Visions de Dune par Simon Goinard – L’été de l’art #36

C’est en suivant l’actualité du prochain film Dune (version 2020) que je suis (re)tombée sur le travail de Simon Goinard autour de la série de Frank Herbert. Car, si ses illustrations ne sont pas en lien direct avec le développement du film, elles donnent une vision vraiment intéressante. 

Et, disons-le, c’est magnifique !

Les Fremen

 

 

 

Feyd Rautha:

Simon Goinard a travaillé pour de gros clients (Ubisoft, Walt Disney Company, Applibot Inc, Nexus Prod UK, ArenaNet/ NCsoft, Warner Bros, …)
Un aperçu :

 

 

Son site
Art Station

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Premières lignes #29juillet spécial HMSFFF de juillet

Des Premières lignes consacrées au #HMSFFF challenge  aujourd’hui !
Le thème de ce mois de juillet était « Espace et temps » :

Un petit point sur la sélection de juillet

La sélection proposée était, une fois de plus, très sympa. Découvrir la sélection ressemble un peu à l’ouverture d’un paquet-cadeau: on a hâte !
J’avais déjà lu (de nombreuses fois) Fondation ; le cycle de Fondation entier a longtemps fait partie de mes relectures favorites, durant les années 90, avec Dune et Le Seigneur des anneaux. 

Cette fois, je ne me suis pas replongée dans les aventures de la psycho-histoire. Lu aussi La horde du contrevent  dont je ne suis définitivement pas fan. Ce roman est le type même du « soit on adore, soit on déteste ». Je passe mon tour….

Ah, et Replay ! Ce roman de Ken Grimwood avait été une très bonne surprise. Je l’avais trouvé par hasard à la bibliothèque et je n’avais pas été déçue. Car, pour voyager dans le passé, ça, on y fait des allers-retours. Je le recommande vivement, celui-ci et, si possible, j’en parlerai à nouveau.

 

Premières lignes x 2

Cette semaine, donc, double découverte et doubles premières lignes !
C’est par ici :

 » Je donnerai à mon rapport la forme d’un récit romancé. C’est ce que l’on m’a appris lorsque j’étais petit, sur ma planète natale, que la Vérité est l’affaire d’imagination. « 

Le décor est planté dès le début. Ce livre sera le récit d’une rencontre; entre un « étranger » et une planète, une civilisation, une culture, une société, les problèmes de compréhension des mœurs, politiques, comportements et langages. L’hermaphrodisme posant le plus de soucis à l’envoyé de l’espace.
Très souvent, La main gauche de la nuit m’a fait penser aux romans de Jack Vance – et ça, c’est mon point positif ! – avec sa richesse, sa diversité et souvent, ses chocs culturels (refrain bien connu: il faut lire Jack Vance).
Pourtant, je ne sais pas si je dois accuser la canicule qui a rendu mon cerveau complètement apathique, mais j’ai eu du mal avec ce roman au rythme lent, très intériorisé. Cela ne me dérange pas en règle générale mais cette fois, Ursula Le Guin a eu du mal à m’embarquer sur la planète Nivôse. Je pense qu’il faut prendre son temps, savourer ce livre pour bien l’apprécier. Je n’exclus pas une relecture, plus tard.

La Main gauche de la nuit (Le Cycle de Hain, Tome 4)

Résumé : Sur Gethen, la planète glacée que les premiers hommes ont baptisée Hiver, il n’y a ni hommes ni femmes, seulement des êtres humains. Des androgynes qui, dans certaines circonstances, adoptent les caractères de l’un ou l’autre sexe.
Les sociétés nombreuses qui se partagent Gethen portent toutes la marque de cette indifférenciation sexuelle. L’Envoyé venu de la Terre, qui passe pour un monstre aux yeux des Géthéniens, parviendra-t-il à leur faire entendre le message de l’Ekumen ?

Et pour terminer avec ce spécial HMSFF challenge, des premières lignes issues de l’autre roman que j’ai choisi de découvrir :

« Le 14 novembre 1971
La route de Long Valley qui défile sous mes pneus. Belle journée; soleil radieux, ciel bleu. Les lisses en béton blanc se succèdent de part et d’autre de la route. un cheval m’examine. Les verts pâturages de la région de Los Angeles. « 

Voilà un roman de Richard Matheson qui débute …à la manière de Matheson. Le point de vue est celui du personnage principal, le récit à la première personne (c’est aussi le cas dans Je suis une légende ou l’excellente nouvelle Journal d’un monstre). Matheson utilise une méthode redoutable : nous faire entrer dans l’intimité d’un personnage, généralement solitaire voire exclu, le développer, nous faire participer à son évolution et à ses aventures pour,  au final, brutalement le plonger dans le malheur. Ou presque.
Mais, si le procédé est diablement efficace dans Je suis une légende, il fonctionne moins bien ici. Le héros est vite plongé dans d’interminables atermoiements,  auto-apitoiements, et autres plaintes qui, même si compréhensibles de la part d’un homme tombé fou amoureux, ne font que ralentir la lecture. Le rythme en pâtit. Quant au dénouement, il est évident et provoque peu de surprise.
Bref, on s’ennuie pas mal. Je ne garderai pas en mémoire Le jeune homme, la mort et le temps (adapté au cinéma en 1980 sous le titre « Quelque part dans le temps « – Somewhere in time )  préférant d’autres romans et nouvelles de Matheson.

Le Jeune Homme, la mort et le temps par Matheson

Résumé : A trente-six ans, il n’a plus que quelques mois à vivre. Que peut-il faire face à son désespoir?
Le voici échouant dans un vieil hôtel au bord de la mer, où il trouve la photographie d’une jeune femme ravissante, qui fut actrice à la fin du XIXème siècle.
Il tombe amoureux du portrait et cherche à découvrir la vie de cette actrice qui, comme lui, ne s’est jamais mariée.
Et, peu à peu, cette curiosité passionnée devient un véritable lien, un véritable amour.
Mais comment va-t-il pouvoir rejoindre sa bien-aimée ?

 

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Premières lignes #21juillet

Premières lignes consacrées à un roman qui se situe dans les années 60/70  aujourd’hui

« Son prénom se prononçait « Jack-ah-ran-dah », évoquant ces lampions-citrouilles nommés « jack-‘o’-lantern », sur le même rythme. Le nom d’un arbre fleuri, flamboyant, d’Amérique Centrales, qui pousse à Los Angeles, et en espagnol on disait à l’origine : » Hawk-ah-rahn-dah ». C’était ses parents tout craché, d’appeler leur fille Jacaranda. « 

Sex & Rage par Babitz

Eve Babitz est une figure de la scène artistique des années 60/70. Son roman, Sex & rage, publié en 1979 est son deuxième livre traduit en France (seulement).
Derrière le personnage de Jacarandah, on devine sans peine le sien, celui d’une jeune femme qui posa nue à 20 ans pour une célèbre photo de Julian Wasser, sur laquelle elle affronte Marcel Duchamp aux échecs. 

Duchamp Playing Chess with a Nude (Eve Babitz), Duchamp Retrospective, Pasadena Art Museum, 1963

Mais ce n’est pas pour cette anecdote, ni pour ses relations avec Jim Morrison ou Harrison Ford, que Sex & Rage est un livre intéressant. C’est, avant tout, unroman d’apprentissage, écrit de façon nette et sans ornementation, servi par une très bonne traduction. Eve Babitz va à l’essentiel et on se prend au jeu. Intéressant.

 

A lire

  • si vous aimez les romans d’apprentissage, les années 60/70, les grandeurs et décadences diverses, la pop culture.
  • si vous avez aimé « Daisy Jones & The Six » ou si vous avez très envie de le lire

 

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Hamba kahle, Johnny Clegg

Adieu, Johnny Clegg

Johnny Clegg, on l’a tous écouté, entendu, que ça soit dans les années 80 ou depuis, puisque des titres comme Asimbonanga ou Scatterlings of Africa sont intemporels. Johnny Clegg est lié pour toujours à Mandela, à la fin de l’Apartheid, à l’histoire de l’Afrique du Sud – à une partie de l’humanité. Il nous rappelle sans cesse que lutter pour l’égalité, la justice, n’est pas vain. Et que le racisme est une honte et une connerie.

Johnny Clegg, on le sait peu, était aussi anthropologue, spécialiste de la culture zouloue.

Pour nous, il est surtout un formidable musicien, un incroyable performeur pour ceux qui l’ont vu sur scène – et je suis heureuse de dire que c’est mon cas.  Les frissons provoqués par Asimbonanga sur scène sont indescriptibles. Il y avait un monde fou ce jour de juin 1988 près de Nantes – on parle de 20 000  personnes. La tournée effectuée par Johnny Clegg et Savuka avait explosé tous les records en France.

Il restera une voix, un musicien, un artiste, plus simplement, un être humain. La musique demeure…

 

Le romantique Caspar David Friedrich – L’été de l’art #34

C’est ce tableau qui est le plus connu de Caspar David Friedrich

Voyageur au-dessus de la mer de brouillard 1818. Peinture de Caspar David Friedrich (1774-1840). Hamburger Kunsthalle.

Je l’avais en illustration du romantisme dans un manuel de littérature, en particulier pour cet extrait de Chateaubriand: (René)

« Un secret instinct me tourmentait ; je sentais que je n’étais moi-même qu’un voyageur, mais une voix du ciel semblait me dire : « Homme, la saison de ta migration n’est pas encore venue ; attends que le vent de la mort se lève, alors tu déploieras ton vol vers ces régions inconnues que ton cœur demande. »

« Levez-vous vite, orages désirés, qui devez emporter René dans les espaces d’une autre vie ! » Ainsi disant, je marchais à grands pas, le visage enflammé, le vent sifflant dans ma chevelure, ne sentant ni pluie ni frimas, enchanté, tourmenté, et comme possédé par le démon de mon cœur. »

Caspar David Friedrich. Les âges de la vie (1834)

Caspar David Friedrich. Le moine au bord de la mer (1809)

Moon Rising Over the Sea, 1821 - Caspar David Friedrich

 

Lever de lune sur la mer, 1822, Caspar David Friedrich, Berlin, Staatliche Museum

Une vidéo très intéressante sur le peintre : 

Caspar David Friedrich. Le rivage au clair de lune. (1835-36)

L'Abbaye dans un bois, 1809-1810, Caspar David Friedrich

 

A découvrir avec ce lien, une oeuvre à 360 ° , on a l’impression d’entrer dans le tableau  Le moine au bord de la mer, de Friedrich; impressionnant (la vidéo met un peu de temps).

Premières lignes #14juillet

Les premières lignes de la fête nationale n’ont rien à voir avec le 14 juillet (je ne suis pas très portée sur les feux d’artifice, la foule et le bal des pompiers, non merci), mais sont très en lien avec les livres et la magie, ce qui me correspond tout à fait !

« Certains prétendront que c’est une mauvaise idée d’amener une araignée-flamme dans une bibliothèque. Ils auront probablement raison, mais cela valait mieux que de la laisser seule chez moi pendant neuf heures d’affilée. J’avais essayé une fois, et Titache avait exprimé son déplaisir en brûlant le couvercle de son vivarium, se forant un terrier dans mon panier de linge sale et incendiant l’équivalent de deux semaines de vêtements. « 

C’est le genre de livres qui fait mouche : avoir le pouvoir magique de tirer des livres des objets ou des êtres puis les faire apparaître dans le monde réel.  Une potion de Narnia, le gâteau d’Alice, une épée, un sabre-laser…  C’est cela, être un.e bibliomancien.ne – et il faut avouer que lorsqu’on s’est suffisamment perdu dans les livres, on a tous rêvé d’avoir un don pareil !
Le héros de l’histoire a un penchant certain pour la SFFF, un côté geek prononcé et des ennuis en pagaille. Le voilà embarqué aux côtés d’une dryade et de son araignée-flamme fétiche dans une course-poursuite musclée au cours de laquelle il va se confronter à des vampires et d’autres  créatures sorties des livres. Les références sont plus qu’amusantes et jamais envahissantes, ce qui n’alourdit pas la lecture.
Certes, il y a beaucoup d’informations sur les lois qui régissent la bibliomancie mais elles sont nécessaires (c’est un premier tome). Tout n’est pas parfait (re-c’est un premier tome) mais le rythme est soutenu et maîtrisé.

Pour faire court:  si vous aimez la magie, les livres
Si vous avez toujours eu envie d’entrer dans un livre
Si vous attendez encore votre lettre pour Poudlard, si vous cherchez le passage pour le pays des Merveilles, l’armoire de Narnia, le TARDIS, l’entrée de la Terre du Milieu, etc
c’est pour vous.

Magie ex libris, tome 1 : Le bibliomancien par Jim C. Hines

Jim C. Hines – Le Bibliomancien – T.1
L’Atalante
trad. Lionel Davoust

Site de l’auteur

Résumé : Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenære, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre.
Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger.
Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

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L’architecture de Karl Friedrich Schinkel – L’été de l’art #33

Il y a quelques jours, j’ai vu le tableau ci-dessous :

Wihlem Ahlborn, Cathédrale au lever du jour, copie d’une œuvre de Karl Friedrich Schinkel de 1813, 1823, huile sur toile, 80 x 106,5 cm, Nationalgalerie, Staatliche Museum zu Berli

Ill. 3

dont j’ignorais l’auteur et, en cherchant un peu, je finis par trouver qu’il s’agit d’une copie de celui-ci, une oeuvre de Karl Friedrich Schinkel

Cette fois, le nom de l’artiste ne me semble pas inconnu. Mais pourquoi ?
Après l’avoir confondu avec Caspar David Friedrich, le romantique (et je me dis que je devrais en reparler, du coup!), je comprends enfin où j’ai vu le nom de Karl Friedrich Schinkel: à Berlin , en 2017 ! 
Car il a été non seulement peintre mais aussi architecte et a laissé sa trace dans la capitale allemande. Il est l’architecte de l‘Altes Museum sur l’Ile aux musées.

L’Altes Museum en 2017

Pour l’avoir vu de près, je peux dire que c’est un bâtiment impressionnant ….

Karl Friedrich Schinkel a aussi peint ceci pour la Flûte Enchantée :

Scène de jardin avec le Sphinx au clair de lune, Act II scène 3, scénographie pour 'The Magic Flute' de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-91) pour l'opéra de Berlin, 1816, - Karl Friedrich Schinkel

Scène mise en scène pour la reine de la nuit (dans la flûte enchantée de Mozart) - Karl Friedrich Schinkel

Ainsi que ce genre de tableaux :

Château sur le ruisseau - Karl Friedrich Schinkel

 

Église gothique sur un rocher au bord de la mer - Karl Friedrich Schinkel

Premières lignes #7juillet

Des premières lignes consacrées à une autobiographie, et ça commence fort :

I – Masturbation
Jamais pratiqué. Jamais eu envie. aucune raison particulière de ne pas le faire, on ne m’a pas opprimée, on ne m’a pas dit que c’était mal et je n’estime pas que ça le soit. C’est juste que je n’y pensais pas du tout. Ce n’était pas pour moi une envie naturelle, alors je ne savais même pas que ça existait.

De fringues, de musique et de mecs par Albertine

C’est en rentrant du concert de Midnight Oil et en cherchant une lecture pour le train – bizarrement, je n’avais rien à lire ! – que suis tombée sur l’autobiographie de Viv Albertine enfin sortie en poche. Forcément, je n’ai pas résisté. Viv Albertine, The Slits (les Fentes), les Sex Pistols au féminin, 1977, le punk, quoi !
Pour faire court, je suis un poil trop jeune pour avoir connu le mouvement punk de 76/78 originel – mais pas trop pour avoir vécu  le post-punk, Punk’s not dead, cold-wave et new-wave. The Clash (mes héros-bis!) s’est séparé en 83; j’ai eule temps de voir les Stranglers (line-up originel)  sur scène.

Le lien avec Viv Albertine ?

Viv Albertine était la guitariste des Slits, l’un des groupes punks féminins punks. Féminins, féministes. Elle a croisé le chemin de Johnny Rotten, Sid Vicious, Mick Jones, Johnny Thunders, j’en passe…
Et au-delà de sa courte carrière au sein du groupe, sa vie est un incroyable combat.
Je connaissais rapidement les étapes durant la période « Slits » puisque je suis un peu tombée dans la marmite Rock étant jeune: j’étais d’ailleurs assez fascinée par ce groupe de jeunes femmes qui osaient tout, dont la chanteuse Ari Up avait alors 15 ans…

Viv Albertine retrace des anecdotes émouvantes : sa rencontre avec Mick Jones alors qu’ils étaient tous les deux encore à l’école (cette photo d’un tout jeune Mick Jones !), leur histoire d’amour. D’autres histoires sont plutôt amusantes  (je ne verrai plus jamais Sid Vicious sous le même angle) ou effrayantes. Elle écrit bien et nous fait entrer dans sa vie.


La deuxième partie consacrée à l’après- Slits est peut-être encore plus prenant. Viv nous raconte ses épreuves pour avoir un enfant puis sa lutte contre le cancer. On est avec elle à chaque instant.
J’ai adoré et j’ai dévoré chaque page. Alors, est-ce destiné aux fans de punk-rock ? Non, pas spécialement : pas mal de lecteurs qui n’y connaissaient rien ont accroché facilement à l’écriture mordante de Viv Albertine et à son humour très anglais.
A lire, à lire ! ❤️

Résumé : Itinéraire d’une véritable enfant du rock, l’autobiographie de Viv Albertine revient sur sa carrière de guitariste dans l’un des tout premiers groupes de punk exclusivement féminin Outre-manche, The Slits. Evocation candide et franche d’un mouvement musical et social qui allait changer l’histoire de la musique, De fringues, de musique et de mecs regorge d’anecdotes sur les Clash, les Sex Pistols, Vivienne Westwood, Johnny Thunders et tant d’autres.
Mais ce serait minimiser ce livre féroce et attachant que de le limiter à un énième document rock, car le propos de Viv Albertine va bien plus loin.

 

 

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Les chats duveteux de Kamwei Fong – L’été de l’art #32

« Graphiste et dessinateur, Kamwei Fong est un artiste venu de Malaisie qui  travaille principalement sur le monde animal. Il dessine au crayon, à l’encre de chine ou peint sur toile à l’acrylique et au marqueur. Son humour décalé et irrésistible s’exprime au travers de ses portraits de chats et de chiens. « 

Fluffy Black Cat Ink Drawings by Kamwei Fong

 

 

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