T’as pas vu ma pop #4

 

Et nous voici au numéro 3 de « T’as pas vu ma pop ». Cette semaine, il y sera question de mythe (avec le « yth », bien sûr).
Plus précisément, je vais vous parler du monomythe, qui a considérablement influencé les scénarios hollywoodiens, ces grands pourvoyeurs de pop culture.

Monomythe et pop culture

Monomythe?

Si je dis: « Star Wars »? Vous voyez à peu près de quoi je veux parler – oui, ce tout petit film, un truc obscur…

Maintenant, si je dis: Joseph Campbell?
Pour nous autres, européens, le monsieur est moins connu et moins étudié que Claude Lévi-Strauss ou Mircéa Eliade, par exemple. Depuis « Star Wars », nous sommes un peu plus familiers de ses théories, et pour cause.

Joseph Campbell:

Joseph Campbell, né le 26 mars 1904 à White Plains (New York)et mort le 30 octobre 1987 à Honolulu, est un mythologueaméricain, professeur, écrivain et conférencier, connu pour ses ouvrages portant sur la mythologie comparée et la religion comparée. Son apport principal est sa théorie du monomythe qui postule que les mythes, légendes et contes du monde entier, à de nombreuses époques, sont des expressions d’un schéma narratif unique, lui-même lié aux structures de la psyché humaine. Les théories de Campbell s’inscrivent en partie dans la lignée de celles du psychologue analytique Carl Gustav Jung. Peu influent et souvent critiqué dans le domaine des études mythologiques lui-même, Campbell devient cependant populaire grâce à ses ouvrages, conférences et émissions, et ses ouvrages sont employés par la suite comme guides d’écriture par les scénaristes

C’est avec  « The hero with a thousand faces » (Le héros aux mille visages)  – 1949 que Campbell se fait connaître hors des universités et enchante Hollywood.  Dans l’introduction du « Héros… » désormais célèbre, Campbell définit ainsi  le monomythe:

« Un héros s’aventure à quitter le monde du quotidien pour un territoire aux prodiges surnaturels : il y rencontre des forces fabuleuses et y remporte une victoire décisive. Le héros revient de cette mystérieuse aventure avec la faculté de conférer des pouvoirs à ses proches. »

Il s’agit donc d’une histoire simple, partagée par toutes les cultures qui peut être résumée de cette façon : le Voyage du héros.
On peut découper ce voyage en plusieurs étapes (17 dans la version originale de Campbell) mais les principales sont les suivantes:

  • 1 – Le Départ: le Héros connaît l’appel vers l’Aventure
  • 2 – l’Initiation: Il est transformé par ce qu’il vit
  • 3- Le Retour: Le Héros revient dans le monde, changé, et voulant partager ce qu’il a connu/gagné avec la communauté.

 

En images, les 17 étapes détaillées selon Campbell:

 

 

Et version Star Wars:

 

Quelques exemples d’étapes:

 

On peut constater qu’avec le modèle campbellien, on voit se dessiner un héros bien connu: celui qui se voue à la communauté (le type mort/renaissance) tandis que son antagoniste (l’Ennemi ultime!) est celui qui refuse  ce destin (je pense à Voldemort, soudainement) ou bien qui accapare le bien commun (Saroumane ).

« Le talent de Campbell est de dire tout ça avec une histoire de mythe bien juteuse par page avec en plus de nombreuses références à Nietzsche … » R.Mèmeteau – Pop culture p.94

Et Star Wars dans tout ça?
Il se trouve que George Lucas avait lu Campbell quand il était à la fac puis relu quand il finissait le script du 4 (1er volet de la trilogie originelle – 1977). Il en parle très bien dans le documentaire « The mythology of Star Wars » durant l’entretien avec Bill Moyers:

Lucas rencontre Campbell une fois la première trilogie terminée. Tout ce petit monde se retrouve dans le ranch de George et visionne les trois premiers épisodes (nous sommes en 1983 – heureusement, il n’existe que cette trilogie – oups, ai-je dit « heureusement »? ). Joseph Campbell est enchanté. Il devient fan. Il dit alors qu’il y a vu  » sa matière ».

A partir de cet instant, Campbell est littéralement découvert par le grand public américain.
Christopher Vogler, story consultant (consultant en histoires – je sais, ça fait étrange) chez Disney  connaît les livres de Campbell. Il écrit un mémo et le diffuse à ses collègues. Le mémo est lu et devient une référence en la matière. Très vite, Vogler est chargé de l’écriture du Roi-Lion (même si on voit plutôt l’inspiration du Roi-Lion chez Shakespeare, »Hamlet » mais bon…) et tant d’autres. En 1992, il publie le « Guide du scénariste ». Une recette du scénario à succès est née…

 

Depuis, Shrek effectue bon nombre de voyages avant de retourner dans son marais. Avant lui Bilbo (et Frodon) auront participé à des aventures, Néo a reçu l’appel via une pilule rouge, Harry Potter via une lettre portée par un hibou et j’en passe…Les mentors se nomment Gandalf, Dumbledore, Prof.Xavier, Yoda, Obiwan Kenobi, (toujours prêts à corrompre la jeunesse, ces pervers ^^).
Monomythe et pop culture, mythe et pop, croyances et pop?
Je continue avec vous cette exploration de la pop culture la semaine prochaine!

 

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

  • Icône pop 

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie…! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop!) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire…

Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par …Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée.

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls

  • Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue »(enfin, je sais que j’ai dansé dessus) :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957!

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être (et ça y est, je vous ai perdus^^).

RuPaul, célèbre drag-queen américaine, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga.

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu’un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant. Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes

T’as pas vu ma pop? #2

Pop culture, pop art, pop music: tout ce qui fait émerge (en anglais : « to pop up », émerger, pousser, surgir) est-il soluble dans la culture?

La Pop culture ne se réduit pas à une vulgaire marchandise destinée aux masses consuméristes. Cette culture populaire demeure traversée par des contradictions et peut alimenter un imaginaire de révolte

Aujourd’hui, je vais m’intéresser à ce qui pourrait définir la pop en la comparant au style camp, une notion que nous n’employons pas ou peu en France. Il existe des similitudes entre les deux, même si l’un n’est pas synonyme de l’autre.

Le camp  englobe une esthétique et une attitude kitsch distanciées, pensées. Aux États-Unis, la culture camp est liée à la culture gay masculine et à l’art du travestissement.

Toutefois, un nombre important d’œuvres, d’artistes et de pratiques culturelles françaises exprime une sensibilité camp telle qu’elle a été décrite par les critiques culturels anglo-saxons.

Le camp repose sur le kitsch, le démodé, sur la création d’un personnage, sur l’absurdité de la morale et une vision comique du monde. Le camp semble incarné par des artistes homosexuels qui assument leur décalage avec les normes et le conformisme.

(wiki etc)

C’est Susan Sontag (romancière, écrivain, essayiste américaine; 1933-2004) qui en parle le mieux.En 1964, elle publie un article sur le « Camp » appelé à devenir le texte de référence. Alors,  Sontag elle-même faisait  cette distinction :

« Le « Pop Art » est plus sec et plus plat, plus sérieux, plus détaché de son objet, nihiliste en fin de compte. »

Notes on camp 

Il est intéressant avec le recul de pouvoir trouver plus de points de convergence que de différences, finalement. Car, depuis les années 60,  le camp a gagné en visibilité.  On peut citer de grands réalisateurs associés à cette sensibilité (John Waters, Pedro Almodóvar, par ex.) qui ont fait preuve d’une démarche délibérée dans ce sens.

Le pop art et le glam rock, avec Andy Warhol pour le 1er et David Bowie -pour le 2nd, ont élargi le champ d’investigation du camp.

 

 

1. Pour commencer par des généralités: « Camp » est un certain modèle d’esthétisme. C’est une façon de voir le monde comme un phénomène esthétique. Dans ce sens — celui du Camp — l’idéal ne sera pas la beauté; mais un certain degré d’artifice, de stylisation.

Camp? 

« Le « Camp » est fondamentalement ennemi du naturel, porté vers l’artifice et l’exagération. »
Susan Sontag, L’œuvre parle, p.307

 

On pense assez rapidement à Lady Gaga (avant elle, Madonna; dans une moindre mesure; Britney Spears). Mais Gaga fait plus fort, parodiant même Madonna (« Born this way » et « Express yourself » se ressemblent furieusement, quand même). Gaga serait-elle le summum de l’icône pop?  Même Britney et Mylène (chez nous) n’ont pas réuni autant de critères pop.

Lady Gaga affirme que sa seule ambition a toujours été de devenir une star. La musique et la dance ne sont que des moyens. Mais Lady Gaga s’adresse aux exclus et aux marginaux en leur proposant de devenir également des stars à travers elle. (Born this way)

 

La culture pop comme le style camp aime ce qui est populaire (et non ce qui est « élitiste », la culture dite « savante » qu’elle conteste). D’où les séries (Game of Thrones) , les comics, les blockbusters (Star Wars, en 1er).

« Camp », c’est un art qui se prend au sérieux, mais qui ne peut pas être pris tout à fait au sérieux car il en fait trop. On retrouve cette démesure, cette outrance dans la culture pop.

Gaga et ses tenues improbables car too much :

Bien vu aussi chez 2ne1 :

G-Dragon (Kwon Ji-yong), le Lady Gaga coréen ou presque, androgynie et confusion des genres à l’appui:

 

 

« L’élément essentiel du « Camp », naïf ou pur, c’est le sérieux, un sérieux

qui n’atteint pas son but. »

« En un sens il est tout à fait correct de dire: « C’est trop bon pour que ce soit « camp », ou « c’est trop important », c’est-à-dire pas assez en marge. »

 

Extravagance, décalage, quand je vois ceci: (les lits au milieu du pré, j’imagine)

je pense étrangement à cela:

 

Le mauvais, le raté devient  un canon camp. Et de là, le moche, le kitsch, à la limite du mauvais goût…

 » it’s good because it’s awful »

John Waters, réalisateur, dit ceci:

 »Whatever was camp has mutated into plain mainstream American humor . . . Kitsch, or camp, means something so bad it’s good. But what is so bad it’s good anymore? »

« Quoi qu’il ait été, le camp est maintenant totalement intégré à l’humour grand public américain»

Nous y sommes. John Waters… John Waters et Divine, « Pink Flamingos » en 1972 (je ne raconterais pas la fameuse scène de la crotte de chien) John Waters est l’illustration parfaite (ici, Hairspray-1988); Mauvais goût, outrance, et film-culte.

 

On se moque de la vérité, de la sincérité. Rien de plus insincère en musique que l’usage de l’auto-tune? Le son est uniforme, métallique et surtout, impersonnel.

Doit-on remercier Andy Hildebrand,  l‘inventeur? 
Les précurseurs tels que Cher en 1998:

T.Pain, peut-être (et depuis, on a de l’auto-tune ans tous les raps…):

Et pourtant, Kanye West remercie ici « Dieu et l’auto-tune »; signe des temps…

 

« On est séduit par le « Camp » quand on s’aperçoit que la sincérité ne suffit pas. La sincérité peut être ignorante, et prétentieuse, et d’esprit étroit. »
ibid, p.323

 

Ce qui compte, c’est la naïveté. « Le pur camp est toujours naïf ». La pop est naïve. Tellement 1er degré qu’on pense souvent que c’est du second!

Finalement, 2nd ou 1er, on s’aperçoit que la culture pop est surtout  efficace.
Ce qui compte, c’est l’intensité.

Se nourrir de kitsch, du has-been, du décalage qui s’impose.

Le camp ne jure que par le personnage. Merci, nous sommes à l’ère des télé-réalités, où il est si important de paraître, d’incarner un personnage et non pas d’être, d’évoluer (je ne suis pas sûre que cette réalité aurait pu s’imaginer dans les 60’s sinon sous forme de récit de SF).

Autrement dit, l’attitude, le style, le décalage -malgré lui, j’ai envie dire (la pop est naïve)– sont autant de points qu’on retrouve dans la pop culture.  (ou comment la culture punk est une culture pop…- la culture, hein, pas la musique!).
 Désormais, la star n’est plus la vedette au-dessus de tous,  mais la personnalité dans laquelle chacun doit s’identifier pour changer la culture, la pop, le monde.
« Une race dépourvue de préjugés, sans discrimination, mais dotée d’une liberté sans bornes », propose Lady Gaga.

 

Finalement, la pop culture est-elle celle de la masse? De l’uniformité? Ou bien a-t’elle une tendance  à intégrer les contre-culture? Les différences? N’a t’elle pas absorbé le style camp, entre autres?

Je vous invite à me suivre au pays de la pop la semaine prochaine…

J’ai un tableau consacré à la  pop culture sur pinterest.

 

 

Throwback Thursday Livresque: LGBT +

C’est jeudi, c’est TBT – ma 3ème participation

L’idée du TBT Livresque est ici chez BettieRose Books

Et auourd’hui, le thème en est: LGBT +
(Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres…)

J’ai choisi d’illustrer ce thème avec des photos d’Olivier Ciappa dont j’admire le travail (« Couples Imaginaires »).

 

Je vais être franche: tant les auteur(e)s LGBT que les romans qui traitent de personnages LGBT me touchent particulièrement. C’est donc un thème que j’aime et qui m’inspire. J’avais l’embarras du choix, cette fois encore.
Finalement, il se trouve que j’ai terminé il y a quelques jours (si vous me suivez sur Instagram, vous l’aurez vu dans ma story) un livre qui entre justement dans cette catégorie –  un très bon et beau livre, qui plus est.
fairyland

Ce dont il s’agit:

« En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s’installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d’expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation – William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy – annoncèrent l’avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l’époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie a` l’arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu a` peu la ville. »

 

D’autres photos de la fille et du père, merveilleuses de complicité,illustrent le livre. La référence s’impose d’elle-même: on songe à Armistead Maupin et à ses Chroniques de San Francisco.

L’histoire est touchante, drôle, triste – à l’image de la vie. Alysia Abbott fait preuve d’une grande sincérité en revenant sur son enfance, son adolescence sans enjoliver le tableau. Je me suis arrêtée un moment sur cette citation de Steve Abbott dans son journal :(au sujet de sa fille ):“Espérons que lorsqu’elle sera adulte, nous vivrons dans une société où les dichotomies homo-hétéro et homme-femme ne seront pas si importantes. »
C’était en 1975…

« J’adore Fairyland. C’est une histoire d’amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu’engagé. » – Sofia Coppola (projet en développement)

Complicité: 
 photo datant de 1983 montrant Steve Abbott et sa fille Alysia

Fairyland, d’Alysia Abbott est publié aux éditions Globe. Il vient de paraître dans la collection de poche 10/18.

Vous pouvez en écouter  une chronique ici

Bonne lecture!

PS:

Je zappe l'idée de "minorités", 
la seule que je reconnaisse étant la "minorité active" 

 

Bandes annonces et Super Bowl

Ce qui est bien, lorsque c’est le moment du Super Bowl, c’est qu’on est certain de voir des bandes-annonces à venir (ou de plus longues).En France, le Super Bowl  a été retransmis par Canal+ en 1985 et 1986, puis, par la chaîne La Cinq (première chaine privée gratuite) jusqu’à sa disparition en 1992. Ensuite, C+ en a repris la retransmission jusqu’en 2006 ( note: c’est de cette période que je garde le souvenir ^^ – du début des années 90 au début des 2000’s ). après un passage chez France Télévisions (France 2 et France 4) , depuis 2010 c’est W9, la chaîne du groupe M6, qui a pris le relais. En complément, depuis 2012, beIN Sport diffuse aussi en direct le Super Bowl. A noter qu’en 2016, 321 000 téléspectateurs français ont regardé la finale du Championnat de football américain.

Donc, à part la mi-temps et son spectacle, (lady Gaga, cette année), voilà ce qui m’intéresse:

Version différente du trailer de « Pirates des Caraïbes« :

Beaucoup plus attendu: Les Gardiens de la Galaxie Vol.2

 

Logan :

Mais aussi la promo de la saison 2 de Stranger Things (netflix), prévue pour octobre 2017:

La suivante annonce le retour de The Walking Dead (12/02) – j’adore:

 

Celle-ci pour Legion (qui arrive bientôt):

 

 

Les voici en compilation (+ ceux que je n’ai pas cités, Transformers, Ghost in the shell, Fats and furious, etc…)

 

Et , vraiment, au cas où nous n’aurions pas assez de pubs à la télé, voici celles du Super Bowl (j’avoue, je me suis marrée quand même, sans être une accro des pubs):

 

Come to the dark side….il y a des séries (aussi)

Oh, 2017 commence, et les séries pleuvent tranquillement.
et je « profite » – hum, je profite moyennement, disons que je fais contre mauvaise fortune bon coeur (râler et grogner ne serviront à rien)  –  d’un break dans ma vie pro pour les regarder.

Qu’ai-je donc vu?
#1 – Emerald City

Dira-t’on « énième adaptation du Magicien d’Oz » ou une façon de revisiter les personnages de L.Frank Baum?

Ici, Dorothy est latina (Adria Arjona) – elle est emportée par …une tornade au volant d’une voiture de police (avec le chien!). Elle  se retrouve dans le monde magique d’ Oz, où elle va,malgré elle, provoquer le bazar, sans s’étonner de se retrouver dans un monde « magique ».

Finalement, Emerald City est assez classique, y compris visuellement. (décors, costumes, compris)

Ma question reste: qui a t’il de nouveau? (et pourquoi « fantasy » rime-t’il si souvent avec « ennui » une fois à l’écran? – mais là, j’ai des réponses ^^)
Ni passionnant, ni nullissime. Mais souvent très « déjà vu ».

#2 – Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

Ils sont trois : Violette, une fille de 14 ans à l’intelligence scientifique, Klaus, un garçon de 12 ans qui lit sans cesse et Sunny ( Prunille en VF), une petite fille qui mord tout ce qui passe à portée de dents. Ils ont été élevés par des parents extrêmement gentils qui disparaissent dans un horrible incendie.
Désormais orphelins, à la tête d’une immense fortune dont ils ne pourront jouir qu’à la majorité de Violette, les trois enfants sont placés chez divers membres de leur famille.
Malheureusement, la richesse des enfants a attiré l’attention du cupide comte Olaf, un parent éloigné, acteur et maître du déguisement.

On pense à Tim Burton, on pense à « Pushing daisies » avec cette série. Elle est très esthétique, noire ( l’humour!). Bref, belle, intelligente, bien fichue.
Pour résumer: au bout d’1 épisode, j’avais envie de continuer rapidement…

#3 – Taboo

Londres –  1814. James Keziah Delaney  est de retour pour assister aux funérailles de son père, après 10 ans passés sur le continent africain. Présumé mort, il revient transformé et enrichi de quelques diamants acquis illégalement.

Il hérite d’un lopin de terre de la Compagnie britannique des Indes orientales située sur la côte ouest-américaine, ardemment convoitée par l’Empire britannique et son rival  les nouveaux  États Unis,

Et, donc? …
J’ai vu les deux premiers épisodes. Cette série est  hantée.
Tom Hardy et Oona Chaplin ( femme de Robb Stark dans Game of Thrones) y composent deux personnages au passé obscur, sur un fond d’amour, de vengeance.
Bref, mystère, noirceur et j’allais oublier: Mark Gatiss y fait le Prince Régent.

Pour l’instant, Taboo et les Orphelins Baudelaire me suffiront. Sans compter que, dès cette semaine, certaines séries reprennent après la pause hivernale (Lucifer; Gotham, pour ma part).

Faites votre choix!

Bye bye 2016! #bilan

Nous avons dit: 2017!

Voilà (enfin) un regard sur mon année 2016

côté lectures (vue d’ensemble)

(ci-dessous – à noter que celles-ci sont répertoriées sur Goodreads)

 

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour les séries

En faisant un tri parmi ce que j’ai regardé :

 

Et pour les films vus au cinéma cette année

Lord Chours et moi-même sommes allés voir ceux-ci ensemble

Retour vers le passé: 12/1986

Un autre bond de 10 ans et nous voilà à la station:  décembre 1986. Bienvenue dans les Eighties!

Décembre 1986 : une déferlante musicale nous tombe dessus et c’est un décompte final.. N°1 dans les charts français ( 8 semaines à la 1ère place, je confirme que ce fut long!)  « Pourtant je suis friande de metal, mais non, ça, c’est de la pâté pour chats ! »je cite mon carnet de bord de jeune étudiante encore lisible.

Europe -The Final countdown:

 

Outre-Manche ainsi qu’outre-Atlantique, marchons comme des Egyptiens avec  les Bangles :

Suivent:

Wang Chung:

Et …Duran Duran (ô les années 80 ^^…) avec Notorious:

Robbie Nevil : C’est la vie:

Question mode:

Dans l’actualité: Les manifestations étudiantes – la mort de Malik Oussekine:

Je rappelle le contexte: décembre 86:
Les étudiants ont été en grève en opposition à la loi dite Devaquet (une loi qui visait à selectionner les étudiants à l’entrée des universités et à mettre celles-ci en concurrence…). Le projet sera retiré le 8/12/86 suite à la mort de Malik Oussekine, en marge des manifestations.(j’étais en 1ère année de fac en 1986 – je m’en souviens donc très bien).

Sur le blog ci-dessous (que je recommande), j’ai trouvé ( retrouvé) des références aux 70-et 80’s :

dont la pub de 1986 « Et hop! »:

 

Au cinéma, en décembre, nous sommes allés voir Le nom de la rose : 

Sid & Nancy – sorti en France en novembre – vu en décembre pour ma part (avec mon chouchou, Gary Oldman):

Down by law – 

la 1ère fois que je voyais un  film de Jim Jarmusch -mais pas la dernière –

Stephen King et « It » (« ça » en français)

 

Nous avions Alf à la télé:(ok,  l’inspecteur Derrik avait juste fait ses débuts, aussi…)

http://dai.ly/xcbaex

 

Le  15 décembre 1986 : Lancement à Paris de la chaîne locale « Paris Première »(la chaîne locale…^^)

 

 

Le 1er décembre 1986, François Mitterrand, Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac inauguraient ce nouveau musée consacré aux artistes de la seconde moitié du XIXe siècle. (Il aura fallu 9 ans pour transformer l’ancienne gare d’Orsay en musée).

Fin décembre (30 ans jour pour jour), le  titre de Sade « Is it a crime » sort en single (album « Promises »):

C’est un hit pour Chrissie Hynde et les Pretenders:

Avec la sortie du film, le titre « Stand by me  » du même nom est diffusé en masse:

 

Décembre 86, c’est aussi bon pour ce titre de Bon Jovi (« You give love a bad name »):

Le Boss nous livre sa version de  « War » (même si je préfère la version d’Edwin Starr, perso) mais Springsteen ….le Boss, quand même!

Voilà, la fin de l’année approche.
Pour le réveillon 86, je me souviens d’une fête chez une amie de fac (qui est toujours une amie, 30 ans plus tard).
Nous avons dansé sur Niagara, sur les Rita Mitsouko et d’autres titres que je n’écoutais pas forcément -Jeanne Mas et moi, ça a toujours fait 2 ainsi que  cette variété française dont tout le monde semble si nostalgique actuellement, les Gold et autres Image que je fuyais.Ce soir-là, j’ai aussi croisé sans le savoir le Grand Amour de mes 10 ou12 années à venir. Amusant …

 

 

 

 

Retour vers le passé : 12/1976

Depuis la semaine dernière (ici), faisons un tour dans le TARDIS mis à notre disposition (non, ce n’est pas un traîneau, là , dehors! ) et embraquons -nous pour un voyage temporel, bien sûr: destination: décembre 1976 

Pour préparer cet article, je dois dire que je me suis bien amusée. En effet, même si je garde un souvenir souvent confus de cette période (  1976, j’étais en CM1), je me souviens très bien de la  période disco. Puis, plus tard, ce qui m’a largement influencée dans mes goûts musicaux: l’émergence du punk.

Donc, en décembre 76, je ne vais étonner personne en citant le N°1:

Boney M

Côté mode, on pense souvent à ça:

Mais on oublie souvent ça:

76, c’est l’année de:

(et la coiffure de Farah Fawcett devient celle qu’il faut copier; les petites filles, quant à elles, rêvent d’être de « Drôles de Dames »)

Pendant ce temps, ABBA aligne les tubes:

D’autres titres sont des hits  de légende:

Queen

Au cinéma,en décembre 76,  sortent:

( je me rappelle que mes parents étaient allés voir certains de ces films)

L’âge de Cristal (avec Farah Fawcett, entre autres):

Dersou Ouzala:

La Rose et la flèche (Robin and Marian)

Intéressant aussi, la suite de « Westworld » – le film original – sort :en français, le titre est « Les Rescapés du futur «  (lol) – le titre original : « Futureworld »:

Si vous aimez la série « Westworld », voilà où tout a commencé….

En musique, dansons, avec :

KC &the Sunshine:

Rose Royce – « car wash »

Il y a quand même un OVNI venu d’Angleterre : « Bionic  Santa » :

Bien sûr, il y en a un autre, plus célèbre celui-ci:
– mais je ne pouvais vraiment pas résister au plaisir de le mettre ici –

Car, évidemment, 1976 c’est l’année punk par excellence.

Pour terminer,  j’ai un tableau sur pinterest consacré au mouvement punk , un autre (un petit, celui-ci) pour 1976 et une playlist sur youtube  intitulée 1976 . Enjoy!

Films en 2017

 

2017 s’annonce intéressant décidément avec des films à voir.

– et des films de SF, de mutants et super-héros,entre autres – (miam )

Trailer de Blade runner 2049 

Ghost in the shell

Guardians of The Galaxy Vol. 2

Assassin’s creed

Logan – Wolverine 3

Spiderman Homecoming 

Valerian et la cité des 1000 planètes