L’automne en images et en musique – 10

Cette semaine, Andrea Kawch est une peintre américaine :

Born in Detroit, Michigan in 1986, she attended the College for Creative Studies through a Walter B. Ford II Scholarship, and graduated Summa Cum Laude with a BFA in 2009, double majoring in Illustration and Art Education. Her paintings and works on paper are rich in mood, allegory, and precision of medium, reflecting a wealth of influences from Northern Renaissance and American art to the rural landscapes and vernacular architecture of her native Michigan.

Illustrations © Andrea Kowch – http://andreakowch.com/

 

 

 

 

 

 

 

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Premières lignes #25novembre

 

Je change de registre pour les Premières Lignes de cette semaine avec une biographie. Je vous mets tout de suite dans l’ambiance :

 » Le 10 décembre 1936, un valet de pied annonce la nouvelle à Elisabeth Alexandra Mary Windsor, alors âgée de dix ans : son père va devenir roi par défaut, quatre jours avant son quarante et unième anniversaire. En effet, le frère de ce dernier, le roi Edouard VIII, vient d’abdiquer pour épouser Wallis Warfield Simpson, une américaine déjà divorcée deux fois. »

Nous voilà dans The Crown ou presque puisque Sally Bedell Smith signe ici une agréable biographie qui se lit aussi bien qu’un roman. L’écrivaine est une habituée du genre puisqu’elle a déjà écrit les biographies du Prince Charles ou de Lady Diana. On sent qu’elle a une affection particulière pour la famille royale d’Angleterre. Ici, on ne trouvera aucune critique de la reine. Si l’ouvrage se place en effet très en faveur des Windsor, il n’en est pas moins intéressant pour autant. Le tableau rendu est vivant et le sens de l’humour de la reine est mis en avant.

J’avais emprunté à la médiathèque par pure curiosité et par envie de lire autre chose qu’un roman ; je n’ai pas été déçue et je me suis vue dévorer ce pavé de presque 600 pages. Seules les années les plus récentes m’ont un peu lassée; peut-être parce que nous n’avons pas suffisamment de recul sur cette portion de l’Histoire ou que cela me paraissait trop frais dans ma mémoire.

Anglophiles, fans de The Crown ou du film The Queen, je ne peux que vous conseiller cette biographie.

 

Elisabeth II, la vie d’un monarque moderne
Editions des Equateurs
22/02/2018
Traduction  Elisa Rodriguez
26€

 

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Caïn – Dario Alcide

 

 

Résumé : Le centre 27-A abrite en permanence une dizaine d’enfants. Les règles y sont simples et permettent aux pensionnaires de s’épanouir malgré leurs handicaps. Tous profitent de leur séjour, sans poser de questions et dans une relative tranquillité, grâce à la bienveillance des animateurs.
Pourtant, l’arrivée d’un nouvel enfant, Caïn, va bien vite perturber la routine de l’établissement. Malgré son jeune âge, le garçon veut apprendre à lire et pose bien plus de questions que tous ses prédécesseurs réunis. Pourquoi tous les autres enfants sont-ils malades et pas lui ? Pourquoi aucun d’eux n’a de souvenirs de leur vie avant leur arrivée dans le centre ? Les animateurs sont-ils vraiment gentils ? Qu’est-ce que ce centre exactement ?
À mesure que son enquête avance, une certitude s’impose à l’esprit du jeune garçon : il va devoir fuir le centre…

C’est toujours une aventure spéciale que de lire et chroniquer un roman en auto-édition. On sent la motivation de l’auteur.e, on a envie de prendre part à cet élan, de donner toutes ses chances au livre – et parfois, comme pour n’importe quel autre livre, auto-édité ou non, on peut être déçu.
Cette fois, avec Caïn, j’ai trouvé la lecture agréable. Le style est fluide, le début avec le parti pris du point de vue de l’enfant (Caïn) est bien trouvé. Les autres points de vue sont bien choisis mais peut-être moins touchants que celui du petit garçon.
Je ne vais pas mentir : si j’ai aimé cette lecture, je n’ai pas été surprise. Il me faut des intrigues un poil plus retorses pour que je me casse la tête à me demander : » mais de quoi parle-t’on ? « . Très vite, j’avais compris le sujet du roman, les indices étant bien placés pour mettre le lecteur sur la voie (ex: les prénoms des enfants). Je ne me suis donc pas posée beaucoup de questions, le dénouement me paraissant logique.

Il reste que le livre se lit bien, que le thème est intéressant et pose des questions essentielles.
J’ai particulièrement apprécié cette fin ouverte qui laisse le lecteur dans l’expectative (et qui appellerait presque à une suite).
J’aurais juste un bémol au sujet des personnages, qui manquent un peu d’âme, de matière pour que le lecteur s’attache réellement à eux. On ressent une certaine mise à distance qui, si elle n’est pas forcément gênante à la lecture, a tendance à limiter l’émotionnel (à dessein ? ).
Une lecture convaincante que je conseille.

À propos du livre: 

Caïn
Auteur : Dario Alcide
Sortie : le 22 novembre 2018
ISBN papier : 978-2-9565405-0-2
219 pages
Prix broché : 12€
Prix E-book : 2.99€

 

Merci à l’auteur de m’avoir laissé lire Caïn en avant-première.

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Sur le même thème (j’essaie de ne pas trop spoiler)

 

 

 

 

 

 

 

 

Premières lignes #18novembre

 

Pour ces Premières lignes, voici le début d’un deuxième tome :

« Au printemps 1966, Lila, dans un état de grande fébrilité, me confia une boîte en métal contenant huit cahiers. Elle me dit qu’elle ne pouvait plus les garder chez elle car elle craignait que son mari ne les lise. »

 

 

Le nouveau nom suit directement le premier volume de la série L’amie prodigieuse (dont j’ai parlé ici)Ce tome est consacré à la fin de l’adolescence et à l’entrée dans l’âge adulte de Lila et d’Elena, toujours du point de vue d’Elena (Lenu).
Amours, études, déceptions, sur fond de contexte économique et politique; nous retrouvons  les deux amies et leur entourage, tout ce petit monde napolitain mis en place dans le premier volume.
J’ai trouvé ce deuxième tome plus captivant que le premier (la mise en place et les présentations des personnages n’étant plus à faire). On entre pleinement dans l’intimité des amies, on s’attache, on se révolte, on craint pour elles… Et finalement, le livre est déjà fini.
Elena Ferrante a passé la vitesse supérieure et c’est tant mieux !

A noter: la série vient d’être adaptée pour la TV (HBO), , une raison de plus pour lire les livres !

(1ère diffusion ce week-end)

 

Résumé :

« Le soir de son mariage, Lila, seize ans, comprend que son mari Stefano l’a trahie en s’associant aux frères Solara, les camorristes qu’elle déteste. De son côté, Elena, la narratrice, poursuit ses études au lycée. Quand l’été arrive, les deux amies partent pour Ischia. L’air de la mer doit aider Lila à prendre des forces afin de donner un fils à Stefano. »

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L’automne en images et en musique – 8

C’est d’une  découverte musicale dont je vais vous parler cette semaine avec un groupe qui a été pour moi un véritable coup de coeur, il y a quelques années et qui a finalement sorti son 1er album cette année.

En 2015 était déjà sorti un album de reprises mais cette fois, ce sont des compositions originales – et c’est à écouter !

Il était une fois trois filles, trois amies de longue date qui avaient grandi en Seine-St-Denis et qui avaient suivi une formation classique….Il était une fois LEJ (Elijay).

En 2013, trois copines décident de fonder un groupe. Grâce à leur musique atypique, elles remportent un concours organisé par le groupe Tryo, qui leur permet de se produire sur scène avec le groupe lors du Festival des Nuits de Champagne en octobre 2013. L.E.J. (prononcé Elijay) est né. 

LEJ en acoustique (avec les derniers titres) :

Ce qui les a fait connaître :

La reprise de Hanging tree (Hunger Games) :

Parmi les dernières chansons, « Acrobates » ou « La marée », on ne peut qu’admirer la précision et l’originalité des paroles (signées en collaboration avec le slammeur Ozarme), la qualité des compositions et l’interprétation, encore plus aboutie. L’album s’appelle Poupée Russes. Le trio  LEJ est en tournée actuellement.

 

La marée:

extrait des paroles:

« Étrangère à ce que je vois, ça me renvoie dans mes tranchées
Je ne comprends plus rien malgré toutes mes études
Pourtant cartésienne mais, au-dessus du vide, penchée
L’optimiste pourrait disparaître dans le triangle des Bermudes
Bras tendus, boulets aux pieds, je bascule à cause de lests
Debout, seule, et déboussolée, bercée par une chanson de geste
En tête de proue, en proie au doute
J’enlève la cape de bonne espérance
Et si mes rêves clandestins dans la soute
Étaient en train de quitter la France?

Mes livres sont vierges mais leurs pages sont cornées
Je ne distingue plus le nord du sud
Mes livres sont vierges mais leurs pages sont cornées
Les abscisses sont désordonnées »

 

Acrobates :

« Assieds-toi, je t’invite, j’ai un jeu qui pourrait te plaire
Repoussons nos limites, si tu n’choisis pas je te ressers (x2)
Dis-moi c’que tu préfères
Être le sosie officiel de Trump
Ou le sous-officier d’Hitler?
Dis-moi, et tant pis si tu te trompes
Oui, dis-moi c’que tu préfères
Bouffer d’la terre, tomber de haut
Ou attendre patiemment la guerre
Et qu’ils bafouent nos idéaux?

La vie défile vite, on s’épuise à trop s’battre
Viens, on défie l’vide, acrobates  « 

 

Un très bon cru que cet album, décidément.
Et vous, vous connaissiez LEJ ? Envie de les écouter ?

 

Premières lignes #11novembre

En ce 11 novembre, non, je ne vais pas citer des Premières Lignes en relation avec l’Armistice. Je vais parler …de brumes :

 » Adamsberg, assis sur un rocher de la jetée du port, regardait les marins de Grimsey rentrer de la pêche quotidienne, amarrer, soulever les filets. Ici, sur cette petite île islandaise, on l’appelait « Berg ». Vent du large, onze degrés, soleil brouillé et puanteur des déchets de poisson. Il avait oublié qu’il y a un temps, il était commissaire, à la tête des vingt-sept agents de la Brigade criminelle de Paris, 13 ème arrondissement. « 

Pour les fidèles,  dès les premières lignes, on reconnaît le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, qu’on avait laissé en Islande dans le tome précédent: Temps glaciaires.

 

Cette fois, après un retour délicat en France, le commissaire va se pencher sur une affaire étrange qui va menacer de faire exploser son équipe (sédition au sein de la Brigade !) – une affaire de venin… et d’araignées recluses  (arachnophobes, ne craignez rien, j’ai pu lire sans problèmes les passages en lien avec les araignées alors que je suis gravement atteinte ^^) – ou bien parle-t’on d’une autre forme de réclusion ? La question restera longtemps en suspens…

Si vous avez déjà lu Fred Vargas, vous retomberez vite sous le charme de son écriture circulaire : on avance doucement, comme si de rien n’était, dans l’enquête – qui est, une fois de plus, brillante ! . Et si vous ne l’avez jamais lue, alors, prenez le temps de vous laisser capter par les brumes et les bulles gazeuses qui errent dans le cerveau du personnage d’Adamsberg.

Lire Vargas, c’est une gourmandise. On a l’impression à chaque fois de retrouver des potes (la Brigade, mais aussi Mathias, l’un des « évangélistes » rencontré pour la première fois dans « Debout les morts » qui vient ici donner un sacré coup de main ), on attend, on hésite et la magie opère au fil de dialogues décalés, d’idées saugrenues et de personnages fantasques.  Un exemple :

«  »- Raconte-moi cette femme qui t’a offert une araignée morte.
– Les hommes offrent bien des manteaux de fourrure. Quelle idée. Imagine-toi serrer dans te bras une femme qui porte soixante écureuils morts sur le dos.
– Tu vas porter ton araignée sur le dos ?
– Je l’ai déjà sur les épaules. Louis. » (dialogue Adamsberg/Veyrenc)

Mais si le commissaire peut paraître toujours aussi perché (le « pelleteur de nuages »), l’affaire dont il est question est ficelée avec brio – et fort bien documentée. Que dire de plus ? Il faut lire Fred Vargas !

 

 

«- Trois morts, c’est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n’est pas de notre compétence.
– Ce qu’il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J’ai donc rendez-vous demain au Muséum d’Histoire naturelle.
– Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais
dans quelles brumes avez-vous perdu la vue?
– Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
– Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l’araignée recluse?»
  • Editions Flammarion
  • Hors collection – Policier et thriller
  • Paru le 10/05/2017
  • Genre : Policiers, thrillers

 

Les Livres de Jakób – Olga Tokarczuk

 

Le livre est dense. C’est même plus une fresque qu’un roman. Olga Tokarczuk nous emmène dans un vaste voyage tout en lançant un véritable défi littéraire au fil des 1000 et quelques pages numérotées à rebours . On se laisse embarquer lentement car il faut être patient pour venir à bout de cette odyssée inspirée. Mais le jeu en vaut largement la chandelle ! Passionnant !

 

Olga Tokarczuk à propos de son roman :

« Comment vous est venue l’idée d’écrire sur le faux messie Jakob Frank ?

O.T :C’est le contexte historique dans lequel Jakob Frank a vécu qui m’a d’abord fascinée. Une époque où les Lumières prennent leur élan et engendrent de nouvelles visions de la société. Le système de croyances frankiste constitue un condensé assez chaotique, extrêmement fluide, voire explosif, de divers types d’hérésies. Il pousse ses racines dans un passé plus ou moins lointain, au-delà des marges du christianisme ou du judaïsme. Son origine première se situe dans le gnosticisme [mouvement religieux des premiers siècles du christianisme, persuadé de l’imminence de la fin du monde]. Or, il y a longtemps que je m’intéresse à ce thème. Un autre aspect, qui n’a rien de secondaire, tient au fait que Frank représente une figure complexe d’un immense intérêt psychologique » (source)

 

Résumé : Hérétique, schismatique, Juif converti à l’islam puis au christianisme, libertin, hors-la-loi, magicien, tour à tour misérable et richissime, Jakób Frank a traversé l’Europe des Lumières comme la mèche allumée d’un baril de poudre. De là à se prendre pour le Messie, il n’y avait qu’un pas – et il le franchit allègrement. Le dessein de cet homme était pourtant très simple : il voulait que ceux de son peuple puissent, eux aussi, connaître la sécurité et le respect de tous.

 

La vie de ce personnage historique est tellement stupéfiante qu’elle semble imaginaire. Un critique polonais dit qu’il a fallu à Olga Tokarczuk une « folie méthodique » pour l’écrire. On y retrouve les tragédies du temps, mais on y goûte aussi les merveilles de la vie quotidienne : les marchés, les petits métiers, les routes incertaines et les champs où l’on peine, l’étude des mystères et des textes sacrés, les histoires qu’on raconte aux petits enfants, les mariages où l’on danse, les rires et les premiers baisers.

 

Cette épopée universelle sur l’émancipation, la culture et le désir est une réussite absolue : elle illustre la lutte contre l’oppression, en particulier des femmes et des étrangers, mais aussi contre la pensée figée, qu’elle soit religieuse ou philosophique.

 

Ainsi que le dit le père Chmielowski, l’autre grand personnage de ce roman, auteur naïf et admirable de la première encyclopédie polonaise, la littérature est une forme de savoir, elle est « la perfection des formes imprécises ».

Les Livres de Jakób, par Olga Tokarczuk,
traduit du polonais par Maryla Laurent,
Noir sur Blanc, 1040 p., 29 euros.

Prix Nike 2015 (Pologne)

Prix Transfuge 2018 du Meilleur roman européen

Finaliste Prix Femina étranger 2018

 

Merci à Net Galley et aux éditions Noir et Blanc pour cette lecture. 

L’automne en images et en musique -7

On va parler bestioles cette semaine avec les dessins de Stan Manoukian:

« En 2007, Stan Manoukian ressent soudain le besoin de créer un projet totalement personnel : il se lance alors un défi, dessiner un monstre par jour pendant un an. Ce défi a ensuite continué pour devenir un véritable projet artistique : En 2009, ses monstres sont rassemblés dans Diary of inhuman species édité par Ankama. Mais Stan continue le projet, créant des illustrations de plus en plus grandes et complexes, établissant un style graphique et un bestiaire unique : il expose d’abord ses œuvres dans des expositions collectives aux USA puis s’expose à Paris à la galerie Glénat en 2015 pour une grande exposition personnelle intitulée Species.
En 2017, l’exposition Oddities consacre 10 années de monstres à la galerie Glénat. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour en savoir plus : ici

Et ici

Son instagram 

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Premières lignes #4novembre

On change de destination pour ces Premières Lignes : direction le Nord de l’Europe, cette fois! On embarque pour un recueil de nouvelles avec Katarina Mazetti (Le mec de la tombe d’à côté; Mon doudou divin; Les larmes de Tarzan, etc…) :

 » Comment a-t’on pu se retrouver aussi nombreux pour le repas de Noël ? Je n’en reviens pas. On ne devait être que quatre cette année. Et voilà qu’en regardant ma table, je voyais neuf personnes, plus un nourrisson en train de jacasser ! « 

Le ton est donné dès cette première nouvelle (Au diable Dowton Abbey !) : on va parler familles recomposées, ex- , enfants des ex, belle-famille (ancienne et nouvelle), couple, fin de couple…

Et si la première nouvelle est menée tambour battant, toutes ont un ton différent, jamais dénué d’humour. Parfois, (souvent), la nostalgie est de mise, la tendresse, le rire, la tristesse aussi. Car, en parlant divorces, l’autrice n’oublie pas de nous rappeler que le deuxième traumatisme le plus aigu après la perte d’un proche  est justement le divorce.

On rit, on est ému mais surtout, on apprécie chacune de ses mini-histoires, dont certaines se suivent.
Que dire de plus ? J’aime l’écriture de Mazetti depuis que j’ai lu Les larmes de Tarzan, en 2007, à sa sortie. J’ai lu tout ce qui a été traduit en français, romans pour adultes comme pour les plus jeunes. (Je suis un peu fan, quand même….)
Ces Petites histoires… sont encore une fois une réussite.

 

Résumé :
« On a toujours mille et une raisons de divorcer… et de le regretter !
Ces Petites histoires croquent avec délices les travers de chacun, la difficulté d’avoir envie des mêmes choses AU-DELÀ de cinq ans de vie commune, l’exigence d’exister AUSSI comme individu. Quelques portraits au vitriol : homme ou femme, divorcés, enfin seuls ! enfin libres ! mais… libres de quoi, déjà ? Car la vie est cruelle : une fois seul(e), pourquoi faut-il que ce qui nous agaçait le plus nous manque soudain ? Comme si le divorce était le meilleur moyen de se retrouver à gérer l’emploi du temps de 8 personnes une semaine sur deux…
C’est caustique et gouleyant, c’est Katarina Mazetti. »  (Gaïa)

 

 

 

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