Il a influencé Norman Rockwell : Joseph Christian Leyendecker – L’été de l’art #23

Si on connaît les illustrations de l’américain Norman Rockwell,  on est moins familier    avec  le nom d’un autre illustrateur: Joseph Christian Leyendecker.

 

 

 

 

 

Hormis les dandies, Leyendecker a popularisé l’image du Père Noël, rigolard et rondouillet :

Premières lignes #29juillet

Les premières lignes de cette semaine ont été écrites par une grande dame des lettres anglaises, malheureusement trop souvent ignorée : Barbara Pym 

 

« 1

– Ah vous, les femmes ! Toujours à l’affût de la moindre nouveauté!

La voix était celle de Mr. Mallett, l’un de nos bedeaux, et ses accents espiègles me firent tressaillir de honte, comme s’il n’était pas permis d’être surprise sur le pas de ma propre porte;
-De nouveaux locataires qui emménagent ? La présence d’un camion de déménagement semblerait le suggérer, poursuivit-il avec emphase. Vous devez bien être au courant ? « 

 

 

Ainsi débutent les « aventures  » Mildred Lathbury, une anglaise célibataire ayant passé la trentaine, travaillant à mi-temps dans un centre d’aide aux femmes. Ni jolie, ni dénuée de charme, elle offre une écoute bienveillante à tous ceux qui croisent son chemin, allant parfois se fourrer malgré elle dans de drôles de guêpiers. Courtisée sans qu’elle s’en rende compte ( le pasteur, le mari infidèle qui vient d’emménager, le frère de sa meilleure amie, l’ami anthropologue), elle paraît avoir été cataloguée parmi les « vieilles filles  » et « bonnes copines qu’on n’épouse pas ».

Barbara Pym nous offre un fameux tableau de l’Angleterre des années 50, tout en touches fines et humaines, parfois terriblement drôle.

En 1977, dans le supplément littéraire du Times, le poète Philip Larkin  écrivit à propos de Barbara Pym  qu’elle était « l’écrivain le plus sous-estimé du XXe siècle « .

Pym s’inscrit dans la lignée de Jane Austen, pour notre plus grand plaisir.

Inutile de préciser que si vous aimez Austen, vous aimerez Pym !

Résumé : Mildred Lathbury, qui s’épuise elle-même par son excès de vertu et contemple avec consternation les reflets gris et ternes que lui renvoient les miroirs du presbytère trop assidûment fréquenté, est l’un des personnages paradoxalement les plus réussis de Barbara Pym.

Son drame ? Être une chic fille qui sait prêter aux autres une oreille trop aisément compatissante et qui a toujours une bouilloire sur le feu pour le thé quand on sonne à sa porte.

Des femmes remarquables – Belfond Vintage

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Un gentleman à Moscou – Amos Towles

 

 

Résumé : Au début des années 1920, le comte Alexandre Illitch Rostov, aristocrate impénitent, est condamné par un tribunal bolchévique à vivre en résidence surveillée dans le luxueux hôtel Metropol de Moscou, où le comte a ses habitudes, à quelques encablures du Kremlin. Acceptant joyeusement son sort, le comte Rostov hante les couloirs, salons feutrés, restaurants et salles de réception de l’hôtel, et noue des liens avec le personnel de sa prison dorée – officiant bientôt comme serveur au prestigieux restaurant Boyarski –, des diplomates étrangers de passage – dont le comte sait obtenir les confidences à force de charme, d’esprit, et de vodka –, une belle actrice inaccessible – ou presque ­–, et côtoie les nouveaux maîtres de la Russie. Mais, plus que toute autre, c’est sa rencontre avec Nina, une fillette de neuf ans, qui bouleverse le cours de sa vie bien réglée au Metropol.
Trois décennies durant, le comte vit nombre d’aventures retranché derrière les grandes baies vitrées du Metropol, microcosme où se rejouent les bouleversements la Russie soviétique

 

La couverture est superbe et fort alléchante. Le résumé nous promet une belle histoire servie par un contexte historique intéressant.
Le roman se lit agréablement. Les détails sont bien vus et le comte Alexandre est un être délicieux.
Mais – car il y a un mais – on peut dire que le résultat est mitigé… L’auteur a pris des libertés avec la vraisemblance. Dès le début, la sentence prononcée pose problème :un hôtel pour assignation à résidence alors que le comte vient d’être jugé par un tribunal soviétique pour avoir  publié un  poème jugé antirévolutionnaire, Beaucoup sont allés au goulag ou au peloton d’exécution pour moins que cela en 1922.
Ce n’est pas la seule invraisemblance : l’hôtel n’est pas surveillé, ni même peuplé de mouchards. Ni la seule approximation. Je ne prends pas en compte la  faute : « être censé » (supposé de ) confondu avec « être sensé » (être doué de sens, c’est écrit dessus…) – ou l’étrange emploi du mot « abbé » pour « pope« .

C’est un peu dommage car c’est un beau conte, une belle histoire, servie sur un plateau, de façon fort élégante. A vous de juger !

 

Parution :
22/08/2018
576pages
Format :
153 x 235 mm
Prix imprimé :
24.00 €
Prix numérique :
16.99 €
Merci à Net Galley et aux éditions Fayard pour cette lecture.

 

Tsunehisa Kimura et le photomontage #L’été de l’art-22

L’artiste dont je vais parler aujourd’hui est japonais. Je le connais grâce à une  pochette d’album datant des années 80 réalisée pour l’un des plus célèbres (et meilleurs) groupes australiens avec AC/DC – je veux parler de Midnight Oil, bien sûr.

 

Red Sails in the sunset – album de Midnight Oil de 1984 – art par Tsunehisa Kimura

Red Sails in the Sunset

Tsunehisa Kimura (木村恒久Kimura Tsunehisa) né le  à Osaka et mort le 

Il fait sa scolarité dans cette même ville où il est diplômé en 1946 du département de dessin du lycée municipal d’Ôsaka.

Tsunehisa Kimura devient graphiste et crée ses œuvres à partir de photomontages. Ses montages ont souvent pour thèmes le surréalisme urbain, la destruction et le chaos, ou la juxtaposition de monuments érigés par l’homme et de phénomènes naturels.

Il crée en 1984 la pochette de l’album Red Sails in the Sunset de Midnight Oil. En outre, des versions modifiées de l’une de ses œuvres apparaissent sur les pochettes de l’album Flying the Flag de Climax Blues Band en 1980 et de l’album Zonoscope de Cut Copy en 2011.

Il était professeur à l’université Zokei de Tokyo.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et pour écouter  Red sails in the sunset – qui est le 5ème album et l’un des plus aboutis du groupe, c’est ici:

 

Premières lignes #22juillet

 

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 » Chapter 1 – Dudley demented

The hottest day of the summer so far was drawing to a close and a drowsy silence lay over the large, square houses of Privet Drive. Cars that were usually gleaming stood dusty in their drives and lawns that were once emerald green lay parched and yellowing – for the use of hosepipes had been banned due to drought. « 

 

La dernière fois que j’ai compté le nombre de mes relectures de ce cinquième tome des Harry Potter, j’avais dépassé la douzaine. Dire que « L’ ordre du phénix » est l’un de mes romans préférés est une litote.
Et pourtant, ce gros pavé de presque 1000 pages est souvent inégal. Rien que l’intrigue, par exemple: il faut quand même avouer qu’elle est un peu boiteuse. tout au long du tome, on cherche Vous-Savez-Qui. Mais celui-ci ne se montre qu’à la fin, prouvant que, oui, il est bien de retour.
Mais ce n’est pas l’action en elle-même qui nous intéresse ici, car le livre entier instaure une ambiance, tisse peu à peu ce qui sera le décor des deux prochains tomes – jusqu’au dénouement constitué par « Les Reliques de la mort« . On voit la progression des partisans de Voldemort, dans l’ombre et surtout,  la montée d’un régime de terreur – qui n’est sans rappeler la montée du régime nazi, d’ailleurs – les lois injustes promulguées, toute une atmosphère délétère qui s’installe.

« L’ordre du phénix » est aussi l’un des tomes les plus intimistes de la série.  Ainsi, on entre dans le quotidien de Harry, dans ses tourments, sa frustration et sa colère. On ne l’a jamais autant vu de l’intérieur – et ce n’est pas fini.
Mais on découvre aussi d’autres facettes plus personnelles de certains personnages: Sirius et ses états d’âme; les souvenirs de Snape/Rogue, par ex.
Ainsi, pour la première fois, grâce au procédé de la Pensine – qui nous a déjà éclairés sur le passé dans « La coupe de feu », on visualise les parents de Harry alors qu’ils sont encore à Poudlard.
De même, on visite des lieux encore inconnus comme la maison des Black ou l’hôpital de Ste Mangouste, sans parler du Ministère de la Magie ( où nous retournerons dans le dernier tome).

Ce tome est aussi celui de l’adolescence, des questions (Harry au sujet des relations entre ses parents), de la notion de famille (Hagrid et son demi-frère; Ron et sa place au sein des Weasley), du bien et du mal des émotions, du deuil.
Les professeurs de Poudlard ne nous jamais parus aussi humains ( McGonagall en soutien invisible de Harry; la réaction des profs face à Ombrage) – et le monde des sorciers, jamais aussi proche du nôtre.

La grande force de Rowling réside dans ces touches d’humanité, que l’on retrouve depuis dans ses autres ouvrages (je pense aux descriptions plus « noires » d« Une place à prendre »  ; à Cormoran Strike). Elle égrène aussi les indices qui nous permettront à la fin, lors de certaines révélations, de relier tous les éléments (Snape et Lily; Harry et Voldemort). Rowling prend son temps pour peaufiner ses personnages et c’est tant mieux pour le lecteur. D’autre part, c’est exactement ce qui manque à l’adaptation cinématographique….
Tout cela est écrit de main de maître (des Potions) et vaut bien une lecture de plus de 900 pages – particulièrement en version originale, la traduction laissant de côté beaucoup trop de subtilités (je reste presque positive, cette fois).

 

Résumé :

À quinze ans, Harry s’apprête à entrer en cinquième année à Poudlard. Et s’il est heureux de retrouver le monde des sorciers, il n’a jamais été aussi anxieux. L’adolescence, la perspective des examens importants en fin d’année et ces étranges cauchemars… Car Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom est de retour et, plus que jamais, Harry sent peser sur lui une terrible menace. Une menace que le ministère de la Magie ne semble pas prendre au sérieux, contrairement à Dumbledore. Poudlard devient alors le terrain d’une véritable lutte de pouvoir. La résistance s’organise autour de Harry qui va devoir compter sur le courage et la fidélité de ses amis de toujours

 

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Philippe Ramette #L’été de l’art -21

Suite de ce deuxième été de l’art, avec un artiste qui est à la fois artiste sculpteur, photographe et dessinateur : Philippe Ramette

« Après des études aux Beaux-arts de Nice, Philippe Ramette abandonne la peinture pour se consacrer à la sculpture d’objets « hybrides » comme Objet à voir le monde en détail (1989), un appareil optique qui redéfinit un point de vue sur le monde. L’artiste décide ensuite de mettre certaines de ses sculptures en scène dans des photographies. Son travail photographique apparaît dès lors comme le prolongement logique de la pratique de la sculpture, puisqu’il permet de montrer son usage dans des conditions idéales. C’est aussi un certificat de la fonctionnalité des objets : une preuve d’existence.

Les prothèses-sculptures

Philippe Ramette invente des objets insolites, humoristiques et tragiques, avec lesquels il prend la pose pour la photo. Ces prothèses lui permettent de flotter dans les airs (Lévitation rationnelle), grimper aux arbres (Promenade irrationnelle) ou arpenter des falaises (Ascension rationnelle). »

(source

 

Cela donne d’étonnantes photos exposées en ce moment à Nantes, passage Ste Croix:

 

 

C’est aussi à Nantes que j’ai pu apprécier ses éloges

 

 

Eloge de la discrétion

 

Eloge du pas de côté: (permanent, place du Bouffay)

 

Eloge de la transgression:

Retrouvez les autres éloges de Philippe Ramette sur mon blog photos dans le cadre du Voyage à Nantes 2018.

Premières lignes #15juillet

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit. J’en profite pour chroniquer le livre également.
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« Jeremy Harrington sourit devant son rosier, car il a toutes les raisons d’être heureux. dans deux jours, Il fêtera ses cinquante ans. Iris va enfin mettre un pied hors de sa maison de Pittsburgh et venir lui présenter le petit Lucas. »

Ce sont des #Premièreslignes bien trompeuses qui introduisent ce (très bon) thriller. Vincent Hauuy signe ici son quatrième roman: le 1er,  Au-delà du cercle est sur Wattpad; le 2nd, Bribes électriques, sur Scribay et le 3ème, Le loup du Saguenay, sur Fyctia, une plateforme que je ne connaissais pas.
Le tricycle rouge entame un cycle qui met en scène Noah Wallace, génial profileur bien cabossé, Sophie Lavallée, journaliste-blogueuse et Clémence Leduc, enquêtrice de la police canadienne.
Que dire sinon que ce thriller est une réussite ? Les chapitres sont courts, efficaces, servis par une écriture  limpide et particulièrement agréable, parfois nerveuse aux bons moments. L’intrigue découpée en deux enquêtes sont très habilement menées pour nous mener à un dénouement étourdissant. Les codes du genre sont bien vus et respectés.
Les meurtres sont brutaux (le « âmes sensibles s’abstenir » est de rigueur); on y retrouve la force d’un James Ellroy, voire d’un Stephen King (l’un des inspirateurs de Vincent Hauuy).

Le petit plus des « mots difficiles » utilisés par le protagoniste est un coup de génie (ayant la version papier puisque j’ai lu Le tricycle rouge pour le Prix Polar Livre de Poche, j’ai noté quelques mots particulièrement intéressants !).

Je pense que je ne vais pas tarder à me procurer la suite (Le Brasier) …et conseiller aux amateurs du genre autour de moi cette lecture, bien entendu.

Résumé:

Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Dans le même temps, à New York, la journaliste-blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ?

D’autres blogueuses ont également eu un coup de coeur dont: Isa , Alec à la Bibliothèque,et ManedWolf.

 

 

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Roman Cieslewicz et le pop art #L’été de l’art-20

C’est l’été et c’est reparti pour un nouvel « Eté de l’art » sur le blog.
J’avais commencé cette série l’été dernier (Souviens-toi….) quand je me suis aperçue que je stockais des infos et des images sur l’art, en général. C’était l’occasion de les partager ici.  Vous aimez l’art? Moi aussi.

Je commence avec un artiste en lien avec le pop art ( ici entre autres) qui est à l’honneur au Musée des Arts Décoratifs (MAD) à Paris jusqu’au 3 septembre: Roman Cieslewicz

 » Roman Cieslewicz est né en 1930 à Lwow (Pologne). Après la Seconde Guerre mondiale, il étudie aux Beaux-Arts de Cracovie, un des seuls foyers de résistance au réalisme socialiste. Durant sa formation, il côtoie Mieczyslaw Berman (1903-1975) et Tadeusz Kantor (1915-1990), se lie d’amitié avec Roman Polanski et jouit de l’influence d’Henryk Tomaszewski (1919-2001). Il se nourrit des apports constructivistes du groupe d’avant-garde BLOK et de la littérature sombre de Kafka et Schulz. Ensuite, il travaille en tant qu’affichiste pour l’agence d’État Wag. Le réalisme socialiste, le manque de moyen et l’étanchéité du Rideau de fer en termes de réception sont quelques-uns des facteurs qui poussent Roman Cieslewicz à quitter son pays. Affichiste talentueux, il participe au rayonnement de ce que l’on appelle l’école polonaise, avec le collage comme marque de fabrique : « J’ai voulu partir de Pologne pour voir comment mes affiches résisteraient à la lumière des néons en Occident. Je rêvais de Paris. » C’est ainsi qu’il s’installe à Malakoff où il explore plus avant les possibilités offertes par le photomontage2. Graphiste-artiste, il apprécie peu cette dénomination et se réclame « visualiste », membre de la « confrérie des artisans de l’image ».

2La place et la valeur que prennent les visages dans les dix premières années de Roman Cieslewicz en France (1964-1974), sont symptomatiques de ses nouvelles recherches. Cette décennie couvre les années Pop jusqu’au début des années 1970 et voit temporairement le visage s’engouffrer et disparaître sur lui-même. La récurrence du visage dessine la singularité de sa production et les caractéristiques de son époque. »

source

 

Je connais cet artiste grâce aux couvertures qu’il a illustrées pour Christian Bourgois à partir de 1968 (10/18):

 

 

 

 

Interview de Roman Cieslewicz

 

 

 

Une vidéo de l’artiste

 

ROMAN CIESLEWICZ, LA FABRIQUE DES IMAGES
du 3 mai au 23 septembre 2018
Musée des Arts décoratifs – Paris

 

Le noir est ma couleur – Olivier Gay

 

 

Résumé :Adolescents, Alexandre et Manon sont dans la même classe mais s’ignorent. Lui, bad boy séducteur et boxeur, attend avec ses copains au fond que les cours finissent. Elle, est la meilleure élève. La plus secrète aussi. Un jour, pour gagner un pari, Alexandre invite Manon à boire un pot. Au détour d’une ruelle, il la découvre attaquée par une dangereuse créature. Il vient à son secours. Mais qui est vraiment Manon ? »

 

Auteur fantasy, Olivier Gay s’attaque ici au roman jeunesse (à partir de 13 ans env.) avec justesse. Pour aller à l’essentiel, le processus de la magie est très intéressant et bien traité dans ce premier tome d’une série de sept. La magie liée au spectre lumineux donne envie de se plonger dans cette histoire. Malheureusement, l’intrigue « ado » est un peu trop présente à mon goût même si très bien écrite. L’action est intense; on ne s’ennuie pas.
Pour ma part, je vais me limiter à ce premier volume. J’adore cette façon de faire fonctionner la magie mais les  petites histoires scolaires, le côté convenu du bad boy et de la première de la classe me lassent à la longue.
Je pense que je me tournerais volontiers vers les autres romans d’Olivier Gay comme
Les Épées de glace, tant son écriture est agréable. Affaire à suivre donc…

 

Merci à NetGalley et aux éditions Rageot pour cette lecture.

 

Premières lignes #8juillet

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Nous revoilà partis pour une plongée dans le polar avec le « Premières lignes » de cette semaine – et pas n’importe quel genre: du polar scandinave.

« Une marée de coques blanches avait envahi le port. Partout, sur les bateaux, on faisait la fête. Une foule désordonnée de jeunes éméchés allait et venait sur les pontons en ce tiède soir d’été. Mais la jeune fille qui titubait dans la cohue tremblait de froid. »

Résumé:
Une froide journée de septembre, l’étudiant Marcus Nielsen est retrouvé mort dans son appartement de Nacka. Tout semble indiquer un suicide. Mais sa mère, convaincue qu’il a été assassiné, supplie la police de ne pas classer l’affaire.Quand l’inspecteur Thomas Andreasson commence à enquêter, les pistes semblent mener à la base militaire de Korsö, devant l’île de Sandhamn, où le corps d’un autre homme vient d’être retrouvé. Contactée par Thomas, Nora Linde, qui depuis sa séparation passe beaucoup de temps sur l’île, essaie d’en savoir plus sur cette base fortifiée où, pendant des décennies, ont été formées les unités d’élite des chasseurs côtiers. Y a-t-il dans ce passé-là quelque chose qui ne doit à aucun prix surgir au grand jour ?

Le genre est particulièrement prolifique depuis une bonne dizaine d’années.  on se demande même dans quelle mesure le froid inspire les écrivains du crime. Il y a eu les précurseurs Sjöwall et Wahlöö , puis Henning Mankell (et là, c’était brillant). Puis Stieg Larsson. Et avec la sortie de Millénium , soudain, les romans policiers nordiques se multiplièrent. Pour le meilleur et le pire.

Je ne sais pas où ranger encore Viveca Sten. C’est assez bien fichu, facilement addictif. Cela me fait penser assez à  Camilla Läckberg -et comme pour Läckberg, je suis assez ambivalente. Les tomes se laissent dévorer aisément. Il n’y a rien de pénible, de mal fait, de « mal écrit ». Mais je peux le dire: la recette me paraît à la fois trop évidente et terriblement déjà-vu.
J’ai peut-être trop lu de polars nordiques mais parfois, rien à faire: la sauce ne prend pas ou, du moins, si elle prend, elle est un peu indigeste.
La construction est plus ou moins toujours la même : c’est un  lourd secret dans le passé ou un traumatisme ancien qui ressurgit et vient influer/expliquer le ou les meurtres commis. L’auteur nous livre des bribes de ce fameux « lourd passé », nous permettant de jouer au détective amateur. Mais le jeu est biaisé puisque nous n’avons jamais tous les éléments en main. On en ressort bluffé quand le dénouement se  produit. « Quel tour de force! Il/elle est trop fort.e ! » Et de nous précipiter sur le tome suivant où l’écrivain.e va nous ressortir la même recette.
Ajoutons à cela des éléments culturels (la fête de la St Jean, par exemple), un contexte social (un divorce; l’alcoolisme;la perte d’un enfant – trio gagnant!) et le tour est joué!

Apparemment, le public français n’est pas encore lassé – pour l’instant. Mais je crois que cet enième tome de Viveca Sten (oui, j’en lu plusieurs !) me fera le même effet que  Camilla Grebe,  Asa Larsson ou Camilla Läckberg : je n’en retiendrais pas grand chose.

Je conseillerais plutôt  les islandais ( Indriðason,  Sigurðardóttir, en tête) ou bien le couple Lars Kepler qui n’a pas encore épuisé le filon. D’autres auteur.e.s nordiques sont cités dans cet article. 

 

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