T’as pas vu ma pop #7

Comme nous avons pu le voir la semaine dernière,  les héros pop s’engagent dans des aventures très différentes les unes des autres. Il semblerait pourtant que ces héros soient  reliés entre eux par un fil conducteur, un ou des éléments communs. Tous se définissent quasiment par leur grand point faible – ou, du moins, leur faiblesse relative. De plus, quasiment tous choisissent  de refuser la puissance/le pouvoir à la fin de leurs aventures.
C’est le cas de Frodon qui jette l’anneau dans la Montagne du Destin -plutôt que de devenir un nouveau Sauron, ce qui était quand même sacrément badass. Idem pour Luke Skywalker qui ne se laisse pas tenter par le côté obscur, préférant abandonner le combat contre Dark Sidious/Palpatine. On sait ce qui arrive: Vador, ne pouvant supporter de voir son fils souffrir devant ses yeux, s’empare alors de Palpatine, rendu vulnérable  et le jette dans le générateur de l’Etoile Noire et youpi!  triomphe de l’amour!Quant à  Harry Potter refuse la Baguette de Sureau et l’immense pouvoir qu’elle confère.

Le héros pop est donc un exemple – malgré lui, dirait-on. « Il ne veut pas le pouvoir pour lui-même », se disent ceux qui sont autour de lui. « Aidons-le. »  De là, naissent les communautés héroïques (La Communauté de l’Anneau, l’Ordre du Phénix, etc..). Car on touche ici à l’élément fédérateur. Ce qui est une faiblesse devient alors LE point fort du héros pop.

On voit que dans le récit pop, on a commencé par « croire à » (=une prophétie, un mythe, une légende) pour « croire en » (accorder sa confiance; former une communauté). Le héros doit à présent faire croire (en lui).

Récemment, les récits de héros pop mettent en avant un personnage  que tout le monde pourrait devenir. Le héros pop reflète la croyance des autres plus qu’il n’est marqué comme un être unique en son genre. En cela, beaucoup de récits ressemblent étrangement aux romans d’apprentissage (ou d’éducation), ceux qu’on appelle  le Bildungsroman.

Le héros pop est alors confronté à différents schémas qui vont définir son récit:

  • Il souffre. C’est Frodon, tout en abnégation, en figure doloriste (sauf lorsqu’il s’en prend au malheureux Sam en se comportant comme un vrai tyran – ou en diva pop – il fait sa rockstar -; là, c’est Sam qui lui vole la vedette et devient le  héros à temps partiel)
  • Il est courageux. Modeste, issu de nulle part, voilà notre héros qui se découvre des ressources insoupçonnées! C’est Bilbo version Peter Jackson qui affronte l’affreux Azog dans Le Hobbit au cinéma. Bien sûr, ce n’est pas nouveau…
  • Il a un pouvoir mais le connaît mal/ou ne sait pas le maîtriser. Jack Frost sait refroidir l’air, pas assez pour figer Pitch, le Croquemitaine.

Autre cas de figure: il n’est héroïque que par défaut. C’est un héros accidentel.
C’est suite au décès de son frère (jumeau, c’est plus pratique!) que Jack Sully est amené à remplacer celui-ci – et à devenir le sauveur de Pandora, dans Avatar.
Mais, à la base, Sully n’est que l’avatar – celui de son frère.
De même, Shrek est un remplaçant. Il doit sauver une princesse à la place de Lord Farquaad.

Dernière piste: il voyage dans le temps. Et, oui le voyage temporel! On sait dès le début que le héros a accompli sa mission, reste à trouver le bon orage magnétique, la bonne machine temporelle pour que ledit héros réalise son destin.
C’est Terminator où l’on vient du futur (qui n’est pas folichon, entre nous).
Ce schéma a été largement pillé par les auteurs de SF (je ne citerais pas toutes les références, vu le grand nombre), accompagné de son leitmotiv: le paradoxe temporel.

Le paradoxe temporel le plus connu est le paradoxe du grand-père selon lequel l’intervention tue l’aïeul de l’intervenant empéchant ainsi sa naissance… et donc son intervention. Ici, nous nous trouvons en face du paradoxe du premier type, mais l’auteur avance l’hypothèse d’une autocorrection du temps. En effet, le voyageur est voisin d’un architecte; malencontreusement, il empêche la naissance de ce voisin, mais les maisons réalisées par ce voisin, n’en sont pas moins dessinées par un autre architecte.

On pense à Barjavel (Le Voyageur imprudent); à Bradbury (Un coup de tonnerre),  à Vous les zombies All You Zombiesde Robert A. Heinlein, à  La Patrouille du temps de Poul Anderson, mais aussi à La Spirale du Temps (Yoko Tsuno) de Roger Leloup, à Valérian et Laureline qui sont des agents spatio-temporels,  à Thorgal (dans Le Maître des Montagnes). Je passe sur le nombre d’allusion dans Doctor Who.  Dernièrement, dans la saison 10 – épisode 3 « Thin Ice » dont voici un aperçu  ci-dessous, Bill,  qui accompagne le Docteur, pose à nouveau cette question « Et si…. » – et se fait gentiment tourner en dérision.

Londres, 1814. La ville entière s’est révélée pour la plus grande foire de givre depuis des décennies. Mais sous la Tamise glacée, les fêtards disparaissent, s’embrassent dans la glace et pénètrent dans les profondeurs où se cache un monstre terrifiant. Le docteur et Bill arrêteront-ils le massacre avant qu’ils ne soient entraînés dans les eaux glacées

Yoko Tsuno : La spirale du temps

Le héros ne change pas l’univers.Très souvent, il contribue à en maintenir sa cohésion. Cette idée en induit une autre: la préexistence du futur.
Nous faisons un tour sur nous-mêmes et nous projetons dans un avenir qui, s’il n’est pas une certitude, est susceptible de déjà exister.
Voilà qui a le mérite d’en séduire plus d’un….

Héros fédérateur, héros fort de sa faiblesse, la pop culture nous invite à nous pencher sur nous-mêmes, à nous réapproprier des codes, des histoires. Elle nous renvoie à notre propre humanité, et en cela, à nos différences, à nos singularités.
Elle nous réunit quand nous devenons fans (merci, les fandoms!);  elle nous montre que c’est en faisant un  atout de notre différence que nous en devenons héroïques. Pour conclure ce premier volet en 7 parties sur la pop culture, je  citerais R. Mèmeteau dont l’ouvrage m’a servi de guide-fil: « Une société de plus en plus normée finit donc fatalement par devenir une véritable machine à créer les stars ».

Je vous retrouve bientôt pour un autre volet et en attendant, je  vous souhaite une bonne semaine.

T’as pas vu ma pop? 1er volet

Introduction – part.1

La pop et le camp part.2

Come on, vogue! -icône pop –part.3

Pop culture: le monomythe- part.4

Prophéties part.5

Prophéties: Matrix, Harry Potter – part.6

Héros pop: croire ou ne pas croire part.7

Dwalin/Graham Mc Tavish

Le rôle de Dwalin et sa personnalité:
Q :Pensez-vous que rôle de Dwalin, qui est le 1er à entrer à Cul de Sac, est fait pour définir le genre de nains que le public s’attend à voir chez Tolkien?
GMT :Bonne question. Pour moi, cela a vraiment été le moment le plus agréable de tout le tournage du film d’avoir le privilège d’être le 1er à entrer à Cul de Sac. C’est une habitation emblématique. Mais je pense que pour Tolkien, et selon la façon dont nous l’avons traité, c’est Dwalin qui est le plus féroce des nains- et si vous deviez choisir celui que vous ne voudriez pas trouver à votre porte, vous choisiriez sûrement Dwalin. Donc avec Bilbo ouvrant sa porte sur un tel personnage, on est vraiment amené à penser que ces nains ne sont pas ceux de Blanche Neige. Ce sont des nains qui mangent tout et qui se bagarrent entre eux ensuite. Voilà mon explication…

Ses armes favorites:
Q: Quelle est votre arme favorite? Les haches ou le marteau?
G :Les deux. En fait, il y a encore quelques armes à venir…

Q: Les poings américains aussi, mais les Elfes les ont pris.
G: Oui, et d’autres encore que vous n’avez pas encore vues. Je parlerais juste de celles que vous avez vues..

Q: Allez, vous pouvez me dire quelle est votre préférée de toutes?
G : Non, non, je n’en ferais rien. Parmi celles qu’on a déjà vues, j’ai adoré le marteau. Vraiment. Les haches sont super mais il y a quelque chose de génial à faire tournoyer un marteau.

Q: On vous a vu vous entraîner à l’arc.
G: Oui?
Q: Oui, dans les vlogs. (blogs vidéo). Allons-nous voir Dwalin utiliser un arc?
G:Et Bien peut-être. Vous verrez bien. Et je ne peux rien vous dire! (rires)

Thorin et Dwalin
Q: Nous savons que Dwalin est d’une loyauté sans faille envers Thorin. Jusqu’où ira sa loyauté quand celui-ci succombera à la folie de l’or ?
G: Ah, une fois encore, vous connaissez le livre… Je ne peux pas en dire plus où cela mène dans le film …Disons ceci: les personnages effectuent tous un voyage. Et Dwalin n’est pas différent des autres. C’est la meilleure façon de répondre à cette question…
Q: Voyons, si Thorin avait été couronné roi, quelle serait la place de Dwalin selon vous à sa cour?
G: Et bien, je pense qu’il serait un conseiller de confiance et aussi l’homme qui se tiendrait à ses côtés à tout moment dans les ennuis. Il serait sûrement le premier à chercher les ennuis. C’est la façon d’être de Dwalin, du personnage. C’est le genre à  » je fais les choses en 1er et je pose les questions après ».
Dwalin – Fili- Kili
Q: Bon, nous savons que Thorin et Dwalin ont grandi ensemble – comme des frères. Pensez vous que Dwalin a eu un rôle à jouer auprès de Fili et Kili pour leur apprendre à se battre?
G: J’en suis sûr! Je pense qu’ils ont été très proches, en grandissant.
Q: Un peu comme un père?
G: Oui, Dwalin a pu être une sorte de mentor.Je pense qu’il s’est reconnu en eux, en particulier en Kili. Je pense qu’il retrouve quelque chose de lui.
Q: Vraiment? Comment?
G:Parce qu’en repensant à sa jeunesse, je pense qu’il y a …pas vraiment de l’irresponsabilité en Kili mais quelque chose comme ça. Il veut en faire plus qu’il n’en est peut-être capable à un moment de son histoire. Et je pense que c’est le genre de souvenir que Dwalin pourrait avoir gardé de sa propre jeunesse.
Q: On a lu dans une récente interview que vous pourriez faire le haka pour la première du 3ème film. Quoi de neuf à ce sujet?
G: Rien de nouveau. Nous allons vraiment essayer de le faire. Nous en avons parlé à Philippa, Peter et Fran… La principale difficulté, c’est de nous retrouver tous ensemble pour répéter. Parce qu’on ne veut pas faire quelque chose sans être prêts.
Donc, cela concernera peut-être quelques uns d’entre nous et pas tous. Je pense surtout que les acteurs habitant en NZ pourront se rassembler et faire quelque chose. Mais je crois que ça serait merveilleux.

Q: Pouvez-vous nous parler de votre film à venir, « Plastic »?
G:Plastic? Oh, c’est complètement différent! C’est basé sur une histoire vraie. Cela parle d’une arnaque qui a été faite à un bijoutier, à L.A. Ils ont changé pour un bijoutier de Floride. Et je joue ce personnage .(Steve, le bijoutier – ndt) Mais il se fait arnaquer une grosse somme en bijoux. Il y a des coups de feu, des poursuites, des jets, donc ça ne pouvait pas être plus différent du Hobbit.

Q: Vous avez un accent américain pour ce film?
G:(imitant l’accent américain pour se moquer) Ouais, ouais, je suis aussi un américain.

Q: Non, ce n’est pas terrible en fait. Je préfère l’accent écossais.
G: Merci!

Traduction de l’interview donnée à « Heirs of Durin » – ArchedCory- Hobbitcon 2014
Merci !

 

365 jours d’écriture – Mini scène de théâtre

essais2
Un nain : Biafin
Un ours-garou: Grogn’h
Deux gobelins bandits: Oulôtre et Trossec

La scène se déroule dans la clairière d’une vaste forêt. On entend des bruits de bataille, des cris, des vociférations, des insultes, des armes de combat frappées les unes contre les autres.

Le Nain – Biafin (fils de Térébentin fils de Trod’cocahaine fils…)
(brandissant une pioche, 1,40m de fureur et de barbe en bataille)

-Tadah, tu es fait comme un rat, mon gars! Tu l’avais pas vue venir, celle-là!

1er Gobelin – Oulôtre (non, mais, Oulôtre est son prénom ; il n’y peut rien, le pauvre)

J’l’avais pas vue, tu peux parler! (il crache de façon malpropre) Sacrée foutue dent! M’en reste encore une p’tite dizaine pour croquer des p’tits nains bien tendres! Bah, ouais, ça s’bouffe aussi, pas vrai, Trossec?

2ème Gobelin – Trossec (s’esclaffant)
– Bien parlé, compère! Faut dire qu’on en a vu d’autres, nous autres! Le Gouffre de Helm, c’était d’la rigolade à côté de c’qu’on a fait….Ah, t’es mal tombé, mon pote! Tu vas goûter de ma rapière…

Biafin (Nain – en même temps, je ne vais pas vous le répéter à chaque fois)
-(murmurant) Bien, appelons à l’aide sinon je serais jamais à l’heure pour le goûter…(appelant d’une voix très puissante): Ô ami Ours, viens à la rescousse, montre-toi, ô change-peau des bois et à coup de pelle, assomme mes ennemis de ce pas!

Oulôtre (ricanant):
– Non? Il est sérieux, là? Il utilise cette vieille incantation des Magichiens? Cette formule toute moisie dont le père Merlaf lui-même n’ose plus se servir?

Trossec (sentencieux):

– Dumbeuldain, pas Merlaf!

Oulôtre:
– De quoi?

Trossec (insistant):

– Le Magichien, c’est Dumbeuldain, pas Merlaf.

Oulôtre (menaçant)
– Et ma main dans ta …

Bruits venant de la forêt derrière eux. Entre une créature immense, fort velue tenant dans son énorme main ce qui ressemble à s’y méprendre à une pelle à tarte (mais géante).

Trossec (interloqué)
– Tu vois ce que je vois? Mais c’est quoi, ce bestiau-là, le nain?

Biafin (tranquille)

– C’est mon ami Grogn’h.C’est  un ours-garou. Enfin, ça saute aux yeux, messieurs.
Bon, reprenons-nous?

Oulôtre: (à son comparse Trossec)
– Non, mais, t’as vu le …truc? Il manque plus qu’un dragon et on serait dans une sacrée daube, m’est avis.

Trossec:
– Ferme ton bec, toi. Des dragons, des dragons ! on en rajoute pas mal à leur sujet mais on n’en voit jamais la queue d’un, façon de causer, j’entends. Alors, la ramène pas à cause que tu sais tout passque  ton langage est une plaie pour la grammaire!

Oulôtre:
– C’est la caverne qui se fout de la cavité, là! Tu t’es entendu? Même un orque sait mieux sa syntaxe que toi, ignorant!

Les deux gobelins se font face. Mais un grognement mêlé d’un feulement les arrête.

Oulôtre (tremblant)
C’est le dragon, ça y est!

Trossec:
– Triple buse d’abruti de gobelin! C’est le grand machin, là! L’ours-grogneur!

L’ours -garou (vers Biafin)
– Grogne, grogne….! Grrrrr!Groummmpf!

Biafin:
– Par ma barbe, j’ai oublié le manuel de décryptage de l’oursique version garou…. (il agite les mains, tentant de communiquer). Taper? Non. Boire? …Non….
Trossec (impatient):
– Bon, on y va? On attend quoi, là? L’hiver?

Biafin (continuant ses gestes ):
– Il vient. Non, on fait un temps mort. Une pause quoi.
Ours-garou:
-Groummmmpfffff! Grrrrrouuuuu!

Oulôtre (s’asseyant par terrre):
– Temps mort, on a dit, le Velu!

Trossec soupire et s’assied aussi. L’Ours-Garou fait de même sur une souche, sort un pot de miel de l’une de ses poches cachées dans sa fourrure et se met à manger.

Biafin (ravi):
– Voilà! Il avait besoin de se nourrir! J’ai trouvé!

Trossec (grognon):
– T’as trouvé walou! Ton poilu, il sait pas quoi faire et toi, tu sais pas lui causer. Bon, et pendant ce temps-là, y a pas de goûter pour nous.

Oulôtre (rêveur):
– On aurait dû faire « hobbit », non, parce que ça mange bien, le hobbit, ça festoie, ça petit-déjeune, tout ça, tout ça. Mais « gobelin », « bandit« , c’est le comble du naze. Tu crèves la dalle. A la limite, change-peau, comme çui-là, c’est pas mal aussi. Tu te tapes du miel mais c’est mieux que « elfe » où t’as droit à la verdure jusqu’à te rendre herbivore…

Trossec (pince-sans-rire):
– Genre « licorne » aussi.

Oulôtre :
– Je vois pas le rapport, là.
Biafin (depuis 5mn, essayant de passer un appel téléphonique sur son portable):
– Au lieu de partir dans des blagues tellement vaseuses qu’il va bientôt falloir des bottes pour avancer, vous pourriez pas vous rendre utiles? Pour une fois? Vous savez pas pourquoi y a si peu de réseau?

Oulôtre:
– Ah, mais là, tu vas galérer. Faut que tu chopes le réseau de Poudlard, direct, mon pote. C’est une question d’ondes et de co-existence des mondes magiques….

Trossec (qui se lève et l’interrompt):
– N’importe quoi! Faut pas écouter ce béotien! Le relais le plus proche est à Minas…

Oulôtre:
– Turlututu! J’en reviens pas, quel boulet! J’suis au bout d’ma vie, là! Depuis quand tu sais ça? Hein?

Trossec:
Môssieur sait mieux que moi, mais bien sûr, t’as raison, mec. Je tiens mes infos de Pikachu lui-même alors ….pouêt, pouêt

Biafin:

Silence! Je capte! (au téléphone): Oui? Votre Elfinesse? Votre Hautaine Elfique? Monsieur Train d’Huile? Oui, bien, merci, vous de même, votre Hauteur. Dites-moi, vous pourriez m’envoyer un traducteur d’oursique version garou à la Forêt interdite? Par magiréseau ou portail, c’est vous qui voyez. Non, pas tous…non….pas eux, s’il  vous….Oh. Il a raccroché.

Presque aussitôt, on voit apparaître un vieux bus à double étage peint en jaune dans lequel des voix s’élèvent des voix pointues :«  Lala, la schtroumpf la la, c’est le schtroumpf…. ». Le conducteur a des oreilles pointues d’elfe et un sourire brillant.

Trossec:
– Par le pouvoir du troll sidéral…Des lutins bleus? Et quoi d’autre? Un conducteur elfe?
Oulôtre:

– Sidéré je suis. Manquerait plus que le dragon, m’est avis.

Biafin (dépité):
– M’est avis aussi.

Fin de la scène

Note: Biafin et les autres sont nés de ma énième lecture du « Hobbit » (merci professeur Tolkien) et de mon imagination.

1191ppu

Le Seigneur des Anneaux, ça se chante, ça se chante…

En lisant l’article de June au sujet de la musique de Bilbo le Hobbit, je me suis dit que j’avais quelque part dans mes archives des petits trésors relatifs au Seigneur des Anneaux. (j’ai toujours des morceaux de musique, des dessins, des références, planqués dans un coin de mon disque dur …ou dans la tête, un autre disque …dur, aussi, celui-là ^^).

Et en allant chercher les liens, sur quoi suis-je tombée?

De fameux articles parus sur le site Thetolkienist.com parlant de « music from Middle-Earth« !

Parmi tout ça, j’ai farfouillé encore un peu…

Voilà un échantillon de mes errances tolkienisantes. Car, si on devait réellement adapter Tolkien, je pense que cela ferait un film musical, vu le nombre de chansons que le professeur a incorporé à ses livres.
En 1981, une version radio du Seigneur des Anneaux avait été diffusée à la BBC avec Ian Holm dans le rôle de Frodo (oui, Ian Holm qui joue Bilbo vieux, chez Peter Jackson). La musique a été composée par Stephen Oliver (et est disponible sur divers supports , CD, etc…merci internet aussi ). J’ai retenu cette Marche des Ents:

Les paroles donnent cela:

We come, we come with roll of drum
We come, we come with horn and drum:
To Isengard! Though Isengard be ringed
and barred with doors of stone;
Though Isengard be stong and hard,
as cold as stone and bare as bone,

We go, we go, we go to war,
to hew the stone and break the door;
For bole and bough are burning now,
the furnace roars – we go to war!

To land of gloom with tramp of doom,
with roll of drum, we come, we come;
To Isengard with doom we come!
With doom we come, with doom we come!

O Elbereth Gilthoniel: (très elfique)

Il y a aussi Bilbo’s last song:

Mais avant tout, j’aurais dû mentionner la musique composée pour le film de Ralph Bakshi – 1968-  (une adaptation du Seigneur des Anneaux très éloignée de celle de Peter Jackson mais qui mérite d’être vue, à mon avis), composée par Leonard Rosenman:(extrait)

 

J’imagine que tout le monde connaît la relation qu’il y a entre Led Zeppelin (et non, je ne veux pas entendre: Led quoi? ) et Le Seigneur des Anneaux. Si vous avez manqué cette partie de la Grande Histoire du Rock et de la Fantasy, petit moment de rattrapage:

The battle of evermore:

Kashmir:

Dans les années 70, on trouve un paquet de chanson inspirées par le Seigneur des Anneaux (amis du rock progressif, soyez servis..)

Barclay James Harvest  -Galadriel:

 

On a aussi de la pop elfique, par l’une des soeurs de Mike Oldfield (« Tubular Bells »):Waterbearer – 1978

Toujours rock prog, mais avec des accents de hard-rock (ai-je dit « miam, miam »? ), Rush a composé cette ballade très mélodique:(1975)

Rivendell

 

Je vous passe Camel (et son Nimrodel/Procession/The white Rider) qui parle de Gandalf (mais qui, visiblement, en 1974, avait abusé des substances psychotropes). Je vais passer aussi sur Bo Hansson et son rock psychédélique Sagan om ringen.

Côté gros bruit, Battlelore s’est inspiré de Tolkien album après album:

https://youtu.be/THLQt8kNiX0

Je vais arriver à mes chouchous dans le genre: Blind Guardians (attention, hymne!):

There are signs on the Ring
Which makes me feel so down
There’s one to enslave all Rings
To find them all in time
And drive them into darkness
Forever they’ll be bound
Three for the Kings
Of the elves high in light
Nine to the mortal
Which cry

I’ll keep the Ring full of sorrow
I’ll keep the Ring till I die
I’ll keep the Ring full of sorrow
I’ll keep the Ring till i die

Slow down and I sail on the river
Slow down and i walk to the hill

And there’s no way out

Mordor

Dark land under Sauron’s spell
Threatened for a long time
Threatened for a long time
Seven rings to the dwarves
In their halls made of stone
Into the valley
I feel down
One ring to the dark lord’s hand
Sitting on his throne
In a land so dark
Where i have to go
I’ll keep the Ring

Slow down and I sail on the river
Slow down and i walk to the hill

 

Nightfall in Middle-Earth (1998) est un concept-album (carrément!).

Dans un autre style, l’album entier de David Arkenstone (on ne rit pas) est consacré à la Terre du Milieu:

Très elfique encore, sur l’album Music inspired by the Lord of the Rings de Mostly Autumn, Lothlorien:

Côté black metal, Summoning  a sorti plus d’un album inspiré par Tolkien. (et non, je n’ai pas pitié de vos oreilles, et oui, il en faut pour tout le monde):

 

 

Je n’allais pas terminer sans oublier le Tolkien Ensemble avec Christopher Lee et sa voix superbe: Treebeard’s song

Et un petit morceau de Richard Armitage (Thorin) chantant The Misty Mountains:

Pour le reste – ce que j’ai oublié – pas mentionné – mes autres sources, je vous renvoie ici (en fin d’article, surtout).
Et si vous désirez encore des petites histoires de la Grandes Histoire du rock, ça aussi, j’en ai ….

Sur ces mots,

Namárië!

Khuzdul

The runes in the top picture are Anglo-Saxon. The runes on the bottom are Khuzdul. Practically the same. I’m not sure why I just now figured this out.

Actually Khuzdul is the name for the language of Dwarves; the runes in the picture are Cirth (though it’s a bit mixed up, which is weird: some runes are cirth erebor and others are cirth moria)

However, Tolkien used a different combination of rune-sound when he wrote The Hobbit, and this one looks even closer to Futhark

I think I remember Tolkien mentioning somewhere (I think probably his Letters, but I can’t find the right one now) that he was deeply unhappy about writing the rune text on the map in The Hobbit (or was it the inscription on Balin’s tomb in LotR, I can’t really remember) in English and not “Westron” (which is not English, but some form of Adûnaic mixed with other languages and warped by time), which he thought destroyed the illusion of the stories being written by Bilbo Baggins and him just translating them into English…

Hobbit – encore et encore

Sorti hier – 10/12 : »La Bataille des 5 armées » est tête  des entrées– c’est étonnant, n’est-ce pas? :

1 Le Hobbit : la Bataille des Cinq Armées 4 718 27 175

* Source : CBO : Box Office

Une peu de blablabla sur allociné

et ici fanzone

((malheureusement, avec cette manie de déformer « Thorin » , ça me gonfle!….)

Les 1ères critiques ici

Des photos de l’avant-première au Grand Rex:

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La Bataille des Cinq Armées de Peter Jackson

Elle était à l’avant-première de « La Bataille des 5 armées » au grand Rex, à Paris et voilà ses photos et son avis:

Songe d'une Nuit d'été

En plus de la chronique du film, je vous propose de découvrir aussi le compte rendu que j’ai fait de l’Avant Première de ce film tant attendu qui a eu lieu le Jeudi 4 Décembre dernier.

⭐ compte rendu de mon dernier voyage en Terre du Milieu

Hier soir, j’ai bravé le froid, mon état et le monde pour assister à une avant-première assez spéciale puisqu’il s’agissait de celle sur le Hobbit – La Bataille des Cinq Armées en présence de Peter Jackson, Martin Freeman et Richard Armitage… Mon Lee-Lee n’était pas là, dommage.

AVP Hobbit -4-12-2014-Gd Rex- 001

A la base, avec une de mes amies, nous avions réussie à avoir deux places en Mezzanine mais avec beaucoup de chance nous avons réussi à gagner une invitation via le jeu Twitter de La Warner. Nos places revendues, c’est en orchestre que nous allions vivre cette dernière aventure en Terre du Milieu

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