Premières lignes #13mai

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

 

« Ce n’est qu’après coup que je pense au sac et aux serviettes ensanglantées roulées en boule. Ils sont trop volumineux pour que je puisse les enterrer, pourtant je ne peux pas les laisser là. J’aurais peut-être dû mieux me préparer. Davantage penser aux détails. Mais difficile d’être prêt pour quelque chose qu’on ne se serait jamais imaginé faire. »

C’est ainsi que débute « Là où elle repose« , polar de Kimberley McCreight, autrice d’un livre que j’avais vraiment apprécié « Amelia ».
Mais si avec « Amelia », McCreight avait su nouer l’intrigue de façon fort habile, reconstituant le parcours d’une ado et de sa mère, « Là où elle repose » se montre beaucoup plus faible. La narration use et abuse des analepses (flashbacks) plus ou moins utiles – souvent moins que plus, d’ailleurs. On se perd dans des détails du passé en se demandant en quoi ceux-ci vont servir l’intrigue  pour se rendre compte, qu’à part à égarer le lecteur (à dessein, peut-être), certains éléments sont quasiment superflus. C’est là que réside la faiblesse de ce roman qui aborde des sujets intéressants comme la loi du silence qui pèse sur les campus américains, par exemple.
Ainsi, en arrivant au dénouement – qu’on devine peu à peu -, on reste vraiment sur sa faim.
J’ai été assez déçue par ce roman, peinant même au cours de la lecture, entre les clichés familiaux et les détails sans intérêt. Dommage, fera mieux la prochaine fois, j’espère !

À Ridgedale, petite ville aisée du New Jersey, le corps d’un bébé est retrouvé dans les bois voisins de l’université. Malgré toutes les rumeurs et les hypothèses que ne manque pas de susciter le drame, personne ne connaît l’identité de la fillette et encore moins les raisons de sa mort. Molly Anderson, journaliste indépendante récemment arrivée avec son mari et sa fille, est recrutée par le journal local pour couvrir le fait divers. Une affaire, pour la jeune femme, qui réveille un tourment douloureux. En effet, elle a perdu un enfant en bas âge et ne s’est jamais vraiment remise de cette épreuve… Or, ses investigations vont mettre à jour certains secrets bien enfouis de cette petite communauté aux apparences si convenables.

 

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Eurovision 2018

Hier, c’était le retour d’un rendez-vous qu’on ne peut pas manquer : le concours de l’Eurovision.

Même si au fil des années, le nombre de prestations kitsch se tassent, il reste toujours un côté outrancier/décalé qui fait le charme de cette émission (parce qu’il faut le dire, sinon, on ne regarderait pas).

Et pourtant, les chansons contenant des messages se multiplient malgré la fameuse interdiction de parler de politique (ce à quoi on a envie de répondre : « mais tout est politique« ).
Cette année, le Portugal a accueilli le concours et nous a montré une fois de plus combien la langue portugaise était belle.
Cette année encore, il y a eu des surprises.
Ainsi, la candidate anglaise SuRie voit un homme se précipiter sur scène et lui arracher son micro (mais où est la sécurité?):

L’année dernière, c’était un homme qui était monté sur scène pour….montrer ses fesses:

D’autres candidats se sont fait remarquer par leurs tenues. La chanteuse estonienne portait une robe absolument étonnante :

Eleni Foureira, la candidate chypriote, nous a livré un numéro très Shakir-esque mâtiné de Beyoncé:

On a eu droit à des petits flops, ces chansons molles qu’on ne retiendra pas. Les espagnols étaient bien mignons mais je dois dire que j’ai bloqué sur leurs paroles : « de mi mente viajera que sigue tus pies » avec le chanteur qui désignait les pieds de sa compagne….
C’est dans cet extrait:

Il y a eu aussi ces titres sur lesquels on a envie de danser même si on ne parle pas la langue. Et entre nous, c’est un vrai bonheur d’entendre les concurrents chanter dans leur propre langue :

Quelques touches gothiques sont venues agrémenter les tenues. Après le chanteur vampire Melovin, les « monstres » de la chanteuse finlandaise:

Et puis, parce que tout cela manque un peu de sel, il y a toujours la chanson à laquelle on ne s’attend pas. La preuve ? la Hongrie a présenté la chanson metal/rock aux paroles  émouvantes puisqu’elle évoque le décès du père du chanteur (la chanson s’appelle « Au revoir, l’été« );

Le Danemark nous a envoyé des vikings. Visuellement, très beau:

Les danois ont inspiré déjà des parodies sur internet:

La victoire est allée à Israël, avec une chanson inspirée par #metoo. Je vous propose une version acoustique de Toy:

Et en cherchant sur You Tube, j’ai trouvé ce mix Tik Tok/Gangnam style (avec un coréen  bien prononcé, par ailleurs) :

Et la France?
La chanson a une belle histoire:

Le duo Madame Monsieur a par ailleurs fait cette très belle reprise (Désenchantée):

Cette année encore, la bizarrerie de l’Eurovision a continué: l’Australie est toujours présente.
Et c’est Jessica Mauboy que j’avais vue dans le très sympathique film les Saphirs qui a représenté l’Australie. Si la chanson ne m’a pas marquée plus que ça, je recommande vivement le film  qui parle d’un groupe féminin aborigène (et de la ségrégation, etc..):

Et voilà, une fois encore, un spectacle sympa qui s’étire un peu trop en longueur (attendre les votes prend un temps infini et, oui, on a envie d’aller se coucher !)