Throwback Thursday Livresque : Voyages ou road trip

C’est jeudi et c’est , TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, vaste programme!

Les candidats étaient nombreux dans ma bibliothèque – et dans ma liste de livres lus (sans compter ceux que j’oublie) mais il me semble que je dois rendre hommage à ceux-ci:

LE road-movie ultime, je veux parler de… (roulement de ce que vous voulez):

Sur la route  – Jack Kerouac

Le roman raconte de manière quasi autobiographique les aventures de l’auteur (nommé Sal Paradise dans le livre) et d’un compagnon de route, Neal Cassady (nommé Dean Moriarty dans le roman). On y croise également Allen Ginsberg (Carlo Marx) et William Burroughs (Old Bull Lee).

Sur la route fut l’un des romans fondateurs de ce que Kerouac nomma lui-même la « Beat Generation ».

Ce qui m’avait poussée à m’intéresser à « Sur la route »  quand j’avais 15 ans  (c’est dire si je m’en souviens…), c’est effectivement parce que Kerouac a écrit un livre-culte.  J’ai enchainé ensuite avec les récits de ces autres voyages à travers les USA (Les clochards célestes, Big Sur, …). « Sur la route » date de 1957 et a influencé la génération des années 1960, ceux qu’on appellera les beatnicks. Lié au poète Allen Ginsberg , à William Burroughs, Kerouac a aussi écrit des poèmes.

Je vais passer sur l’adaptation au cinéma.

Mon deuxième choix concernant les voyages nous emmène en Asie (comme c’est étonnant!) avec Alexandra David-Néel.  Cette dame, non seulement féministe, orientaliste, a été la 1ère femme d’origine européenne à séjourner en 1924,   à Lhassa au Tibet.

1924. Pour la première fois, une femme étrangère réussit à entrer dans Lhassa, capitale interdite du Tibet !
Huit mois auront été nécessaires à Alexandra David-Néel pour relever ce défi extraordinaire ! Huit mois d’un long périple à travers les immenses solitudes du « pays des Neiges ». Huit mois d’une vie rude et dangereuse sous l’apparence d’une mendiante tibétaine! A une époque où personne ne parle de « raid », et encore moins quand il s’agit d’une femme, c’est un magnifique exploit et une aventure exceptionnelle que nous décrit ici l’auteur ! Elle y ajoute sa propre quête spirituelle, et ce regard fasciné qu’elle porte sur la civilisation tibétaine.

C’est un merveilleux récit de voyage qui se lit aussi bien qu’un roman.

Je vous souhaite de bonnes lectures.
J’ignore si j’aurais le temps de préprare le TBTL en avance pour jeudi prochain car, pour une fois, c’est moi qui voyagerai un peu…

T’as pas vu ma pop #4

 

Et nous voici au numéro 3 de « T’as pas vu ma pop ». Cette semaine, il y sera question de mythe (avec le « yth », bien sûr).
Plus précisément, je vais vous parler du monomythe, qui a considérablement influencé les scénarios hollywoodiens, ces grands pourvoyeurs de pop culture.

Monomythe et pop culture

Monomythe?

Si je dis: « Star Wars »? Vous voyez à peu près de quoi je veux parler – oui, ce tout petit film, un truc obscur…

Maintenant, si je dis: Joseph Campbell?
Pour nous autres, européens, le monsieur est moins connu et moins étudié que Claude Lévi-Strauss ou Mircéa Eliade, par exemple. Depuis « Star Wars », nous sommes un peu plus familiers de ses théories, et pour cause.

Joseph Campbell:

Joseph Campbell, né le 26 mars 1904 à White Plains (New York)et mort le 30 octobre 1987 à Honolulu, est un mythologueaméricain, professeur, écrivain et conférencier, connu pour ses ouvrages portant sur la mythologie comparée et la religion comparée. Son apport principal est sa théorie du monomythe qui postule que les mythes, légendes et contes du monde entier, à de nombreuses époques, sont des expressions d’un schéma narratif unique, lui-même lié aux structures de la psyché humaine. Les théories de Campbell s’inscrivent en partie dans la lignée de celles du psychologue analytique Carl Gustav Jung. Peu influent et souvent critiqué dans le domaine des études mythologiques lui-même, Campbell devient cependant populaire grâce à ses ouvrages, conférences et émissions, et ses ouvrages sont employés par la suite comme guides d’écriture par les scénaristes

C’est avec  « The hero with a thousand faces » (Le héros aux mille visages)  – 1949 que Campbell se fait connaître hors des universités et enchante Hollywood.  Dans l’introduction du « Héros… » désormais célèbre, Campbell définit ainsi  le monomythe:

« Un héros s’aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »

Il s’agit donc d’une histoire simple, partagée par toutes les cultures qui peut être résumée de cette façon : le Voyage du héros.
On peut découper ce voyage en plusieurs étapes (17 dans la version originale de Campbell) mais les principales sont les suivantes:

  • 1 – Le Départ: le Héros connaît l’appel vers l’Aventure
  • 2 – l’Initiation: Il est transformé par ce qu’il vit
  • 3- Le Retour: Le Héros revient dans le monde, changé, et voulant partager ce qu’il a connu/gagné avec la communauté.

 

En images, les 17 étapes détaillées selon Campbell:

 

 

Et version Star Wars:

 

Quelques exemples d’étapes:

 

On peut constater qu’avec le modèle campbellien, on voit se dessiner un héros bien connu: celui qui se voue à la communauté (le type mort/renaissance) tandis que son antagoniste (l’Ennemi ultime!) est celui qui refuse  ce destin (je pense à Voldemort, soudainement) ou bien qui accapare le bien commun (Saroumane ).

« Le talent de Campbell est de dire tout ça avec une histoire de mythe bien juteuse par page avec en plus de nombreuses références à Nietzsche … » R.Mèmeteau – Pop culture p.94

Et Star Wars dans tout ça?
Il se trouve que George Lucas avait lu Campbell quand il était à la fac puis relu quand il finissait le script du 4 (1er volet de la trilogie originelle – 1977). Il en parle très bien dans le documentaire « The mythology of Star Wars » durant l’entretien avec Bill Moyers:

Lucas rencontre Campbell une fois la première trilogie terminée. Tout ce petit monde se retrouve dans le ranch de George et visionne les trois premiers épisodes (nous sommes en 1983 – heureusement, il n’existe que cette trilogie – oups, ai-je dit « heureusement »? ). Joseph Campbell est enchanté. Il devient fan. Il dit alors qu’il y a vu  » sa matière ».

A partir de cet instant, Campbell est littéralement découvert par le grand public américain.
Christopher Vogler, story consultant (consultant en histoires – je sais, ça fait étrange) chez Disney  connaît les livres de Campbell. Il écrit un mémo et le diffuse à ses collègues. Le mémo est lu et devient une référence en la matière. Très vite, Vogler est chargé de l’écriture du Roi-Lion (même si on voit plutôt l’inspiration du Roi-Lion chez Shakespeare, »Hamlet » mais bon…) et tant d’autres. En 1992, il publie le « Guide du scénariste ». Une recette du scénario à succès est née…

 

Depuis, Shrek effectue bon nombre de voyages avant de retourner dans son marais. Avant lui Bilbo (et Frodon) auront participé à des aventures, Néo a reçu l’appel via une pilule rouge, Harry Potter via une lettre portée par un hibou et j’en passe…Les mentors se nomment Gandalf, Dumbledore, Prof.Xavier, Yoda, Obiwan Kenobi, (toujours prêts à corrompre la jeunesse, ces pervers ^^).
Monomythe et pop culture, mythe et pop, croyances et pop?
Je continue avec vous cette exploration de la pop culture la semaine prochaine!

 

 

Throwback Thursday Livresque: Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir

C’est jeudi, c’est TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Here we go! 
Cette semaine:

Autrement dit: roman désespéré, sombre (« noir  » concernant le polar donc pas forcément « sombre » ^^) ou/et livre lumineux, feel-good etc…

Je dois dire que, cette semaine, c’est encore un peu dur, dans le sens où, pour ma part, un roman « sombre » n’est pas sans espoir. J’apprécie énormément les livres aux histoires dites dures, difficiles et cie sans pour autant sombrer dans le marasme. De même, je ne suis pas fan du « tout sombre ou tout clair », mais je m’égare…
Ceci dit, après avoir tergiversé, j’ai fini par arrêter mon choix sur  La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold. (Lovely bones en V.O, de même que l’adaptation ciné, d’ailleurs).

 » Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. […] C’est un voisin qui m’a tuée. Ma mère aimait ses parterres de fleurs et un jour, mon père et lui avaient parlé engrais.  »

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sueur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

 

A ce stade, on va me dire « et bien , c’est d’une gaieté folle, Niess! Tout va bien dans ta vie? » (^_^). 

Ce à quoi, je réponds: attention, chef d’oeuvre! Livre somptueux, récit dévastateur.

Ce roman est tout simplement magnifique.
Bien sûr, le début est sans doute dur à lire pour certains mais le récit entier en vaut la peine. Car la  tristesse s’efface peu à peu, les émotions se multiplient.
Et si je continue, je vais tout raconter….

Extrait:

« Si tu arrêtes de te demander pourquoi c’est toi qui as été tuée et non quelqu’un d’autre, si tu arrêtes d’explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre. »

 

Il est à noter que l’auteure-l’autrice , s’est inspirée de sa propre expérience (laissée pour morte après un viol quand elle avait 18 ans). Alice Sebold nous prouve qu’il est nécessaire d’écrire sur la violence, la souffrance, en parlant d’espoir.

Lovely bones a été adapté par Peter Jackson en 2010.

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

  • Icône pop 

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie…! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop!) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire…

Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par …Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée.

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls

  • Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue »(enfin, je sais que j’ai dansé dessus) :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957!

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être (et ça y est, je vous ai perdus^^).

RuPaul, célèbre drag-queen américaine, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga.

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu’un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant. Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes

THROWBACK THURSDAY ( TBT L ) :Dans la peau d’un personnage

 

C’est jeudi et, logiquement, c’est le jour du TBTL !

Le thème? Si je devais vivre dans la peau d’un personnage…

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et là, à l’instar de Mme. Tanuki qui s’est très bien exprimée à ce sujet, je sèche complètement…

Pourquoi? Parce que je refuse d’être un perso de fiction, manipulé (e) par l’un-e de ces sadiques d’auteur-e. Et je suis bien placée pour parler: j’écris des histoires et, oui, j’adore « torturer » mes personnages, voire ceux des autres quand je donne dans la fan-fic’.

Par contre, je peux parler de personnages qui sont en quelque sorte mes favoris – et non, je ne ferais pas de liste exhaustive.
L’un d’entre eux se trouve chez Harry Potter. Même s’il n’a qu’un rôle secondaire et qu’au final, on en sait peu sur lui, j’ai beaucoup d’affection pour lui: Sirius Black, svp.

Il y a aussi des personnages qui m’ont touchée parce que je me suis certainement identifiée à eux à un moment ou à un autre.
Je pense à Siddalee dans « Le Divin secret des petites Yaya » de Rebecca Wells. Je suis fan de ce livre que j’ai sûrement relu plusieurs fois. J’ignore si je continue à considérer Siddy Walker comme une soeur ou un double lointain, les années passant Mais je peux dire que le roman est à lire (femmes/famille/amitié, etc…). Le  titre original comprend le mot « sisterhood » qui me paraît vraiment importan (Divine secrets of Yaya’s sisterhood). On pense à Fanny Flagg, effectivement – et « Beignet de tomates vertes » pour ne citer que celui-ci est aussi l’un de mes livres préférés (et film!).
Par contre, je ne recommande en aucun cas l’adaptation ciné des « Divins secrets… ».

« Quand Vivi Walker lit dans le  » Sunday New York Times  » le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin d’aider à renouer le dialogue entre la mère et sa fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir :  » Les divins secrets des petites ya-ya « .
Siddy va alors plonger dans l’univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n’a jamais su affaiblir. À travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre une image inattendue de l’exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout. »

Eau-De-Saule (suite) -partie 24

Je suis en retard (très!) pour mettre en ligne la suite de l’histoire.

Je sais que plus j’avance vers la fin et plus je tente de reculer l’inévitable : le mot: fin.
J’en faisais part il y a quelques jours à un ami qui s’est lancé dans cette folle aventure qui consiste à écrire un roman – et pour nous, il s’agit étrangement de fantasy. » Tout a déjà été écrit mais qu’est-ce que c’est dur parfois…surtout vers la fin! Il faut conclure… »
Eau-De-Saule
est né d’une idée simple; en l’occurrence, une sorte de fan-fiction autour du Hobbit (merci Professeur Tolkien!). Finalement, j’ai rapidement compris que l’histoire vivait dans un autre univers – loin des nains, des dragons et des hobbits, justement.

Bref. Voici – sans corrections superflues (hum…), la suite – chapitre 24: Festivités

 

Bonne lecture!

Le Conte des 3 Frères

Si vous connaissez Harry Potter, vous connaissez  » Le Conte des 3 frères ».

Il est  illustré dans le film  de cette façon :

En faisant du rangement sur mon autre blog, je suis retombée sur un passage d’une ancienne fan fiction que j’avais écrite il y a 8 ou 9 ans.
A un moment, le personnage principal chante une ballade qui reprend le Conte des Trois Frères. je me souviens avoir été inspirée par une autre auteur (autrice), Marion Zimmer Bradley dans le Cycle de Ténébreuse (« Reine des Orages », par exemple) qui cite une ballade qui porte malheur lorsqu’elle est chantée devant son frère.

 
J’avais à l’époque entendu des jeunes femmes chanter dans la rue en s’accompagnant à la harpe celtique et troubadour; de ce mélange est né ce qui suit:

A l’aube sur un chemin
Trois frères magiciens
Devisaient mais soudain
Ils virent un torrent malin.

« O frères, n’allons pas traverser
Au risque de nous noyer
Faisons un pont enchanté
Car nous sommes bons sorciers »    

 La Mort sur la berge opposée
Rageuse de se voir trompée
Et ses victimes lui échapper,
Tricheuse, se mit à parler.

« Messires, ce fut bien belle magie
Ma foi, elle mérite un prix
Parlez et vous obtiendrez
Le présent que vous désirez »

L’Aîné des frères dit « je vous crois, La Mort »
« Pour moi, vous parlez d’or »
« Je suis un homme vaillant
« Et je voudrais un Bâton puissant »

La Mort au bord du ruisseau
S’en fut quérir la branche d’un sureau
La transforma, l’enchanta
Et lui donna la baguette terrible
d’un sorcier invincible.

Le second frère avait le dessein
D’humilier la mort et obtint
D’elle, une pierre pour rappeler
A lui tous les trépassés.

Quant au dernier, le plus gentil,
Il se méfiait de la Mort et de sa perfidie
Il demanda l’objet qui le cacherait
Aux yeux de la Faucheuse à Jamais.

Réticente, elle était par pacte liée
Et lui tendit une Cape d’Invisibilité
Puis les trois frères laissa aller
Chacun d’eux leurs destinées.

Une semaine, voyagea le premier
Dans un hameau rencontra un sorcier
Il se querella, et avec la Baguette le tua
Puis à la taverne but et se vanta.

La nuit venue, il fut assassiné
Sa baguette puissante dérobée
Ainsi La Mort eut sa vengeance
Et eut le premier frère en récompense.

Le second frère rentra chez lui
Seul, il appela vite à lui
Celle qu’il avait aimée
Et qui s’en était trop tôt allée.

Hélas, il était trop tard pour sa belle
Les séparait un voile éternel
Le second déchiré de douleur cruelle
Préféra le repos éternel.

Ainsi la Mort eut sa seconde vengeance
et eut le second frère en récompense.

Puis la Mort chercha et fouilla
La terre entière et au-delà
Le troisième frère, point ne le trouva
Car caché à sa vue, il demeura.


Il vécut longue vie
A ses enfants la Cape transmit
Puis alla rejoindre la Mort
A son heure seulement
Et la Mort ne lui en voulut
nullement.

Ainsi finit l’histoire des frères
Antioch, Cadmus et Ignotus
Qui ne furent point sages, sauf l’un des trois. »

Throwback Thursday Livresque: Livre invisible

Le revoilà ! Quoi, qui? Le Throwback Thursday Livresque!

Son principe:
« Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ?  « partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste (…) le TBT Livresque  invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques. »  BettieRoseBooks

Jeudi 02 février : Livre invisible (un livre dont personne ne parle ou peu).

Mon choix du jour :

Il s’agit d’un livre qui, étrangement, est un must. Prix Pulitzer 1981. Un pavé. Un OVNI.
un livre-culte disent certains.
Bizarrement, il n’est pas si connu que ça. depuis quelques années, Et surtout pas assez lu.
C’est dommage (et ô combien frustrant lorsqu’on souhaite en parler! ) parce que ce livre est toujours d’actualité (cf. cet article, pour une fois, bien fichu, ici).

En résumé, « La conjuration des imbéciles »(A Confederacy of Dunces)   raconte cette histoire:

« À trente ans passés, Ignatius J.Reilly étudiant en littérature médiévale, remarquablement érudit et d’une intelligence qui confine au génie paranoïaque, vit aen vrai pacha chez sa mère arthritique et alcoolique à La Nouvelle-Orléans. Harassée par ses frasques, celle-ci le somme de trouver du travail. C’est sans compter avec sa silhouette éléphantesque et son arrogance bizarre »

Ensuite, il y a l’histoire de l’auteur. John Kennedy Toole ( dont je recommande aussi « La bible de Néon » au passage) s’est suicidé en 1969 àn 31 ans, par déception de ne pas être publié , et qui connut le succès après sa mort(prix Pulitzer à titre posthume ).

 

Pourquoi la Conjuration des Imbéciles? 
Le titre est une référence à une citation de Jonathan Swift, mise en épigraphe : « Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui.  » Actuel, non? 

Pour rire! Parce que le livre est loufoque.
C’est simple: avec « La Conjuration … » , il n’y a pas de demi-mesures: soit on aime (on adore, souvent) soit on déteste. C’est pourquoi je vous invite à le découvrir par vous-mêmes et non à lire certaines critiques de lecteurs qui ont été déçus voire pire.

Une chose est sûre: en tant que libraire, ce fut pour moi l’une des recommandations que je pouvais sortir de ma poche (ou de mon rayon, plus exactement). Et personne n’y est resté indifférent. En tant que lectrice, il s’agit aussi d’un coup de coeur.

 

Le voici parmi d’autres livres un peu trop « invisibles »  –  ma sélection ci dessous:

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Bonnes lectures!

Ecriture en musique – 2017

J’écris –  j’écris beaucoup, si bien que je suis moins présente sur mes blogs.

Voilà, petit à petit,  la suite d' »Eau-de-Saule » :il y sera question de la Fête à Lacustria …

Lien ici

A jour, également, la 2nde partie de la 1ère fan-fiction Harry Potter. 

Et toujours, « Les gants du magicien »,texte   court.

Ce que j’écoute en ce moment?