A propos de : Harry Potter fan-fic #Severus 1

Il y a 10 ans, je me lançais dans la grand aventure de la fan-fiction (mieux vaut tard que…^^). Je n’avais presque jamais écrit dans ce genre de style – sauf une fois,  à l’adolescence, en commençant un texte inspiré par la série Galactica (Battlestar Galactica 1978), première du nom.
Il m’aura fallu Harry Potter, des échanges avec des personnes fans de Severus Rogue (et la fin de la série ) pour entreprendre d’écrire un 1er texte – puis un autre.
Le plus agréable de ma 1ère incursion au pays de la fan-fic Harry Potter reste encore (et toujours, puisque l’histoire est en ligne) les retours encourageants des lecteurs.
Dire que je me suis amusée est un vain mot.  Voici le début mis à jour :

Les personnages de Severus Rogue (Snape) et autres de Poudlard sont la propriété de JK.Rowling et non la mienne.

Les personnages de Melinda Lake, Alvin et Julia (tous de Serdaigle) sont mes créations.

 Thème : romance/ télépathie (version Legilimens) et Severus Rogue

Melinda, Julia et Alvin sont trois amis scolarisés en dernière année au collège de Poudlard à la maison de Serdaigle.

1989 (décembre) – Poudlard – Dernière année pour Melinda et ses amis. Ils passeront leurs examens en juin. Ils ont pris les Potions comme matière et doivent travailler dur. Surtout avec un professeur de Serpentard qui n’est jamais satisfait de ses élèves! Surtout quand l’un d ‘entre eux se découvre une aptitude imprévue et embarrassante !

 

   I- Tentation (tenter ou être tenté)

 

« – Le cours est terminé ! Rangez vos affaires et sortez en silence, si vous le pouvez ! »

La silhouette sombre s’éloigna, les pans de sa cape battant ses flancs.

–         Tout est sinistre dans ce bonhomme, je ne m’y ferais jamais, maugréa un jeune homme d’environ dix-sept ans.

–         J’ai toujours dit que ce prof, c’était une vieille chouette. Enfin, c’est notre dernière année avec lui, soupira une étudiante ses côtés.

–         Quoi, une vieille chouette ? Non, une chauve-souris, tu veux dire, gloussa une autre fille en lançant son sac par-dessus son épaule. Estimez-vous heureux, encore quelques mois et on en aura fini avec lui !

Les élèves de dernière année quittaient le cachot où se tenait le cours de Potions. A la traîne, trois étudiants de Serdaigle prenaient leur temps. Ils n’avaient plus qu’à se rendre à la Salle commune  de leur Maison afin de réviser.

–         Tu as vu, Mel, lança le jeune homme blond, il nous demande deux rouleaux de parchemin sur les particularités des différentes potions..de..je ne sais plus quoi, hum, et avons toutes ces révisions encore, il  va trop loin, vraiment !
–          Oh, Melly n’aura aucun problème avec ça, elle est excellente dans cette matière, glissa malicieusement une petite brune aux yeux noisette.
–         Je sais, Julie, mais moi? Pff, je vais patauger! Quel sale type, on devrait l’empailler dans un coin de sa classe! Un sort doit pouvoir faire ça!

La petite brune éclata de rire. Au milieu d’eux, une jeune fille élancée à la longue natte sombre se tenait étrangement silencieuse. Elle semblait absorbée dans ses pensées. Brusquement, elle leur lança, inquiète :

–         Julia, Al, vous devriez parler moins fort, je ne sais pas, on pourrait avoir des ennuis. Elle toucha ses tempes machinalement.
–         Melly, tu t’en fiches, d’habitude ! Qu’est-ce que tu as ?
–         Il t’a filé la migraine, ce sale épouvantail ?

Melinda s’était arrêtée au milieu du couloir et respirait de façon saccadée. Son regard semblait absent.

–         Vous ne devriez pas parler de lui ainsi?.
–         On ne va pas se gêner, Mel, coupa Julie. Et tu sais ce qu’on raconte à son sujet. Il a été  pire. Il aurait été au service de Tu-Sais-Qui quand nous étions enfants et il …
–         C’est bon, cria Melinda,comme prise d’un accès de colère.  J’ai déjà entendu tout ça ! Ne me répète pas ces rumeurs immondes !
–         Et si c’était vrai, Mel ? demanda Al, soucieux.
–         Je m’en fiche, voilà. Ne le traitez pas de Mange-Mort sans preuves ! Et quand bien même ça serait vrai, le directeur lui a fait confiance, non ? Il y a une raison à ça et c’est pas à nous de juger ! Vous ne croyez pas que chacun de nous a droit à une seconde chance ?

Elle avait perdu pour une fois le contrôle d’elle-même et se demandait ce qui lui arrivait. Elle reprit un ton plus bas :
–         Si vous n’êtes pas du genre à accorder une autre chance aux gens, je me demande pourquoi vous êtes amis avec moi, dans ce cas, laissa-t’elle tomber platement. Elle massa ses tempes une fois de plus.
–         C’est bon, Mel, reste calme, on ne le pense pas, tu le sais, dit Al d’un ton étonné.
–         Non, on est d’accord avec toi mais avoue que c’est pas un mec agréable, ajouta Julia, têtue. C’est un vieux…
–         Tais-toi ! gronda Mel sans savoir pourquoi elle criait.Adossée au pilier, elle continua dans un semi-vertige: Figurez-vous qu’il pense de nous que nous sommes de piètres étudiants, pour certains de fichus crétins!
–         On n’en doute pas, ricana Al avec un coup d’oeil complice vers la petite Julie. Des crétins..
–         Et puis.. il pense que nous n’avons pas la moitié d’une chance pour nos exams de fin d’année, enfin, pour la plupart d’entre nous. En fait, il se demande pourquoi il perd son temps avec…heu…de…Elle haletait et ne put continuer sa phrase.
–         Avec de tels idiots, en effet, termina pour elle une voix glaciale derrière eux. Ils sursautèrent.

A leur grand étonnement, le professeur Rogue se tenait juste derrière eux. Bien qu’élèves de dernière année et habitués aux manières de celui-ci, ils ne purent s’empêcher de frissonner.
L’ombre se profila entre leur petit groupe et le soleil d’hiver.
–         Vous aviez raison, mieux vaut ne pas parler trop fort, voire…médire, –il eut un petit rictus – ,quand un professeur est dans les parages, jeunes gens, vous ne l’avez toujours pas compris ?
Personne n’osa prononcer un mot. Il fit un large mouvement de la main et leur désigna le couloir vide :
–         Et alors, n’avez-vous pas des devoirs, des révisions ?
Al et Julie se poussèrent du coude, ramassant leurs sacs.
–         On y va, allez Julie, dépêche-toi !Mel,  prends ton sac!
Encore vacillante, Melinda s’apprêtait à leur emboîter le pas. Un mouvement arrêta son regard :
–         Oh, non, pas vous, Miss Lake. Il semblerait que vous soyez souffrante. Vous allez me suivre. Et vous autres, qu’attendez vous ? Filez ! »

Ses deux amis surpris lui firent des mimiques d’encouragement. Melinda décolla son dos du pilier et dans une sorte de brouillard, elle suivit le professeur le long des couloirs. Son coeur semblait pulser lourdement jusque dans le moindre recoin de son corps et de son cerveau.

Elle recevait des images qui la déconcertaient et se dirigeait au hasard, à mi-chemin entre le rêve et la réalité. Au bord de la nausée, elle finit par comprendre qu’elle devait s’arrêter de marcher.
« Une simple migraine, oui. Une migraine »se répétait-elle pour se rassurer, tachant de coordonner ses mouvements. «  Bien sûr, un fort mal de tête. Une migraine, c’est ça.… »

–         Non, pas une simple migraine, entendit-elle clairement à ses côtés.
Elle eut un hoquet de surprise. Trébuchant, elle se rattrapa au mur du couloir. Elle ne reconnaissait plus les lieux.

–         Où sommes-nous, professeur ? Ce n’est pas l’infirmerie, ici.

Pour toute réponse, Rogue ouvrit avec précaution la porte de son propre bureau. Il y régnait une atmosphère lugubre. Glauque. Verdâtre.

–         Veuillez entrer, Miss Lake. J’ai quelques questions à vous poser

Melinda se demanda vaguement quelle bourde elle avait bien pu commettre. Mais elle se sentait plus mal qu’elle ne l’avait jamais été et obéit sans argumenter. Tandis que le professeur allumait au passage du bout de sa baguette diverses chandelles, elle resta debout, chancelante, n’osant prendre l’initiative de s’asseoir. Le bureau était recouvert d’étagères pleine de livres et de flacons renfermant des choses aussi bizarres qu’écoeurantes. Melinda détourna le regard.

–         Vous pensez rester plantée ici jusqu’au point de vous évanouir, Melinda ?

Tirant le siège qui faisait face au bureau, elle s’effondra à moitié, notant à peine l’usage de son prénom. Derrière elle, Rogue marchait de long en large sans s’arrêter, visiblement préoccupé.

–         Dites-moi, demanda-t’il en s’arrêtant abruptement, depuis quand êtes-vous une Legilimens ?
–         Pardon, balbutia Melinda en se retournant pour essayer de comprendre ce qu’il lui disait. Une Legilimens ?
Il continuait à faire les cent pas derrière son siège, ne tenant visiblement pas à lui faire face.
–         Oui, ajouta-t’il avec agacement. Je suppose que vous êtes suffisamment instruite pour savoir en quoi cela consiste, non ?
–         En effet, professeur, j’ai lu des ouvrages sur ce sujet mais, enfin, je ne pense pas l’être…Je ne suis pas une Legilimens, je le saurais, non? elle s’arrêta, troublée, la tête brûlante. Finalement, rassemblant son courage, elle finit par dire :-         S’il vous plaît si vous pouviez arrêter de bouger dans tous les sens, je pourrais peut-être me concentrer sur ce que je dis!
Il s’arrêta. Brusquement, il posa les deux mains sur le bureau et la regarda, menaçant :

–         Comment osez-vous me donner des ordres dans mon propre bureau ?

–         Excusez-moi, je n’ai pas voulu dire…, insinuer… – elle voulut continuer  mais sa voix se brisa.

Sous l’effet du vertige, elle préféra se taire et n’osa pas croiser son regard. Pourtant, un instant, malgré son air sombre, elle avait découvert un visage qu’elle ne connaissait pas réellement : il n’était pas « un vieil épouvantail », en fait, malgré ses traits creusés et l’étrange reflet de son teint pâle, il n’avait pas l’air très âgé, à peine la trentaine. Quant à ses cheveux noirs, source de moquerie collective dans toute l’école, ils ne semblaient ni sales, ni trempés dans de la graisse à frites. Etait-ce une légende alimentée par les plus rieurs ou un fait observé de temps en temps ? Melinda l’ignorait. Elle n’y avait pas fait vraiment attention. Elle se souvenait juste que cet homme avait une allure inquiétante. Elle se renfonça un peu plus au fond de son siège.

 

Rogue la dévisageait. Melinda Lake, Sedaigle , dernière année : une de ses meilleures élèves depuis le début de son enseignement. Posée, calme, intelligente apparemment. Mais il ne lui avait jamais semblé que cette jeune fille ait montré des prédispositions de Legilimens. Aujourd’hui, le doute n’était plus permis. Ce qu’il avait perçu dans le couloir était bien réel. Il ne l’avait jamais vue non plus dans un tel état d’effarement. Oh, Severus Rogue n’accordait pas vraiment d’attention à ses élèves et encore moins d’affection. Il savait apprécier, sans leur dire ouvertement, ceux qui manifestaient un certain talent et du goût pour l’étude. Melinda Lake faisait partie de ceux-ci. Il se souvenait de ses progrès en Potions.
« Une bonne élève, enfin, parmi  ce tas de petits cafards ! » avait-il déclaré aux autres professeurs indignés par de tels mots. Le professeur Flitwick de Serdaigle en était arrivé aux mêmes conclusions – en d’autres termes – et était très fier de sa Maison.

 

Rogue s’était gardé de louer cette réussite. Il traitait Melinda comme ses autres étudiants. Celle-ci restait impassible. Il ne l’avait jamais vue tenir des propos déplacés. Qu’avait-elle dit à son sujet ? Il en était resté étonné. Elle avait pris sa défense, alors qu’il savait bien qu’une partie de la famille de Melinda avait été tuée par les serviteurs du Seigneur des Ténèbres une dizaine d’années plus tôt.

Etait-elle comme Dumbledore, le genre de personne à accorder une seconde chance ? Elle était si jeune encore.
Ou bien – sa mémoire fit un arrêt – un souvenir le foudroya soudainement. Agacé,
il chassa cette pensée importune. Cette ressemblance.
Il se trompait.
Il ne pouvait  conserver de ce souvenir que la couleur des yeux : ce vert qui l’obsédait jusque dans ses rêves. Ce vert qu’il revoyait presque à la nuance exacte dans les iris de Melinda.
Impossible.

Une voix murmurante qui s’efforçait d’être ferme le tira de son passé :

–         Avez-vous d’autres questions à me poser, professeur, parce que j’avoue que je ne me sens pas très bien.

Les yeux humides, Melinda enrageait de perdre le contrôle d’elle-même. Ce brouillard qui s’infiltrait dans son esprit, entrecoupé d’images, s’estompait trop lentement à son goût. Elle aurait aimé se sauver de cette pièce pour enfin aller se reposer. La sensation était trop étrange.

–         Vous êtes une Legilimens, Melinda.
Elle vit ses lèvres se retrousser légèrement. Une sorte de sourire. Si c’est bien ainsi qu’on vous appelle, ou bien est-ce Mel ou Melly ? ajouta-t’il avec un rictus de dégoût.

–         Melinda, professeur, dit-elle sur un ton plus assuré. Elle ramena vers elle sa longue natte brune. Comment en êtes-vous sûr ?

Elle leva les yeux sur lui, essayant de chasser les pensées qui l’entouraient comme des fantômes obsédants et attendit. A son étonnement, il se cala face à elle sur le rebord de son bureau dans une posture assez décontractée. Ses yeux noirs scintillaient à la lueur des chandelles.

–     Je n’ai aucun doute. Votre esprit était grand ouvert, tout à l’heure.
–      C’était si bizarre, je veux dire, ce n’est pas comme de « lire » des pensées, c’est plutôt percevoir des émotions, des images..Mais finalement, je savais exactement ce que vous pensiez de nous à l’instant. Oh, je suis désolée, je veux dire, cela provenait de vous, fit-elle en rosissant. Ce n’était pas intentionnel…

–     Vous ne contrôlez rien, c’est de là que vient votre confusion. Quand vous parliez, vous aviez votre esprit, hum, tourné vers le mien, voilà pourquoi vous avez cru « m’entendre », ajouta t’il avec une sorte d’indifférence. De plus, l’esprit humain ne se « lit » pas.

–      Je ne sais pas comment c’est arrivé. Dites-moi, ça ne va pas recommencer ? C’est effrayant, je ne veux pas de ça! elle leva son visage vers le sien.

Il eut de nouveau ce pincement de lèvres :

–         Il est clair que cela n’arrivera plus avec moi, déclara t’il. Pour un Legilimens, la meilleure parade est d’apprendre à fermer son esprit, à apprendre l’Occlumancie.

–         Occlumens,, elle plissa les yeux et se concentra sur le mot, c’est-à-dire être capable de ne plus rien laisser filtrer de son esprit. Vous savez le faire, n’est-ce pas ? Oui, vous êtes un Occlumens. Et pour moi, y-a-t-il un moyen d’apprendre ?

–         Vous me voyez ravi de votre promptitude d’esprit.

Son air était assez satisfait. Elle s’attendait presque à ce qu’il lui distribuât une bonne note. Vous êtes assidue dans vos études ou dans vos lectures. Ou bien y a t’il d’autres cas de Legilimens dans votre famille ?

Il regretta ses paroles sitôt avoir parlé. Il était trop tard pour les retirer. Inutile de s’excuser. Melinda était trop fière pour entendre de plates expressions de compassion. La pièce fut envahie d’un air glacial.

Haussant les épaules et redressant la tête, elle dit :

–         Professeur, peut-être ne savez vous pas?mais ma proche famille?Je veux dire que je l’ai peu connue. Mes parents, ma tante et l’un de mes oncles ont été tués quand j’avais dix ans par …

–         Le Seigneur des Ténèbres, il acheva pour elle, la voix basse.

–         Comme vous dites. C’était peu avant sa chute. Quelques mois. Alors mes grands-parents m’ont recueillie et élevée. Je n’ai donc pas plus de précisions sur les aptitudes de mes parents, elle fit un geste évasif. Elle ne pleurait pas, comme si elle avait accepté cet état de fait.

 

Rogue commençait à comprendre.

Mais le poids de la culpabilité lui fit fléchir les épaules. Il y a huit ans, où était-il, lui ? Il le savait. Il avait tout perdu. Il était ici à se lamenter, à pleurer la disparition de Lily Evans, comme un misérable.

–         C’est ainsi, professeur.

Le contact de la main douce sur la sienne lui fit l’effet d’un choc puissant. Que devinait-elle ? Il voulut la remettre à sa place immédiatement. Mais il ne le put.

Dans la lumière diffuse, les deux silhouettes ne bougeaient pas, captivées par l’instant.

Entre ses dents, d’une voix contractée, Rogue hacha ses mots :

–         Savez-vous ce qu’est le remords, Melinda? Non, bien sûr, vous êtes trop jeune pour cela. Trop jeune pour ressentir le fardeau du passé – une ombre passa dans son regard – pour sentir la pesanteur des erreurs commises, le poids de vos propres trahisons et de vos propres mensonges. Se rendre compte qu’il est trop tard et que finalement vous en portez l’entière responsabilité.
C’est une souffrance qui vous poursuit à jamais. Rien ne sert plus alors de vous révolter contre cela. Vous ne pesez pas lourd. Le plus mauvais de vous-même est enfoui et vous en êtes conscient. Cela s’est produit. Cela ne peut être effacé. C’est comme….une brûlure à jamais inscrite dans votre chair.

–         Une brûlure dont le symbole lui-même pourrait être, enchaina-t’elle et son geste fut trop rapide, même pour lui. En un froissement de tissu, Melinda retroussa la manche gauche de Severus, découvrant son avant-bras sur lequel, pâlie, la Marque des Ténèbres demeurait.

Il bondit en arrière, choqué :

–         Je ne vous permets pas !

Elle sentit dans le mouvement violent qui la projetait loin sur le sol qu’il lui avait lancé un sort sans le prononcer. Un bouclier invisible la repoussait avec force. Elle avait été jetée à terre  et s’effondra lourdement, amortissant sa chute sur les coudes. Mais elle ne put empêcher sa tête de heurter l’étagère pleine de livres et de recevoir un lourd grimoire sur le visage.

Etourdie, elle perçut le liquide chaud glisser de sa lèvre inférieure avant de ressentir la douleur :

«C’est sûr, je saigne, je me suis blessée! Et ma baguette est dans mon sac! Oh, quelle abrutie, je fais ! Provoquer un professeur?…et un ex-Mange-mort, je ne suis pas maligne! Qu’est-c’qui m’a pris ? Je ne voulais pas …  Suis-je en train de délirer? Le choc à la tête?  Aïe,  j’ai horreur de ça et… ça fait mal! »

Le coeur battant, la panique commença à se mêler au tiraillement de souffrance. Elle commença à remuer pour se remettre debout. Les contours étaient flous. Le vertige persista un moment.

Elle entendit un bruit de pas suivi d’un bruissement de tissu.

–       Ce n’était pas un geste à faire,  fit une voix haletante. Je  devrais vous dire de filer mais vous ne pouvez pas sortir ainsi puis raconter ce que vous avez vu à vos camarades!

–         Attendez, monsieur, je dois arrêter ce sang, je vais me salir, bredouilla Melinda sans le regarder.

Elle ne vit pas ce qui arriva. Une ombre passa devant ses yeux. Deux mains la saisirent beaucoup plus délicatement qu’elle n’aurait pensé et elle se sentit remise debout.

–         Je vais arranger ça

 Fin partie 1 ici 

365 jours d’écriture – Incipit

essais2Comme j’ai commencé joyeusement à parler de l’incipit (mécékoissa?) chez Girlkissedbyfire qui a eu la bonne idée de lancer ce défi écriture, je reprends.

Un incipit (dites : « in-ki-pi-te » ou « inssipite », c’est comme vous le voulez)  désigne les premiers mots voire les paragraphes d’une oeuvre littéraire, de tout texte, en fait. Donc, il s’agit du début, bingo!

On trouve des phrases célèbres  comme :

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » (incipit de « Du côté de chez Swann  » Proust) . Celui-ci me vient systématiquement à l’esprit quand on parle d’incipit. (mes études littéraires ont finalement de beaux restes et ma mémoire aussi un peu – oui- quand même – mais quand je dors –  oui, j’ai décidé de me flatter un peu, visiblement, c’est clair! )

Il y  a aussi (je le cite en entier même si ce sont probablement les 2 premières phrases qui marquent):
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. » ( « L ‘Etranger  » – Camus –) La suite donne ceci : « L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : « Ce n’est pas de ma faute. » Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On n’a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler. »

 

« Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers » (La Gloire de mon père , Marcel Pagnol)
Mais l’incipit peut être de la taille d’un paragraphe comme d’un 1er chapitre. Tant que j’y suis, voici d’autres incipits célèbres:

En anglais:
In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole, filled with the ends of worms and an oozy smell, nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat: it was a hobbit-hole, and that means comfort.” The Hobbit – JRR. Tolkien
Pour Le Hobbit, il existe à présent 2 traductions en français (1969 et 2012)

« I had a farm in Africa at the foot of the Ngong Hills. The Equator runs across these highlands, a hundred miles to the north, and the farm lay at an altitude of over six thousand feet. In the day-time you felt that you had got high up; near to the sun, but the early mornings and evenings were limpid and restful, and the nights were cold. »
Karen Blixen Out of Africa (Une ferme africaine) traduction française

« Call me Ishmael. » (Moby Dick  H.Melville)

En allemand:

« Als Gregor Samsa eines Morgens aus unruhigen Träumen erwachte, fand er sich in seinem Bett zu einem ungeheueren Ungeziefer verwandelt. »
(« Un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire Samsa s’éveilla transformé dans son lit en véritable vermine« ) La Métamorphose – F.Kafka

En italien:

« Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura! »

Divine comédie – L’enfer – chant I –
Dante Alighieri

(« Au milieu de la course de notre vie, je perdis le véritable chemin, et je m’égarai dans une forêt obscure : ah ! il serait trop pénible de dire combien cette forêt, dont le souvenir renouvelle ma crainte, était âpre, touffue et sauvage.« )

En espagnol:

« Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo. »

(« Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. ») Cien años de soledad – G.G Marquez (Cent ans de solitude)

Et après tout ça, ai-je un incipit?
Bonne question. Oui, plusieurs.
En voilà un: je suis allée le rechercher dans une mini fan-fiction sur mon autre blog.

« C’était une nuit de feu, hors-limites, hors contrôle.

C’était une nuit où l’imminence était palpable, l’imminence de ce qui pourrait ou allait arriver – et cette sensation en était si délicieusement dangereuse que rien n’aurait pu l’arrêter.

Il fallait vivre cet instant, ces minutes, ces heures pour enfin se sentir vivre – vivre oui ! cesser de se sentir prisonnière  d’un destin à chaque détour tracé –  vivre hors du carcan de ce monde qui n’en finissait plus de tracer des bornes, de placer des haltes.

Oui, c’était une nuit pour avoir l’illusion d’être  libre, de se sentir en dehors des barrières corporelles, d’un esprit si raisonnable. Il était là, à portée de main ce moment où tout était permis ou presque.  »

(et la suite est ici )

365 jours d’écriture – Journal intime

essais2

 

 

Je ne tiens ni journal, ni carnet de bord. Et même si je le faisais, je ne le partagerais pas ( le « intime » du « journal intime »)
Par contre, je vous propose de lire des fragments de journaux/carnets de bord de 3 personnages de fiction (donc, fan-fiction dans un autre genre). A mon avis, ils peuvent se lire sans connaître forcément l’histoire. Nous allons remonter le temps. Nous allons plonger dans un univers magique.

 

1- Ariana (journal)

Mon cher journal,

Voilà longtemps que je te délaisse et j’en suis navrée. Tu ne le sais pas, cher journal, mais j’ai été obligée de détruire ton prédécesseur même si je l’aimais de tout mon cœur. Lors du changement de maison, Mère avait failli le découvrir. Mais c’est mon secret…
j’ai commencé un journal quand j’étais une petite fille. Père m’avait appris à bien écrire. Il disait en souriant que je me débrouillais mieux que mon  frère, Ab. Je sais, ce n’est pas très gentil pour Ab. Mais il est vrai qu’il a du mal avec les mots, la lecture. Il préfère être au grand air, dehors. Tout le contraire de mon frère aîné, Al: lui est un vrai rat de bibliothèque, comme disait Père.

Parfois, nous ne le voyons plus de la journée: il reste enfermé dans sa chambre. Il dit qu’il lit, qu’il écrit à plein de gens. Mais maintenant, Al ne revient que pour les vacances, m’a-t’on dit. Et oui, il est grand. Il est en pension.
Ah, quelle chance il a… Il peut apprendre plein de nouvelles choses. Il fréquente d’autres amis comme nous.
Mais je sais bien que ce n’est pas pour moi. D’ailleurs, je ne me plains pas, cher journal. Je ne crois pas que j’aimerais avoir des tas de gens autour de moi.
Mère dit que ce serait dangereux, que je pourrais avoir « l’une de mes crises » et que personne ne voudrait de moi.
Je ne sais pas si c’est vrai mais Ab, qui est mon frère préféré, chut, trouve que je dois faire attention. Pourtant, lui et Mère ne sont pas d’accord. Je crois qu’il aimerait m’emmener avec lui, dehors. Mais il est trop jeune encore.
Voilà, mon journal. Donc, je reste dans la maison, toute la journée.
C’est pour cela que je vais bien te cacher. Ce sera notre secret, n’est-ce pas?

 

1 – Ab’ (notes)

Ecris, qu’elle me dit! Ecrire c’est une punition. Je vais faire des tas de fôtes fautes et si mon cher frère me lit, alors il va se fou moquer de moi. Oh non il va pas faire ça. Il va juste prendre son air hautain et avoir ce sourire.
J’aime mieux aller dehors quand je suis en vacances. Déjà que toute la fichue l’année je dois rester en classe et écouter ces vieux crétins de profs, apprendre les leçons et faire les fichus devoirs. Pendant ce temps je dois écouter les autres chanter les louanges de mon grand frère qui est si doué. Alors quand j’en ai marre je me bats et je suis puni alors je vais en retenue évidemment. Je m’en fous.
Notre mère a dit « tu dois faire des efforts, Ab’, alors essaye d’écrire tous les jours » .
Oui, que j’ai répondu et pour pas passer pour un crétin, je prends ma plume et voilà, j’écris. Hein, c’est mauvais, non?

 

1- Al’ (carnet)

Il est bien difficile de tenir un carnet de bord quand je suis à Poudlard. Les cours me prennent du temps ainsi que ma correspondance. Mais quand je suis de retour dans notre demeure familiale, j’ai tout mon loisir pour consigner mes découvertes.
Liste des choses à effectuer durant mes vacances:
– Relire les notes sur l’alchimie française
– Répondre à la missive de Nicolas
– Ranger mes chaussettes
– Aller voir notre voisine
– Continuer à m’entraîner à pratiquer le mermédien (le langage du peuple de l’eau)
– Aider Mère (si j’ai le temps).

2- Ariana – Journal (suite )

Très cher journal,
A nouveau, je t’ai abandonné. Vois-tu j’ai été très malade…
J’ai oublié ce qui s’est passé mais depuis, Mère n’est plus là.
On m’a raconté qu’elle n’était plus de ce monde. Je suis horriblement triste. Même si Mère n’a pas toujours été très gentille envers moi. J’ai bien compris que je ne lui convenais pas depuis ce qui s’est passé quand j’étais enfant (mais dont je ne garde pas  souvenir).
Papa est allé en prison à cause de moi, je crois. Et puis, il est mort. Mon cher papa …Ce devait être une chose horrible. Voilà, maintenant, c’est Maman qui est morte. Et je crois que j’y suis pour quelque chose, cher journal, mais je n’arrive plus à me rappeler…
Ma tête me fait mal. Ab’ dit que je dois arrêter d’y penser, qu’il va prendre soin de moi, même s’il est encore jeune. Il dit qu’il s’en fout et je sais que c’est un gros mot.
Et Al’ est à la maison, aussi.

 

2- Ab (notes -suite)

Il exagère. Il croit qu’il peut revenir et que tout va s’arranger.
Mon cher frère. Il pense qu’après ce qui s’est passé il a la situation en main, monsieur « j’ai la tête dans les livres ».
J’écris ça mais je sais que ça sert à rien. C’est juste pour avoir quelque chose à faire.
Mais ma sœur a besoin de moi, je l’entends.

 

2- Albus (carnet – suite)

Godric’s Hollow, 1899

Notes:
– Ranger et trier les affaires de Mère
– Envoyer des hiboux pour remercier (condoléances)
– Finir de mettre en ordre papiers et parchemins officiels
– Etablir un emploi du temps pour Ariana
Mercredi: thé chez Bathilde (rencontre avec son petit-neveu)

 

3- Ariana (journal, suite et fin)
Mon cher journal,

Rien n’est plus pareil depuis que Mère est partie. Al’ est revenu mais je ne le vois presque jamais. Il a ce nouvel ami, Gellert. Je l’ai vu une fois et il est beau garçon.
J’aimerais bien qu’Al’ m’emmène avec lui. Mais il fait comme Mère: il me garde ici, à la maison, pendant qu’il passe des journées entières avec son ami. Ils ont des conversations passionnantes. Ils sont très doués en magie.
Peut-être pourraient-ils m’apprendre…. Pour que je ne fasse plus de bêtises…
Mais Ab’ dit qu’ils sont trop snobs. Mon frérot préféré veut bien que je nourrisse les chèvres, avec lui. Tout se passe bien.
Je n’ai pas de crises dans ces moments-là. Ab’ dit que plus tard, il m’emmènera vivre ailleurs, là où les gens ne font pas autant de chichis. Mais Al’ n’est pas d’accord. Ils parlent fort et j’ai peur qu’ils soient tous très fâchés, encore à cause de moi…
Voilà, je les entends encore. Ils crient. Je vais voir ce qui se passe…ça recommence….

3- Aberforth (notes/gribouillis)

Je vais lui dire ma manière de penser….Ces deux andouilles

3-Albus (carnet -suite)

C’est extraordinaire! Ce qui m’arrive est la plus belle chose au monde…J’ai rencontré un égal, mon double, mon complément.
J’ai presque honte de m’emballer autant.
Notes:
– rédiger une charte Moldus/Sorciers « pour le plus Grand Bien »
– répondre à la missive d’Elphias

 

Note trouvée ( Aberforth ou Albus?)

J’ai trouvé le journal d’Ariana. J’ai le cœur brisé.
14 ans… et elle n’est plus là

 

 

Complément:
Durant l’été 1899, Ariana Dumbledore dont la magie était instable depuis qu’elle avait été agressée par de jeunes Moldus pendant son enfance, tenta de s’interposer entre ses frères et Gellert Grindewald.
Tous les trois se battaient en duel. Nul ne sait qui lança le sort mortel qui atteignit l’adolescente.
Gellert s’enfuit afin de fuir les autorités magiques.
Albus et Aberforth vécurent avec ce poids et cette culpabilité. Jusqu’à la fin de sa vie, Albus Dumbledore éprouva de vifs remords ( c.f « Le Prince de Sang-Mêlé »).

J’ai gardé le prénom originel : « Aberforth » : et non la version francisée hasardeuse (« Abelforth ») utilisée étrangement dans les livres.
Le prénom « Aberforth » a un sens  (qu’il n’a plus si on le change en » abel »): « Aberforth » (angl.) = « vieux nom pour un village dans le Yorkshire (nom actuel: Aberford) ». « Aberforth » – « aber » (gaélique) = « marécageux, le confluent des eaux » + « ford » (vieil angl.) = « gué » (endroit peu profond d’une rivière où l’on peut traverser à pied), mais aussi « patauger ».

Pour le reste, j’ai vérifié la chronologie (dates de naissance probables – et dates de décès).

Merci à JK.Rowling pour les personnages et l’histoire.

365 jours d’écriture – Mini fanfiction

Mini fanfic

essais2

Personnages: Severus, (Lily), Albus Dumbledore, Mme. Pomfresh –

 

L’image de Lily bougeait sans cesse derrière ses paupières closes.Elle était telle qu’il la revoyait toujours : souriante, ses yeux d’un vert vif en amande lui lançant des étincelles d’affection et de confiance.Elle chassait d’un geste ralenti sa longue chevelure d’un roux foncé derrière ses épaules. Elle le fascinait.

Elle. Elle seule.Elle seule savait calmer sa tristesse. Elle seule avait compris ses chagrins d’enfant.
Elle avait grandi près de lui. Elle seule savait.
Elle seule avait éveillé sa tendresse…..Mieux que cela. Plus que cela.

La silhouette ouvrait les bras et l’invitait : « Severus, Sev… »
Les couleurs et les formes se mêlaient.
Elle n’était plus qu’à lui, toute proche.
A lui. Complètement à lui. Enfin.

Il referma ses mains autour de sa taille et enfouit son visage dans son cou.
La scène basculait en une multitude de fragments d’arc-en-ciel.
Il n’éprouvait pas seulement du désir pour elle.
Cela avait un nom, qu’il n’osait avouer.
Un nom celé depuis des années.
Un nom qui le submergeait. L’amour.

Il portait, enchâssé dans sa mémoire, ce souvenir qui n’avait pas eu lieu.
Il la sentait contre lui, les boucles auburn caressant son visage.

« Lily, Lily, emmène-moi avec toi, entraîne-moi dans cette danse, enchaîne-moi à jamais. Tu es celle que j’appelais « mon amie » mais tu étais plus que cela. Tu l’as toujours été. »

Il lui semblait que Lily acquiesçait et l’encourageait. Elle était proche.

« Lily, veux-tu encore de moi ? Tu n’as jamais quitté mon cœur. Mon âme s’est troublée si souvent mais je te retrouve enfin. Lily, veux-tu…. ? »

 Le contact lui parut tiède et doux lorsqu’il l’embrassa. Son cœur parut faire un bond dans sa poitrine à une distance incroyable de là . Il percevait une chaleur intense. Les bras de Lily étaient autour de son cou ; ses caresses, ses gestes….Et il chavira dans un monde immensément vibrant de tendresse. Sans fin.

« Liés l’un à l’autre, enfin. L’un à l’autre. Lily, oh, Lily….
Lily – …… »

 

 L’infirmerie était plongée dans une semi obscurité.
– Albus, je m’inquiète, dit Mme.Pomfresh, d’une voix étouffée. J’ai soigné Severus mais il ne cesse de délirer. Il répète des mots sans suite. Ne croyez-vous pas qu’il pourrait avoir des sortes de visions ?
Dumbledore se tourna vers elle :
–    Non, rassurez-vous, PomPom. Ce ne sont pas des visions. Tout cela n’est qu’un délire dû à une trop forte fièvre. Il ne tardera pas à s’en remettre, j’en suis sûr. Mais nous sommes tous humains, il nous faut du temps…..
Il s’éloigna et sortit de la salle en murmurant dans sa barbe :
– Il nous faut du temps pour nous remettre d’un passé qui nous hante…et parfois, toute une vie n’y suffit pas…… »

 

note:

Severus Snape (Rogue, en français) a été l’un des personnages que j’ai aimé réécrire (désolée Mrs.Rowling!) en respectant  la chronologie et les infos données par l’auteure. Par contre, je lui ai fait vivre quelques aventures supplémentaires. Ce passage fait partie d’une fan ficton plus longue. J’ai trouvé qu’il complétait assez bien la fan-fiction de Girlkissedbyfire.

La fanfiction est un genre que j’aime bien, qui n’est pas si facile quand on veut entrer dans l’univers choisi.

 

Irisclaymore

 

 

ellaine

 

TAG : FAN HARRY POTTER

Voilà un Tag que j’ai repris chez Petit Pingouin Vert.

Connaissant mon amour pour l’univers potterien (dès que je vois un quizz, je ne résiste pas), forcément, je ne peux pas le louper celui-ci.

 

Bon, trève de blablabla:

Quel est ton tome préféré ?

Question difficile. J’ai longtemps aimé « Le Prisonnier d’Azkaban » car il est le 1er des « tomes sombres » mais je pense que « L’Ordre du Phénix » est mon favori.(définitivement: j’en suis à plus de 12 relectures; je devrais prendre mon tome en photo….^^)

Quel est le tome que tu as le moins aimé ?

Au fil du temps, à force de les relire, je trouve le 2 nd un peu faible. Mais juste un peu.Vraiment un tout petit peu.

Sinon, il s’agit de passages ( épilogue du 7).

Je viens de terminer ce qui constitue le 8 : « The Cursed Child » et, effectivement, il contient quelques points faibles, même si je pense qu’il faut beaucoup extrapoler (j’y reviendrais rapidement car je n’aurais certainement plus de temps libre quand il sera l’heure de ne plus spoiler…)

Quels sont les moments où tu as pleuré ?

Ah. Les morts….Surtout les morts.

Celle de Sirius, une horreur. Oui, j’en ai, pleuré en lisant et en voyant  le film la 1ère fois (quand on sait que Gary Oldman est mon acteur favori depuis que j’ai 18 ans, ça fait toujours un choc).

Peut-être Dumbledore… (avec cette interrogation: »Mais, heu, non , ce n’est pas possible, ce n’est pas ….! » à la fin du 6ème).

Et dans le dernier « Les Reliques de la Mort« , je n’ai pas pleuré , mais le chapitre 33 m’a particulièrement émue, entre autres (il s’agit de celui où Harry découvre la véritable histoire de Severus).

“You’ve got loads of magic,” said Snape. “I saw that. All the time I was watching you…” His voice trailed away; she was not listening, but had stretched out on the leafy ground and was looking up at the canopy of leaves overhead. He watched her as greedily as he had watched her in the playground. »

 

Quel est ton ressenti sur la fin de la saga ?

Comme à la fin de quelque chose, un sentiment mêlé: à la fois heureuse de voir que tout est très bien relié et bien sûr, cette sensation de perte inévitable. (« Vraiment, il ne va pas y avoir un petit bonus? »).

Et il y a eu un bonus. (août 2016)

Quelles sont les choses que tu changerais dans les livres ?

Pas grand chose. Peut-être un peu plus d’éclairage sur les pourquoi et les comment . Non, en fait, il me faudrait : des histoires sur la vie des fondateurs de Poudlard, par exemple.

Ah, si, j’oubliais: une nouvelle traduction française sans interprétation bizarre (ni coupes dans le récit).

Quel est ton film préféré ?
Malgré tous ses défauts, le 3ème (admirable réalisation)

Puis, le 5ème (qui mériterait sa version longue – mais trop tard…)

Quel personnage as-tu perçu différemment que dans le film ?

Ils sont nombreux, à mon avis mais il y en a toujours une qui me choque: Narcissa Malfoy.
Je n’ai rien contre la comédienne. D’ailleurs, à la base, Helen McCrory (Narcissa) devait jouer Bellatrix mais étant enceinte, c’est donc Helena Bonham-Carter qui l’a remplacée (j’ignore quel genre de Bellatrix nous aurions eue…peut-être plus proche du livre et moins « folle » – Bellatrix n’est pas dingue, elle est clairement froide , arrogante, obsédée par Voldemort et ….meurtrière).
Pour en revenir à Narcissa, c’est vraiment l’un des personnages que je ne « voyais » pas comme ça (mais nous avons tous nos idées entête et j’en ai bien conscience).

Y a-t-il un film que tu as préféré au livre ?

Non.

Un moment qui n’apparaît pas dans les films et que tu regrettes ?

Il y a énormément de moments qui n’apparaissent pas dans les films et effectivement, ça me dérange. (comment, je suis chiante? meuh, non exigeante, c’est tout).

Déjà, pour la fluidité de l’histoire, dans certains, c’est un vrai casse-tête. je connais des gens qui ont perdu le fil parce qu’ils n’avaient pas lu les livres. Donc, le coup de  » ça se regarde sans se lire », j’ai beaucoup de réticences avec ça. Oui, ça se regarde mais ça se suit mal.

Le 4 est complètement loupé alors que le livre est un vrai bonheur (s’il avait une bonne traduction, j’entends).

Le 5 méritait 2 films (il en avait été question mais à sa sortie, ce n’était pas dans l’air du temps). Dommage. (et pourtant, je l’aime beaucoup). Mais il est tellement dense que c’est compliqué (975 pages, quand même….).

Le 6 passe à côté du propos. De peu.

Alors, oui,le 7 découpés en   deux  a été développé; dans le sens de l’histoire ou sous prétexte d’effets spéciaux?

Finalement, ça ne m’empêche pas de les regarder, avec un peu de mal pour le 4.

Quels sont tes personnages favoris ?

Dans le désordre:

Sirius, Remus, Hermione, Luna, Minerva, Severus.

Quels sont les personnages que tu n’aimes pas ?

Bellatrix, Ombrage. Fenrir Greyback.

Quel est ton Weasley favori ?
Ginny.

Qui est ton méchant favori ?

Heu….hors Voldemort?

Aucun goût pour Bellatrix et sa clique.

Le seul favori, c’est Gellert Grindelwald (très intrigant…)

Qui est ton professeur favori ?

McGonagall bien sûr!

Avec quel personnage serais-tu amie ?
Avec Luna, sûrement. Hermione (j’ai un côté Luna et un côté Hermione; donc, mon côté chiant, c’est aussi mon côté Hermionesque).

Génération des Maraudeurs:Remus

Si tu pouvais ressusciter un personnage, quel serait-il ?

Sirius, Tonks et Remus. Oh, Dobby!

Quel serait ton Patronus ?

Mon Patronus a changé …..

Mes persos dans mes fan-fiction ont eu droit à: une chauve-souris et à une sorte de loup.

 

Si tu devais choisir une Relique de la Mort, quelle serait-elle ?
La cape, évidemment.

Quelle serait ta maison ?
Sur Pottermore,je suis Serdaigle.

Dans tous les tests, idem; ça me va assez bien mais j’ai beaucoup plus d’affection pour les Poufsouffle (accepter sans faire de différence)

Quel serait ton cours préféré ?
Métamorphose

Quel est, selon toi, le sortilège le plus utile ?
Accio! (mais tellement pratique!)

Sinon, en termes de magie, pouvoir transplaner…

 Si tu étais dans une équipe de Quidditch, à quel poste jouerais-tu ?

Mouais, pas certaine d’être douéenquand il s’agit de lancer une balle, d’en attraper une etc…


 


 Est-ce que la fin de la saga t’a plu ?

Que représente Harry Potter pour toi ?

 

Mrs.Rowling a su m’embarquer alors que j’étais déjà adulte. Normal: je n’ai pas pu grandir en lisant les Harry. J.K Rowling est mon aînée de seulement 2 ans. Je la considère comme une grande soeur qui m’inspire beaucoup.

Harry Potter est l’un des mondes  imaginaires que j’aime le plus – à peu près autant que celui de la Terre du Milieu. Ou dans un autre genre, celui de Ténébreuse (Marion Zimmer Bradley restera l’une de mes auteures préférées; avec Robin Hobb). Mais j’en ai d’autres….

Pour revenir à HP, à la fin de la saga, j’avais senti le besoin d’écrire une petite fan fic’. Nous étions en 2007.
Jusqu’alors, c’est un genre auquel je n’avais jamais touché.
De petite fan fic, je suis passée à une plus longue.
Puis, j’ai embrayé sur une seconde.

Et dernièrement, un cross-over Harry Potter/Gardiens de la Galaxie ici (dans lequel je me suis vraiment amusée et qui a une suite en chantier).
Voilà ce que c’est, Harry Potter.

Un univers qui ne cesse de m’émerveiller, qui m’inspire et avec le quel j’aime jouer.J’avais même écrit l’histoire d’Albus Potter; les similitudes ou différences m’ont bien fait sourire en lisant » l’Enfant Maudit ».

Fan fiction : cross-over « Harry Potter » / « Guardians of the Galaxy » fin

Avril 2015: J’ai écrit le mot « fin » hier. Enfin!
Ce qui devait être une joyeuse plaisanterie « amuse-toi avec l’un tes univers préférés et mélange bien le tout' » a pris la tournure d’une fan-fiction de 4 chapitres.
Ces derniers mois, je me disais que je n’aurais jamais le temps de terminer puisque depuis le début de cette année je suis assez/très/beaucoup occupée (dans le bon sens: formation en vue d’une …autre formation, – je sais, c’est compliqué – et le mauvais sens  du terme: divers ennuis et soucis familiaux). C’est la vie.

Et puis, je n’écrivais pas que cela…Je continue à écrire ou à corriger ce qui semble être une longue histoire fantasy. Je ne parle même pas du temps que je passe avec mes photos (agréable moment que je n’ai pas du tout envie de laisser de côté).
Bon. Je jongle un peu avec ceci, cela et la lecture.

Bref, ce qui compte, c’est d’avoir terminé cette fan-fiction. Le reste suivra aussi.
Et oui, je me suis bien amusée…..
Le dernier épisode de cette fan-fic est ici

Pour lire depuis le 1er chapitre : Hooked on a feeling 1

Hooked on a feeling 2

Hooked on a feeling 3

Hooked on a feeling – 1 -fanfic HP

Hooked on a feeling – 1 – NapalYsaLeya.

 

Imaginez que Sirius Black écoute en boucle des standards des 70’s. Imaginez que le jeune sorcier tombe sur une étrange camarade. Imaginez….

Bref.

C’est une petite fan-fiction (la 1ère partie, en fait) complètement à part des deux plus anciennes que j’ai faites auparavant. c’est une fanfic alternative.

 

(illustration Hillary-CW)

Du fan art au fan art ( ou un jour Harry Potter…)


Lyvyan


Pojypojy

Où le fan-art rejoint le fan-art.

Cela n’est plus une surprise: j’ai été gravement infectée ces dernières années par un virus qui
s’appelle « Harry Potter ». Un de plus. C’était un peu inévitable.
Si j’avais eu 11 ans lors de la sortie du 1er tome de la série des livres, je pense que j’aurais attendu avec hâte
ma lettre d’admission à Poudlard/Hogwarts. Je n’attendais que cela étant enfant. La magie. Ou les pouvoirs extraordinaires. J’étais plongée dans la S.F très jeune, parce que, hors des contes, il existait très peu de romans qu’on qualifie aujourd’hui de « fantasy ». Pour un gosse né à la fin des 60’s, il n’y avait qu’une issue: la Science-fiction. Puis, il y eut Tolkien, bien sûr. C’est une autre histoire. Une longue.

Donc, revenons à nos balais: Harry Potter.
Lorsqu’en 2007, le dernier tome des H.P est paru pour clore le cycle, sur les écrans sortait « L’ordre du Phénix ». J’avais alors en tête une sorte d’histoire qui rejoignait (à mon grand désespoir!) le monde de Harry Potter.
Je n’avais jamais écrit de fan-fic de ma vie et je pensais que c’était une belle ânerie. J’hésitais donc à franchir le pas.
Au même moment, des amies m’ont demandé si je ne pouvais pas faire un petit truc avec le personnage de Severus Snape(Rogue).
J’avoue que j’ai répondu que je ne me sentais pas capable de toucher à un perso’ existant – et qu’en plus, ce cher Severus n’était pas l’un des mes préférés…(J’étais lancée sur une histoire mêlant Sirius, Remus et James Potter – il est inutile de préciser qui étaient mes personnages favoris!)

Finalement, je me suis laissée tenter. Et mettre Severus dans l’embarras m’a tellement amusée que ça a donné….
Une fan-fiction! Malgré tout.
Ma vision de Severus a été largement inspirée par les dessins vus sur D.A puisque j’y postais (et j’y poste encore parfois)
mes photos.
Mais je dois dire que la Légilimancie que j’ai décrite ressemble plus à la télépathie vue par Marion Zimmer Bradley dans le cycle de Ténébreuse qu’à la magie de J.K Rowling. Science-fantasy, encore et toujours. Et fan complète de MZ Bradley.

Grâce à tous ces dessins, ce superbe fan-art, la petite histoire est née. Même si c’est de la fan-fic.

FAN-FIC 1