Premières lignes #14octobre

Un roman qui s’intègre bien au thème du mois d’octobre du HMSFFF Challenge (la magie ) et dont voici tout de suite les premières lignes :

 » Je suis au chaud, à l’abri dans la tanière, en compagnie de mon frère et de ma soeur. ils sont plus grands et plus vigoureux que moi. Né le dernier, je suis le plus chétif des trois ; mes yeux ont été lents à s’ouvrir, et je suis le moins aventureux. Mon frère et ma soeur se sont risqués plus d’une fois à suivre notre mère jusqu’à l’entrée de la tanière  creusée dans la rive que sape le torrent ; elle les a toujours refoulés en grondant et en claquant des mâchoires. « 

Pas de suspense : on est dans la fantasy avec une autrice qui a écrit des suites très connues (et à rallonge) : Robin Hobb .

Cette fois, je (re )lis la suite  de l’Assassin Royal et je la termine puisque tous les tomes sont parus – et disponibles à la bibliothèque. Hourra ! J’avais commencé à lire cette suite des aventures de Fitz et du Fou (le retour du Fou ! ) mais j’avais arrêté, lasse de devoir attendre chaque tome.

Cette fois, on retrouve un Fitz empêtré dans de nouvelles intrigues  ( pour ne pas changer ). Car, même plus âgé, plus aguerri, FitzChevalerie connu sous le pseudonyme de Tom Blaireau reste quand même un grand naïf. Il est toujours le dernier à comprendre qu’il s’est fait berner ou mener par le bout du nez, que ce soit par sa famille, ses amis, la Couronne, le maître-espion Umbre ou des personnes moins bien intentionnées. Mais on ne lui en veut pas à Fitz, c’est ce qui fait son charme, après tout. On a parfois envie de le secouer, comme le fait son ami BienAimé/le Fou, revenu d’une situation périlleuse….pour l’embarquer dans une mission qui s’annonce encore plus hasardeuse !
Ce tome « En quête de vengeance » n’est pas l’un des plus palpitants pour ce qui est de l’action. Il est intéressant parce qu’il ravive tous les doutes de Fitz – et il ré-injecte aussi une bonne dose de nostalgie pour tous les fans de Hobb.
Car on peut dire ce qu’on veut de Robin Hobb, qu’elle fait des séries qui s’étirent un peu trop (parfois, la faute au découpage français, aussi), qu’elle donne dans la facilité ou je ne sais quoi encore, il reste qu’elle sait tenir en haleine ses lecteurs et lectrices – ce qu’elle fait très bien dans ce tome. On passe un moment à retourner au château de Castelcerf où Fitz a grandi, on retrouve des personnages qui nous sont familiers. Les uns ont eu des enfants, les autres ont grandi, ont vieilli. On fait presque partie cette famille étendue, entre Ortie, le Clan d’Art, Kettricken, les Loinvoyant, les Vifiers, les enfants de Molly et de Burrich et tous les autres….

Oui, Hobb sait nous émouvoir comme jamais. Et nous préparer à la suite. Avec le Vif et l’Art. Deux magies sans pareil.

L'Assassin royal, Tome 16 : En quête de vengeance par Hobb

Résumé : FitzChevalerie et le Fou ont changé le cours de l’histoire. Puis leurs chemins se sont séparés. Le bâtard de sang royal s’est détourné de ses activités pour mener une existence paisible à Flétribois, quant à son fidèle compagnon, il n’en a plus entendu parler. Jusqu’à ce qu’il le retrouve, mutilé, au hasard d’une balade avec Abeille. Les graves problèmes de santé de son vieil ami et les intrigues à la cour font baisser la garde de Fitz alors que survient le pire : sa fille est enlevée. Le Fou, au crépuscule de sa vie, a laissé échapper des secrets qui pourraient bien conduire de pâles inconnus à user d’Abeille comme de leur prochaine arme. Mais une magie ancienne coule encore dans les veines de FitzChevalerie Loinvoyant et, bien que ses talents d’Assassin se soient amoindris avec le temps, ennemis comme amis vont apprendre qu’il reste toujours la vengeance à celui qui a tout perdu.

 

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L’automne en images et en musique – 16

Retour à la musique cette semaine avec un groupe qui connaît un beau succès en mélangeant chant traditionnel et sonorités metal, The Hu 

le titre qui les a fait connaître l’année dernière

Ils viennent d’Oulan-Bator, en Mongolie et utilisent des instruments traditionnels : morin khuur  qui est le violon à tête de cheval , le tovshuur, la guitare mongole , le tumur khuur, la guimbarde,  la basse et les tambours.  Le chant qu’on entend est le  khöömii, un chant de gorge diphonique (i.e une technique vocale permettant à une personne de produire un timbre vocal caractérisé par deux notes de fréquences différentes). Pas mal, non ? 

Musique traditionnelle mongole : 

The Hu

THE HU

Leur premier album vient de sortir et après avoir fait un carton sur Y.T, ils sont en tournée mondiale. Ils sont déjà venus  en France cette année et repasseront par Paris en 2020.

Et sur scène, ça donne ça :

Je trouve ce mélange vraiment intéressant, pas vous ?

Premières lignes #6 octobre

Il est assez facile de reconnaître le roman simplement en lisant ses premières lignes, cette semaine :

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. « 

À la Croisée des Mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord par Pullman

A la croisée des mondes (His dark materials, en VO) est une oeuvre que j’ai lue il y a 10/12 ans et que j’avais alors particulièrement appréciée.

J’ai relu les tomes 1 et 2 pour les besoins du HMSFFF challenge (thème du mois de septembre : la littérature jeunesse ). Même si j’ai un sérieux bémol à apporter au sujet de ce classement : si la trilogie de Pullman se lit très bien, les thèmes abordés ne sont pas simples. Clairement, ce n’est pas de la littérature « enfantine ». J’entends même pas mal d’adultes qui ont lu A la croisée des mondes assez jeunes (au collège, par ex.) et qui n’ont pas compris grand chose. Les romans de Pullman ne se contentent pas brosser les aventures de Lyra parmi des ours en armure et des sorcières mystérieuses au milieu de gitans lancés dans le grand nord.
C’est bien plus que cela.
Bien sûr, on peut se contenter de ce niveau de lecture – comme on peut se satisfaire du film qui, malgré plusieurs erreurs, n’est pas à jeter à la poubelle . Il souffre en particulier d’un casting discutable (Daniel Craig et Nicole Kidman en Lord Asriel et Marisa Coulter, mais qui a eu cette idée absurde ? ). 

L’adaptation TV arrive bientôt … à voir…

De même, je ne vois pas l’intérêt de comparer La croisée des mondes à Harry Potter. Hormis le fait que les deux séries sont sorties à la fin des années 90 (95 à 2000 pour celle de Pullman, 97 à 2007 pour celle de Rowling) et qu’elles sont classées en littérature jeunesse, il y a peu de lien entre elles et les thèmes abordés sont résolument différents (religion, Paradis Perdu, humanisme, science, etc… dans la Croisée des mondes). Il est plus intéressant de faire une étude comparée du Monde de Narnia de CS Lewis avec La croisée des mondes. 

Ce que je peux dire après m’être replongée dans ce premier tome, c’est que la lecture est toujours aussi fascinante. Pour ceux et celles qui l’auraient encore dans leur PAL et qui hésiteraient, foncez !

 

Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises… Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

 

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L ’automne en images et en musique – 15

Place à la peinture avec un artiste américain Henry Ossawa Tanner:

1859-1937

Tanner passa la majeure partie de sa carrière en France mais il eut un égal succès aux États-Unis, où ses œuvres étaient connues et appréciées ; il peut donc, à bon droit, être considéré comme un peintre américain. Élevé à Philadelphie, où son père était évêque méthodiste, il étudia avec Eakins à la Pennsylvania Academy of Fine Arts (1880-1882), travailla un temps comme illustrateur de revues, dessinateur, photographe avant de se rendre en France, en 1891. Il fut l’élève de Jean-Paul Laurens à l’Académie Julian, commença dans la peinture de genre mais se tourna bientôt vers les scènes religieuses, qui allaient le faire connaître et lui valoir un succès constant durant toute sa carrière.
 Il y reçut les honneurs, et fut de ce fait le premier artiste afro-américain à connaître une carrière internationale. Il devint ainsi une figure importante de l’histoire de l’émancipation afro-américaine.

Il est enterré au cimetière de Sceaux 

 

 

Henry Ossawa Tanner, The Banjo Lesson, 1893, oil on canvas, 49 × 35.5 inches
/ 124.5 × 90.2 cm (Hampton University Museum, Hampton, VA)

 

Henry Ossawa Tanner, The Thankful Poor, 1894, oil on canvas, 90.3 x 112.5 cm / 35 1/2 x 44 1/4 inches (collection of William and Camille Cosby)

 

 

 (1 of 2)

 

 

Premières lignes #29septembre

Les premières lignes de cette semaine nous entraînent dans les grands espaces :

 « C’est étrange, d’écrire ces premiers mots, comme si je me penchais par-dessus le silence moisi d’un puits, et que je voyais mon visage apparaître à la surface de l’eau – tout petit et se présentant sous un angle si  inhabituel que je suis surprise de constater qu’il s’agit de mon reflet. après tout ce temps, un stylo a quelque chose de raide et d’encombrant dans ma main. « 

Dans la forêt par Hegland

Enfin, j’arrive à mettre la main sur ce roman dont j’entends parler depuis pas mal de temps. Et, pour info, il existe aussi un film datant de 2015,  avec Ellen Page et Evan Rachel Wood (ça, c’est un casting bien trouvé), Into the forest. 

Jean Hegland avait commencé son roman dans les années 80. Dans la forêt a finalement été édité en 1996 et seulement en 2017, aux éditions Gallmeister, en France.
Pourtant, le propos est tout à fait d’actualité – il faudrait simplement y ajouter l’urgence du réchauffement climatique pour expliquer ce qui a pu provoquer le grand désastre. Car s’il s’agit d’un roman d’anticipation, Dans la forêt est un peu comme La route de  Cormac McCarthy. On ne sait pas ce qui est arrivé exactement. On ne sait pas non plus comment c’est arrivé. On n’est pas là pour connaître les détails.
On  suit le parcours des deux adolescentes Eva et Nell via le prisme de Nell, ses lectures (principalement l’encyclopédie)  et son journal intime. Ce point de vue est forcément biaisé mais c’est le seul dont on dispose – un habile truc (et classique) pour entourlouper les lecteurs mais qui fonctionne bien.

Mais si les deux adolescentes suivent un chemin quasi-initiatique tout au long de l’oeuvre (vie, mort, deuil, naissance), elles ne sont finalement pas les personnages centraux de l’histoire. Le seul personnage principal, c’est bien la forêt elle-même, entité poétique et véritablement vivante qui permet aux humains survivants de (re)trouver leur place dans un monde en profond changement.
La symbolique du végétal est partout (la grande souche du séquoia, par ex.). Végétal comme élément onirique et vital en opposition à un monde industriel sur le déclin. Cela est particulièrement flagrant avec la description de la ville de Redwood abandonnée et du supermarché pillé.

Dans la forêt m’a souvent fait penser à un autre roman qui n’est ni post-apocalyptique, ni américain mais qui joue avec les mêmes codes (renaissance, attente, végétal fortement symbolique) : Un balcon en forêt de Julien Gracq. 

Résumé : Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle

Elles en ont parlé dans le cadre du HMSFFF challenge (thème du mois d’août) : 
June and cie 
Pretty Rosemary 
Alberte Bly

Interview de Jean Hegland 
Jean Hegland parle de la naissance de Dans la forêt (en anglais)

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L’automne en images et en musique (2ème saison) – 14

L’an dernier, je vous avais proposé de me suivre durant tout l’automne dans des découvertes (et/ou des coups de coeur) graphiques et musicales (l’intégrale ici).

Je débute cet automne par un article musical avec une vidéo qui date de 2017 et qui vient d’Asie centrale, plus exactement du Kazakhstan. On ne peut pas dire qu’on entende souvent, ici en France, des titres issus des Stan (Kazakhstan, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan et Turkménistan). 
Et pourtant… La pop, le rock et le rap y coexistent, avec plus ou moins de possibilités de s’y exprimer librement selon les pays ( de nombreuses dictatures y sont installées ).

Malgré tout, certains artistes ont réussi à aborder des sujets sensibles. Je pense entre autres au rappeur 7gen (Djetigen)  qui chante en kirghize la révolte des steppes de 1916 ou les inégalités sociales :

Et d’autres se sont imposés en Russie, comme  Adil Zhalelov, connu sous le nom de Skriptonite, rappeur kazakh.

Mais j’en viens au titre que j’ai découvert et qui est beaucoup plus fun et plus parodique. Signé par le collectif Jokeasses, originaire d’Almaty au Kazakhstan, il parodie le rap avec des paroles totalement décalées (les sous-titres s’activent et ça en vaut la peine). Je ne parle même pas de la mélodie et du refrain qui sont aussi démoniaque que PSY et son Gangnam style – j’ai prévenu (vous n’allez pas me remercier quand vous l’aurez en tête). 

Zhonti feat. NN-Beka – ZYN ZYN

Et puisque j’en suis à parler du Kazakhstan, je viens de voir la vidéo de Till Lindemann, chanteur de Rammstein qui sort un album solo courant novembre. Sa particularité ? Elle a été tournée au Kazakhstan … (et on ne refuse pas ce qui touche à Rammstein, bien sûr). 

Premières lignes #22septembre – spécial HMSFFF challenge septembre

Des Premières lignes  en relation avec le HMSFFF challenge dont le thème de septembre est la littérature jeunesse. Propositions du mois : 

Les propositions sont très intéressantes et constituent surtout de passionnantes relectures (et d’ailleurs, j’en ai une en cours…) Mais c’est d’un roman plus récent (juin 2019) que sont issues ces premières lignes :

« Dans la douceur du petit matin, la roulotte rouge embaume les confitures. Un lumière dorée tombe dans le coin cuisine et, comme à leur habitude, les trois marmites de cuivre bouillonnent sur le feu.
Charly se balance sur sa chaise. Il ne quitte pas des yeux l’assiette que sa grand-mère remplit de beignets. C’est déjà la deuxième fournée.
– Je pense que cette fois, ils sont parfaits, dit-elle en posant l’assiette devant lui.
Puis elle tape deux fois dans ses mains :
– Grimoire ?
A son signal, un livre obèse se traîne sur la table et s’ouvre poussivement sur une page blanche. « 

Comme je le disais la semaine dernière, je résiste difficilement à une histoire qui parle de mages/de sorcières et de sorciers, bref, de magie. Et ce roman-là, depuis que j’en avais entendu parler, je le guettais dans les bibliothèques. Le voilà !

 

Cet apprenti magicier qui a tout oublié de ses propres pouvoirs, qui vit hors du monde magique tranquillement avec sa mère, proviseure d’un étrange collège, complètement non-magique suit un parcours assez classique du héros. Charly redécouvre un jour son appartenance à un monde différent et assez cruel (décidément, jamais sympa, l’univers des sorciers et des mages). Parler de balais, de sorts et d’un univers géré par des mages nous renvoie toujours à Harry Potter, évidemment. Ici, les références sont bien faites (je pense aux balais), assumées mais surtout, traitées avec humour. Car, de l’humour, il y en a ! La plume dAudrey Alwett est bien affûtée, ce qui fait qu’on est souvent plus proche d’un Terry Pratchett que d’une énième histoire de petit sorcier (sans lunettes).
Il y a beaucoup de points forts dans ce premier tome. L’écriture et l’humour en font partie largement. Mais sans dévoiler l’intrigue, des détails sont aussi plus poignants et tout aussi bien traités.

J’ai été conquise par ce Magic Charly. De plus, l’autrice sera à Nantes pour Halloween et des contes de terreur (et des dédicaces). Je crois que je suis restée une grande enfant….

Images source 

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L’illustration de l’Antiquité par Joseph Kuhn-Régnier – L’été de l’art #43

 

Cette fois, c’est bien le dernier de cet été de l’art. On arrive doucement en automne….
Je clos cette série 2019 avec un illustrateur du début du XXème siècle, connu en France pour avoir été l’un des spécialistes de l’illustration d’ouvrages pédagogiques relatifs à l’Antiquité. Mais pas seulement pédagogiques puisqu’il est aussi connu pour avoir illustré de façon joliment érotique « Les chansons de Bilitis » de Pierre Louÿs (un bel exemple de mystification littéraire, d’ailleurs).
Joseph Kuhn-Régnier a aussi fait des illustrations pour des contes.

 

 

Joseph Kuhn-Régnier 7

 

Joseph Kuhn-Régnier 5

Joseph Kuhn-Régnier 4

 

Joseph Kuhn-Régnier 3

 

 

Joseph KUHN-REGNIER (1873-) L'enlèvement de la Belle Hélène

 

 

 

 

 

Premières lignes #16septembre

Visiblement, mes premières lignes de septembre sont carrément décalées le lundi. Je suis aussi assez en retard dans mes lectures – bien en retard pour le thème de septembre du HMSFFF Challenge par exemple : un très beau thème, pourtant, consacré à la littérature jeunesse. Je pensais avoir le temps de relire La Passe-Miroir ou/et La Croisée des Mondes ( je pense quand même le relire d’ici la diffusion de l’adaptation en série, en novembre ) mais finalementje lis plus lentement que d’habitude. Le roman que je termine appartient bien à la fantasy, par contre et en voici les premières lignes :

 » Hérus Tork avait toujours attendu la mort de Mérot l’Ancien.
Cela datait du jour même de son arrivée à la Haute-Ecole. Le directeur était venu jeter un coup d’oeil aux nouveaux, envoyés par leurs parents à peine d=célébré leur sixième anniversaire. Levé à l’aube, il s’était lavé à l’eau froide et avait avalé un petit-déjeuner loin d’être succulent, mais copieux. Puis il s’était mis en rang avec une douzaine de nouvelles recrues dans une des innombrables cours des multiples bâtiments qui jouxtaient le château. « 

 

C’est connu, dès que je tombe sur une histoire où il est question de mages, de magicien.nes, de pouvoirs de quelque chose, je suis très faible. Il faut que je lise… même si c’est pour refermer très vite le livre parce que je suis tombée sur une intrigue particulièrement indigente . Mais ça n’est pas le cas, heureusement pour moi, avec Haute-Ecole. Au contraire.
J’ai vite été captivée par cette histoire de magiciens exploités – conditionnés et réduits en esclavage serait plutôt les termes corrects- ainsi que par les efforts des magiciens clandestins qui tentent de renverser ce système. Il y a de l’aventure, de l’héroïsme, des trahisons, de l’amour (et la romance ne gâche rien, contrairement à ce que j’ai pu lire quelque part …). On suit les points de vue de différents protagonistes – et là aussi, c’est une réussite : voilà des personnages forts et complexes à commencer par Arik Renshaw (ce charisme de fou…). L’univers est très intéressant à découvrir et j’avais envie de dire « mais je veux en savoir plus ! « .
Et l’écriture ? Je pense que c’est là  ma plus agréable surprise. Pas seulement fluide, mais aussi fine et souvent poétique.
Le seul petit bémol, c’est sûrement que certains passages auraient mérité d’être développés. Et puis, et puis…. y-a t’il une suite ? Sincèrement, cet univers en mérite une.
Parce que si ce n’est pas un livre qui révolutionne la fantasy , c’est un bon livre et ça, c’est important.
Et le meilleur, c’est qu’il est sorti en poche (merci  pour nos étagères) à l’Atalante. 

Haute-Ecole – Sylvie Denis 

Résumé : Le sort des magiciens n’intéresse que quelques intellectuels contestataires. Les enfants dotés de pouvoirs magiques sont enlevés à leurs familles afin d’être éduqués à la Haute-École et contrôlés par la noblesse. Au moment où le règne d’Urbain IV s’achève, Mérot l’Ancien, le directeur de la Haute-École, meurt et les complots se multiplient : marchands rêvant de pouvoir politique, soldats amers, paysans appauvris, magiciens asservis. Hérus Tork, qui intrigue pour succéder à Mérot, achève sa patrouille annuelle à la recherche des magiciens cachés. Lors de sa dernière halte il capture Raoul des Crapauds, le fils d’un boulanger, mais ne repère pas Ian qui décide de partir à la capitale à la recherche des magiciens clandestins…

 

 

 

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La fantasy de Magdalena Katańska – L’été de l’art #42

Bientôt la fin de cette série de l’été de l’art et cette semaine une artiste polonaise Magdalena Katańska qui illustre aussi bien Tolkien que des jeux vidéos

Le Silmarillon

 

Ride to Gondor !

Frostpunk (jeu video)

 

 

 

Negoō lamb (baby)

 

 

Magdalena Katanska
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