T’as pas vu ma pop – Viens du côté obscur

La semaine dernière, nous avons fait un détour chez les JediCette fois, nous allons aborder l’autre versant qui a certainement marqué le plus la pop culture: le côté obscur.

L’expression « être tombé du côté obscur« est devenue un classique dans le langage courant:

IAM signe « L’empire du côté obscur » en 1997 (dont il existe une version épique/Vador)

Autres exemples: 
« (…)nous allons parler des manipulateurs tombés du côté obscur de la force : ceux qu’on ne voit pas manipuler tellement il fait sombre…. — (Pauline Klein et ‎Olivier Bettach, Voilà ce que j’aurais dû dire !, page 61, Eyrolles, 2015)
« Quelle provocation l’a poussé à foncer sur Materazzi ? On ne sait, mais cela ne change rien. Zidane a été rattrapé par le côté obscur de la force qui sommeillait en lui » . — (Jean-Michel Normand, Le côté obscur de la force, Le Monde, 10/07/2006).

Pourtant, si ce « côté obscur de la Force » est devenu populaire, il est assez peu abordé dans  le premier épisode de la trilogie originelle ( Un Nouvel Espoir).  C’est même un concept qui a été zappé lors de la traduction française.
Ben Kenobi dit ainsi (en français): « Vador a été soudoyé par les adversaires de la force » alors que l’anglais parle de « seduced by the dark side of the Force »

Il reste que, dans l’idée de George Lucas, le côté sombre vient s’opposer au côté clair/lumineux des Jedi ( le terme n’étant pas employé). Dès la première version du scénario, il est question des Sith, une notion qui ne sera abordée que dans la prélogie. Les Sith possèdent cette facette typique des univers de fantasy: ils resurgissent d’un passé troublé et légendaire sans qu’on connaisse leur histoire. C’est un peu comme parler de faits ayant existé lors du Deuxième Age dans le  « Seigneur des Anneaux »  (qui est situé au Troisième Age):

Une fois de plus, Star Wars franchit les frontières de la fantasy.

Les Sith, incarnations du « Mal », tiennent leur nom de diverses étymologies dont:
– sith (pluralsiths)

A journey
One’s journey of life, experience, one’s lot, also by extension lifelifetime

–  aes sídhe : peuple surnaturel de la mythologie celte (mais en gaélique, on le prononce « chii », pas « sith ».

les Scythes: peuple d’Eurasie,nomade,  fameux pour ses cavaliers et ses raids (le côté « barbare » de Star Wars?)

Seth: rival d’Horus dans la mythologie égyptienne, assassin de son frère Osiris  – la facette obscure une fois de plus.

Les Sith ont plusieurs particularités: ils prennent un nom sith quand ils basculent dans l’ordre obscur et deviennent  « seigneurs Sith ». Le titre de « darth » (dark en français) leur est attribué.

Ainsi, Palpatine est-il Darth Sidious:

Les Sith ont souvent une apparence assez affreuse (le très moche Darth Maul):

Leur autre point commun est de se cacher derrière des capuchons noirs, voire des masques (cf. Darth Vader). Là aussi, on retrouve un des codes de la fantasy: la cape/le capuchon des sorciers malfaisants.
Personne n’a publié cette célèbre transformation:

Il y a un autre changement dû à l’usage de l’art noir (faire des Horcruxes n’est pas cool…),  celui de Voldemort:

 

L’image du sorcier se définit par ses vêtements souvent sombres, son chapeau ou sa cape et une apparence peu flatteuse. On remarque que plus le sorcier est mauvais (il a basculé du côté obscur), plus ces derniers éléments sont renforcés.

Pas très sympa, le sorcier de Mickey dans « L’apprenti sorcier « ( Fantasia):

Les Sith ont donc l’apparence des plus mauvais sorciers même s’ils ne sont pas considérés comme tels (à noter qu’il existe des sorciers dans l’univers Star Wars dans l’univers étendu ).

Ils reprennent les codes de la pop culture, dans les légendes, les mythes et les contes de fées.  Ce sont des êtres qui avancent masqués, comme si le capuchon (Dooku, Palaptine/Sidious),le masque (Vader; Kylo Ren?) la détérioration du visage (Darth Maul), offraient la possibilité de mieux se dissimuler, de dissimuler le côté lumineux peut-être, afin de se livrer à des actes qu’ils n’auraient pas commis quand ils étaient à découvert.
C’est un univers très manichéen que nous livre George Lucas, qui oppose l’ombre à la lumière. C’est ce côté manichéen qu’exprime également Yoda quand il dit « des êtres de lumière nous sommes(…) et pas cette matière grossière ». Yoda n’a rien inventé: le manichéisme est né au 3ème siècle, chez les Perses.
Quant à l’adjectif « manichéen », il est régulièrement utilisé. Rien ne se perd, décidément…

Pour aller plus loin avant le prochain article:
(je vais tâcher de penser à lister les ouvrages dont je me suis servie bientôt)

Intéressant article sur la relation gnostiques/manichéisme/pop culture

Le livre de Gilles Vervish  qui m’a beaucoup aidée: Star Wars, la philo contre-attaque.

 

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TBTL – Best friends

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Ah, les histoires d’amitié…
C’est une longue liste de romans que l’on pourrait citer.

Parmi les lectures d’enfance, immédiatement, j’ai pensé à celui-ci (aujourd’hui réédité en e-book) publié à l’origine à …la Bibliothèque de l’amitié – et oui, ça ne s’invente pas!

« O bohémienne mon amie » est un joli roman jeunesse signé par Jacqueline  Verly.
Il y est question de l’amitié entre deux fillettes dont l’une est une tzigane; thème éternel…vu les préjugés qui persistent envers les gens du voyage encore aujourd’hui…

Un autre roman jeunesse sur un autre thème: Mon ami Frédéric de Hans Peter Richter.
Ce livre est un trésor – et un classique de la littérature jeunesse.

En Allemagne, avant la guerre, deux enfants sont inséparables. L’un d’eux s’appelle Frédéric. Il est Juif. Lorsque Hitler prend le pouvoir en 1933, la situation de la famille de Frédéric devient de plus en plus difficile. Jusqu’à ce que le dictateur décide que les Juifs n’ont pas le droit de vivre : on les insulte, on les chasse, et bientôt, Frédéric est renvoyé de l’école.

Dans la même veine et du même auteur:

Autre amitié, autre roman à lire (et adaptation au cinéma à voir):

Paris. Rue bleue. Dans les années 60. Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre avec seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l’épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de monsieur Ibrahim rencontre ce lui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante, les choses ordinaires extraordinaire…

Monsieur Ibrahim et les Fleurs du Coran est le récit rétrospectif d’une adolescence: celle de Moïse, deux fois abandonné, qui trouve en la personne d’un épicier soufi un initiateur à la sagesse et un guide sur le chemin de la vie. Ce texte, qui a fait l’objet d’une très belle adaptation cinématographique de François Dupeyron, est le lieu d’une réflexion sur l’amitié, la force de vivre, la tolérance.

 

Deux très beaux romans parlant d’amitié féminine, abordée de façon différente:

hez les Blancs de Jackson, Mississippi, ce sont les Noires qui font le ménage, la cuisine, et qui s’occupent des enfants. On est en 1962, les lois raciales font autorité. En quarante ans de service, Aibileen a appris à tenir sa langue. L’insolente Minny, sa meilleure amie, vient tout juste de se faire renvoyer. Si les choses s’enveniment, elle devra chercher du travail dans une autre ville. Peut-être même s’exiler dans un autre Etat, comme Constantine, qu’on n’a plus revue ici depuis que, pour des raisons inavouables, les Phelan l’ont congédiée.

Mais Skeeter, la fille des Phelan, n’est pas comme les autres. De retour à Jackson au terme de ses études, elle s’acharne à découvrir pourquoi Constantine, qui ‘la élevée avec amour pendant vingt-deux ans, est partie sans même lui laisser un mot

Le film est aussi une très grande réussite. Je conseille de lire le roman en anglais, si possible (The help – titre original).

Et, forcément, l’un de mes chouchous:

 

 

Au sud de l’Amérique profonde, en Alabama, un café au bord d’une voie ferrée … Ninny, fringante octogénaire, se souvient et raconte à Evelyn, une femme au foyer à l’existence monotone, les incroyables histoires de la petite ville de Whistle Stop. Grâce à l’adorable vieille dame, Evelyn, qui vit très mal l’approche de la cinquantaine, va peu à peu s’affirmer et reprendre goût à la vie.

Et pour finir en images:

Mon CV de fan – le CV multi-fandom

C’est l’article de Fan-Actuel qui m’a donné envie de faire un CV  de fan – ou, du moins, de le mettre à jour, puisque j’avais tenté de le créer au brouillon. Mais, comme « améliorer son CV »  tient une place importante dans ma vie, et ceci  à double-titre: en tant que demandeur-se d’emploi et depuis mon orientation vers  la formation et l’insertion professionnelle, le voilà.

Mais, dites-moi, en quoi « être fan de….  » développe-t’il des compétences professionnelles?

On peut illustrer la compétence professionnelle avec ce schéma
(c’est ce qu’on utilise dans la formation professionnelle):

 

 

(source : didapro – les notions de savoir, savoir-faire, savoir-être sont détaillées sur le blog à l’aide vidéos)

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Mais revenons à nos fandoms!
Que développe-t’on quand on est fan? Quelles compétences?
J’ai mis quelques exemples ci-dessous mais ceci ne constitue pas une liste complète, bien sûr:

Des Savoirs:

  •  navigation internet
  • création de blogs/de sites (ne serait-ce que la base)
  • photographie (le B.A- BA)

 

Des Savoir-faire:

  • utiliser un logiciel:
    – de traitement de textes, tableau, diaporama, etc..
    – de post-traitement (= « retouches de photos » selon la formule populaire ex: Gimp, Photoshop, Lightroom, etc..)
  • rechercher de la documentation (différents supports), d’où:-
    – identifier les sources
    – répertorier, classifier
  • perfectionner la maîtrise de langues étrangères ( l’anglais, souvent)
    – comprendre, lire, rédiger dans une langue étrangère
  • organiser : des voyages, des séjours, des rencontres entre fans
  • réaliser une estimation du budget (déplacements, voyages, achats, …)
  • réaliser des projets ( communauté de fans; lettres aux artistes, etc..)
  • rédiger (articles, messages sur les forums)
  • maîtriser l’utilisation des réseaux sociaux (de toutes sortes)

Des Savoir-être:

  • sens artistique
  • curiosité
  • ouverture d’esprit
  • capacité à anticiper et à plannifier (ex: gestion de projets)
  • réactivité
  • gestion du stress (votre artiste vient dans votre ville/votre pays; les fans hystériques et autres relous; les commentaires de rageux sur les réseaux sociaux; keep it cool!)

  • relationnel (autres fans, événements, accueil, etc..)
  • etc…

On en rajoutera beaucoup d’autres comme, par exemple, la capacité à jouer d’un instrument de musique (pour jouer les chansons de votre groupe préféré; le générique de votre série/anime favori) ou à chanter; la danse; le cosplay; la rédaction de fan-fictions; le fanart en général.

 

Passons à une ébauche de CV fandom (là non plus, je ne serais pas exhaustive- comment l’être? ) – c’est la partie fun de l’article:

DESSINS ANIMÉS, BD ,  MANGAS , ANIME, COMICS

Je suis devenue de Yoko Tsuno dès mon enfance – et de beaucoup d’autres BD (Thorgal, par ex). Mon rêve était alors de devenir dessinatrice de bandes- dessinées.
Puis sont arrivés les anime/manga avec Albator, Goldorak, Capitaine Flam…
J’étais une fan totale de Goldorak/Albator.
Je lisais en parallèle de temps en temps les Strange où j’ai découvert les X-men (Wolverine s’appelait Serval). A la même époque, le dessin animé Spiderman passait à la télé

 

Conséquences:
-Beaucoup de dessins (j’ai très tôt adopté un style manga )
-J’ai souvent reproduit les génériques (à la flûte à bec, puisque c’était obligatoire au collège – mais je me débrouillais pas mal)

Et surtout, j’ai découvert la SF…(donc j’ai lu – beaucoup)

Séries et films de SF:

Cosmos1999, Galactica (l’ancienne formule:Battlestar Galactica ou Battlestar Galactica 1978) ) et...Star Wars! Puis, Blade Runner, Dune, en série Babylon 5

Conséquences:

  • J’ai encore ma collection de figurines Star Wars (la collectionite!)
  • J’ai écrit ma première fanfiction (vers 14 ans je crois), librement inspirée de Battlestar Galactica.
  • Lire lire encore lire et découvrir d’autres auteurs de SF, par ex. 
  • Un minimum de connaissances sur: la narration, la cinéma, le scénario, …
MUSIQUE
  • Stray Cats – 1982-84
    beaucoup de dessins, d’écriture – j’ai appris l’argot américain.
  • The Clash – 1982/83 ——-longtemps
    Et tout le mouvement punk en même temps.  C’est à partir de là que mon style vestimentaire est devenu original.
    Beaucoup d’illustrations car j’avais commencé à écrire des articles sur la musique (pas publiés, bien sûr).
  • The Stranglers- 1984—– 1990 ( je les écoute toujours mais le chanteur originel s’étant barré en 90, ça s’arrête là)
    Déclic: j’écris mon premier roman
  • Metallica – 1984—– aujourd’hui
    Beaucoup de pages écrites (une nouvelle, un fan-fic)
    Inscrite au fan-club officiel dans les années 90
    Concert
    Livre dédicacé
  • BigBang – 2016—
    Vive la Corée! Grâce à eux, j’ai quelques notions de coréen. (des notions vagues, le début de l’alphabet, etc..)
    Je reviens du concert de G-Dragon (le leader). Réseaux sociaux, etc…

Autres périodes rapides de fan :
– Madonna/Prince – 1986/88
Influence considérable sur ma garde-robe
– Iron Maiden – 1982(?) —-
Je suis plus « fan en continu » sans arrêter, mais sans obsession non plus.
–  Scorpions – 1984- 85

  • Beaucoup de coupures de presse, d’articles, de photos en stock = documentation
  • Livres
  • Concerts
  • Rédaction
  • Langues étrangères

PAYS

Japon – puis Asie en général
J’ai déjà raconté à quel point le Japon était présent à la maison quand j’étais enfant.
Il me reste des bases pas si mauvaises de japonais, une connaissance de la culture, de la littérature.
Des rencontres, bien sûr. Et l’envie d’aller là-bas.

Royaume – Uni:
Je dis souvent que j’ai été élevée grâce au thé dans le biberon.
C’est presque ça.
J’ai eu cette chance d’aller en Angleterre régulièrement depuis mes 4 ans.
Pratique: je lis l’anglais, je me suis rendue compte que je savais le parler encore pas trop mal (je ne pratique pas).
Donc, connaissance  de la culture, de la langue, des réalités aussi (l’Angleterre façon « thé, scones, Downton Abbey »  n’est pas ma vision du pays).

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LECTURES

J’ai deux univers de prédilection – et un tas d’autres en parallèle

Marion Zimmer Bradley – Ténébreuse
Les télépathes de Ténébreuse m’ont définitivement pris le coeur depuis de très nombreuses années.
D’où:
– fan fiction
– grosse influence quand j’écris
– collectionite

JK Rowling – Harry Potter
Contrairement à la « génération HP », j’étais adulte quand je suis tombée dedans.
Mais ça ne change pas grand chose. C’est Harry Potter qui m’a donné envie de me remettre à lire en anglais.
D’où:
– écriture de grandes fanfic (qui, parfois, mélangent allègrement les univers)
– un peu de collectionite (réduite par le manque de budget et d’espace)
– Un blog (clos à présent)
– participation à une encyclopédie HP.
fan art

et ici 

JEUX, MMORPG – 2010-2015

D’accord, je suis adulte et pourtant, j’ai longuement joué à…Dofus. J’aime beaucoup l’univers développé par Ankama. (ah, ces personnages; les quêtes aux noms improbables; les jeux de mots..)
Je joue de temps en temps sur la console à Minecraft (je suis devenue architecte grâce à Minecraft!).
– J’ai appris un tas de vocabulaire en jouant en ligne.
– Des rencontres virtuelles amusantes
– Réactivité, rapidité, une certaine habileté
– Créativité

 

 

Gary Oldman – 1986—-aujourd’hui
– collection d’articles, photos et de films
– réseaux sociaux, blogs, sites de fans
– échanges avec les fans en plusieurs langues

Alan Rickman – 2007—–
Une collection impressionnante de photos, heureusement numériques.
Un blog (clos)
Des textes et  des poèmes 

Richard Armitage – 2011 ou 12—-
Ah, ce fandom….

Je l’aime beaucoup. Même si je suis moins active (photos, blogs ), c’est grâce à lui que j’ai eu de très bons échanges (virtuels) ces dernières années. Je ne pourrais pas citer tous les blogs intéressants qui s’y rattachent ni toutes les personnes passionnantes.
Ce serait trop long.

 

 

 

Bref, être fan, ce n’est pas connaître les chansons par coeur pendant les concerts – pas seulement -, cela va bien au-delà.

 

Joyeux anniversaire, Harry Potter!

Il y a 20 ans sortait le 1er tome. « Harry Potter à l’école des sorciers », pour nous en France.

Il y a 20 ans…
Je me souviens bien de ce que je faisais alors (travail, vie perso, lieu d’habitation). Je me souviens aussi de la première fois où une amie m’a parlé de Harry Potter – et du fait que c’était aussi une lecture pour adultes. Je ne suis pas devenue fan avec le premier tome. Il m’a fallu attendre le 3 ème pour tomber dans la marmite.

Il n’y a qu’à voir le nombre d’images, d’articles que je partage au sujet de Harry!

Les illustrations 

Les Animaux fantastiques

Etre fan

Un tag spécial

Le conte des 3 frères

Poufsouffle

La pièce

Les photos des studios HP à Londres : 1

suite 2

Et suite 3

Des tableaux pinterest 1 et 2

Une fois encore, bon anniversaire!

T’as pas vu ma pop #6

Continuons notre exploration de la pop culture avec, cette semaine, l’importance des prophéties.

Dans Matrix, nous avons un Elu (Néo) qui, pour répondre aux critères pop, n’a pas conscience de ce qu’il est; en gros, Néo n’est pas Oedipe.
L’Oracle, dans Matrix, ne prédit pas. Elle pousse les personnages – et non pas, un seul personnage (Trinity: « tomber amoureuse de l’Elu »; Morpheus: « trouver l’Elu »).

Chez Harry Potter, on retrouve le même schéma narratif que dans Matrix:

il y a une prophétie autoréalisatrice/autodestructrice (« et l’un devra mourir de la main de l’autre car aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit… « ).

puis, une phase de coopération (« je me repose sur les autres même si je comprends pas tout » : c’est ce que fait Harry Potter)

pour enfin aboutir au grand triomphe de l’amour, comme dans Matrix.

Pour tous les lecteurs assidus de Harry Potter, il est évident que c’est cette magie, une magie inconnue du monde sorcier, nous suggère Rowling (parce qu’elle est très maligne) qui protège Harry et ceci, depuis le début.

Pour résumer, Ms. Rowling nous balade pendant sept tomes en nous sortant de son chapeau pointu une nouvelle loi magique à chaque fois que Harry se tire sain et sauf d’une rencontre avec le Seigneur des Ténèbres (vous croyiez que j’allais écrire son nom, en plus? en fait, …pourquoi pas…).

Allez, elle se joue bien de nous: un coup, c’est « 2 baguettes avec un élément commun qui les constituent, disons…une plume de phénix? ça sera un Priori Incantatum et hop, dans les choux, Voldy! » Puis, lorsque  la baguette de Harry se souvient de sa magie et lance un sort toute seule? Très fort! Une baguette qui se souvient de la magie. Oui. quand même.

Il reste que c’est la prophétie initiale dont Harry doit se débarrasser. Souvenez-vous: dans le tome 3, quand Remus Lupin enseigne à ses élèves comment neutraliser un Épouvantard une créature qui ne possède ni existence ni forme propre mais qui se nourrit exclusivement des peurs les plus profondes dont il revêt l’apparence dans les moindres détails. Le professeur Lupin craint que l’Epouvantard ne prenne la forme du Grand Vilain (Vous-Savez-Qui). Or, non.
C’est donc avec justesse que Rowling place ses mots dans la bouche de Lupin (l’un de ses personnages préférés, au passage) : « Voilà qui voudrait dire que ce dont vous avez le plus peur, c’est… la peur elle-même. »
Ce que  sous-entend l’auteure, c’est : « ce dont tu as le plus peur, c’est l’Epée de Damoclès suspendue au -dessus de toi (=prophétie), Harry; apprends à canaliser tes peurs, à sortir du monde de l’enfance (= du monde magique) et ensuite…. »
Je vais insister mais c’est malin. Et ce n’est pas pour rien que Harry Potter reste l’une des sagas les plus abouties, l’une des mieux ficelées de la pop culture.

Mais, revenons à cette fameuse prophétie énoncée par une voyante catastrophique.
Harry n’est pas désigné comme étant l’Elu. Jusqu’à la fin, rien ne prouve qu’il l’était. Neville ne l’est pas plus. Ni Harry ni Neville ne sont l’Elu. Ou bien , ils le sont tous les deux. Mais Voldemort comme Dumbledore ont fait un choix: celui d’y croire.

Ils interprètent de manière forcée cette prédiction, tous deux par soif de magie, de puissance, de drames ( à croire que leur vie était bien triste sans toute cette mise en scène). C’est Voldy comme Dumby qui recherche des artefacts magiques, pas Harry.

Voldemort croit qu’il est menacé – par un enfant! et un enfant sorcier même pas doué, qui plus est… Il croit qu’il doit affronter Harry Potter à la fin. Il rend possible la prophétie.

Dumbledore sait que le seigneur des Ténèbres et Harry ne peuvent pas s’entretuer, mais au lieu de calmer tout le monde, il fait croire que Harry doit être sacrifié, comme il le dira très froidement à Severus Rogue – qui en sera dégoûté

« You have used me. [¦] I have spied for you and lied for you, put myself in mortal danger for you. Everything was supposed to be to keep Lily Potter’s son safe. Now you tell me that you have been raising him like a pig for slaughter” »

Mais, au final, les prophéties se dissolvent. Harry s’est fait manipuler. Il n’y a qu’une voie: c’est l’amour. Et tant pis si l’épilogue est, tout de même, un peu cucul (papa/maman/enfants – 17 ans plus tard).

Harry Potter ne prend pas le chemin messianique à la Néo: il se marie, il a trois enfants, etc…D’ailleurs, c’est tout le mal qu’on lui souhaitait après une enfance et adolescence aussi dingues. Quoique…cette partie de sa vie ne nous fait plus rêver (cet épilogue a déçu bien des fans, si j’ai bonne mémoire). La preuve? Quand on retrouve un Harry devenu père de famille, en proie à une crise de la quarantaine sévère, il nous ennuie un peu quand même. Prenez « L’enfant maudit« .

Héros de la pop culture, ai-je écrit. Mais qui sont ces héros?

Je vais réussir à mettre en ligne la suite – sans bug informatique, cette fois – dès la semaine prochaine si tout va bien.

 

T’as pas vu ma pop #5

La semaine passée dans T’as pas vu ma pop, je me suis intéressée à la recette campbellienne – ou comment faire une bonne soupe au monomythe- avec la structure du Voyage du Héros (Ulysse nous aura bien aidés longtemps avant Bilbo et Luke Skywalker).

Aujourd’hui, entre les bagages et un rhume des foins carabiné, je vais continuer mon propre voyage – et le vôtre – en direction du mythe, de la croyance et de la prophétie. Ce sera un peu plus court pour les raisons évoquées sur ce blog.

Crois-en moi, crois-en toi: croyance et prophéties auto-réalisatrices

On entend souvent que la pop culture est un pillage continuel sans foi ni loi (si possible). Et aussitôt, certains se mettent à pousser de grands cris, tentant, en quelque sorte,  de comprendre la pop culture en dehors d’elle-même, et non pas en interne. Renvoyer la pop à ce qui ne peut pas être saisi, le moment, l’époque, l’instant, c’est vraiment chercher à s’arracher les cheveux – ou à enrager.

La pop culture pille la culture populaire, tranquillement, et fournit son propre mythe. En fait, elle opère un retour sur soi, une réflexivité plus qu’une révolution: une forme d’autoprophétie.
On observe le même scepticisme chez le chef d’orchestre  Leonard Bernstein (qui aimait le rock et la pop) en 1967 dans le documentaire« Inside pop » qui ne croit pas à la rébellion mais loue la créativité.

Prophétie, mais de quelle prophétie parle-t’on?

En premier lieu, de ce que Robert K.Merton nomme la prophétie autoréalisatrice.
Je rappelle ce qu’est une prophétie autoréalisatrice – selon Merton, il s’agit de:

 La prophétie auto-réalisatrice est une définition d’abord fausse d’une situation, mais cette définition erronée suscite un nouveau comportement, qui la rend vraie »

Si je reviens à notre Héros de la semaine dernière, je peux alors dire: « Bon, je ne vais pas me casser la tête pour inventer un quelconque motif à son aventure, il y a beaucoup plus simple »  Il y a longtemps, une prophétie raconte qu’il devait y avoir un Elu (tout se transpose au féminin, j’ai oublié de préciser). Comme par hasard, l’Elu est le héros de mon histoire mais voilà, il ne le sait pas encore – et c’est parti…
Tiens, ça ne vous rappelle pas un/des films? Un/des romans? Des jeux vidéo?

 

Star Wars? Un enfant destiné à rééquilibrer la Force. Matrix? Un homme élu… Harry Potter? Un jeune garçon dont on a prédit qu’il devait tuer ….etc…

 

Star Wars: Prophétie de l’Elu

 

Prophéties chez Harry Potter

J’en reparle la semaine prochaine….

Pour aller plus loin:

 

Mes beaux livres

 

Suite à ceci – le très bel article d’Isa, sorcière des livres – j’ai fini par sortir quelques livres de ma/mes bibliothèques.

J’en ai quelques uns – pour certains, ils datent même de ma période « libraire » ; pour d’autres, ce sont des cadeaux.

Les beaux livres ont ceci de magique qu’ils paraissent surgir (massivement) chaque année aux alentours du mois de novembre.

En vérité, c’est souvent un enfer pour le libraire: – je m’explique:
– ils sont lourds (et, au cas où personne ne l’aurait noté, c’est  très souvent le/la libraire qui se charge des cartons – et non une tierce personne dans le genre costaud, musclé, etc..)
– ils sont chers (et tu as envie de commettre un meurtre si tu surprends un client en train de bouffer son sandwich en les ouvrant! pire: quand tu constates que le charmant client avec sa mallette est simplement en train de te piquer un tas de beaux livres et qu’il  a arraché un morceau de la couverture « parce que c’est comme ça que ça sonne…., non? l’antivol- avouera-t’il  » – non …)
– ils sont chiants pour les paquets-cadeaux (et vu qu’ils se vendent au moment des fêtes de fin d’année, amuse-toi ..)

Mais:  –  ils sont superbes  (tous les ans, c’est un ravissement) – ça te  donne envie de tous les acheter

Et puis …revenons à nos dragons. Apparemment, il est souvent question  de beaux livres sur les dragons dans nos commentaires ….Je pense à ceux(ci parce que je les connais bien (mais je ne les possède pas):

Je finis avec celui-ci (ci-dessus) qui est à ma fille et celui-ci (ci-dessous): entre autres

Sans dragons, j’ai chez moi:

 

Très magiquement:

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Voilà le John Howe (à droite) et  un « Dessine les vampires » (à gche):

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Côté vampire, Victoria Francès est aussi chez moi:

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Et,  clin d’oeil, j’ai également ceci :

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Quelques beaux livre sur l’architecture, le design , la peinture, la calligraphie, la littérature, la fantasy, les animaux, la BD, j’en oublie….

 

Animaux fantastiques #Harry Potter

 

 

Amis potteriens, soeurs potteriennes, l’heure est grave!

(d’autres disent: Potterheads, c’est vous qui voyez)

Voilà,  je viens de lire chez nos confrères anglophones que:

  • Nous allons voir Dumbledore (alors âgé d’une 40taine d’années)
  • Dans la suite des « Animaux…. », nous verrons Gellert Grindelwald qui sera joué par…(j’en avale ma baguette): Johnny Depp
  • Le second film sera tourné à Paris

Par les caleçons en dentelle de Merlin, elle nous fait un grand numéro, Mrs. Rowling!

Je cite:

« Yates revealed at the Global Fan Event that while Grindelwald is mainly just in the background of the first movie, he’s a prominent character throughout the franchise. I saw the first 10 minutes of Fantastic Beasts and – avert your eyes for spoilers – it sets up Grindelwald’s attacks across Europe via newspaper headlines. So it makes sense for the sequel to travel back to Europe and catch up with whatever Grindelwald is up to, likely finding him in hiding. » (screencrush)

Et:

« Depp will be making a cameo in Fantastic Beasts, but his character is being kept under wraps so audiences will have to keep an eye out.

David Yates will return to the director’s chair for the follow-up, which has already been dated for Nov. 16, 2018.

During a fan event earlier this month in Hollywood, J.K. Rowling made a surprise announcement that she has finished the plot for five films in the Fantastic Beast franchise. (The franchise was previously reported as a trilogy.)

The world of witchcraft and wizardry seems like a perfect fit for the actor who is known for such fantastical cinematic roles as Edward Scissorhands and Captain Jack Sparrow » (source The Hollywood Reporter)

Et il y a ça:une édition limitée du magazine The Empire

Et dois-je parler de ..ça?

Posté par JK Rowling sur twitter, le scénario des Animaux Fantastiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

365 jours d’écriture – Journal intime

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Je ne tiens ni journal, ni carnet de bord. Et même si je le faisais, je ne le partagerais pas ( le « intime » du « journal intime »). Je ne considère pas le blog comme la place idéale pour se livrer, je dirais même que les blogs qui traitent de sujets personnels (trop souvent axés sur la plainte) me lassent vite. Ce n’est vraiment pas le lieu où s’épancher….
Par contre, je vous propose de lire des fragments de journaux/carnets de bord de 3 personnages de fiction (donc, fan-fiction dans un autre genre). A mon avis, ils peuvent se lire sans connaître forcément l’histoire. Nous allons remonter le temps. Nous allons plonger dans un univers magique.

 

1- Ariana (journal)

Mon cher journal,

Voilà longtemps que je te délaisse et j’en suis navrée. Tu ne le sais pas, cher journal, mais j’ai été obligée de détruire ton prédécesseur même si je l’aimais de tout mon cœur. Lors du changement de maison, Mère avait failli le découvrir. Mais c’est mon secret…
j’ai commencé un journal quand j’étais une petite fille. Père m’avait appris à bien écrire. Il disait en souriant que je me débrouillais mieux que mon  frère, Ab. Je sais, ce n’est pas très gentil pour Ab. Mais il est vrai qu’il a du mal avec les mots, la lecture. Il préfère être au grand air, dehors. Tout le contraire de mon frère aîné, Al: lui est un vrai rat de bibliothèque, comme disait Père.

Parfois, nous ne le voyons plus de la journée: il reste enfermé dans sa chambre. Il dit qu’il lit, qu’il écrit à plein de gens. Mais maintenant, Al ne revient que pour les vacances, m’a-t’on dit. Et oui, il est grand. Il est en pension.
Ah, quelle chance il a… Il peut apprendre plein de nouvelles choses. Il fréquente d’autres amis comme nous.
Mais je sais bien que ce n’est pas pour moi. D’ailleurs, je ne me plains pas, cher journal. Je ne crois pas que j’aimerais avoir des tas de gens autour de moi.
Mère dit que ce serait dangereux, que je pourrais avoir « l’une de mes crises » et que personne ne voudrait de moi.
Je ne sais pas si c’est vrai mais Ab, qui est mon frère préféré, chut, trouve que je dois faire attention. Pourtant, lui et Mère ne sont pas d’accord. Je crois qu’il aimerait m’emmener avec lui, dehors. Mais il est trop jeune encore.
Voilà, mon journal. Donc, je reste dans la maison, toute la journée.
C’est pour cela que je vais bien te cacher. Ce sera notre secret, n’est-ce pas?

 

1 – Ab’ (notes)

Ecris, qu’elle me dit! Ecrire c’est une punition. Je vais faire des tas de fôtes fautes et si mon cher frère me lit, alors il va se fou moquer de moi. Oh non il va pas faire ça. Il va juste prendre son air hautain et avoir ce sourire.
J’aime mieux aller dehors quand je suis en vacances. Déjà que toute la fichue l’année je dois rester en classe et écouter ces vieux crétins de profs, apprendre les leçons et faire les fichus devoirs. Pendant ce temps je dois écouter les autres chanter les louanges de mon grand frère qui est si doué. Alors quand j’en ai marre je me bats et je suis puni alors je vais en retenue évidemment. Je m’en fous.
Notre mère a dit « tu dois faire des efforts, Ab’, alors essaye d’écrire tous les jours » .
Oui, que j’ai répondu et pour pas passer pour un crétin, je prends ma plume et voilà, j’écris. Hein, c’est mauvais, non?

 

1- Al’ (carnet)

Il est bien difficile de tenir un carnet de bord quand je suis à Poudlard. Les cours me prennent du temps ainsi que ma correspondance. Mais quand je suis de retour dans notre demeure familiale, j’ai tout mon loisir pour consigner mes découvertes.
Liste des choses à effectuer durant mes vacances:
– Relire les notes sur l’alchimie française
– Répondre à la missive de Nicolas
– Ranger mes chaussettes
– Aller voir notre voisine
– Continuer à m’entraîner à pratiquer le mermédien (le langage du peuple de l’eau)
– Aider Mère (si j’ai le temps).

2- Ariana – Journal (suite )

Très cher journal,
A nouveau, je t’ai abandonné. Vois-tu j’ai été très malade…
J’ai oublié ce qui s’est passé mais depuis, Mère n’est plus là.
On m’a raconté qu’elle n’était plus de ce monde. Je suis horriblement triste. Même si Mère n’a pas toujours été très gentille envers moi. J’ai bien compris que je ne lui convenais pas depuis ce qui s’est passé quand j’étais enfant (mais dont je ne garde pas  souvenir).
Papa est allé en prison à cause de moi, je crois. Et puis, il est mort. Mon cher papa …Ce devait être une chose horrible. Voilà, maintenant, c’est Maman qui est morte. Et je crois que j’y suis pour quelque chose, cher journal, mais je n’arrive plus à me rappeler…
Ma tête me fait mal. Ab’ dit que je dois arrêter d’y penser, qu’il va prendre soin de moi, même s’il est encore jeune. Il dit qu’il s’en fout et je sais que c’est un gros mot.
Et Al’ est à la maison, aussi.

 

2- Ab (notes -suite)

Il exagère. Il croit qu’il peut revenir et que tout va s’arranger.
Mon cher frère. Il pense qu’après ce qui s’est passé il a la situation en main, monsieur « j’ai la tête dans les livres ».
J’écris ça mais je sais que ça sert à rien. C’est juste pour avoir quelque chose à faire.
Mais ma sœur a besoin de moi, je l’entends.

 

2- Albus (carnet – suite)

Godric’s Hollow, 1899

Notes:
– Ranger et trier les affaires de Mère
– Envoyer des hiboux pour remercier (condoléances)
– Finir de mettre en ordre papiers et parchemins officiels
– Etablir un emploi du temps pour Ariana
Mercredi: thé chez Bathilde (rencontre avec son petit-neveu)

 

3- Ariana (journal, suite et fin)
Mon cher journal,

Rien n’est plus pareil depuis que Mère est partie. Al’ est revenu mais je ne le vois presque jamais. Il a ce nouvel ami, Gellert. Je l’ai vu une fois et il est beau garçon.
J’aimerais bien qu’Al’ m’emmène avec lui. Mais il fait comme Mère: il me garde ici, à la maison, pendant qu’il passe des journées entières avec son ami. Ils ont des conversations passionnantes. Ils sont très doués en magie.
Peut-être pourraient-ils m’apprendre…. Pour que je ne fasse plus de bêtises…
Mais Ab’ dit qu’ils sont trop snobs. Mon frérot préféré veut bien que je nourrisse les chèvres, avec lui. Tout se passe bien.
Je n’ai pas de crises dans ces moments-là. Ab’ dit que plus tard, il m’emmènera vivre ailleurs, là où les gens ne font pas autant de chichis. Mais Al’ n’est pas d’accord. Ils parlent fort et j’ai peur qu’ils soient tous très fâchés, encore à cause de moi…
Voilà, je les entends encore. Ils crient. Je vais voir ce qui se passe…ça recommence….

3- Aberforth (notes/gribouillis)

Je vais lui dire ma manière de penser….Ces deux andouilles

3-Albus (carnet -suite)

C’est extraordinaire! Ce qui m’arrive est la plus belle chose au monde…J’ai rencontré un égal, mon double, mon complément.
J’ai presque honte de m’emballer autant.
Notes:
– rédiger une charte Moldus/Sorciers « pour le plus Grand Bien »
– répondre à la missive d’Elphias

 

Note trouvée ( Aberforth ou Albus?)

J’ai trouvé le journal d’Ariana. J’ai le cœur brisé.
14 ans… et elle n’est plus là

 

 

 

Complément:
Durant l’été 1899, Ariana Dumbledore dont la magie était instable depuis qu’elle avait été agressée par de jeunes Moldus pendant son enfance, tenta de s’interposer entre ses frères et Gellert Grindewald.
Tous les trois se battaient en duel. Nul ne sait qui lança le sort mortel qui atteignit l’adolescente.
Gellert s’enfuit afin de fuir les autorités magiques.
Albus et Aberforth vécurent avec ce poids et cette culpabilité. Jusqu’à la fin de sa vie, Albus Dumbledore éprouva de vifs remords ( c.f « Le Prince de Sang-Mêlé »).

J’ai gardé le prénom originel : « Aberforth » : et non la version francisée hasardeuse (« Abelforth ») utilisée étrangement dans les livres.
Le prénom « Aberforth » a un sens  (qu’il n’a plus si on le change en » abel »): « Aberforth » (angl.) = « vieux nom pour un village dans le Yorkshire (nom actuel: Aberford) ». « Aberforth » – « aber » (gaélique) = « marécageux, le confluent des eaux » + « ford » (vieil angl.) = « gué » (endroit peu profond d’une rivière où l’on peut traverser à pied), mais aussi « patauger ».

Pour le reste, j’ai vérifié la chronologie (dates de naissance probables – et dates de décès).

Merci à JK.Rowling pour les personnages et l’histoire.

Au revoir, Mr.Rickman

Nous n’allons pas laisser partir  Alan comme ça – même si, dans un certain sens , il est immortel. Non, pas avant d’avoir fait un petit tour en images, avant d’avoir évoqué quelques souvenirs  et des extraits de films mémorables.
Alan qui chante, vous connaissez? parce que la voix de Mr.Rickman, oui, bien sûr.elle fait partie de ce type de voix melliflue qui vous ensorcelle pour mieux vous achever (une voix d’enchanteur, que dis-je? de sorcier, c’est bien cela).

Truly, madly, deeply – c’est le titre du film (1990)

C’est une  histoire de musique, d’amour perdu, de fantôme,  de souvenir, de violoncelle, signée Anthony Minghella.

Plus amusant, dans « Help , I’m a fish » (Gloups, je suis un poisson , en français ) , la voix de Joe, le méchant poisson est celle d’Alan Rickman. et cette chanson « Intelligence » est chantée par l’acteur:

 

Mais avez-vous déjà entendu Alan Rickman chanter en …français? Et pourtant, il l’a fait sur un audiobook:( « The return of the native » Thomas Hardy ):

 

Et si vous voulez l’entendre lire, voilà:(c’est un délice)

Bien sûr, il y a celle-ci dans Swenney Todd  (Pretty women):

 

Quelques moments :

Dans « Close my eyes« (1991):

 

Et, histoire de remonter un peu plus  dans le temps:

Thérèse Raquin – 1980 (série britannique)

 

N’oublions pas ce grand moment : Dogma : (Metatron)

Et dans Galaxy Quest:

 

Et pour conclure, en chanson, dans le clip de Texas, In demand: