Tag de fin d’année 2020

Vous savez quoi ? C’est la quille ! 

Et c’est le moment du tag.

Oui, c’est la quille ! Ou autrement dit et pour éviter les expressions surannées (quoique…) : on en a très bientôt fini avec cette année 2020, la « pire », cette atroce année, cette catastrophe, j’en passe et des meilleures).
Tiens, à ce sujet, mon Cher et tendre a trouvé une vidéo sur YT, faite par un prof d’Histoire au Québec, et a eu la gentillesse de la partager — je la partage à mon tour  (elle est en français avec un bel accent québecois).

Et bien, ça calme.

Je reviens à mes moutons : le bilan en tag de cette année.
Je rappelle qu’à l’origine, le tag est une création de Petit Pingouin Vert. 
(j’ai un peu changé les choses, j’avoue)

  • Selon vous quelle est la personnalité de l’année 2020 ? 

2017 :Toutes les femmes qui on témoigné contre ce (humhum de) Harvey Weinstein et toutes les ordures du même acabit. Pour résumer: toutes les femmes qui se font entendre

2018 : Ceux et celles qui ont protesté, se sont montrés constructifs et ne sont pas tombé.e.s dans les extrêmes ni dans la haine, ni dans la violence.

2019 : Les mêmes qu’en 2017 et 2018. Pour le côté fun, je dirais : le « bébé » Yoda, bien sûr.

2020 : la « personnalité », je ne sais pas s’il y en a eu une. Disons que le truc de l’année s’appelle Covid 19 ( on dit « la », puisque c’est une maladie mais comme c’est énervant et que ça a été décrété par l’Académie Française, ces vieux croûtons, en général on aime bien dire : « le » ). Bon, et sinon, je vote pour Grogu, le bébé Yoda. Et mon chat, Loki. Parce qu’ils font autant de bêtises l’un que l’autre. (et Loki est né après le premier confinement, en juin )

étiré

 

Grogu GIF - Grogu GIFs

 

  • Quelle personnalité n’avez vous plus envie de revoir en 2021 ? 

2017: Trump et son pote de guéguerre Kim Jong-un
Dans l’idéal, tous les tyrans et dictateurs du monde…

2018 : Les mêmes assortis des extrémistes de tout poil en Europe

2019 : On reprend les mêmes (parce qu’ils sont toujours là). Je vais y  ajouter ceux dont on avait pas envie d’entendre parler à nouveau comme ce pervers de G. Matzneff ( je pensais même qu’il était mort, celui-ci et je suis dégoûtée de devoir écrire son nom ici, en 2019). Il était déjà à vomir à l’époque. J’espère qu’il sera un jour condamné. 

2020 : Les mêmes, bien sûr, pour commencer.  J’ai un gros ras-le-bol de Trump (mais qu’il dégage !). Rajoutons un certain E.Z ( ça me dégoûte de devoir écrire son nom en entier ici mais, bon : E. Zemmour )
J’éprouve aussi une grosse lassitude envers certaines personnalités françaises,  politiques et pas que,  envers les pseudo scientifiques qui racontent des fadaises sur le coronavirus et qui flanquent la trouille, qui sèment la confusion, par exemple, au sujet du vaccin.  ( dans le même panier :   les antivax, et « autres grands experts »…)

 

  • Quelle a été votre plus grosse déception artistique de l’année (livres, films, musique, etc) ?

2017 : Film: Guardians of the Galaxy vol. 2

2018 – Côté lectures, une véritable déception après en avoir entendu que du bien: Les fantômes du vieux pays, de Nathan Hill. C’est rare que je m’ennuie autant durant une lecture.
2019 : Je ne trouvais pas et tout à coup… mais c’est évident ! La saison 8 (et finale) de Game Of Thrones ! (j’avais soudain oublié qu’elle existait)

2020 : J’ai eu quelques déceptions côté livres dont le fameux :Le prieuré de l’oranger de Samantha Shanon, dont tout le monde parlait. Je n’en ai pas parlé sur le blog parce que, pour être honnête, je n’ai pas dépassé le premier quart, tellement j’ai trouvé ça plat, inintéressant et ennuyeux. En plus, c’est un énorme pavé. Je sais que je devrais me méfier de ce genre de fantasy mais j’ai voulu être curieuse.

Having ABad Day Stitch GIF - HavingABadDay Stitch Sad GIFs

 

  • Quelle a été votre bonne surprise artistique de l’année 2020 ?   

2017: les concerts de G-Dragon et Post Modern Jukebox

2018: Beaucoup de lectures très agréables, des séries dont j’ai parlé ici – en y ajoutant l’adaptation de L’Amie prodigieuse (une série littéraire que je n’aurais pas forcément lue sans les bons conseils d’une amie de très longue date)

2019 : Je suis allée voir Midnight Oil en concert et c’était top.
J’ai aussi fait de belles découvertes littéraires.

2020 : Plusieurs lectures, bien sûr. Wyld, récemment, par ex. Je les liste en toute fin de tag, habituellement. Pas de concert cette année, pas de film au cinéma. (je devais peut-être, avec un peu de chance,  aller au Hellfest en 2020 mais voilà, voilà… ). J’ai aussi découvert beaucoup d’artistes et d’illustrateurs/trices (sur instagram, en particulier).

  • Une chose que vous n’auriez jamais voulu voir en 2020 ? 

2017 —  la mesquinerie, les rageux, les chouineurs (tout ça se conjugue autant au masculin qu’au féminin), surtout sur internet et les RS. Les fans de Johnny à son décès

2018 —  les haineux, en général. Je ne supporte plus les gens aux comportements inappropriés qui projettent leur mal-être sur les autres (et en l’occurrence, sur moi).
Il est tellement plus simple pour tous d’être positifs, à la fin !

2019 —  J’ai l’impression que je vais radoter. A part ça, les fans qui systématiquement crachent sur les nouvelles adaptations -je pense à Star Wars, là. Ils vont au ciné, ils paient leurs billets et après, ils ont le culot d’écrire : « ce que j’ai préféré dans le film, c’est le générique de fin ». Hum, ça n’a pas de sens.

2020 — Cette année a été particulière pour tout le monde, évidemment. Elle a sûrement apporté son lot de frustration, ce qui a entraîné de la colère, de la tristesse, tout un lot d’émotions fortes et parfois contradictoires. Le manque de contacts a fait — et fait encore puisqu’on n’est pas du tout sorti de ce grand bazar — que beaucoup de gens se retrouvent face à eux-mêmes, avec les réseaux sociaux pour déverser leur mal-être. C’est frappant. Je crois que la haine n’avait jamais atteint un tel niveau. Et pourtant, internet, je fréquente ça depuis pas mal de temps avec les blogs (depuis 2004/2005 et j’en ai vu passer, des zozos ). Du coup, ce n’est plus de la communication qui se fait, c’est une rafale de propos rageux qui déferle. Beurk.
Ce qui est dommage, c’est qu’il devient difficile d’échanger, sur les fameux réseaux — qui ne sont plus sociaux du tout, alors. Au contraire.
Et c’est avec tristesse que je vois certains liens se distendre. Amicaux, en particulier.
C’est une des choses que je n’avais pas envie de voir arriver cette année.
Une autre chose  qui me marque encore en cette année 2020  est le manque d’attention, de solidarité des uns envers les autres. Le manque d’empathie.
Même à distance, les relations humaines peuvent se poursuivre, si on prête attention à l’autre, si on se renseigne, si on répond aux messages, si on ne se réfugie pas derrière des prétextes bien connus mais éculés ( « j’ai trop de travail », je suis stressé », je n’ai plus le temps », etc…). Mais voilà, encore faut-il le faire. Pourtant, si on n’a pas le temps, l’envie d’écrire un mail, de téléphoner, envoyer un sms/un texto, ce n’est pas très long, non ? Allez, ça prend combien de temps ? Trente secondes ?
Trente secondes pour dire « bonjour, comment vas-tu ? » « merci », « bonnes fêtes« , « je/nous vais/allons bien » et toutes ces petites choses …. Qu’est-ce que trente secondes dans une vie ? Pas grand chose mais ça compte. Pas grand chose mais trente secondes qui  montrent que l’on se soucie, que l’on s’intéresse.
Ou alors, si on ne le fait pas, qu’est-ce que cela signifie ? Peut-être, qu’ on s’en fout, qu’on fait semblant. Ou qu’on montre de l’attention une fois par an, pour faire style, en fin d’année, par exemple pour Noël. Vous savez,  on envoie le premier cadeau bidon venu, tiens ça fera l’affaire, un-machin-à-9-balles-peu-importe  ou juste aux voeux du nouvel an, parce que « ça se fait, hein« .  Une relation, ça se cultive. Ce genre de choses,  c’est triste et c’est blessant.

Alors, on est d’accord, 2020 a été une année particulière et parce que nous manquons tous et toutes de relations sociales, tout est précieux.
Parce que ça n’a pas été facile, avec le confinement : tout le monde a essayé de s’en tirer bon gré, mal gré. Sans trop tirer la tronche, même avec les difficultés ( les études à la maison, le travail à distance, pas beaucoup d’espace, tout dépend de la situation).
Ce qu’on n’aurait pas voulu voir en 2020, c’est bien sûr tout cela. La précarité pour les uns, le manque de relations sociales, la frustration, tout ce qui nous angoisse. Mais on s’en prendre à personne, et surtout pas à nos proches. Le responsable, c’est le virus. Le coupable, si on veut en trouver un, s’appelle Covid 19.
Et parce que ça, nous ne le contrôlons pas, ça nous rend un peu dingues, en colère, anxieux, tristes.
Par contre, ce que nous pouvons contrôler, ce sont les relations que nous avons avec les autres.
Cette année, j’ai pu, entre deux confinements, retrouver une amie d’enfance.   J’adore ce genre de retrouvailles,  ça redonne de l’espoir.
J’ai aussi eu le temps de fêter en tout petit comité, mais au restaurant, les 99 ans de ma grand-mère. C’est excellent, ça.
Je ne sais pas de quoi demain sera fait. Alors, c’est aujourd’hui et maintenant que je veux passer du temps avec ma mère, ma fille, mon compagnon,  mes amis, mes proches. Même des relations de blogs ou ailleurs que je garde toujours, d’ailleurs. Je n’ai aucune envie d’ attendre qu’il soit trop tard et de me lamenter en mode ouin-ouin.
J’ai perdu un père trop tôt, je sais ce que ça fait. J’ai perdu des amis trop tôt sans avoir eu le temps de leur dire ce que je voulais, je n’ai pas envie de regretter.
Cultiver l’amitié, les relations qui me sont chères, je le veux encore pour 2021. Maintenant. Mais pas me perdre dans l’amertume et la haine. Pour ça, je n’ai ni le temps, ni l’énergie. Et encore moins l’envie.
(Et désolée si j’ai été un peu longue.)

 

  • Le nombre de livres/films lus/vus en 2020 

2017 : j’emprunte entre 10 à 25 livres par mois en bibliothèque, ce à quoi se rajoutent les SP, et mes livres personnels.
Je peux dire que je suis dans les 250 à 300 livres/an en moyenne
Films au cinéma: 5 ou 6

2018 : Livres : beaucoup (plus de 100 et sans doute, plus de 200).
Films : au cinéma : 5 ou 6, à peu près

2019 : je n’en ai aucune idée !  Je pense … entre 100 et 200. J’ai essayé de savourer les livres.
Films au cinéma : 8  

2020 : question « films au cinéma », ça va être simple : aucun (demandez à la pandémie pourquoi donc…). Une estimation pour les livres : entre 80 et 90, je pense. Je crois que j’ai pris mon temps, cette année. J’ai même eu du mal à boucler le Challenge de l’Imaginaire avec les 30 titres, c’est dire 😉  J’ai lu pas mal de mangas, par contre. J’ai parlé ici de l’Atelier des Sorciers et de La lanterne de Nyx mais j’aurais pu en ajouter beaucoup d’autres, dont  : Asana n’est pas hétéro ; Our colourful days ; Golden sheep ; Errance; L’enfant et le maudit . 

  • La série TV de l’année ? 

2017 : The handmaid’s tale (la servante écarlate) et Outlander saison 3

2018 : Pose – une série que je conseille encore et encore
Très bonne surprise avec : Les nouvelles Aventures de Sabrina
Idem : Killing Eve
Toujours ravie avec : Outlander saison 4
Et je pense que l’adaptation de L’amie Prodigieuse est en train de devenir mon coup de coeur de fin d’année.

2019 : The Umbrella Academy.  His Dark materials. Dark Crystal.
Good Omens 
a été sympa aussi.

Je regarde The morning show (qui n’est pas fini) et c’est une bonne série. Et évidemment, The Mandalorian.

2020 : Alors, ça, je peux quand même répondre même si je n’ai pas été très sérievore.
La saison 2 du Mandalorian est une pure réussite à égalité avec la saison 2 de His Dark Materials, meilleure encore que la première. Il faut regarder ces deux séries, vraiment. La deuxième saison de The Umbrella Academy est très réussie. Quelques petits défauts quand même, à mon avis.
J’ai eu un joli coup de coeur pour la série mexicaine La Casa de las Flores, un délice. (la 3ème saison est sortie cette année sur Netruc, ceci explique cela).

Et comme nous étions, Jb et moi, à fond dans les séries hispaniques, une autre très bonne série aussi : Dangerous Moms (Las señoras del (H)ampa).
Je n’ai trouvé qu’une bande annonce en espagnol, pas celle en VOSTFR. 

 

Grogu Mando GIF - Grogu Mando TheMandalorian GIFs

  • La chanson de l’année ? 

2017: Taemin – Move
2018 : je n’écoute vraiment plus rien  ou presque de ce qui remplit les hits actuels (l’auto-tune aura la peau de mes oreilles)
Mais j’ai mes chouchous pop/rock  et cette année : The Struts et Greta Van Fleet
2019 : De pire en pire, je n’écoute pas grand chose de neuf. Disons… The Hu
2020 :
Ouhla, je sais pas mais j’ai plein de coups de coeur cette année (cf. mes titres chouchous 2020). 

  • Vos bonnes résolutions ?

2017 : l’idée était dans l’air concernant mes projets professionnels…
2018 : j’ai eu la chance d’intégrer un parcours numérique passionnant (Digital Job Ambition – pour l’instant, c’est une spécialité nantaise) au cours duquel j’ai rencontré d’excellentes personnes.
Ma bonne résolution, c’est de continuer, de croire en moi et de poursuivre aussi le travail sur moi-même qui, lui aussi, avance bien.
2019 : en gros, ça se résume à « tu vas l’envoyer, ton fichu manuscrit, Agnès ? » (vous avez droit de me le répéter).
2020 :
 Continuer, parce que j’ai bouclé un autre  roman, cette année. Sinon oui, j’ai commencé à envoyer ce fichu manuscrit, pour deux concours (j’ai échoué à la porte de la « finale » pour l’un, l’autre était un petit concours et ne donnait pas droit à un contrat d’édition). Et j’ai commencé à avoir des retours. Pas  mauvais, non plus. J’y vais doucement, je sais, mais c’est mon rythme. J’ai aussi fini une nouvelle, pour autre chose. J’ai repris la peinture, aussi.

  • Un mot pour l’année prochaine ?

2018:  Continuer toujours, sans me laisser déstabiliser par des personnes qui n’en valent pas la peine.

2019 : Foss épi couraj.  Kembé rèd ! (google traduit sûrement le créole).

2020 : je reprends ce qui est au-dessus. Et de l’espoir pour 2021

 

Mes coups de coeur littéraires 2019 

Engrenages et sortilèges – Adrien Tomas
My absolute darling –Gabriel Tallent

Aberrations – Joseph Delaney
Destinée – (Alex Verus . 1) – Benedict Jacka
 L’enfant de poussière – Patrick K. Dewdney  –

Mes coups de coeur littéraires 2020

Becky Chambers

Semiosis – Sue Burke

Pierre-de-vie – Jo Walton

Wyld – T.1 La mort ou la gloire – Nicholas Eames 

Mes belles découvertes littéraires 2019 :

Les intéressants – Meg Wolitzer ; La nature des choses – Charlotte Woods ; Dompteur d’avalanches – Margot Delorme ; Darling Days –  iO Tillett Wright ; Marqués – Alice Broadway ; L’étoile du nord – DB John – Magie ex-Libris. T;1 – Jim C.Hines ;  Nocturnes – Tess Corsac ; Dans la forêt – Jean Hegland ; Magic Charly – Audrey Alwett ; Haute école – Sylvie Denis  ; Rouille – Floriane Solas

Mes belles découvertes 2020

Le chant du coucou – FrancesHardinge

L’ours et le rossignol – Katherine Arden 

L’atelier des sorciers – Kamome Shirahama

Mes titres chouchous 2020

Charlotte Cadin : J’ai découvert cette artiste récemment et je suis assez fan de sa voix et de l’ambiance.

Je ne suis pas forcément fan du rap français actuel  mais Sopico est un cas à part. En acoustique, sans autotune, c’est parfait. Les paroles, la guitare.

Pomme — j’adore Pomme, elle est talentueuse, inspirante. Magique.

Ce qui suit n’est pas une nouvelle chanson, mais une version 2020 de 3ème sexe, un titre d‘Indochine des années 80 (un hit  qui avait marqué son temps et que j’aimais beaucoup, vu le message). Cette version est nickel :

Le titre et l’artiste qui suivent sont aussi français. Je fais fort. 😉 Je n’aime pas tout dans ses chansons mais ce titre est bien fait et bien écrit. Hoshi, bien sûr.

Français toujours, Sages comme des sauvages, c’est un duo à la base. Et c’est vraiment intéressant.

En français ou plutôt, en québecois, Jérémy fait des chansons bien pensées.

Plus lourd, Shaka Ponk fait très fort en cette fin d’année. Très très fort.

Et parce que je l’aime, je n’oublie pas Catherine Ringer qui a une sacrée pêche et qui chante toujours aussi bien — ce souvenir des Rita Mitsouko, toujours.
2020 et ça fonctionne.

Sans oublier :  superbe Warpaint

Et enfin,  Phil Campbell (and the Bastards Sons)

Et comme on se dirige vers 2021, finissez bien cette année 2020, tranquillement.
On se retrouve bientôt en 2021 😉

La lanterne de Nyx (T.1 et 2) — Kan Takahama

 

Cela fait plusieurs semaine que j’ai envie de parler de ce manga. C’est le moment !

La Lanterne de Nyx – Tome 01

Résumé : 1878, Nagasaki. Poussée par sa tante, Miyo franchit la porte d’un magasin d’importation pour y postuler. Très peu qualifiée, mais capable de deviner à qui appartenait ou sera destiné un objet, elle est recrutée contre toute attente par l’étonnant patron, Momotoshi. Sous la houlette de ce dernier et de Ganji, son homme à tout faire, la jeune fille apprend l’alphabet et découvre les merveilleuses marchandises venues d’Occident que les notables s’arrachent. Un monde inconnu et combien fascinant s’ouvre à elle.

Lanterne de nyx visual 1

La Lanterne de Nyx est un manga au style très doux, très BD occidentale, en fait.
Miyo, le personnage principal, est une très jeune femme qui va peu à peu prendre ses marques et s’affirmer.
Les deux autres personnages, Momo, propriétaire de la boutique où Miyo va travailler et Gandji, sont aussi des excentriques. Ils ont des secrets que nous allons peu à peu découvrir. La rencontre du Japon et de l’Occident (la France en particulier) est plutôt intéressante et bien menée. D’autres personnages secondaires vont intervenir, avec des histoires qui ne sont jamais négligées.
La dimension fantastique tient surtout au don extraordinaire de Miyo qui peut « lire » les objets et deviner qui sera leur destinataire ( ou d’autres détails). Bonjour la Passe-Miroir ! 😉
De nombreuses références à Alice au Pays des Merveilles émaillent le manga et sont tout à fait bien trouvées. En quelque sorte, Miyo passe par le trou du lapin d’Alice quand elle entre dans la boutique de Momo. Elle y découvre un autre monde, très différent de celui auquel elle était habitué jusqu’alors.
Les objets et les oeuvres d’art, tout est très documenté. Il y a là un travail de recherche excellent.
C’est un beau voyage dans le passé et une belle histoire, aussi.
Vraiment, j’ai fait une belle découverte avec ce manga. Et j’ai hâte de lire les autres tomes.

Lanterne de nyx visual 2

 

Lanterne de Nyx (la) Vol.1

Lanterne de Nyx (la) Vol.2

 

Takahama, Kan

03/2019 (Parution le 06/03/2019)

Glénat

En raison de son aspect merveilleux, du « pouvoir » de Miyo, je le classe dans le challenge de l’Imaginaire.

Premières lignes – 27 décembre

 

Premières lignes et dernières de 2020

« Crafty s’arrêta, la bouche sèche, la peur au ventre : des pattes griffues avaient laissé dans la neige blanche des empreintes écarlates.
s’efforçant de maîtriser sa peur, le garçon s’avança jusqu’à la tombe — une stèle entourée d’arbres dénudés. Il n’y avait pas de vent ; pourtant, les branches oscillaient vaguement, agitées d’une vie propre.
La terre noire avait été remuée. Pas de doute : c’était bien le logis de la sorcière morte, son refuge secret. C’était là qu’elle venait dormir quand elle était repue.
Son nom était gravé sur la pierre tombale :
Vieille Nell »

C’est d’une suite dont je vais parler, d’un deuxième tome, plus précisément, un roman que j’attendais avec pas mal d’impatience. ( vous trouverez ma chronique enthousiaste du premier tome ici)
Que dois-je dire ? Que Joseph Delaney répète ce qu’il a déjà commis pendant le cycle de l’Epouvanteur ? Des tomes inégaux, faisant passer les lecteurs et les lectrices par des ascenseurs émotionnels assez désagréables ? C’est, du moins, ce que j’en ai conclu en refermant ce deuxième opus de la série Aberrations : L’avertissement de la sorcière.
On retrouve notre personnage principal, le jeune Colin, dit Crafty (parce qu’il est futé), son collègue et ami Lucky et Click. Les trois compagnons sont à nouveau face à la menace du Shole qui progresse de plus en plus rapidement. Crafty est en proie à des cauchemars…. ou plutôt à des avertissements ( le titre le dit, n’est-ce pas ? cela provient de la sorcière, la vieille Nell qui a été pendue lors du premier tome ).
Cette fois, tout est encore plus sombre, si c’est possible : l’angoisse s’amplifie. Mais finalement, on perd pas mal de temps en résumé des événements précédents ( c’est bien quand on a un peu oublié le tome 1 mais ça casse le rythme). Ensuite, les rebondissements ont tendance à être un peu répétitifs : une rencontre avec une aberration, un combat, des blessés, une solution ; une nouvelle rencontre, etc… La solution est généralement apportée par l’amie de Crafty, l’aberration qui n’obéit pas aveuglément aux ordres du shole : Bertha. C’est peut-être la seule nouveauté : on apprend que le shole est une sorte d’entité et non un simple brouillard apportant son lot de monstres. Et donc, le shole est lui-même « vivant ».
L’univers reste intéressant mais me semble légèrement sous-exploité.

Un deuxième tome un peu en demi-teinte. J’espère seulement que la suite sera plus concluante et que, surtout, la série ne s’éternisera pas ( non, pas dix ou quinze tomes encore !).

Résumé : Le combat de Crafty et de ses amis ne fait que commencer. Le Shole avance inéluctablement, et le château de Lancaster dans lequel ils se sont réfugiés est sur le point d’être englouti. Des aberrations terrifiantes se montrent de plus en plus souvent, et certaines semblent même pouvoir s’aventurer hors du brouillard. Pire, les créatures semblent toujours savoir où frapper…
Alors, quand une vieille ennemie apparaît dans les cauchemars de Crafty pour l’avertir des dangers à venir, le garçon ne sait plus à qui se fier. Troublé, il doit se préparer au pire, car le temps presse, et les monstres approchent…

Aberrations – tome 2 – L’avertissement de la sorcière 
Joseph Delaney – Bayard

Un roman qui vient s’ajouter à mon challenge de l’Imaginaire, bien sûr (et je ne sais plus où j’en suis, je suis pitoyable dans mes comptes !)

 

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

 

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Lady Butterfly & Co
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• Les lectures d’Emy
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Pousse de ginkgo
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Chat’Pitre
• Les lectures de Laurine
• Lecture et Voyage
• Eleberri
• Les lectures de Nae
• Claire Stories 1, 2, 3
• Tales of Something
• Read For Dreaming
• Ju lit les mots
• Illie’z Corner
• Voyages de K
• Prête-moi ta plume
• Les lectures de Val
• Le petit monde d’Elo

Arts d’hiver – spécial fêtes

Puisque c’est l’hiver et que c’est Noël, une sélection d’illustrations surannées et bien jolies.

Très bonnes fêtes à tout le monde !

La foire aux arbres de Noël en Alsace — Paul Kauffmann ( 1902)

La fée sucrée ou la nuit de Noël – Adèle de Nouvion (1860) :

Les très jolies illustrations pour le catalogue des Galeries Lafayette au début du 20ème  ( pour rappel : on ne parlait pas de « cadeaux de Noël » — c’est une notion relativement récente — mais d’étrennes ) :

 

 

 

 

Avec les jouets de l’époque :

 

 

Premières lignes – 21 décembre

Solstice d’hiver et premières lignes 

« Il suffisait de jeter un coup d’oeil à l’ombre de Clay Cooper pour deviner que l’homme était sans doute plus impressionnant encore qu’il en avait l’air. Plus grand que la plupart des gens, il avait de larges épaules et un torse évoquant un tonneau cerclé de fer. les chopes prenaient des allures de tasses en porcelaine entre ses mains. Cachés sous une barbe brune et broussailleuse, sa mâchoire était large et tranchante comme une lame de pelle. « 

Cela faisait pas mal de temps que j’entendais parler de ce livre « il faut le lire », « c’est un chef d’oeuvre » mais, comme par hasard, je tombais continuellement sur le deuxième tome à la bibliothèque et j’avoue que je n’osais pas faire un achat pour le regretter ensuite ( rengaine familière : manque de place chez moi, et encore et surtout, gros manque de budget, gné gné gné ). Et puis, chef d’oeuvre, je veux bien, mais on m’a déjà sur-vendu des ouvrages récemment alors, j’ai un peu tendance à me méfier en ce moment ( oh, bonjour  Le Prieuré de l’Oranger dont je n’ai jamais dépassé le tiers tellement c’est ennuyeux, pénible, convenu, long = inintéressant et mal écrit )

Mais j’ai un bonne nouvelle : Wyld : La mort ou la gloire est un bon roman. C’est le premier tome d’une série nommée en anglais The Band — et là, ça s’annonce bien.
Car, si on aime le rock et la fantasy ( et l’humour, et l’aventure — et pour ceux et celles qui en plus aiment D&D), alors, c’est plié : il faut le lire. Pour les autres aussi. Mais vu le nombre de références au rock, c’est un tantinet plus amusant quand on les a, à mon avis. Ou alors, il faut se munir d’un lexique.
Ensuite, comme je le disais un quelques phrases plus haut, il y a un paquet de petits clins d’oeil à Donjons et Dragons comme les fameux ours-hiboux ( le traitement en est plutôt marrant, d’ailleurs); pourtant, même sans être familier de l’univers, tout cela fonctionne très bien.

Le groupe, tout d’abord. Logiquement, il ne s’agit pas de musiciens mais de mercenaires qui, vingt ans plutôt, ont connu leur heure de gloire en débarrassant le monde d’un tas de créatures variées. Et oui, sur les terres du Wyld, le groupe de Clay, Gabriel, Ganelon, Mattrick et Moog, le célèbre Saga, était un roquebande (je n’invente rien) adulé. Les rois du Wyld ( ce qui fait penser à ça ).
Un jour, Gabriel, le leader, ( Golden Gabe en anglais, Gabriel le magnifique en français) vient demander de l’aide à son vieux pote Clay « Main lente » ( = Clay est l’équivalent du bassiste). Rose, (« Whole lotta Rosie » 😉  ) la fille de Gabe devenue à son tour une guerrière,  est en fâcheuse posture. Il faut aller la secourir.

Clay     GanelonGabrielMatrickMoog

Oui, mais ils ont tous pris leur retraite, ils ont vieilli, ils ont grossi. Et quand il s’agit de reprendre la route, cela devient compliqué de reformer le groupe. Surtout qu’entre-temps, des petits jeunots  et des petites jeunes sans scrupules ont pris leur place. Voilà que les anciens se font dépouiller sur la route. C’est moche. Ils y perdent des sandwiches pour la route et des chaussettes tricotées par la femme de Clay.
Il faut aussi récupérer le sorcier excentrique, Moog    (= le clavier, forcément, vu le nom). Moog essaie de mettre au point un traitement contre une maladie terrible qui a emporté son mari (une référence à Freddie Mercury directe, d’ailleurs).  Le personnage est un délice de folie douce mais aussi l’un des plus sympathiques, empli d’humanité. Car l’émotion est loin d’être absente dans ce doux délire, et ces péripéties parmi des populations et des bestioles variées (chimères, cannibales, kobolds, dragons, gorgone, etc). Il y a de très beaux moments d’amitié, des instants d’empathie, et des personnages très attachants ( le personnage de l’ettin, un étrange colosse à deux têtes va nous faire passer un moment inoubliable ).
D’autres compagnons se joignent à la quête — ou à la reformation du groupe, c’est comme on veut : Griffalouette, une femme aux ailes d’oiseau (Larspur en VO) et un revenant, trop souvent qualifié de zombie par les autres, Kit.

LarkspurKit

 

 

Enfin, d’anciens ennemis sont au rendez-vous comme Lastleaf, le druin, ce qui permet des combats mémorables.

Lastleaf

 

Pour résumer : de l’aventure, beaucoup de créatures, de l’humour, des références au rock ( Fender, Coverdale, Neil Young, Syd Barrett, le grunge….),  des références à D&D, de l’émotion, des personnages complexes, bien plus subtils que l’univers pourrait le laisser croire a priori (mais ne jamais avoir d’a priori, n’est-ce pas ?), des passages émouvants, des passages tragiques, voilà la recette de ce premier tome, complètement bluffant.

L’auteur a proposé sur son site une playlist titre par titre pour chaque chapitre et je me suis amusée à la suivre. (les liens vers spotify ne fonctionnent plus mais il a mentionné les titres). Un mot sur l’illustration de couverture. Elle se présente ainsi dans l’édition originale :

orbit-band-wip-01-07-ra_1_orig

La voilà en édition française : La mort ou la gloire 

Et voici la photo de référence ( AC/DC 1977)

AC/DC - RIP: Malcolm Young

 

Résumé : Clay Cooper et ses hommes étaient jadis les meilleurs des meilleurs, la bande de mercenaires la plus crainte et la plus renommée de ce côté-ci des Terres du Wyld – de véritables stars adulées de leurs fans. Pourtant leurs jours de gloire sont loin. Les redoutables guerriers se sont perdus de vue. Ils ont vieilli, se sont épaissis et ont abusé de la bouteille – pas forcément dans cet ordre, d’ailleurs.

 

Auteur : Nicholas Eames

Éditeur : Bragelonne

Parution :16/10/2019

 

 

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Premières lignes – 13 décembre

 Premières lignes
( de la semaine, pas en retard, motivée, incroyable, tout arrive )

 » — Ce coup-ci, c’est différent, dit Saï. C’est beaucoup plus gros.
— C’est vrai ça, renchérit Mo. C’est gros.
— Mais ça ne coule pas au fond comme d’habitude, s’étonna Vish.
—Ah ben non, ça coule pas, opina Mo après un temps.
Au-dessus de leurs têtes, la Chose flottait comme un malentendu à la surface de l’eau. Les trois pieuvres ondulèrent autour. Lentement. Prudemment.
Ici, au beau milieu du grand ventre bleu de la mer, loin, très loin de toute terre, loin, très loin de toute île ou de tout atoll, le ciel crachait souvent  des choses. Des choses rondes, des choses carrées, des choses triangulaires, des choses pointues, des choses tordues, des choses coniques, des brics, des brocs, des tubes, des tiges, mais une chose était sûre, le ciel ne crachait que des choses à moitié digérées et à moitié brûlées — bref, que des morceaux de choses. Et les morceaux finissaient toujours par s’enfoncer dans la mer.
Mais pas cette Chose-là.
Cette Chose-là flottait.
Et cette Chose-là semblait bel et bien entière, ni mâchouillée, ni carbonisée. »

C’est un joli roman, court et, apparemment destiné aux plus jeunes qui commence ainsi. Il a aussi un titre dont on ne se remet pas ( allez le commander en librairie, histoire de faire rigoler un peu 😉 ) : La Chose du MéHéHéHé.
Il est de Sigrid Baffert, avec de superbes illustrations de Jeanne Macaigne. 
L’histoire ? trois petites pieuvres découvrent un jour un drôle de truc, tombé du ciel (et non la couleur, merci Lovecraft). Elles vont en référer aux instances de leur peuple, au fond de l’océan, l’assemblée de l’Antre. Il y a là bon nombre d’animaux marins qui vont et doivent fixer le sort de cette Chose. Est-ce dangereux, comme l’orque KrakenKo ? Un véritable croque-mitaine, ce Krakenko. Il surgit n’importe quand et est toujours affamé.
On assiste aux délibérations des bestioles marines qui sont plutôt amusantes tant les dialogues sont bien écrits :

« Le compte rendu de Mo à l’Assemblée de l’Antre pour clarifier la Chose déclencha une déferlante de remarques lumineuses.
− Si elle n’a pas de bouche en haut, c’est qu’elle a une bouche en bas, remarqua un oursin inspiré. Il faut bien une bouche quelque part.
− Et un cul aussi, approuva le crabe cornu avec philosophie.
Ce point souleva un débat animé au sein de la congrégation des concombres de mer, très éclairée, comme chacun sait, sur les questions d’anatomie.
− Elle a une coquille mobile, c’est peut-être une espèce inconnue de bernard-l’hermite géant. Redoublons de méfiance, les bernard-l’hermite sont des voleurs de coquille. »

© Images Jeanne Macaigne éditions MeMo 2019

On plonge dans un univers foisonnant, un univers à la Lewis Caroll, proche du merveilleux, de l’enfance. On est carrément dans l’univers du conte, un espace symbolique. C’est pour cette raison que je ne classerais pas ce livre dans la « fable écologique » qui donne des leçons ( je dirais que c’est de la fantasy animalière).   Ici, les animaux parlent, s’agitent. Ils construisent de drôles de machines, des instruments. Ils sont proches du monde des rêves, ils font partie du Merveilleux, de l’imaginaire.  Ils ont même un côté farfelu digne du chat du Cheschire (le poulpe yogi m’a bien fait rigoler, je dois dire), un aspect décalé.
Et ce désir de communiquer… Même avec cette Chose qui ne semble rien comprendre…
La musique les y aidera et ce dernier élément est certainement le plus sympa et le plus beau du livre.

A lire, petits et grands. Ou à offrir.

C’est aux éditions Memo

La chose du MéHéHéHé par Baffert

 

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On ne coupe pas les pieds d’une jeune fille — Taï-Marc Le Thanh

On ne coupe pas les pieds d'une jeune fille par Le Thanh

 

Résumé : À quoi ça tient l’existence ? À une bulle d’air. Une note de musique. Aux amis et aux compagnons d’infortune. À l’imagination. Au combat de chaque jour. Ce combat, Nola le mène depuis qu’à la suite d’une opération à l’hôpital ses jambes ne répondent plus correctement. Mais elle n’est pas seule : dans sa tête, il y a un clown, un avion avec un pilote, et un Soldat. Ensemble, à l’assaut de la vie !

C’est le titre qui m’avait attirée. Puis la photo de couverture, c’est vrai ( une vraie réussite). En lisant le résumé, je m’étais dit que l’histoire avait l’air vraiment intrigante. Du même auteur, j’ai dû lire un roman ou deux, pas plus.

J’ai donc profité du Masse Critique (merci les éditions de l’Ecole des Loisirs) pour faire cette lecture qui est un joli voyage.

Tout commence en 1977 à l’hôpital Broussais : le  pavillon des enfants malades n’est certainement pas un lieu de réjouissances. Et pourtant, la première scène s’accompagne d’une fanfare !
Mais pour le personnage principal, Nola, 11 ans au début, rien ne va : obligée de subir une opération au coeur, elle ressort de l’intervention guérie mais…. non, en fait. Car quelque chose est allé de travers et Nola ne sent plus ses jambes ! Elle ne peut plus s’ne servir.
De là, commence  un récit touchant, émouvant et souvent loufoque, découpé en scènes à la façon d’une pièce de théâtre. Une histoire sensible pleine d’humour et de résilience.
Je ne le savais pas mais le roman s’est inspiré  librement des jeunes années de Natalie Tual, autrice nantaise et compositrice.

 

A partir de 12 ans

317 pages

Paru le 14 octobre 2020

Editions ECOLE DES LOISIRS

L’automne en images et en musique – 36

Aujourd’hui, c’est un coup de coeur Art Nouveau avec MP Verneuil.

Et si vous avez envie de faire des dessins, de la déco dans le style Art Nouveau  ou simplement de savoir comment les motifs ont été créés, il suffit de feuilleter les livres qui suivent ( les liens sont en fin d’article). Un petit aperçu en images :

Maurice Pillard Verneuil est un artiste décorateur de l’Art Nouveau et un critique d’art français

 

 

 

 » Combinaisons ornementales
se multipliant à l’infini à l’aide d’un miroir »

Il s’agit d’un recueil de 60 planches colorées au pochoir réalisées par trois auteurs :
• Maurice Pillard Verneuil (1869-1942)
• Alfons Maria Mucha (1860-1939)
• George Auriol (1863-1938) : George Auriol, pseudonyme de Jean-Georges Huyot, journaliste, poète, chansonnier, peintre et graveur français

Maurice Pillard Verneuil.

 

 

File:Maurice Pillard Verneuil A&D 1897.png

 

File:Iris Verneuil Pl 2.jpg

File:Le Monde moderne poster.JPG

File:Le Monde moderne Pillard Verneuil mai.png

L’Image nr. 5 april 1897, omslagontwerp: Maurice Pillard Verneuil

 

L’Animal dans la Decoration

 

 

 

 

 

 

 

L’étude de la plante – à consulter en ligne gratuitement en accès libre sur le site de la BNF : ici 
L’animal dans la décorationidem ici 
Etoffes japonaises ici 
 et celui-ci qui est magnifique : La plante et ses applications ornementales – Grasset/Pillard Verneuil – site en ligne accès libre et gratuit NYPL ici 

L’automne en images et en musique – 35

Cette semaine

Hiroshi Yoshida (吉田 博)

 () C’est un  peintre et graveur sur bois japonais  Il est considéré comme le plus grand artiste de style shin hanga et particulièrement apprécié pour ses estampes de paysages. Yoshida a beaucoup voyagé . Il a peint des tableaux de sujets non japonais peints dans le style traditionnel dont le Taj Mahal, les Alpes suisses, le Grand Canyon et autres parcs nationaux aux États-Unis.

Il a beaucoup travaillé avec sa femme Fujio Yoshida qui appartenait à la lignée d’artistes des Yoshida qui l’adopta et donna son nom au peintre.

 

Avenue des cerisiers, par Hiroshi Yoshida

Woodblock print by Hiroshi Yoshida 1876-1950 Title: Sailing Boats in the Morning - Inland Sea.

Cerisiers, par Hiroshi Yoshida

Château Hirosaki, par Hiroshi Yoshida

 

A l’étranger :

 

Ghat à Benares, par Hiroshi Yoshida

Hodakayama, par Hiroshi Yoshida

 

Fujio Hoshida (1887 – 1987)

Fujio Yoshida — AWARE Women artists / Femmes artistes

Fujio Yoshida — AWARE Women artists / Femmes artistes

Fujio Yoshida — AWARE Women artists / Femmes artistes

Fujio Yoshida 'Goldfish' 1926

 

 

Toshi Yoshida 1911-1995
(leur fils aîné)