T’as pas vu ma pop? #2

Pop culture, pop art, pop music: tout ce qui fait émerge (en anglais : « to pop up », émerger, pousser, surgir) est-il soluble dans la culture?

La Pop culture ne se réduit pas à une vulgaire marchandise destinée aux masses consuméristes. Cette culture populaire demeure traversée par des contradictions et peut alimenter un imaginaire de révolte

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à ce qui pourrait définir la pop en la comparant au style camp, une notion que nous n’employons pas ou peu en France. Il existe des similitudes entre les deux, même si l’un n’est pas synonyme de l’autre.

Le camp  englobe une esthétique et une attitude kitsch distanciées, pensées. Aux États-Unis, la culture camp est liée à la culture gay masculine et à l’art du travestissement.

Toutefois, un nombre important d’œuvres, d’artistes et de pratiques culturelles françaises exprime une sensibilité camp telle qu’elle a été décrite par les critiques culturels anglo-saxons.

Le camp repose sur le kitsch, le démodé, sur la création d’un personnage, sur l’absurdité de la morale et une vision comique du monde. Le camp semble incarné par des artistes homosexuels qui assument leur décalage avec les normes et le conformisme.

(wiki etc)

C’est Susan Sontag (romancière, écrivain, essayiste américaine; 1933-2004) qui en parle le mieux.En 1964, elle publie un article sur le « Camp » appelé à devenir le texte de référence. Alors,  Sontag elle-même faisait  cette distinction :

« Le « Pop Art » est plus sec et plus plat, plus sérieux, plus détaché de son objet, nihiliste en fin de compte. »

Notes on camp 

Il est intéressant avec le recul de pouvoir trouver plus de points de convergence que de différences, finalement. Car, depuis les années 60,  le camp a gagné en visibilité.  On peut citer de grands réalisateurs associés à cette sensibilité (John Waters, Pedro Almodóvar, par ex.) qui ont fait preuve d’une démarche délibérée dans ce sens.

Le pop art et le glam rock, avec Andy Warhol pour le 1er et David Bowie -pour le 2nd, ont élargi le champ d’investigation du camp.

 

 

1. Pour commencer par des généralités: « Camp » est un certain modèle d’esthétisme. C’est une façon de voir le monde comme un phénomène esthétique. Dans ce sens — celui du Camp — l’idéal ne sera pas la beauté; mais un certain degré d’artifice, de stylisation.

Camp? 

« Le « Camp » est fondamentalement ennemi du naturel, porté vers l’artifice et l’exagération. »
Susan Sontag, L’œuvre parle, p.307

 

On pense assez rapidement à Lady Gaga (avant elle, Madonna; dans une moindre mesure; Britney Spears). Mais Gaga fait plus fort, parodiant même Madonna (« Born this way » et « Express yourself » se ressemblent furieusement, quand même). Gaga serait-elle le summum de l’icône pop?  Même Britney et Mylène (chez nous) n’ont pas réuni autant de critères pop.

Lady Gaga affirme que sa seule ambition a toujours été de devenir une star. La musique et la dance ne sont que des moyens. Mais Lady Gaga s’adresse aux exclus et aux marginaux en leur proposant de devenir également des stars à travers elle. (Born this way)

 

La culture pop comme le style camp aime ce qui est populaire (et non ce qui est « élitiste », la culture dite « savante » qu’elle conteste). D’où les séries (Game of Thrones) , les comics, les blockbusters (Star Wars, en 1er).

« Camp », c’est un art qui se prend au sérieux, mais qui ne peut pas être pris tout à fait au sérieux car il en fait trop. On retrouve cette démesure, cette outrance dans la culture pop.

Gaga et ses tenues improbables car too much :

Bien vu aussi chez 2ne1 :

G-Dragon (Kwon Ji-yong), le Lady Gaga coréen ou presque, androgynie et confusion des genres à l’appui:

 

 

« L’élément essentiel du « Camp », naïf ou pur, c’est le sérieux, un sérieux

qui n’atteint pas son but. »

« En un sens il est tout à fait correct de dire: « C’est trop bon pour que ce soit « camp », ou « c’est trop important », c’est-à-dire pas assez en marge. »

 

Extravagance, décalage, quand je vois ceci: (les lits au milieu du pré, j’imagine)

je pense étrangement à cela:

 

Le mauvais, le raté devient  un canon camp. Et de là, le moche, le kitsch, à la limite du mauvais goût…

 » it’s good because it’s awful »

John Waters, réalisateur, dit ceci:

 »Whatever was camp has mutated into plain mainstream American humor . . . Kitsch, or camp, means something so bad it’s good. But what is so bad it’s good anymore? »

« Quoi qu’il ait été, le camp est maintenant totalement intégré à l’humour grand public américain»

Nous y sommes. John Waters… John Waters et Divine, « Pink Flamingos » en 1972 (je ne raconterais pas la fameuse scène de la crotte de chien) John Waters est l’illustration parfaite (ici, Hairspray-1988); Mauvais goût, outrance, et film-culte.

 

On se moque de la vérité, de la sincérité. Rien de plus insincère en musique que l’usage de l’auto-tune? Le son est uniforme, métallique et surtout, impersonnel.

Doit-on remercier Andy Hildebrand,  l‘inventeur? 
Les précurseurs tels que Cher en 1998:

T.Pain, peut-être (et depuis, on a de l’auto-tune ans tous les raps…):

Et pourtant, Kanye West remercie ici « Dieu et l’auto-tune »; signe des temps…

 

« On est séduit par le « Camp » quand on s’aperçoit que la sincérité ne suffit pas. La sincérité peut être ignorante, et prétentieuse, et d’esprit étroit. »
ibid, p.323

 

Ce qui compte, c’est la naïveté. « Le pur camp est toujours naïf ». La pop est naïve. Tellement 1er degré qu’on pense souvent que c’est du second!

Finalement, 2nd ou 1er, on s’aperçoit que la culture pop est surtout  efficace.
Ce qui compte, c’est l’intensité.

Se nourrir de kitsch, du has-been, du décalage qui s’impose.

Le camp ne jure que par le personnage. Merci, nous sommes à l’ère des télé-réalités, où il est si important de paraître, d’incarner un personnage et non pas d’être, d’évoluer (je ne suis pas sûre que cette réalité aurait pu s’imaginer dans les 60’s sinon sous forme de récit de SF).

Autrement dit, l’attitude, le style, le décalage -malgré lui, j’ai envie dire (la pop est naïve)– sont autant de points qu’on retrouve dans la pop culture.  (ou comment la culture punk est une culture pop…- la culture, hein, pas la musique!).
 Désormais, la star n’est plus la vedette au-dessus de tous,  mais la personnalité dans laquelle chacun doit s’identifier pour changer la culture, la pop, le monde.
« Une race dépourvue de préjugés, sans discrimination, mais dotée d’une liberté sans bornes », propose Lady Gaga.

 

Finalement, la pop culture est-elle celle de la masse? De l’uniformité? Ou bien a-t’elle une tendance  à intégrer les contre-culture? Les différences? N’a t’elle pas absorbé le style camp, entre autres?

Je vous invite à me suivre au pays de la pop la semaine prochaine…

J’ai un tableau consacré à la  pop culture sur pinterest.

 

 

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T’as pas vu ma pop? #1

Pop culture – aussitôt a-t’on prononcé ces mots et, incroyable mais vrai,  voit-on surgir le pop-art, Warhol et la soupe Campbell. Tapez « pop culture » dans un moteur de recherches et vous serez certains de trouver ceci:


Pop culture ou culture populaire en français – un terme que nous laissons tomber bien volontiers parce qu’il sonne tellement franchouillard (donc, has-been).

La définition de la pop culture que l’on retrouve est la suivante

La culture populaire représente une forme de culture dont la principale caractéristique est d’être produite et appréciée par le plus grand nombre, à l’opposé d’une culture élitiste ou avant-gardiste qui ne toucherait qu’une partie aisée et/ou instruite de la population.

On ne doit pas confondre la culture populaire avec la culture de masse ou la culture médiatique . (wikipedia)

 

Ou bien:

Genre de culture qui a pour principale particularité d’être partagé par une grande partie de la population.

 

Si on devait définir la pop culture (ou culture populaire), nous pourrions dire que c’est avant tout une forme de culture regroupant des oeuvres : films, séries, jeux vidéos, peintures … Elle a pour caractéristique intrinsèque d’être connue de tous, et donc d’être notre héritage commun !

(source siecle digital)

 

Alors, culture de masse? Pop culture? 
Une chose est sûre: depuis quelques années, chacun y va de sa rubrique, voire de sa page « référence », mélangeant allègrement Star Wars, Game Of Thrones, Beyoncé, les jeux video, Disney, des gifs de chat (il est toujours bon de mettre un gif de chat de nos jours), Luc Besson, Attack On Titans… (un coup d’oeil ici par exemple ou ici).

 

Le résultat? Une belle salade de fruits surfant parfois/surtout/souvent sur un phénomène de mode où, au pif,  connaître les comics (Marvel ou DC, je suis pas jalouse) paraît  être la dernière attitude swag  (oups, tellement 2015, ce swag) du moment pour briller en société et non le reflet d’un réel goût personnel. Ou quand la pop culture devient réellement une référence de masse parce que vendeuse…

Je me moque gentiment mais je n’ai pas de réponses. Je me contente d’observer, d’écouter (beaucoup), de lire  et d’écrire. Car le problème n’est pas récent.
Goethe y faisait déjà allusion  déjà dans son Prologue Sur le Théâtre (Faust, prologue) en mettant en scène  un directeur de théâtre, un poète et le « personnage bouffon » . Ceux-ci s’affrontent pour savoir quel est le but (et la fonction) du théâtre. Pour le directeur, le théâtre est une entreprise de spectacles, le poète le voit de manière artistique, la bouffon comme un divertissement (ils se mettront finalement d’accord sur un compromis, la pièce universelle qu’est Faust ).

« C’est par la masse seulement que vous agirez sur la masse (dit le directeur). Chacun cherche après tout quelque chose qui lui convienne « . Donc, « il faut des moyens massifs pour s’adresser aux masses » (Die Masse könnt Ihr nur durch Masse zwingen – la formule est jolie). « Qui donne beaucoup donne pour tout le monde ».

Je me suis penchée sur la pop culture, (pas seulement parce que j’aime ça ), le jour où je me suis une fois de plus étonnée des réactions négatives face au « phénomène » (je ne suis pas fan du mot) k-pop (=pop coréenne, pour les non-initiés). Soudain, face à un courant musical aussi porteur, je voyais des gens sortir les vieux (non-)arguments qui suivent: « C’est préfabriqué!); « les paroles n’ont aucun sens même une fois traduites »; « c’est vide … »; « c’est toujours pareil ».

J’ai été assez surprise de lire les mêmes phrases autrefois attribuées à : la new-wave (années 80), et avant elle, la pop britannique (années 60), les boys bands et girls bands des années fin 80/90 et début 2000, Madonna, Britney (Spears), j’en passe.

Mais, dites-moi, depuis quand la pop music contient-elle un ….message?
Quand les Beatles chantaient « Love, love me do » , était-ce plus ..hum..sensé

Love, love me do
Aime, aime moi
You know I love you
Tu sais que je t’aime
I’ll always be true
Je serai toujours honnête
So please, love me do
S’il te plait, aime moi
Oh, love me do
Oh, aime moi

que lorsque Pharell Williams fait une chanson universelle en assénant « Tape dans tes mains si tu te sens comme une maison sans toit » (Happy) . Voyons, y- a t’il  une volonté de réflexion philosophique plus avancée quand Madonna nous invitait à « Dance into the groove »  que dans, au hasard, « Fantastic baby » de BigBang?

« Get into the groove
Boy you’ve got to prove
Your love to me, yeah
Get up on your feet, yeah
Step to the beat
Boy what will it be »

« Venez tous, que tout le monde se rassemble ici
Nous allons faire la fête comme lilili lalala
Ouvre ton coeur, vide ton esprit
Mets le feu lilili lalala
Wow, fantastic baby
Dance
I wanna dan-dan-dan-dan-dance »

(vidéo avec les sous-titres anglais)

Et quand nous, lisons ceci:

« Mon sang, ma sueur, mes larmes
Mon corps, mon coeur, mon âme
C’est déjà tout à toi, et tu le sais
Ce que je te demande, c’est de me châtier
Des pêches et de la crème
Plus douces que le sucre
Des joues en chocolat et des ailes en chocolat
Pourtant ces ailes sont celles du diable
Ta douceur, elle, frôle l’amertume
Embrasse moi, quitte à me faire mal
Viens, serre plus fort
Jusqu’à ce que je ne puisse plus pouvoir souffrir »  

(la vidéo étant  esthétiquement réussie, la voici – on peut activer les sous-titres en anglais pour les parties en coréen)

dans « Blood sweat and tears », immanquablement, je pense à notre Grande Idole française, l’Icône Pop, la Lady Gaga avant l’heure, Mylène Farmer (sarcastique, moi? ):

« Comme j’ai mal
je n’verrai plus comme j’ai mal
je n’saurai plus comme j’ai mal
je serai l’eau des nuages
je te laisse parce que je t’aime
je m’abîme d’être moi-même
avant que le vent nous sème
à tous vents, je prends un nouveau départ » (Comme j’ai mal)

Je pourrais continuer à jouer à ce jeu-là longtemps; c’est amusant et les exemples pullulent. Mais mon propos était (est, toujours) d’écrire sur la pop culture. Je vous invite donc à me suivre dans les semaines à venir…

A bientôt
Donc, à suivre…

LadyButterfly/Leyaniess

 

Throwback Thursday Livresque : 500 pages

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Cette semaine (jeudi 23 mars : Un pavé de plus de 500 pages

La notion de « pavé » , à mon avis, rebute pas mal de lecteurs potentiels. J’ai pu le constater en librairie autrefois (« Quoi? Toutes ces pages…. »), plus récemment avec mon ado (« ça va, y a pas trop de pages…. » – remarque qui me fait à la fois sourire et grogner).

De mon côté, le nombre de pages n’est pas un réel problème. Je lis facilement des séries de plusieurs tomes (ah, la fantasy! ah, la SF!…); ce ne sont pas quelques misérables 500 pages qui me font peur… Pour autant, il y a un détail qui peut me dégoûter d’un pavé: si la police de caractères est minuscule. Je pense à nos amis anglo-saxons qui n’ont aucune pitié pour nos yeux.  Je viens de rencontrer le problème avec ma relecture d’Outlander: migraine ophtalmique, merci…

 

Mon choix va se porter sur une lecture récente: Nos premiers jours de  Jane Smiley. (592 pages dit le site de l’éditeur, Rivages).

 

Walter Langdon rêve d’avoir sa ferme et d’obtenir son indépendance, loin du regard paternel. Avec sa femme Rosanna, il décide d’acheter une exploitation agricole dans l’Iowa. Sur cette terre, sa famille connaît les grands bouleversements historiques de la première moitié du XXe siècle, de 1920, à l’aube de la dépression, jusqu’en 1953.

Jane Smiley est une auteure que je connaissais déjà (« Un appartement à New York » – rivages aussi -est depuis longtemps dans ma bibliothèque). C’est donc avec plaisir que j’ai retrouvé la romancière pour cette saga familiale à la Ken Follett. Jane Smiley connaît bien l’Iowa, où elle a étudié puis enseigné la littérature. Elle  avouait récemment, lors d’une table ronde au Festival America, être « obsédée » par ses personnages, « pas parce que je les aime ou pas, mais parce qu’ils sont complexes ». À sa manière, cette trilogie est bien une histoire du peuple américain. On pense à  Faulkner, Steinbeck et Dos Passos , par exemple.

Nous sommes en 1920 au début de ce tome qui sera le 1er d’une trilogie nommé « Un siècle américain ». Nous refermons le livre en 1953: la grande dépression, la 2nde guerre mondiale,l ‘après guerre, la chasse aux sorcières (Hoover et les communistes).
Roman de filiation, d’apprentissage, « Nos premiers jours » sait s’attacher aux personnages et nous captiver. Comment, plus de 500 pages et c’est passé si vite?

Je dois dire que j’attends la suite, à présent….

 

Bonnes lectures, à bientôt!

La lettre d’Isa pour le projet « Cher moi »

Il y a 4 ans, quand ma Triplette Yza participait au projet « Cher Moi »…Vous pouvez lire Yza ici

A Partir du Néant

L’autre jour, j’ai reçu un e-mail qui débutait ainsi :

Bonjour cher Vous,
Je ne pensais pas le faire, mais l’idée était belle.

Il n’en fallu pas davantage pour titiller gentiment ma curiosité. Mais avant que vous ne découvriez cette lettre, un petit mot de son auteur s’impose :

Je suis née le 24 décembre 1962.
J’aime l’écriture et la photographie. Je n’ai pourtant évolué professionnellement dans aucun de ces domaines. Je travaille dans une collectivité territoriale, bien contente d’avoir pu me poser là après avoir pas mal « galéré ». Les mots me traversent parfois et je les jette sur le papier pour les sortir de moi, parce que mes mots découlent souvent de mes maux. Quant à la photo, elle m’a servie dans une démarche de reconstruction de mon image, de moi par moi. A présent mon objectif se tourne plus facilement vers le monde et les autres. Je n’écris que très peu…

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Throwback Thursday Livresque : Musique

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Thème de ce jeudi:  Musique (un héros musicien ou un livre qui parle de musique;…)

Fanfare 2

Fanfare de rue - Nantes - mes photos 

Quand j’ai vu le thème de cette semaine, je dois dire que j’étais (très) enthousiaste.
Musique +lecture : voilà qui fait un parfait alliage, à mon sens.

Ma sélection pour ce jeudi

Dans la catégorie « rock-critic » – les heureux élus sont :

– Awopbopaloobop, Alopbamboom – Nik Cohn (10/18)

« Le bien nommé Awopbopaloobop, Alopbamboom (Tutti, Frutti !) est un texte historique, parce qu’il a ouvert un nouveau champ journalistique et fondé un genre littéraire, celui de la Rock-Critic. C’est-à-dire une manière d’écrire qui assume et revendique son entière subjectivité, sa partialité, ses emportements, son lyrisme… Sans se soucier des risques de plantage. La musique Pop, c’est l’objet – et le mantra – de Nik Cohn. Golden Boy de la critique musicale dans les swinging London des années 60, Nick Cohn, à la manière de ses héros, décide de se retirer des affaires (il a 24 ans!) et de sortir du feu un mausolée dédié à la Pop, son histoire, ses dieux, ses tricheurs, ses seconds couteaux, ses pirates, sa folie, et sa mort. »

 

Les textes de Nik Cohn sont pointus (le sieur est un connaisseur) et terriblement bien ficelés. A lire aussi :

-Anarchie au Royaume Uni (qui revient sur les années punk)

-Psychotic reactions et autres carburateurs flingués  – Lester Bang(1971)

Lester Bangs est une légende parmi les rock-critics et chacun de ses ouvrages est un délice…

-Lipstick traces – une histoire secrète du vingtième siècle – Greil Marcus (1989)
« Salué par le Guardian comme « le livre de la fin du millénaire », Lipstick traces met à jour l’histoire secrète et chaotique de notre siècle à travers celle des mouvements les plus nihillistes: Dada, Lettristes, Punks. Bien qu’il soit question des Sex Pistols et de Internationale Situationniste , ce n’est ni un ouvrage sur la musique, ni un essai théorique mais un livre vivant, personnel, à la fois drôle et dramatique, capable d’éclairer le mouvement des Frères du Libre Esprit du Moyen-Age par les paroles d’un vieux blues » <

Et mon coup de coeur est :

The Dark Stuff : L’envers du rock – Nick Kent (2006)
« Un beau jour, je me suis frotté à des zozos du genre Syd Barrett, et j’ai réalisé que si ces gens-là avaient bien obtenu ce qu’ils désiraient, ce n’était surtout pas de cela (l’adulation des foules, le  » décollage  » créatif) dont ils avaient besoin pour préserver leur équilibre mental. Dès lors tout a pris un sens. Et j’ai vite réalisé qu’entre toutes, ces histoires-là valaient d’être contées. Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l’objectif de « The Dark Stuff. » Nick Kent y dépeint des artistes d’une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand elle rend compte de débauches inouïes, son écriture reste empreinte d’élégance, de passion et de grâce. Avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock. »

Celui-ci, je regrette encore de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque (je n’ai jamais pu le trouver).  Découvrir  des « idoles » de cette façon, j’en redemande. alors, bien sûr, il faut aimer le rock mais ai-je dit le contraire ? (Rock is life)

 

Dans la catégorie Bibliographies, textes  et autres :

J’ai fait un choix. Je parlerais de Mr.Jim Morrison.

– Signés par Jim Morrison (10/18):
>Une prière américaine ;
« Un recueil composé des textes de toutes les chansons des Doors, y compris certaines dans leur version live, accompagnés de courts poèmes ».
>Arden lointain ;
>Wilderness
« Wilderness est un recueil tiré de ces carnets et publié à titre posthume. Que ce soit de part la forme ou le fond, les poèmes de J. Morrison sont avant tout éclectiques.  »
>Seigneurs et nouvelles créatures

Il est difficile de lire les poèmes de Morrison sans écouter au moins un album des Doors (tous les albums des Doors!). Ceci dit, le chanteur était un poète de grande envergure – Ci-dessous dans La Nuit américaine :

« Hope is just a world
When we think in
Table cloths
Laughter Will not End
Her funny feeling
Or assuage our
strange désire
childten will be born.

L’espoir n’est qu’un mot quand on pense en
Termes de nappes
Le rire ne peut détruire
Sa drôle sensation
Ni satisfaire notre
Étrange désir
Des enfants naîtront. »

 

Enfin – Et surtout – parce que ça se lit comme une fiction:
-Personne ne sortira d’ici vivant – Jerry Hopkins Daniel Sugerman (10/18)

Il s’agit de la biographie de Jim Morrison – qui a largement inspiré ce film d’Oliver Stone « The Doors « (avec un jeune et beau Val Kilmer) en 1991.

« Onze ans après sa première édition française aux éditions Bourgois, ressort la biographie de Jim Morrison, poète américain d’origine écossaise, également chanteur des Doors. Ce n’est donc pas une révélation, mais c’est, bizarrement, un réconfort. Parce que Morrison sut être mal élevé, choquant, infréquentable. Parce qu’il sut aussi inventer un chant fiévreux, hautain, qui racontait de la belle jeunesse américaine, de la prospérité, de l’existence calibrée. Position romantique banale, révolte d’adolescent connu, mais il faut du courage pour la tenir, il faut du talent pour la faire partager. C’est probablement là d’ailleurs ce qui, dans la vie de Morrison, est le plus stimulant ; ce goût persévérant pour l’insoumission, et la façon dont la société dont il était issu ne peut le supporter »

Dans la catégorie Romans et musique :
(la sélection fut rude)

Mon choix ici est de rester – plus ou moins – dans les années 70

Toujours dans les 70’s et les hippies –

-Acid test – Tom Wolfe (Points)

« Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les Etats Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. A bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de vol au-dessus d’un nid de coucou) Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite de Beatles, participera aux  » Trip Festivals  » et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 1970 commencent »

Ce roman est vraiment un pavé ébouriffant – et je ne sais pas si vous en sortirez vivants …Je l’ai lu à la suite de « Sur la Route » de Kerouac (il faut lire Kerouac, vraiment). J’avais 15 ans. 30 et quelques petites années plus tard, je l’ai toujours en mémoire. C’est dire.

 

1970’s mais côté punk (yes) :

Je hais l’amour véritable – G.Hamel L.Schaack – Nathan

« Londres, octobre 1976. Dans l’ambiance électrique du concert d’un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d’avenir et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager une passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l’entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l’énergie qui a réuni les deux amoureux se charge bientôt d’une violence qui pourrait les séparer… «

 

Je me suis régalée avec ce roman jeunesse. Car si, pour ma part, je n’ai pas grand-chose à apprendre question culture punk (‘suis tombée de dans étant ado), j’ai trouvé que tout était très bien documenté et permettait aisément une immersion ( un Retourneur de Temps intégré) . Donc, bravo, et mieux: à lire.

 

Pour finir, dans la catégorie BD :

Je ne peux pas clore cette thématique sans citer mes auteurs de BD favoris :

– Serge Clerc – jamais le rock et la BD n’ont été si proches – dès les années 80 …

Yves Chaland

 

Franck Margerin (tout Margerin)

Dodo et BenRadis

 

Jano – et Kebra

 

Je termine ce TBT en réalisant que j’aurais tant d’autres livres à présenter, tant au sujet du jazz, du blues, du classique, ….

Bonnes lectures !

Tag #Star Wars

C’était il y a presque 1 an….
Hommage à Carrie Fisher – notre Princesse.
Et que la Force soit avec vous!

Lady Butterfly & Co

Pour finir 2015, je vous propose mes réponses à un tag spécial Star Wars.

Je me réfère un peu plus à la trilogie originale qu’à la prélogie (normal, je n’en suis pas très fan) avec référence à l’épisode 7.

Enjoy!

Mon personnage préféré:

Luke, certainement.

Puis, Leia.

Et dans le désordre: Yoda, ObiWan, Rey, Han Solo, les droïdes.

Le personnage que j’aimerais ne plus voir:

Jar Jar Binks, évidemment.

Le « méchant » que j’aime bien:

Vador

Un « méchant » qui fait vraiment peur: 

Palpatine (L’empereur)

Snoke (Supreme Leader of the First Order ) 

Le personnage qui fait toujours rire:

C3PO!

Mais pas:

La mort qui m’a le plus frappée :

ObiWan

Vador (dans Le retour du Jedi)

LAmort dans Le Réveil de la Force

Une scène émouvante:

Une scène d’action impressionnante:

La bataille de Hoth(L’empire contre-attaque)

Ce n’est pas une grotte! (L’empire contre-attaque)

La poursuite sur Endor

Une relation ébouriffante:

Le…

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Conseils d’écriture de John Steinbeck

Jack & Liz

Comment écrire un roman ? Six conseils de John Steinbeck

Lauréat du Prix Nobel de littérature, John Steinbeck est l’un des géants de la littérature américaine. En 1962, il écrit à son ami Robert Wallsten et lui donne six précieux conseils pour écrire un roman.

Cette lettre appartient à la compilation Steinbeck: A Life in Letters, un ouvrage publié en 1975 par Elaine Steinbeck et Robert Wallsten. Vous pourrez également la retrouver au sein d’une compilation réalisée par la revue littéraire américaine The Paris Review.

Oubliez le résultat final

Abandonne l’espoir de finir un jour ton roman. Oublie les 400 pages prévues et écris-en seulement une par jour ; ça aide.

Écrivez d’une traite

Écris aussi rapidement et librement que possible et couche tout sur le papier. Ne corrige rien, ne réécris rien avant que tout soit terminé. Réécrire en cours de…

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Littérature et jeux vidéo

Bon article :
cet univers est tellement vaste….
rajoutons Sword Art Online : anime, manga, light novel et jeu video (une histoire qui parle…de jeu vudéo, justement, dans un univers virtuel de fantasy)
http://www.swordartonline-game.com/fr/

Le blog de Babelio

 Il y a quelque temps, nous vous proposions un article autour de la littérature et de ses liens avec la musique. Nous vous listions ainsi quelques chansons et albums inspirés par la littérature et inversement, des ouvrages inspirés à leur tour par le 5e art.

Nous vous présentons aujourd’hui une nouvelle liste associant littérature et… jeux video ! Nous avions déjà évoqué, dans l’émission La Compagnie des auteurs sur France Culture, les rapports plus féconds qu’on ne le croit de prime abord, entre littérature et jeux vidéo. On complète aujourd’hui cette chronique avec une liste (non exhaustive) de livres inspirés de jeux ou, inversement, de romans qui ont inspiré des développeurs. Les liens et influences sont parfois directs et explicites et parfois plus cachés !

Les classiques de la SF et de la fantasy

Dune

dune4

Dune est un roman de Frank Herbert qui devient, dès sa publication en 1965, une…

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