Premières lignes – 1 er février

Premières lignes ou plus exactement « premières cases » pour changer un peu.

 

 

Et oui, il s’agit du tome 8 de L’Atelier des sorciers. En fait, j’ai rattrapé mon retard (inexplicable) et j’ai lu d’affilée les 7, 8 et 9 (avec une relecture en diagonale du 6 parce que, le temps passant, j’avais oublié un peu certains détails).

Manga - Manhwa - Atelier des sorciers (l') - Collector Vol.8

Résumé « Après avoir réussi leur examen à l’Académie, Coco et les autres apprenties sorcières sont de retour à l’Atelier. C’est alors qu’arrive Tarta, qui propose à Coco et à ses amies de l’aider à tenir un stand lors du grand festival annuel des sorciers, la Fête de la Nuit d’argent. Excitées comme des puces à l’idée de prendre part à ces festivités, les petites sorcières entament les préparatifs. Alors que Coco accompagne Tarta voir son grand-père à l’hôpital, elle recroise le chemin de Kustas, le petit garçon qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière… »

 

Kamome Shirahama prend tout son temps, dorénavant. Et, si dans le tome précédent nous avions eu des révélations sur le passé de Kieffrey et son amitié avec Olugio (les deux maîtres sorciers de l’atelier), cette fois c’est une nouvelle orientation qui est pris.  Nous retrouvons Tarta, plus heureux et épanoui depuis qu’il s’est autorisé à devenir un sorcier mais aussi le jeune Kustas, qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière.
La mangaka s’attarde sur les origines de Kustas, son père adoptif, Dagda. Elle en profite pour aborder l’inégalité sociale, pour évoquer aussi la médecine (avec un parallèle avec la magie puisque les deux ont le but d’améliorer les choses. La question du handicap, via celui de Kustas, est présente.
En fait, j’ai quand même eu l’impression qu’on s’éloignait un peu de l’intrigue principale — Kamome Shirahama nous emmène effectivement sur des chemins tortueux et de traverse depuis quelques tomes — avec un peu moins d’intérêt dans ce huitième. J’ai un peu la crainte que la série ne s’allonge à cause de ces détails sans cesse rajoutés même si, d’un autre côté, j’aime beaucoup découvrir toutes les facettes de ce monde, de la magie et les nouveaux personnages.
Disons que ce tome 8 n’est peut-être pas le plus passionnant mais qu’il sème des éléments importants pour la suite (beaucoup de mystères ici et là)

Que dire d’autre sinon que sur le plan visuel, le résultat est toujours aussi somptueux ?  C’est un dessin que j’aime particulièrement. Et les éditions collector sont magnifiques, je confirme.
L’atelier des sorciers est une réussite ; vivement la suite !

 

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Arts d’hiver — 44

Graham Gercken est un artiste basé en Australie dont les peintures ont été exposées à l’échelle nationale. Créant à partir de photographies de référence et en plein air, il cite la période de l’année ou le lieu dans lequel il se trouve comme dictant les thèmes et les messages de ses œuvres. Pour Gercken, les Blue Mountains, classées au patrimoine mondial, où il vit, ainsi que les côtes et le port de Sydney sont une source d’inspiration.

Beach Painting original oil coastal sand dunes seascape on canvas

 

Blue mountain cliffs  Australia

Dunescape central coast Beach Australia

Farm shed Blue Mountains landscape Australia

river landscape

Autumn trees river landscape

Autmn landscape painting Tumut river trees

Premières lignes – 24 janvier

Premières lignes 

En voyant passer des articles sur la saga des Cazalet, je pensais, complètement à tort, qu’il s’agissait (encore) d’une série un peu mièvre, une histoire largement édulcorée façon Downton Abbey. Il n’en est rien et, au bout du premier tome, je peux dire que c’est tout le contraire (et c’est bien addictif).
« The light years », en français « Etés anglais » est le 1er volume d’une série de cinq (4 + 1 écrit 10 après les quatre premiers) qui commence en 1937 et s’achève en 1958.  On y suit la famille Cazalet, très aisée (entreprise de négoce de bois) avec les grands-parents Kitty ou  La Duche et William Cazalet alias le Brig qui accueille dans leur maison du Sussex, pour l’été 37, leurs trois fils, leurs épouses et leurs enfants. Il faut y rajouter les domestiques. La seule fille de la famille n’est pas mariée et vit avec ses parents.
De là, s’enchevêtrent les pensées via les différents points de vue des un.e.s et des autres pour brosser un tableau complet et complexe (l’arbre généalogique en début de volume est de toute utilité).
Elizabeth Jane Howard se révèle être une formidable autrice, sachant dépeindre tous ces personnages avec finesse, abordant des thèmes difficiles (comme l’inceste) ou plus surprenants chez des gens de cette classe sociale (l’amour entre deux femmes, l’asexualité, le consentement entre époux, la place de la femme). Les enfants tiennent une place importante ainsi que ceux et celles qui font partie de la domesticité.
L’ombre de la Première guerre n’est pas effacée (on la ressent au travers des différents traumas vécus par les fils de la famille) que  la Seconde s’annonce.

Un premier tome excellent pour entamer cette série.

La saga des Cazalet, tome 1 : Etés anglais par Howard

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Arts d’hiver – 43

 Karel Franta est un illustrateur tchèque (1928-2017).  Karel Franta s’est orienté notamment vers les illustrations pour enfants. Dans les années 1960 et 1970, il a travaillé comme rédacteur artistique des magazines pour enfants Sluníčko, Ohníček et Pionýr. L’artiste a illustré plus de cent livres et  a aussi travaillé sur différents films.

 

Práce ilustrátora Karla Franty - 5 - GALERIE: Práce ilustrátora Karla Franty (5/18)

Práce ilustrátora Karla Franty - 11 - GALERIE: Práce ilustrátora Karla Franty (11/18)

Práce ilustrátora Karla Franty - 14 - GALERIE: Práce ilustrátora Karla Franty (14/18)

 

Práce ilustrátora Karla Franty - 12 - GALERIE: Práce ilustrátora Karla Franty (12/18)

Práce ilustrátora Karla Franty - 16 - GALERIE: Práce ilustrátora Karla Franty (16/18)

sachovy slabikar franta 2

Un conte pour chaque soir par Stovícek

 

 

Premières lignes – 16 janvier

Premières lignes 

 » Si vous demandez à six moines différents quel dieu règne sur la conscience des robots, vous obtiendrez sept réponses différentes.
La plus populaire, parmi le clergé comme chez les laïcs, affirme qu’il s’agit de Chal. De qui dépendraient les robots sinon du dieu des constructions ? « 

Dans ce monde, nommé Panga, il y a longtemps on a frôlé la catastrophe à cause des folies humaines (consommation, production, industrialisation à outrance). Mais voilà : les robots, qui ont accédé à la conscience, sont tous partis un jour, passant un pacte avec les êtres humains : qu’ils seraient toujours accueillis en paix s’ils revenaient. Le temps a passé. Les humains vivent en petits groupes, proches de la nature.  Les robots sont des mythes.
Dex est moine ; sa vie devrait être parfaite mais non ! Iel est en pleine crise existentielle. Que faire de sa vie ? Quel but lui donner ? Alors Dex va devenir moine de thé, un genre de moine qui arpente les routes et s’arrête dans les villages pour écouter les gens et leur offrir la tasse de thé/infusion qui convient à chaque personne. Au début, Dex a un peu de mal. Puis iel s’adapte. Une fois encore, sa vie devient formidable. Mais la sérénité n’est toujours pas là. Et Dex s’enfonce dans la nature profonde. Et un jour, c’est la rencontre : un robot ! Omphale a décidé de parler aux humains. De là, commencent des conversations passionnantes, des échanges émouvants. (« Tu n’as pas besoin de justifier ni de mériter ton existence, tu as le droit de te laisser vivre », souligne Omphale à Dex – comme ça sonne juste…)
Une fois encore, Becky Chambers fait mouche. J’ai particulièrement aimé ses trois romans (un beau coup de coeur pour « L’espace d’un an ») et j’ai retrouvé dans cette novella les mêmes qualités (ses personnages sont aussi excellents).
Un regret : que cela soit trop court !

 

Un psaume pour les recyclés sauvages par Chambers

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Challenge de l’Imaginaire — 2023

Voilà le  Challenge de l’Imaginaire   2023 organisé par
Ma Lecturothèque

 

Le but du challenge :
L’objectif de ce challenge est de lire et de chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l’Imaginaire, à savoir :
– la Science-Fiction
– la Fantasy
– le Fantastique
(avec leurs sous-genres comme la dystopie, l’uchronie, la bit-lit, etc.).

 

Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles, des essais, des mangas, des bandes dessinées, des comics, des magazines spécialisés

Timeline du challenge :
Démarrage du challenge : 1er janvier 2023
Fin du challenge : 31 décembre 2023

Détails 

 

 

J’y participe, comme en 2022 (et 2021 , 2020).

Les échelons :
L’échelon vous permet de vous fixer un objectif à atteindre. Choisissez donc un échelon ; celui-ci détermine le nombre minimum d’ouvrages que vous devrez lire et chroniquer pendant le challenge. Vous pouvez changer d’échelon au cours du challenge, il faudra juste me prévenir.

• Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel – au moins 12 livres
• Échelon 2 : Immersion dans le vide – au moins 36 livres
• Échelon 3 : Absorption dans l’étrange – au moins 60 livres
• Échelon 4 : Fusion dans l’utopique – au moins 84 livres
• Échelon 5 : Synchronisation avec la page – au moins 108 livres

Les catégories :
Les catégories sont là pour corser le challenge. Si vous préférez ne pas vous ajouter de difficulté, choisissez la Catégorie A.

❗️ Vous pouvez choisir deux catégories si vous le souhaitez, mais attention à ce que ces catégories soient cumulables (la A et B ne sont pas compatibles par exemple) ❗️

• Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité – Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’Imaginaire.
• Catégorie B : Balrog des mots – On bannit les BD et les manga, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.
• Catégorie C : Cerbère de la Multidisciplinarité – Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres ; dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. A vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.
Fantasy : Dark Fantasy // Heroic Fantasy // la Fantasy épique (dans laquelle je regroupe volontairement la High Fantasy et le Sword & Sorcery) // Light Fantasy // Romantic Fantasy // Science Fantasy
Science-fiction : Anticipation // Cyberpunk // Hard-Science ou Voyage Dans le Temps (au choix) // Space Opéra // Steampunk // Uchronie
• Catégorie D : Dragons de l’incontournable – Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteur·rices que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.
Voici une trentaine d’auteur·rices classiques ; vous pouvez d’ores et déjà m’indiquer les auteur·rices que vous pensez lire durant le challenge (ceci ne sera pas gravé dans le marbre, toute modification est envisageable) :
Alain Damasio, Aldous Huxley, Anne McCaffrey, Anne Rice, C.S. Lewis, Dan Simmons, David Eddings, David Gemmell, Douglas Adams, Edgar Rice Burroughs, Frank Herbert, Fritz Leiber, George Orwell, George R.R. Martin, H.G. Wells, H.P. Lovecraft, Isaac Asimov, Jean-Philippe Jaworski, J.R.R. Tolkien, Marion Zimmer Bradley, Michael Moorcock, Neil Gaiman, Orson Scott Card, Philip K. Dick, Pierre Pevel, Ray Bradbury, Raymond E. Feist, Robert Jordan, Robert Silverberg, Robin Hobb, Roger Zelazny, Stephen King, Terry Pratchett, Terry Goodkind, etc.

Les thèmes bimestriels :
Tous les deux mois, un nouveau thème ! C’est facultatif mais cela peut vous aider dans l’avancée du challenge.
Vous avez jusqu’à deux lectures chroniquées et qui entrent dans le thème du moment afin de voir vos points doublés. J’explique : habituellement, vous faites un retour sur un livre, vous validez donc une lecture pour votre échelon. Mais si ce livre entre dans le thème de janvier/février (par exemple), alors il comptera pour deux lectures !
Je vous mets ici les thèmes de 2023 :
• Janvier/février : premier contact
• Mars/avril : villes personnages
• Mai/juin : adaptation
• Juillet/août : enquête
• Septembre/octobre : lieu hanté
• Novembre/décembre : épistolaire
Cette année, je reste dans le classique : 2 – A (et je vais voir ce qui colle dans les thèmes, je crois que j’ai une idée ou 2 pour le premier).
Mes challenges précédents :

2020

  Bon challenge !
Lectures : 

Premières lignes — 9 janvier

J’y arrive, voici les 1ères premières lignes de l’année 2023 !

 » Réveillez-le, ordonna James.
immédiatement, le matelot souleva le seau en bois et en jeta le contenu au visage de l’homme affalé et enchaîné devant eux.
L’eau fit l’effet d’une gifle à Marcus qui sortit alors l’inconscience en toussant et en reprenant bruyamment son souffle.
Même ruisselant, entravé et brutalisé, il conservait son port altier, tel le preux chevalier d’une tapisserie ancienne. Typique de l’arrogance des Stewards, pensa James. « 

Une lecture un peu facile pour commencer l’année avec de la fantasy qui ne va pas révolutionner le genre. Mais le roman se laisse lire.
L’intrigue se déroule à Londres, fin 19ème . Sur les quais, nous découvrons Will Kempen, adolescent qui semble mener une vie rude. Nous apprenons vite qu’il est en fuite et que  sa mère a été assassinée dans des circonstances mystérieuses. Très vite, l’action se met en place : Will est poursuivi, attrapé, délivré par Violet, une jeune fille de son âge, elle-même issue de la famille de ses ravisseurs. Mais les choses se compliquent lorsque le navire sur lequel est emprisonné Will est aussi attaqué par d’étranges combattants vêtus de blanc, qui semblent sortis d’une autre époque : les Stewards.
On apprend, une fois Will délivré, qu’il pourrait être « l’élu »  et le descendant de la Dame des Stewards, les défenseurs de la Lumière qui livrent un combat depuis de longs siècles contres les adeptes du Roi obscur, les Lions.
Le mal contre le bien, c’est un peu cliché mais c’est c’est une recette qui fonctionne bien.
Par contre, le livre est un peu long et l’action du début s’essouffle vite. Il faut attendre la toute fin pour assister à des rebondissements intéressants. Entretemps, il est un peu dommage que les personnages ne soient pas plus fouillés. Ils sont tous intéressants (Will, Violet ou la troisième, Katherine, largement négligée).
L’autrice a également tendance à se débarrasser des personnages secondaires (et hop, ils sont tous morts), ce qui ne laisse plus grand monde pour interagir vers la fin du roman.
Là aussi, j’ai regretté ce genre de choix.
Malgré cela et des maladresses dans l’écriture des points de vue parfois, j’ai passé un moment plutôt agréable même si je ne suis pas certaine de bien me souvenir du livre dans quelques mois…

Dark Rise, tome 1 par Pacat

 

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

Voilà 2023

Je suis en retard, en retard, en retard…

En retard pour mettre en ligne ma première chronique de livre (mais c’est en vue), mon 1er article de l’année (le voilà mais ça sera court) et aussi pour prévoir ce que seront mes lectures pour le Challenge de l’Imaginaire 2023 (en plus le thème de janvier/février est cool). 

En retard, mais ça va se calmer. Pour terminer l’année, paf, j’apprends que ma carte bleue a été piratée et qu’un débit inconnu a été fait sur mon compte bancaire. Pas joyeux, opposition, etc…  Les pirates ne peuvent pas faire ça aux milliardaires ? Vraiment, mon petit compte ?
J’ai toujours des maux de ventre pénibles (depuis novembre) et je passe un scanner bientôt pour être fixée (enfin!). Mais comme ça dure et que c’est douloureux, je ne peux pas dire que je me sens très tranquille (anxiété est mon 3ème prénom, heu… non, quatrième, j’en ai déjà 3).

Allez, sur un note beaucoup plus joyeuse,  une très courte vidéo pour dire bonne année (c’est écrit, je la souhaite aussi créative !)

Une petite image MJ,/Midjourney que je vais surnommer « Midge » si ça ne dérange personne, en référence à la série « The Marvelous  Mrs. Maisel » , une série formidable.

A year is ending ...

Je suis en train d’écrire ma nouvelle avec les chats détectives (les chats anthropomorphes). Voici Lady Tabitha, l’un  des personnages principaux :

Lady Tabby with a nice hat

A très vite pour des livres et de l’art !