Fan fiction et Wattys 2018

Vous aimez lire ? Vous aimez la fan fiction?
Et à ce moment, j’entends un « bofffff » désespéré, suivi d’un  » Et pourquoi pas de la fan fic sur Wattpad tant que tu y es ?« .
Et bien, pourquoi pas justement ?

 

Trop souvent encore, la fan fiction est injustement considéré. Pire qu’un sous-genre. Un très mauvais genre. Après tout, 50 nuances de Grey était bien une fan fic de Twilight avant de devenir le roman qu’on connaît – ou pas. Ce n’est pas forcément la meilleure référence qui soit (l’art de la litote et moi ….).
Et pourtant, parmi la très grande production, on peut découvrir des pépites.
C’est grâce à quelques découvertes de ce genre qu’il y a une dizaine d’années, je me suis mise à écrire des fan fictions.
J’étais  assez réticente au début. Finalement, je me suis lancée, avec une très courte histoire avant d’en écrire une beaucoup plus étoffée. J’étais, en 2007, très influencée par l’univers de Harry Potter. Je venais de finir Les Reliques de la Mort, que je n’avais pas eu la patience d’attendre en version  française quand j’ai eu une petite idée – et une très grande envie de jouer avec les personnages de Mrs.Rowling, particulièrement avec le professeur de Potions.

 

Pour être honnête, je n’en étais pas à mon coup d’essai puisque j’ai quelques traces antiques de fan fictions Galactica datant de mon adolescence. Mais je n’en étais pas très fière.

Sur l’un de mes blogs survivants, consacré à l’écriture : NapalYsaLeya, j’ai commencé à mettre en ligne mes fantaisies potteriennes. J’avais des lecteurs et c’était vraiment motivant.
Après des débuts hésitants, je me suis lancée avec enthousiasme et j’ai bouclé une histoire puis une deuxième. Allez, 2 fan fictions Harry Potter !

 


Bien sûr, je n’écrivais pas que cela (j’ai fini deux romans entre-temps et oui, je compte les faire publier).
Comme l’univers de Rowling s’étoffait, et que je suis assez scrupuleuse sur les détails, j’ai peaufiné, arrangé…
Et puis, à force de voir des histoires sur Wattpad, je me suis dit : « Après tout, pourquoi pas ? Je n’ai rien à perdre ».
Ma persévérance a payé puisque mes fan fics sont lues et qu’une petite dernière, axée sur les personnages de Rey et de Kylo Ren pour une fois, est sélectionnée sur la short list des Wattys 2018.

 

 » Depuis 2010, les Wattys ont découvert et reconnu des centaines d’écrivains à travers le monde. Quelle que soit votre catégorie de prédilection – Fanfiction, poésie, autobiographie, romans illustrés de gifs ou tous les genres imaginables – nous voulons vous voir candidater ! Ne ratez pas votre chance de participer à notre célébration mondiale de l’écriture. »

La fan fiction n’est pas un genre si facile que cela à manier. Pour bien faire, il faut, dans l’idéal, respecter les codes de l’auteur. Et même si on peut écrire de la fan fic sur tout et n’importe quoi (qui a dit « surtout n’importe quoi ? « ), finalement, on se retrouve dans une position souvent inconfortable, voire carrément casse-gueule. Savoir s’approprier l’univers d’un ou d’une autre tout en gardant son propre style n’est pas toujours si facile.
C’est pourquoi c’est un exercice intéressant pour un.e auteur.e.

J’encourage donc  les personnes qui en écrivent ou qui ont envie de le faire. C’est très formateur et parfois, on s’amuse bien !

 

Pour me lire, c’est ici : 

La fan fiction pré-sélectionnée   – Star Wars ép.7/8 – one shot court

Mon wattpad

La fan fiction qui est à ce jour la plus lue et commentée (blog et Wattpad) – Harry Potter

D’autres fan fictions (séries, GoT, etc..) sur le blog

Le blog écriture 

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L’as-tu lu ou le liras-tu ? Pour que je sois la dernière – Nadia Murad

La vie de Nadia Murad a basculé le 15 octobre 2014, lorsque les djihadistes de Daech sont entrés dans le petit village de Kocho, en Irak. Ce jour-là, après avoir rassemblé tous les habitants de cette communauté yézidie dans l’école, les terroristes les ont méthodiquement tués ou kidnappés. L’horreur avait été programmée : les hommes qui refusaient de se convertir à l’islam devaient rejoindre dans les fosses les femmes jugées trop vieilles pour servir. Et parmi elles, la mère de Nadia Murad.
La jeune Yézidie est emmenée à Mossoul avec des milliers d’autres jeunes fi lles pour y être vendue. Servante, esclave sexuelle, elle devient la prisonnière de combattants de l’État islamique, jusqu’à sa fuite miraculeuse, grâce à l’aide d’une famille irakienne sunnite.
Nadia Murad, meurtrie par la disparition de tant des siens et par ce qu’elle a subi, vit aujourd’hui en Allemagne. Malgré les humiliations, elle a décidé de prendre la plume pour tout raconter. Pas pour elle, puisqu’il est déjà trop tard, mais pour tous les Yézidis et pour toutes les autres femmes victimes de violences.
Aujourd’hui, Nadia Murad n’a qu’un seul souhait : « Être la dernière fille au monde à avoir à raconter une histoire pareille. »
Ce livre est son histoire.

Ce livre est à lire.
C’est à peine si on ose le chroniquer.
Ce n’est pas un roman, c’est un témoignage.

Je l’avais découvert lors d’une émission TV:

Nadia Murad nous raconte ici, avec simplicité, non seulement son parcours, mais surtout la vie des Yézidis, la montée de la violence envers la communauté yézidie, méconnue, victime des diverses politiques des uns et des autres.

C’est prenant, très intéressant (on apprend de nombreux éléments rarement abordés sur la religion des yézidis, par exemple), terrible et terriblement humain.

Il est difficile d’en dire plus tant ce récit est touchant.
Oui, c’est un livre nécessaire, c’est un livre à lire.

 

Merci à NetGalley et aux éditions Fayard pour cette lecture.

Note: sur ce site, de très belles photos de la communauté yézidie.

 

 

Un point et ça repart !

 

Depuis deux semaines, je suis en pleine correction d’un de mes romans, une histoire commencée il y a  4 ans maintenant et que je désire (enfin !) publier. Il serait temps, vu que mon tas de « manuscrits dans les tiroirs » s’accumulent.
J’ai donc un peu moins de temps pour les articles et chroniques ici, sur ce blog – disons que c’est en stand-by.
Je dois dire que je suis aussi un peu lassée de voir si peu de vues (et de commentaires) sur des articles que je mets beaucoup de temps à préparer…

La suite de mes chroniques sur la culture pop est en route.

Et, bien sûr, j’ai quelques chroniques de livres en prévision – pas mal de belles découvertes ces temps-ci.
On va dire que je me laisse du temps pour préparer – plutôt que de faire une pause.

En attendant, j’ai aussi ajouté mes anciennes fanfictions sur Wattpad – et,  ô surprise, j’ai de plus en plus de lecteurs.
Mon blog photos est alimenté régulièrement.

 

A très bientôt pour la suite, donc !

Premières lignes #18mars

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

On part en Inde pour ce Premières Lignes:

« Inde centrale, juin 1837

A l’instant où il émerge en titubant du verger de manguiers, les lourds nuages de mousson qui revêtent la nuit d’anthracite mat s’écartent. Les lames courbes brillent sous la lune. »

Maharajah (The Strangler vine) , c’est une couverture réussie, un livre qu’on a envie d’ouvrir, de feuilleter (peut-être d’autres illustrations s’y cachent-elles? ). A la fois roman d’aventures, roman historique, récit initiatique pour l’un des protagonistes, Maharajah fait un carton plein.

On y apprend beaucoup d’éléments  à propos de l’Inde du XIXème, en particulier des subtilités sur les thugs, longtemps considérés à tort comme une secte d’assassins particulièrement cruels dévoués à la déesse Kali.
Dans Maharajah, les pendules sont remises à l’heure sur cette fausse croyance qui a fait les beaux jours du cinéma ou de la littérature.

Je pense à Indiana Jones et le temple maudit, par exemple, où les Thugs sont montrés comme des arracheurs de coeur.
La scène de l’exécution par l’éléphant (le comdamné est placé sous la patte de l’animal qui est dressé pour l’écrabouiller, mais quelle horreur!) m’a rappelé une lecture d’enfance: Natacha et le maharadjah  – même scène mais qui s’arrête à temps.

Miranda Carter a créé deux personnages disparates et non dénués d’humour que le lecteur a envie de retrouver: Avery et Blake. Bonne nouvelle, l’autrice a écrit deux romans qui donnent une suite à ce premier opus.  Il faudra attendre un peu pour avoir une version française compte tenu du décalage (publication 2017 pour Maharajah sorti en 2014)

 

« Calcutta, 1837. Le pays est sous la régence de la Compagnie britannique des Indes orientales. Figure haute en couleur chez les expatriés anglais, l’écrivain Xavier Mountstuart vient de disparaître dans les profondeurs de la jungle, alors qu’il faisait des recherches sur une secte d’assassins, les thugs. L’armée de la Compagnie envoie à sa recherche Jeremiah Blake, un agent spécial, grand spécialiste des mœurs du pays, accompagné d’un jeune officier, William Avery. C’est le début d’une aventure passionnante au pays des temples et des maharajahs. En approchant de la région où Mountstuart a disparu, celle des thugs, adorateurs de Kali, déesse de la mort et de la destruction, Blake et Avery vont bientôt découvrir une incroyable conspiration. « 

M.J. Car­ter, Maha­ra­jah (The Stan­gler Vine), tra­duit de l’anglais par Karine Lale­chère, cherche midi, coll. “Thril­ler”, octobre 2017, 480 p. – 23,00 €

 

Premières lignes, des blogueurs et blogueuses qui y participent aussi  :

• La Chambre rose et noire
• Songes d’une Walkyrie
• Pousse de Gingko
• Au baz’art des mots
• La Marmotte qui lit
• Light & Smell
• Ibidouu
• Chronicroqueuse de livres
• Chez Xander
• Les livres de Rose
• Les livres de George
• La couleur des mots
• Rêveuse Éveillée
• Les Histoires d’Amélia
• Félicie lit aussi
• La Booktillaise
• Café littéraire gourmand
• Lectrice assidue en devenir
• Au détour d’un livre
• La bibliothèque du manoir

• World des books
• Lectures de Laurine
• Book & Share
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Chroniques étoilées
• Bettie Rose Books
• Les lectures de Martine
• La vie page à page…
• In My Book World
• Ombre Bones
• Ghost buzzer
• Les livres de Noémie
• La Voleuse de Marque-pages
• Ma petite Médiathèque
• Les Chroniques d’Acherontia

 

TBTL /1- Libre choix

 

Pour commencer 2018, j’ai choisi de parler d’un livre dont j’ai discuté assez souvent avec mes proches récemment (ça les fera sourire ):

Été 1914, dans la campagne anglaise. La gentry de Rye reçoit pour un pique-nique sur le gazon fraîchement tondu. Les ombrelles et les chapeaux sont de sortie et c’est l’occasion pour Beatrice Nash, 23 ans, récemment débarquée dans la petite ville pour y prendre le poste de professeur de latin, de faire plus ample connaissance avec toutes les personnalités locales. Béatrice est orpheline de mère, et a grandi auprès de son père, un universitaire qu’elle a accompagné dans ses voyages et secondé dans ses travaux. Décédé un an plus tôt, il l’a laissée sous la tutelle de sa famille bien-pensante alors qu’elle souhaite mener une vie indépendante loin de ces collets-montés qu’elle déteste. Elle est chaperonnée par Agatha Kent qui l’a prise sous son aile : une Anglaise excentrique comme on les aime avec une bonne dose d’humour, quelques idées progressistes et une grande habileté diplomatique. Agatha a deux neveux : Daniel, qui rêve de lancer un journal de poésie à Paris, et son cousin Hugh, timide étudiant en médecine, qui courtise la fille un peu écervelée de son patron. Tous deux adoptent d’emblée la nouvelle venue. Et bientôt Hugh rougit un peu trop souvent en sa compagnie…
Mais Béatrice veut rester célibataire et devenir écrivain : deux choix difficiles pour une jeune fille instruite et sans le sou dans la société misogyne et conservatrice de ce début du siècle. Surtout, l’entrée en guerre de la Grande-Bretagne vient bouleverser la petite communauté. Des réfugiés belges sont recueillis à Rye et les hommes s’engagent : Daniel, le colonel Wheaton et son fils, Snout, le petit-fils des tsiganes qui vivent en marge de la ville, et Hugh, que Béatrice voit partir avec un sentiment qu’elle peine encore à nommer….

 

 

« L‘été avant la guerre » est un beau pavé écrit par une auteure née en Angleterre mais vivant aux USA depuis de nombreuses années. Il y est question de thèmes tels que: la condition de la femme,la guerre 14/18, la condition des réfugiés , le viol , l’homosexualité , les classes sociales etc…
J’ai envie de dire que cela fait beaucoup car, même si le livre est épais, il est compliqué de tout aborder sans se perdre. Et c’est ce qui arrive au fil d’une narration qui est tout à fait limpide, pourtant. L’intrigue en elle-même est simple, la romance est présente, même si elle est évacuée en quelques pages à la fin du roman .
C’est dommage car  le parti-pris du ton adopté par Simonson très austenien séduit vite. La galerie de personnages est bien décrite – même les plus mesquins d’entre eux.
Je suis restée très ambivalente en refermant ce livre. Il me semble que le désir de mettre en avant la nostalgie d’une autre époque (« ah, c’était mieux avant »), d’évoquer un certain charme suranné à la Downton Abbey touche à un passéisme tellement peu réaliste (c’est aussi mon bémol pour la série).

Pour autant, il serait dommage de passer à côté de cet agréable roman même si le dénouement des  dernières pages est assez mal conçu.

Pour faire un lien autre que Jane Austen et Downton Abbey:

Margaret Powell a été domestique dès l’âge de 14 ans et a publié ses mémoires en 1968. Ce livre a été une grande inspiration pour les séries « Downton Abbey » et « Upstairs Donwstairs« .

Même époque, la série d’Anne Perry qui commence avec « Avant la tourmente » (10/18).
Avant d’être une reine du polar, Anne Perry est surtout une habile romancière qui décrit avec justesse la société anglaise (cf. série des Monk et des Pitt, même éditeur).

Novembre, NaNo, et visual kei

Un peu moins présente depuis la fin octobre sur mes blogs, j’ai diverses raisons à cela:
– la recherche d’emploi
– le NaNo (= NaNoWrimo) qui a débuté début novembre
– la préparation de mes calendriers photos 2018 – qui est un beau projet et dont je reparlerais sur mon blog photos LeyArts.

Le NaNo, déjà.
Je dois bien dire qu’il constitue plus un prétexte pour enfin finir l’un de mes romans en cours sur lequel je traîne.   Je me rends compte qu’avec l’emploi du temps de l’an dernier, j’y ai à peine touché même si je ne suis pas loin de toucher au but.
Côté NaNo, c’est mon 4 ème. J’ai réussi à en boucler deux avec beaucoup de travail (2013 – 2014) – et à avancer assez bien un autre (2015).

NaNo? C’est ce mois où il s’agit d’écrire  50 000 mots d’un roman.
Nous sommes de nombreux nanoteurs en France, à présent. Même si le principe a des inconvénients (la tendance à bâcler l’écriture pour faire son quota quotidien).

Blogs et médias anglo-saxons publient en effet régulièrement des articles de conseils. Sur les réseaux, les « nanoteurs », ou « wrimos » en anglais, s’encouragent dans le marathon, discutent de leurs idées, partagent des articles sur l’écriture, échangent des anecdotes. (source)
C’est très simple de s’inscrire (site Nano), simple d’y participer. Moins facile pour tenir le rythme.
On peut lire de nombreux conseils en écriture, on peut se retrouver entre nanoteurs (si on en a envie ou le temps).
Et au bout du compte, on gagne quoi?
Rien, sinon: un texte de 50 000 mots mini. et la satisfaction d’avoir mené à bien le challenge.
Il y aura beaucoup de travail de corrections et de relecture à faire par la suite car écrire à cette cadence ne permet pas de s’appesantir. Mais cela reste un exercice intéressant.
En attendant, j’avance. Et cela me change les idées de façon positive.
J’en profite pour me faire des playlists sur YouTube ou Spotify, ne sachant pas écrire sans musique.
Cela m’a permis de me caler quelques morceaux de rock et metal  visual kei.
Même si je connais X Japan depuis de nombreuses années (ce groupe!une légende!), je n’ai jamais été spécialement fan. Je préfère the Gazette :
Connus pour ceci: OP de Kuroshitsuji- Black Butler

 

L’autre OP légendaire de Black Butler est tout aussi excellent :
Sid – Monochrome no kiss
Mais pour revenir à mon J rock, un autre groupe qui me fait sourire à cause de leur concept (Versailles!) et de leur fascination pour la France : Versailles, justement.
Je ne peux m’empêcher de penser que pas mal de groupes de metal japonais ont appris à accélérer le rythme – et leurs guitaristes à caler leurs solos façon Yngwie Malmsteen;  ce qui est normal puisque le virtuose a eu (a encore? j’en doute ) beaucoup de succès au Japon:
Malmsteen au top de sa forme:
 Et sur ces mots, je retourne à  mon NaNo …

L’as-tu lu ou le liras-tu? Révoltées – Carole Trébor


 

Moscou, octobre 1917. La Première Guerre mondiale fait rage et le règne des tsars vient de prendre fin cédant la place à un gouvernement provisoire sourd à la détresse du peuple russe. Tandis que Lena, 17 ans, rejoint les rangs des révolutionnaires qui préparent l’insurrection, sa sœur jumelle Tatiana rêve d’une carrière au théâtre.
Ensemble elles veulent contribuer à construire un nouveau monde. Ensemble elles veulent y conquérir une nouvelle place.

Roman court pour la jeunesse paru début octobre 2017 chez Rageot, « Révoltées » nous emmène un siècle en arrière lors de la révolution d’octobre en Russie.
Rapide et facile à lire, le roman de Carole Trébor est un régal. La facette historique est très bien mise en place (on fait des révisions ou on apprend, tout dépend).
Je n’en suis pas à mon premier roman sur la révolution russe, loin de là, mais j’ai été agréablement surprise.

Ma note : 4/5

 

Avant d’écrire pour la jeunesse, Carole Trébor a été historienne, spécialiste de l’histoire culturelle russe et réalisatrice de documentaires (Ina.fr, Arte.tv, Youhumour.com, Silence ça pousse sur France 5). Après avoir écrit des pièces de théâtre chanté (Merci l’ours, Noctambule, Au cirque Fanfaron), elle s’est lancée dans l’écriture de romans pour les adolescents. Sa trilogie historique-fantastique Nina Volkovitch, qui se déroule en Russie en 1948, a remporté un bel accueil auprès des adolescents et un beau succès critique (douze prix littéraires en 2013-2014). En 2015, elle est l’une des auteurs de la saga U4, véritable phénomène de la littérature ado. Étant parisienne, elle a écrit le tome consacré à Jules, le survivant qui habite la capitale (U4.Jules chez Nathan-Syros).
Après cette incursion dans un univers post-apocalyptique, elle est heureuse de retrouver avec Lumière, le voyage de Svetlana, le genre historique-fantastique qu’elle affectionne.
Carole Trébor est également l’auteur de Nina Volkovitch (Gulf Stream) et de U4. Jules (Nathan).

 

Merci à Net Galley et Rageot

 

Hors collection
Grand format
Parution : 4 octobre 2017

256 pages

Prix : 13.90 €

ISBN: 9782700256239

L’as-tu lu ou le liras-tu? Le complot du Trident – Tristan Koëgel

Tristan KOËGEL, Le complot du trident.
192 pages.
Editions Didier Jeunesse (4 octobre 2017).

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants.
Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Rome est menacée par la peste. Refusant de croire à une malédiction, Publius et son neveu Lucius mènent l’enquête,

« Les dieux sont contre vous, Romains ! Vous êtes trop arrogants ! Vous ignorez la mer ! Vous la croyez soumise de bout en bout à vos légions ! La terre s’est ouverte à Pompéi et maintenant, la peste ! Qu’y aura-t-il d’autre demain pour vous punir ? Neptune aux cheveux bleus, le dieu qui fait trembler la terre, le souverain des flots, Neptune, oui ! C’est lui qui vous accable ! Personne ne peut soumettre cette mer, ni les terres qui la bordent, ni les hommes qui y vivent ! Neptune vous accable ! »

Situé après la mort de l’empereur Titus, « Le complot du trident » est un roman qui se lit très bien (personnages comme intrigues sont passionnants), au style vif. Une agréable lecture qui permet au lecteur de remonter le temps.  On ne s’y ennuie pas un moment. Le roman sort en librairie le 4 octobre 2017.

Titus:

Il meurt de la peste le 13 septembre 81, à peine deux ans après son intronisation. Ses énigmatiques derniers mots sont « Je n’ai commis qu’une seule erreur ». Ils font toujours aujourd’hui l’objet de spéculations de la part des historiens.

Un deuil unanime accueillit sa disparition, et le titre de « délices du genre humain » lui fut décerné et lui est resté attaché. Ce souvenir a définitivement effacé dans la mémoire collective le premier Titus, capable de débauches, de cruautés et d’arbitraire despotique. La postérité retiendra surtout le Titus mûri et métamorphosé par sa fonction.

 

Pour:

  • les jeunes et les moins jeunes (le public visé: 9/13 ans)
  • ceux qui aiment visiter l’Antiquité
  • et tous les autres…

Ma note : 4/5

Merci à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture!

L’as-tu lu ou le liras-tu?- « Les violettes de l’avenue Foch » Simon Liberati

« Aventures, portraits et rencontres avec : Marisa Berenson – Jean-Pierre Léaud – Carla Bruni-Sarkozy – Les drogués de la suite Overdose – Les fidèles de la Médaille miraculeuse – Benoît XVI – Satan – Kenneth Anger – Pierre Molinier – Jean-Jacques Schuhl – Oscar Wilde – Pierre Drieu La Rochelle – Louis Malle – Naomi Campbell – Islam Karimov – Le Dragon Eye – Edwige – Les rats du Montalembert – Cuki au BB gun – Renée Vivien – Jacques de Bascher – Malcom Lowry – Les amis d’Henri de Régnier – Pierre Le-Tan – Chloë Sevigny – Saint Tropez 78 – Patty Hearst – Francis Ford Coppola – Yves Saint Laurent… De 2013 à aujourd’hui, une quarantaine d’articles de fantaisie dont plusieurs inédits en français. Le press-book d’un monomane en reflet des Rameaux noirs, parus en août 2017. »
« Par goût personnel ou pour son activité de journaliste, S. Liberati aime autant fouiller les contre-allées de l’avenue Foch, le fourbi du siècle dernier, ses violettes, ses amazones, Colette et Renée Vivien, que New York 1990, les boîtes de nuit oubliées ou les boutiques de fripes. « 

 

Etonnamment, j’ai encore peu vu de chroniques de « Les violettes…. » alors que celles des « Rameaux noirs » (Stock) se multiplient. Pourtant, les deux livres se répondent.
« La vie rêvée d’un dandy »,  voilà comment on pourrait sous-titrer le livre de Simon Liberati.
La vie rêvée de Liberati et la vie réelle (ou fantasmée) se mélangent dans « Les violettes… » ; rencontres avec Colette et Renée Vivien, Henri de Régnier, cet écrivain-poète dandy du XIX ème qui est le fil rouge du livre – dès le prologue l’auteur nous avertit:

 

 

Aussi, Liberati est-il  ici un autre Henri de Régnier, un Rémy de Gourmont aussi. Un décadent qui parfois se trompe de siècle   (selon cette définition du décadent).

Il raconte ses contemporains, ses rencontres imaginaires ou imaginées, réelles ou pas. Il est bavard, descriptif, fourmillant de détails. Et on pioche allègrement dans ses références ou ses errances avec la délectation du lecteur qui veut connaître l’autre côté de l’histoire – la grande ou la petite.

Sans doute ce livre pourra en déconcerter plus d’un. Pour ma part, je me suis bien amusée à aller d’un article à l’autre, à retrouver les références, à remonter dans le temps. A fouiner dans les potins. Comme l’auteur.

 

Ma note: 2,5 /5

 

Pour ceux qui:

– veulent en savoir plus et les curieux

– pour les littéraires- et les autres –  en mal de décadentisme – ou en mal d’anecdotes

 

Merci à NetGalley et aux éditions Stock.

 

 

 

 

 

 

Thème : Continent

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

 

Aujourd’hui: Continent (un livre d’un continent différent du vôtre)

 

J’ignore si c’est le fait de m’être replongée dans mes vieilles éditions de SF (couvertures Presses Pocket dont je parle ici) ou si c’est une vague de nostalgie due à Valérian -(qui est, contrairement à ce que certains esprits un peu obtus propagent, un sacré bon film… – du moins si l’on sait y voir toutes les références de SF qui s’y cachent – on en reparle dans 10 ans, comme pour le « 5ème élément » )- mais quand j’ai cherché « un livre qui se déroule sur un autre continent« , une seule idée m’est restée: si on part, partons loin, sur des continents inconnus ….et extra-planétaires.

Direction la planète géante de Majipoor!
Le cycle de Majipoor est une série mêlant fantasy et science-fiction (science fantasy).

Le 1er tome a été publié en 1980.

Majipoor est une planète gigantesque où des colons humains se sont installés après avoir quitté la Terre. Ce monde géant et fantastique sert de cadre à la série de romans écrits  par  Robert Silverberg.

Initié par « Le château de Lord Valentin », le cycle de Majipoor offre un cadre splendide et vaste (les continents sont gigantesques)

Les humains qui s’installent sur cette planète doivent composer avec les indigènes : les Piurivars, appelés communément changeformes ou métamorphes en raison de leur faculté à modifier leur apparence,

D’autres races extra-terrestres intelligentes arrivent sur Majipoor,  puisqe  les humains ne sont pas assez nombreux pour remplir les immensités de la planète :

-les Vroons, minuscules créatures possédant de nombreux tentacules, un bec et des yeux dorés ;

-les Skandars, géants hirsutes à quatre bras ;

-les Hjorts, à la peau grumeleuse couleur de cendre, à l’allure de crapaud et à la bouche remplie de cartilages masticatoires plutôt que de dents ;

-les Ghayrogs, créatures d’allure reptilienne, mais en réalité mammifères ovipares ;

-les Liis, une race à la tête large, à la peau noire et possédant trois yeux rouges ;

– les Su-suheris bicéphales

Géographiquement, Majipoor est formé de trois continents :

Alhanroel est le plus grand et le plus peuplé, Zimroel compte quelques grandes cités au milieu de forêts gigantesques tandis Suvrael, le continent du Sud, n’est qu’un vaste désert torride.

La géographie de Majipoor

version BD:

Dans le cycle de Majipoor, Silverberg nous fait découvrir un monde dépaysant tout en abordant des questions bien humaines (quête de l’identité, de soi-même; pacifisme; pouvoir et institutions, etc…)

« Avec Majipoor,  Silverberg a puisé dans l’histoire de l’humanité et dans sa culture ethnologique pour en tirer un monde incroyablement éloigné de la sf classique », argumente Gérard Klein dans sa préface au premier volume. En effet, institutions aristocratiques, magie et sorcellerie, bande de saltimbanques parcourant la planète, dès les premières lignes, le lecteur comprendra pourquoi l’ambiance médiévale de Majipoor, n’échappe à personne. Et qui dit médiéval, dit Fantasy. Et la SF dans tout ça ?

On compare souvent Majipoor à l’oeuvre d’un autre grand de la science-fiction, Jack Vance, qui cultive aussi depuis ses débuts, un goût marqué pour le dépaysement (cycle de Tschaï, (Le Chasch 1968, Le Wankh et le Dirdir en 1969, et le Pnume 1970), (source )

C’est aussi ce qui m’avait amené à lire « Le château de Lord Valentin » (et donc, à me faire happer par cet univers): étant tombée quasi en amour des romans de Jack Vance quand j’avais 14/15 ans, j’avais cherché un univers aussi passionnant. « Le Château de Lord Valentin » venait alors de paraître (nous sommes dans les années 80) et, logiquement, je m’embarquai alors pour un voyage direct pour Majipoor.
Entre fantasy et SF, le cycle de Silverberg est dense et intelligemment pensé.

Je ne peux que le recommander ( à lire aussi en BD).

 

Bonnes lectures et à bientôt!