L’as-tu lu ou le liras-tu? Vernon Subutex 1 – Virginie Despentes

Résumé:

Vernon Subutex est un des disquaires les plus célèbres de Paris des années 1980, mais, à la suite de la crise du disque, il doit fermer son magasin. Dès lors, passif et mou, il vit durant un moment des aides sociales en évitant au maximum de sortir de chez lui, passant ses journées sur internet.

Un de ses amis, Alex Bleach, célèbre chanteur de rock, l’aide de temps en temps financièrement pour payer son loyer jusqu’à ce qu’il décède brutalement. Avant de mourir, le chanteur confie à Vernon un enregistrement sonore créé sous l’influence de la drogue. Ce qui lui vaut d’être activement recherché par plusieurs personnages. Vernon, sans aucune source de revenu, se fait expulser de son appartement. Il décide de solliciter l’aide de ses anciens amis qu’il n’a pour la plupart pas vu depuis plusieurs années, prétextant n’être à Paris que « de passage ».

 

Une petite halte dans cette rentrée littéraire 2017 – et retour en 2015 avec le premier Vernon Subutex (le 3ème est sorti cette année). Et heureuse de ce break  RL 2017 car j’ai été assez déçue de mes deux dernières lectures (je vais en reparler).

Flashback: je lis Virginie Despentes depuis la publication de « Baise-moi ». 

La polémique était grande quand son premier roman est sorti (quel bazar… )
Je pense, a posteriori, que le tapage serait moindre à l’heure actuelle.Sans être fan, je dois reconnaître que j’ai plusieurs choses en commun avec Virginie Despentes: (et c’est amusant, en fait)

  • nous sommes nées à 2 ans d’intervalle
  • j’ai été punk (à petite échelle
  • la musique est toujours aussi importante qu’à l’adolescence; j’aime Béatrice Dalle

Ceci pour la touche personnelle…

Alors, Vernon Subutex?

Ce n’est pas tant un récit sur les marginaux que sur les gens, en général. C’est un roman sur l’humanité. Avec le pouvoir, les riches, les pauvres, l’amour, la haine,  la perte, l’attachement, le deuil,  le buzz, le sexe…

Despentes nous raconte non pas son humanité mais la nôtre. C’est une histoire de  la métamorphose (l’âge, le corps, le sexe, la parentalité).

Quand nous vieillissons, quand nous connaissons la réussite sociale, quand nous perdons tout, quand nous cherchons l’apaisement (la drogue, le sexe, la famille, la religion…); la maladie, l’âge, les regrets, les petites victoires, les mesquineries…L’existence.

 

C’est une histoire de rythme, c’est une écriture profondément musicale. Je n’ai pas de mal à dire que c’est ce que je préfère chez Despentes: cette musicalité des phrases. j’ai envie d’y coller mes vieux vinyles en fond sonore.

Vernon Subutex parle de ma génération, celle qui a été ado dans les années 80, mais aussi de celle  des trentenaires, de la génération twitter, des meufs à l’ancienne, des beaufs hétéros, des jeunes filles non rebelles; ça parle de notre époque en ce qu’elle a de cruel, de rapide, de déprimant souvent. Cette époque est terriblement sérieuse – si on la compare aux années 80, par exemple. Elle fait le même constat que ses contemporains: à quel moment sommes-nous devenus si sérieux, si politiquement corrects, fermés à tout, en un mot, sectaires?

Vernon Subutex, c’est le désenchantement du monde.

 

 » Il y a des évolutions qu’on n’aurait pas pu prévoir il y a trente ans… J’avais l’idée d’un livre-patchwork qui traverserait toutes les classes sociales. « 
A 20 ans, ils étaient punks. Et à 50, à quoi ressemble leur vie ? Virginie Despentes voyage à travers les classes sociales et les évolutions de la société française. Premier volume d’un roman-fleuve, le plus ambitieux de son auteure, qui vient de recevoir le Prix Anaïs Nin.

Cette nouvelle année commence en exauçant l’un de nos vœux : on attendait depuis longtemps qu’un écrivain français signe un grand roman sur l’état de notre société, et Virginie Despentes l’a fait avec Vernon Subutex, son septième roman, une trilogie dont le prochain volume sortira en mars et le dernier en septembre. Une formidable cartographie de la société française contemporaine à travers l’itinéraire d’un disquaire (Subutex), obligé de fermer son magasin à cause de la dématérialisation de la musique, qui perdra vite son appartement et devra, avant de finir SDF, demander à chacun de ses amis de l’héberger un temps, devenant ainsi le parfait fil rouge pour nous faire pénétrer dans tous les milieux.

Il y a vingt ou trente ans, ils étaient fans de rock et participaient tous à des groupes punk. Que sont-ils devenus à la cinquantaine ? On passe de l’extrême droite à l’extrême gauche, de l’embourgeoisement à la déchéance, des nantis aux SDF, des hétéros aux gays, tous traités de la même façon par un auteur qui a atteint un niveau de maîtrise sidérant : avec autant de tendresse que d’ironie, car Despentes n’est jamais dupe, tout en restant profondément humaine.Punchlines, mots justes, humour au vitriol sont au rendez-vous d’un roman ultraserré, nerveux, dense, en forme de vrai-faux polar. Parce que Vernon Subutex se retrouve en possession des rushes de l’interview de l’un de ses amis, le seul du groupe à être devenu une star et retrouvé mort dans la baignoire de sa chambre d’hôtel dès le début, tous voudront le retrouver pour s’approprier ces bandes.De quoi nous donner envie de rencontrer celle qui pourrait bien passer, avec ce livre, du statut d’enfant terrible à celui d’auteur majeur de la littérature française. Virginie Despentes nous a reçus chez elle, dans le XIXe arrondissement de Paris. Tutoiement direct, extrême douceur et intelligence fulgurante. L’occasion aussi d’un bilan sur sa vie et la société, vingt ans après la parution de son premier roman-choc, Baise-moi (1994), de l’interdiction (la première en France depuis vingt-huit ans) de son film du même nom en 2000 et de son essai féministe, King Kong théorie (2006).

Comment as-tu commencé à écrire Vernon Subutex ?

Virginie Despentes – J’ai eu l’idée de Vernon en voyant des gens autour de moi se retrouver dans des situations compliquées à la cinquantaine. J’ai eu une expérience de disquaire quand j’étais gamine, et je faisais partie d’un groupe de rock. A l’époque, dans le rock, des gens se sont croisés qui n’avaient rien à voir ensemble. Ils ont changé au niveau social et politique. Il y a des évolutions qu’on n’aurait pas pu prévoir il y a trente ans… J’avais l’idée d’un livre-patchwork qui traverserait toutes les classes sociales. Je me suis rendu compte qu’il serait volumineux alors que j’étais déjà très avancée dans l’écriture. Il faisait 1 200 pages. C’est mon éditeur qui m’a suggéré de le découper en trois tomes.

L’une des questions qui traversent le livre, c’est l’idéalisme inhérent au rock et ce que chacun en a fait vingt ou trente ans plus tard…

La question c’était : “Après ce qu’on a fait à 20 ans, qu’est-ce qu’on est devenu à 45 ?” C’est un vrai truc de vieillir, on me l’avait dit mais je n’y croyais pas. Et le plus dur, ce n’est pas pour soi, mais c’est de voir les autres vieillir

 

Comment vois-tu la société aujourd’hui ?

Dans Paris, j’ai la sensation d’une dépression très forte. On me faisait récemment remarquer que dans mon livre, tout le monde est abattu. C’est vrai que, quand tu es en France, tu es tout le temps bombardé de trucs déprimants, les gens sont dans un état qui va au-delà même de la colère. Mais en Espagne, où j’ai vécu quelques années, alors qu’ils se sont pris la crise de plein fouet, ils ont plus de vitalité, de colère, ils analysent plus… Même si la France est aussi le pays de Mai 68 et des grèves, on est face à une dépression des élites. Ça reste une énigme de voir à quel point les médias se sont mis à pousser l’extrême droite alors que ça ne leur sert pas. Je ne dis pas que c’est le fait d’un complot, qu’ils se sont tous concertés un matin pour en arriver là, mais je crois que c’est dû à une crise des élites, qui pensent avoir perdu leur prestige, leurs privilèges. L’extrême droite, on nous la sert à longueur de temps parce que les médias en sont fascinés.

 

 

la suite de l’interview ici 

Despentes parle de son roman  ici

Difficile de noter un livre aussi réussi (mais ça sera 5/5). 

 

 

 

 

 

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu? Le complot du Trident – Tristan Koëgel

Tristan KOËGEL, Le complot du trident.
192 pages.
Editions Didier Jeunesse (4 octobre 2017).

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants.
Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Rome est menacée par la peste. Refusant de croire à une malédiction, Publius et son neveu Lucius mènent l’enquête,

« Les dieux sont contre vous, Romains ! Vous êtes trop arrogants ! Vous ignorez la mer ! Vous la croyez soumise de bout en bout à vos légions ! La terre s’est ouverte à Pompéi et maintenant, la peste ! Qu’y aura-t-il d’autre demain pour vous punir ? Neptune aux cheveux bleus, le dieu qui fait trembler la terre, le souverain des flots, Neptune, oui ! C’est lui qui vous accable ! Personne ne peut soumettre cette mer, ni les terres qui la bordent, ni les hommes qui y vivent ! Neptune vous accable ! »

Situé après la mort de l’empereur Titus, « Le complot du trident » est un roman qui se lit très bien (personnages comme intrigues sont passionnants), au style vif. Une agréable lecture qui permet au lecteur de remonter le temps.  On ne s’y ennuie pas un moment. Le roman sort en librairie le 4 octobre 2017.

Titus:

Il meurt de la peste le 13 septembre 81, à peine deux ans après son intronisation. Ses énigmatiques derniers mots sont « Je n’ai commis qu’une seule erreur ». Ils font toujours aujourd’hui l’objet de spéculations de la part des historiens.

Un deuil unanime accueillit sa disparition, et le titre de « délices du genre humain » lui fut décerné et lui est resté attaché. Ce souvenir a définitivement effacé dans la mémoire collective le premier Titus, capable de débauches, de cruautés et d’arbitraire despotique. La postérité retiendra surtout le Titus mûri et métamorphosé par sa fonction.

 

Pour:

  • les jeunes et les moins jeunes (le public visé: 9/13 ans)
  • ceux qui aiment visiter l’Antiquité
  • et tous les autres…

Ma note : 4/5

Merci à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture!

Ecrire, dit-elle.

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Dans la série « ça avance doucement« , j’ai mis en ligne la suite d’une histoire commencée  il y a…4 ans maintenant (je vais battre le record de GRR Martin si ça continue!).

Son nom? « Les soeurs fantômes » – et ça ne parle pas de revenants.

 

Vous pouvez les retrouver ici:

 



Chiara Bautista illustration

 

Bonne lecture !

Throwback Thursday Livresque : Wild life

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est animal!

Wild Life
(un livre qui évoque des animaux, domestiques ou sauvages mais qui ne sont pas nécessairement les héros

 

Je pense que si je devais n’en garder qu’un, parmi tous les « livres avec animaux », ce serait Histoires comme ça de Rudyard Kipling. 

Les Histoires comme ça (Just So Stories for Little Children, souvent Just So Stories) sont des histoires pour enfants, écrites par l’auteur anglais Rudyard Kipling, publiées en 1902. Elles font partie de ses œuvres les plus connues.

Les histoires, initialement publiés en 1902, étaient illustrées avec des estampes de Kipling lui-même. Par la suite, les éditions suivantes furent enrichies par des illustrations provenant d’autres artistes.

Chaque histoire est accompagné d’un poème. Celui de The Elephant’s Child est particulièrement connu :

I keep six honest serving-men
(They taught me all I knew);
Their names are What and Why and When
And How and Where and Who.

De nombreuses histoires sont adressées à sa « Mieux-aimée » (Best Beloved) car elles furent d’abord écrites pour la fille de Kipling, Josephine, qui décéda en 1899 des suites d’une pleurésie.

Les Histoires comme ça me sont chères puisque je garde le souvenir de ma mère me les racontant alors que je ne savais pas encore lire.
Plus tard, je les ai lues et relues (en français, en anglais) puis, un jour, à mon tour, je les ai racontées à ma fille ( elle m’en parlait hier encore).
L’absence de solution de continuité   dans la transmission du conte a influé sur mon rapport au texte lui-même. Je ne mentionne même pas le rythme particulier de Kipling dans les Histoires qui en font une lecture agréable (Le Chat qui s’en va tout seul; L’enfant d’éléphant, elles sont toutes en V.O ici)
Voilà pourquoi je les aime autant….

L'édition que je connais bien 


Illustration de l’auteur

Ici, dans une version différente (j’ai fait du rangement dans les livres « d’enfants » hier car nous sommes envahis …. – je vais faire des dons! avis aux intéressé-e-s!)

Pour finir, j’ai emprunté à la médiathèque un très joli livre de  Guillaume Bianco

Collection Métamorphose  (collection de   Barbara Canepa et Clotilde Vu) chez Soleil Productions .

Il y est question de chats! (et de sorcières dans la première histoire).

Ces cinq histoires lèvent le voile sur cinq chats, cinq races connues de tous.

Se pourrait-il que le Bombay – le célèbre chat noir– ait été créé par mégarde, la veille du Sabbat, par de petites sorcières qui voulaient faire un cadeau à Belzébuth ? Est-ce que, tout comme la petite Zoé, vous auriez écrit une lettre de réclamation au Père Noël après avoir reçu un chat sans poils, mystérieusement appelé sphinx ? Saurez-vous utiliser le petit guide pratique du siamois, afin de comprendre et dresser cet animal mi-chien, mi-chat ? Le persan est aussi prétentieux que paresseux. Mais pourquoi a-t-il le faciès écrasé ? Et que se passerait-il si votre meilleur compagnon était l’un des chats les plus gros au monde ? Le main coon peut, en effet, mesurer jusqu’à 1,25 mètres et s’avérer un poil encombrant…

Ce dernier opus, ultime délice d’imagination, d’onirisme et d’humour, devrait enchanter les amateurs de mystère et de félins !

 

 

 

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

Throwback Thursday Livresque: « ce n’est pas ce que j’attendais! »

Le TBTL? Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est : « Ce n’est pas ce que j’attendais! »

(un livre qui vous a laissé une jolie surprise ou au contraire une amère déception)

 

Sans constituer une grande ou une amère  déception, mais en correspondance avec le thème de cette semaine, voici parmi mes dernières lectures, ce qui m’a fait soupirer « non, mais, heu…c’est pas ce que j’attendais! ».Surprise, certes, peut-être pas comme je l’avais envisagé…
Effectivement, je suis arrivée au bout de la série de l’Epouvanteur avec ce tome 13 (La revanche de l’Epouvanteur)  que je suis depuis des années et qui, il faut le noter, avait tendance à s’attarder  un peu en chemin depuis plusieurs tomes (réflexion bien connue du lecteur impatient : » mais va-t’on en voir le bout? Pourquoi c’est si looooong?! »).

L’Epouvanteur – ou en version originale «  The Wardstone Chronicles », littéralement « Les Chroniques de la Pierre des Ward » est une série de  treize tomes (+ deux autres hors-série)  publiés en France  chez Bayard jeunesse.  Jeunesse mais attention, horreur à l’honneur!   selon les scènes décrites par l’auteur, Joseph Delaney.

:  Pour résumer  A Chipenden, comté (largement inspiré du Lancashire)  d’une Angleterre habitée par diverses créatures de folklore comme les sorcières ou les gobelins. L’Épouvanteur est chargé de contrôler les manifestations du surnature, voire d’y mettre fin.  Au début de la série,  John Gregory –  l’Epouvanteur – prend un nouvel apprenti, Thomas J. Ward, le narrateur, qui devra apprendre à lutter contre les diverses manifestations de l’Obscur et du Malin.

 

La série suit donc l’apprentissage du jeune Tom, son évolution, la lutte contre les forces obscures. Il a 12 ans quand on fait sa connaissance dans le premier tome et 16, dans le dernier, alors qu’il s’apprête à devenir un Epouvanteur à part entière.

Comme d’habitude, j’ai écrit ce récit de mémoire en me servant au besoin de mon cahier et de mon journal. Pour le moment je ne suis qu’un apprenti, mais un jour, je serai l’Epouvanteur.
Thomas J. Ward
Au fil des romans, Delaney a su développer un univers particulier, qui se situe dans une Angleterre imaginaire ou ré-imaginée.
« Halloween est proche. Les serviteurs du Malin se rassemblent, venus de partout. À l’heure où Tom Ward et ses compagnons ont tant besoin d’être unis, les voilà tragiquement séparés par les choix douloureux qui leur sont imposés. Tom est censé accomplir un rituel barbare qui remet en question sa propre humanité. Alice s’apprête à user d’un sortilège susceptible de l’envoyer définitivement dans l’obscur. Quant à l’Épouvanteur, il découvre que son meilleur apprenti lui a dissimulé bien des choses au cours des dernières années.
Le délai est passé. Le Malin va resurgir. Tom saura-t-il aller au bout de la tâche pour laquelle il est venu au monde ? La mystérieuse pierre des Ward révélera-t-elle ses secrets?
Tom, Alice (son amie, sorcière n’ayant pas pour l’instant basculé dans l’Obscur – the Dark), Grimalkin (sorcière-tueuse rangée du côté de Tom et de l’Epouvanteur), et John Gregory (Epouvanteur en titre, vieillissant) se préparent à livrer l’ultime bataille contre le Malin.
Le Malin, c’est cette entité malfaisante (en V.O, Delaney le nomme: the Fiend) qui menace l’équilibre du monde humain.
Le dénouement est donc proche. La tension s’intensifie…et tout se conclue très rapidement, avec des revirements de situation qui, hélas, ne sont pas à la hauteur de la série. Peut-être le suspense né de l’attente est-il à l’origine de ce sentiment de frustration – que je ne suis pas la seule à avoir éprouvé, il reste que l’impression qui se dégage de ce de tome est celle d’un «  on termine vite fait et on passe à autre chose ». Car une suite est déjà en cours en Angleterre (les aventures de Tom Ward devenu Epouvanteur, « The Starblade Chronicles« ).
Attention – si vous désirez commencer la série ou la finir tranquillement, mieux vaut ne pas lire le paragraphe suivant ! –
Trop vite Alice se détourne de Tom – juste après l’avoir de nouveau embrassé, mais quel coeur d’artichaut …- , trop vite on apprend qu’elle est devenue une Pernicieuse (une sorcière de l’Obscur), sans comprendre réellement comment tout cela est arrivé. De même, la bataille est à peu près aussi vite expédiée que la Bataille des Cinq Armées dans le Hobbit (je me demande encore comment Peter Jackson a pu la développer autant …en fait, non, je ne me pose même plus la question!)
Très vite, John Gregory est tué dans cette fameuse dernière bataille. (« tiens, le corps demon maître, il était comme mon second père », j’exagère à peine) et très vite, on comprend qu’anéantir le Malin était une grosse bourde. grimalkin, que l’auteur semble particulièrement apprécier, disparaît du paysage presque aussi vite ( « je me barre pour combattre ailleurs« )
Comment dire? Je suis restée sur ma faim – et sur cette fin en demi-teinte.
Bien sûr, on peut envisager cette clôture de cycle comme une mise en bouche pour la suite, la trilogie à venir tant la chute  du roman … ne termine rien du tout, en fait.
Tom devient l’épouvanteur, mais cela, le lecteur le sait depuis le début puisqu’il est le narrateur de sa propre histoire.
Il reste que bon nombre de questions restent sans réponses.
J’en ai bien une (réponse): Joseph Delaney est malin comme son Malin, i.e démoniaque, puisqu’il nous allèche pour mieux nous accrocher (au cas où nous ne serions pas devenus addicts à ses histoires).
Finalement,  cette  petite déception – ou du moins, mon sentiment d’insatisfaction passager – est quasiment un mal pour un bien: je suis sûre d’avoir envie de lire les prochaines démêlées du nouvel épouvanteur!

Impressions premières de Berlin

Comme vous le savez, si vous suivez aussi mon blog photos, Lord Chours et moi-même sommes allés à Berlin au début du mois de mai.
Petit à petit, j’ai mis en ligne mes photos – et aujourd’hui, je tente de rassembler mes premières impressions cette ville. (ce qui suit n’engage que moi, bien sûr)

Une ville faite comme un patchwork, dirait-on, où j’ai eu du mal à reconstituer les quartiers tellement ils sont disparates.
Une ville qui, encore aujourd’hui en 2017, et malgré ( ou: à cause des..?) les constructions récentes semble toujours connaître une faille, un morcellement. Marquée par son histoire, sans aucun doute. Pour être allée dans d’autres grandes villes et/ou capitales européennes, je n’ai pu m’empêcher de ressentir cette fracture. Aucun doute: même si on veut faire abstraction du passé -ce qui me semble une gageure, en même temps – on y revient toujours. Il vous rattrape pour une bonne piqûre de rappel.
Fascinant, Berlin.
Nous nous faisions la réflexion en marchant dans les rues (et, oui, nous avons beaucoup marché^^) qu’il y règnait une grande liberté. J’ai souri en regardant tous les graffs et les tags dans le quartier de Kreuzberg, par exemple, en pensant aux gens qui, à Paris ou région parisienne et dans nos grandes villes, râlent parce que les murs sont envahis. Ici, c’est un art – et personne n’efface les graffitis…

Graf

Berlin

Autre chose qui m’a fait réfléchir. En France, dès que des SDF sont un peu trop « voyants », les gens s’offusquent (et pas pour la bonne cause, malheureusement). certaines municipalités vont jusqu’à les interdire. France, sweet France, tu dérailles trop souvent…  A Berlin, j’ai vu des gens dormir sous les ponts et les passants leur donner des aliments! Je croyais que c’était fini, ce genre de geste spontané.
Excellent, Berlin!  quand on y entend une multitude d’accents et de langues. Pour preuve, n’étant germanophone ni l’un ni l’autre – mon allemand se résume à ce que j’ai appris sur le tas en vivant en Alsace, nous avons parlé anglais (et avons pu en général nous faire comprendre) sans problèmes.
Que dire?

 


Multiculturelle, voilà ce qu’est cette ville.
Bien sûr, Paris l’est. Mais je connais peut-être trop bien Paris et sa banlieue pour être un peu objective, à ce sujet.
Multiraciale aussi.
J’ai eu l’impression de revenir dans ma banlieue – peut-être moins celle où j’habite que celle où j’ai vécu (pour faire simple: la Seine-St-Denis tellement détestée par les médias et méconnue).
J’ai eu l’impression de plus de mélange, de plus d’accueil, d’ouverture – mais sans doute est-ce là une vision rapide et une impression totalement déformée que j’assume totalement.
Berlin m’a fait l’effet d’une ville à découvrir, d’un endroit qui a tant de facettes que j’aurais besoin, un jour, si c’est possible, d’y retourner.
Ce ne sera pas la première ville à me faire cet appel (allez, reviens!), ni certainement la dernière…

Throwback Thursday Livresque : session de rattrapage et thème de la semaine

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est: le livre que j’aurais voulu écrire (mais quelqu’un l’a fait avant moi, donc dois-je m’y coller? )
Mais, puisque jeudi dernier, j’étais dans l’avion pour Berlin lors du TBTL (premières photos sur LeyArts, bien sûr), j’en profite pour faire une séance de rattrapage express? C’est donc non pas un TBTL mais deux que je vous donne aujourd’hui.

Il m’est difficile de me fixer sur un livre en particulier que j’aurais voulu écrire. Je dirais plutôt qu’il existe des livres dont j’aurais aimé avoir l’idée – mais rien ne me dit que je les aurais écrits de cette façon.

J’aurais aimé avoir l’idée de Ténébreuse, des télépathes roux, bref, écrire quelque chose comme : « La tour interdite » même si, je le sais, ce n’est pas forcément un chef d’oeuvre (des répétitions, des longueurs; le style n’est pas toujours géant non plus). Mais il se trouve que je suis en amour depuis longtemps des romans de Marion Zimmer Bradley.

Vu que je n’arrête pas de le répéter à tous les coins de blogs, ça n’est pas une surprise.
Par contre, j’aurais voulu l’écrire avec le style de Pierre Bottero (Ewilan, Ellana):


Mais, bien sûr, tout ça serait encore mieux si j’avais eu les idées géniales de Brandon Sanderson. (la magie dans Fils-des-Brumes, par ex.).
C’est un exemple.
Mais ça ne m’empêche pas d’écrire – à la vitesse d’une tortue, certes.

Pour revenir au thème de la semaine dernière, j’avais un livre en tête (une série de livres, en fait). Il s’agit de choisir l‘OVNI  de ma bibliothèque.

C’est simple.  J’ai reçu en cadeau il y a plusieurs années un premier tome étrange, magnifique, et pas encore traduit en français, à ce moment-là.

L’auteur s’appelle Nick Bantock.

La série? Sabine et Griffon (publiés au Seuil, en France).

Les livres sont en réalité le récit d’une correspondance entre deux personnes qui se cherchent à travers le monde; on peut ouvrir les enveloppes, déplier les lettres.
Les illustrations sont à couper le souffle d’originalité, de beauté, de création.

Le premier tome est paru il y a déjà  25 ans (ouille! je viens de m’en rendre compte). En 2016, le tome « The Pharos Gate  » est sorti pour commémorer cet événement.

Vous pouvez en voir plus sur les vidéos. A découvrir, vraiment…

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

T’as pas vu ma pop #6

Continuons notre exploration de la pop culture avec, cette semaine, l’importance des prophéties.

Dans Matrix, nous avons un Elu (Néo) qui, pour répondre aux critères pop, n’a pas conscience de ce qu’il est; en gros, Néo n’est pas Oedipe.
L’Oracle, dans Matrix, ne prédit pas. Elle pousse les personnages – et non pas, un seul personnage (Trinity: « tomber amoureuse de l’Elu »; Morpheus: « trouver l’Elu »).

Chez Harry Potter, on retrouve le même schéma narratif que dans Matrix:

il y a une prophétie autoréalisatrice/autodestructrice (« et l’un devra mourir de la main de l’autre car aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit… « ).

puis, une phase de coopération (« je me repose sur les autres même si je comprends pas tout » : c’est ce que fait Harry Potter)

pour enfin aboutir au grand triomphe de l’amour, comme dans Matrix.

Pour tous les lecteurs assidus de Harry Potter, il est évident que c’est cette magie, une magie inconnue du monde sorcier, nous suggère Rowling (parce qu’elle est très maligne) qui protège Harry et ceci, depuis le début.

Pour résumer, Ms. Rowling nous balade pendant sept tomes en nous sortant de son chapeau pointu une nouvelle loi magique à chaque fois que Harry se tire sain et sauf d’une rencontre avec le Seigneur des Ténèbres (vous croyiez que j’allais écrire son nom, en plus? en fait, …pourquoi pas…).

Allez, elle se joue bien de nous: un coup, c’est « 2 baguettes avec un élément commun qui les constituent, disons…une plume de phénix? ça sera un Priori Incantatum et hop, dans les choux, Voldy! » Puis, lorsque  la baguette de Harry se souvient de sa magie et lance un sort toute seule? Très fort! Une baguette qui se souvient de la magie. Oui. quand même.

Il reste que c’est la prophétie initiale dont Harry doit se débarrasser. Souvenez-vous: dans le tome 3, quand Remus Lupin enseigne à ses élèves comment neutraliser un Épouvantard une créature qui ne possède ni existence ni forme propre mais qui se nourrit exclusivement des peurs les plus profondes dont il revêt l’apparence dans les moindres détails. Le professeur Lupin craint que l’Epouvantard ne prenne la forme du Grand Vilain (Vous-Savez-Qui). Or, non.
C’est donc avec justesse que Rowling place ses mots dans la bouche de Lupin (l’un de ses personnages préférés, au passage) : « Voilà qui voudrait dire que ce dont vous avez le plus peur, c’est… la peur elle-même. »
Ce que  sous-entend l’auteure, c’est : « ce dont tu as le plus peur, c’est l’Epée de Damoclès suspendue au -dessus de toi (=prophétie), Harry; apprends à canaliser tes peurs, à sortir du monde de l’enfance (= du monde magique) et ensuite…. »
Je vais insister mais c’est malin. Et ce n’est pas pour rien que Harry Potter reste l’une des sagas les plus abouties, l’une des mieux ficelées de la pop culture.

Mais, revenons à cette fameuse prophétie énoncée par une voyante catastrophique.
Harry n’est pas désigné comme étant l’Elu. Jusqu’à la fin, rien ne prouve qu’il l’était. Neville ne l’est pas plus. Ni Harry ni Neville ne sont l’Elu. Ou bien , ils le sont tous les deux. Mais Voldemort comme Dumbledore ont fait un choix: celui d’y croire.

Ils interprètent de manière forcée cette prédiction, tous deux par soif de magie, de puissance, de drames ( à croire que leur vie était bien triste sans toute cette mise en scène). C’est Voldy comme Dumby qui recherche des artefacts magiques, pas Harry.

Voldemort croit qu’il est menacé – par un enfant! et un enfant sorcier même pas doué, qui plus est… Il croit qu’il doit affronter Harry Potter à la fin. Il rend possible la prophétie.

Dumbledore sait que le seigneur des Ténèbres et Harry ne peuvent pas s’entretuer, mais au lieu de calmer tout le monde, il fait croire que Harry doit être sacrifié, comme il le dira très froidement à Severus Rogue – qui en sera dégoûté

« You have used me. [¦] I have spied for you and lied for you, put myself in mortal danger for you. Everything was supposed to be to keep Lily Potter’s son safe. Now you tell me that you have been raising him like a pig for slaughter” »

Mais, au final, les prophéties se dissolvent. Harry s’est fait manipuler. Il n’y a qu’une voie: c’est l’amour. Et tant pis si l’épilogue est, tout de même, un peu cucul (papa/maman/enfants – 17 ans plus tard).

Harry Potter ne prend pas le chemin messianique à la Néo: il se marie, il a trois enfants, etc…D’ailleurs, c’est tout le mal qu’on lui souhaitait après une enfance et adolescence aussi dingues. Quoique…cette partie de sa vie ne nous fait plus rêver (cet épilogue a déçu bien des fans, si j’ai bonne mémoire). La preuve? Quand on retrouve un Harry devenu père de famille, en proie à une crise de la quarantaine sévère, il nous ennuie un peu quand même. Prenez « L’enfant maudit« .

Héros de la pop culture, ai-je écrit. Mais qui sont ces héros?

Je vais réussir à mettre en ligne la suite – sans bug informatique, cette fois – dès la semaine prochaine si tout va bien.

 

There’s always the sun

En passant, un petit mot durant ce long week-end du 1er mai !

J’ai eu très peu de temps- et très peu d’énergie – pour mettre en ligne des photos ou faire du post-traitement sur mon blog photos Leyarts.

Non seulement mon Reflex  rencontre ponctuellement certains problèmes liés à la batterie mais,de plus, j’avais réussi par un grand mystère à égarer mon chargeur de ladite batterie. Mon Reflex est un ancien modèle qui a beaucoup servi et, il faut le dire, le boîtier a vraiment besoin d’être changé. Heureusement, l’objectif est encore nickel, ou presque.
Je suis face à un dilemme: investir alors que ma situation professionnelle est très incertaine et que ma santé a été plus que perturbée ces derniers mois. Je garde en tête que j’aime faire des photos, que mon blog gagne chaque semaine de nouveaux abonnés….
Mais en attendant de me décider, j’ai senti que l’écriture m’appelait ( « Hey, Niéssou, c’est l’écriture! Tu te souviens de moi? « etc, etc..) . Donc, entre une nouvelle qui s’étoffe et une ancienne fanfiction,  des articles ici sur la pop-culture et deux ou trois autres choses encore, j’avance.

J’ai été heureuse de réviser cette fanfic qui date presque de dix ans, maintenant et qui est en entier sur wattpad, parce que j’ai une sorte d’affection pour ce texte.

J’espère m’aérer l’esprit sans trop ramer pour les photos – a priori, le bestiau tient encore la distance – dès jeudi puisque je m’envole pour Berlin avec Mr.Chours. Nous allons passer quelques jours tous les deux (1st time since 2009!) . en fait, nous avons rarement eu l’occasion de partir en vacances, même tous les 3, alors tous les 2, n’en parlons pas…
La vie n’est pas aisée pour tout le monde mais ce n’est pas ça qui empêche d’être positif ni de relativiser. Ce n’est pas ça non plus qui empêche de s’amuser, d’avoir le sourire ni d’avoir des amis  – en gros, de se dire que c’est simplement somptueux, d’être en vie…

J’ai un autre article -la suite – sur la pop culture à mettre en ligne (demain ou mardi). En attendant, puisque c’est le week-end, je vais construire des ponts et des maisons en collaboration avec mon ado de fille sur Minecraft. Je me découvre des talents d’architecte insoupçonnés.

A très bientôt!

Niess/Lady Butterfly

 

 

Throwback Thursday Livresque : Voyages ou road trip

C’est jeudi et c’est , TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, vaste programme!

Les candidats étaient nombreux dans ma bibliothèque – et dans ma liste de livres lus (sans compter ceux que j’oublie) mais il me semble que je dois rendre hommage à ceux-ci:

LE road-movie ultime, je veux parler de… (roulement de ce que vous voulez):

Sur la route  – Jack Kerouac

Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d’un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

Sur la route fut l’un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « Beat Generation ».

Ce qui m’avait poussée à m’intéresser à « Sur la route »  quand j’avais 15 ans  (c’est dire si je m’en souviens…), c’est effectivement parce que Kerouac a écrit un livre-culte.  J’ai enchainé ensuite avec les récits de ces autres voyages à travers les USA (Les clochards célestes, Big Sur, …). « Sur la route » date de 1957 et a influencé la génération des années 1960, ceux qu’on appellera les beatnicks. Lié au poète Allen Ginsberg , à William Burroughs, Kerouac a aussi écrit des poèmes.

Je vais passer sur l’adaptation au cinéma.

Mon deuxième choix concernant les voyages nous emmène en Asie (comme c’est étonnant!) avec Alexandra David-Néel.  Cette dame, non seulement féministe, orientaliste, a été la 1ère femme d’origine européenne à séjourner en 1924,   à Lhassa au Tibet.

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d’un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d’une vie rude et dangereuse sous l’apparence d’une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de « raid », et encore moins quand il s’agit d’une femme, c’est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l’auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu’elle porte sur la civilisation tibétaine.

C’est un merveilleux récit de voyage qui se lit aussi bien qu’un roman.

Je vous souhaite de bonnes lectures.
J’ignore si j’aurais le temps de préprare le TBTL en avance pour jeudi prochain car, pour une fois, c’est moi qui voyagerai un peu…