Premières lignes – 11 juillet

Premières lignes

 » Avant

Me pincer et me dire JE SUIS REVEILLE une fois par heure.
Regarder mes mains. Compter mes doigts.
Regarder l’horloge ( ou la montre ), ne plus la regarder, la regarder de nouveau.
Rester calme et concentré.
Penser à une porte ».

Ce sont des premières lignes très reconnaissables, surtout depuis l’adaptation en série sur Netflix de ce thriller psychologique à tendance fantastique. A ce sujet, la série vaut vraiment le visionnage : c’est un succès.

Mais je vais parler du roman de Sarah Pinborough dont le titre originel était Behind her eyes et non Mon amie Adèle (les deux titres sont aussi évocateurs).
Nous suivons tout au long de ce thriller deux points de vue : celui de Louise, une jeune trentenaire, secrétaire médicale à temps partiel qui jongle entre sa vie plus si cool et l’éducation de son fils depuis qu’elle est divorcée et celui d’Adèle, de quelques années plus jeune, une très jolie femme qui va s’avérer être l’épouse de l’un des psy du cabinet dans lequel travaille Louise.
Un jour, Louise bouscule Adèle. Elles se lient d’amitié. Rien de très bizarre ? Un peu. Louise a flirté dans un bar avec David, le nouveau psy qui vient de s’installer au cabinet, sans savoir qu’il allait être son prochain boss et bien sûr, sans savoir qu’il était marié. Elle a eu un coup de coeur et se sent mal depuis qu’elle l’a vu au travail (jusqu’à se planquer dans les WC pour ne pas avoir à lui parler !). Pourtant, elle apprécie de plus en plus la compagnie d’Adèle qui vient d’emménager et qui semble très seule.
Peu à peu, elle commence à trouver que la vie — et la vie de couple — de sa nouvelle amie est très étrange.
Mais, à côté de cela, voilà qu’elle entame une liaison avec David ; plus qu’une liaison, il semblerait que Louise et David soient en train de tomber amoureux !
En alternant les points de vue et en faisant des flashbacks dans l’histoire d’Adèle, l’écrivaine tisse une intrigue passionnante qui fait douter à tout moment ; qui ment ? qui espionne qui ? qui manipule qui ?
Mais Mon amie Adèle n’est pas qu’un thriller, c’est aussi un roman fantastique. Le surnaturel opère via les rêves et la problèmes de sommeil des personnages : Louise souffre de terreurs nocturnes et de cauchemars à répétition. Adèle lui fournit une clé pour s’en guérir. A partir de là, c’est plutôt bien fait même si c’est parfois un peu bancal mais ça passe quand même assez bien et on se laisse prendre au jeu (et je n’en dirais pas plus sur les scènes de rêves pour ne pas détruire le suspens).
Evidemment, la surprise avait presque complètement fonctionné quand j’avais regardé la série (très fidèle, presque chapitre par chapitre). En lisant le roman, je connaissais le dénouement. Mais je dois dire que c’est très bien amené par m’autrice (et c’est ce que je souhaitais découvrir).
Une lecture que je conseille. Le roman se lit très bien.
Et la série est aussi très agréable à regarder avec un bon suspense.

Mon amie Adèle par Pinborough

Résumé : LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

4 réflexions sur “Premières lignes – 11 juillet

  1. Pingback: Challenge de l’imaginaire -2021 | Lady Butterfly & Co

  2. Pingback: Premières lignes – 2 août | Lady Butterfly & Co

Les commentaires sont fermés.