Premières lignes #14octobre

On reste aux Etats-Unis pour les Premières Lignes de cette semaine:

« For a long time, my mother wasn’t dead yet. Mine could have been a more tragic story. My father could have given in to the bottle or the needle or a woman and left my brother and me to care for ourselves—or worse, in the care of New York City Children’s Services, where, my father said, there was seldom a happy ending. But this didn’t happen. I know now that what is tragic isn’t the moment. It is the memory. » (source)

 

Résumé :  « La première fois que j’ai vu Sylvia, Angela et Gigi, ce fut au cours de cet été-là. Elles marchaient dans notre rue, en short et débardeur, bras dessus dessous, têtes rejetées en arrière, secouées de rire. Je les ai suivies du regard jusqu’à ce qu’elles disparaissent, me demandant qui elles étaient, comment elles s’y étaient prises pour … devenir. »

August, Sylvia, Angela et Gigi sont quatre adolescentes, quatre amies inséparables qui arpentent les rues du Brooklyn des années 1970, se rêvant un présent différent et un futur hors du commun. Mais un autre Brooklyn, où le danger rôde à chaque coin de rue, menace les espoirs et les promesses de ces jeunes filles aux dernières heures de l’enfance.

Le roman de Jacqueline Woodson a plusieurs points communs avec celui dont je parlais la semaine dernière et pourtant,  il est totalement différent. Car si certains thèmes se retrouvent, ils sont ici abordés de manière plus subtile, plus profonde – j’ai envie de dire: moins spectaculaire et plus réfléchie.

Pour autant, le roman ne perd pas en sensibilité ni même en force. L’autrice a eu le temps d’aiguiser sa plume sur de nombreux romans jeunesse (c’est son premier livre destiné à un public adulte). Le style est mature, abouti et c’est un plaisir de suivre l’expérience d’August et de ses amies.

 

Si vous êtes intéressé.es par :

  • les années 70
  • les romans d’apprentissage
  • le New York des années 70
  • la littérature américaine

 

Un autre Brooklyn – Jacqueline Woodson
trad.  Sylvie Schneiter

  • Broché: 176 pages
  • Editeur : Stock (3 janvier 2018)
  • Collection : La cosmopolite
  • Langue : Français

Site de l’autrice

 

Note: la semaine dernière, je faisais allusion à l’influence de Tupac sur le titre choisi.  Et là,  je vois que la romancière de cette semaine a écrit ceci :

« I think Tupac was an amazing activist and I wanted to create a story around his story. The more I wrote, the more there was to say – about Tupac and about the girls. »

 

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2 réflexions sur “Premières lignes #14octobre

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