Throwback Thursday Livresque: Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir

C’est jeudi, c’est TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Here we go! 
Cette semaine:

Autrement dit: roman désespéré, sombre (« noir  » concernant le polar donc pas forcément « sombre » ^^) ou/et livre lumineux, feel-good etc…

Je dois dire que, cette semaine, c’est encore un peu dur, dans le sens où, pour ma part, un roman « sombre » n’est pas sans espoir. J’apprécie énormément les livres aux histoires dites dures, difficiles et cie sans pour autant sombrer dans le marasme. De même, je ne suis pas fan du « tout sombre ou tout clair », mais je m’égare…
Ceci dit, après avoir tergiversé, j’ai fini par arrêter mon choix sur  La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold. (Lovely bones en V.O, de même que l’adaptation ciné, d’ailleurs).

 » Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. […] C’est un voisin qui m’a tuée. Ma mère aimait ses parterres de fleurs et un jour, mon père et lui avaient parlé engrais.  »

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sueur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

 

A ce stade, on va me dire « et bien , c’est d’une gaieté folle, Niess! Tout va bien dans ta vie? » (^_^). 

Ce à quoi, je réponds: attention, chef d’oeuvre! Livre somptueux, récit dévastateur.

Ce roman est tout simplement magnifique.
Bien sûr, le début est sans doute dur à lire pour certains mais le récit entier en vaut la peine. Car la  tristesse s’efface peu à peu, les émotions se multiplient.
Et si je continue, je vais tout raconter….

Extrait:

« Si tu arrêtes de te demander pourquoi c’est toi qui as été tuée et non quelqu’un d’autre, si tu arrêtes d’explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre. »

 

Il est à noter que l’auteure-l’autrice , s’est inspirée de sa propre expérience (laissée pour morte après un viol quand elle avait 18 ans). Alice Sebold nous prouve qu’il est nécessaire d’écrire sur la violence, la souffrance, en parlant d’espoir.

Lovely bones a été adapté par Peter Jackson en 2010.

 

Throwback Thursday Livresque: Spring, printemps, renouveau, belle saison

 

 

C’est jeudi, c’est Throwback Thursday Livresque, dit le TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Le thème? 

 

Je n’avais aucune idée pour ce thème, vraiment aucune. J’ai regardé sur mes étagères mais le printemps n’avait pas l’air de faire fleurir mes livres…

Et puis…
Je me suis souvenue que cette saison était aussi celle du Printemps des Poètes.
Comme j’aime aussi la poésie, on peut dire que ça tombe bien

Le Printemps des poètes s ‘est déroulé du 4 au 19 mars 2017. Cette manifestation nationale et internationale a pour vocation de sensibiliser à la poésie sous toutes ses formes. Pour sa 19e édition, le Printemps des poètes invitait à explorer le continent de la poésie africaine francophone.

Entre autres, j’ai choisi de citer le recueil  de Léopold Sédar SENGHOR: « Poèmes Perdus » (« Oeuvre poétique « ) dans lequel se trouve ce poème:

« Des nuages s’étirent, s’étirent irréels,
Entre les branches noires enlacés.
Tout l’hiver devant ma fenêtre, qui s’en va
Et la danse de lumière sur les crêtes lointaines.

Cet oiseau jamais aperçu !
Et le printemps et mon amour.
Mes yeux qui s’éclairent, mes lèvres qui éclosent,
Mon corps …

Il fait très doux et très clair.
Le monde est calme autour, en tendresse.
Oh ! un moment, rien qu’un moment de calme pour
toute souffrance.
Car Dossie pleure les cris matinaux de ses enfants.

Du monde je ne vois qu’un rectangle bleu
Strié de noir luisant.
Les branches tendent leurs bourgeons au soleil,
Lèvres ouvertes, lèvres offertes.

Je n’entends que le chant de l’ami inconnu,
Le pas monotone d’un pion
Et mon amour qui pousse dans le silence
Du printemps. »

Pour en savoir plus sur Léopold Sédar Senghor.

 

Bonnes lectures!

La lettre d’Isa pour le projet « Cher moi »

Il y a 4 ans, quand ma Triplette Yza participait au projet « Cher Moi »…Vous pouvez lire Yza ici

A Partir du Néant

L’autre jour, j’ai reçu un e-mail qui débutait ainsi :

Bonjour cher Vous,
Je ne pensais pas le faire, mais l’idée était belle.

Il n’en fallu pas davantage pour titiller gentiment ma curiosité. Mais avant que vous ne découvriez cette lettre, un petit mot de son auteur s’impose :

Je suis née le 24 décembre 1962.
J’aime l’écriture et la photographie. Je n’ai pourtant évolué professionnellement dans aucun de ces domaines. Je travaille dans une collectivité territoriale, bien contente d’avoir pu me poser là après avoir pas mal « galéré ». Les mots me traversent parfois et je les jette sur le papier pour les sortir de moi, parce que mes mots découlent souvent de mes maux. Quant à la photo, elle m’a servie dans une démarche de reconstruction de mon image, de moi par moi. A présent mon objectif se tourne plus facilement vers le monde et les autres. Je n’écris que très peu…

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Throwback Thursday : Girl power

 

Jeudi: voici le Throwback Thursday Livresque

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 Pour ce thème, j’avais l’embarras du choix. Un très grand embarras qui m’ayant tellement embarrassée qu’à la fin, je ne savais plus comment m’en débarrasser.

Alors, j’ai failli vous parler de l’une des héroïnes de fantasy française très « girl power » – j’ai nommé Ellana – chez Pierre Bottero (et là, j’ai le sourire de ma Sorcière Isa )

Mais…, j’ai fini par fixer mon choix après de nombreuses et longues délibérations. sur un autre personnage.
Celle qui est restée dans mon esprit (fatigué) se nomme Precious Ramotswe.

 

« Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe a choisi de refaire sa vie avec un gentleman garagiste nommé J.L.B. Maketoni. Mais ce batifolage ne comble pas le désir d’aventure de cette bouillonnante Lady. Un beau jour, l’inénarrable « Mma » se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, un bureau d’un nouveau genre : la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, Precious Ramotswe déclare la guerre aux belles filles têtues, aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. » (10/18)

Mma Ramotswe est le contraire de la femme « à qui tout réussit et qui a tout pour plaire », selon certains critères très en vogue à notre époque. Mma Ramotswe est une Africaine solidement charpentée (elle préfère parler de « constitution traditionnelle »).

Elle est divorcée d’un mari violent, n’a pas d’enfants, pas de fiancé ni de nouveau mari. Et elle se lance dans un travail auquel personne ne croit: elle a ouvert sa propre agence de détectives! Mais attention ! De Dames Détectives – et ceci, au Botswana.

Mma Ramotswe est le personnage principal de la série d’Alexander McCall Smith : les enquêtes de Mma Ramotswe. L’auteur est  né et a été élevé au Botswana, il aime autant l’Afrique que son Ecosse.

Elle se sort de toutes les  situations avec un sens aigü de l’observation, une connaissance du coeur des êtres humains, entourée par ses amis/alliés: son assistante  Mma Makutsi et  Monsieur Matekoni, garagiste.

«  Madame Ramotswe ne voulait pas que l’Afrique change. Elle ne voulait pas voir son peuple devenir comme les autres, sans âme, égoïste, oublieux de ce que signifiait être africain, ou pis encore honteux de l’Afrique. Elle-même ne serait rien d’autre qu’Africaine, jamais, même si un jour quelqu’un venait la voir en disant : « Tiens, voici une pilule, une invention révolutionnaire. Avale-la et tu deviendras américaine. Elle refuserait. Jamais Non, merci. »

Les enquêtes de la patronne de l’Agence n°1 des Dames Détectives ne sont pas des énigmes compliquées; elles sont « vivifiantes et divertissantes » (comme l’écrit le chroniqueur du Guardian). Elles mettent à l’honneur une femme; pas une super-héroïne, parfois en butte aux doutes, à la tristesse mais sachant toujours se débrouiller.

Mieux que du « girl power », c’est le « woman power » qui s’exprime pleinement ici.

« Tout le monde l’appelait Mma Ramotswe, mais s’ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l’avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient. »

A noterMMA RAMOTSWE détective a fait l’objet d’une adaptation télévisée, réalisée par Anthony Minghella, célèbre réalisateur du « Patient Anglais ». La chaîne Arte en a assuré la diffusion du 4 au 25 août 2011.

C’est par ce biais que j’ai découvert la série de livres, d’ailleurs.

 

Bonnes lectures!

 

 

Throwback Thursday Livresque : Musique

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Thème de ce jeudi:  Musique (un héros musicien ou un livre qui parle de musique;…)

Fanfare 2

Fanfare de rue - Nantes - mes photos 

Quand j’ai vu le thème de cette semaine, je dois dire que j’étais (très) enthousiaste.
Musique +lecture : voilà qui fait un parfait alliage, à mon sens.

Ma sélection pour ce jeudi

Dans la catégorie « rock-critic » – les heureux élus sont :

– Awopbopaloobop, Alopbamboom – Nik Cohn (10/18)

« Le bien nommé Awopbopaloobop, Alopbamboom (Tutti, Frutti !) est un texte historique, parce qu’il a ouvert un nouveau champ journalistique et fondé un genre littéraire, celui de la Rock-Critic. C’est-à-dire une manière d’écrire qui assume et revendique son entière subjectivité, sa partialité, ses emportements, son lyrisme… Sans se soucier des risques de plantage. La musique Pop, c’est l’objet – et le mantra – de Nik Cohn. Golden Boy de la critique musicale dans les swinging London des années 60, Nick Cohn, à la manière de ses héros, décide de se retirer des affaires (il a 24 ans!) et de sortir du feu un mausolée dédié à la Pop, son histoire, ses dieux, ses tricheurs, ses seconds couteaux, ses pirates, sa folie, et sa mort. »

 

Les textes de Nik Cohn sont pointus (le sieur est un connaisseur) et terriblement bien ficelés. A lire aussi :

-Anarchie au Royaume Uni (qui revient sur les années punk)

-Psychotic reactions et autres carburateurs flingués  – Lester Bang(1971)

Lester Bangs est une légende parmi les rock-critics et chacun de ses ouvrages est un délice…

-Lipstick traces – une histoire secrète du vingtième siècle – Greil Marcus (1989)
« Salué par le Guardian comme « le livre de la fin du millénaire », Lipstick traces met à jour l’histoire secrète et chaotique de notre siècle à travers celle des mouvements les plus nihillistes: Dada, Lettristes, Punks. Bien qu’il soit question des Sex Pistols et de Internationale Situationniste , ce n’est ni un ouvrage sur la musique, ni un essai théorique mais un livre vivant, personnel, à la fois drôle et dramatique, capable d’éclairer le mouvement des Frères du Libre Esprit du Moyen-Age par les paroles d’un vieux blues » <

Et mon coup de coeur est :

The Dark Stuff : L’envers du rock – Nick Kent (2006)
« Un beau jour, je me suis frotté à des zozos du genre Syd Barrett, et j’ai réalisé que si ces gens-là avaient bien obtenu ce qu’ils désiraient, ce n’était surtout pas de cela (l’adulation des foules, le  » décollage  » créatif) dont ils avaient besoin pour préserver leur équilibre mental. Dès lors tout a pris un sens. Et j’ai vite réalisé qu’entre toutes, ces histoires-là valaient d’être contées. Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l’objectif de « The Dark Stuff. » Nick Kent y dépeint des artistes d’une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand elle rend compte de débauches inouïes, son écriture reste empreinte d’élégance, de passion et de grâce. Avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock. »

Celui-ci, je regrette encore de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque (je n’ai jamais pu le trouver).  Découvrir  des « idoles » de cette façon, j’en redemande. alors, bien sûr, il faut aimer le rock mais ai-je dit le contraire ? (Rock is life)

 

Dans la catégorie Bibliographies, textes  et autres :

J’ai fait un choix. Je parlerais de Mr.Jim Morrison.

– Signés par Jim Morrison (10/18):
>Une prière américaine ;
« Un recueil composé des textes de toutes les chansons des Doors, y compris certaines dans leur version live, accompagnés de courts poèmes ».
>Arden lointain ;
>Wilderness
« Wilderness est un recueil tiré de ces carnets et publié à titre posthume. Que ce soit de part la forme ou le fond, les poèmes de J. Morrison sont avant tout éclectiques.  »
>Seigneurs et nouvelles créatures

Il est difficile de lire les poèmes de Morrison sans écouter au moins un album des Doors (tous les albums des Doors!). Ceci dit, le chanteur était un poète de grande envergure – Ci-dessous dans La Nuit américaine :

« Hope is just a world
When we think in
Table cloths
Laughter Will not End
Her funny feeling
Or assuage our
strange désire
childten will be born.

L’espoir n’est qu’un mot quand on pense en
Termes de nappes
Le rire ne peut détruire
Sa drôle sensation
Ni satisfaire notre
Étrange désir
Des enfants naîtront. »

 

Enfin – Et surtout – parce que ça se lit comme une fiction:
-Personne ne sortira d’ici vivant – Jerry Hopkins Daniel Sugerman (10/18)

Il s’agit de la biographie de Jim Morrison – qui a largement inspiré ce film d’Oliver Stone « The Doors « (avec un jeune et beau Val Kilmer) en 1991.

« Onze ans après sa première édition française aux éditions Bourgois, ressort la biographie de Jim Morrison, poète américain d’origine écossaise, également chanteur des Doors. Ce n’est donc pas une révélation, mais c’est, bizarrement, un réconfort. Parce que Morrison sut être mal élevé, choquant, infréquentable. Parce qu’il sut aussi inventer un chant fiévreux, hautain, qui racontait de la belle jeunesse américaine, de la prospérité, de l’existence calibrée. Position romantique banale, révolte d’adolescent connu, mais il faut du courage pour la tenir, il faut du talent pour la faire partager. C’est probablement là d’ailleurs ce qui, dans la vie de Morrison, est le plus stimulant ; ce goût persévérant pour l’insoumission, et la façon dont la société dont il était issu ne peut le supporter »

Dans la catégorie Romans et musique :
(la sélection fut rude)

Mon choix ici est de rester – plus ou moins – dans les années 70

Toujours dans les 70’s et les hippies –

-Acid test – Tom Wolfe (Points)

« Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les Etats Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. A bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de vol au-dessus d’un nid de coucou) Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite de Beatles, participera aux  » Trip Festivals  » et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 1970 commencent »

Ce roman est vraiment un pavé ébouriffant – et je ne sais pas si vous en sortirez vivants …Je l’ai lu à la suite de « Sur la Route » de Kerouac (il faut lire Kerouac, vraiment). J’avais 15 ans. 30 et quelques petites années plus tard, je l’ai toujours en mémoire. C’est dire.

 

1970’s mais côté punk (yes) :

Je hais l’amour véritable – G.Hamel L.Schaack – Nathan

« Londres, octobre 1976. Dans l’ambiance électrique du concert d’un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d’avenir et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager une passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l’entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l’énergie qui a réuni les deux amoureux se charge bientôt d’une violence qui pourrait les séparer… «

 

Je me suis régalée avec ce roman jeunesse. Car si, pour ma part, je n’ai pas grand-chose à apprendre question culture punk (‘suis tombée de dans étant ado), j’ai trouvé que tout était très bien documenté et permettait aisément une immersion ( un Retourneur de Temps intégré) . Donc, bravo, et mieux: à lire.

 

Pour finir, dans la catégorie BD :

Je ne peux pas clore cette thématique sans citer mes auteurs de BD favoris :

– Serge Clerc – jamais le rock et la BD n’ont été si proches – dès les années 80 …

Yves Chaland

 

Franck Margerin (tout Margerin)

Dodo et BenRadis

 

Jano – et Kebra

 

Je termine ce TBT en réalisant que j’aurais tant d’autres livres à présenter, tant au sujet du jazz, du blues, du classique, ….

Bonnes lectures !

Eau-De-Saule (suite) -partie 24

Je suis en retard (très!) pour mettre en ligne la suite de l’histoire.

Je sais que plus j’avance vers la fin et plus je tente de reculer l’inévitable : le mot: fin.
J’en faisais part il y a quelques jours à un ami qui s’est lancé dans cette folle aventure qui consiste à écrire un roman – et pour nous, il s’agit étrangement de fantasy. » Tout a déjà été écrit mais qu’est-ce que c’est dur parfois…surtout vers la fin! Il faut conclure… »
Eau-De-Saule
est né d’une idée simple; en l’occurrence, une sorte de fan-fiction autour du Hobbit (merci Professeur Tolkien!). Finalement, j’ai rapidement compris que l’histoire vivait dans un autre univers – loin des nains, des dragons et des hobbits, justement.

Bref. Voici – sans corrections superflues (hum…), la suite – chapitre 24: Festivités

 

Bonne lecture!

Le Conte des 3 Frères

Si vous connaissez Harry Potter, vous connaissez  » Le Conte des 3 frères ».

Il est  illustré dans le film  de cette façon :

En faisant du rangement sur mon autre blog, je suis retombée sur un passage d’une ancienne fan fiction que j’avais écrite il y a 8 ou 9 ans.
A un moment, le personnage principal chante une ballade qui reprend le Conte des Trois Frères. je me souviens avoir été inspirée par une autre auteur (autrice), Marion Zimmer Bradley dans le Cycle de Ténébreuse (« Reine des Orages », par exemple) qui cite une ballade qui porte malheur lorsqu’elle est chantée devant son frère.

 
J’avais à l’époque entendu des jeunes femmes chanter dans la rue en s’accompagnant à la harpe celtique et troubadour; de ce mélange est né ce qui suit:

A l’aube sur un chemin
Trois frères magiciens
Devisaient mais soudain
Ils virent un torrent malin.

« O frères, n’allons pas traverser
Au risque de nous noyer
Faisons un pont enchanté
Car nous sommes bons sorciers »    

 La Mort sur la berge opposée
Rageuse de se voir trompée
Et ses victimes lui échapper,
Tricheuse, se mit à parler.

« Messires, ce fut bien belle magie
Ma foi, elle mérite un prix
Parlez et vous obtiendrez
Le présent que vous désirez »

L’Aîné des frères dit « je vous crois, La Mort »
« Pour moi, vous parlez d’or »
« Je suis un homme vaillant
« Et je voudrais un Bâton puissant »

La Mort au bord du ruisseau
S’en fut quérir la branche d’un sureau
La transforma, l’enchanta
Et lui donna la baguette terrible
d’un sorcier invincible.

Le second frère avait le dessein
D’humilier la mort et obtint
D’elle, une pierre pour rappeler
A lui tous les trépassés.

Quant au dernier, le plus gentil,
Il se méfiait de la Mort et de sa perfidie
Il demanda l’objet qui le cacherait
Aux yeux de la Faucheuse à Jamais.

Réticente, elle était par pacte liée
Et lui tendit une Cape d’Invisibilité
Puis les trois frères laissa aller
Chacun d’eux leurs destinées.

Une semaine, voyagea le premier
Dans un hameau rencontra un sorcier
Il se querella, et avec la Baguette le tua
Puis à la taverne but et se vanta.

La nuit venue, il fut assassiné
Sa baguette puissante dérobée
Ainsi La Mort eut sa vengeance
Et eut le premier frère en récompense.

Le second frère rentra chez lui
Seul, il appela vite à lui
Celle qu’il avait aimée
Et qui s’en était trop tôt allée.

Hélas, il était trop tard pour sa belle
Les séparait un voile éternel
Le second déchiré de douleur cruelle
Préféra le repos éternel.

Ainsi la Mort eut sa seconde vengeance
et eut le second frère en récompense.

Puis la Mort chercha et fouilla
La terre entière et au-delà
Le troisième frère, point ne le trouva
Car caché à sa vue, il demeura.


Il vécut longue vie
A ses enfants la Cape transmit
Puis alla rejoindre la Mort
A son heure seulement
Et la Mort ne lui en voulut
nullement.

Ainsi finit l’histoire des frères
Antioch, Cadmus et Ignotus
Qui ne furent point sages, sauf l’un des trois. »

Throwback Thursday Livresque:Au grand air (océan, montagne, …)

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !


Le thème de cette semaine est :

Vaste thème pour de vastes étendues! Je vous emmène dehors, pour ce nouveau TBT

Malgré toute l’affection que je peux avoir pour La Terre du Milieu, ce n’est pas avec le professeur Tolkien que nous nous embarquerons cette semaine. Néanmoins, si vous souhaitez participer au concours En route pour la Terre du Milieu, c’est possible jusqu’au 21 février.

Pour ma part, j’ai toujours eu du mal à me détacher des côtes – et de la proximité de la mer. Non que je sois une inconditionnelle de plages, ou de sports nautiques, mais parce que je suis née à 50 km de l’océan, à vol de mouette. Même si j’ai vécu à l’intérieur des terres pendant longtemps, j’aime savoir que les vagues ne sont pas loin. C’est pourquoi je commencerais ma balade par un tour en bateau.

De même qu’un autre natif de Nantes, Jules Verne, j’ai souvent rêvé d’aventures maritimes: L’île mystérieuse reste mon point d’ancrage.

A ce sujet, la mini-série de 1973 est un grand souvenir d’enfance (avec Omar Sharif en capitaine Nemo):

En BD, ce sont les Passagers du Vent, de François Bourgeon:(Glénat)

Et, rayon fantasy, bien sûr, Les aventuriers de la mer, de Robin Hobb  – un délice, une fois de plus. Je conseille de le lire tranquillement, si possible en intégrale (3 tomes au lieu de 9 )

Revenons sur la terre ferme:  je pense que le désert reste une grande fascination – et du peu que j’en ai vu (Tunisie sud; Egypte), je confirme mon impression. Je ne pouvais pas passer à côté de Désert, de JMG Le Clézio, dont voici le résumé.

« Lalla a pour ancêtres les  » hommes bleus « , guerriers du désert saharien. Elle vit dans un bidonville, mais ne peut les oublier. La puissance de la nature et des légendes, son amour pour le Hartani, un jeune berger muet, une évasion manquée vers  » leur  » désert, l’exil à Marseille, tout cela ne peut que durcir son âme lumineuse. Lalla a beau travailler dans un hôtel de passe, être enceinte, devenir une cover-girl célèbre, rien n’éteint sa foi religieuse et sa passion du désert. » (folio)

J’encourage vivement tous ceux qui auraient envie de découvrir ce roman à le lire.

Le désert a aussi été la passion d’Isabel Eberhardt, une femme pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Dans  Un  Voyage oriental (LdP) on retrouve l’ensemble des textes qu’elle rédigea lors  de son dernier grand voyage dans le Sud oranais.

 

Côté montagne, je pense tout de suite à la très belle BD de Cosey, Jonathan, qui se déroule dans l’Himalaya:

Et si nous faisions un tour en forêt, avant de clore cette promenade en plein air?

Toujours en fantasy, la série de Robin Hobb (encore, je sais), Le Soldat chamane est certainement moins connue que ses grandes soeurs (L’Assassin Royal; Les Aventuriers de la mer) puisqu’elle ne reprend pas pour cadre les Six Duchés. Par contre, elle aborde ici des thèmes chers à l’auteure (dualité; initiation …)

 » Une nation civilisée et belliqueuse, Gernie, a décidé d’étendre ses frontières vers l’intérieur des terres après avoir perdu ses côtes face à un ennemi bien supérieur en force navale et ique la conquête et l’assimilation des autochtones — les hommes des plaines.Le monde dans lequel se déroule Le Soldat chamane est considéré comme un monde post Cela ne fait qu’une génération ou deux depuis que ce peuple — une claire allégorie aux tribus indiennes d’Amérique — a été forcé à la soumission, et des tensions raciales et culturelles mijotent sous les fastes de la civilisation »

A découvrir aussi, en fantasy, La forêt des Mythagos:(Robert Holdtsock)

« Il existe dans l’ouest de l’Angleterre le petit bois de Ryhope. On peut en faire le tour en deux heures. Toutefois, si on s’y enfonce, on peut le parcourir des semaines entières. C’est une forêt ancienne, née à l’aube de l’humanité, où le temps et l’espace semblent s’étirer, s’écouler, où un simple ruisseau peut devenir un fleuve majestueux, où une seconde peut être une année. Une forêt dense, de mystères et d’êtres légendaires. Car dans le bois de Ryhope, les rêves des hommes prennent forme, engendrent des créatures fantomatiques ou réelles. Les membres de la famille Huxley viendront s’y perdre, pourchassant des idéaux qui ont pris vieIl existe dans l’ouest de l’Angleterre le petit bois de Ryhope. On peut en faire le tour en deux heures. Toutefois, si on s’y enfonce, on peut le parcourir des semaines entières. C’est une forêt ancienne, née à l’aube de l’humanité, où le temps et l’espace semblent s’étirer, s’écouler, où un simple ruisseau peut devenir un fleuve majestueux, où une seconde peut être une année. Une forêt dense, de mystères et d’êtres légendaires. Car dans le bois de Ryhope, les rêves des hommes prennent forme, engendrent des créatures fantomatiques ou réelles. Les membres de la famille Huxley viendront s’y perdre, pourchassant des idéaux qui ont pris vie. »

Je terminerais mon tour en forêt avec un roman qui me tient à coeur – pour m’en être servi lors de mon mémoire: il s’agit d’Un Balcon en Forêt, de Julien Gracq.

« 1939, ce sont les premiers mois de ce que l’on appellera la drôle de guerre. Période de suspens, d’attente particulièrement dans les Ardennes où l’aspirant Grange a pour mission d’arrêter les blindés allemands si une attaque se produisait. A la fois île déserte et avant-poste sur le front de la Meuse où montent des signes inquiétants. »

Ici, la forêt est omni-présente. Elle est le lieu fantasmé dans lequel va se dérouler une histoire simple et belle. Je n’en dirais pas plus sous peine d’écrire des pages et des pages.

Pour conclure, comment parler de « Grand air », sans évoquer deux auteurs américains des grands espaces? Jim Harrison et Thomas McGuane font partie de ce qu’on a appelé parfois « L’école du Montana  » (parce que les écrivains en question ont vécu  dans cet Etat).

Jim Harrison                                   Thomas McGuane

 

Dalva, Légendes d’automne pour Jim Harrison (tout chez 10/18) sont parmi mes préférés.

 Rien que du ciel bleu de Thomas McGuane est aussi à lire. (10/18 )

Voilà pour ce jeudi. J’espère vous avoir donné envie de lire …la tête au Grand Air!

Ecriture: j’ai besoin de vous…

Vous écrivez? Un peu? Beaucoup?  Publiés ou non?
Alors, j’ai besoin de vos conseils.
Voilà ce qui se passe: j’ai un ami qui veut se lancer dans l’écriture d’un roman. Jusqu’ici, il a écrit de la poésie et du théâtre.

Nous nous sommes rencontrés au cours d’une formation qui n’était pas vraiment en rapport avec le genre romanesque (c’est le moins qu’on puisse dire). Aujourd’hui, mon ami aimerait recevoir des conseils, des pistes, des trucs, bref, ce que vous avez en tête, sur la structure d’un roman, les personnages, etc..

Bien sûr, lorsqu’il m’a demandé si je pouvais l’aider, j’ai dit oui. Mais je pense que tous les avis extérieurs (auxquels je ne pense pas forcément) seraient les bienvenus.

Vous pouvez écrire ce que vous avez en tête ne commentaire, bien sûr, ou tout simplement m’envoyer un mail à:

niessouleyarts@yahoo.fr

 

D’avance, je vous remercie et je compte sur vous (n’hésitez pas à partager cet article sur la Grande Toile).

A bientôt,

Niess, LadyButterfly