Premières lignes #11février

 Premières lignes

 » An 1 – première génération
 » Reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée de fonder une nouvelle société en pleine harmonie avec la nature, en scellant ce pacte, nous nous promettons confiance mutuelle et soutien. Nous serons confrontés à des épreuves, des dangers voire à l’échec, mais nous rechercherons avec prudence et raison la joie, l’amour, la beauté, la communauté et la vie ».
Extrait de la Constitution de la Communauté de Pax, rédigée sur Terre en 2065″

C’est un livre formidable que j’ai fini par ouvrir et à lire en deux jours. C’est l’un des meilleurs romans de SF récents que j’ai pu lire aussi. Je peux dire que j’en ai lu pas mal et que j’étais lassée de la SF ces dernières années…
Mais Semiosis, puisqu’il s’agit du roman de Sue Burke m’a donné à nouveau envie !

Semiosis, c’est l’histoire d’une colonisation d’une planète (un thème que j’aime bien) : 50 colons qui trouvent un site d’atterrissage (pas celui prévu à l’origine). Les débuts sont difficiles : des morts dont des scientifiques essentiels à la survie, et surtout la destruction  des unités avec le patrimoine génétique à déployer ainsi que le synthétiseur de nourriture. Les survivants vont donc se débrouiller. Et on assiste à un passage de génération en génération, à une prise de contact incroyable puisque la forme de vie autochtone est surprenante….
Les points de vue divers sont très bien maîtrisés, le rythme est bien géré – le tout est passionnant !
On pense à beaucoup de romans de SF. Pour ma part, à divers endroits, j’ai eu un gros flash du premier contact entre les Terriens et la planète Ténébreuse, La planète aux vents de folie de MZ Bradley, sûrement à cause de la flore et des conditions de survie.
Semiosis est plus que le récit d’une utopie, c’est celui d’une communication – et un roman qui donne la parole à une plante, chapeau !

Il y a une suite, sortie en anglais en 2019. J’ai hâte…. (site du roman)

Semiosis par Burke

sémiose : désigne la signification en fonction du contexte. On peut donc noter que dans la mesure où la signification et le contexte sont un ensemble d’autres signes, la sémiose peut être simplement définie comme un ensemble de signes indissociables.C’est une notion de sémiologie. Le signe « lever le doigt » peut signifier :

  1. Je voudrais la parole s’il est employé dans une salle de classe ;
  2. mais aussi Arrêtez-vous s’il est utilisé à un arrêt de bus.

Ce même signe a plusieurs sémioses c’est-à-dire qu’il appartient à plusieurs ensembles « signe-contexte-signification ».
La sémiose est donc de la communication.

Sémiosis faisait partie du HMSFFF Challenge du mois de janvier.

Les autres premières lignes sont chez :

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 Mille rêves en moi

 

Premières lignes #27janvier

Me revoilà avec les premières lignes d’un livre qui va aller grossir mon challenge de l’Imaginaire, fantasy oblige. D’ailleurs, vous allez très vite deviner de quoi il s’agit :

« Au fil des trois cents dernières années, les mestres de la Citadelle, qui tiennent les chroniques de Westeros, ont utilisé la Conquête d’Aegon comme pierre de touche. Naissances, morts et autres événements sont datés soit apC (après la Conquête), soit avC (avant la Conquête). Les véritables érudits savent qu’une telle datation est loin d’être précise. La conquête des Sept Couronnes par Aegon Targaryen ne s’est pas effectuée en un jour. « 

Et oui, Westeros, le trône de fer, les Targaryen ! mais cette fois, il ne s’agit pas d’un tome de la série mais de Feu et sang (Fire & blood) T.1 : GRR Martin se fait le chroniqueur de l’époque d’Aegon le conquérant, 300 ans avant les événements du Trône de Fer. Ce n’est donc pas un roman mais un livre d’Histoire, fictive, évidemment. On y apprend comment l’ancêtre de Daenerys a conquis le territoire et a soumis peu à peu les différents royaumes avec ses dragons, dans le sang (que de morts !) et le feu (le dragon est une bestiole incendiaire au cas où on l’aurait oublié depuis la saison 8 calamiteuse mais  tout à fait réaliste sur ce plan de la série TV).

C’est intéressant  mais je le trouve parfois un peu fastidieux : on peut écrire l’Histoire sans être aussi ennuyeux, en fait. Ce que j’aime dans l’écriture de Martin, ce sont les différents points de vue (tous ces personnages secondaires, jamais vus dans la série TV par ex. ), les pérégrinations  : le Trône de Fer est avant tout une série de roman très géographique, ce qu’on voit peu dans la version TV, on se promène beaucoup, on passe du temps sur les routes. Ici, à certains moments, on assiste à une énumération de faits, surtout quand il s’agit de batailles (et les combats à n’en plus finir me cassent les pieds, je dois bien l’admettre). Par contre, pour relater des détails, sur les Targaryen ou sur d’autres familles, sur la culture, les us et coutumes, là, le livre en devient captivant. Bien sûr, il faut être un minimum fan.

Feu et sang - tome 1

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Premières lignes #13janvier

Fantastiques, ainsi sont les premières lignes de cette semaine :

« Quand Makepeace se réveilla en criant, après un troisième cauchemar, sa mère se mit en colère :
– Je t’avais dit d’arrêter de rêver comme ça ! lança-t’elle en baissant la voix pour ne pas réveiller le reste de la maisonnée. Et si jamais ça t’arrive, il ne faut pas crier !
– Je n’ai pas pu m’en empêcher, chuchota Makepeace, effrayée par le ton féroce de sa mère. « 

Et voilà une histoire de cauchemars, de fantômes et d’autres phénomènes étranges qui commence…. Signé Frances Hardinge (L’île aux mensonges, Le chant du coucou, …), ce roman jeunesse installe dès le départ une atmosphère d’angoisse, parfois digne de L’épouvanteur.
Fantastique, étrange, La Voix des ombres nous emmène aussi dans une époque historique bien précise, l’Angleterre de Charles 1er ,ce roi qui sera décapité au moment de la Première Révolution anglaise . 

 

La voix des ombres par Hardinge

Résumé : Dans l’Angleterre du XVIIe siècle, l’esprit des morts se réfugie parfois dans le corps des vivants. La jeune Makepeace est envahie par l’un de ces fantômes, et s’aperçoit que la colère qu’il transporte avec lui lui permet d’affronter la famille de son père.

  • Broché : 512 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (24 janvier 2019)
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2075080585
  • ISBN-13 : 978-2075080583

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Il entre aussi dans mes lectures pour le challenge de l’Imaginaire 2020

Challenge de l’Imaginaire – 2020

2020, nouveaux projets et … allez, pourquoi pas un petit challenge ? (petit, pourquoi, petit? )

Celui-ci me convient bien : je ne vais pas m’appesantir sur ma prédilection pour la littérature de l’imaginaire ( comme dirait l’autre, je suis tombée dedans quand j’étais petite). C’est le moment d’en profiter avec ce très beau challenge : toutes les modalités sont clairement définies chez Ma Lecturothèque et pour s’inscrire, c’est aussi sur son blog que ça se passe. 

Je me suis inscrite dans une catégorie un peu au pif : je vais dire que je suis allée au plus simple en pensant surtout que je changerais tranquillement au fil de l’année selon mes lectures. Je n’avais pas spécialement envie de (re) lire des classiques en ce moment, donc  pas de « Catégorie D : Elfe de l’incontournable «  (j’ai hésité mais je ne suis pas très elfique moi-même, je suis plutôt Hobbit, chut.. 😁). Je vais donc opter pour la  catégorie A.

Voilà un challenge qui commence bien, avec de belles bannières.

Si ça vous tente, lancez-vous !

Mes lectures pour le challenge

  1. La voix des ombres – Frances Hardinge 
  2. L’enfant de poussière – Patrick K.Dewdney (Le Cycle de Syffe 1)
  3. La peste et la vigne – Patrick K.Dewdney (Le Cycle de Syffe 2)
  4. Feu et sang. T1 – GRR Martin
  5. Hazel Wood – Melissa Albert 
  6. Semiosis – Sue Burke 
  7. Le chant du coucou – Frances Hardinge
  8. L’ours et le rossignol – Katherine Arden 
  9. L’Héritage de l’Epouvanteur – t.16 – Jospeh Delaney 
  10. Pierre-de-vie – Jo Walton
  11. Soeur des cygnes 1 et 2 – Juliet Marillier
  12. La tempête des échos – Christelle Dabos
  13. L’espace d’un an – Becky Chambers
  14. La chanson de l’exil – MZ Bradley
  15. La matrice fantôme – MZ Bradley
  16. Une histoire naturelle des dragons (Mémoires par Lady Trent . 1) – Marie Brennan 
  17. Cheyenne 6112 – Camus & Grenier 
  18. Les neuf princes d’Ambre – Roger Zelazny 
  19. Tigre, feu et flamme – Bradley, Lackey, Norton 
  20. La fileuse d’argent – Naomi Novik 
  21. L’option Excalibur – David Weber 
  22. Libration – Becky Chambers 
  23. Station eleven – Emily St John Mandel 
  24. Archives de l’exode – Becky Chambers 

Premières lignes #30juin spécial HMSFFF de juin

Dernière lecture consacrée au thème du mois de juin « Monstres et créatures  du challenge HMSFFF, ces premières lignes appartiennent à un célèbre auteur de fantasy:

« Depuis des temps immémoriaux, la Maison du Ver restait livrée à la corruption – ce qui allait de soi, car la corruption n’est autre qu’un des attributs du Ver blanc. Les yaga-la- bai, les enfants du Ver, se contentaient de sourire et de vivre leur vie, bien que les tentures pourrissent sur les parois de leurs tunnels interminables, que leurs effectifs se réduisent année après année, que la viande se fasse de plus en plus rare et que la roche qui les entourait tombe en poussière. « 

Nouvelle publiée en 1976, Dans la maison du ver a été rééditée récemment chez Pygmalion avec de belles illustrations – et est signée GRR Martin qui a aussi écrit de la SF.
Court récit initiatique, horrifique, descente (ça, on descend! ), rencontre avec l’autre, nous rappelant que les monstres ne sont toujours pas ceux auxquels pense, Dans la maison du ver aurait mérité d’être plus amplement développée – même si le fait de croiser de gros vers blancs est passablement un brin dégoûtant. Bah oui, que voulez-vous, je sais bien qu’ils sont utiles, n’empêche que je les trouve pas très ragoûtants…
A part ça, j’aurais bien aimé en savoir plus : que s’est-il passé ? Quel est ce monde ?
A noter en positif : l’ambiance dans ces tunnels. Tout se déroule dans le noir et on y est! On avance avec les personnages, à l’aveugle. L’atmosphère en devient pesante, irrespirable, terrifiante. C’est superbement bien fait. S’il fallait prouver une fois de plus que Martin est un très bon écrivain….

Résumé : Sous les ruines d’un monde ancien grouille la vie. Dans une ville croulante, sur une planète mourante et oubliée de tous, le jeune Annelyn profite de la fête organisée à l’occasion de la nouvelle Mascarade solaire. Superbe dans son costume de soie, son arrogance est à la hauteur de sa beauté. Quand il est moqué devant ses nobles amis par le Viandard, chasseur de grouns, il échafaude un plan de revanche. Mais la terrible vérité qui se cache derrière l’histoire de son ennemi va transformer sa tentative en une inexorable descente aux enfers

Prochain thème du challenge pour le mois de juillet :

 

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Premières lignes – spécial challenge HMSFFF #16juin

La semaine dernière, je vous disais que j’étais en « pause de challenge HMSFFF ». La raison était principalement une première lecture mitigée… dont je vais parler ici aujourd’hui ! Et voici les premières lignes de la semaine :

« Le bruit des échanges radio m’emplit les oreilles. Des voix différentes qui parlent en même temps.
Est ce que ça y est ? Est-ce que je vais la trouver ?
 » Identification confirmée: VMAL New Haven. Il n’a pas donné signe de vie depuis trois ans. 
– Les boucliers énergétiques sont coupés. Vous pouvez approcher sans problème.  » « 

Et pour donner un peu de sens à ce début, le résumé, tout de suite :

CAPITAINE CONRAD HARRIS : DÉCÉDÉ Le voilà, le moment que je déteste. Me réveiller, c’est toujours pire que mourir. Et notre homme sait de quoi il parle ; il en a connu des missions suicides, incarné dans un « simulant », un clone aux capacités neurophysiologiques exceptionnelles. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a surnommé Lazare, cet éternel ressuscité. Son équipe de SimOps et lui sont les soldats d’élite de l’Alliance, engagés dans la guerre impitoyable de l’humanité contre les Krells. À qui d’autre confier la mission « Clef-de-voûte » ? Elle les entraînera en territoire ennemi, vers une station de recherche secrète chargée d’étudier un mystérieux artefact qui n’est ni krell ni humain. Mais les meilleurs guerriers ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Et Harris lui-même poursuit une autre quête qui le tourmente…

Lazare en guerre: l’artefact est donc le premier tome d’une trilogie (suivie d’une seconde trilogie : La guerre sans fin).
Premier point dont j’aurais dû me méfier: il s’agit de SF militaire. Je dois le dire tout de suite: ce qui se rapporte à l’armée n’est pas ma tasse de thé. Et cela s’est confirmé avec cette lecture.
Le roman débute par un premier chapitre percutant à la fin duquel il s’avère que notre personnage principal est décédé.
Enfin, pas tout à fait: son clone est mort.
Le principe fait d’ailleurs largement penser à Avatar, de James Cameron. Mais l’usage de ces super-clones n’est pas sans effet sur leurs utilisateurs: les soldats sont tous rongés psychologiquement, voire instables, souffrant de trouble de stress post-traumatique, le personnage principal Conrad Harris en tête !
Les scènes de bataille/baston sont bien décrites, ceci dit mais n’étant pas fan de déchaînement de violence/armes à feu, je ne peux pas dire que j’y ai été très sensible.
J’ai souvent eu l’impression de revoir Aliens (particulièrement le second film), avec les marines embarqués dans une mission suicide face aux vilaines bébêtes – sauf que je préfère regarder Alien !
D’ailleurs, qu’en est-il, des créatures ?
Pas grand chose, justement. Elles semblent être un prétexte, une justification de cette guerre. J’aurais aimé qu’on en apprenne plus, qu’elles soient plus présentes…

De même, j’aurais aimé que les personnages soient moins stéréotypés: le capitaine traumatisé, la seule femme, le latino, le bleu… Voilà, c’est sympa mais on a déjà vu/lu ça mille fois. Tout est un peu trop caricatural à mon goût (les flash-backs du capitaine, par ex.). J’ai eu l’impression de revoir des scènes de films de guerre, particulièrement ceux qui se passent durant la guerre du Vietnam ( Platoon, Full metal jacket, Apocalypse now , peut-être en ai-je trop vu, finalement ? ).
Le plus délectable est la big référence à Joseph Conrad (qui donne son nom au capitaine, en passant) et à Au coeur des ténèbres, qui inspira Coppola pour son Apocalypse Now (la connexion est très forte entre ces oeuvres).
Beaucoup de thèmes sont  abordés : la guerre, la mort, l’utilisation de drones et ce qui en découle,  la folie, le mysticisme…

Il reste que le livre n’est pas mauvais du tout: il se lit bien, on a envie d’avancer, de savoir. C’est solide, bien construit.
Malgré tout, je me suis ennuyée en le lisant et, non, je n’ai pas envie de connaître la suite. Je pense que je ne constitue simplement pas le bon public pour ce genre. 

Apocalypse Now – Kurtz:

26/01/2017
Editeur Atalante
Collection Sf Militaire

Une interview de l’auteur qui parle, entre autres, de la nouvelle trilogie et de ses influences.

Je vous parle bientôt de mes autres lectures pour le challenge (j’ai trouvé deux romans en lien avec le sujet à la médiathèque !).

Tous les détails du Hold My SFFF challenge sont à retrouver chez  Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary!

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Lire de la SFFF ? Un challenge sympa !

Qu’on ait l’habitude ou pas de lire de la SFFF (Science-fiction, Fantasy et Fantastique),

qu’on en lise un peu, beaucoup, qu’on soit fan ou qu’on ait envie de découvrir le genre, voici un excellent challenge littéraire  lancé par Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary!

Alors, ça se passe comment ?

  • Un challenge sur un an, du 1er Juin 2019 au 31 Mai 2020,
  • Un thème par mois,
  • Une sélection de 10 romans chaque mois,
  • Trois niveaux de difficulté,
  • Du plaisir en barre fois mille XXXL

La participation au challenge ne nécessite AUCUNE INSCRIPTION (j’adore cette idée!)

Si ça vous intéresse, il n’est pas trop tard (il n’est jamais trop tard), rejoignez-nous sur le groupe facebook « Hold My SFFF Challenge » pour partager  avis, chroniques, coups de coeur. On ne mange personne !

Du coup, vous pouvez commencer dès aujourd’hui, le thème de juin étant consacré au thème « Monstres et Créatures » : 

HMSFFF juin

La sélection de livres n’est pas exhaustive. Elle permet de débloquer  des titres bonus si tu veux passer au level supérieur du challenge (bah, oui, sinon, c’est pas vraiment un challenge !) :

HMSFFF titres

N’hésitez pas, ça n’engage à rien ! sauf à faire de belles découvertes littéraires ! Et surtout, n’oubliez pas de partager vos avis, lectures, etc… avec le  le hashtag #HMSFFF sur Twitter, FB,  Instagram .

 

Pour l’instant, j’ai choisi de lire Lazare en guerre (T.1 – L’artefact) de Jamie Sawyer, histoire de découvrir un roman que je n’avais pas déjà lu. Pour l’instant, j’ai avancé assez rapidement. Par contre, je trouve le roman bourré de clichés, du déjà-lu (une partie m’a fait penser à une partie de l’Eveil du Léviathan (The Expanse, pour la série). Et non, je ne suis toujours pas fan de guerre ni des problèmes des militaires…


Au hasard, parmi les romans de SFFF parlant de créatures de toutes sortes, je pensais  aux Griffes et des Crocs de Jo Walton qui propose une histoire peu ordinaire de dragons (j’en avais parlé ici), ou à la série de Robin Hobb, la Cité des Anciens.
Question créatures, en urban fantasy, je conseille A comme Association de Erik Lhomme et Pierre Bottero.
Je pensais aussi aux créatures qui marquent le cycle de Tschaï, un grand classique de la SF, signé Jack Vance. 

 

Dans un autre registre et en parlant de Lovecraft qui est aussi proposé, voilà une très bonne vidéo à propos de Cthulhu et des tous les autres:


La liste est longue ! 

Bonnes lectures !

 

365 jours d’écriture – Nain monstrueux

essais2

Nain monstrueux! Voilà un thème pour lequel j’ai déjà un personnage: oui, le fameux Biafin  que j’avais allègrement mis en scène (et en délire) ici .
Je dois dire que je n’avais pas grand chose de plus dans mes brouilons. Mais Lord Chours, mon très cher, après avoir lu la…chose, m’a dit : «  Tu vas écrire la suite? ».
Voilà une suite des aventures du Nain Biafin.

 

Où l’on retrouve le nain Biafin, et quelques monstruosités:(attention jeux de mots non testés avant usage)

Une forêt, visiblement enchantée, plantée de très beaux arbres ; ça étincelle, ça verdoie, en gros: ça sent l’elfe.

Biafin: (chevauchant son lapin géant, Pluche et tentant de s‘orienter):

Mouais, j’suis toujours pas convaincu par l’idée de Train d’Huile, sur ce coup-là… Balancer des lutins bleus en renfort, quand même, c’était…(il s’arrête. Pluche a freiné des quatre fers, des quatre pattes, plus exactement, et un lapin qui freine brutalement, c’est un nain qui, après cabriole avant, se retrouve par terre. Et rageur, qui plus est, et commotionné. Bref).

Grognements, insultes (en langage nain impossible à retranscrire ici, le blog n’admettant pas les runes)

Mais par ma barbe, et celle de mes ancêtres, Pluche! (Biafin se frotte le fondement).

Une voix s’élève ( assez mélodieuse)

N’est-ce pas hilarant, mon bon?  Un gnome qui grommelle le derrière dans l’herbe fraîche!

Biafin (après un coup d’œil assassin):

Z’êtes qui, vous? Oui, le grand dadais sur le dada!

Un chevalier paré d’une armure brillante car astiquée récemment fait volter son destrier. Il s’adresse à son compagnon, un petit être des forêts, vêtu de brun et de vert, aux oreilles fort pointues si on regarde bien.

Le Chevalier Luisant:

Oh, le gnome sait parler! Je te l’avais dit, Elphonce, c’est positivement désopilant!

L’elfe ne répond pas. Il se contente de hocher la tête du haut de son âne.

Bien, bien. Je vais contenter le rustre.

Biafin ( entre ses dents ou dans sa barbe, c’est au choix)
Gnome et rustre, quel mal embouché, ce cavalier à deux balles! Je vais lui faire avaler ma pioche et le manche avec! (à l’adresse du chevalier): Je suis un Nain, Môssieur le philistin! Mon nom est Biafin, fils de (nous connaissons la suite et elle n’est guère à l’avantage de notre nain).

Le Chevalier Luisant (s’étouffant presque de rire):
Mais…c’est….(entre deux hoquets)….écoute donc, Elphonce!  Vraiment as-tu entendu chose plus ….terrifiante, ridicule, ….que dis-je…monstrueuse!(calmé soudainement, le chevalier se redresse) Oui, c’est le mot! Vous êtes un nain monstrueux, Biafain!

 Elphonce: (approuvant avec moult hochements de tête)
Coin! Coin!

Biafin (ébahi et énervé)
C’est Bia-fi-nn, crétin, c’est pas anodin pourtant! Et il a quoi, votre elfe, là? Un canard dans le gosier?

Le Chevalier luisant: (un peu embarrassé du coup)
Hum… C’est que… Nous étions en quête… Et malheureusement n’avons point abouti, une malédiction avons pris..

Biafin:
Pouvez pas jacter comme tout le monde? Et puis, c’est bien beau mais c’est quoi, votre petit nom?

Le Chevalier Luisant:(digne)
Prosper. Je suis le chevalier Luisant. Comme le ver.

Biafin (se massant les tempes)
La migraine me guette, là. Prosper Le Luisant Ver? Chevalier de la Table Illuminée ou bien?

Le Chevalier Luisant:
Que nenni. Je veux dire : non. Prosper Mais Rimé.

Biafin (avec un cri de rage et de désespoir – oui, comme dans Corneille):
Que les dieux me foudroient! Je sais pas, n’importe lequel, celui en charge des éclairs et des jeux de mots capillotractés! Rahhh! Bon, et la créature aux oreilles pointues à dos d’âne, c’est Elphonce sur son baudet?

Elphonce (approuvant):

Coin!

Biafin:
Mais quel est le sorcier à la sauce d’andouille qui vous refilé une telle malédiction? Celui des sortilèges littéraires? Le Nec-Roman?

Le Chevalier Luisant: (un peu honteux, ou du moins, pas très fier)
Ma foi…Lui-même.

Biafin (d’un geste):
Non, pas de « coin »! Et pourquoi il cancane, celui-ci?

Le chevalier Luisant:
Disons que… le Nec-Roman en a eu assez de nous.

Biafin:
Pas étonnant! Il a dû vous virer de la Librairie En-T manu-militari, allez, zou, droit dans….(comprenant soudain). Ohhhh, non….(désespéré)

Le Chevalier Luisant:(intéressé)
Ah, vous connaissez les lieux?

Biafin:
Bien sûr. Tout le monde fuit l’affreux Nec-Roman comme la peste, lui et son étang maudit!

Le Chevalier Luisant:
Certes. Il en a eu marre…

Biafin:
La mare des Jeux de Mots-Dits. (se tournant vers son Pluche, le lapin géant): Et il a osé me traiter de monstre… Parfois, je me sens las, dans cette histoire, mais las….

Fin

Le « Coin, coin » est un clin d’oeil à un texte écrit à quatre mains avec Lord Chours où il était question d’elfe paumé, de fée délurée et de …canard.

365 jours d’écriture – Incipit

essais2Comme j’ai commencé joyeusement à parler de l’incipit (mécékoissa?) chez Girlkissedbyfire qui a eu la bonne idée de lancer ce défi écriture, je reprends.

Un incipit (dites : « in-ki-pi-te » ou « inssipite », c’est comme vous le voulez)  désigne les premiers mots voire les paragraphes d’une oeuvre littéraire, de tout texte, en fait. Donc, il s’agit du début, bingo!

On trouve des phrases célèbres  comme :

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » (incipit de « Du côté de chez Swann  » Proust) . Celui-ci me vient systématiquement à l’esprit quand on parle d’incipit. (mes études littéraires ont finalement de beaux restes et ma mémoire aussi un peu – oui- quand même – mais quand je dors –  oui, j’ai décidé de me flatter un peu, visiblement, c’est clair! )

Il y  a aussi (je le cite en entier même si ce sont probablement les 2 premières phrases qui marquent):
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. » ( « L ‘Etranger  » – Camus –) La suite donne ceci : « L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : « Ce n’est pas de ma faute. » Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On n’a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler. »

 

« Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers » (La Gloire de mon père , Marcel Pagnol)
Mais l’incipit peut être de la taille d’un paragraphe comme d’un 1er chapitre. Tant que j’y suis, voici d’autres incipits célèbres:

En anglais:
In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole, filled with the ends of worms and an oozy smell, nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat: it was a hobbit-hole, and that means comfort.” The Hobbit – JRR. Tolkien
Pour Le Hobbit, il existe à présent 2 traductions en français (1969 et 2012)

« I had a farm in Africa at the foot of the Ngong Hills. The Equator runs across these highlands, a hundred miles to the north, and the farm lay at an altitude of over six thousand feet. In the day-time you felt that you had got high up; near to the sun, but the early mornings and evenings were limpid and restful, and the nights were cold. »
Karen Blixen Out of Africa (Une ferme africaine) traduction française

« Call me Ishmael. » (Moby Dick  H.Melville)

En allemand:

« Als Gregor Samsa eines Morgens aus unruhigen Träumen erwachte, fand er sich in seinem Bett zu einem ungeheueren Ungeziefer verwandelt. »
(« Un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire Samsa s’éveilla transformé dans son lit en véritable vermine« ) La Métamorphose – F.Kafka

En italien:

« Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura! »

Divine comédie – L’enfer – chant I –
Dante Alighieri

(« Au milieu de la course de notre vie, je perdis le véritable chemin, et je m’égarai dans une forêt obscure : ah ! il serait trop pénible de dire combien cette forêt, dont le souvenir renouvelle ma crainte, était âpre, touffue et sauvage.« )

En espagnol:

« Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo. »

(« Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. ») Cien años de soledad – G.G Marquez (Cent ans de solitude)

Et après tout ça, ai-je un incipit?
Bonne question. Oui, plusieurs.
En voilà un: je suis allée le rechercher dans une mini fan-fiction sur mon autre blog.

« C’était une nuit de feu, hors-limites, hors contrôle.

C’était une nuit où l’imminence était palpable, l’imminence de ce qui pourrait ou allait arriver – et cette sensation en était si délicieusement dangereuse que rien n’aurait pu l’arrêter.

Il fallait vivre cet instant, ces minutes, ces heures pour enfin se sentir vivre – vivre oui ! cesser de se sentir prisonnière  d’un destin à chaque détour tracé –  vivre hors du carcan de ce monde qui n’en finissait plus de tracer des bornes, de placer des haltes.

Oui, c’était une nuit pour avoir l’illusion d’être  libre, de se sentir en dehors des barrières corporelles, d’un esprit si raisonnable. Il était là, à portée de main ce moment où tout était permis ou presque.  »

(et la suite est ici )

365 jours d’écriture – Mini scène de théâtre

essais2
Un nain : Biafin
Un ours-garou: Grogn’h
Deux gobelins bandits: Oulôtre et Trossec

La scène se déroule dans la clairière d’une vaste forêt. On entend des bruits de bataille, des cris, des vociférations, des insultes, des armes de combat frappées les unes contre les autres.

Le Nain – Biafin (fils de Térébentin fils de Trod’cocahaine fils…)
(brandissant une pioche, 1,40m de fureur et de barbe en bataille)

-Tadah, tu es fait comme un rat, mon gars! Tu l’avais pas vue venir, celle-là!

1er Gobelin – Oulôtre (non, mais, Oulôtre est son prénom ; il n’y peut rien, le pauvre)

J’l’avais pas vue, tu peux parler! (il crache de façon malpropre) Sacrée foutue dent! M’en reste encore une p’tite dizaine pour croquer des p’tits nains bien tendres! Bah, ouais, ça s’bouffe aussi, pas vrai, Trossec?

2ème Gobelin – Trossec (s’esclaffant)
– Bien parlé, compère! Faut dire qu’on en a vu d’autres, nous autres! Le Gouffre de Helm, c’était d’la rigolade à côté de c’qu’on a fait….Ah, t’es mal tombé, mon pote! Tu vas goûter de ma rapière…

Biafin (Nain – en même temps, je ne vais pas vous le répéter à chaque fois)
-(murmurant) Bien, appelons à l’aide sinon je serais jamais à l’heure pour le goûter…(appelant d’une voix très puissante): Ô ami Ours, viens à la rescousse, montre-toi, ô change-peau des bois et à coup de pelle, assomme mes ennemis de ce pas!

Oulôtre (ricanant):
– Non? Il est sérieux, là? Il utilise cette vieille incantation des Magichiens? Cette formule toute moisie dont le père Merlaf lui-même n’ose plus se servir?

Trossec (sentencieux):

– Dumbeuldain, pas Merlaf!

Oulôtre:
– De quoi?

Trossec (insistant):

– Le Magichien, c’est Dumbeuldain, pas Merlaf.

Oulôtre (menaçant)
– Et ma main dans ta …

Bruits venant de la forêt derrière eux. Entre une créature immense, fort velue tenant dans son énorme main ce qui ressemble à s’y méprendre à une pelle à tarte (mais géante).

Trossec (interloqué)
– Tu vois ce que je vois? Mais c’est quoi, ce bestiau-là, le nain?

Biafin (tranquille)

– C’est mon ami Grogn’h.C’est  un ours-garou. Enfin, ça saute aux yeux, messieurs.
Bon, reprenons-nous?

Oulôtre: (à son comparse Trossec)
– Non, mais, t’as vu le …truc? Il manque plus qu’un dragon et on serait dans une sacrée daube, m’est avis.

Trossec:
– Ferme ton bec, toi. Des dragons, des dragons ! on en rajoute pas mal à leur sujet mais on n’en voit jamais la queue d’un, façon de causer, j’entends. Alors, la ramène pas à cause que tu sais tout passque  ton langage est une plaie pour la grammaire!

Oulôtre:
– C’est la caverne qui se fout de la cavité, là! Tu t’es entendu? Même un orque sait mieux sa syntaxe que toi, ignorant!

Les deux gobelins se font face. Mais un grognement mêlé d’un feulement les arrête.

Oulôtre (tremblant)
C’est le dragon, ça y est!

Trossec:
– Triple buse d’abruti de gobelin! C’est le grand machin, là! L’ours-grogneur!

L’ours -garou (vers Biafin)
– Grogne, grogne….! Grrrrr!Groummmpf!

Biafin:
– Par ma barbe, j’ai oublié le manuel de décryptage de l’oursique version garou…. (il agite les mains, tentant de communiquer). Taper? Non. Boire? …Non….
Trossec (impatient):
– Bon, on y va? On attend quoi, là? L’hiver?

Biafin (continuant ses gestes ):
– Il vient. Non, on fait un temps mort. Une pause quoi.
Ours-garou:
-Groummmmpfffff! Grrrrrouuuuu!

Oulôtre (s’asseyant par terrre):
– Temps mort, on a dit, le Velu!

Trossec soupire et s’assied aussi. L’Ours-Garou fait de même sur une souche, sort un pot de miel de l’une de ses poches cachées dans sa fourrure et se met à manger.

Biafin (ravi):
– Voilà! Il avait besoin de se nourrir! J’ai trouvé!

Trossec (grognon):
– T’as trouvé walou! Ton poilu, il sait pas quoi faire et toi, tu sais pas lui causer. Bon, et pendant ce temps-là, y a pas de goûter pour nous.

Oulôtre (rêveur):
– On aurait dû faire « hobbit », non, parce que ça mange bien, le hobbit, ça festoie, ça petit-déjeune, tout ça, tout ça. Mais « gobelin », « bandit« , c’est le comble du naze. Tu crèves la dalle. A la limite, change-peau, comme çui-là, c’est pas mal aussi. Tu te tapes du miel mais c’est mieux que « elfe » où t’as droit à la verdure jusqu’à te rendre herbivore…

Trossec (pince-sans-rire):
– Genre « licorne » aussi.

Oulôtre :
– Je vois pas le rapport, là.
Biafin (depuis 5mn, essayant de passer un appel téléphonique sur son portable):
– Au lieu de partir dans des blagues tellement vaseuses qu’il va bientôt falloir des bottes pour avancer, vous pourriez pas vous rendre utiles? Pour une fois? Vous savez pas pourquoi y a si peu de réseau?

Oulôtre:
– Ah, mais là, tu vas galérer. Faut que tu chopes le réseau de Poudlard, direct, mon pote. C’est une question d’ondes et de co-existence des mondes magiques….

Trossec (qui se lève et l’interrompt):
– N’importe quoi! Faut pas écouter ce béotien! Le relais le plus proche est à Minas…

Oulôtre:
– Turlututu! J’en reviens pas, quel boulet! J’suis au bout d’ma vie, là! Depuis quand tu sais ça? Hein?

Trossec:
Môssieur sait mieux que moi, mais bien sûr, t’as raison, mec. Je tiens mes infos de Pikachu lui-même alors ….pouêt, pouêt

Biafin:

Silence! Je capte! (au téléphone): Oui? Votre Elfinesse? Votre Hautaine Elfique? Monsieur Train d’Huile? Oui, bien, merci, vous de même, votre Hauteur. Dites-moi, vous pourriez m’envoyer un traducteur d’oursique version garou à la Forêt interdite? Par magiréseau ou portail, c’est vous qui voyez. Non, pas tous…non….pas eux, s’il  vous….Oh. Il a raccroché.

Presque aussitôt, on voit apparaître un vieux bus à double étage peint en jaune dans lequel des voix s’élèvent des voix pointues :«  Lala, la schtroumpf la la, c’est le schtroumpf…. ». Le conducteur a des oreilles pointues d’elfe et un sourire brillant.

Trossec:
– Par le pouvoir du troll sidéral…Des lutins bleus? Et quoi d’autre? Un conducteur elfe?
Oulôtre:

– Sidéré je suis. Manquerait plus que le dragon, m’est avis.

Biafin (dépité):
– M’est avis aussi.

Fin de la scène

Note: Biafin et les autres sont nés de ma énième lecture du « Hobbit » (merci professeur Tolkien) et de mon imagination.

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