Premières lignes #24mars

Premières lignes avec de la fantasy, cette semaine et un début percutant :

 » Si vous compter tuer une moniale, assurez-vous que votre armée est de taille suffisante. Pour soeur Ronce du couvent de la Mansuétude, Lano Tacsis s’était entouré de deux cents hommes. « 

Les moniales dont il est question dans ce premier volume, « Soeur écarlate », ne sont pas de simples religieuses retirées dans la prière: ce sont aussi des combattantes farouches, rompues aux arts martiaux, des espionnes, des tueuses.
Nous suivons ici le destin de Nona, une enfant de huit ans, qui a échappé de peu à une condamnation à mort.

J’avais déjà lu le cycle de l’Empire brisé, de Mark Lawrence, il y a quelques années et c’est avec plaisir que je me suis lancée dans ce premier tome du Livre des Anciens.
Mark Lawrence est un habile conteur qui sait planter des personnages forts (ici, une majorité féminine) et sait se jouer des lignes narratives de temporalité avec habileté.
Les  moniales de Soeur écarlate, surtout les professeures du couvent,  m’ont fait penser à certaines femmes d’un autre ordre : le Bene Gesserit de Dune.

De la fantasy comme on aimerait en lire plus souvent…

 

 

 

résumé : Au couvent de la Mansuétude, on forme des jeunes filles à devenir des tueuses. Dans les veines de certaines coule le sang ancien, révélant des talents presque disparus depuis que les Anciens ont accosté sur le rivage d’Abeth. Mais les maîtresses de la lame furtive ne mesurent pas ce dont elles ont hérité à l’arrivée de Nona, une enfant de huit ans qui a déjà du sang sur les mains. Ayant échappé à la potence, elle est recherchée par de puissants ennemis aux mystérieux desseins. Et au cours de son apprentissage de la voie de la lame, elle est rattrapée par les secrets d’un passé violent. Tandis qu’un soleil mourant se lève sur l’Empire, Nona devra affronter ses démons et devenir une redoutable guerrière si elle veut rester en vie…

 

 

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Premières lignes #17mars

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit puis je vous parle de ma lecture. Cette semaine, un début un peu particulier puisque le roman commence par une série de lettres :

 

« Cher monsieur le maître de Caraval,
Je m’appelle Scarlett, mais en fait, je vous écris pour vous parler de ma petite soeur Tella. C’est bientôt son anniversaire (le 37ème jour de la saison des Pousses) et elle aimerait beaucoup voir votre spectacle. Alors, si vous pouvez passer par notre île avec vos fantastiques comédiens de Caraval, ce serait un cadeau merveilleusement formidable

Avec tout mon espoir,
Scarlett de l’île conquise de Trisda « 

Le premier tome de la trilogie Caraval était annoncé comme un véritable événement (25 coéditeurs, les droits audiovisuels achetés par la Fox, la presse américaine unanime, etc…)

A la lecture, l’enthousiasme retombe assez vite. Si le roman se lit de bout en bout facilement, tenant même en haleine, il a du mal à éviter les incohérences et la psychologie à deux balles des personnages.

Les deux soeurs, Scarlett et (Dona)Tella, qui sont les protagonistes, apparaissent comme des victimes : enfants battues pendant des années par leur père, jeunes femmes à la merci du premier homme qui passe. On en a vite assez de cette image de la femme qui se montre soit soumise, soit capricieuse, soit infantile, soit frivole (la combinaison des quatre est aussi possible).
Car, même si l’action est placée dans un monde imaginaire où, semble-t’il, les femmes obéissent à des règles dictées par les hommes, on n’en sert guère plus. Rien n’explique véritablement le comportement des deux jeunes filles.

De même, l’univers n’est jamais expliqué un minimum: que sont les îles conquises ? d’où vient la magie ? qui est qui ?
Cela laisse beaucoup de vide, finalement. Quand le jeu-spectacle de Caraval se met en place, même si les éléments merveilleux sont bien trouvés et agréablement décrits, on aimerait en savoir plus. Et quelle est donc l’origine des émotions que l’héroïne semble voir en couleurs ? Voilà qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.

Tout cela ne m’a pas empêchée de finir le livre: les twists sont plutôt bien amenés et la lecture est agréable.

 

 

Résumé : Bienvenue à Caraval !
Le spectacle le plus extraordinaire de tous les temps ! Vous y verrez plus de merveilles que le commun des mortels au cours de toute une vie. Mais avant que vous vous plongiez dans notre univers, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’un jeu…
Nous tenterons de vous convaincre que ce qui se passe au-delà de ce portail est réel, mais ce n’est qu’illusions.
Alors prenez garde à ne pas vous laisser trop emporter. Car les rêves qui se réalisent peuvent être magnifiques, mais ils peuvent aussi se transformer en cauchemars si l’on ne se réveille pas…

 

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Premières lignes #3mars

 

C’est le mois de mars et cette semaine, on aurait pu penser que le printemps était déjà là (un printemps chaud avec plus de 20° C  l’après-midi). Voici donc les premières Premières Lignes de mars :

 » A partir du mois d’octobre 76 et jusqu’en 1979, lorsque je revins vivre à Naples, j’évitai de renouer une relation stable avec Lila. Mais ce ne fut pas facile. Elle chercha presque tout de suite à revenir de force dans ma vie; moi, je l’ignorai, la tolérai ou la subis ».

Voici des premières lignes qui résument bien la relation spéciale entre Elena (Lenu) et Lina (Lila). Puisque nous suivons le duo au travers du seul point de vue d’Elena, depuis leur petite enfance, nous continuons à recevoir cette vision partielle et partiale, tronquée et, on le sent, très biaisée. C’est bien là la base de ces quatre romans; c’est en partie ce qui fait sa force.

Avec ce quatrième (et dernier) tome, Elena Ferrante met un point final à la formidable histoire commencée à Naples soixante ans plus tôt. Si les tomes ne sont pas égaux, si certains passages relativement ennuyeux (beaucoup de redites, à mon goût) peuvent se lire en diagonale, il reste un récit en majorité passionnant, riche en personnages attachants et complexes. L’Italie que décrit Ferrante est plus que jamais vivante sous sa plume.

Je boucle donc l’histoire de Lenu et Lila et je ne regrette en aucun cas ma lecture même si je reste mitigée sur certaines parties.
Ce dernier tome est un peu longuet: on survole les époques sans toujours entrer dans la vie des deux amies mais raconter  40 ans dans ce dernier tome nécessite des choix d’écriture. On s’attarde beaucoup sur l’histoire d’amour entre Lenu et Nino – et ce qui en résulte. Une fois de plus, même si Lenu semble nous conter sa vie (et on a souvent envie de s’énerver contre elle ^^) , c’est bien Lila qui est le personnage central : l’amie prodigieuse, c’est elle.

La fin reste sans surprises, sans révélation finale, tout compte fait. Le lecteur s’ attache à Lila alors que la narratrice (Lenu) a  tout fait pour le dégoûter du personnage.  Je n’en dis pas plus, c’est à découvrir.

Résumé :

À la fin de Celle qui fuit et celle qui reste, Lila montait son entreprise d’informatique avec Enzo, et Elena réalisait enfin son rêve : aimer Nino et être aimée de lui, quitte à abandonner son mari et à mettre en danger sa carrière d’écrivain. Car elle s’affirme comme une auteure importante et l’écriture l’occupe de plus en plus, au détriment de l’éducation de ses deux filles, Dede et Elsa.

L’histoire d’Elena et de Nino est passionnelle, et bientôt Elena vit au gré de ses escapades pour retrouver son amant. Lors d’une visite à Naples, elle apprend que Lila cherche à la voir à tout prix.

Après avoir embrassé soixante ans d’histoire des deux femmes, de Naples et de toute l’Italie, la saga se conclut en apothéose. Plus que jamais, dans L’enfant perdue, Elena Ferrante nous livre un monde complet, riche et bouillonnant, à la façon des grands romanciers du xixe siècle, un monde qu’on n’oublie pas. « 

 

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Premières lignes #24février

Les Premières lignes qui suivent sont tirées d’un roman… dont je ne sais pas trop quoi penser….

Il y avait donc des kookaburras, ici. Ce fut la première chose que se dit Yolanda dans le matin sombre.  (Et aussi, Où sont mes clopes ?) Deux kookaburras lançant une suite décousue de caquètements perçants, un chant d’oiseau avant le lever du soleil, retentissant, démentiel.

Elle sortit du lit et sentit des planches rugueuses sous ses pieds. Sur sa peau, l’étoffe rêche d’une chemise de nuit inconnue. Qui la lui avait mise?

Et voici le résumé :

Dix femmes emprisonnées au milieu du désert australien. Dix femmes au crâne rasé, vêtues d’habits étranges. Trois geôliers, vicieux et imprévisibles, pour les surveiller. Un jour, la nourriture vient à manquer. Pour elles comme pour eux. Et les proies se changent en prédatrices.

 

Ce roman n’est pas un polar. Mais il est noir, glacial, parfois à la limite du supportable (mais mon seuil de tolérance pour les descriptions d’écorchage de lapins et de blessures sanguinolentes est, je dois le dire, de plus en plus bas) et le suspense est intense.

Ce roman est aussi une parabole de la condition féminine (et, de là, je pense qu’on comprend le rapprochement avec The handmaid’s tale d’Atwood). L’enfermement des femmes n’est à aucun moment expliqué. Elles sont en quelque sorte condamnées parce qu’elles sont femmes.

On aborde aussi les thèmes de la relation au corps, de l’ensauvagement.

J’ai vraiment du mal à parler de ce roman : l’écriture est prenante. Le huis clos en devient vite oppressant, mettant parfois mal à l’aise.  Ensuite, rien n’est expliqué. Et, surtout, à aucun moment on ne saura ce qui s’est réellement passé. L’une des dix femmes prisonnières imagine à un moment qu’elles ont intégré une émission de télé-réalité et, même si ce n’est pas le cas, on a parfois l’impression qu’on n’en est pas loin. Une terrible et cruelle réalité dont nous sommes les spectateurs un peu voyeurs. Ou, peut-être, en tant que femme, la 11ème prisonnière ?

C’est une expérience littéraire et c’est à tenter !

 

Charlotte Wood, La nature des choses (The Natural Way of Things, 2015), Éd. du Masque, 2017. Rééd. Livre de Poche, 2018. Traduit par Sabine Porte. 309 p.

 

 

 

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Premières lignes #11février

Virage 100% fantasy française pour ces Premières Lignes que je n’arrive pas à caler le week-end en ce mois de grippe de février !

 

Ditto Lamolaire tira sur la longe de l’âne de tête. L’animal trainaillait depuis le début de la descente et ralentissait toute la caravane de bêtes qui cheminaient à la queue leu leu.
« Avance, Bazinga ! On n’a pas toute la journée devant nous ! »

Séduite autant par la couverture (ah, les éditions des Moutons électriques ! le nombre de fois où ils me font rêver...) que par le résumé, je me suis lancée dans ce premier roman; je n’ai pas été déçue ….
L’action se déroule dans un pays imaginé et imaginaire qui ressemble fortement à nos Alpes. Le folklore est succulent (veïvres, goblinoux, calmar des cimes, ograrbre, tyroli-troll, psammèdes, matagosses, quatemberces, frayes, trollains ….), l’univers donne envie de s’y plonger. C’est un voyage du héros assez classique qui débute dès les premières pages: le jeune Ditto se découvre des pouvoirs qu’il ignorait. Il va également comprendre que le monde qui l’entoure est rempli d’étranges créatures  dont certaines dotées de pouvoirs. Commence ainsi une quête pour l’adolescent qui devra apprendre à contrôler son don et à lutter.

Certains ont reproché à ce roman d’être trop « jeunesse » (les animaux qui parlent), ce n’est pas mon cas (et puis, j’aime les romans Y.A bien faits). Certes, il reste quelques maladresses : une ou deux scènes légèrement escamotées, une fin un peu rapide (une suite serait vraiment la bienvenue!) mais rien de vraiment gênant pour la lecture. Et puis, pour le reste, on se régale !

Une très agréable surprise, donc. Je le redis : j’espère que Margot Delorme aura la bonne idée de nous raconter d’autres aventures de Ditto – ou d’autres personnages – dans ce monde. On ne demande qu’à le découvrir !

Résumé :Ditto, quatorze ans, tient lieu de guide à des excursionnistes venus des plaines. Un jour, lors de l’attaque d’un monstre des cimes, il se découvre un don pour déclencher avalanches, coulées et crues. Un don puissant. Or les écouleurs sont craints et haïs par les montagnards. Bientôt, Ditto se retrouve dans la peau d’un paria et contraint à la fuite. En compagnie d’amis inattendus , il va demander son aide à la Lorlaïe, la nymphe du grand glacier. Mais le marché que lui propose cette dernière lui paraît inacceptable…

 

Dompteur d’avalanches, Margot Delorme
Les Moutons électriques –

  • Broché
  • 17 × 21 cm
  • 224 pages
  • Paru le 23 août 2018

 

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Premières lignes (en retard) #5février

Je trouve enfin le temps de poser ici ces Premières Lignes de février, les premières du mois !

 » Chère Maman,
Depuis mes premiers instants de conscience, je t’ai vue comme une gladiatrice – pour moi, tu es le plus farouche exemple possible de la puissance d’une femme.
Nous sommes un peu jumeaux, nous pouvons nous reconnaître dans une pièce où tous les yeux sont fermés, nous entendre dans un monde de silence, et cela, malgré les traumatismes enchâssés dans notre histoire. « 

L’auteur.e commence ainsi ce qui va constituer le récit de son enfance et de son adolescence – et c’est un sacré récit !
iO Tillett-Wright nous embarque au sein de sa propre histoire, au sein d’une famille, d’un quartier, d’une époque. L’écriture est sensible, poignante, elle prend aux tripes et au coeur. Ce livre parle du genre, mais pas que. Il parle des hommes, des femmes , des pères, des mères – du fait de ne pas à avoir à choisir: iO (à prononcer : « aïe-oh » et non comme en français : eeyoh) est née fille. Très tôt, iO a choisi d’être un garçon avant d’opter pour un nouveau changement à l’adolescence. Depuis peu, elle(il) a déclaré vouloir être désigné(e) par le pronom « il »… pour l’instant.
(et c’est là qu’on voit les complications du français quand on veut écrire de façon on-binaire : pas si simple d’utiliser « iels », « ille s», « iel », « ul », « ol » ou encore « ele  » ).

J’ai vraiment accroché à ce récit qui est terriblement touchant.

 

 

iO Tillett Wright, est né en 1985 à New York, dans le quartier de Bowery, connu à l’époque pour ses loyers bon marché et son taux de criminalité élevé : « Pendant les derniers jours du punk et au cœur des épidémies de sida et de crack, la 3Rue se distinguait par le raffinement de sa violence (…). Ça faisait dix ans que l’Amérique fermait ses hôpitaux psychiatriques, dont les patients se mêlaient aux déchets de la société – ceux qui ont échoué, se sont paumés ou ont abandonné. » Wright a pour marraine la photographe Nan Goldin, et le peintre Jean-Michel Basquiat (1960-1988) est un ami de son père. Deux artistes apparaissant à peine dans le livre mais qui, eux aussi, ont saisi ce temps et cet univers.(source)

 

A propos de Darling Days :

 

Résumé : New York, 1985, 3e Rue, territoire des SDF, des junkies, des pseudo-artistes de génie. Au milieu des travestis et des punks, iO Tillett Wright naît sous les auspices rayonnants de Nan Goldin (sa marraine) et de Jean-Michel Basquiat (un ami de son père).

Celui qui dès les premières années d’école décidera qu’il est un garçon plutôt qu’une fille, qui deviendra l’un des porte-parole de la communauté LGBT aux États-Unis, s’est construit dans la pauvreté et la violence de cette rue, de cette ville et surtout de cette mère accro aux médicaments et aux revirements d’humeur dévastateurs.

Sous-titres en anglais

Et sous-titres en français:

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Premières lignes #27janvier

Les Premières lignes de cette semaine sont celles d’un roman français. Je n’ai pas l’impression d’en lire beaucoup, en ce moment, mais d’être plus attirée par la littérature étrangère.

 » Lucie
Lundi 10 juin 1940

Dès que maman a poussé la porte, j’ai compris que cette journée serait différente des autres. D’abord, il était six heures du matin, ça je le savais parce que les cloches de Ste Marie ont sonné six coups, or, d’habitude, les jours de classe, nous nous levions à sept heures pile. « 

 

Nous sommes le 10 juin 1940. L’armée allemande envahit la Normandie qui se vide de ses habitants. La famille de Lucie quitte provisoirement son logement du Havre.
Ainsi commence ce beau roman à plusieurs voix qui nous emmène de juin 40 à la libération.
Valérie Tong Cuong s’est inspirée de sa famille maternelle pour écrire cette histoire émouvante, toute en délicatesse.

«J’ai récolté et amassé énormément de témoignages, et c’est l’ensemble de ces témoignages qui m’a permis de reconstituer tout ce qu’a vécu cette ville et tout ce qu’ont vécu ses habitants», explique-t-elle. «Mes grands-parents étaient concierges d’école, comme Joffre et Émilie, dans l’école dont je parle. Bien entendu, je me suis énormément inspirée d’eux et de leur famille.»

J’ai reçu ce roman pour avoir fait partie du jury LDP section polars en 2018 et j’en suis ravie car je ne sais pas si j’aurais croisé sa route – peut-être au détour des étagères de la médiathèque… J’ai été d’autant plus touchée que mes grands-parents maternels, normands eux aussi,  ont vécu des situations similaires. Aujourd’hui, il me reste encore ma grand-mère (97 ans)  pour évoquer parfois mais à demi-mots cette période qu’elle déteste (la guerre). 

 

Résumé : Voilà l’histoire de deux familles havraises emportées dans la tourmente de la Seconde Guerre mondiale. D’un côté, Joffre et Emélie, concierges d’école durs au mal, patriotes, et leurs enfants ; de l’autre, le clan de Muguette, dont l’insouciance sera ternie par la misère et la maladie.
Du Havre à l’Algérie où certains enfants seront évacués, des chemins de l’exode au sanatorium d’Oissel, ce roman choral met en scène des personnages dont les vies secrètes s’entremêlent à la grande Histoire, et nous rappelle qu’on ne sait jamais quelles forces guident les hommes dans l’adversité

 

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Premières lignes #20janvier

 

Les Premières lignes se suivent et ne se ressemblent pas (et heureusement). Cette semaine, un gros roman qui a largement tenu ses promesses.

 » C’est par une douce nuit du début juillet, en cette année depuis longtemps envolée, que les Intéressants se réunirent pour la première fois. Ils n’avaient alors que quinze ou seize ans et ils se donnèrent ce surnom avec une ironie timide. Julie Jacobson, extérieure au groupe, et peut-être même considérée comme une anomalie, avait été invitée pour d’obscures raisons ; assise dans un coin, sur le plancher qui avait besoin d’un coup de balai, elle cherchait à paraître effacée sans avoir l’air pathétique : un équilibre délicat. « 

 

Résumé : 

« Durant les années 1970, Julie, 16 ans, passe une partie de son été à Spirit in the wood, une colonie de vacances. Elle y fait la connaissance d’un groupe de cinq jeunes adolescents qui se sont baptisés «Les Intéressants», par défi vis à vis des autres pensionnaires : Ethan, un surdoué des films d’animation, Goodman et sa soeur Ash, ainsi que Jonah, le fils d’une célèbre chanteuse folk icône de la contre culture, et enfin Cathy, une très belle fille qui rêve de devenir danseuse.

Julie – rebaptisée Jules par les Intéressants – est fascinée par ces jeunes gens de son âge, cultivés, ironiques, talentueux et sûrs d’eux.

Le roman suit l’évolution des Intéressants pendant près de quarante ans. Ethan épousera Ash. Ensemble, ils connaîtront le succès, même si Ethan reste profondément amoureux de Jules. Goodman, lui, devra faire face à la justice. Ash sera détourné de la musique.  Et Jules…  Jules se cherchera pendant de longues années et racontera leur histoire à tous.

Que deviennent les talents et les aspirations de chacun ? Un don de jeunesse peut-il constituer le socle de toute une vie ? Et comment peut-on y rester fidèle malgré les choix qu’impose la vie adulte ? Chacun trahira à sa manière l’adolescent qu’il fut.

Une fresque impressionnante, à la fois réaliste et sensible. Le roman d’un écrivain au sommet de son art.

Les Intéressants , ce sont six adolescents dont nous allons suivre le parcours durant près de quarante ans. Roman dense, roman d’apprentissage, avec Les Intéressants, Meg Wolitzer sait nous capter au fil des pages sans que jamais on y trouve de longueurs. J’ai pris mon temps pour ce livre, pour apprécier chaque personnage, chaque trajectoire et je dois dire que c’est le genre de roman qui sait me happer.
On ne s’y ennuie pas car à aucun moment le lecteur n’a l’impression de lire du « texte dilué » ni de s’ennuyer devant un pavé. Les personnages ont une véritable profondeur (enfin! ). Bref, je ne peux que le conseiller… Une condition: ne pas se hâter dans la lecture.

L’une des plus belles découvertes de ce début d’année

 

Les Intéressants, Editions Rue Fromentin et LDP (2016)

 

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Premières lignes #13janvier

 

J’espère que l’année 2019 a bien commencé pour vous et, bien sûr, que les lectures déjà faites ou à venir sont nombreuses…
Pour les Premières lignes de cette semaine, j’ai récidivé avec une autrice qui ne m’avait pas convaincue. Je vous en dis plus juste après les premières lignes :

 

 » Les serviteurs les appelaient les malenchki, les petits fantômes, parce qu’ils étaient les plus petits et les plus jeunes, et parce qu’ils hantaient la demeure du duc en gloussant. »

 

 

Résumé : Depuis des siècles, le royaume de Ravka est divisé par le Shadow Fold, épaisse nappe de ténèbres peuplée de créatures sanguinaires. En tant que cartographe pour la Ire armée, Alina doit le traverser pour la première fois. Aussitôt, des volcras l’attaquent. Elle est sauvée par Mal, son meilleur ami, dont elle est secrètement amoureuse et qui, à son tour, se retrouve acculé par les créatures. Elle émet alors malgré elle une lumière puissante, qui repousse les volcras. Dès lors, son destin prend une autre tournure : Alina est l’Invocatrice de lumière, celle qui pourrait vaincre le Shadow Fold et rendre la paix au royaume. La voilà emmenée à la capitale, au Little Palace, où elle entame son apprentissage aux côtés des Grisha, caste de magiciens qui gouverne le royaume avec le roi, et du plus puissant d’entre eux, le Darkling. Mais les intrigues de la cour sont moins simples qu’il n’y paraît, et Alina ignore où est censée aller son allégeance : au roi ?

Après avoir tenté par 3 fois de lire « Six of crows »  et après l’avoir abandonné en cours de route ( tout ressemble beaucoup à « Fils des Brumes  » de Sanderson en beaucoup, beaucoup moins abouti et réussi), j’ai persisté en empruntant les deux premiers tomes de l’autre série située dans l’univers des Grisha.

Malheureusement, je n’ai toujours pas été convaincue. L’histoire se tient, certes mais l’univers et les compétences des Grisha sont vraiment trop survolés. Je ne parle pas des personnages : leur psychologie semble tenir à pas grand chose ( Leigh Bardugo ou comment construire des personnages en carton….). Si j’ai lu le premier tome en entier, je suis allée de déception en déception, rencontrant les mêmes soucis qu’avec Six of Crows : l’univers pourrait être vraiment intéressant mais il n’est pas assez développé, pas assez décrit – il manque de profondeur. C’est ce que je trouve dommage : il y a des tas d’idées mais l’univers n’est pas assez complexe. Et, en fantasy, ce genre de défaut lasse très vite. Alors, oui, on peut lire Grisha si on est novice dans le genre , peut-être (et encore…), ou pour se détendre.
Mais cette fois, je laisse tomber: Leigh Bardugo comme Sabaa Tahir (Une braise sous la cendre)  ou pire, Sarah J. Maas ( Keleana, etc..) me paraissent sorties du même moule.

Par contre, les couvertures de Grisha ou Six of Crows sont de réelles réussites. Dommage que l’intérieur ne soit pas à la hauteur de l’extérieur….

 

 

 

 

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Premières lignes #6janvier

Premières premières lignes de l’année !
Et toujours bonne année, bonne santé et des tas de bonnes et belles choses en 2019

 

 » Nous l’avons pendu sur le parvis de la cathédrale de Kingsbridge. C’est là  qu’ont habituellement lieu les exécutions. Après tout, si vous n’êtes pas capable de tuer un homme à la face de Dieu, mieux vaudrait  sans doute ne pas le tuer du tout. « 

 

C’est avec un pavé que j’ai commencé l’année, un Ken Follett qui poursuit la grande série des Piliers de la terre (puis : Un monde sans fin). J’avais beaucoup aimé Les Piliers de la terre. On retrouve ici les mêmes ingrédients: une documentation très fournie, des personnages ayant existé, plusieurs familles dont les destins vont se croiser…
Dans Une colonne de feu, les personnages sont bien trouvés : un peu trop manichéens, comme souvent chez Follet, on n’est pas là pour explorer en finesse des détails psychologiques. Non, ce qui est bien fait, c’est une certaine reconstitution de l’époque. Parfois, on croirait avoir pris une machine à remonter le temps.

Ensuite, je n’ai pas forcément adhéré à 100% aux descriptions des grands événements historiques comme la St Barthélémy (tellement plus prenante chez Dumas ou chez Robert Merle, par ex.). J’ai eu l’impression aussi que parfois, Follett avait été un brin trop ambitieux et ne développait pas certains aspects. Par exemple, les relations entre Marie Stuart et Elisabeth 1ère sont plus qu’expédiées; idem pour la tentative d’invasion espagnole et la grande Armada.

Pour finir, le roman se lit très bien, particulièrement les deux-tiers. On ne peine pas avec les 900 pages. J’ai un peu survolé la fin qui m’a parue un peu bâclée, par contre.

 

Résumé :En 1558, les pierres patinées de la cathédrale de Kingsbridge dominent une ville déchirée par la haine religieuse. En Angleterre, Elisabeth Tudor devient reine et le pouvoir passe de manière précaire des mains des catholiques à celles des protestants.

Toute l’Europe se dresse contre elle. La jeune souveraine, habile et déterminée, crée les premiers services secrets du pays, afin d’être avertie à temps des complots qui se trament contre sa vie, des projets de rébellion et des plans d’invasion.

À Paris, Marie reine d’Écosse, proclamée souveraine légitime de l’Angleterre, attend son heure. Jeune femme séduisante et obstinée appartenant à une famille française d’une ambition sans scrupule, elle possède de nombreux partisans qui intriguent pour se débarrasser d’Elisabeth.

Ned Willard n’a qu’un désir : épouser Margery Fitzgerald. Mais lorsque les amoureux se retrouvent de part et d’autre de la fracture religieuse qui divise le pays, Ned se place au service de la princesse Elisabeth. En ce demi-siècle tourmenté où l’extrémisme attise la violence d’Edimbourg à Genève en passant par Paris, l’amour entre Ned et Margery paraît condamné.

 

A lire aussi:

  • Les piliers de la terre – même auteur
  • La cathédrale de la mer (saga formidable) – Ildefonso Falcones
  • Fortune de France – Robert Merle
  • Les rois maudits – Maurice Druon
  • La reine Margot – Alexandre Dumas

 

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