, the good student, living up to my parents’ high expectations. Never the poet. Or the dreamer. But when I see her, I forget about all that. Something about Natasha makes me think that fate has something much more extraordinary in store—for both of us.

 

Daniel, 18 ans, est fils de coréens immigrés à New York. Il passe un entretien pour entrer dans la prestigieuse Université de Yale. Natasha vient de la Jamaïque. Sa famille, immigrée illégalement aux États-Unis, est sous le coup d’une procédure d’expulsion et devra quitter le pays le soir même. L’adolescente tente par tous les moyens de trouver une solution. Sous l’effet d’un enchainement d’évènements dus au hasard (ou au destin), Daniel et Natasha se rencontrent et vont vivre, le temps d’une journée, une belle histoire d’amour. Une histoire à laquelle viennent se mêler le jeu des coïncidences, la menace de l’exil et le poids des différences culturelles.

 

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On remet le cover #2

Il n’y a rien de plus frustrant, en musique, que d’écouter la reprise d’un morceau très bizarrement fichu. Certains ont su faire des hits avec des covers, d’autres restent dans l’anonymat le plus complet (et parfois, ce n’est pas un mal). Mais découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover ?

Après un  tour du côté de Spider-man, c’est vers un tout autre genre de cover que je me suis tournée cette fois.

Rage Against the Machine (RATM pour les intimes) a fêté ses 25 ans d’existence l’année dernière. Avec des morceaux coup de poing, le groupe de fusion a marqué les années 90.
Ce morceau, particulièrement, a été un vrai succès….

 

 

Le groupe Brass against the Machine a pour principe de reprendre les titres de RATM avec leur section de cuivres et ….ça fonctionne !

Avec Sophia Urista au chant :

 

Alors, oui, on remet le cover ?

Allô, Major Tom ? – David M.Barnett

 

 

 

Être tout seul, loin des autres et de leurs problèmes, voilà qui convient très bien à Thomas Major. Aussi, lorsque par un curieux concours de circonstances, le jour de la mort de David Bowie, l’occasion se présente à lui d’être le premier homme à aller sur Mars, il n’y réfléchit pas à deux fois. Sauf qu’il ne s’attendait pas à ce que ce voyage improbable mène sur sa route Gladys et sa famille.Gladys, avec l’âge, perd un peu la tête. Pourtant, quand elle reçoit un coup de fil de Tom Major, elle mesure bien sa chance  : parler à un vrai astronaute  ! Ses deux petits-enfants ne croient bien sûr pas un mot de cette histoire. Mais alors qu’ils sont en difficultés et risquent de tout perdre, un petit coup de pouce venu de l’espace pourrait bien changer la donne.Car, si sous ses airs grognons Tom est en fait un homme abîmé par la vie, la rencontre déroutante avec cette famille est sur le point de bouleverser sa vision du monde.

L’auteur, David Barnett a 46 ans lorsqu’il apprend le décès de David Bowie ; son personnage, Tom, aussi. Pourtant, « Allo, Major Tom ?  » n’est pas un roman au sujet de Bowie. C’est un roman qui parle d’un personnage grincheux et quelque peu décalé (Tom Major), le futur « 1er homme sur Mars » et d’une famille atypique (certains diront dysfonctionnelle), les Osmerod. Gladys, la grand-mère, vit dans le passé, oubliant régulièrement le présent; James, 10 ans, son petit-fils, est victime de harcèlement  et Ellie, sa petite-fille de 15 ans, tente de faire vivre sa famille avec le salaire de plusieurs petits boulots tout en continuant d’aller à l’école.
Je n’en dirais pas plus sur le lien qui va se créer entre Tom et les Osmerod sous peine de trop en dévoiler.

Ce livre parle autant de solitude, de tristesse que d’affection, d’amitié et finalement, d’espoir, le tout sur un ton aigre doux mais comique.
L’auteur fait de multiples références à la pop culture – non seulement Bowie mais aussi Star Wars et bien d’autres clins d’oeil amusants voire même nostalgiques.
On ne s’y ennuie pas. Et finalement, on se laisse prendre par la tendresse sous-jacente que diffuse Barnett au travers de ses personnages.

 

A noter que David Barnett est aussi l’auteur de la série steampunk Gideon Smith – non traduite en français à ce jour. Dommage, non ?

 

#Allô,majorTom? #NetGalleyFrance

Premières lignes #20mai

 

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Je reste dans le domaine du policier, cette semaine, avec un tome des enquêtes de Monk d’Anne Perry

– Ce n’est pas beau à voir, monsieur.
Le policier secoua la tête et fit un pas en arrière pour permettre au commissaire Monk, le chef de la brigade fluviale de la Tamise, de gravir les marches du quai. Hooper, qui avait déjà amarré leur barque, suivait ce dernier de près.

 

 

 

Le commandant Monk a déjà vu la mort. Trop souvent de près. Mais le meurtre de ce Hongrois, retrouvé dans un entrepôt du bord de la Tamise, s’avère aussi cruel qu’atypique. Doigts disloqués, lèvres découpées, cadavre transpercé d’une baïonnette et entouré de dix-sept bougies éteintes dans le sang… Tout évoque un rituel glaçant qui place d’emblée ce crime loin des mobiles habituels. Tandis que sa femme Hester essaie d’aider un homme surgi de son passé qui se trouve mêlé à l’affaire, Monk tente de pénétrer la petite communauté hongroise londonienne, repliée sur elle-même. Et alors que le premier meurtre rituel se mue en une série terrifiante, il va lui falloir combattre la défiance, l’hostilité et les menaces de ceux qu’il est censé protéger.

 

Je connais la série des Monk (à ne pas confondre avec la série TV) depuis le premier tome paru en France « Un étranger dans le miroir ». Cette série suit le parcours de William Monk, devenu amnésique à la suite d’un accident etd’Hester Latterly ancienne infirmière revenue de la guerre de Crimée dans les années 1850/60.
A ce jour, 23 tomes sont parus chez 10/18.
Si les premiers tomes sont axés sur l’amnésie de Monk, la lutte d’Hester pour s’imposer dans le milieu médical et les procès menés par l’avocat Olivier Rathbone, leur ami, les tomes les plus récents s’attachent à la nouvelle carrière de Monk au sein de la brigade fluviale, à son couple formé avec Hester et au garçon des rues qu’ils ont plus ou moins adopté, Scuff.
Malheureusement, lors de ces derniers tomes, il y a une constante chez Anne Perry dont le lecteur se passerait bien : d’incessants retours dans le passé qu’elle a déjà évoqués (parfois, décrits exactement de la même manière, si bien qu’on a l’impression désagréable d’un copier/coller), des digressions et des redites inutiles pour l’intrigue.
Une fois encore, c’est ce qui se passe avec ce dernier tome en date. On a envie de suivre Monk, Hester et Scuff dans leurs aventures mais ces longueurs lassent rapidement.
Un conseil : lisez les premiers tome de la série, vraiment passionnants, très bien renseignés historiquement et mieux, faites-en de même pour l’autre série policière d’Anne Perry, les enquêtes de Pitt.

Quant à Anne Perry, j’avais découvert son histoire dans le film de Peter Jackson « Créatures Célestes (Heavenly Creatures) » qui relate un fait divers qui a secoué la Nouvelle-Zélande dans les années 1950. On y découvre que  la tueuse adolescente Juliet Hulme est devenue la romancière Anne Perry. Aucun de ses amis, et encore moins son éditeur, n’était au courant, paraît-il. Le film vaut vraiment la peine d’être visionné.

 

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Pour que je sois la dernière – Nadia Murad

La vie de Nadia Murad a basculé le 15 octobre 2014, lorsque les djihadistes de Daech sont entrés dans le petit village de Kocho, en Irak. Ce jour-là, après avoir rassemblé tous les habitants de cette communauté yézidie dans l’école, les terroristes les ont méthodiquement tués ou kidnappés. L’horreur avait été programmée : les hommes qui refusaient de se convertir à l’islam devaient rejoindre dans les fosses les femmes jugées trop vieilles pour servir. Et parmi elles, la mère de Nadia Murad.
La jeune Yézidie est emmenée à Mossoul avec des milliers d’autres jeunes fi lles pour y être vendue. Servante, esclave sexuelle, elle devient la prisonnière de combattants de l’État islamique, jusqu’à sa fuite miraculeuse, grâce à l’aide d’une famille irakienne sunnite.
Nadia Murad, meurtrie par la disparition de tant des siens et par ce qu’elle a subi, vit aujourd’hui en Allemagne. Malgré les humiliations, elle a décidé de prendre la plume pour tout raconter. Pas pour elle, puisqu’il est déjà trop tard, mais pour tous les Yézidis et pour toutes les autres femmes victimes de violences.
Aujourd’hui, Nadia Murad n’a qu’un seul souhait : « Être la dernière fille au monde à avoir à raconter une histoire pareille. »
Ce livre est son histoire.

Ce livre est à lire.
C’est à peine si on ose le chroniquer.
Ce n’est pas un roman, c’est un témoignage.

Nadia Murad nous raconte ici, avec simplicité, non seulement son parcours, mais surtout la vie des Yézidis, la montée de la violence envers la communauté yézidie, méconnue, victime des diverses politiques des uns et des autres.

C’est prenant, très intéressant (on apprend de nombreux éléments rarement abordés sur la religion des yézidis, par exemple), terrible et terriblement humain.

Il est difficile d’en dire plus tant ce récit est touchant.
Oui, c’est un livre nécessaire, c’est un livre à lire.

 

Merci à NetGalley et aux éditions Fayard pour cette lecture.

Note: sur ce site, de très belles photos de la communauté yézidie.

 

 

On remet le cover #1

 

 

Il n’y a rien de plus frustrant, en musique, que d’écouter un morceau et de se dire : « mais qui es-tu, toi? ».  Même si certaines applications nous donnent rapidement la réponse aujourd’hui, il est aussi agréable de se perdre sur YT et de découvrir des pépites. Certains artistes ont su faire des hits avec des covers, d’autres restent dans l’anonymat le plus complet (et parfois, ce n’est pas un mal). Mais découvrir des reprises faites avec intelligence, brio ou humour, c’est un peu comme tomber sur une pépite.
Alors, on remet le cover  ou pas ?

Aujourd’hui, je vous invite à découvrir le/ les cover.s d’un thème bien connu: « Spiderman », chanté en France sous le titre « L’araignée »

La chanson a été écrite pour la série animée en 1967. Voici ce que ça donne:

En France, on a eu cette version, souvent détournée en « L’ araignée, l’araignée est tombée dans la purée » par certains enfants à la fin des années 70 et début 80:

Michael Bublé en 2001 nous livre cette version jazzy (utilisée dans le film de Sam Raimi de 2004):

Aerosmith a réinventé la chanson à sa façon:

Mais la version la plus sympa est certainement celle des Ramones en 95, présente en morceau caché  sur l’album  vinyle « Adios, amigos », qui est aussi leur dernier album:

En retour, Marvel rend hommage aux Ramones dans « Spider-Man Homecoming »  avec « Blitzkrieg pop »:

Les dossiers de la pop : Girls (s.1 à 6)

les dossiers de la pop

Girls (saison 1 à 6) 

J’avais entendu parler de cette série pour diverses raisons, dont les polémiques auxquelles Lena Dunham, créatrice, réalisatrice et actrice de la série (à 31 ans, excusez du peu) a dû faire face.
Déclarations inappropriées (défendre un scénariste accusé de viol, c’est moyen), tendance au racisme hipster ( Lena serait victime de son milieu social : riche, parents influents, blanc….et c’est assez visible dans Girls, d »ailleurs). En fait, Dunham est plutôt une grande gueule  pro-femmes – elle a créé Lenny Letter – qui a le talent, la créativité de son côté et qui, de plus, ne rentre pas dans un moule « belle fille classiquement impeccable ».

« Avant même la diffusion du premier épisode de Girls, Lena Dunham déchaînait les passions. La créatrice de la série, 25 ans à l’époque, est portée au pinacle, descendue en flèche, adorée, méprisée. Selon les points de vue, la jeune femme est brillante, insupportable, intrépide, raciste, grosse, c’est un pur produit du népotisme ou la voix d’une génération –voire un mélange d’un peu tout ça. »

source

Girls, donc. C’est donc une série sur des « filles » qui deviennent des femmes.
Cela se passe à  New York, avec le lot qui accompagne cette partie de la vingtaine: travailler, trouver le job idéal, trouver l’amour, vivre une vie sexuelle passionnée ou épanouie, sortir, se cultiver…
Au début, le personnage de Hannah Horvath paraît indissociable de sa créatrice et Lena/Hannah semblent ne faire qu’un. On se demande à quel point la créatrice nous narre sa biographie.
Et puis, on se rend compte de l’importance de la satire derrière ce Friends féminin version 2010’s. Car la série a un véritable ton, malicieux, acerbe, bien vu, très bien pensé  et mis en scène,  qui s’accentue au fil des épisodes et des saisons. Et même si les reproches persistent (ils sont donc tous blancs et issus d’un milieu privilégié ? ), les personnages font mouche.

 

« Lena Dunham: Le débat sur la diversité ethnique dans la série, je le comprends complètement. Et dans la mesure où on peut approuver quelque chose qui est très, très critique à son égard, ben j’y ai totalement souscrit, tu vois ce que je veux dire?

(…)

C’est un peu les deux extrêmes. Il y en a d’autres comme: est-ce que c’est une série féministe, est-ce que c’est irresponsable de montrer la sexualité des femmes de cette façon-là, est-ce que ça sert ou dessert la cause des femmes– c’est le genre de trucs où je me dis «Bon, on se calme?».

 

Mais qui sont ces "dames"?

Girls a bouclé sa sixième et dernière saison l’année dernière.
Girls est donc ce genre de séries que j’aurais tendance à éviter, a priori (ne me parlez pas de Sex and the city ! )

Déjà, ça s’appelle « girls » – et tout titre comprenant le mot « fille » (girl) me file largement une crise d’urticaire. C’est un peu comme essayer de me vendre un roman en me disant  » c’est bien, c’est léger c’est de la chick-lit feelgood » : je m’enfuis en courant.
Ensuite, je ne fais pas partie a priori du public visé.
Une fois ceci posé, je suis venue à cette série parce que, comme je le disais, j’en avais souvent entendu parler, polémiques incluses. La deuxième raison tient presque de l’anecdote: je voulais voir Adam Driver (Kylo Ren) dans un autre rôle que le post-ado énervé. J’ai eu raison: Adam joue  Adam, un comédien un rien branle-la-guiche et  décalé qui est au début de l’histoire le petit-ami d’Hannah.

 

Hormis Adam Driver, la série exerce un charme de plus en plus accentué. Les épisodes nous montrent autant de scènes amusantes, tristes, quasi-réelles, absurdes aussi. Et la magie opère. On a envie de connaître la suite. Mais au-delà de ça, certains épisodes sont de vrais pépites, très intelligemment conçus. C’est le cas du 3ème épisode de la saison 6 aborde le cas épineux de la culture du viol  de façon subtile

« L’épisode propose au fond un commentaire large et ambitieux sur les mécanismes d’une culture prompte à excuser les hommes de pouvoir et les artistes. Lena Dunham trouve un moyen implacable de répondre à tous ceux qui protègent ces hommes qui ne se posent pas la question du consentement: en décortiquant les rouages d’un système. Au-dessus du bureau de Chuck trône un tableau de Woody Allen se pointant un pistolet sur la tempe. Impossible de ne pas le voir, même s’il n’est jamais mis en avant. Ce détail fait écho à la phrase de l’écrivain expliquant qu’il n’avait pas forcé les filles en pointant un pistolet sur leur tempe. Pourtant, cet épisode démontre bien qu’un homme n’a pas besoin d’un pistolet pour forcer une femme. Il existe d’autres armes -moins tangibles- qui deviennent tout aussi dangereuses. » (source)

 

Que ce soit pour des épisodes de ce genre ou pour d’autres plus légers, la série Girls mérite largement d’être visionnée.

 

Premières lignes #13mai

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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« Ce n’est qu’après coup que je pense au sac et aux serviettes ensanglantées roulées en boule. Ils sont trop volumineux pour que je puisse les enterrer, pourtant je ne peux pas les laisser là. J’aurais peut-être dû mieux me préparer. Davantage penser aux détails. Mais difficile d’être prêt pour quelque chose qu’on ne se serait jamais imaginé faire. »

C’est ainsi que débute « Là où elle repose« , polar de Kimberley McCreight, autrice d’un livre que j’avais vraiment apprécié « Amelia ».
Mais si avec « Amelia », McCreight avait su nouer l’intrigue de façon fort habile, reconstituant le parcours d’une ado et de sa mère, « Là où elle repose » se montre beaucoup plus faible. La narration use et abuse des analepses (flashbacks) plus ou moins utiles – souvent moins que plus, d’ailleurs. On se perd dans des détails du passé en se demandant en quoi ceux-ci vont servir l’intrigue  pour se rendre compte, qu’à part à égarer le lecteur (à dessein, peut-être), certains éléments sont quasiment superflus. C’est là que réside la faiblesse de ce roman qui aborde des sujets intéressants comme la loi du silence qui pèse sur les campus américains, par exemple.
Ainsi, en arrivant au dénouement – qu’on devine peu à peu -, on reste vraiment sur sa faim.
J’ai été assez déçue par ce roman, peinant même au cours de la lecture, entre les clichés familiaux et les détails sans intérêt. Dommage, fera mieux la prochaine fois, j’espère !

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un enfant en bas âge et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

 

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