Premières lignes #18février

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

Cette semaine, je continue ma re-relecture (x10, au moins) de tous les Harry Potter. Je n’ai pas parlé de « La Chambre des secrets« , non pas que je n’ai rien à dire (j’y pense, j’y pense). J’ai zappé le troisième « Le Prisonnier d’Azakaban » que j’avais relu fin 2017. J’y reviendrais plus tard.

Cette fois, je me suis replongée dans l’un des tomes de Harry Potter les plus mal adaptés au cinéma (peut-être le plus mal adapté), « La coupe de Feu »:

Chapter 1—The Riddle House

Summary

In the small village of Little Hangleton, there’s a manor home that the locals call the Riddle House, even though no one by the name of Riddle lives there anymore. Fifty years previous, the entire Riddle family—mother, father, and adult son—died, the cause presumed to be murder. The fingers pointed to their gardener, Frank Bryce, a World War II veteran. He was taken in and questioned by the police, insisting all the while that he was innocent, and that a young boy had been hanging around the manor. Later, the charges were dropped, as the autopsies on the family indicated that they all seemed to have somehow died of fright.

 

 

Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. A quatorze ans , il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du Monde de Quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l’attend cependant à son arrivée: la tenue à Poudlard d’un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur entrée… Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des èvènements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

« La Coupe de feu » s’ouvre sur un point de vue différent de celui d’Harry de la même façon que le faisait « L’école des sorciers ».

Cette fois, nous sommes en présence directe, sans le savoir au début, de Voldemort en pleine phase « plan pour retrouver son corps ». De même, c’est la première fois que nous remontons dans l’histoire du Mage Noir: les Riddle (Jedusor en VF) sont forcément reliés à Tom Riddle (Tom Jedusor). Le lien avec « La Chambre des secrets » est ainsi fait.
Cette construction narrative en forme de puzzle ou du moins, d’indices semés tout au long de la série fait la force de Rowling qui saura nous mener jusqu’à ses révélations finales: Riddle(Jedusor); l’héritier de …; Snape(Rogue)/Lily, etc…

Rien n’est jamais livré ni explicité directement mais se tisse au fil des livres.

Notre Harry âgé à présent de 14 ans, et doté d’un parrain, en fuite, certes, mais présent pour lui via le courrier va se retrouver une fois de plus impliqué dans une manipulation à grande échelle.
Nous ne verrons que par ses yeux, que via son point de vue, souvent faussé, comme toujours. Ainsi, au sujet de Snape (Rogue), le lecteur va continuer à suspecter le pire au vu du comportement vis à vis d’Harry du professeur de Potions. ce sera une suspicion grandissante qui se mettra en oeuvre car les autres avis donnés sur Snape seront ceux de Ron (qui, décidément, ne le supporte pas) ou de Sirius (qui ne le porte pas dans son coeur). Seule Hermione tentera de contrebalancer ces préjugés; autant dire qu’elle ne convainc pas grand monde, lectorat inclus.

La Coupe de Feu voit aussi le moment où tout bascule pour Harry: celui qui a survécu, le chouchou du Ministre de la Magie , se voit conspué, dénigré, rejeté au fil du roman.

Côté magie, on en apprend un peu plus sur le monde de Harry Potter avec la participation des écoles de Durmstrang et de Beaux-Bâtons. L’univers magique se constitue peu à peu même si Rowling ne donnera plus de précisions que bien des années plus tard sur Pottermore.

Le roman est dense. La tension amorcée avec « Le prisonnier d’Azakaban« , le premier des Harry  plus adultes, est maintenue et amplifiée jusqu’au dénouement dramatique.

C’est un tome capital, le basculement dans la lutte, qui préfigure de façon magistrale « L’Ordre du Phénix ». 

 

 

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Wouf! Bonne année du Chien!

Ce vendredi sera marqué par le début de l’année lunaire – et donc par ce qu’on appelle le « nouvel an chinois« .

Je ne crois pas aux horoscopes en général – ni en particulier- mais j’aime bien les traditions et les fêtes qui entourent ce nouvel an  lunaire.

Chaque année, il y a des chansons plus ou moins officielles autour du signe de l’année: c’est le Chien (de Terre) cette année. Et M-Girls, ce groupe de Malaisie, nous livrent la chanson du Nouvel An qui s’appelle: Mr.Wang qu’on peut traduire par « monsieur prospère »

Ensuite, il y a ceci:

De façon plus traditionnelle:

Et pour célébrer le Chien:

En chinois (mandarin), on dira:  新年快乐 (xīn nián kuài lè) 
Gong chi fah chai », gong xi signifie « félicitations »

Voilà comment les prononcer (la vidéo est de 2013, donc ce n’est pas la bonne année):

J’en avais parlé l’année dernière, pour l’année du Coq, en coréen, on dira: « sae hae bok mani badeuseyo »

Comment saluer pour le Nouvel An lunaire en Corée:

Pour finir avec les traditions, voilà  une vidéo intéressante  qui montre les différents façons de fêter ce nouvel an (Corée, Vietnam, Chine):

Avant de terminer sur cette année du Chien, j’ai une petite anecdote à propos de « chien » en coréen. Quand je suis allée au concert de G-Dragon en septembre 2017, il a chanté l’un des titres de son dernier album, « Bullshit« . Or, les paroles de la chanson font, entre autres, une référence assez cryptée à une oeuvre du peintre américain Christopher Wool « Run dog run » , GD étant un grand amateur d’art.

Il y a donc un tas de jeu de mots et de sonorités sur le mot chien en anglais « dog » et en coréen « gae« . Le refrain imite plus ou moins l’aboiement (bow wow wow). A cette différence: sur scène, à Paris, GD l’a transformé en un « wouf! » repris en choeur par le public…. Un moment intense ou: comment nous avons aboyé au concert de G-Dragon!

La version de l’album avec traduction:

Where my dogs at? Que pasa?

In the dog’s house is mi casa.

My crew is full of fucking beggars, bullshit

Samba, roomba, cha cha, roar

Shake your tail and bribe your way

 

 

Sur ces mots, bonne année du Chien!

T’as pas vu ma pop – Viens du côté obscur

La semaine dernière, nous avons fait un détour chez les JediCette fois, nous allons aborder l’autre versant qui a certainement marqué le plus la pop culture: le côté obscur.

L’expression « être tombé du côté obscur« est devenue un classique dans le langage courant:

IAM signe « L’empire du côté obscur » en 1997 (dont il existe une version épique/Vador)

Autres exemples: 
« (…)nous allons parler des manipulateurs tombés du côté obscur de la force : ceux qu’on ne voit pas manipuler tellement il fait sombre…. — (Pauline Klein et ‎Olivier Bettach, Voilà ce que j’aurais dû dire !, page 61, Eyrolles, 2015)
« Quelle provocation l’a poussé à foncer sur Materazzi ? On ne sait, mais cela ne change rien. Zidane a été rattrapé par le côté obscur de la force qui sommeillait en lui » . — (Jean-Michel Normand, Le côté obscur de la force, Le Monde, 10/07/2006).

Pourtant, si ce « côté obscur de la Force » est devenu populaire, il est assez peu abordé dans  le premier épisode de la trilogie originelle ( Un Nouvel Espoir).  C’est même un concept qui a été zappé lors de la traduction française.
Ben Kenobi dit ainsi (en français): « Vador a été soudoyé par les adversaires de la force » alors que l’anglais parle de « seduced by the dark side of the Force »

Il reste que, dans l’idée de George Lucas, le côté sombre vient s’opposer au côté clair/lumineux des Jedi ( le terme n’étant pas employé). Dès la première version du scénario, il est question des Sith, une notion qui ne sera abordée que dans la prélogie. Les Sith possèdent cette facette typique des univers de fantasy: ils resurgissent d’un passé troublé et légendaire sans qu’on connaisse leur histoire. C’est un peu comme parler de faits ayant existé lors du Deuxième Age dans le  « Seigneur des Anneaux »  (qui est situé au Troisième Age):

Une fois de plus, Star Wars franchit les frontières de la fantasy.

Les Sith, incarnations du « Mal », tiennent leur nom de diverses étymologies dont:
– sith (pluralsiths)

A journey
One’s journey of life, experience, one’s lot, also by extension lifelifetime

–  aes sídhe : peuple surnaturel de la mythologie celte (mais en gaélique, on le prononce « chii », pas « sith ».

les Scythes: peuple d’Eurasie,nomade,  fameux pour ses cavaliers et ses raids (le côté « barbare » de Star Wars?)

Seth: rival d’Horus dans la mythologie égyptienne, assassin de son frère Osiris  – la facette obscure une fois de plus.

Les Sith ont plusieurs particularités: ils prennent un nom sith quand ils basculent dans l’ordre obscur et deviennent  « seigneurs Sith ». Le titre de « darth » (dark en français) leur est attribué.

Ainsi, Palpatine est-il Darth Sidious:

Les Sith ont souvent une apparence assez affreuse (le très moche Darth Maul):

Leur autre point commun est de se cacher derrière des capuchons noirs, voire des masques (cf. Darth Vader). Là aussi, on retrouve un des codes de la fantasy: la cape/le capuchon des sorciers malfaisants.
Personne n’a publié cette célèbre transformation:

Il y a un autre changement dû à l’usage de l’art noir (faire des Horcruxes n’est pas cool…),  celui de Voldemort:

 

L’image du sorcier se définit par ses vêtements souvent sombres, son chapeau ou sa cape et une apparence peu flatteuse. On remarque que plus le sorcier est mauvais (il a basculé du côté obscur), plus ces derniers éléments sont renforcés.

Pas très sympa, le sorcier de Mickey dans « L’apprenti sorcier « ( Fantasia):

Les Sith ont donc l’apparence des plus mauvais sorciers même s’ils ne sont pas considérés comme tels (à noter qu’il existe des sorciers dans l’univers Star Wars dans l’univers étendu ).

Ils reprennent les codes de la pop culture, dans les légendes, les mythes et les contes de fées.  Ce sont des êtres qui avancent masqués, comme si le capuchon (Dooku, Palaptine/Sidious),le masque (Vader; Kylo Ren?) la détérioration du visage (Darth Maul), offraient la possibilité de mieux se dissimuler, de dissimuler le côté lumineux peut-être, afin de se livrer à des actes qu’ils n’auraient pas commis quand ils étaient à découvert.
C’est un univers très manichéen que nous livre George Lucas, qui oppose l’ombre à la lumière. C’est ce côté manichéen qu’exprime également Yoda quand il dit « des êtres de lumière nous sommes(…) et pas cette matière grossière ». Yoda n’a rien inventé: le manichéisme est né au 3ème siècle, chez les Perses.
Quant à l’adjectif « manichéen », il est régulièrement utilisé. Rien ne se perd, décidément…

Pour aller plus loin avant le prochain article:
(je vais tâcher de penser à lister les ouvrages dont je me suis servie bientôt)

Intéressant article sur la relation gnostiques/manichéisme/pop culture

Le livre de Gilles Vervish  qui m’a beaucoup aidée: Star Wars, la philo contre-attaque.

 

Music is might #12

 

Et Led Zep, alors?  j’ai parlé d’eux précédemment, quand ils étaient source d’inspiration. Par contre,  on ne compte plus le nombre de titres dont eux-mêmes se seraient « inpirés »!

Exemple? Ce « Boogie with Stu », ressemble vraiment beaucoup  au titre de Ritchie Valens « Ooh my head ».

Led Zeppelin « Boogie with stu »

Ritchie Valens (monsieur Bamba) avec « Ooh my head« :

Il y a un bémol à cette histoire.  La chanson de Valens est elle-même très  inspirée de celle de Little Richard « Ooh my soul« :

Premières lignes #11février

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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J’avance doucement dans mes lectures depuis deux semaines, pour cause d’otite  et de toux persistantes dont j’aimerais bien voir la fin.
J’ai donc des lectures en attente – et donc, des chroniques en suspens, comme celle du très réjouissant roman de Fred Marty « Sherona » dont je vais parler bientôt.
En attendant, ce sont les premières lignes d’un roman récent de Kate Atkinson que je vais vous citer aujourd’hui.

 

« 30 mars 1944
Le dernier vol

Il marcha jusqu’à la haie qui marquait la limite du terrain d’aviation.
Son chemin de ronde. Les hommes l’appelaient sa « promenade matinale » et s’inquiétaient lorsqu’il ne la faisait pas. Ils étaient superstitieux. Tout le monde l’était. »

 

 

Teddy a vingt ans lorsqu’il s’enrôle en 1940 comme pilote de bombardier. Vite promu commandant d’Halifax, lui et son équipage vont connaître quatre années d’horreur et d’héroïsme où chaque mission risque d’être la dernière. Il va pourtant vivre jusqu’à plus de quatre-vingt-dix ans sans jamais complètement accepter l’idée d’avoir survécu et avec une obsession : ne plus faire de mal à personne. Le formidable pilote va donc épouser celle qui l’attendait, devenir père puis grand-père tout en se frayant un chemin au milieu des périls et des progrès du XXe siècle.

Deuxième volet d’un diptyque commencé avec Une vie après l’autre, L’homme est un dieu en ruine se lit indépendamment du précédent roman. Car, ici, Atkinson tisse  une fiction étonnante, nous faisant croire qu’elle nous narre une histoire linéaire sur la vie d’un ex-pilote de la Seconde guerre mondiale, pour mieux consolider un puzzle bien imaginé.

C’est malin, intelligent comme les précédents romans de Kate Atkinson (que je conseille vivement) et la chute est …surprenante.
Très bien documenté également – mais l’arrière-plan historique est surtout là pour servir une réflexion sur l’humanité, et la fiction (je n’en dis pas plus).

On se laisse prendre au jeu, on se laisse happer par ces différents points de vue, ces morceaux de vie, ces éclats d’un kaléidoscope éclaté tout au long de la narration.
Brillant.

 

A God In Ruins by Kate Atkinson

L’homme est un dieu en ruine (A God in Ruins), par Kate Atkinson, traduit de l’anglais par Sophie Aslanides, 528p., JC Lattès

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T’as pas vu ma pop (le retour)- When I was a child, I was a Jedi

 

Souvenez-vous, en 2002, Dyonisos, groupe français, nous chantait: « When I was a child, I was a Jedi…. » :

C’est bien de Jedi dont je vais vous parler, tant les maîtres,  les chevaliers et les padawans sont devenus les piliers de Star Wars et de façon bien plus étendue de la culture pop.

Les membres de l’Ordre Jedi ont juré de protéger les faibles et de défendre la paix et la justice. Utilisant le Côté Lumineux de la Force et disposant du soutien historique de la République, cette organisation est composée de padawans, de chevaliers et de maîtres Jedi, placés sous la direction d’un Grand Maître. Les Jedi sont traditionnellement opposés aux Sith, qui utilisent le Côté Obscur de la Force.

 

Si les Jedi sont abordés dès la trilogie originale, ils sont désignés comme des « chevaliers » appartenant à  un ordre encore mystérieux aux yeux des spectateurs. On apprend vite que: ils utilisent la Force; ils ont des sortes de pouvoirs; ce sont des Chevaliers. La prélogie va venir étoffer tout cela, parfois en nous embrouillant sérieusement. l’idée d’un équilibre universel, d’une énergie pour définir la Force était attractive. Par contre, le taux de midi-chloriens dans l’individu (les midi-chloriens un ADN spécifique du Jedi? ) ressemble à une sorte de justification pseudo-scientifique a posteriori. 

Pour rappel:

Les midi-chloriens sont des micro-organismes appartenant à l’univers de Star Wars. Présents dans tous les êtres vivants, ils déterminent la réceptivité de l’individu à la Force et donc sa capacité à devenir un Jedi. Dans la saga, Anakin Skywalker se fait remarquer par son fort taux de midi-chloriens, au point que le Conseil Jedi en arrive à penser qu’il aurait pu être conçu par ces organismes.

Les futurs Jedi seraient donc des personnes possédant un fort taux de midi-chloriens.

Mais la prélogie   nous précise aussi les relations maître/apprenti chez les Jedi, le Conseil Jedi étant encore en activité. Tout devient beaucoup plus hiérarchisé:

  • Padawan : un apprenti qui reçoit un entraînement intensif sous la direction d’un Chevalier ou Maître Jedi. Ce n’est qu’après une période longue de 2 à 10 années que le Padawan est autorisé par le Conseil Jedi à passer les épreuves de chevalerie au terme desquelles il accédera lui-même au rang de Chevalier Jedi. Une règle du Code Jedi dispose qu’un maître ne peut avoir qu’un seul Padawan en même temps sous sa responsabilité, qu’il choisit parmi les novices, une fois qu’ils ont acquis les bases de l’utilisation de la Force et du maniement du sabre laser, et ce, afin d’assurer au mieux sa formation Jedi.

  • Chevalier : un Padawan peut devenir chevalier une fois qu’il a réussi les « Épreuves ». C’est le rang minimum pour la qualification de Jedi

  • Maître : un Chevalier Jedi qui a réussi à instruire avec succès un Padawan, et à en faire un chevalier(. On peut aussi devenir Maître en réalisant des actions exceptionnelles, ou par auto-proclamation )

Une fois de plus, on notera l’importance des tandems ou des duos dans le cycle de Star Wars: un maître et un apprenti, le padawan.
Et c’est ce Padawan qui se retrouve en figure centrale dans la narration.

En effet, c’est au travers des yeux de l’apprenti ( Obiwan jeune, Anakin, Luke, Rey) que l’on suit l’histoire. C’est son point de vue que, nous , spectateurs adoptons – et, ce faisant, c’est un apprentissage que nous effectuons au cours des épisodes. De la même manière, c’est via les yeux du jeune sorcier Harry que nous faisons ce voyage initiatique au cours des volumes de la série Harry Potter;  nous n’avons que sa vision des choses (souvent très biaisée, on le voit à travers sa relation avec son professeur de Potions, par ex.).  Et nous avançons avec lui dans sa lutte contre le Seigneur des Ténèbres (the Dark Lord revient aussi ici) et son apprentissage de la magie.

Les duos sont certainement l’un des éléments majeurs dans Star Wars. Je parlais des tandems la semaine dernière ou des jumeaux. Au sein de l’Ordre Jedi, ce sont des binômes aux relations très fortes dont il est question.
Le Jedi ne construit pas son apprentissage sans son maître, reprenant l’une des leçons du compagnonnage. C’est lors d’un apprentissage mutuel maître/apprenti que le jeune Padawan effectue son initiation. On le voit très bien au travers de la relation Anakin/Obiwan qui devient en quelque sorte le frère aîné que n’a pas Anakin. Cela me faisait penser à cette notion que nous n’avons pas en français qui est la désignation « frère aîné » (ou « soeur aînée ») que l’on retrouve par exemple en japonais :
oniisan:  grand frère (forme polie)
  ani :grand frère (forme familière)
  Le coréen fait cette distinction supplémentaire:
– si vous êtes un garçon, vous appellerez votre frère aîné (et tout garçon que vous connaissez plus âgé que vous): hyeong, hyung
– Si vous êtes une fille,  le frère aîné est : oppa.

Ainsi, Obiwan est le parfait exemple du « hyung » coréen et c’est ainsi qu’Anakin pourrait l’appeler – plutôt que maître.
Obiwan ne manquera pas de le rappeler dans la scène où ils s’opposent à la fin de La revanche des Sith:

« You were the chosen one, you were my brother, Anakin, I loved you ». 

Etre frères, voilà aussi qui est illustré par le duo Qui-Gon Jinn/Obiwan (jeune). Ainsi dans ce combat contre Darth Maul, un apprenti Sith:

Les liens entre les Jedi procèdent autant de l’affectif que de l’enseignement.
Certains trouvent un ami dans ce lien padawan/maître un frère, voire un père.

Dans la dernière trilogie, Rey, qui attend depuis des années le retour de sa famille sur Jakku, pense trouver un premier père de substitution en la personne de Han Solo « il t’aurait déçue« , lui dit Ben Solo/Kylo Ren (qui sait de quoi il parle)

Elle finira par retrouver le Jedi qui pourrait l’enseigner, Luke Skywalker, une autre figure de père, un père  de substitution plutôt démissionnaire comme on le verra dans Les derniers Jedi (je n’ai pas de vidéo pour l’illustrer mais voici la dernière scène du Réveil de la Force):

Mais que dire alors de ce lien né entre Rey et Kylo Ren? Voici la  proposition étonnante de la part de Kylo Ren: « je pourrais être ton professeur », lors d’une scène emplie de tension sexuelle sous-jacente (généralement, les Jedi n’ont pas une vie sexuelle très rock’n’ roll, pourtant):

 

Cela se confirme dans Les derniers Jedi, la Force est forte entre ces deux-là. Beaucoup y voient une relation romantique, d’autres, un lien fraternel (encore!). Rey et Kylo Ren partagent le fait qu’ils balancent régulièrement entre le Côté Obscur et  l’autre:

Kylo Ren a reçu une double formation: une première, de type Jedi, avec son oncle Luke (ces histoires de famille!) qui n’a pas réellement abouti, c’est le moins que l’on puisse dire, et l’autre, de forme Sith, sous le tutorat de Snoke (enseignement qui n’est pas pleinement terminé, dit Snoke).

On peut constater que les apprentis issus de l’enseignement Jedi tissent des liens autrement plus affectueux et  empathiques que ceux qui existent entre le maître du Côté Obscur et son élève. Il en est de même avec Palpatine et Anakin, Darth Vader en devenir:

Le maître Sith est tout puissant. L’élève se plie à sa volonté.
Et ceci a une raison, qui paraît évidente quand on l’apprend: un apprenti Sith ne devient Seigneur Sith  qu’en tuant son propre maître.

Dark Bane, héritier des Sith, crée l’Ordre Sith sous la Règle des Deux, l’apprenti devant tuer son maître une fois qu’il le surpasse en se drapant du titre de Seigneur Noir des Sith et en prenant un apprenti à son tour.

Alors, côté obscur contre côté lumineux? Jedi contre Sith? Mais que nous raconte réellement Star Wars ?
Je vous retrouve la semaine prochaine pour explorer ce qui est l’une des notions les plus populaires de Star Wars, passée dans le langage et la culture pop: the dark side, ce fameux côté obscur.

 

Music is might #11

 

Music is might est une série d’articles faisant des liens entre des chansons )ou des vidéos qui, a priori, n’ont rien à voir entre elles; parlant de liens émotionnels, d’ univers musicaux découverts ou à découvrir. Quand la musique fait sens…

Le titre est une référence à JK Rowling qui dans Harry Potter utilise le  slogan  « Magic is might ». En français, l’allitération en « m » est malheureusement perdue (la traduction est « la magie est puissance », chap. 12 des « Reliques de la mort »

En parlant de chansons qui se ressemblent, voilà un exemple qui rappelle une fois de plus les histoires de plagiat. Et pour cause….

Taxman est une chanson de George Harrison de 1966:

« Dans la chanson, George Harrison incarne non pas une victime du système mais un receveur des impôts particulièrement zélé, prêt à taxer tout et n’importe quoi : la rue si on conduit une voiture, le siège si on essaie de s’asseoir, la chaleur si on a trop froid, les pieds si on veut se promener. Ce collecteur explique également que « si 5 % paraissent insuffisants » (pourcentage restant des revenus après taxation), il faut plutôt le remercier de ne pas tout prendre »

Et « Start  » est l’un des meilleurs titres de The Jam (1980):

La coupable? La ligne de basse! et le rythme , bien sûr.
Interrogé à ce sujet, Paul Weller (The Jam)avait dit que « oui, un peu inspiré ». George Harrison, lui, n’a jamais poursuivi  Weller et cie, flatté par la référence. Beau joueur, George!

 

Et pour le fun, cette parodie de Weird Al Yankovic « Pac Man »:

Premières lignes #4février

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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Ce ne sont pas les premières lignes d’un roman que je vais citer aujourd’hui mais celui  d’un récit documentaire.

« C’était un jour comme les autres au Royaume de Sa Majesté Elisabeth II.Il était 18h25, ce 1er décembre 1976. Après avoir regardé le journal de 18h, quelques millions de téléspectateurs britanniques s’apprêtaient à assister à une émission d’actualité régionale intitulée Today, présentée par Bill Grundy, sur la chaîne privée Thames TV (….) Le journal annonçait la présence sur le plateau du groupe Queen (…). Un certain nombre de ces téléspectateurs fut donc surpris de voir quatre jeunes énergumènes aux dégaines improbables. »

Si vous connaissez  un peu les Sex Pistols, l’histoire du punk, (l’histoire de la musique anglaise, en gros), vous savez ce qui arriva ensuite lors de cette célèbre émission – et qui nous paraît actuellement comme un gentil bazar et non la venue de l’Antéchrist sur terre (même si Johnny Rotten le chante dans « Anarchy in the UK »). Si vous ne le savez pas, je vous laisse découvrir ce qui fit bannir les Pistols et le punk rock naissant de pas mal de média (extrait sous-titré):

Et ainsi naquit la légende…

Dans son récit, Manuel Rabasse, dont je lis les textes depuis fort longtemps dans les revues de rock, a fait un très bon travail de documentation. On se prend au jeu: vivre l’aventure du punk rock et ce qu’il avait de subversif, et non d’une mode pour les touristes, en 76 et 77.
Je ne reprocherais qu’une chose à ce livre: être écrit parfois de manière assez fantasque (des phrases sans verbe; pas de virgules, des pronoms dont on  ne sait plus ce qu’ils désignent). Peut-être est-ce la faute de la mise en page un peu sommaire, aussi.
Mais c’est un très léger inconvénient par rapport à la somme d’informations apportées ici.

Pour ceux qui s’intéressent à la musique de la fin 70’s, pour ceux qui aiment l’Angleterre, pour ceux qui veulent en savoir plus sur le punk – néophytes ou pas. 

(Editions Camion Blanc – 2017)

 

Plus de livres!

 

T’as pas vu ma pop (le retour): it takes two to tango

 

La dernière fois dans « T’as pas vu ma pop », je vous ai embarqués dans le grand vaisseau Star Wars, pour décortiquer le rythme de la narration.  3 trilogies de 3 épisodes chacune, chaque épisode étant construit en 3 actes, sont construites selon le modèle du Voyage du Héros.

Pourtant, Star Wars aurait sûrement une  dynamique moindre  si le cycle n’utilisait pas c tant de duos, de tandems, de couples, ou même de jumeaux. En effet, les personnages ne sont jamais seuls, chez Lucas (ex: Han Solo/Chewie; Luke/Obiwan; R2D2/C3PO; Anakin/Padmé….)
Voici un petit aperçu de ces binômes qui contribuent à l’évolution de la « saga » (je suis assez réticente à employer ce terme qui est, à la base, tout à fait impropre). 

 

 Han/ Chewbacca

Si Han est le prototype de l’aventurier solitaire (il ne s’appelle pas Solo pour rien), on voit qu’il est constamment en interaction avec d’autres personnages, dont son plus fidèle allié: Chewbacca.
Chewbacca, le Wookie, qui s’exprime de façon grognante vient de la planète Kashyyyk (c’est ce qu’on apprend dans la prélogie). Créature velue, Chewie est un peu une sorte de chimère constituée d’éléments disparates: lion, loup, singe, ours,..

Chewie remplit une fonction importante en apparaissant aux côtés d’un humain. Symbole de l’animalité cachée dans l’Homme, il met en exergue une facette de sa personnalité. Ainsi, si Han Solo est bourru comme un ours, Chewbacca ressemble à un ours. C’est un peu le double de Solo, sa part animale incarnée dans un personnage; la Bête dans le Beau (gosse), l’homme-ours à la Béorn (Tolkien) ou une autre sorte de loup-garou (la bête sauvage enfermée dans le corps de Remus Lupin dans « Harry Potter »).
Parfois comique, souvent tendre, Chewbacca apporte au duo Solo/Chewie une touche de profonde humanité sous la fourrure. Il démontre ainsi beaucoup de tendresse et de fragilité à travers ses grognements, préfigurant les Ewoks d’une certaine façon. Un autre personnage remplit cette fonction dans un autre cycle et a souvent été comparé à Chewie: Hodor dans Game of Thrones, doux géant protecteur ne sachant que s’exprimer via le  mot mystérieux « Hodor ». (on en apprendra sa signification au cours de la série).

Issue de l'univers étendu, cette vidéo propose une version
 de  la rencontre Solo/Chewie:

 

Le duo comique

Une autre variante du  thème du binôme reprend des codes bien connus: le duo comique.
Les deux droïdes occupent une place prépondérante dans le cycle Star Wars – une place tellement forte que la prélogie les a utilisés et la dernière trilogie leur fait reprendre du service; assez anecdotiquement, il est vrai.
R2D2 et C3PO forment un duo classique des films américains burlesques, tels que Laurel & Hardy et aussi Abbott & Costello:

Quand R2 se rapproche plus d’une sorte d’animal domestique à la Rintintin, Cheetah voire Flipper le dauphin, C3PO endosse le rôle de la caricature du serviteur,  comparse passif, un peu ridicule, bref, un rôle de bouffon et de Fou – ou l’illustration de faiblesses bien humaines.
C3PO est le contraire d’un personnage raté, le JarJarBinks de la prélogie, qui ressemble à s’y méprendre au « bon sauvage neuneu », au « gentil indigène » nous renvoyant à une imagerie digne de Tintin au Congoavec toute la gêne qu’elle nous procure à notre époque. 
Voilà l’une des raisons pour lesquelles le duo de droïdes nous fait rire alors que JarJarBinks nous horripile – sans compter le fait qu’il est beaucoup trop enfantin, voire infantile.  Les pitreries des droïdes font sens, pas celles de JarJar.

Les jumeaux

Une autre déclinaison d’un duo est le thème de la gémellité.
Leia et Luke, on l’apprend à la fin du Retour du Jedi sont frères et soeurs, mieux: ils sont jumeaux.
Même si le spectateur se doute d’un lien familial depuis le fameux « Je suis ton père « et la communication via la Force entre Luke et Leai à la fin de l’Empire contre-attaque, il est rassuré à la clotûre la trilogie originale. Leia peut aimer Han (et Luke….heu…R2D2?). Happy ending.
Quant aux Skywalker, ils assument leur hérédité quasi divine, leur descendance d’une lignée prestigieuse.

Car les jumeaux font partie d’un vaste thème remontant aux plus anciennes mythologies: Isis et Osiris, par exemple. Et nous sommes bien ici dans une filiation divine – doublée d’une relation incestueuse frère/soeur, un filon souvent exploité dans la narration.
Leia embrasse Luke. Elle ne sait pas qu’il est son frère. Mais elle déclare à la fin du cycle qu’elle s’en était toujours doutée.

D’autres jumeaux incestueux – et non divins, ceux-là, sont venus agrandir le cercle ces dernières années dans l’imaginaire du spectateur.  Je veux parler de Cersei et Jaime Lannister dans Game of Thrones.

C'est cette scène du jeune Bran surprenant

 l'inceste qui est le facteur déclencheur:

Décrits comme grand, blonds, beaux, ayant les mêmes yeux verts, Cersei et Jamie sont des faux-jumeaux très semblables. Ce n’est pas le cas pour Leia et Luke, la prélogie nous faisant comprendre que Leia ressemble à sa mère, Padmé, et Luke, à son père, Anakin, le futur Vader.

Leia dit qu'elle se rappelle de sa vraie mère:

Autres jumeaux légendaires, Remus et Romulus: comme eux, Leia et Luke sont abandonnés et confiés à une famille d’adoption, – qui n’est pas une louve. Ils ne connaîtront leur véritable identité qu’à l’adolescence et ils sont d’essence divine.

Enfin, la SF n’est pas en reste avec les jumeaux de Dune de Frank Herbert. C’est dans le Messie de Dune (le 2nd livre de la série) que le héros, Paul Atréides, ayant vaincu ses ennemis et règnant comme  l’empereur  Muad’Dib, devient  père de deux jumeaux Leto et Ghamina. Les deux enfants, en particulier Leto, connaîtront un destin plus grand que celui de Paul.

Luke et Leia semblent être deux faces d’un même être, comme l’ animus et l’ anima. Ils se construisent et parviennent à l’âge adulte parce qu’ils auront rencontré une tierce personne jouant le rôle de grand frère pour Luke et d’objet du désir, puis de compagnon, pour Leia: Han Solo.

Enfin, en ce qui concerne les binômes, nous verrons la prochaine fois ce qu’il en est au sein de l’Ordre Jedi. Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine pour un autre volet.

Come to the dark side ….il y a des séries

 Come to the dark side, il y a des séries

Cela doit faire un an que je n’ai pas publié un article un peu fouillé consacré aux séries. Ou plutôt à une série.
Je me rattrape aujourd’hui, en abordant une série britannique qui, non seulement fait parler d’elle en début 2018, mais vaut le détour.

«Bonjour,  je suis James, j’ai 17 ans, et je suis presque certain d’être un psychopathe… »
Alyssa, 17 ans, est nouvelle à l’école. Les deux adolescents se rencontrent et s’aiment bien. Elle veut sortir avec lui puis l’invite à partir en road trip avec elle pour retrouver son père.

La série est courte ( 8 épisodes d’une vingtaine de minutes),on a donc vite fait de la terminer…tout en se disant à la fin qu’on aimerait qu’elle dure un peu plus longtemps.

Diffusée sur Channel 4 en octobre 2017, disponible sur Netflix depuis le 5 janvier 2018,  The End of the F***ing World  est un peu un OVNI – comme seuls les anglais savent le faire, peut-être. 

 

 

Adaptée d’un roman graphique de 2011 signé Charles S. Forman, la série propose une bande son détonante : »Voilà » de Françoise Hardy aux côtés de Spencer Davies Group « Keep on Running« , de Timi Yuro « I Apologize« . Les deux jeunes acteurs Jessica Barden (=Alyssa)   et Alex Lawter(James)  vu dans la saison 3 de Black Mirror sont excellents. Petit clin d’oeil à une autre série: Gemma Wheelan (Yara Greyjoy dans Game of Thrones) campe une flic au coeur un peu brisé.

James n’éprouve plus de sentiment depuis son enfance et  rencontre  Alyssa, décalée et rebelle. Ils ont 17 ans, ils cachent leurs fêlures et s’enfuient ensemble dans un périple anglais, superbement filmé. On assiste alors à leurs multiples rencontres avec des adultes plus mal fichus les uns que les autres (pervers sexuel, démissionnaire, on en passe…).Jusqu’à la quête du père idéalisé par Alyssa qui finit par ressembler à une caricature de l’adulte faussement cool.

Road movie ? Oui, mais sur le sol britannique, un point que relève Alyssa dès le début lorsqu’ils plantent la voiture du papa de James dans un arbre:

(James)- Tu crois qu’elle va exploser?
(Alyssa) – C’est pas un film! ….Si c’était un film, nous serions sûrement américains.
(Musique – générique du début)

 

Il aurait été facile de basculer dans le gore mais même la scène la plus sanglante ne se complaît pas dans l’apologie de la violence. Le cynisme noir n’est pas non plus de mise. La série garde un ton décalée tout en insufflant des notes d’humour et beaucoup d’humanité.

The End of the F***king World est un roman graphique, à l’origine signé Charles Forsman   que je vous invite à découvrir.

 

Bande son impeccable ( à écouter): 

Pour les références, on pense à:
– Bonnie  & Clyde
– Thelma & Louise – pour le côté road movie
Paris-Texas: un Paris-Texas inversé où ce n’est plus le père qui cherche sa femme et son fils mais la fille qui recherche le père.

True romance – pour tout ce qui tourne mal (mais, en moins sanglant, ici)
Kalifornia
 Tueurs Nés (Natural born killers)