Throwback Thursday Livresque: « ce n’est pas ce que j’attendais! »

Le TBTL? Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est : « Ce n’est pas ce que j’attendais! »

(un livre qui vous a laissé une jolie surprise ou au contraire une amère déception)

 

Sans constituer une grande ou une amère  déception, mais en correspondance avec le thème de cette semaine, voici parmi mes dernières lectures, ce qui m’a fait soupirer « non, mais, heu…c’est pas ce que j’attendais! ».Surprise, certes, peut-être pas comme je l’avais envisagé…
Effectivement, je suis arrivée au bout de la série de l’Epouvanteur avec ce tome 13 (La revanche de l’Epouvanteur)  que je suis depuis des années et qui, il faut le noter, avait tendance à s’attarder  un peu en chemin depuis plusieurs tomes (réflexion bien connue du lecteur impatient : » mais va-t’on en voir le bout? Pourquoi c’est si looooong?! »).

L’Epouvanteur – ou en version originale «  The Wardstone Chronicles », littéralement « Les Chroniques de la Pierre des Ward » est une série de  treize tomes (+ deux autres hors-série)  publiés en France  chez Bayard jeunesse.  Jeunesse mais attention, horreur à l’honneur!   selon les scènes décrites par l’auteur, Joseph Delaney.

:  Pour résumer  A Chipenden, comté (largement inspiré du Lancashire)  d’une Angleterre habitée par diverses créatures de folklore comme les sorcières ou les gobelins. L’Épouvanteur est chargé de contrôler les manifestations du surnature, voire d’y mettre fin.  Au début de la série,  John Gregory –  l’Epouvanteur – prend un nouvel apprenti, Thomas J. Ward, le narrateur, qui devra apprendre à lutter contre les diverses manifestations de l’Obscur et du Malin.

 

La série suit donc l’apprentissage du jeune Tom, son évolution, la lutte contre les forces obscures. Il a 12 ans quand on fait sa connaissance dans le premier tome et 16, dans le dernier, alors qu’il s’apprête à devenir un Epouvanteur à part entière.

Comme d’habitude, j’ai écrit ce récit de mémoire en me servant au besoin de mon cahier et de mon journal. Pour le moment je ne suis qu’un apprenti, mais un jour, je serai l’Epouvanteur.
Thomas J. Ward
Au fil des romans, Delaney a su développer un univers particulier, qui se situe dans une Angleterre imaginaire ou ré-imaginée.
« Halloween est proche. Les serviteurs du Malin se rassemblent, venus de partout. À l’heure où Tom Ward et ses compagnons ont tant besoin d’être unis, les voilà tragiquement séparés par les choix douloureux qui leur sont imposés. Tom est censé accomplir un rituel barbare qui remet en question sa propre humanité. Alice s’apprête à user d’un sortilège susceptible de l’envoyer définitivement dans l’obscur. Quant à l’Épouvanteur, il découvre que son meilleur apprenti lui a dissimulé bien des choses au cours des dernières années.
Le délai est passé. Le Malin va resurgir. Tom saura-t-il aller au bout de la tâche pour laquelle il est venu au monde ? La mystérieuse pierre des Ward révélera-t-elle ses secrets?
Tom, Alice (son amie, sorcière n’ayant pas pour l’instant basculé dans l’Obscur – the Dark), Grimalkin (sorcière-tueuse rangée du côté de Tom et de l’Epouvanteur), et John Gregory (Epouvanteur en titre, vieillissant) se préparent à livrer l’ultime bataille contre le Malin.
Le Malin, c’est cette entité malfaisante (en V.O, Delaney le nomme: the Fiend) qui menace l’équilibre du monde humain.
Le dénouement est donc proche. La tension s’intensifie…et tout se conclue très rapidement, avec des revirements de situation qui, hélas, ne sont pas à la hauteur de la série. Peut-être le suspense né de l’attente est-il à l’origine de ce sentiment de frustration – que je ne suis pas la seule à avoir éprouvé, il reste que l’impression qui se dégage de ce de tome est celle d’un «  on termine vite fait et on passe à autre chose ». Car une suite est déjà en cours en Angleterre (les aventures de Tom Ward devenu Epouvanteur, « The Starblade Chronicles« ).
Attention – si vous désirez commencer la série ou la finir tranquillement, mieux vaut ne pas lire le paragraphe suivant ! –
Trop vite Alice se détourne de Tom – juste après l’avoir de nouveau embrassé, mais quel coeur d’artichaut …- , trop vite on apprend qu’elle est devenue une Pernicieuse (une sorcière de l’Obscur), sans comprendre réellement comment tout cela est arrivé. De même, la bataille est à peu près aussi vite expédiée que la Bataille des Cinq Armées dans le Hobbit (je me demande encore comment Peter Jackson a pu la développer autant …en fait, non, je ne me pose même plus la question!)
Très vite, John Gregory est tué dans cette fameuse dernière bataille. (« tiens, le corps demon maître, il était comme mon second père », j’exagère à peine) et très vite, on comprend qu’anéantir le Malin était une grosse bourde. grimalkin, que l’auteur semble particulièrement apprécier, disparaît du paysage presque aussi vite ( « je me barre pour combattre ailleurs« )
Comment dire? Je suis restée sur ma faim – et sur cette fin en demi-teinte.
Bien sûr, on peut envisager cette clôture de cycle comme une mise en bouche pour la suite, la trilogie à venir tant la chute  du roman … ne termine rien du tout, en fait.
Tom devient l’épouvanteur, mais cela, le lecteur le sait depuis le début puisqu’il est le narrateur de sa propre histoire.
Il reste que bon nombre de questions restent sans réponses.
J’en ai bien une (réponse): Joseph Delaney est malin comme son Malin, i.e démoniaque, puisqu’il nous allèche pour mieux nous accrocher (au cas où nous ne serions pas devenus addicts à ses histoires).
Finalement,  cette  petite déception – ou du moins, mon sentiment d’insatisfaction passager – est quasiment un mal pour un bien: je suis sûre d’avoir envie de lire les prochaines démêlées du nouvel épouvanteur!

Throwback Thursday Livresque: en poche

Un livre lu en poche

[Le TBTL kékecé ?] Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

De retour pour un TBTL  consacré à « un livre lu en poche » et, comment dire…aucune idée parce que justement, trop d’idées!
Par souci de place (petit espace depuis toujours), tous mes livres sauf rares exceptions (Beaux-Livres; cadeaux; livres en V.O parfois et services de presse quand je bossais en librairie) sont des poches.

De plus, j’ai une affection particulière pour les livres de poche, puisque, non seulement ils sont beaucoup plus accessibles financièrement (même si, certains…), mais se casent presque partout.
Et là, je dois dire une chose: j’adore les ranger. (à noter que les livres – et les disques – sont les seules choses que j’aime vraiment ranger!)

Autre détail amusant: le rayon dont j’avais la charge en librairie (machine à remonter le temps activée) était…celui des poches.
Pour faire court, les poches, c’est mon rayon, en fait! 

Par contre, comme j’achète peu, j’emprunte beaucoup dans les médiathèques et là, ce sont de grands formats, forcément. Récemment, j’ai donc lu peu de poches – et peu qui méritent un TBTL.
Je pense que le dernier acheté – et dévoré sur le champ,  – est le suivant:

Si vous avez déjà lu Robin Hobb, il s’agit de la suite (de la suite) de l’Assassin Royal.
Si non, une rapide explication s’impose.
L’ Assassin Royal se découpe comme suit:

 

  • The Farseer Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie des Loinvoyant »)  = ce sont les six premiers tomes parus en poche chez nous (de « L ‘Apprenti assassin » à « La Reine Solitaire« )
  • The Tawny Man (soit « l’homme fauve » ou « l’homme doré ») = les sept suivants (du « Prophète Blanc » à « Adieux et retrouvailles« )
  • The Fitz and The Fool Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie de Fitz et du Fou ») : la dernière en cours qui commence avec « Le fou et l’assassin« .

Le Cycle de l’Assassin Royal est l’une des plus célèbres sagas de fantasy publiées ces dernières années, et ce n’est pas sans raison…

On y découvre le personnage de Fitz, le jeune bâtard d’un prince, élevé à la cour par le maître d’écurie de son père. Un jour, il apprend que, pour le Roi et le royaume, il va devoir apprendre à devenir un assassin

Robin Hobb  développe avec brio des idées originales. En particulier, deux formes de « magies » sont au centre de l’intrigue :  l’Art (la magie royale qui confère des capacités psychiques exceptionnelles) et le Vif (une forme de magie qui permet de se lier aux animaux mais que la plupart considèrent avec haine et dégoût).

source

Robin Hobb fait partie des auteurs que j’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver. Et même si elle n’est pas la plus originale en fantasy, je ne me lasse pas de replonger dans son univers.

Inutile de dire que ses romans prennent quand même de la place sur mes étagères :

Bonne semaine et bonnes lectures!

 

Throwback Thursday Livresque: Maman

Le TBTL? Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Etre maman, ne pas l’être, devenir maman,  le vouloir ou pas, relations mère/enfant – et comment nous le vivons (bien mal, douloureusement, sereinement): les variantes sont multiples autour du thème de « maman ».

Je suis devenue maman à la trentaine.  Juste l’âge idéal en ce qui me concernait.
Pendant longtemps, je n’ai pas voulu d’enfants, puis, lorsque j’en ai  désiré, ça n’a pas été facile.
Finalement, aujourd’hui, je suis mère d’une jeune fille qui aura 16 ans bientôt. C’est parfois dur, parfois casse-tête, parfois génial, parfois excellent.
J’aime beaucoup les récits qui parlent des relations  familiales, du monde entier, des femmes, des relations inter-générations.
Pourtant, quand j’ai cherché un livre pour le thème de cette semaine, peu se sont imposés à moi.

En premier, un livre plutôt amusant qui est aussi autobographique signé par Lily Purves.: Comment ne pas être une mère parfaite (elle a aussi écrit écrit: Comment ne pas élever des enfants parfaits)
Je pense l’avoir lu quand ma fille était bébé. heureusement, car cette lecture m’a permis de …souffler parce qu’il déculpabilise énormément ; jamais complètement mais on s’aperçoit vite que devenir maman, c’est se charger non seulement de responsabilités mais, ô surprise,  de culpabilité! Merci la pression sociale !

Je rigole mais je sais que beaucoup de mamans le vivent très mal.

« Faites-vous partie des mères parfaites ou des vraies mères? Les mères parfaites sourient tout le temps, ont des maisons immaculées, n’élèvent jamais la voix. Les vraies mères, elles, portent des pulls tachés, ne finissent jamais rien, soupirent d’épuisement et tremblent pour un rien. Les mères parfaites n’existent que dans les livres. Toutes les autres ou presque se rongent, se sentent coupables… et gâchent l’existence de toute la famille. Voici un véritable manuel de survie à l’usage des jeunes mamans, bourré d’anecdotes drolatiques, de trucs efficaces et adaptés à la vie d’aujourd’hui, pour être tout simplement une bonne mère sans ruiner sa vie ni celle des autres. En somme, une mère imparfaite, mais heureuse, pour la plus grande joie de tous ! »

Un autre titre m’est revenu à l’esprit pendnat que je préparais ce TBTL: il s’agit d’un roman de Douglas Kennedy, l’auteur préféré de ma grand-mère.
C’est grâce à elle que j’ai découvert ce roman, par ailleurs.
Une relation dangereuse aborde entre autres sujets celui de la dépression post-natale.

Quand Sally rencontre Tony…
Ils se sont trouvés. Elle, fonceuse, ambitieuse, prête à tout pour décrocher un scoop. Lui, cynique, élégant, jamais plus à l’aise qu’en zone de guerre. Le journalisme extrême : voilà leur drogue, leur raison de vivre. Jusqu’à aujourd’hui. Un seul regard a suffi pour les rendre accros l’un à l’autre.
Dès lors, les évènements se précipitent. Un mariage, une maison, un enfant en route… Elle pouponnera, il écrira enfin son roman. Le rêve. Ou presque. Peu à peu, Sally s’enfonce dans la dépression. L’homme qui partage son lit, cet inconnu trop vite épousé, semble cacher bien des vices. Et l’idylle éclatante prend soudain des allures de machination perverse…

Si ce roman ne parle pas seulement du fait d’être mère, il a le mérite d’être très prenant; un talent que Douglas Kennedy sait cultiver.

 

Pour finir, je ne pouvais pas passer sous silence ce très beau roman de Delphine de Vigan, Rien ne s’oppose à la nuit.

Delphine de Vigan se penche sur la vie et la personnalité de sa mère, Lucile, femme aussi belle que douloureuse et lointaine, qui flirta très jeune avec la folie et finit par se donner la mort. « J’écris Lucile avec mes yeux d’enfant grandie trop vite, j’écris ce mystère qu’elle a toujours été pour moi », note Delphine de Vigan, lancée dans cette enquête et donnant à lire, en même temps que les faits reconstitués et les certitudes peu à peu acquises, la somme bien plus imposante, granitique et inépuisable, des doutes et des impasses – ces « replis secrets » de la psyché de sa mère que l’écriture échoue à explorer, à expliquer.

(Telerama)

 

Voilà pour aujourd’hui. Bonnes lectures!

Throwback Thursday Livresque : session de rattrapage et thème de la semaine

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est: le livre que j’aurais voulu écrire (mais quelqu’un l’a fait avant moi, donc dois-je m’y coller? )
Mais, puisque jeudi dernier, j’étais dans l’avion pour Berlin lors du TBTL (premières photos sur LeyArts, bien sûr), j’en profite pour faire une séance de rattrapage express? C’est donc non pas un TBTL mais deux que je vous donne aujourd’hui.

Il m’est difficile de me fixer sur un livre en particulier que j’aurais voulu écrire. Je dirais plutôt qu’il existe des livres dont j’aurais aimé avoir l’idée – mais rien ne me dit que je les aurais écrits de cette façon.

J’aurais aimé avoir l’idée de Ténébreuse, des télépathes roux, bref, écrire quelque chose comme : « La tour interdite » même si, je le sais, ce n’est pas forcément un chef d’oeuvre (des répétitions, des longueurs; le style n’est pas toujours géant non plus). Mais il se trouve que je suis en amour depuis longtemps des romans de Marion Zimmer Bradley.

Vu que je n’arrête pas de le répéter à tous les coins de blogs, ça n’est pas une surprise.
Par contre, j’aurais voulu l’écrire avec le style de Pierre Bottero (Ewilan, Ellana):


Mais, bien sûr, tout ça serait encore mieux si j’avais eu les idées géniales de Brandon Sanderson. (la magie dans Fils-des-Brumes, par ex.).
C’est un exemple.
Mais ça ne m’empêche pas d’écrire – à la vitesse d’une tortue, certes.

Pour revenir au thème de la semaine dernière, j’avais un livre en tête (une série de livres, en fait). Il s’agit de choisir l‘OVNI  de ma bibliothèque.

C’est simple.  J’ai reçu en cadeau il y a plusieurs années un premier tome étrange, magnifique, et pas encore traduit en français, à ce moment-là.

L’auteur s’appelle Nick Bantock.

La série? Sabine et Griffon (publiés au Seuil, en France).

Les livres sont en réalité le récit d’une correspondance entre deux personnes qui se cherchent à travers le monde; on peut ouvrir les enveloppes, déplier les lettres.
Les illustrations sont à couper le souffle d’originalité, de beauté, de création.

Le premier tome est paru il y a déjà  25 ans (ouille! je viens de m’en rendre compte). En 2016, le tome « The Pharos Gate  » est sorti pour commémorer cet événement.

Vous pouvez en voir plus sur les vidéos. A découvrir, vraiment…

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

Throwback Thursday Livresque : Voyages ou road trip

C’est jeudi et c’est , TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, vaste programme!

Les candidats étaient nombreux dans ma bibliothèque – et dans ma liste de livres lus (sans compter ceux que j’oublie) mais il me semble que je dois rendre hommage à ceux-ci:

LE road-movie ultime, je veux parler de… (roulement de ce que vous voulez):

Sur la route  – Jack Kerouac

Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d’un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

Sur la route fut l’un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « Beat Generation ».

Ce qui m’avait poussée à m’intéresser à « Sur la route »  quand j’avais 15 ans  (c’est dire si je m’en souviens…), c’est effectivement parce que Kerouac a écrit un livre-culte.  J’ai enchainé ensuite avec les récits de ces autres voyages à travers les USA (Les clochards célestes, Big Sur, …). « Sur la route » date de 1957 et a influencé la génération des années 1960, ceux qu’on appellera les beatnicks. Lié au poète Allen Ginsberg , à William Burroughs, Kerouac a aussi écrit des poèmes.

Je vais passer sur l’adaptation au cinéma.

Mon deuxième choix concernant les voyages nous emmène en Asie (comme c’est étonnant!) avec Alexandra David-Néel.  Cette dame, non seulement féministe, orientaliste, a été la 1ère femme d’origine européenne à séjourner en 1924,   à Lhassa au Tibet.

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d’un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d’une vie rude et dangereuse sous l’apparence d’une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de « raid », et encore moins quand il s’agit d’une femme, c’est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l’auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu’elle porte sur la civilisation tibétaine.

C’est un merveilleux récit de voyage qui se lit aussi bien qu’un roman.

Je vous souhaite de bonnes lectures.
J’ignore si j’aurais le temps de préprare le TBTL en avance pour jeudi prochain car, pour une fois, c’est moi qui voyagerai un peu…

Throwback Thursday Livresque: Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir

C’est jeudi, c’est TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Here we go! 
Cette semaine:

Autrement dit: roman désespéré, sombre (« noir  » concernant le polar donc pas forcément « sombre » ^^) ou/et livre lumineux, feel-good etc…

Je dois dire que, cette semaine, c’est encore un peu dur, dans le sens où, pour ma part, un roman « sombre » n’est pas sans espoir. J’apprécie énormément les livres aux histoires dites dures, difficiles et cie sans pour autant sombrer dans le marasme. De même, je ne suis pas fan du « tout sombre ou tout clair », mais je m’égare…
Ceci dit, après avoir tergiversé, j’ai fini par arrêter mon choix sur  La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold. (Lovely bones en V.O, de même que l’adaptation ciné, d’ailleurs).

 » Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. […] C’est un voisin qui m’a tuée. Ma mère aimait ses parterres de fleurs et un jour, mon père et lui avaient parlé engrais.  »

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sueur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

 

A ce stade, on va me dire « et bien , c’est d’une gaieté folle, Niess! Tout va bien dans ta vie? » (^_^). 

Ce à quoi, je réponds: attention, chef d’oeuvre! Livre somptueux, récit dévastateur.

Ce roman est tout simplement magnifique.
Bien sûr, le début est sans doute dur à lire pour certains mais le récit entier en vaut la peine. Car la  tristesse s’efface peu à peu, les émotions se multiplient.
Et si je continue, je vais tout raconter….

Extrait:

« Si tu arrêtes de te demander pourquoi c’est toi qui as été tuée et non quelqu’un d’autre, si tu arrêtes d’explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre. »

 

Il est à noter que l’auteure-l’autrice , s’est inspirée de sa propre expérience (laissée pour morte après un viol quand elle avait 18 ans). Alice Sebold nous prouve qu’il est nécessaire d’écrire sur la violence, la souffrance, en parlant d’espoir.

Lovely bones a été adapté par Peter Jackson en 2010.

 

THROWBACK THURSDAY ( TBT L ) :Dans la peau d’un personnage

 

C’est jeudi et, logiquement, c’est le jour du TBTL !

Le thème? Si je devais vivre dans la peau d’un personnage…

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et là, à l’instar de Mme. Tanuki qui s’est très bien exprimée à ce sujet, je sèche complètement…

Pourquoi? Parce que je refuse d’être un perso de fiction, manipulé (e) par l’un-e de ces sadiques d’auteur-e. Et je suis bien placée pour parler: j’écris des histoires et, oui, j’adore « torturer » mes personnages, voire ceux des autres quand je donne dans la fan-fic’.

Par contre, je peux parler de personnages qui sont en quelque sorte mes favoris – et non, je ne ferais pas de liste exhaustive.
L’un d’entre eux se trouve chez Harry Potter. Même s’il n’a qu’un rôle secondaire et qu’au final, on en sait peu sur lui, j’ai beaucoup d’affection pour lui: Sirius Black, svp.

Il y a aussi des personnages qui m’ont touchée parce que je me suis certainement identifiée à eux à un moment ou à un autre.
Je pense à Siddalee dans « Le Divin secret des petites Yaya » de Rebecca Wells. Je suis fan de ce livre que j’ai sûrement relu plusieurs fois. J’ignore si je continue à considérer Siddy Walker comme une soeur ou un double lointain, les années passant Mais je peux dire que le roman est à lire (femmes/famille/amitié, etc…). Le  titre original comprend le mot « sisterhood » qui me paraît vraiment importan (Divine secrets of Yaya’s sisterhood). On pense à Fanny Flagg, effectivement – et « Beignet de tomates vertes » pour ne citer que celui-ci est aussi l’un de mes livres préférés (et film!).
Par contre, je ne recommande en aucun cas l’adaptation ciné des « Divins secrets… ».

« Quand Vivi Walker lit dans le  » Sunday New York Times  » le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin d’aider à renouer le dialogue entre la mère et sa fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir :  » Les divins secrets des petites ya-ya « .
Siddy va alors plonger dans l’univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n’a jamais su affaiblir. À travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre une image inattendue de l’exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout. »

Throwback Thursday Livresque: Spring, printemps, renouveau, belle saison

 

 

C’est jeudi, c’est Throwback Thursday Livresque, dit le TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Le thème? 

 

Je n’avais aucune idée pour ce thème, vraiment aucune. J’ai regardé sur mes étagères mais le printemps n’avait pas l’air de faire fleurir mes livres…

Et puis…
Je me suis souvenue que cette saison était aussi celle du Printemps des Poètes.
Comme j’aime aussi la poésie, on peut dire que ça tombe bien

Le Printemps des poètes s ‘est déroulé du 4 au 19 mars 2017. Cette manifestation nationale et internationale a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Pour sa 19e édition, le Printemps des poètes invitait à explorer le continent de la poésie africaine francophone.

Entre autres, j’ai choisi de citer le recueil  de Léopold Sédar SENGHOR: « Poèmes Perdus » (« Oeuvre poétique « ) dans lequel se trouve ce poème:

« Des nuages s’étirent, s’étirent irréels,
Entre les branches noires enlacés.
Tout l’hiver devant ma fenêtre, qui s’en va
Et la danse de lumière sur les crêtes lointaines.

Cet oiseau jamais aperçu !
Et le printemps et mon amour.
Mes yeux qui s’éclairent, mes lèvres qui éclosent,
Mon corps …

Il fait très doux et très clair.
Le monde est calme autour, en tendresse.
Oh ! un moment, rien qu’un moment de calme pour
toute souffrance.
Car Dossie pleure les cris matinaux de ses enfants.

Du monde je ne vois qu’un rectangle bleu
Strié de noir luisant.
Les branches tendent leurs bourgeons au soleil,
Lèvres ouvertes, lèvres offertes.

Je n’entends que le chant de l’ami inconnu,
Le pas monotone d’un pion
Et mon amour qui pousse dans le silence
Du printemps. »

Pour en savoir plus sur Léopold Sédar Senghor.

 

Bonnes lectures!

La lettre d’Isa pour le projet « Cher moi »

Il y a 4 ans, quand ma Triplette Yza participait au projet « Cher Moi »…Vous pouvez lire Yza ici

A Partir du Néant

L’autre jour, j’ai reçu un e-mail qui débutait ainsi :

Bonjour cher Vous,
Je ne pensais pas le faire, mais l’idée était belle.

Il n’en fallu pas davantage pour titiller gentiment ma curiosité. Mais avant que vous ne découvriez cette lettre, un petit mot de son auteur s’impose :

Je suis née le 24 décembre 1962.
J’aime l’écriture et la photographie. Je n’ai pourtant évolué professionnellement dans aucun de ces domaines. Je travaille dans une collectivité territoriale, bien contente d’avoir pu me poser là après avoir pas mal « galéré ». Les mots me traversent parfois et je les jette sur le papier pour les sortir de moi, parce que mes mots découlent souvent de mes maux. Quant à la photo, elle m’a servie dans une démarche de reconstruction de mon image, de moi par moi. A présent mon objectif se tourne plus facilement vers le monde et les autres. Je n’écris que très peu…

View original post 267 mots de plus