Premières lignes #14juillet

Les premières lignes de la fête nationale n’ont rien à voir avec le 14 juillet (je ne suis pas très portée sur les feux d’artifice, la foule et le bal des pompiers, non merci), mais sont très en lien avec les livres et la magie, ce qui me correspond tout à fait !

« Certains prétendront que c’est une mauvaise idée d’amener une araignée-flamme dans une bibliothèque. Ils auront probablement raison, mais cela valait mieux que de la laisser seule chez moi pendant neuf heures d’affilée. J’avais essayé une fois, et Titache avait exprimé son déplaisir en brûlant le couvercle de son vivarium, se forant un terrier dans mon panier de linge sale et incendiant l’équivalent de deux semaines de vêtements. « 

C’est le genre de livres qui fait mouche : avoir le pouvoir magique de tirer des livres des objets ou des êtres puis les faire apparaître dans le monde réel.  Une potion de Narnia, le gâteau d’Alice, une épée, un sabre-laser…  C’est cela, être un.e bibliomancien.ne – et il faut avouer que lorsqu’on s’est suffisamment perdu dans les livres, on a tous rêvé d’avoir un don pareil !
Le héros de l’histoire a un penchant certain pour la SFFF, un côté geek prononcé et des ennuis en pagaille. Le voilà embarqué aux côtés d’une dryade et de son araignée-flamme fétiche dans une course-poursuite musclée au cours de laquelle il va se confronter à des vampires et d’autres  créatures sorties des livres. Les références sont plus qu’amusantes et jamais envahissantes, ce qui n’alourdit pas la lecture.
Certes, il y a beaucoup d’informations sur les lois qui régissent la bibliomancie mais elles sont nécessaires (c’est un premier tome). Tout n’est pas parfait (re-c’est un premier tome) mais le rythme est soutenu et maîtrisé.

Pour faire court:  si vous aimez la magie, les livres
Si vous avez toujours eu envie d’entrer dans un livre
Si vous attendez encore votre lettre pour Poudlard, si vous cherchez le passage pour le pays des Merveilles, l’armoire de Narnia, le TARDIS, l’entrée de la Terre du Milieu, etc
c’est pour vous.

Magie ex libris, tome 1 : Le bibliomancien par Jim C. Hines

Jim C. Hines – Le Bibliomancien – T.1
L’Atalante
trad. Lionel Davoust

Site de l’auteur

Résumé : Isaac Vainio est un bibliomancien. Membre de Die Zwelf Portenære, les Douze Gardiens des Portes, une organisation secrète fondée par Johannes Gutenberg, il dispose d’une magie très particulière : il peut puiser à volonté dans les livres et en tirer n’importe quel objet du récit. Et Isaac, en vrai fan de science-fiction et de fantasy, préfère par-dessus tout utiliser des pistolets laser, des ceintures-bouclier de Dune et des sabres laser de Star Wars quand les Gardiens l’envoient sur le terrain combattre les menaces magiques qui guettent la Terre.
Sauf que, deux ans plus tôt, manquant perdre la raison et la vie au cours d’une mission qui a mal tourné, Isaac a été mis au placard. Réduit au rang de simple catalogueur, il ne conserve de son ancienne vie d’agent de terrain que Titache, sa fidèle araignée-flamme, qui a la particularité de prendre feu en présence d’un danger.
Son existence rangée bascule le jour où trois vampires débarquent dans sa bibliothèque pour le tuer. Les Gardiens auraient déclaré la guerre aux morts-vivants…

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L’architecture de Karl Friedrich Schinkel – L’été de l’art #33

Il y a quelques jours, j’ai vu le tableau ci-dessous :

Wihlem Ahlborn, Cathédrale au lever du jour, copie d’une œuvre de Karl Friedrich Schinkel de 1813, 1823, huile sur toile, 80 x 106,5 cm, Nationalgalerie, Staatliche Museum zu Berli

Ill. 3

dont j’ignorais l’auteur et, en cherchant un peu, je finis par trouver qu’il s’agit d’une copie de celui-ci, une oeuvre de Karl Friedrich Schinkel

Cette fois, le nom de l’artiste ne me semble pas inconnu. Mais pourquoi ?
Après l’avoir confondu avec Caspar David Friedrich, le romantique (et je me dis que je devrais en reparler, du coup!), je comprends enfin où j’ai vu le nom de Karl Friedrich Schinkel: à Berlin , en 2017 ! 
Car il a été non seulement peintre mais aussi architecte et a laissé sa trace dans la capitale allemande. Il est l’architecte de l‘Altes Museum sur l’Ile aux musées.

L’Altes Museum en 2017

Pour l’avoir vu de près, je peux dire que c’est un bâtiment impressionnant ….

Karl Friedrich Schinkel a aussi peint ceci pour la Flûte Enchantée :

Scène de jardin avec le Sphinx au clair de lune, Act II scène 3, scénographie pour 'The Magic Flute' de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-91) pour l'opéra de Berlin, 1816, - Karl Friedrich Schinkel

Scène mise en scène pour la reine de la nuit (dans la flûte enchantée de Mozart) - Karl Friedrich Schinkel

Ainsi que ce genre de tableaux :

Château sur le ruisseau - Karl Friedrich Schinkel

 

Église gothique sur un rocher au bord de la mer - Karl Friedrich Schinkel

Premières lignes #7juillet

Des premières lignes consacrées à une autobiographie, et ça commence fort :

I – Masturbation
Jamais pratiqué. Jamais eu envie. aucune raison particulière de ne pas le faire, on ne m’a pas opprimée, on ne m’a pas dit que c’était mal et je n’estime pas que ça le soit. C’est juste que je n’y pensais pas du tout. Ce n’était pas pour moi une envie naturelle, alors je ne savais même pas que ça existait.

De fringues, de musique et de mecs par Albertine

C’est en rentrant du concert de Midnight Oil et en cherchant une lecture pour le train – bizarrement, je n’avais rien à lire ! – que suis tombée sur l’autobiographie de Viv Albertine enfin sortie en poche. Forcément, je n’ai pas résisté. Viv Albertine, The Slits (les Fentes), les Sex Pistols au féminin, 1977, le punk, quoi !
Pour faire court, je suis un poil trop jeune pour avoir connu le mouvement punk de 76/78 originel – mais pas trop pour avoir vécu  le post-punk, Punk’s not dead, cold-wave et new-wave. The Clash (mes héros-bis!) s’est séparé en 83; j’ai eule temps de voir les Stranglers (line-up originel)  sur scène.
Le lien avec Viv Albertine ?
Viv Albertine était la guitariste des Slits, l’un des groupes punks féminins punks. Féminins, féministes. Elle a croisé le chemin de Johnny Rotten, Sid Vicious, Mick Jones, Johnny Thunders, j’en passe…
Et au-delà de sa courte carrière au sein du groupe, sa vie est un incroyable combat.
Je connaissais rapidement les étapes durant la période « Slits » puisque je suis un peu tombée dans la marmite Rock étant jeune: j’étais d’ailleurs assez fascinée par ce groupe de jeunes femmes qui osaient tout, dont la chanteuse Ari Up avait alors 15 ans…

Viv Albertine retrace des anecdotes émouvantes : sa rencontre avec Mick Jones alors qu’ils étaient tous les deux encore à l’école (cette photo d’un tout jeune Mick Jones !), leur histoire d’amour. D’autres histoires sont plutôt amusantes  (je ne verrai plus jamais Sid Vicious sous le même angle) ou effrayantes. Elle écrit bien et nous fait entrer dans sa vie.


La deuxième partie consacrée à l’après- Slits est peut-être encore plus prenant. Viv nous raconte ses épreuves pour avoir un enfant puis sa lutte contre le cancer. On est avec elle à chaque instant.
J’ai adoré et j’ai dévoré chaque page. Alors, est-ce destiné aux fans de punk-rock ? Non, pas spécialement : pas mal de lecteurs qui n’y connaissaient rien ont accroché facilement à l’écriture mordante de Viv Albertine et à son humour très anglais.
A lire, à lire !

Résumé : Itinéraire d’une véritable enfant du rock, l’autobiographie de Viv Albertine revient sur sa carrière de guitariste dans l’un des tout premiers groupes de punk exclusivement féminin Outre-manche, The Slits. Evocation candide et franche d’un mouvement musical et social qui allait changer l’histoire de la musique, De fringues, de musique et de mecs regorge d’anecdotes sur les Clash, les Sex Pistols, Vivienne Westwood, Johnny Thunders et tant d’autres.
Mais ce serait minimiser ce livre féroce et attachant que de le limiter à un énième document rock, car le propos de Viv Albertine va bien plus loin.

 

 

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Les chats duveteux de Kamwei Fong – L’été de l’art #32

« Graphiste et dessinateur, Kamwei Fong est un artiste venu de Malaisie qui  travaille principalement sur le monde animal. Il dessine au crayon, à l’encre de chine ou peint sur toile à l’acrylique et au marqueur. Son humour décalé et irrésistible s’exprime au travers de ses portraits de chats et de chiens. « 

Fluffy Black Cat Ink Drawings by Kamwei Fong

 

 

Fluffy Black Cat Ink Drawings by Kamwei Fong

 

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Galerie Club Sensible

La passion brûle toujours – Midnight Oil

Il est bientôt 22 h et il fait déjà nuit en ce mois de janvier 84.
J’attends. J’ai 16 ans.
C’est annoncé, c’est sur le programme télé , là, entre les pages en noir et blanc, mal imprimées, mal fichues : Houba Houba présenté par Antoine de Caunes, spécial Australie.

Comme toujours, je suis impatiente.
Depuis que sur la 2 il y a une émission consacrée au rock, ça paraît encore si récent, en fait – ça date seulement de deux ans, je suis totalement accro. ENFIN ! Il y a réellement eu un changement depuis que Mitterrand est arrivé au pouvoir en 81. Les gens peuvent dire ce qu’ils veulent, mais ça m’arrange fortement – j’ai même vu « Rude boy », le film des Clash, à la TV.
Même si tout ne me plaît pas, il y a des programmes pour moi ! Et puis, comme ça, je découvre des groupes …

J’attends et bientôt, ça démarre.

Générique de Houba Houba en 1984

L ’Australie fascine, en 1984, à cause de « Mad Max », principalement. (le 3ème, « Au-delà du dôme du tonnerre » s’annonce pour 85 et on en parle déjà)
Et puis, il y a tous ces groupe, pas seulement les plus « anciens » comme AC/DC , Rose Tattoo ou les Bee Gees (dont je me fiche carrément) mais Men at work, Inxs qui commence à bien cartonner avec « Original sin ».
Et ce soir-là, pour beaucoup d’entre nous, ados des années 80, ça va être l’occasion d’une belle découverte musicale – mais surtout

d’une sacrée claque

Houba Houba – 21/01/1984
Interview
 par Antoine de Caunes

Une claque dont 35 ans plus tard nous ne nous sommes pas remis
C’est une histoire de passion, en fait.

Ce n’est pas pour rien que les Oils chantent depuis tout ce temps « Power and the passion », d’ailleurs. Et c’est avec ce titre que nous, les Frenchies, nous les avons découverts, un rien béats devant nos téléviseurs, pour certains, encore en noir et blanc. Pas si souvent qu’un groupe concentrait autant d’atouts. Pas depuis… le Clash, non ?
Il y avait tout : l’énergie, la musicalité, la technique, l’engagement écologique et anti-nucléaire, pacifiste, en faveur des premières nations (aborigènes pour l’Australie) ; un chanteur plus que charismatique d’1, 93 m (et chauve de surcroît) qui bougeait comme un dingue ; deux guitaristes tranquilles qui assuraient ; un bassiste solide et un batteur surdoué qui savait tout aussi bien être une gravure mode qu’un fou furieux derrière ses fûts – ah et qui parlait français aussi.
Excusez du peu mais cette huile de minuit, on voulait la consommer là, tout de suite !

Et les Oils n’ont pas tardé pas à venir faire un tour par chez nous : leur premier concert est donné en France à l’Eldorado (maintenant le Comedia) , à Paris en Septembre 84 puis c’est le festival breton Elixir, avec le Clash entre autres, en 85. Ce n’était que le début… Comme le début d’une longue histoire d’amour.

Les albums se succèdent. J’achète alors 10, 9….. 1 (appelé 10 to one) que je me mets à écouter en boucle puis très vite, sort celui qui est, je crois, mon préféré de loin, Red Sails in the Sunset. 

Midnight Oil à leurs débuts,

 quand Peter Garrett portait les cheveux longs - 
le groupe s'appelait Farm 

Red sails … leur permet de faire une grande tournée. Et puis… ils enregistrent l’album que tout le monde connaît puisqu’il contient LE hit, le tube: Beds are burning
Et là, le passé rejoint le présent. Je vous mets le lien vers la version live du concert de jeudi dernier, à Paris, où j’étais.

Le Grand Rex – jeudi 27 juin 2019.

35 ans ont passé. Il fait chaud en France. Il fait très chaud à Paris; c’est la canicule. Une température australe.
J’ai pris le TGV  ce matin et j’ai simplement l’impression de fondre. Je vais finir par devenir une flaque, à ce rythme. Mais je m’en fiche. Si je suis revenue dans la région parisienne que j’ai quittée il y a 10 ans cette année, c’est pour une (très) bonne cause.
J’ai 51 ans  et je ne regarde plus les émissions de rock à la télé le soir pour la bonne raison qu’il y en a très peu, sauf sur Arte, parfois.

J’ai eu la chance de voir pas mal de groupes sur scène, pas tous ceux que j’aurais voulu, bien sûr: certains, comme The Clash,  se sont séparés avant que je puisse les voir, certains artistes ont l’idée saugrenue de décéder prématurément aussi, d’autres se sont un peu perdus en cours de route.
Mais, généralement, je suis plutôt satisfaite.
Je me dirige vers le Grand Rex, une salle que je ne connais pas.
Je vois des fans – on les reconnaît aux Tshirts. Allez, je vais vers eux !

 

Nous avons attendu et l’ambiance devant le Grand Rex était formidable. J’ai rencontré des gens vraiment sympas. Et, cerise sur le gâteau, j’ai vu trois membres du groupe. Tout bonus !

Bones Hillman, bassiste

 

Le concert de jeudi confirme que les Oils sont toujours un groupe avec autant d’énergie, de créativité. Et de lien avec son public.
D’accord, le son n’était pas au top (les aigus, à gauche, vrillaient carrément les oreilles, dommage). Mais les Oils ont toujours joué fort; il suffit d’un mauvais réglage …
Après, malgré ce bémol, tout a été magique : trop court, oui, mais intense. La setlist était quasi-parfaite (ce rappel !).

J’ai réussi presque à rester tranquille. Enfin, sans sauter partout, à cause de la chaleur. Ou presque.  Disons que vers la fin j’étais quand même en roue libre.
Tout s’est terminé vite. Les bonnes choses ont une fin.
Mais puisque le groupe entre en studio en fin d’année pour enregistrer un nouvel album, on peut se dire qu’une tournée suivra logiquement derrière, non ?
L’huile de minuit n’a pas fini de brûler….

MIDNIGHT OIL

 

Premières lignes #30juin spécial HMSFFF de juin

Dernière lecture consacrée au thème du mois de juin « Monstres et créatures  du challenge HMSFFF, ces premières lignes appartiennent à un célèbre auteur de fantasy:

« Depuis des temps immémoriaux, la Maison du Ver restait livrée à la corruption – ce qui allait de soi, car la corruption n’est autre qu’un des attributs du Ver blanc. Les yaga-la- bai, les enfants du Ver, se contentaient de sourire et de vivre leur vie, bien que les tentures pourrissent sur les parois de leurs tunnels interminables, que leurs effectifs se réduisent année après année, que la viande se fasse de plus en plus rare et que la roche qui les entourait tombe en poussière. « 

Nouvelle publiée en 1976, Dans la maison du ver a été rééditée récemment chez Pygmalion avec de belles illustrations – et est signée GRR Martin qui a aussi écrit de la SF.
Court récit initiatique, horrifique, descente (ça, on descend! ), rencontre avec l’autre, nous rappelant que les monstres ne sont toujours pas ceux auxquels pense, Dans la maison du ver aurait mérité d’être plus amplement développée – même si le fait de croiser de gros vers blancs est passablement un brin dégoûtant. Bah oui, que voulez-vous, je sais bien qu’ils sont utiles, n’empêche que je les trouve pas très ragoûtants…
A part ça, j’aurais bien aimé en savoir plus : que s’est-il passé ? Quel est ce monde ?
A noter en positif : l’ambiance dans ces tunnels. Tout se déroule dans le noir et on y est! On avance avec les personnages, à l’aveugle. L’atmosphère en devient pesante, irrespirable, terrifiante. C’est superbement bien fait. S’il fallait prouver une fois de plus que Martin est un très bon écrivain….

Résumé : Sous les ruines d’un monde ancien grouille la vie. Dans une ville croulante, sur une planète mourante et oubliée de tous, le jeune Annelyn profite de la fête organisée à l’occasion de la nouvelle Mascarade solaire. Superbe dans son costume de soie, son arrogance est à la hauteur de sa beauté. Quand il est moqué devant ses nobles amis par le Viandard, chasseur de grouns, il échafaude un plan de revanche. Mais la terrible vérité qui se cache derrière l’histoire de son ennemi va transformer sa tentative en une inexorable descente aux enfers

Prochain thème du challenge pour le mois de juillet :

 

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La pop culture en tableaux de Denver Balbaboco – L’été de l’art #31

De retour avec la troisième édition de L’été de l’art ! Pour retrouver les anciens articles, c’est ici.

On commence avec un artiste philippin, Denver Balbaboco. 

Une interview faite en 2016 par son cousin est à lire ici.

Olenna Tyrell of House Tyrell graphite sketch.

Après Game of thrones, Harry Potter, façon tableau classique :

Avengers 

 

 

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Premières lignes – spécial challenge HMSFFF #23juin

Pour ces Premières lignes, je continue avec mes lectures du challenge HMSFFF (tous les détails du  challenge chez Charmant Petit Monstre et  Pretty Rosemary). 

 

Cette fois, c’est  d’un Frankenstein un peu spécial que je vais parler.
Premières lignes :

« La folie de Winston » – extrait 1 (version non censurée et révisée) par Edmond Laroche-Voisin, professeur honoraire des Facultés de Paris et Berlin
Anvers fut l’endroit d’un tournant décisif dans l’évolution des combats qui conduisirent l’Europe, d’abord, puis le monde à la Guerre terminale, même  si bien peu parmi les influents décisionnaires politiques et militaires de l’époque en eurent l’intuition. »

 

Cet hommage au roman de Mary Shelley est avant tout une uchronie extrêmement bien pensée. Johan Heliot aime détourner  l’Histoire, et il le fait bien.
J’ai apprécié l’aspect « documents » basé sur l’imaginaire ainsi que le fait de jouer avec des personnages existants tels que : Hemingway, Marie Curie, Winston Churchill.
On ne s’ennuie pas et l’alternance des narrateurs apporte des éléments intéressants. Le rythme n’est sans doute pas effréné mais ce n’est pas ce que je recherche principalement.
Je note simplement un petit bémol pour l’intrigue qui se révèle finalement assez plate.

Je conseille ce roman, pour les fans d’uchronie, pour les fans – ou les déçus de Frankenstein de Mary Shelley aussi – un roman que, pour ma part, je ne le relirai pas, ayant eu une indigestion de ce roman pendant mes études.

Et, pour le challenge, niveau créatures, on est servi avec les fameux Frankies !

Résumé : 
Grande Guerre, 1914. Après un premier engagement désastreux, les Anglais décident l’opération Frankenstein : plutôt que de construire des chars, on créera de la chair à canon. À partir des archives du fameux docteur et grâce à la production d’électricité à présent industrialisée, des unités de soldats pouvant être sacrifiés sans remords seront fabriquées,  les champs de bataille du nord de la France fourniront la « matière première ». Winston Churchill est nommé responsable de l’unité de recherche sur la régénération. Les « frankies » vont faire leurs preuves sur le terrain, mais la société se partage entre pro et anti. L’opération finalement interrompue, l’un d’eux, Victor, échappe au massacre puis est secouru par Marie Curie qui le rend à la vie consciente grâce aux radiations. Réfugié dans les décombres de Londres, qui a été détruite et rendue inhabitable par un bombardement à l’arme chimique, Victor retrouve le laboratoire où il est né, y recueille Churchill et engage un combat pour l’émancipation des siens. C’est là qu’un jeune couple, elle, résistante à l’occupation, lui, historien, finit par le retrouver en 1958, dans l’espoir de lever le voile sur ce versant secret de l’Histoire que la censure en vigueur ne suffit pas à expliquer.

Je termine mes lectures concernant le challenge ; j’ai encore un court roman dont je parlerai bientôt. J’ai hâte de savoir ce que le mois de juillet nous réserve comme propositions de lectures…

Le printemps de l’art – 14

Voilà le dernier article du « Printemps de l’art« , une saison riche en découvertes !

Une pépite de l’illustration du début du XXème, cette semaine :

Charles Gesmar (1900-1928), est l’ un des dessinateurs parmi les plus créatifs et innovateurs. Dès l’âge de quinze ans, il dessinait déjà les costumes pour Mlle Spinelly, une des plus célèbres actrices de l’époque. À seize ans il commence à dessiner pour Mistinguett, la reine du music-hall.

Malgré sa brève carrière, brisée par une pneumonie à ving-sept ans, en neuf ans,   il produit plus de douze-mille dessins de costumes, une trentaine de couvertures de programmes et cinquante-cinq affiches.

Diane Belli et Gaston Gerlys : [affiche] / [C. Gesmar]

 

 

[Elvire Popesco] : [affiche] / [C. Gesmar]

 

Lucienne Delahaye : [affiche] / [C. Gesmar]

CHARLES GESMAR 1900-1928 L

Doriane, Cabaret Affiche: artiste Charles Gesmar, 1920s (30 x 40 cm imprimé)

 

 

 

Premières lignes – spécial challenge HMSFFF #16juin

La semaine dernière, je vous disais que j’étais en « pause de challenge HMSFFF ». La raison était principalement une première lecture mitigée… dont je vais parler ici aujourd’hui ! Et voici les premières lignes de la semaine :

« Le bruit des échanges radio m’emplit les oreilles. Des voix différentes qui parlent en même temps.
Est ce que ça y est ? Est-ce que je vais la trouver ?
 » Identification confirmée: VMAL New Haven. Il n’a pas donné signe de vie depuis trois ans. 
– Les boucliers énergétiques sont coupés. Vous pouvez approcher sans problème.  » « 

Et pour donner un peu de sens à ce début, le résumé, tout de suite :

CAPITAINE CONRAD HARRIS : DÉCÉDÉ Le voilà, le moment que je déteste. Me réveiller, c’est toujours pire que mourir. Et notre homme sait de quoi il parle ; il en a connu des missions suicides, incarné dans un « simulant », un clone aux capacités neurophysiologiques exceptionnelles. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a surnommé Lazare, cet éternel ressuscité. Son équipe de SimOps et lui sont les soldats d’élite de l’Alliance, engagés dans la guerre impitoyable de l’humanité contre les Krells. À qui d’autre confier la mission « Clef-de-voûte » ? Elle les entraînera en territoire ennemi, vers une station de recherche secrète chargée d’étudier un mystérieux artefact qui n’est ni krell ni humain. Mais les meilleurs guerriers ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Et Harris lui-même poursuit une autre quête qui le tourmente…

Lazare en guerre: l’artefact est donc le premier tome d’une trilogie (suivie d’une seconde trilogie : La guerre sans fin).
Premier point dont j’aurais dû me méfier: il s’agit de SF militaire. Je dois le dire tout de suite: ce qui se rapporte à l’armée n’est pas ma tasse de thé. Et cela s’est confirmé avec cette lecture.
Le roman débute par un premier chapitre percutant à la fin duquel il s’avère que notre personnage principal est décédé.
Enfin, pas tout à fait: son clone est mort.
Le principe fait d’ailleurs largement penser à Avatar, de James Cameron. Mais l’usage de ces super-clones n’est pas sans effet sur leurs utilisateurs: les soldats sont tous rongés psychologiquement, voire instables, souffrant de trouble de stress post-traumatique, le personnage principal Conrad Harris en tête !
Les scènes de bataille/baston sont bien décrites, ceci dit mais n’étant pas fan de déchaînement de violence/armes à feu, je ne peux pas dire que j’y ai été très sensible.
J’ai souvent eu l’impression de revoir Aliens (particulièrement le second film), avec les marines embarqués dans une mission suicide face aux vilaines bébêtes – sauf que je préfère regarder Alien !
D’ailleurs, qu’en est-il, des créatures ?
Pas grand chose, justement. Elles semblent être un prétexte, une justification de cette guerre. J’aurais aimé qu’on en apprenne plus, qu’elles soient plus présentes…

De même, j’aurais aimé que les personnages soient moins stéréotypés: le capitaine traumatisé, la seule femme, le latino, le bleu… Voilà, c’est sympa mais on a déjà vu/lu ça mille fois. Tout est un peu trop caricatural à mon goût (les flash-backs du capitaine, par ex.). J’ai eu l’impression de revoir des scènes de films de guerre, particulièrement ceux qui se passent durant la guerre du Vietnam ( Platoon, Full metal jacket, Apocalypse now , peut-être en ai-je trop vu, finalement ? ).
Le plus délectable est la big référence à Joseph Conrad (qui donne son nom au capitaine, en passant) et à Au coeur des ténèbres, qui inspira Coppola pour son Apocalypse Now (la connexion est très forte entre ces oeuvres).
Beaucoup de thèmes sont  abordés : la guerre, la mort, l’utilisation de drones et ce qui en découle,  la folie, le mysticisme…

Il reste que le livre n’est pas mauvais du tout: il se lit bien, on a envie d’avancer, de savoir. C’est solide, bien construit.
Malgré tout, je me suis ennuyée en le lisant et, non, je n’ai pas envie de connaître la suite. Je pense que je ne constitue simplement pas le bon public pour ce genre. 

Apocalypse Now – Kurtz:

26/01/2017
Editeur Atalante
Collection Sf Militaire

Une interview de l’auteur qui parle, entre autres, de la nouvelle trilogie et de ses influences.

Je vous parle bientôt de mes autres lectures pour le challenge (j’ai trouvé deux romans en lien avec le sujet à la médiathèque !).

Tous les détails du Hold My SFFF challenge sont à retrouver chez  Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary!

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