Un point et ça repart !

 

Depuis deux semaines, je suis en pleine correction d’un de mes romans, une histoire commencée il y a  4 ans maintenant et que je désire (enfin !) publier. Il serait temps, vu que mon tas de « manuscrits dans les tiroirs » s’accumulent.
J’ai donc un peu moins de temps pour les articles et chroniques ici, sur ce blog – disons que c’est en stand-by.
Je dois dire que je suis aussi un peu lassée de voir si peu de vues (et de commentaires) sur des articles que je mets beaucoup de temps à préparer…

La suite de mes chroniques sur la culture pop est en route.

Et, bien sûr, j’ai quelques chroniques de livres en prévision – pas mal de belles découvertes ces temps-ci.
On va dire que je me laisse du temps pour préparer – plutôt que de faire une pause.

En attendant, j’ai aussi ajouté mes anciennes fanfictions sur Wattpad – et,  ô surprise, j’ai de plus en plus de lecteurs.
Mon blog photos est alimenté régulièrement.

 

A très bientôt pour la suite, donc !

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T’as pas vu ma pop- les origines #4 – Pop 60’s

 

En 1979, le groupe M (rien à voir avec Mathieu Chedid) sort ce titre entêtant:

Shoobie, doobie, do wop
Pop, pop, shoo wop
Shoobie, doobie, do wop
Pop, pop, shoo wop
New York, London, Paris, Munich
Everybody talk about pop muzik
Talk about
Pop muzik
Talk about pop muzik
Or, c’est effectivement de la naissance de la pop music dont je vais parler cette fois, après m’être consacrée au pop art.
Remontons le temps et allons nous promener dans les années 60, à la naissance de la pop.

Pop et beatlemania

C’est une évidence: quand on parle de « pop », on associe la plupart du temps le mot musique au bout. Remontons le temps et allons dans les années 60 en Angleterre.

Depuis l’après-guerre, la génération des baby-boomers d’Europe  grandit sous une influence américaine due aux circonstances. Le rock’n’ roll a conquis une jeunesse avec le Coca, le chewing-gum, les tourne-disques, toute cette mouvance venue des USA que l’Europe s’empresse d’adopter. C’est enfin la reconnaissance de la jeunesse, le concept de teen-agers qui se développe. En France, c’est « Salut les copains »

« Lancée durant l’été 1959 sous forme d’émission hebdomadaire, l’émission passe dès le 19 octobre de la même année à une fréquence quotidienne, du lundi au vendredi entre 17 h et 19 h. Elle aurait réuni jusqu’à 40 % des 12-15 ans.

Ce succès est relayé par le magazine mensuel Salut les copains, lancé en juillet 1962. Il va vite s’avérer un vrai phénomène de presse avec une diffusion de l’ordre d’un million d’exemplaires »

En Angleterre au début des 60’s, des jeunes gens influencés par le rock forment un groupe. Les quatre de Liverpool revenus de leur voyage initiatique à Hambourg (« Je suis peut-être né à Liverpool mais j’ai grandi à Hambourg » déclarera Lennon « ) deviennent en 1963 un phénomène. La Beatlemania est née. Les Beatles, s’ils n’ont pas inventé la pop, font office de déclencheurs.

A partir de 1965, le mot « pop » circule: pop art, cinéma, littérature, on est jeune, on est pop.

La musique pop, interdite sur la très stricte BBC, est peu à peu diffusée par des radios pirates dont la plus célèbre est Radio Caroline .

« Radio Caroline est lancée le  par le producteur irlandais Ronan O’Rahilly qui vient de créer son label indépendant mais se voit systématiquement refuser la diffusion de ses artistes sur la BBC. Il achète alors le Frederica, un vieux ferry danois qu’il équipe d’émetteurs radio dans le port irlandais de Greenore, propriété du père de Ronan O’Rahilly. »

Le film « Good morning England » (que je recommande) reprend cette histoire :

Swinging London et séries pop

A Londres, les clubs se multiplient. En 66, un article du Time Magazine titre: « London: the swinging city ».

L’expression est lancée. Londres devient la capitale de la pop, le rendez-vous des dernières modes…ce qu’elle restera jusque dans les années 80 après la vague du punk.

Un aperçu du Swinging London des 60’s (ne prêtez pas trop attention au narrateur qui est d’une condescendance pénible):

Autre court documentaire intéressant:

A la télé, l’effet pop se ressent, surtout au travers de séries telles que: The Avengers (Chapeau Melon et bottes de cuir). Emma Peel (formidable Diana Rigg) est une icône pop par excellence.

Mission impossible et son générique-culte:

Signé du même compositeur,Lalo Schifrin,  le générique de la série Mannix  reprend les mêmes éléments:

 

Générique bien connu aussi pour  the Invaders (les Envahisseurs), au visuel très pop:

Je n’oublierais pas une série anglaise légendaire, The Prisonner (le Prisonnier) née en 67 – totalement pop (il me faudrait un article entier pour parler de cette série)

 

Mais les séries les plus pop viennent de la science-fiction. La plus connue est devenue un pilier de la culture pop. J’ai nommé Star Trek:

Au cinéma, c’est Blow up d’Antonioni :

1966 marque le début des années psychédéliques, avec l’influence du LSD (ouvrez les portes de la perception). La pop est entrée dans l’âge adulte et dans l’ère hippie.

 

Sur la face B de « La Poupée qui fait non », Polnareff chante le beatnik:

La pop culture prend un autre tournant.

T’as pas vu ma pop- les origines #3 – Pop art

La dernière fois, nous avons continué notre voyage aux origines de la pop culture avec les comics. Nous allons retrouver l’influence des pulps et des comics cette semaine avec cette partie consacrée au pop art.

Au milieu des années 50, à Londres,l’Independent Group (ou IG), se constitue; Il est formé par des critiques, des artistes, des architectes.
C’est d’ailleurs John McHale  qui utilisa le terme  de »Pop Art » pour la première fois(McHale est l’un des membres fondateurs de l’IG) en 1954.

Lors de la première réunion du IG en 1952, le sculpteur Eduardo Paolozzi  présente une conférence en l’illustrant d’ une série de collages intitulés « Bunk »   faite  durant son passage à Paris quelques années plus tôt.

Paolazzi est aussi l’auteur de « I was a rich Man’s plaything », un collage dans lequel on voit le mot « pop »:

Pop art avant la lettre, Paolozzi s’inspire des comics américains dès les années 50:



Was This Metal Monster Master - or Slave? 1952
Collage mounted on card

Mais c’est  avec l’exposition This is Tomorrow  à la Whitechapel Art Gallery, à Londres qu’on parle de la véritable naissance du pop art.

Richard Hamilton – l’un des premiers artistes Pop art (Independent Group) y présente
Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing?, un collage de 23 cm sur 25 cm 

Il est amusant de voir que Hamilton a créé en 1992 une sorte de remake de l’original:

Richard Hamilton - Just What is it That Makes Todays Homes So Different

Just what is it that makes today’s homes so different?

Le terme « Pop art » est employé pour la 1ère fois par John McHale pour la présentation  de 1954.

Le pop art se veut une révolution culturelle, issu du mouvement dada, s’appuyant sur la presse, la publicité esthétique consumériste), tout en sachant détourner et pratiquer l’ironie. Réflexion sur la culture de mass media (les pulps inclus), l’artiste pop applique les caractéristiques résumées par Hamilton: « Populaire, éphémère, jetable, bon marché, produit en masse, spirituel, sexy, plein d’astuces, fascinant et qui rapporte gros ».

Aux USA, c’est Roy Lichtenstein qui donne l’impulsion au pop art dans les années 60. Après avoir détourné le personnage de Disney dans: Look Mickey

Lichtenstein emprunte aux comics des scènes où il met en scène des couples comme dans le fameux Whaam! (1962):

Or, le dessin est inspiré par cette case du comics All american men  of war:



 Lt. Johnny Cloud story, which is titled "The Star Jockey."
DC comics

Lichtenstein utilise les images  ( en les recadrant, en appliquant la technique des points Ben-Day ) en les détournant de même que  Warhol le fait bientôt avec les boîtes de soupe Campbell, les sérigraphies d’Elvis ou de Marilyn.
Warhol a commencé en faisant des illustrations commerciales:

Puis, débordant d’idées, il décide de reproduire les 32 variétés de la soupe Campbell:

Dès 1964, la Factory, ce loft trouvé par Warhol, devient le lieu de l’art, de l’underground, du rock et de la fête.  Warhol va y réaliser des films. Tout est art: photo, peinture, cinéma mais aussi musique puisque Warhol devient le manager de quatre jeunes musiciens….Velvet Underground. 

L’ambiance à la Factory est sulfureuse.
C’est assez bien retracé dans le film The Doors d’Oliver Stone – scène où Morrison (Val Kilmer) rencontre Andy Warhol:

Dans la série Vinyl de Scorcese, qui rend hommage à la pop culture d’une belle façon,  on y voit aussi Andy Warhol:

David Bowie qui interprète Warhol dans le film Basquiat enregistre sur « Hunky dory », cette chanson « en 71:

Collaboration Basquiat/Warhol dans les années 80:

Warhol se met en scène, devenant l’une des premières superstars de la pop culture, inventant, superposant, mélangeant les codes.



Le selfie avant l'heure - 
quand on l'appelait encore autoportrait


L’influence du pop art est toujours présente; ici sur une affiche de promo pour le concert de U2 lors de la tournée Popmart (1997):

Dans la publicité, on ne compte plus les utilisations:

 

Mais le pop art c’est aussi beaucoup d’artistes moins célèbres que Liechtenstein ou Warhol  comme Erro qui s’inscrit dans une démarche pop pour dénoncer des sujets d’actualité:

 

pour aller plus loin:

-site sur le pop art
-essai sur le pop art (infos + iconographie)
-à propos des artistes moins connus
– une chronologie

T’as pas vu ma pop: les origines #1 – pulps

Après un second volet de « T’as pas vu ma pop » basé principalement sur Star Wars et le voyage du héros, je vous invite à remonter le temps dans ce nouveau volet en nous intéressant aux origines de la pop culture.

Culture pop et pulps magazine

 

Mauvais papier, bonnes histoires, faible coût, voilà ce qui pourrait définir le pulp magazine qui naît au début du XXème siècle.

 

 

 

Magazine généraliste, The Golden Argosy (Le Vaisseau d’or) devient   The Argosy . Il devient mensuel  et bientôt, ne publie plus que de la fiction. Nous sommes en 1896 le premier « pulp magazine » est né. The Argosy publie de nombreux textes de proto-SF  . Edgar Rice Burroughs y est publié:

Consacré à la fiction policière, Detective story magazine voit le jour en 1915. Les couvertures illustrent le fait divers qui donne le frisson:

 

Un autre pulp, Black Mask naît en 1920 publiant des histoires de toutes sortes avant de se tourner vers un genre particulier du policier, moins tourné vers la résolution d’une énigme, plus réaliste, plus dur: le « hardboiled« .

On y retrouve les premiers pas d’un ancien détective privé, Dashiell Hammett (Le faucon maltais, Moisson Rouge) – et là, tous les lecteurs de polars sourient…

Action et dialogues, voilà ce qui caractérise ce nouveau genre de roman policier. Le roman noir prend souvent le point de vue non pas de l ‘enquêteur ( typique du roman à énigme) , mais de celui qui transgresse la loi ou en souffre. Il s’intéresse déjà au « côté obscur » des personnages. Hammett et Chandler en sont les chefs de file et bientôt, écrivent des scénarios pour Hollywood.

Un autre genre monte également en puissance: la science-fiction. On doit sans doute la paternité de ce terme à  un Luxembourgeois émigré aux Etats-Unis, Hugo Gernsback.   Il décide de publier un magazine consacré entièrement à ce que l’on nommait alors la « scientifiction ».  Et ‘Amazing Stories vit le jour en avril 1926.
Pour qui aime la SF, le prix Hugo signifie forcément quelque chose…. Il rend hommage à Hugo Gernsback.

Avec la crise de 1929 et la Grande Dépression, beaucoup de pulps connaissent des difficultés mais le genre ne disparaît pas. Les magazines ont su attirer ou souvent même révéler des auteurs et des illustrateurs. Le genre se tourne de plus en plus vers la science fiction.

Ce sera « Astounding stories of Super science »  en 1930, qui devient « Astounding Stories« . Asimov y publie ce qui sera par la suite le cycle de Fondation. Mais y seront aussi publiés: Heinlein, Van Vogt, Arthur C.Clarke – ou pour résumer les futurs maîtres de la SF.

Peu à peu, les pulps changent de format, adoptant celui du « digest » (format de poche).

 

D’autres pulps magazines naissent, connaissent un bref succès et font découvrir des illustrateurs qui deviennent à leur tour les leviers d’une autre nouveauté, un point essentiel pour la pop culture: les comics. 

sources: les pulps (detective etc)

Pulps américains SF ( de très belles couvertures sur ce site)

Retour en 2017: best of et bilan

 

2017, voilà une année toute en contrastes…Nous voilà à l’heure du bilan (ou pas!). 2017, année du Coq (2018 année du Chien). En 2017…..

J’ai suivi et participé à:

  • au TBTL de Bettie Rose Books  : à l’heure actuelle, j’ignore si je vais continuer. Tout dépend des thèmes, de mon temps, de mes envies. Je me lasse assez vite des rendez-vous récurrents, de la routine en général (alors, sur mon blog, je n’en parle même pas!); j’ai besoin de variétés, d’idées neuves – et je dois dire que faire un TBTL par semaine pendant un an est déjà presque un record!
  • aux Premières Lignes de la Lecturothèque
  • à des tags: celui de fin d’année de Petit Pingouin Vert , celui d’automne
    sur la musique,

Grâce à Fan Actuel, j’ai constitué un CV multi fandom (il manque le modèle de lettre de motivation mais j’y pense – ça m’aidera peut-être dans la recherche d’emploi ….)

J’ai créé et écrit:

  • ma propre section de chroniques littéraires: L’as-tu lu ou le liras-tu? puisque, jusqu’à présent, je chroniquais essentiellement des livres sur mon blog écriture même si la place manque un peu (la visibilité aussi). C’est un bon exercice pour moi, qui recommande souvent des livres oralement  (libraire un jour, ….) mais qui oublie de le faire à l’écrit- jusqu’à ce qu’on me dise: « mais fais-le! »
  • une série d’articles autour de la musique, toutes sortes de musiques, des liens entre des morceaux, des reprises, des inspirations.
  • une série d’articles sur l’art : L’été de l’art
  • des articles résumant ma semaine (interrompus mais j’y reviendrais peut-être): Minute, papillon!

J’ai aussi parlé de :

Comme chaque année, j’ai fait quelques  hommages aux disparus

 

La série d’articles dont je suis vraiment fière -encore à ce jour – , c’est: T’as pas vu ma pop

Et hop, bienvenue à  2018!
Ce n’est pas dans mes habitudes de prendre de bonnes résolutions. Mais j’ai déjà pris plusieurs décisions: comme celle de(re) faire du sport, des exercices physiques régulièrement, pas spécialement pour perdre ce  (satané) poids  mais pour me sentir mieux, surtout – dans ma tête aussi. Je le fais depuis novembre et je m’en félicite!

En général, mes décisions sont de l’ordre « ne pas attendre demain pour faire ce que j’ai à faire et savoir me faire plaisir« . C’est du B.A BA mais pas si simple. En 2017,  j’ai pu apprécier  le fait d’aller à deux concerts, d’aller danser, et d’autres moments agréables.
J’ai pris une autre décision un peu compliquée: arrêter de me teindre les cheveux. J’ai eu mes premiers cheveux blancs très jeune (23 ans) et je me rends compte que je me fais des teintures depuis que j’ai 25 ans à peu près. Ce qui me dérange en arrivant maintenant à la cinquantaine, c’est de devoir subir une pression sociale emplie de clichés et de diktats – sur les femmes en particulier. Je regarde souvent mes congénères (je fais des photos, donc…) et j’ai réalisé que peu de femmes ayant 40 ans passés osent arborer des cheveux gris – ou blancs. C’est plus courant chez les personnes de 75/80 ans. Et ‘est dommage car ce n’est pas moche du tout!Les plus jeunes cherchent à se décolorer les cheveux pour atteindre ce silver hair


Par contre, les hommes n’ont pas l’air d’avoir ce souci. On entend trop souvent cette réflexion:« c’est si sexy, les cheveux blancs chez les mecs! Oh, chez les femmes, ça fait vieux/grand mère » (etc..). Donc, c’est un vrai ras-le-bol que j’exprime.
Je sais que je vais passer par un moment où mes cheveux vont avoir une drôle de couleur (et moi, une drôle de tête) . Ils sont châtains actuellement avec la coloration, puisque je suis châtain foncé – brune – de base; et je les ai fait couper au carré – ce qui n’est pas pleinement satisfaisant,  la coiffeuse ayant négligé le fait que tous les cheveux ne sont pas lisses (les miens bouclent).

Voilà, détail capillaire mis à part, je vous souhaite une année 2018 riche en découvertes! Musicales, artistiques, littéraires, de toutes sortes!

A.

 

Music is might #4

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort ».

 

 

 

Je ne pensais pas, il y a deux semaines de cela, que je parlerais à nouveau de SHINee et dans des circonstances beaucoup moins heureuses.
Sans tomber dans le drame à tout prix, voilà les faits: hier, Kim ­Jong-hyun, ( Jonghyun pour l’appeler par son prénom) chanteur  de SHINee,  a été retrouvée inconscient chez lui .Transporté à l’hopital, son décès a été officiellement déclaré peu après.

« Je suis cassé de l’intérieur. La dépression qui me ronge doucement m’a finalement englouti tout entier », déclarait Jonghyun parmi son message d’adieu.

Depuis hier, les médias relaient ce suicide, les messages se multiplient sur les réseaux sociaux.
Tristement, Jonghyun a rejoint ce qu’on appelle dans le milieu de la pop- rock « le club des 27 » (stars décédées à 27 ans: Amy Winehouse, Kurt Cobain, Jim Morrison, etc….). C’est un club dont tout le monde se passerait bien.
Je ne vais pas en rajouter dans le pathos mais plutôt vous faire écouter quelques morceaux de SHINee (même si je ne suis pas une « Shawol », une fan de SHINee) et quelques titres composés et chantés par Jonghyun en solo. La musique n’a jamais de fin.
 SHINee – Lucifer:
 Sherlock

Picasso – live Tokyo Dome:

Jonghyun en solo (auteur-compositeur des chansons)
Elevator (live)
I’m sorry (=mianhae)

Pour citer enfin un autre membre du fameux club des 27(un certain James Douglas Morrison):
« When the music’s over, turn out the lights
For the music is your special friend
Music is your only friend until the end »

 

Music is might #1

Il y a quelques mois, en écoutant ce début de concert, mon oreille a été intriguée. Non, bizarre, j’ai déjà entendu quelque chose de similaire quelque part.

Alors, j’ai cherché, pas très longtemps, puisque le début de la chanson d’EXO (et de leur concert qui débute …très fort! dans le genre « c’est du lourd ») me rappelait deux autres morceaux. Je ne dis pas que les uns ont copié sur les autres, vu que j’aime de façon différentes les trois morceaux, je dis que la musique est universelle. Et c’est magique!

EXO – début de « Mama  » live

 

Me fait penser à : Era en 1993 avec « Enae volare » (qui a été pris comme BO des Visiteurs):

Qui, lui-même, m’a toujours évoqué.. Led Zeppelin – le début de Kashmir (et EXO  rend un bel hommage au zeppelin, je trouve):

 

Stary Olsa: rock out medieval music!


Une découverte musicale: Stary Olsa.

Le groupe est biélo-russe. Il existe depuis 1999 et a la particularité de faire des reprises de rock à sa façon: médiévale…

C’est de cette façon que je les ai trouvés sur Y.T, en écoutant une cover de « One » (Metallica).

Ici, ils parlent de leurs projets tandis qu’ils enregistraient Medieval Classic Rock
(sous-titres en anglais):

Les reprises sont vraiment excellentes. Ici, « Child in time » (Deep Purple):

Californication ( Red Hot Chili Peppers):

Another brick in the wall – Pink Floyd

et le « One » de Metallica (peut-être la meilleure )

Maryja Šaryj

Leur site

Leur page FB

(et là, je remercie ma maman de m’avoir sensibilisée ces dernières années à la musique et aux danses Renaissance et médiévales)

 

Mon CV de fan – le CV multi-fandom

C’est l’article de Fan-Actuel qui m’a donné envie de faire un CV  de fan – ou, du moins, de le mettre à jour, puisque j’avais tenté de le créer au brouillon. Mais, comme « améliorer son CV »  tient une place importante dans ma vie, et ceci  à double-titre: en tant que demandeur-se d’emploi et depuis mon orientation vers  la formation et l’insertion professionnelle, le voilà.

Mais, dites-moi, en quoi « être fan de….  » développe-t’il des compétences professionnelles?

On peut illustrer la compétence professionnelle avec ce schéma
(c’est ce qu’on utilise dans la formation professionnelle):

 

 

(source : didapro – les notions de savoir, savoir-faire, savoir-être sont détaillées sur le blog à l’aide vidéos)

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Mais revenons à nos fandoms!
Que développe-t’on quand on est fan? Quelles compétences?
J’ai mis quelques exemples ci-dessous mais ceci ne constitue pas une liste complète, bien sûr:

Des Savoirs:

  •  navigation internet
  • création de blogs/de sites (ne serait-ce que la base)
  • photographie (le B.A- BA)

 

Des Savoir-faire:

  • utiliser un logiciel:
    – de traitement de textes, tableau, diaporama, etc..
    – de post-traitement (= « retouches de photos » selon la formule populaire ex: Gimp, Photoshop, Lightroom, etc..)
  • rechercher de la documentation (différents supports), d’où:-
    – identifier les sources
    – répertorier, classifier
  • perfectionner la maîtrise de langues étrangères ( l’anglais, souvent)
    – comprendre, lire, rédiger dans une langue étrangère
  • organiser : des voyages, des séjours, des rencontres entre fans
  • réaliser une estimation du budget (déplacements, voyages, achats, …)
  • réaliser des projets ( communauté de fans; lettres aux artistes, etc..)
  • rédiger (articles, messages sur les forums)
  • maîtriser l’utilisation des réseaux sociaux (de toutes sortes)

Des Savoir-être:

  • sens artistique
  • curiosité
  • ouverture d’esprit
  • capacité à anticiper et à plannifier (ex: gestion de projets)
  • réactivité
  • gestion du stress (votre artiste vient dans votre ville/votre pays; les fans hystériques et autres relous; les commentaires de rageux sur les réseaux sociaux; keep it cool!)

  • relationnel (autres fans, événements, accueil, etc..)
  • etc…

On en rajoutera beaucoup d’autres comme, par exemple, la capacité à jouer d’un instrument de musique (pour jouer les chansons de votre groupe préféré; le générique de votre série/anime favori) ou à chanter; la danse; le cosplay; la rédaction de fan-fictions; le fanart en général.

 

Passons à une ébauche de CV fandom (là non plus, je ne serais pas exhaustive- comment l’être? ) – c’est la partie fun de l’article:

DESSINS ANIMÉS, BD ,  MANGAS , ANIME, COMICS

Je suis devenue de Yoko Tsuno dès mon enfance – et de beaucoup d’autres BD (Thorgal, par ex). Mon rêve était alors de devenir dessinatrice de bandes- dessinées.
Puis sont arrivés les anime/manga avec Albator, Goldorak, Capitaine Flam…
J’étais une fan totale de Goldorak/Albator.
Je lisais en parallèle de temps en temps les Strange où j’ai découvert les X-men (Wolverine s’appelait Serval). A la même époque, le dessin animé Spiderman passait à la télé

 

Conséquences:
-Beaucoup de dessins (j’ai très tôt adopté un style manga )
-J’ai souvent reproduit les génériques (à la flûte à bec, puisque c’était obligatoire au collège – mais je me débrouillais pas mal)

Et surtout, j’ai découvert la SF…(donc j’ai lu – beaucoup)

Séries et films de SF:

Cosmos1999, Galactica (l’ancienne formule:Battlestar Galactica ou Battlestar Galactica 1978) ) et...Star Wars! Puis, Blade Runner, Dune, en série Babylon 5

Conséquences:

  • J’ai encore ma collection de figurines Star Wars (la collectionite!)
  • J’ai écrit ma première fanfiction (vers 14 ans je crois), librement inspirée de Battlestar Galactica.
  • Lire lire encore lire et découvrir d’autres auteurs de SF, par ex. 
  • Un minimum de connaissances sur: la narration, la cinéma, le scénario, …
MUSIQUE
  • Stray Cats – 1982-84
    beaucoup de dessins, d’écriture – j’ai appris l’argot américain.
  • The Clash – 1982/83 ——-longtemps
    Et tout le mouvement punk en même temps.  C’est à partir de là que mon style vestimentaire est devenu original.
    Beaucoup d’illustrations car j’avais commencé à écrire des articles sur la musique (pas publiés, bien sûr).
  • The Stranglers- 1984—– 1990 ( je les écoute toujours mais le chanteur originel s’étant barré en 90, ça s’arrête là)
    Déclic: j’écris mon premier roman
  • Metallica – 1984—– aujourd’hui
    Beaucoup de pages écrites (une nouvelle, un fan-fic)
    Inscrite au fan-club officiel dans les années 90
    Concert
    Livre dédicacé
  • BigBang – 2016—
    Vive la Corée! Grâce à eux, j’ai quelques notions de coréen. (des notions vagues, le début de l’alphabet, etc..)
    Je reviens du concert de G-Dragon (le leader). Réseaux sociaux, etc…

Autres périodes rapides de fan :
– Madonna/Prince – 1986/88
Influence considérable sur ma garde-robe
– Iron Maiden – 1982(?) —-
Je suis plus « fan en continu » sans arrêter, mais sans obsession non plus.
–  Scorpions – 1984- 85

  • Beaucoup de coupures de presse, d’articles, de photos en stock = documentation
  • Livres
  • Concerts
  • Rédaction
  • Langues étrangères

PAYS

Japon – puis Asie en général
J’ai déjà raconté à quel point le Japon était présent à la maison quand j’étais enfant.
Il me reste des bases pas si mauvaises de japonais, une connaissance de la culture, de la littérature.
Des rencontres, bien sûr. Et l’envie d’aller là-bas.

Royaume – Uni:
Je dis souvent que j’ai été élevée grâce au thé dans le biberon.
C’est presque ça.
J’ai eu cette chance d’aller en Angleterre régulièrement depuis mes 4 ans.
Pratique: je lis l’anglais, je me suis rendue compte que je savais le parler encore pas trop mal (je ne pratique pas).
Donc, connaissance  de la culture, de la langue, des réalités aussi (l’Angleterre façon « thé, scones, Downton Abbey »  n’est pas ma vision du pays).

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LECTURES

J’ai deux univers de prédilection – et un tas d’autres en parallèle

Marion Zimmer Bradley – Ténébreuse
Les télépathes de Ténébreuse m’ont définitivement pris le coeur depuis de très nombreuses années.
D’où:
– fan fiction
– grosse influence quand j’écris
– collectionite

JK Rowling – Harry Potter
Contrairement à la « génération HP », j’étais adulte quand je suis tombée dedans.
Mais ça ne change pas grand chose. C’est Harry Potter qui m’a donné envie de me remettre à lire en anglais.
D’où:
– écriture de grandes fanfic (qui, parfois, mélangent allègrement les univers)
– un peu de collectionite (réduite par le manque de budget et d’espace)
– Un blog (clos à présent)
– participation à une encyclopédie HP.
fan art

et ici 

JEUX, MMORPG – 2010-2015

D’accord, je suis adulte et pourtant, j’ai longuement joué à…Dofus. J’aime beaucoup l’univers développé par Ankama. (ah, ces personnages; les quêtes aux noms improbables; les jeux de mots..)
Je joue de temps en temps sur la console à Minecraft (je suis devenue architecte grâce à Minecraft!).
– J’ai appris un tas de vocabulaire en jouant en ligne.
– Des rencontres virtuelles amusantes
– Réactivité, rapidité, une certaine habileté
– Créativité

 

 

Gary Oldman – 1986—-aujourd’hui
– collection d’articles, photos et de films
– réseaux sociaux, blogs, sites de fans
– échanges avec les fans en plusieurs langues

Alan Rickman – 2007—–
Une collection impressionnante de photos, heureusement numériques.
Un blog (clos)
Des textes et  des poèmes 

Richard Armitage – 2011 ou 12—-
Ah, ce fandom….

Je l’aime beaucoup. Même si je suis moins active (photos, blogs ), c’est grâce à lui que j’ai eu de très bons échanges (virtuels) ces dernières années. Je ne pourrais pas citer tous les blogs intéressants qui s’y rattachent ni toutes les personnes passionnantes.
Ce serait trop long.

 

 

 

Bref, être fan, ce n’est pas connaître les chansons par coeur pendant les concerts – pas seulement -, cela va bien au-delà.

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? – Mina Loy, éperdument – Mathieu Terence

Parce que Mina Loy avait l’envergure d’une héroïne contemporaine, sa vie tient du roman autant que de la légende. Née dans l’Angleterre victorienne et morte dans l’Amérique des sixties, elle a traversé deux guerres, vécu sur trois continents et dans les plus grandes villes, de New York à Paris en passant par Mexico, frayé sans s’y inscrire avec toutes les écoles de la modernité, du futurisme au féminisme, connu les plus grands génies de son temps, Marcel Duchamp, Djuna Barnes, Joyce, Freud ou encore Picabia. Mariée jeune à un homme pour qui elle était tout mais qui s’appliqua à lui faire croire qu’elle n’était rien, amoureuse folle du poète et boxeur Arthur Cravan qu’elle suivra, en pleine Seconde Guerre mondiale, jusqu’au Mexique où il disparaîtra en mer, elle aura quatre enfants dont deux mourront sans qu’elle les ait vraiment connus. Cosmopolite, intrépide, plus cérébrale que frivole et aussi seule que libre, elle fut poète, peintre, intellectuelle et essayiste, aventurière avant tout.

 

 

 

« La modernité, on peut lui donner comme critère la condition de la femme en Occident, » dit Mathieu Terence. L’auteur raconte qu’il a « rencontré » le personnage de Mina Loy au travers du poète, Arthur Cravan. Frappé alors par le parcours riche de Mina, il a eu envie d’écrire cette biographie qui rassemble, selon lui,  toutes les facettes de la vie d’une femme.  Se sentant en adéquation  avec la figure de la poétesse (urgence, fébrilité, délicatesse…), il retrace sa vie.
Si l’écriture est toujours agréable, le seul bémol est, à mon sens, un trop-plein d’énumérations de faits qui retire un peu de sensibilité à ce récit. On aimerait dévier de l’accumulation des aventures de Mina et d’Arthur, du simple exposé historique pour toucher un peu plus aux personnalités des deux artistes.
« Mina Loy…. » donne envie de  découvrir l’artiste un peu plus mais je dois avouer que je suis restée sur ma faim.

Ma note : 2,5/5

Les plus:

– l’apport historique et culturel
– la construction du livre (qui suit l’éternel voyage de Mina Loy)
– l’écriture sensible

Les moins:

– l’impression de rester en surface (manque de profondeur)
–  les accumulations de faits

 

 

Lire Mina Loy:

 

Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases

 

 

 

Mina Gertrude Lowy, dite Mina Loy, est née le 27 décembre 1882 à Londres, où elle passe ses premières années entrecoupées d’études artistiques à Munich. Elle vient à Paris en 1903, se marie (avec Stephen Haweis dont elle aura deux enfants : Joella, en 1907, Giles en 1908), peint, rencontre Apollinaire, Picasso, Gertrude Stein. De 1906 à 1916, elle vit et expose à Florence où elle fréquente les futuristes, puis se rend à Greenwich Village (New York) où elle fait notamment connaissance de Marcel Duchamp, Man Ray et Djuna Barnes, et se prend de passion pour le poète-boxeur proto-dadaïste Arthur Cravan qu’elle épouse au Mexique, et dont elle aura une fille, Fabienne Benedict Lloyd (Mina Loy prendra Arthur Cravan pour modèle de son roman, Insel ou portrait de l’artiste en tête de mort, publication posthume). Arthur Cravan ayant énigmatiquement disparu dans le Golfe du Mexique en 1918, elle part à sa recherche pendant cinq ans. En vain.
De 1923 à 1930, elle vit et écrit à Paris, grâce au soutien financier de Peggy Guggenheim. De 1931 à 1936, toujours à Paris, elle travaille pour son gendre Julien Levy (dont la galerie new-yorkaise avait été inaugurée en novembre 1931 au 602 Madison Avenue) et devient l’agent artistique de plusieurs artistes : Braque, Chirico, Ernst, Giacometti, entre autres. Ce sont ensuite, de 1936 à 1953, à New York, des années de silence, de marginalité et d’écriture. Elle finit par se retirer à Aspen dans le Colorado où elle meurt le 25 septembre 1966.