Minute, papillon! #1

La semaine en quelques lignes et en images, c’est ici:

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.

Un instant, Dame Paillon s’arrêta de voler pour vous narrer sa semaine.

 

Lectures
J’ai refait le plein à mes deux médiathèques . je suis plus en mode diesel, ces temps-ci (je mets du temps à démarrer les livres et à prendre un rythme de croisière).
Mon coup de coeur : « Mes vrais enfants » de Jo Walton
Mes petites déceptions:
« Six of crows » de Leigh Bardugo  – un aspect assez désagréable de la fantasy
« 13 reasons why  » (Treize raisons) de Jay Asher: autant  la série est admirablement construite, autant le roman est un cran en dessous.

C’est l’été
Et qui dit « été« , dit ….bruits et manque de sommeil: musique dans le parc à côté de chez moi (on remet ça pour 4 jours de festival début juillet); voitures et motos foldingues la nuit…Keep calm (et mets des bouchons d’oreilles!)

Création :

Une semaine propice à la création. Mes photos sont disponibles sur mon flickr et mon blog photos Leyarts.

Canicule:

Les chats comme les humains cherchent le frais.
Je mets souvent les aventures de mes félins dans ma story sur Instagram

chat perché

Il a fait chaud: nous avons bu du bubble tea à Nantes

Bubble tea pastèque

Aly et moi avons fait des emplettes à Mon panier d’Asie,l’un des point de ravitaillement de ma fille (l’autre point de chute étant Otaku no dera,ravitaillement manga)

Enfin, la fraîcheur

Nantes

Côté écriture: un peu de mal à avancer mes projets avec la chaleur.
Et toujours en recherche active d’emploi.

La nouveauté sonore

Le jeune groupe Black Pink a sorti une nouvelle chanson. On peut dire dès la première écoute:

  • elles sont visiblement les remplaçantes de 2ne1 (les regrettées 2ne1)
  • ça sonne comme 2ne1, comme Big Bang (YG entertainement), comme Sistar.
  • c’est catchy, c’est très YG (encore une voiture dans cette video! cf. Big Bang « Bang Bang bang »)
  • je préfère « Whistle » ou « Bombayah » , leurs titres plus anciens.

Je reste dans les potins de la Kpop:

Jennie (Black Pink) était aussi à l’exposition « Mademoiselle privé » au D.Museum, à Seoul avec un paquet d’autres idols et mannequins coréens.

de G à D: CL      (ex-2ne1)                                      Jennie                                    GD (Big Bang)                                 et           Yoona (Girls    generation

Voilà pour cette semaine et ce 1er RDV.

Bon week-end!

 

Impressions premières de Berlin

Comme vous le savez, si vous suivez aussi mon blog photos, Lord Chours et moi-même sommes allés à Berlin au début du mois de mai.
Petit à petit, j’ai mis en ligne mes photos – et aujourd’hui, je tente de rassembler mes premières impressions cette ville. (ce qui suit n’engage que moi, bien sûr)

Une ville faite comme un patchwork, dirait-on, où j’ai eu du mal à reconstituer les quartiers tellement ils sont disparates.
Une ville qui, encore aujourd’hui en 2017, et malgré ( ou: à cause des..?) les constructions récentes semble toujours connaître une faille, un morcellement. Marquée par son histoire, sans aucun doute. Pour être allée dans d’autres grandes villes et/ou capitales européennes, je n’ai pu m’empêcher de ressentir cette fracture. Aucun doute: même si on veut faire abstraction du passé -ce qui me semble une gageure, en même temps – on y revient toujours. Il vous rattrape pour une bonne piqûre de rappel.
Fascinant, Berlin.
Nous nous faisions la réflexion en marchant dans les rues (et, oui, nous avons beaucoup marché^^) qu’il y règnait une grande liberté. J’ai souri en regardant tous les graffs et les tags dans le quartier de Kreuzberg, par exemple, en pensant aux gens qui, à Paris ou région parisienne et dans nos grandes villes, râlent parce que les murs sont envahis. Ici, c’est un art – et personne n’efface les graffitis…

Graf

Berlin

Autre chose qui m’a fait réfléchir. En France, dès que des SDF sont un peu trop « voyants », les gens s’offusquent (et pas pour la bonne cause, malheureusement). certaines municipalités vont jusqu’à les interdire. France, sweet France, tu dérailles trop souvent…  A Berlin, j’ai vu des gens dormir sous les ponts et les passants leur donner des aliments! Je croyais que c’était fini, ce genre de geste spontané.
Excellent, Berlin!  quand on y entend une multitude d’accents et de langues. Pour preuve, n’étant germanophone ni l’un ni l’autre – mon allemand se résume à ce que j’ai appris sur le tas en vivant en Alsace, nous avons parlé anglais (et avons pu en général nous faire comprendre) sans problèmes.
Que dire?

 


Multiculturelle, voilà ce qu’est cette ville.
Bien sûr, Paris l’est. Mais je connais peut-être trop bien Paris et sa banlieue pour être un peu objective, à ce sujet.
Multiraciale aussi.
J’ai eu l’impression de revenir dans ma banlieue – peut-être moins celle où j’habite que celle où j’ai vécu (pour faire simple: la Seine-St-Denis tellement détestée par les médias et méconnue).
J’ai eu l’impression de plus de mélange, de plus d’accueil, d’ouverture – mais sans doute est-ce là une vision rapide et une impression totalement déformée que j’assume totalement.
Berlin m’a fait l’effet d’une ville à découvrir, d’un endroit qui a tant de facettes que j’aurais besoin, un jour, si c’est possible, d’y retourner.
Ce ne sera pas la première ville à me faire cet appel (allez, reviens!), ni certainement la dernière…

Jeffrey Dean Morgan au volant

Connu pour avoir joué dans Grey’s Anatomy, Supernaturals et récemment, The Walking Dead ( un fabuleux Negan),Jeffrey Dean Morgan a une actualité hors du commun ce week-end: c’est lui qui conduira la  Chevrolet Corvette qui tiendra le rôle du Pace car (il n’y a pas de traduction en français) durant la course. Il s’agit de la 101eme édition des 500 miles d’Indianapolis (ou Indy). 

We’re honored to welcome Jeffrey Dean Morgan to IMS to drive the 2017 Corvette Grand Sport Pace Car,” IMS President J. Douglas Boles said. “He’s used to playing the ultimate villain in ‘The Walking Dead,’ but he’ll be an envied hero to millions of race fans around the world when he gets to lead the field to the green flag of the 101st Indianapolis 500 in such a beautiful Corvette.”

T’as pas vu ma pop #7

Comme nous avons pu le voir la semaine dernière,  les héros pop s’engagent dans des aventures très différentes les unes des autres. Il semblerait pourtant que ces héros soient  reliés entre eux par un fil conducteur, un ou des éléments communs. Tous se définissent quasiment par leur grand point faible – ou, du moins, leur faiblesse relative. De plus, quasiment tous choisissent  de refuser la puissance/le pouvoir à la fin de leurs aventures.
C’est le cas de Frodon qui jette l’anneau dans la Montagne du Destin -plutôt que de devenir un nouveau Sauron, ce qui était quand même sacrément badass. Idem pour Luke Skywalker qui ne se laisse pas tenter par le côté obscur, préférant abandonner le combat contre Dark Sidious/Palpatine. On sait ce qui arrive: Vador, ne pouvant supporter de voir son fils souffrir devant ses yeux, s’empare alors de Palpatine, rendu vulnérable  et le jette dans le générateur de l’Etoile Noire et youpi!  triomphe de l’amour!Quant à  Harry Potter refuse la Baguette de Sureau et l’immense pouvoir qu’elle confère.

Le héros pop est donc un exemple – malgré lui, dirait-on. « Il ne veut pas le pouvoir pour lui-même », se disent ceux qui sont autour de lui. « Aidons-le. »  De là, naissent les communautés héroïques (La Communauté de l’Anneau, l’Ordre du Phénix, etc..). Car on touche ici à l’élément fédérateur. Ce qui est une faiblesse devient alors LE point fort du héros pop.

On voit que dans le récit pop, on a commencé par « croire à » (=une prophétie, un mythe, une légende) pour « croire en » (accorder sa confiance; former une communauté). Le héros doit à présent faire croire (en lui).

Récemment, les récits de héros pop mettent en avant un personnage  que tout le monde pourrait devenir. Le héros pop reflète la croyance des autres plus qu’il n’est marqué comme un être unique en son genre. En cela, beaucoup de récits ressemblent étrangement aux romans d’apprentissage (ou d’éducation), ceux qu’on appelle  le Bildungsroman.

Le héros pop est alors confronté à différents schémas qui vont définir son récit:

  • Il souffre. C’est Frodon, tout en abnégation, en figure doloriste (sauf lorsqu’il s’en prend au malheureux Sam en se comportant comme un vrai tyran – ou en diva pop – il fait sa rockstar -; là, c’est Sam qui lui vole la vedette et devient le  héros à temps partiel)
  • Il est courageux. Modeste, issu de nulle part, voilà notre héros qui se découvre des ressources insoupçonnées! C’est Bilbo version Peter Jackson qui affronte l’affreux Azog dans Le Hobbit au cinéma. Bien sûr, ce n’est pas nouveau…
  • Il a un pouvoir mais le connaît mal/ou ne sait pas le maîtriser. Jack Frost sait refroidir l’air, pas assez pour figer Pitch, le Croquemitaine.

Autre cas de figure: il n’est héroïque que par défaut. C’est un héros accidentel.
C’est suite au décès de son frère (jumeau, c’est plus pratique!) que Jack Sully est amené à remplacer celui-ci – et à devenir le sauveur de Pandora, dans Avatar.
Mais, à la base, Sully n’est que l’avatar – celui de son frère.
De même, Shrek est un remplaçant. Il doit sauver une princesse à la place de Lord Farquaad.

Dernière piste: il voyage dans le temps. Et, oui le voyage temporel! On sait dès le début que le héros a accompli sa mission, reste à trouver le bon orage magnétique, la bonne machine temporelle pour que ledit héros réalise son destin.
C’est Terminator où l’on vient du futur (qui n’est pas folichon, entre nous).
Ce schéma a été largement pillé par les auteurs de SF (je ne citerais pas toutes les références, vu le grand nombre), accompagné de son leitmotiv: le paradoxe temporel.

Le paradoxe temporel le plus connu est le paradoxe du grand-père selon lequel l’intervention tue l’aïeul de l’intervenant empéchant ainsi sa naissance… et donc son intervention. Ici, nous nous trouvons en face du paradoxe du premier type, mais l’auteur avance l’hypothèse d’une autocorrection du temps. En effet, le voyageur est voisin d’un architecte; malencontreusement, il empêche la naissance de ce voisin, mais les maisons réalisées par ce voisin, n’en sont pas moins dessinées par un autre architecte.

On pense à Barjavel (Le Voyageur imprudent); à Bradbury (Un coup de tonnerre),  à Vous les zombies All You Zombiesde Robert A. Heinlein, à  La Patrouille du temps de Poul Anderson, mais aussi à La Spirale du Temps (Yoko Tsuno) de Roger Leloup, à Valérian et Laureline qui sont des agents spatio-temporels,  à Thorgal (dans Le Maître des Montagnes). Je passe sur le nombre d’allusion dans Doctor Who.  Dernièrement, dans la saison 10 – épisode 3 « Thin Ice » dont voici un aperçu  ci-dessous, Bill,  qui accompagne le Docteur, pose à nouveau cette question « Et si…. » – et se fait gentiment tourner en dérision.

Londres, 1814. La ville entière s’est révélée pour la plus grande foire de givre depuis des décennies. Mais sous la Tamise glacée, les fêtards disparaissent, s’embrassent dans la glace et pénètrent dans les profondeurs où se cache un monstre terrifiant. Le docteur et Bill arrêteront-ils le massacre avant qu’ils ne soient entraînés dans les eaux glacées

Yoko Tsuno : La spirale du temps

Le héros ne change pas l’univers.Très souvent, il contribue à en maintenir sa cohésion. Cette idée en induit une autre: la préexistence du futur.
Nous faisons un tour sur nous-mêmes et nous projetons dans un avenir qui, s’il n’est pas une certitude, est susceptible de déjà exister.
Voilà qui a le mérite d’en séduire plus d’un….

Héros fédérateur, héros fort de sa faiblesse, la pop culture nous invite à nous pencher sur nous-mêmes, à nous réapproprier des codes, des histoires. Elle nous renvoie à notre propre humanité, et en cela, à nos différences, à nos singularités.
Elle nous réunit quand nous devenons fans (merci, les fandoms!);  elle nous montre que c’est en faisant un  atout de notre différence que nous en devenons héroïques. Pour conclure ce premier volet en 7 parties sur la pop culture, je  citerais R. Mèmeteau dont l’ouvrage m’a servi de guide-fil: « Une société de plus en plus normée finit donc fatalement par devenir une véritable machine à créer les stars ».

Je vous retrouve bientôt pour un autre volet et en attendant, je  vous souhaite une bonne semaine.

T’as pas vu ma pop? 1er volet

Introduction – part.1

La pop et le camp part.2

Come on, vogue! -icône pop –part.3

Pop culture: le monomythe- part.4

Prophéties part.5

Prophéties: Matrix, Harry Potter – part.6

Héros pop: croire ou ne pas croire part.7

T’as pas vu ma pop #5

La semaine passée dans T’as pas vu ma pop, je me suis intéressée à la recette campbellienne – ou comment faire une bonne soupe au monomythe- avec la structure du Voyage du Héros (Ulysse nous aura bien aidés longtemps avant Bilbo et Luke Skywalker).

Aujourd’hui, entre les bagages et un rhume des foins carabiné, je vais continuer mon propre voyage – et le vôtre – en direction du mythe, de la croyance et de la prophétie. Ce sera un peu plus court pour les raisons évoquées sur ce blog.

Crois-en moi, crois-en toi: croyance et prophéties auto-réalisatrices

On entend souvent que la pop culture est un pillage continuel sans foi ni loi (si possible). Et aussitôt, certains se mettent à pousser de grands cris, tentant, en quelque sorte,  de comprendre la pop culture en dehors d’elle-même, et non pas en interne. Renvoyer la pop à ce qui ne peut pas être saisi, le moment, l’époque, l’instant, c’est vraiment chercher à s’arracher les cheveux – ou à enrager.

La pop culture pille la culture populaire, tranquillement, et fournit son propre mythe. En fait, elle opère un retour sur soi, une réflexivité plus qu’une révolution: une forme d’autoprophétie.
On observe le même scepticisme chez le chef d’orchestre  Leonard Bernstein (qui aimait le rock et la pop) en 1967 dans le documentaire« Inside pop » qui ne croit pas à la rébellion mais loue la créativité.

Prophétie, mais de quelle prophétie parle-t’on?

En premier lieu, de ce que Robert K.Merton nomme la prophétie autoréalisatrice.
Je rappelle ce qu’est une prophétie autoréalisatrice – selon Merton, il s’agit de:

 La prophétie auto-réalisatrice est une définition d’abord fausse d’une situation, mais cette définition erronée suscite un nouveau comportement, qui la rend vraie »

Si je reviens à notre Héros de la semaine dernière, je peux alors dire: « Bon, je ne vais pas me casser la tête pour inventer un quelconque motif à son aventure, il y a beaucoup plus simple »  Il y a longtemps, une prophétie raconte qu’il devait y avoir un Elu (tout se transpose au féminin, j’ai oublié de préciser). Comme par hasard, l’Elu est le héros de mon histoire mais voilà, il ne le sait pas encore – et c’est parti…
Tiens, ça ne vous rappelle pas un/des films? Un/des romans? Des jeux vidéo?

 

Star Wars? Un enfant destiné à rééquilibrer la Force. Matrix? Un homme élu… Harry Potter? Un jeune garçon dont on a prédit qu’il devait tuer ….etc…

 

Star Wars: Prophétie de l’Elu

 

Prophéties chez Harry Potter

J’en reparle la semaine prochaine….

Pour aller plus loin:

 

There’s always the sun

En passant, un petit mot durant ce long week-end du 1er mai !

J’ai eu très peu de temps- et très peu d’énergie – pour mettre en ligne des photos ou faire du post-traitement sur mon blog photos Leyarts.

Non seulement mon Reflex  rencontre ponctuellement certains problèmes liés à la batterie mais,de plus, j’avais réussi par un grand mystère à égarer mon chargeur de ladite batterie. Mon Reflex est un ancien modèle qui a beaucoup servi et, il faut le dire, le boîtier a vraiment besoin d’être changé. Heureusement, l’objectif est encore nickel, ou presque.
Je suis face à un dilemme: investir alors que ma situation professionnelle est très incertaine et que ma santé a été plus que perturbée ces derniers mois. Je garde en tête que j’aime faire des photos, que mon blog gagne chaque semaine de nouveaux abonnés….
Mais en attendant de me décider, j’ai senti que l’écriture m’appelait ( « Hey, Niéssou, c’est l’écriture! Tu te souviens de moi? « etc, etc..) . Donc, entre une nouvelle qui s’étoffe et une ancienne fanfiction,  des articles ici sur la pop-culture et deux ou trois autres choses encore, j’avance.

J’ai été heureuse de réviser cette fanfic qui date presque de dix ans, maintenant et qui est en entier sur wattpad, parce que j’ai une sorte d’affection pour ce texte.

J’espère m’aérer l’esprit sans trop ramer pour les photos – a priori, le bestiau tient encore la distance – dès jeudi puisque je m’envole pour Berlin avec Mr.Chours. Nous allons passer quelques jours tous les deux (1st time since 2009!) . en fait, nous avons rarement eu l’occasion de partir en vacances, même tous les 3, alors tous les 2, n’en parlons pas…
La vie n’est pas aisée pour tout le monde mais ce n’est pas ça qui empêche d’être positif ni de relativiser. Ce n’est pas ça non plus qui empêche de s’amuser, d’avoir le sourire ni d’avoir des amis  – en gros, de se dire que c’est simplement somptueux, d’être en vie…

J’ai un autre article -la suite – sur la pop culture à mettre en ligne (demain ou mardi). En attendant, puisque c’est le week-end, je vais construire des ponts et des maisons en collaboration avec mon ado de fille sur Minecraft. Je me découvre des talents d’architecte insoupçonnés.

A très bientôt!

Niess/Lady Butterfly

 

 

Chenille écolo, ver des sables et tutti quanti

« La découverte d’une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s’accumule dans l’environnement, notamment les océans.

« Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement », explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

source

ici 

 

Quand j’ai pris connaissance de cette info, je me suis dit: « Elever des larves en masse pour manger nos déchets plastiques, c’est pas un peu dangereux? » . J’ai eu la vision apocalyptique de vers géants (merci Dune!) colonisant la planète. Au fil de l’interview avec la scientifique, j’ai apris qu’il s’agissait de larves de …papillons. Aussitôt, la Terre terrain de jeu de Shai-Hulud, s’est transformé en un joyeux bazar peuplé de papillons gigantesques (et de licornes sur fond d’arc-en-ciel, si possible).
Jusqu’au moment où les chercheurs déclarent: «  »L’une des prochaines étapes sera de tenter d’identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l’enzyme responsable ».

Alors, mon rêve éveillé s’écroule. Pas de vers ni de papillons titanesques, adieu Dune, les arcs-en-ciel et les licornes ! J’ignore à quel moment les licornes ont débarqué dans mon délire, sûrement une relation avec la couleur ou un grand besoin de me changer les idées en ce moment…
Voilà, tout ça se résume à un bête enzyme sur du bête polyéthylène qui nous pourrit la vie et la planète.

Parfois, vu les circonstances actuelles, j’aimerais mieux vivre ici:

Je sais, je suis un brin  idéaliste.Juste un brin …

 

Mes chats ont plutôt ce genre d’attitude:

A très bientôt!

T’as pas vu ma pop #4

 

Cette semaine, il y sera question de mythe (avec le « yth », bien sûr).
Plus précisément, je vais vous parler du monomythe, qui a considérablement influencé les scénarios hollywoodiens, ces grands pourvoyeurs de pop culture.

Monomythe et pop culture

Monomythe?

Si je dis: « Star Wars »? Vous voyez à peu près de quoi je veux parler – oui, ce tout petit film, un truc obscur…

Maintenant, si je dis: Joseph Campbell?
Pour nous autres, européens, le monsieur est moins connu et moins étudié que Claude Lévi-Strauss ou Mircéa Eliade, par exemple. Depuis « Star Wars », nous sommes un peu plus familiers de ses théories, et pour cause.

Joseph Campbell:

Joseph Campbell, né le 26 mars 1904 à White Plains (New York)et mort le 30 octobre 1987 à Honolulu, est un mythologueaméricain, professeur, écrivain et conférencier, connu pour ses ouvrages portant sur la mythologie comparée et la religion comparée. Son apport principal est sa théorie du monomythe qui postule que les mythes, légendes et contes du monde entier, à de nombreuses époques, sont des expressions d’un schéma narratif unique, lui-même lié aux structures de la psyché humaine. Les théories de Campbell s’inscrivent en partie dans la lignée de celles du psychologue analytique Carl Gustav Jung. Peu influent et souvent critiqué dans le domaine des études mythologiques lui-même, Campbell devient cependant populaire grâce à ses ouvrages, conférences et émissions, et ses ouvrages sont employés par la suite comme guides d’écriture par les scénaristes

C’est avec  « The hero with a thousand faces » (Le héros aux mille visages)  – 1949 que Campbell se fait connaître hors des universités et enchante Hollywood.  Dans l’introduction du « Héros… » désormais célèbre, Campbell définit ainsi  le monomythe:

« Un héros s’aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »

Il s’agit donc d’une histoire simple, partagée par toutes les cultures qui peut être résumée de cette façon : le Voyage du héros.
On peut découper ce voyage en plusieurs étapes (17 dans la version originale de Campbell) mais les principales sont les suivantes:

  • 1 – Le Départ: le Héros connaît l’appel vers l’Aventure
  • 2 – l’Initiation: Il est transformé par ce qu’il vit
  • 3- Le Retour: Le Héros revient dans le monde, changé, et voulant partager ce qu’il a connu/gagné avec la communauté.

 

En images, les 17 étapes détaillées selon Campbell:

 

 

Et version Star Wars:

 

Quelques exemples d’étapes:

 

On peut constater qu’avec le modèle campbellien, on voit se dessiner un héros bien connu: celui qui se voue à la communauté (le type mort/renaissance) tandis que son antagoniste (l’Ennemi ultime!) est celui qui refuse  ce destin (je pense à Voldemort, soudainement) ou bien qui accapare le bien commun (Saroumane ).

« Le talent de Campbell est de dire tout ça avec une histoire de mythe bien juteuse par page avec en plus de nombreuses références à Nietzsche … » R.Mèmeteau – Pop culture p.94

Et Star Wars dans tout ça?
Il se trouve que George Lucas avait lu Campbell quand il était à la fac puis relu quand il finissait le script du 4 (1er volet de la trilogie originelle – 1977). Il en parle très bien dans le documentaire « The mythology of Star Wars » durant l’entretien avec Bill Moyers:

Lucas rencontre Campbell une fois la première trilogie terminée. Tout ce petit monde se retrouve dans le ranch de George et visionne les trois premiers épisodes (nous sommes en 1983 – heureusement, il n’existe que cette trilogie – oups, ai-je dit « heureusement »? ). Joseph Campbell est enchanté. Il devient fan. Il dit alors qu’il y a vu  » sa matière ».

A partir de cet instant, Campbell est littéralement découvert par le grand public américain.
Christopher Vogler, story consultant (consultant en histoires – je sais, ça fait étrange) chez Disney  connaît les livres de Campbell. Il écrit un mémo et le diffuse à ses collègues. Le mémo est lu et devient une référence en la matière. Très vite, Vogler est chargé de l’écriture du Roi-Lion (même si on voit plutôt l’inspiration du Roi-Lion chez Shakespeare, »Hamlet » mais bon…) et tant d’autres. En 1992, il publie le « Guide du scénariste ». Une recette du scénario à succès est née…

 

Depuis, Shrek effectue bon nombre de voyages avant de retourner dans son marais. Avant lui Bilbo (et Frodon) auront participé à des aventures, Néo a reçu l’appel via une pilule rouge, Harry Potter via une lettre portée par un hibou et j’en passe…Les mentors se nomment Gandalf, Dumbledore, Prof.Xavier, Yoda, Obiwan Kenobi, (toujours prêts à corrompre la jeunesse, ces pervers ^^).
Monomythe et pop culture, mythe et pop, croyances et pop?
Je continue avec vous cette exploration de la pop culture la semaine prochaine!

 

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

  • Icône pop 

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie…! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop!) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire…

Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par …Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée.

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls

  • Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue »(enfin, je sais que j’ai dansé dessus) :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957!

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être (et ça y est, je vous ai perdus^^).

RuPaul, célèbre drag-queen américaine, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga.

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu’un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant. Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes