Premières lignes – 2 août

Premières lignes pour ce début août

 » Beth apprit la mort de sa mère de la bouche d’une femme qui tenait un bloc-notes. Le lendemain, son portrait parut dans le Herald-Leader. La photo, prise sur la terrasse de la maison grise de Mapplewood Drive, montrait Beth vêtue d’une robe de coton toute simple. A l’époque déjà, elle était tout à fait quelconque. « 

De même que pour « Mon amie Adèle », j’ai commencé par regarder la série — qui est à la hauteur de sa réputation et qui vaut vraiment le visionnage — et j’ai trouvé le roman récemment à la bibliothèque.

Pour rappel, « Le jeu de la dame » (The Queen’s gambit ») est sorti en 1983. La première traduction française date de 1990. Avec le succès de la série TV, les éditions Gallmeisteir proposent donc cette année une nouvelle traduction avec une très belle couverture, comme toujours chez cet éditeur (heureusement, mon exemplaire n’avait pas le bandeau « série trucmuche… »).
On découvre donc dès le début la petite Elisabeth, dite Beth, Harmon, qui devient orpheline. Placée dans une institution, elle reçoit sa dose de calmants par jour : l’intrigue se situe dans les années 1950, et pour que les enfants placés à l’orphelinat restent calmes, on leur prescrit différents médicaments qui ne sont pas détaillés dans le roman. Très vite, Beth, comme ses camarades développe une addiction à ce que le personnel et les enfants appellent « les vitamines ». A huit ans, elle tombe par hasard sur l’homme à tout faire qui joue à un jeu étrange et fascinant. Peu à peu, il lui permet d’apprendre… Et tout s’enchaîne. Beth apprend les échecs et se prend d’une passion pour le jeu. Jeune prodige, elle ne vit que pour cela. Sauf que… A un moment, les pilules magiques cessent.
Le roman suit Beth au fil de son enfance et surtout de son adolescence, de sa difficulté à se passer de béquilles comme les médicaments ou l’alcool, que ce soit pour jouer aux échecs ou simplement pour vivre. De partie d’échecs en tournois, de victoires en difficultés accrues, le livre de Walter Tevis est lui aussi terriblement addictif. Et il n’y a pas besoin de connaître les échecs pour suivre ce qui s’y passe, même si, à mon avis et pour connaître des joueurs, ça doit aider. Disons qu’en sachant à peu près le déplacement des pièces et le principe du jeu, ça passe amplement. Les gens qui jouent aux échecs ont noté plusieurs invraisemblances et quelques erreurs.
Par contre, les parties sont tellement bien décrites que tout se lit comme un thriller.

En comparant le livre à la série, il existe quelques petites différences ( le début de sa relation avec Jolene ; l’importance de Townes qui disparaît assez vite du paysage dans le roman ; la description de Benny ; quelques détails à la fin, par ex.) mais l’ensemble reste très fidèle. Je pense également que le côté addiction a été vraiment mis en avant dans la série alors que, même s’il est présent et réel, il n’est pas toujours décrit avec autant de netteté dans le livre.

Pour revenir au roman, malgré mon visionnage qui datait d’il y a quelques mois à peine, j’ai été complètement absorbée par ma lecture que j’ai bouclé en un week-end sans souci (quelques 400 pages). Cela ne m’arrive pas tous les jours, surtout en ce moment où j’ai tendance à prendre mon temps, ou même à traîner quand les livres me lassent…

De là à dire que ça se lit tout seul, c’est presque ça 😉

Résumé : Kentucky, 1957. Après la mort de sa mère, Beth Harmon, neuf ans, est placée dans un orphelinat où l’on donne aux enfants de mystérieuses ”vitamines” censées les apaiser. Elle y fait la connaissance d’un vieux gardien passionné d’échecs qui lui en apprend les règles. Beth commence alors à gagner, trop vite, trop facilement. Dans son lit, la nuit, la jeune fille rejoue les parties en regardant le plafond où les pièces se bousculent à un rythme effréné. Plus rien n’arrêtera l’enfant prodige pour conquérir le monde des échecs et devenir une championne. Mais, si Beth prédit sans faute les mouvements sur l’échiquier, son obsession et son addiction la feront trébucher plus d’une fois dans la vie réelle.

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