Premières lignes – 25 avril

Les premières lignes qui suivent sont tirées cette fois d’une biographie :

« Ils sont tous assis à une table ronde dans l’ancienne chambre du tsar. Sylvia Pankhurst vient d’arriver à Moscou pour participer au deuxième congrès de la IIIème Internationale communiste en tant que secrétaire générale de la Fédération socialiste des travailleurs, première organisation britannique à s’être affiliée au Komintern. Autour d’elle, des hommes, barbes, moustaches et barbichettes, cheveux épais, fronts dégarnis ou calvities presque totales, débattent avec ardeur. « 

D’entrée, Marie-Hélène Dumas plante le décor avant de détailler la vie de Sylvia Pankhurst. Nous sommes plongés dans l’atmosphère moscovite en 1920, Sylvia y rencontre des membres des bureaux politiques, des délégués étrangers et surtout, Lénine. Celui-ci l’écoute — il va beaucoup l’écouter. Sylvia défend les droits des femmes autant que ceux des travailleurs. Elle va lui parler. Beaucoup. Mais pas le convaincre. Peu importe, elle ne renonce pas. Car même fatiguée, épuisée, lasse, elle n’abandonne jamais, persuadée que, même lorsqu’une lutte est gagnée, un autre combat est à mener. C’est tout à fait l’illustration de la vie de Sylvia Pankhurst, une femme complexe, une artiste qui à un moment, pose ses crayons et ses pinceaux pour se consacrer entièrement à la défense des femmes, qui renonce à son milieu aisé pour vivre dans les quartiers défavorisés de Londres, qui, même par amour, ne se résout pas à accepter le mariage : elle vivra en union libre pendant de très longues années, ayant son fils hors mariage, une idée inacceptable pour l’époque qui choque même sa suffragette de mère.

Car, dans la famille Pankhurst, on retient souvent le prénom d’Emmeline : elle fonde la  Women’s Social and Political Union  en 1903 avec sa fille Christabel, l’une des soeurs de Sylvia.

Emmeline s’adressant à la foule — Droit de vote des femmes

Image dans Infobox.
Christabel Pankhurst et Annie Kenney — leaders de la WSPU

Description : Portrait of Sylvia Pankhurst; 1905 - 1914 by Unknown. Museum ...
Sylvia Pankhurst

Le livre retrace aussi le parcours de Sylvia au sein de la WSPU, ses emprisonnements, ses nombreuses grèves de la faim, la façon dont les femmes en prison sont alors traitées et nourries de force. (d’ailleurs, on trouve de nombreux documents sur internet sur le même sujet et c’est édifiant…).
Mais bientôt, Sylvia se détache du mouvement et de la WSPU, en total désaccord avec sa mère et sa soeur. Sylvia voyage, parle avec des femmes moins favorisées, s’installe dans l’East London,  affirme son antiracisme et son anticolonialisme (alors que mêmes les socialistes de l’époque parlent encore de « supériorité de la race blanche ». Elle fait une tournée aux USA et, ô scandale, parle devant un public composé parfois de Noirs et d’Amérindiens.

Pendant la première guerre mondiale, elle participe à un journal ouvertement pacifiste et anti-guerre, le Dreadnought :

An issue of The Woman's Dreadnought newspaper

Et dans ce même journal, elle fait publier un texte de Claude McKay, un romancier jamaïcain et activiste. C’est le début d’une longue collaboration.

Toute la biographie est intéressante et se lit très bien. On suit les luttes et les événements de cette partie du XXème siècle qui sont relatés avec clarté. Sylvia Pankhurst n’est certainement pas la plus connue de la famille, ce qui est dommage car ses idées sont tout à fait de notre temps ( je n’aime pas trop le « en avance sur son époque » qui ne veut pas dire grand chose).

Un livre à lire, donc.

Sylvia Pankhurst : Féministe, anticolonialiste, révolutionnaire par Dumas

SYLVIA PANKHURST
Féministe, anticolonialiste, révolutionnaire
Marie-Hélène Dumas

Editions Libertalia – Poche — 216 pages — 10 €
Parution : 28 novembre 2019

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Les femmes de l’art – 6

Je suis en train de lire (de finir) un roman bien sympa, que je vais chroniquer dans très peu de temps, à mon avis. Et il y est question, entre autres, du Bloomsbury group. Comment éviter de parler alors, de Vanessa Bell ? La soeur de Virginia Woolf ( les soeurs Stephen, plutôt ).

Vanessa Bell est la soeur aînée de Virginia ; elle  naît en 1879 dans un milieu intellectuel de la haute bourgeoisie. Sa mère étant décédée prématurément, Vanessa doit tenir le ménage. A la mort de leur père, les deux sœurs vivent dans le quartier londonien de Bloomsbury, où elles font la connaissance de ceux qui feront partie de leur célèbre cercle d’amis. Vanessa étudie l’art avec Sir Arthur Cope, puis, après la mort de ce dernier en 1901, à l’école supérieure d’art de la Royal Academy.

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes

Ses peintures – Iceland Poppies (« coquelicots d’Islande », 1908- 1909), par exemple – témoignent d’abord de l’influence conjointe des peintres américains John Singer Sargent et James Abbott McNeill Whistler. Progressivement, elle s’intéresse ensuite à l’impressionnisme et surtout au post-impressionnisme français.

Sensible à la peinture de Paul Cézanne, de Camille Pissarro et de Vincent Van Gogh, elle réalise des portraits à la ligne synthétique, aux formes simplifiées et aux couleurs vives, comme celui de sa sœur : Virginia Woolf (1912)

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes
Virginia Woolf

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes
Auto portrait

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes
Nude with poppies

Vanessa Bell — AWARE Women artists / Femmes artistes

Sense of betrayal … a 1912 portrait by Vanessa Bell of her sister, Virginia Woolf.
Virginia Woolf

bloomsb_lwoolf
Leonard Woolf

Premières lignes – 12 avril

Des Premières lignes très efficaces :

« Le matin où les étrangers arrivèrent sur l’île, la Main de Sheltel fut la première à les voir.
Elle allait revêtir son masque quand, par la fenêtre, elle aperçut un point sombre à l’horizon. Un mirage, crut-elle ; un tremblement de la chaleur sur l’eau. La mer était vide, bien sûr. Rien ne venait jamais de l’océan.
Elle ne lança pas l’alerte. « 

Avant de commencer à parler de ce roman, je dois faire une petite digression. L’année dernière, quand j’ai appris que Folio SF lançait ce concours pour les 20 ans, j’ai — à peine — hésité et j’ai essayé de mettre les bouchées doubles pour peaufiner un des romans que j’avais mais qui nécessitait pas mal d’ajustements . Mais vu le confinement, les circonstances un peu exceptionnelles ( mon dos faisant des siennes aussi ), les choses ne se sont pas déroulées exactement comme prévu et je n’ai pas réussi à finaliser les corrections en temps et en heure. Un peu dépitée, je me suis donc résolue à leur faire parvenir un autre manuscrit, que j’aime aussi mais qui correspondait moins bien au concours, à mon avis. Moi aussi, j’ai patienté et malgré quelques rumeurs diffuses, je ne voyais rien venir… Jusqu’à ce que j’apprenne le nom de la personne puis du roman qui avait gagné le concours. Autant dire que j’avais hâte, dès les premiers retours, de lire cette histoire. — et non, je n’ai pas été déçue, suite plus bas 😉 —

Derniers jours d’un monde oublié par Vuklisevic

Édition: Folio SF

Parution: 01/04/2021

Résumé : Plus de trois siècles après la Grande Nuit, Sheltel, l’île du centre du monde, se croit seule rescapée de la catastrophe. Mais un jour, la Main, sorcière chargée de donner la vie et de la reprendre, aperçoit un navire à l’horizon. Il est commandé par une pirate impitoyable, bien surprise de trouver une île au milieu du Désert Mouillé.
Si la Main voit en ces étrangers une menace pour ses secrets, Arthur Pozar, commerçant sans scrupules, considère les intrus comme des clients potentiels, susceptibles d’augmenter encore, si possible, son immense fortune. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre. Qu’elle les mène à la gloire ou à la ruine, la sorcière, la pirate et le vieux marchand en seront les instigateurs, bien malgré eux.

Derniers jours d’un monde oublié se déroule sur une île, Sheltel ( en yiddish, un shtetl, c’est une petite ville ), une île totalement perdue sur l’océan ; un monde oublié. Ce monde fonctionne en circuit fermé depuis des siècles, basé sur un système bien huilé, même s’il est loin d’être parfait, sur des traditions et des rites fermement ancrés. La vie y est dure : certaines personnes ne peuvent survivre et doivent laisser leur place à d’autres. Mais tout a été pensé de longue date pour que cette société perdure.

L’île est ainsi dirigée par les Natifs, des êtres aux spécificités intéressantes; ce qui m’a fait penser parfois à La Cité des Anciens de Robin Hobb, dans les descriptions.
Deux autres communautés vivent sous la domination des Natifs et de leur Roi : les Dusties (inutile de préciser l’étymologie ) dans la ville de Dust, et les Ashim ( ashim ou hashim, en arabe « généreux, », entre autres, mais aussi « hashem » en hébreu), considérés comme les immigrés, sur l’île, qui ne font qu’emprunter un morceau de territoire. Les Dusties ont des droits plus importants que les Ashim.
Le Natif est censé être le souverain mais son pouvoir est contrebalancé par l’influence de la Bénie, une sorte de prêtresse qui veille sur les plus pauvres. Mais la Bénie se trouve elle-même sous la coupe d’un étrange personnage, un vieux marchand, du nom d’Arthur Pozar.

Et voilà qu’apparaît l’une des trois voix, des trois points de vue du roman qui se construit à la manière du Trône de Fer (par ex.) : un chapitre par point de vue (et oui, c’est efficace). Les deux autres appartiennent à la pirate ( qui aborde l’île, et espère enfin s’établir en paix à terre), Erika ; et à la sorcière, la Main. Cette dernière se nomme Nawomi et elle est certainement l’un des meilleurs personnages féminins, sinon le meilleur, de ce roman.

La sorcière, la pirate et le vieux marchand était le titre initial — et pourrait en constituer le sous-titre tellement il définit avec exactitude le récit de ces derniers jours. Ceci est la chronique de la chute d’un monde, et des atrocités qui vont y être attachées, fruits du désespoir ambiant et gestes de dernier recours de la part de certaines personnes. On accoste sur l’île et très vite, on y reste accroché, en haleine. Les pages défilent vite, sans une seule baisse de rythme. 350 pages qui ne se lâchent pas, entrecoupées d’extraits de journaux, de publicité très bien faits en guise d’incipits ( un peu à la Sanderson ou à la Hobb ). Le monde est riche et bien construit.

Les personnages sont, à mon avis, de très belles réussites.
J’ai particulièrement aimé le background de chacun et chacune, même celui des personnages secondaires (la capitaine Kreed, par ex. dont l’histoire donne un très bon éclairage sur l’univers auquel appartient l’île ).

C’est une belle découverte que j’ai faite, du genre coup de coeur, et s’il reste quelques petits points un peu faibles, ils sont mineurs ( ex: relater trop d’atrocités et de tortures accumulées desservent un peu le propos si bien qu’ on en arrive plus à l’écoeurement qu’à l’effet recherché.)

Une lecture que je conseille vraiment ( en plus, c’est un poche ! ) 👌❤️ 

Les femmes de l’art — 5

Souhila Bel Bahar est une artiste-peintre algérienne, née en 1934 à Blida.

Douée pour le dessin, elle fréquente les ateliers de broderie de sa famille où elle apprend à reproduire les formes géométriques, les lignes sinueuses des arabesques, entrelacs et autres motifs.

Elle est aujourd’hui considérée comme une des doyennes et co-fondatrices de l’art algérien contemporain.

Souhila  Bel Bahar — AWARE Women artists / Femmes artistes

Souhila  Bel Bahar — AWARE Women artists / Femmes artistes

Souhila  Bel Bahar — AWARE Women artists / Femmes artistes

Timbre, En hommage à nos mères

Premières lignes – 6 avril

Premières lignes

« Tout au long de sa vie mouvementée de cavalière, Acquilon de Nordeau s’était demandé ce qu’il resterait de son empreinte dans le monde une fois la poussière des combats retombée. Arpenterait-on, comme elle-même à l’instant, ses quartiers de Matriarche ? Ses héritières feraient-elles le tour du propriétaire, cataloguant ses possessions, effleurant les boiseries fatiguées des meubles, caressant les tapisseries poussiéreuses ? S’arrêteraient-elles devant la fenêtre de sa chambre, celle qui surplombait la cour et permettait, en se tordant le cou, d’apercevoir des novices, le verger séculaire, la demeure de l’herboriste ? « 

Le Chant des cavalières suit Sophie Pendragon dont on note tout de suite la référence au cycle arthurien (et ça, c’est assez sympa), jeune novice dans l’Ordre des Cavalières de Sarda  à la citadelle de Nordeau, enfant au début du roman . Elle devient assez vite l’écuyère d’Éliane, la nouvelle  Matriarche suite au décès prématuré de la célèbre Acquilon. Sophie sera donc la prochaine Matriarche et doit apprendre tous les codes de remplir son rôle et accomplir son destin.
Sophie serait une Elue. En attendant, elle est une sorte de padawan sans maître(-sse) dans une académie de cavalières-Jedi. Car Eliane se désintéresse d’elle. Et c’est Frêne, l’herboriste qui se charge de sa formation….
Voilà un fil conducteur assez classique et pourquoi pas, après tout ?
Le schéma classique pourrait dérouler un récit très « Le voyage du héros » comme prévu mais il n’en sera rien. Là aussi, contrarier la destinée du héros ou de l’héroïne, est un ressort efficace.
S’il est bien mené.
Mais à de nombreuses reprises, je me suis vraiment posée la question :  » Mais où est l’histoire ? Quand entre-t’on dans l’intrigue ? Que veut Sophie ? Que désire vraiment Eliane ? « . Et je suis restée sur ma faim jusqu’à la fin.

En fait, l’histoire est assez plate. La mise en place est bien longue et au moment où on a d’assister à la formation de Sophie (après une baisse de rythme significative), voilà que…bonjour, c’est une ellipse de quatre ans ! Ah, loupé.


Je n’ai rien contre les ellipses, elles sont utiles quand elles sont bien placées. Mais à ce moment précis, alors que les personnages viennent à peine de se mettre en place ainsi que l’univers auxquels ils appartiennent, non.
La suite ne m’a beaucoup convaincue : beaucoup de flous, des personnages secondaires sortis de nulle part, des situations assez mal définies, bref, des défauts de premier roman qui auraient vraiment mérité d’être corrigés.
Je passe sur les coquilles trouvées dans l’édition que j’ai eue ( à la bibliothèque, la personne qui l’avait empruntée avant moi avait déjà tout souligné ).

Je n’ai cessé de penser que c’était dommage car, pour ma part, j’ai apprécié le style, la poésie certaine, le niveau de langue ( un langage recherché ).

Ainsi, le chant des cavalières qui donne le titre au roman :

 » La nuit m’appelle en son cercueil
Ainsi, commence ma veille, mon deuil.
Adieu ma soeur, je pars devant,
Pour éclairer tes jours restants.
Je t’attendrai sur la colline
Celle qui surplombe tous les abîmes.
Main dans la main, coeurs contre coeurs
Nous reprendrons notre chemin. « 

Quant à l’univers, c’est un point positif également. Les dragons qui sont des griffons m’ont fait penser soit aux Chocobos de Final Fantasy soit aux Dragodindes de Dofus. (les mêmes bestioles, au final). Mais les relations entre dragons et cavalières ne m’ont pas plus émue que ça. Il y a trop d’éléments restés en suspens.
Finalement, les références au cycle arthurien ne sont pas très utiles, le modèle du mythe suffisait sans les clins d’oeil à Pendragon et à Merlin (Myrddin). C’est toujours la quête et le voyage du héros/de l’héroïne dont il s’agit ; on aurait compris.
Le fait que le roman parle de femmes et, essentiellement, que de femmes, me plaît beaucoup ; leurs relations, leurs amours. L’articulation de l’ordre des Cavalières m’a fait penser à la wicca et à la figure de la Triple Déesse :

 » Comme l’Ancienne succède à la Mère qui succède à la Fille, l’Aînée succède à la Cavalière qui succède à l’Ecuyère »

J’ai eu l’impression de lire Marion Zimmer Bradley dans le cycle d’Avalon à ce moment. (et ce n’est pas un reproche).

J’aurais bien aimé accrocher à cette histoire mais il aurait fallu qu’elle soit plus efficace, mieux bordée. Même le retournement de l’Elue ne m’a pas paru hyper bien fait. En fait, ça ne va pas assez loin, on reste en surface. Comme avec les personnages…
Je sais : c’est un premier roman.
Mais le problème, c’est que je viens de commencer un autre premier roman, avec des personnages féminins forts, un univers bien fait mais surtout : on sent qu’il a été retravaillé. (et je vais en reparler bientôt ).

J’espère vraiment que lors de futurs romans, je pourrais retrouver la plume de Jeanne Mariem Corrèze avec une ou des histoires plus convaincantes.

Le chant des cavalières par Corrèze
Jeanne Mariem Corrèze
Éditeur : LES MOUTONS ELECTRIQUES (21/02/2020)

Résumé : Dragons, cavalières et herboristes !

Un royaume divisé, instable, des forces luttant pour le pouvoir. Un Ordre de femmes chevauchant des dragons. Des matriarches, des cavalières, des écuyères et, parmi elles, Sophie, qui attend. Le premier sang, le premier vol ; son amante, son moment ; des réponses à ses questions. Pour trouver sa place, elle devra louvoyer entre les intrigues de la cour et de son Ordre, affronter ses peurs et ses doutes, choisir son propre destin, devenir qui elle est vraiment.

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Les femmes de l’art — 4

Ethel Reed a connu une brève mais extraordinaire carrière : elle fut graphiste à Boston puis à Londres, à la fin du XIXème siècle.

Ethel Reed, (1874 – 1912) est l’une des premières femmes graphistes de son temps à avoir eu une stature internationale.

ER by herself
Autoportrait

The best guide to Boston. Boston illustrated for sale here: price 50 cents

The House of the trees and other poems by Ethelwyn Wetherald : published by Lamson, Wolffe and Company, Six Beacon Street, Boston, New York, Life building / E. Reed

The Boston Sunday Herald - ladies want it Feb. 24

Behind the Arras by Bliss Carman

1895

Miss Traumerei--NYPL

In Childhood's Company
Studio 4
1897
"Trilby The Fairy of Argyle", poster, catalogue #GA 22691, Ethel Reed, designer, 18" 10"

Photos d’Ethel Reed prises par Frances Benjamin Johnston, c. January 1896.

LC 3
LC 5
Ethel Reed
Miss Ethel Reed

Photos d’Ethel Reed par Fred Holland Day

[The Gainsborough hat]
[Ethel Reed in brocaded robe and necklace, portrait]