Premières lignes #3mars

 

C’est le mois de mars et cette semaine, on aurait pu penser que le printemps était déjà là (un printemps chaud avec plus de 20° C  l’après-midi). Voici donc les premières Premières Lignes de mars :

 » A partir du mois d’octobre 76 et jusqu’en 1979, lorsque je revins vivre à Naples, j’évitai de renouer une relation stable avec Lila. Mais ce ne fut pas facile. Elle chercha presque tout de suite à revenir de force dans ma vie; moi, je l’ignorai, la tolérai ou la subis ».

Voici des premières lignes qui résument bien la relation spéciale entre Elena (Lenu) et Lina (Lila). Puisque nous suivons le duo au travers du seul point de vue d’Elena, depuis leur petite enfance, nous continuons à recevoir cette vision partielle et partiale, tronquée et, on le sent, très biaisée. C’est bien là la base de ces quatre romans; c’est en partie ce qui fait sa force.

Avec ce quatrième (et dernier) tome, Elena Ferrante met un point final à la formidable histoire commencée à Naples soixante ans plus tôt. Si les tomes ne sont pas égaux, si certains passages relativement ennuyeux (beaucoup de redites, à mon goût) peuvent se lire en diagonale, il reste un récit en majorité passionnant, riche en personnages attachants et complexes. L’Italie que décrit Ferrante est plus que jamais vivante sous sa plume.

Je boucle donc l’histoire de Lenu et Lila et je ne regrette en aucun cas ma lecture même si je reste mitigée sur certaines parties.
Ce dernier tome est un peu longuet: on survole les époques sans toujours entrer dans la vie des deux amies mais raconter  40 ans dans ce dernier tome nécessite des choix d’écriture. On s’attarde beaucoup sur l’histoire d’amour entre Lenu et Nino – et ce qui en résulte. Une fois de plus, même si Lenu semble nous conter sa vie (et on a souvent envie de s’énerver contre elle ^^) , c’est bien Lila qui est le personnage central : l’amie prodigieuse, c’est elle.

La fin reste sans surprises, sans révélation finale, tout compte fait. Le lecteur s’ attache à Lila alors que la narratrice (Lenu) a  tout fait pour le dégoûter du personnage.  Je n’en dis pas plus, c’est à découvrir.

Résumé :

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.

L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du xixe siècle, un monde qu’on n’oublie pas. « 

 

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4 réflexions sur “Premières lignes #3mars

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