Jeffrey Dean Morgan au volant

Connu pour avoir joué dans Grey’s Anatomy, Supernaturals et récemment, The Walking Dead ( un fabuleux Negan),Jeffrey Dean Morgan a une actualité hors du commun ce week-end: c’est lui qui conduira la  Chevrolet Corvette qui tiendra le rôle du Pace car (il n’y a pas de traduction en français) durant la course. Il s’agit de la 101eme édition des 500 miles d’Indianapolis (ou Indy). 

We’re honored to welcome Jeffrey Dean Morgan to IMS to drive the 2017 Corvette Grand Sport Pace Car,” IMS President J. Douglas Boles said. “He’s used to playing the ultimate villain in ‘The Walking Dead,’ but he’ll be an envied hero to millions of race fans around the world when he gets to lead the field to the green flag of the 101st Indianapolis 500 in such a beautiful Corvette.”

T’as pas vu ma pop #7

Comme nous avons pu le voir la semaine dernière,  les héros pop s’engagent dans des aventures très différentes les unes des autres. Il semblerait pourtant que ces héros soient  reliés entre eux par un fil conducteur, un ou des éléments communs. Tous se définissent quasiment par leur grand point faible – ou, du moins, leur faiblesse relative. De plus, quasiment tous choisissent  de refuser la puissance/le pouvoir à la fin de leurs aventures.
C’est le cas de Frodon qui jette l’anneau dans la Montagne du Destin -plutôt que de devenir un nouveau Sauron, ce qui était quand même sacrément badass. Idem pour Luke Skywalker qui ne se laisse pas tenter par le côté obscur, préférant abandonner le combat contre Dark Sidious/Palpatine. On sait ce qui arrive: Vador, ne pouvant supporter de voir son fils souffrir devant ses yeux, s’empare alors de Palpatine, rendu vulnérable  et le jette dans le générateur de l’Etoile Noire et youpi!  triomphe de l’amour!Quant à  Harry Potter refuse la Baguette de Sureau et l’immense pouvoir qu’elle confère.

Le héros pop est donc un exemple – malgré lui, dirait-on. « Il ne veut pas le pouvoir pour lui-même », se disent ceux qui sont autour de lui. « Aidons-le. »  De là, naissent les communautés héroïques (La Communauté de l’Anneau, l’Ordre du Phénix, etc..). Car on touche ici à l’élément fédérateur. Ce qui est une faiblesse devient alors LE point fort du héros pop.

On voit que dans le récit pop, on a commencé par « croire à » (=une prophétie, un mythe, une légende) pour « croire en » (accorder sa confiance; former une communauté). Le héros doit à présent faire croire (en lui).

Récemment, les récits de héros pop mettent en avant un personnage  que tout le monde pourrait devenir. Le héros pop reflète la croyance des autres plus qu’il n’est marqué comme un être unique en son genre. En cela, beaucoup de récits ressemblent étrangement aux romans d’apprentissage (ou d’éducation), ceux qu’on appelle  le Bildungsroman.

Le héros pop est alors confronté à différents schémas qui vont définir son récit:

  • Il souffre. C’est Frodon, tout en abnégation, en figure doloriste (sauf lorsqu’il s’en prend au malheureux Sam en se comportant comme un vrai tyran – ou en diva pop – il fait sa rockstar -; là, c’est Sam qui lui vole la vedette et devient le  héros à temps partiel)
  • Il est courageux. Modeste, issu de nulle part, voilà notre héros qui se découvre des ressources insoupçonnées! C’est Bilbo version Peter Jackson qui affronte l’affreux Azog dans Le Hobbit au cinéma. Bien sûr, ce n’est pas nouveau…
  • Il a un pouvoir mais le connaît mal/ou ne sait pas le maîtriser. Jack Frost sait refroidir l’air, pas assez pour figer Pitch, le Croquemitaine.

Autre cas de figure: il n’est héroïque que par défaut. C’est un héros accidentel.
C’est suite au décès de son frère (jumeau, c’est plus pratique!) que Jack Sully est amené à remplacer celui-ci – et à devenir le sauveur de Pandora, dans Avatar.
Mais, à la base, Sully n’est que l’avatar – celui de son frère.
De même, Shrek est un remplaçant. Il doit sauver une princesse à la place de Lord Farquaad.

Dernière piste: il voyage dans le temps. Et, oui le voyage temporel! On sait dès le début que le héros a accompli sa mission, reste à trouver le bon orage magnétique, la bonne machine temporelle pour que ledit héros réalise son destin.
C’est Terminator où l’on vient du futur (qui n’est pas folichon, entre nous).
Ce schéma a été largement pillé par les auteurs de SF (je ne citerais pas toutes les références, vu le grand nombre), accompagné de son leitmotiv: le paradoxe temporel.

Le paradoxe temporel le plus connu est le paradoxe du grand-père selon lequel l’intervention tue l’aïeul de l’intervenant empéchant ainsi sa naissance… et donc son intervention. Ici, nous nous trouvons en face du paradoxe du premier type, mais l’auteur avance l’hypothèse d’une autocorrection du temps. En effet, le voyageur est voisin d’un architecte; malencontreusement, il empêche la naissance de ce voisin, mais les maisons réalisées par ce voisin, n’en sont pas moins dessinées par un autre architecte.

On pense à Barjavel (Le Voyageur imprudent); à Bradbury (Un coup de tonnerre),  à Vous les zombies All You Zombiesde Robert A. Heinlein, à  La Patrouille du temps de Poul Anderson, mais aussi à La Spirale du Temps (Yoko Tsuno) de Roger Leloup, à Valérian et Laureline qui sont des agents spatio-temporels,  à Thorgal (dans Le Maître des Montagnes). Je passe sur le nombre d’allusion dans Doctor Who.  Dernièrement, dans la saison 10 – épisode 3 « Thin Ice » dont voici un aperçu  ci-dessous, Bill,  qui accompagne le Docteur, pose à nouveau cette question « Et si…. » – et se fait gentiment tourner en dérision.

Londres, 1814. La ville entière s’est révélée pour la plus grande foire de givre depuis des décennies. Mais sous la Tamise glacée, les fêtards disparaissent, s’embrassent dans la glace et pénètrent dans les profondeurs où se cache un monstre terrifiant. Le docteur et Bill arrêteront-ils le massacre avant qu’ils ne soient entraînés dans les eaux glacées

Yoko Tsuno : La spirale du temps

Le héros ne change pas l’univers.Très souvent, il contribue à en maintenir sa cohésion. Cette idée en induit une autre: la préexistence du futur.
Nous faisons un tour sur nous-mêmes et nous projetons dans un avenir qui, s’il n’est pas une certitude, est susceptible de déjà exister.
Voilà qui a le mérite d’en séduire plus d’un….

Héros fédérateur, héros fort de sa faiblesse, la pop culture nous invite à nous pencher sur nous-mêmes, à nous réapproprier des codes, des histoires. Elle nous renvoie à notre propre humanité, et en cela, à nos différences, à nos singularités.
Elle nous réunit quand nous devenons fans (merci, les fandoms!);  elle nous montre que c’est en faisant un  atout de notre différence que nous en devenons héroïques. Pour conclure ce premier volet en 7 parties sur la pop culture, je  citerais R. Mèmeteau dont l’ouvrage m’a servi de guide-fil: « Une société de plus en plus normée finit donc fatalement par devenir une véritable machine à créer les stars ».

Je vous retrouve bientôt pour un autre volet et en attendant, je  vous souhaite une bonne semaine.

T’as pas vu ma pop? 1er volet

Introduction – part.1

La pop et le camp part.2

Come on, vogue! -icône pop –part.3

Pop culture: le monomythe- part.4

Prophéties part.5

Prophéties: Matrix, Harry Potter – part.6

Héros pop: croire ou ne pas croire part.7

T’as pas vu ma pop #6

Continuons notre exploration de la pop culture avec, cette semaine, l’importance des prophéties.

Dans Matrix, nous avons un Elu (Néo) qui, pour répondre aux critères pop, n’a pas conscience de ce qu’il est; en gros, Néo n’est pas Oedipe.
L’Oracle, dans Matrix, ne prédit pas. Elle pousse les personnages – et non pas, un seul personnage (Trinity: « tomber amoureuse de l’Elu »; Morpheus: « trouver l’Elu »).

Chez Harry Potter, on retrouve le même schéma narratif que dans Matrix:

il y a une prophétie autoréalisatrice/autodestructrice (« et l’un devra mourir de la main de l’autre car aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit… « ).

puis, une phase de coopération (« je me repose sur les autres même si je comprends pas tout » : c’est ce que fait Harry Potter)

pour enfin aboutir au grand triomphe de l’amour, comme dans Matrix.

Pour tous les lecteurs assidus de Harry Potter, il est évident que c’est cette magie, une magie inconnue du monde sorcier, nous suggère Rowling (parce qu’elle est très maligne) qui protège Harry et ceci, depuis le début.

Pour résumer, Ms. Rowling nous balade pendant sept tomes en nous sortant de son chapeau pointu une nouvelle loi magique à chaque fois que Harry se tire sain et sauf d’une rencontre avec le Seigneur des Ténèbres (vous croyiez que j’allais écrire son nom, en plus? en fait, …pourquoi pas…).

Allez, elle se joue bien de nous: un coup, c’est « 2 baguettes avec un élément commun qui les constituent, disons…une plume de phénix? ça sera un Priori Incantatum et hop, dans les choux, Voldy! » Puis, lorsque  la baguette de Harry se souvient de sa magie et lance un sort toute seule? Très fort! Une baguette qui se souvient de la magie. Oui. quand même.

Il reste que c’est la prophétie initiale dont Harry doit se débarrasser. Souvenez-vous: dans le tome 3, quand Remus Lupin enseigne à ses élèves comment neutraliser un Épouvantard une créature qui ne possède ni existence ni forme propre mais qui se nourrit exclusivement des peurs les plus profondes dont il revêt l’apparence dans les moindres détails. Le professeur Lupin craint que l’Epouvantard ne prenne la forme du Grand Vilain (Vous-Savez-Qui). Or, non.
C’est donc avec justesse que Rowling place ses mots dans la bouche de Lupin (l’un de ses personnages préférés, au passage) : « Voilà qui voudrait dire que ce dont vous avez le plus peur, c’est… la peur elle-même. »
Ce que  sous-entend l’auteure, c’est : « ce dont tu as le plus peur, c’est l’Epée de Damoclès suspendue au -dessus de toi (=prophétie), Harry; apprends à canaliser tes peurs, à sortir du monde de l’enfance (= du monde magique) et ensuite…. »
Je vais insister mais c’est malin. Et ce n’est pas pour rien que Harry Potter reste l’une des sagas les plus abouties, l’une des mieux ficelées de la pop culture.

Mais, revenons à cette fameuse prophétie énoncée par une voyante catastrophique.
Harry n’est pas désigné comme étant l’Elu. Jusqu’à la fin, rien ne prouve qu’il l’était. Neville ne l’est pas plus. Ni Harry ni Neville ne sont l’Elu. Ou bien , ils le sont tous les deux. Mais Voldemort comme Dumbledore ont fait un choix: celui d’y croire.

Ils interprètent de manière forcée cette prédiction, tous deux par soif de magie, de puissance, de drames ( à croire que leur vie était bien triste sans toute cette mise en scène). C’est Voldy comme Dumby qui recherche des artefacts magiques, pas Harry.

Voldemort croit qu’il est menacé – par un enfant! et un enfant sorcier même pas doué, qui plus est… Il croit qu’il doit affronter Harry Potter à la fin. Il rend possible la prophétie.

Dumbledore sait que le seigneur des Ténèbres et Harry ne peuvent pas s’entretuer, mais au lieu de calmer tout le monde, il fait croire que Harry doit être sacrifié, comme il le dira très froidement à Severus Rogue – qui en sera dégoûté

« You have used me. [¦] I have spied for you and lied for you, put myself in mortal danger for you. Everything was supposed to be to keep Lily Potter’s son safe. Now you tell me that you have been raising him like a pig for slaughter” »

Mais, au final, les prophéties se dissolvent. Harry s’est fait manipuler. Il n’y a qu’une voie: c’est l’amour. Et tant pis si l’épilogue est, tout de même, un peu cucul (papa/maman/enfants – 17 ans plus tard).

Harry Potter ne prend pas le chemin messianique à la Néo: il se marie, il a trois enfants, etc…D’ailleurs, c’est tout le mal qu’on lui souhaitait après une enfance et adolescence aussi dingues. Quoique…cette partie de sa vie ne nous fait plus rêver (cet épilogue a déçu bien des fans, si j’ai bonne mémoire). La preuve? Quand on retrouve un Harry devenu père de famille, en proie à une crise de la quarantaine sévère, il nous ennuie un peu quand même. Prenez « L’enfant maudit« .

Héros de la pop culture, ai-je écrit. Mais qui sont ces héros?

Je vais réussir à mettre en ligne la suite – sans bug informatique, cette fois – dès la semaine prochaine si tout va bien.

 

T’as pas vu ma pop #5

La semaine passée dans T’as pas vu ma pop, je me suis intéressée à la recette campbellienne – ou comment faire une bonne soupe au monomythe- avec la structure du Voyage du Héros (Ulysse nous aura bien aidés longtemps avant Bilbo et Luke Skywalker).

Aujourd’hui, entre les bagages et un rhume des foins carabiné, je vais continuer mon propre voyage – et le vôtre – en direction du mythe, de la croyance et de la prophétie. Ce sera un peu plus court pour les raisons évoquées sur ce blog.

Crois-en moi, crois-en toi: croyance et prophéties auto-réalisatrices

On entend souvent que la pop culture est un pillage continuel sans foi ni loi (si possible). Et aussitôt, certains se mettent à pousser de grands cris, tentant, en quelque sorte,  de comprendre la pop culture en dehors d’elle-même, et non pas en interne. Renvoyer la pop à ce qui ne peut pas être saisi, le moment, l’époque, l’instant, c’est vraiment chercher à s’arracher les cheveux – ou à enrager.

La pop culture pille la culture populaire, tranquillement, et fournit son propre mythe. En fait, elle opère un retour sur soi, une réflexivité plus qu’une révolution: une forme d’autoprophétie.
On observe le même scepticisme chez le chef d’orchestre  Leonard Bernstein (qui aimait le rock et la pop) en 1967 dans le documentaire« Inside pop » qui ne croit pas à la rébellion mais loue la créativité.

Prophétie, mais de quelle prophétie parle-t’on?

En premier lieu, de ce que Robert K.Merton nomme la prophétie autoréalisatrice.
Je rappelle ce qu’est une prophétie autoréalisatrice – selon Merton, il s’agit de:

 La prophétie auto-réalisatrice est une définition d’abord fausse d’une situation, mais cette définition erronée suscite un nouveau comportement, qui la rend vraie »

Si je reviens à notre Héros de la semaine dernière, je peux alors dire: « Bon, je ne vais pas me casser la tête pour inventer un quelconque motif à son aventure, il y a beaucoup plus simple »  Il y a longtemps, une prophétie raconte qu’il devait y avoir un Elu (tout se transpose au féminin, j’ai oublié de préciser). Comme par hasard, l’Elu est le héros de mon histoire mais voilà, il ne le sait pas encore – et c’est parti…
Tiens, ça ne vous rappelle pas un/des films? Un/des romans? Des jeux vidéo?

 

Star Wars? Un enfant destiné à rééquilibrer la Force. Matrix? Un homme élu… Harry Potter? Un jeune garçon dont on a prédit qu’il devait tuer ….etc…

 

Star Wars: Prophétie de l’Elu

 

Prophéties chez Harry Potter

J’en reparle la semaine prochaine….

Pour aller plus loin:

 

T’as pas vu ma pop #4

 

Cette semaine, il y sera question de mythe (avec le « yth », bien sûr).
Plus précisément, je vais vous parler du monomythe, qui a considérablement influencé les scénarios hollywoodiens, ces grands pourvoyeurs de pop culture.

Monomythe et pop culture

Monomythe?

Si je dis: « Star Wars »? Vous voyez à peu près de quoi je veux parler – oui, ce tout petit film, un truc obscur…

Maintenant, si je dis: Joseph Campbell?
Pour nous autres, européens, le monsieur est moins connu et moins étudié que Claude Lévi-Strauss ou Mircéa Eliade, par exemple. Depuis « Star Wars », nous sommes un peu plus familiers de ses théories, et pour cause.

Joseph Campbell:

Joseph Campbell, né le 26 mars 1904 à White Plains (New York)et mort le 30 octobre 1987 à Honolulu, est un mythologueaméricain, professeur, écrivain et conférencier, connu pour ses ouvrages portant sur la mythologie comparée et la religion comparée. Son apport principal est sa théorie du monomythe qui postule que les mythes, légendes et contes du monde entier, à de nombreuses époques, sont des expressions d’un schéma narratif unique, lui-même lié aux structures de la psyché humaine. Les théories de Campbell s’inscrivent en partie dans la lignée de celles du psychologue analytique Carl Gustav Jung. Peu influent et souvent critiqué dans le domaine des études mythologiques lui-même, Campbell devient cependant populaire grâce à ses ouvrages, conférences et émissions, et ses ouvrages sont employés par la suite comme guides d’écriture par les scénaristes

C’est avec  « The hero with a thousand faces » (Le héros aux mille visages)  – 1949 que Campbell se fait connaître hors des universités et enchante Hollywood.  Dans l’introduction du « Héros… » désormais célèbre, Campbell définit ainsi  le monomythe:

« Un héros s’aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »

Il s’agit donc d’une histoire simple, partagée par toutes les cultures qui peut être résumée de cette façon : le Voyage du héros.
On peut découper ce voyage en plusieurs étapes (17 dans la version originale de Campbell) mais les principales sont les suivantes:

  • 1 – Le Départ: le Héros connaît l’appel vers l’Aventure
  • 2 – l’Initiation: Il est transformé par ce qu’il vit
  • 3- Le Retour: Le Héros revient dans le monde, changé, et voulant partager ce qu’il a connu/gagné avec la communauté.

 

En images, les 17 étapes détaillées selon Campbell:

 

 

Et version Star Wars:

 

Quelques exemples d’étapes:

 

On peut constater qu’avec le modèle campbellien, on voit se dessiner un héros bien connu: celui qui se voue à la communauté (le type mort/renaissance) tandis que son antagoniste (l’Ennemi ultime!) est celui qui refuse  ce destin (je pense à Voldemort, soudainement) ou bien qui accapare le bien commun (Saroumane ).

« Le talent de Campbell est de dire tout ça avec une histoire de mythe bien juteuse par page avec en plus de nombreuses références à Nietzsche … » R.Mèmeteau – Pop culture p.94

Et Star Wars dans tout ça?
Il se trouve que George Lucas avait lu Campbell quand il était à la fac puis relu quand il finissait le script du 4 (1er volet de la trilogie originelle – 1977). Il en parle très bien dans le documentaire « The mythology of Star Wars » durant l’entretien avec Bill Moyers:

Lucas rencontre Campbell une fois la première trilogie terminée. Tout ce petit monde se retrouve dans le ranch de George et visionne les trois premiers épisodes (nous sommes en 1983 – heureusement, il n’existe que cette trilogie – oups, ai-je dit « heureusement »? ). Joseph Campbell est enchanté. Il devient fan. Il dit alors qu’il y a vu  » sa matière ».

A partir de cet instant, Campbell est littéralement découvert par le grand public américain.
Christopher Vogler, story consultant (consultant en histoires – je sais, ça fait étrange) chez Disney  connaît les livres de Campbell. Il écrit un mémo et le diffuse à ses collègues. Le mémo est lu et devient une référence en la matière. Très vite, Vogler est chargé de l’écriture du Roi-Lion (même si on voit plutôt l’inspiration du Roi-Lion chez Shakespeare, »Hamlet » mais bon…) et tant d’autres. En 1992, il publie le « Guide du scénariste ». Une recette du scénario à succès est née…

 

Depuis, Shrek effectue bon nombre de voyages avant de retourner dans son marais. Avant lui Bilbo (et Frodon) auront participé à des aventures, Néo a reçu l’appel via une pilule rouge, Harry Potter via une lettre portée par un hibou et j’en passe…Les mentors se nomment Gandalf, Dumbledore, Prof.Xavier, Yoda, Obiwan Kenobi, (toujours prêts à corrompre la jeunesse, ces pervers ^^).
Monomythe et pop culture, mythe et pop, croyances et pop?
Je continue avec vous cette exploration de la pop culture la semaine prochaine!

 

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

  • Icône pop 

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie…! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop!) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire…

Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par …Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée.

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls

  • Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue »(enfin, je sais que j’ai dansé dessus) :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957!

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être (et ça y est, je vous ai perdus^^).

RuPaul, célèbre drag-queen américaine, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga.

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu’un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant. Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes

T’as pas vu ma pop? #2

Pop culture, pop art, pop music: tout ce qui fait émerge (en anglais : « to pop up », émerger, pousser, surgir) est-il soluble dans la culture?

La Pop culture ne se réduit pas à une vulgaire marchandise destinée aux masses consuméristes. Cette culture populaire demeure traversée par des contradictions et peut alimenter un imaginaire de révolte

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à ce qui pourrait définir la pop en la comparant au style camp, une notion que nous n’employons pas ou peu en France. Il existe des similitudes entre les deux, même si l’un n’est pas synonyme de l’autre.

Le camp  englobe une esthétique et une attitude kitsch distanciées, pensées. Aux États-Unis, la culture camp est liée à la culture gay masculine et à l’art du travestissement.

Toutefois, un nombre important d’œuvres, d’artistes et de pratiques culturelles françaises exprime une sensibilité camp telle qu’elle a été décrite par les critiques culturels anglo-saxons.

Le camp repose sur le kitsch, le démodé, sur la création d’un personnage, sur l’absurdité de la morale et une vision comique du monde. Le camp semble incarné par des artistes homosexuels qui assument leur décalage avec les normes et le conformisme.

(wiki etc)

C’est Susan Sontag (romancière, écrivain, essayiste américaine; 1933-2004) qui en parle le mieux.En 1964, elle publie un article sur le « Camp » appelé à devenir le texte de référence. Alors,  Sontag elle-même faisait  cette distinction :

« Le « Pop Art » est plus sec et plus plat, plus sérieux, plus détaché de son objet, nihiliste en fin de compte. »

Notes on camp 

Il est intéressant avec le recul de pouvoir trouver plus de points de convergence que de différences, finalement. Car, depuis les années 60,  le camp a gagné en visibilité.  On peut citer de grands réalisateurs associés à cette sensibilité (John Waters, Pedro Almodóvar, par ex.) qui ont fait preuve d’une démarche délibérée dans ce sens.

Le pop art et le glam rock, avec Andy Warhol pour le 1er et David Bowie -pour le 2nd, ont élargi le champ d’investigation du camp.

 

 

1. Pour commencer par des généralités: « Camp » est un certain modèle d’esthétisme. C’est une façon de voir le monde comme un phénomène esthétique. Dans ce sens — celui du Camp — l’idéal ne sera pas la beauté; mais un certain degré d’artifice, de stylisation.

Camp? 

« Le « Camp » est fondamentalement ennemi du naturel, porté vers l’artifice et l’exagération. »
Susan Sontag, L’œuvre parle, p.307

 

On pense assez rapidement à Lady Gaga (avant elle, Madonna; dans une moindre mesure; Britney Spears). Mais Gaga fait plus fort, parodiant même Madonna (« Born this way » et « Express yourself » se ressemblent furieusement, quand même). Gaga serait-elle le summum de l’icône pop?  Même Britney et Mylène (chez nous) n’ont pas réuni autant de critères pop.

Lady Gaga affirme que sa seule ambition a toujours été de devenir une star. La musique et la dance ne sont que des moyens. Mais Lady Gaga s’adresse aux exclus et aux marginaux en leur proposant de devenir également des stars à travers elle. (Born this way)

 

La culture pop comme le style camp aime ce qui est populaire (et non ce qui est « élitiste », la culture dite « savante » qu’elle conteste). D’où les séries (Game of Thrones) , les comics, les blockbusters (Star Wars, en 1er).

« Camp », c’est un art qui se prend au sérieux, mais qui ne peut pas être pris tout à fait au sérieux car il en fait trop. On retrouve cette démesure, cette outrance dans la culture pop.

Gaga et ses tenues improbables car too much :

Bien vu aussi chez 2ne1 :

G-Dragon (Kwon Ji-yong), le Lady Gaga coréen ou presque, androgynie et confusion des genres à l’appui:

 

 

« L’élément essentiel du « Camp », naïf ou pur, c’est le sérieux, un sérieux

qui n’atteint pas son but. »

« En un sens il est tout à fait correct de dire: « C’est trop bon pour que ce soit « camp », ou « c’est trop important », c’est-à-dire pas assez en marge. »

 

Extravagance, décalage, quand je vois ceci: (les lits au milieu du pré, j’imagine)

je pense étrangement à cela:

 

Le mauvais, le raté devient  un canon camp. Et de là, le moche, le kitsch, à la limite du mauvais goût…

 » it’s good because it’s awful »

John Waters, réalisateur, dit ceci:

 »Whatever was camp has mutated into plain mainstream American humor . . . Kitsch, or camp, means something so bad it’s good. But what is so bad it’s good anymore? »

« Quoi qu’il ait été, le camp est maintenant totalement intégré à l’humour grand public américain»

Nous y sommes. John Waters… John Waters et Divine, « Pink Flamingos » en 1972 (je ne raconterais pas la fameuse scène de la crotte de chien) John Waters est l’illustration parfaite (ici, Hairspray-1988); Mauvais goût, outrance, et film-culte.

 

On se moque de la vérité, de la sincérité. Rien de plus insincère en musique que l’usage de l’auto-tune? Le son est uniforme, métallique et surtout, impersonnel.

Doit-on remercier Andy Hildebrand,  l‘inventeur? 
Les précurseurs tels que Cher en 1998:

T.Pain, peut-être (et depuis, on a de l’auto-tune ans tous les raps…):

Et pourtant, Kanye West remercie ici « Dieu et l’auto-tune »; signe des temps…

 

« On est séduit par le « Camp » quand on s’aperçoit que la sincérité ne suffit pas. La sincérité peut être ignorante, et prétentieuse, et d’esprit étroit. »
ibid, p.323

 

Ce qui compte, c’est la naïveté. « Le pur camp est toujours naïf ». La pop est naïve. Tellement 1er degré qu’on pense souvent que c’est du second!

Finalement, 2nd ou 1er, on s’aperçoit que la culture pop est surtout  efficace.
Ce qui compte, c’est l’intensité.

Se nourrir de kitsch, du has-been, du décalage qui s’impose.

Le camp ne jure que par le personnage. Merci, nous sommes à l’ère des télé-réalités, où il est si important de paraître, d’incarner un personnage et non pas d’être, d’évoluer (je ne suis pas sûre que cette réalité aurait pu s’imaginer dans les 60’s sinon sous forme de récit de SF).

Autrement dit, l’attitude, le style, le décalage -malgré lui, j’ai envie dire (la pop est naïve)– sont autant de points qu’on retrouve dans la pop culture.  (ou comment la culture punk est une culture pop…- la culture, hein, pas la musique!).
 Désormais, la star n’est plus la vedette au-dessus de tous,  mais la personnalité dans laquelle chacun doit s’identifier pour changer la culture, la pop, le monde.
« Une race dépourvue de préjugés, sans discrimination, mais dotée d’une liberté sans bornes », propose Lady Gaga.

 

Finalement, la pop culture est-elle celle de la masse? De l’uniformité? Ou bien a-t’elle une tendance  à intégrer les contre-culture? Les différences? N’a t’elle pas absorbé le style camp, entre autres?

Je vous invite à me suivre au pays de la pop la semaine prochaine…

J’ai un tableau consacré à la  pop culture sur pinterest.

 

 

Throwback Thursday Livresque: LGBT +

C’est jeudi, c’est TBT – ma 3ème participation

L’idée du TBT Livresque est ici chez BettieRose Books

Et auourd’hui, le thème en est: LGBT +
(Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres…)

J’ai choisi d’illustrer ce thème avec des photos d’Olivier Ciappa dont j’admire le travail (« Couples Imaginaires »).

 

Je vais être franche: tant les auteur(e)s LGBT que les romans qui traitent de personnages LGBT me touchent particulièrement. C’est donc un thème que j’aime et qui m’inspire. J’avais l’embarras du choix, cette fois encore.
Finalement, il se trouve que j’ai terminé il y a quelques jours (si vous me suivez sur Instagram, vous l’aurez vu dans ma story) un livre qui entre justement dans cette catégorie –  un très bon et beau livre, qui plus est.
fairyland

Ce dont il s’agit:

« En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s’installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d’expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation – William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy – annoncèrent l’avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l’époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie a` l’arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu a` peu la ville. »

 

D’autres photos de la fille et du père, merveilleuses de complicité,illustrent le livre. La référence s’impose d’elle-même: on songe à Armistead Maupin et à ses Chroniques de San Francisco.

L’histoire est touchante, drôle, triste – à l’image de la vie. Alysia Abbott fait preuve d’une grande sincérité en revenant sur son enfance, son adolescence sans enjoliver le tableau. Je me suis arrêtée un moment sur cette citation de Steve Abbott dans son journal :(au sujet de sa fille ):“Espérons que lorsqu’elle sera adulte, nous vivrons dans une société où les dichotomies homo-hétéro et homme-femme ne seront pas si importantes. »
C’était en 1975…

« J’adore Fairyland. C’est une histoire d’amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu’engagé. » – Sofia Coppola (projet en développement)

Complicité: 
 photo datant de 1983 montrant Steve Abbott et sa fille Alysia

Fairyland, d’Alysia Abbott est publié aux éditions Globe. Il vient de paraître dans la collection de poche 10/18.

Vous pouvez en écouter  une chronique ici

Bonne lecture!

PS:

Je zappe l'idée de "minorités", 
la seule que je reconnaisse étant la "minorité active" 

 

Bandes annonces et Super Bowl

Ce qui est bien, lorsque c’est le moment du Super Bowl, c’est qu’on est certain de voir des bandes-annonces à venir (ou de plus longues).En France, le Super Bowl  a été retransmis par Canal+ en 1985 et 1986, puis, par la chaîne La Cinq (première chaine privée gratuite) jusqu’à sa disparition en 1992. Ensuite, C+ en a repris la retransmission jusqu’en 2006 ( note: c’est de cette période que je garde le souvenir ^^ – du début des années 90 au début des 2000’s ). après un passage chez France Télévisions (France 2 et France 4) , depuis 2010 c’est W9, la chaîne du groupe M6, qui a pris le relais. En complément, depuis 2012, beIN Sport diffuse aussi en direct le Super Bowl. A noter qu’en 2016, 321 000 téléspectateurs français ont regardé la finale du Championnat de football américain.

Donc, à part la mi-temps et son spectacle, (lady Gaga, cette année), voilà ce qui m’intéresse:

Version différente du trailer de « Pirates des Caraïbes« :

Beaucoup plus attendu: Les Gardiens de la Galaxie Vol.2

 

Logan :

Mais aussi la promo de la saison 2 de Stranger Things (netflix), prévue pour octobre 2017:

La suivante annonce le retour de The Walking Dead (12/02) – j’adore:

 

Celle-ci pour Legion (qui arrive bientôt):

 

 

Les voici en compilation (+ ceux que je n’ai pas cités, Transformers, Ghost in the shell, Fats and furious, etc…)

 

Et , vraiment, au cas où nous n’aurions pas assez de pubs à la télé, voici celles du Super Bowl (j’avoue, je me suis marrée quand même, sans être une accro des pubs):

 

Come to the dark side….il y a des séries (aussi)

Oh, 2017 commence, et les séries pleuvent tranquillement.
et je « profite » – hum, je profite moyennement, disons que je fais contre mauvaise fortune bon coeur (râler et grogner ne serviront à rien)  –  d’un break dans ma vie pro pour les regarder.

Qu’ai-je donc vu?
#1 – Emerald City

Dira-t’on « énième adaptation du Magicien d’Oz » ou une façon de revisiter les personnages de L.Frank Baum?

Ici, Dorothy est latina (Adria Arjona) – elle est emportée par …une tornade au volant d’une voiture de police (avec le chien!). Elle  se retrouve dans le monde magique d’ Oz, où elle va,malgré elle, provoquer le bazar, sans s’étonner de se retrouver dans un monde « magique ».

Finalement, Emerald City est assez classique, y compris visuellement. (décors, costumes, compris)

Ma question reste: qui a t’il de nouveau? (et pourquoi « fantasy » rime-t’il si souvent avec « ennui » une fois à l’écran? – mais là, j’ai des réponses ^^)
Ni passionnant, ni nullissime. Mais souvent très « déjà vu ».

#2 – Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Ils sont trois : Violette, une fille de 14 ans à l’intelligence scientifique, Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse et Sunny ( Prunille en VF), une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie.
Désormais orphelins, à la tête d’une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu’à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille.
Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l’attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.

On pense à Tim Burton, on pense à « Pushing daisies » avec cette série. Elle est très esthétique, noire ( l’humour!). Bref, belle, intelligente, bien fichue.
Pour résumer: au bout d’1 épisode, j’avais envie de continuer rapidement…

#3 – Taboo

Londres –  1814. James Keziah Delaney  est de retour pour assister aux funérailles de son père, après 10 ans passés sur le continent africain. Présumé mort, il revient transformé et enrichi de quelques diamants acquis illégalement.

Il hérite d’un lopin de terre de la Compagnie britannique des Indes orientales située sur la côte ouest-américaine, ardemment convoitée par l’Empire britannique et son rival  les nouveaux  États Unis,

Et, donc? …
J’ai vu les deux premiers épisodes. Cette série est  hantée.
Tom Hardy et Oona Chaplin ( femme de Robb Stark dans Game of Thrones) y composent deux personnages au passé obscur, sur un fond d’amour, de vengeance.
Bref, mystère, noirceur et j’allais oublier: Mark Gatiss y fait le Prince Régent.

Pour l’instant, Taboo et les Orphelins Baudelaire me suffiront. Sans compter que, dès cette semaine, certaines séries reprennent après la pause hivernale (Lucifer; Gotham, pour ma part).

Faites votre choix!