Throwback Thursday Livresque: Noir et sans espoir ou Lumière et plein d’espoir

C’est jeudi, c’est TBTL:

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Here we go! 
Cette semaine:

Autrement dit: roman désespéré, sombre (« noir  » concernant le polar donc pas forcément « sombre » ^^) ou/et livre lumineux, feel-good etc…

Je dois dire que, cette semaine, c’est encore un peu dur, dans le sens où, pour ma part, un roman « sombre » n’est pas sans espoir. J’apprécie énormément les livres aux histoires dites dures, difficiles et cie sans pour autant sombrer dans le marasme. De même, je ne suis pas fan du « tout sombre ou tout clair », mais je m’égare…
Ceci dit, après avoir tergiversé, j’ai fini par arrêter mon choix sur  La nostalgie de l’ange d’Alice Sebold. (Lovely bones en V.O, de même que l’adaptation ciné, d’ailleurs).

 » Nom de famille : Salmon, saumon comme le poisson ; prénom : Susie. Assassinée à l’âge de quatorze ans, le 6 décembre 1973. […] C’est un voisin qui m’a tuée. Ma mère aimait ses parterres de fleurs et un jour, mon père et lui avaient parlé engrais.  »

Le viol et le meurtre de la petite Susie sont sans doute les souvenirs les plus effroyables qu’elle ait emmenés au paradis. Mais la vie se poursuit en bas pour les êtres que Susie a quittés, et elle a maintenant le pouvoir de tout regarder et de tout savoir. Elle assiste à l’enquête, aux dramatiques frissons qui secouent sa famille. Elle voit son meurtrier, ses amis du collège, elle voit son petit frère grandir, sa petite sueur la dépasser. Elle observe, au bord du ciel, pendant des années, la blessure des siens, d’abord béante, puis sa lente cicatrisation… Habité d’une invincible nostalgie, l’ange pourra enfin quitter ce monde dans la paix.

 

A ce stade, on va me dire « et bien , c’est d’une gaieté folle, Niess! Tout va bien dans ta vie? » (^_^). 

Ce à quoi, je réponds: attention, chef d’oeuvre! Livre somptueux, récit dévastateur.

Ce roman est tout simplement magnifique.
Bien sûr, le début est sans doute dur à lire pour certains mais le récit entier en vaut la peine. Car la  tristesse s’efface peu à peu, les émotions se multiplient.
Et si je continue, je vais tout raconter….

Extrait:

« Si tu arrêtes de te demander pourquoi c’est toi qui as été tuée et non quelqu’un d’autre, si tu arrêtes d’explorer le vide que ta perte a laissé, si tu arrêtes de te demander ce que ressent toute personne laissée sur la Terre, tu pourras être libre. Dit plus simplement, il te faut abandonner la Terre. »

 

Il est à noter que l’auteure-l’autrice , s’est inspirée de sa propre expérience (laissée pour morte après un viol quand elle avait 18 ans). Alice Sebold nous prouve qu’il est nécessaire d’écrire sur la violence, la souffrance, en parlant d’espoir.

Lovely bones a été adapté par Peter Jackson en 2010.

 

T’as pas vu ma pop #3

En évoquant le style camp la semaine dernière, j’ai parlé de l’une des icônes pop; j’ai nommé Lady Gaga.

  • Icône pop 

L’icône pop telle qu’incarnée par  Stefani Germanotta (Gaga) pose la question de l’authenticité dans la pop culture.
A une époque où copier/emprunter équivaut à se réapproprier voire à se réinventer une identité, on peut se demander: « Mais où passé l’authentique? La pop culture ne serait-elle qu’un fake?  »

Quand Gaga écrit « Born this way » (dont j’ai déjà parlé la semaine passée), elle déclare l’avoir fait en une dizaine de minutes. Et nous, pas complètement idiots, de nous exclamer: « Forcément…quand on copie…! »

En effet, on entend dans « Born this way » , le « Express yourself «  de Madonna (autre icône pop) mais aussi un peu de « Libertine » de Mylène Farmer (encore une icône pop!) et même quelque chose du « When love takes over » de David Guetta; les deux morceaux commençant de façon très similaire…

Lorsqu’on lui en fait la remarque, Gaga a préféré citer Pablo Picasso :« Les bons artistes copient, les grands artistes volent ». Une citation déjà utilisée par …Steve Jobs:

L’artiste pop est donc un voleur d’idées, un ré-inventeur. Aussi est-il logique qu’il utilise le travestissement ( et l’incarnation de personnages, merci Mr.Bowie) afin  de s’exprimer pleinement.
Ce n’est pas pour rien que je parlais de David Bowie, l’homme aux multiples avatars (Ziggy Stardust, Halloween Jack, The Thin White Duke,etc ….) et à l’androgynie revendiquée.

Sans oublier Iggy :

Ou les New York Dolls

  • Come on, vogue! 

Le travestissement emprunte ses codes aux drags. Il est intéressant de noter que l’influence de la communauté gay est majeure pour les artistes et icônes pop.

Dans les années 70 et 80, les gay balls (autrement dit: les bals gays) font émerger un mouvement qui sera repris par Madonna des années plus tard : le vogueing ou voguing. 

« Apparu dans les années 1970 parmi la communauté transgenre et gay des afro et latino-américains le voguing est caractérisé par la pose-mannequin, telle que pratiquée dans le magazine américain Vogue durant les années 60 et lors des défilés de mode, intégrée avec des mouvements angulaires, linéaires et rigides du corps, des bras et des jambes.

Les danseurs se regroupent en équipes appelées « house »1. Ces équipes se retrouvent, et s’affrontent en chorégraphie, lors d’événements, les « balls » ou « balls de voguing ». Les« houses » (maisons) portent le nom de maisons de couture ou marques de luxe. »

wiki

Je vous conseille ce documentaire (avec sous-titres en français) : Paris is burning qui parle de ces bals.

Je ne crois pas que nous avions conscience de tous ces éléments quand nous dansions  sur  « Vogue »(enfin, je sais que j’ai dansé dessus) :

Un aspect intéressant: le défilé de mannequins a déjà été utilisé dans « Funny face » – avec Audrey Hepburn (icône pop, sûrement!) en 1957!

Pourtant, ce que l’on juge dans le voguing, c’est la realness, ce qu’on traduirait par « authenticité ». Etre « real » n’est pas seulement être vrai, réel; c’est atteindre ce point d’authenticité afin de pouvoir devenir ce qu’on ne fait que faire semblant d’être (et ça y est, je vous ai perdus^^).

RuPaul, célèbre drag-queen américaine, a même sorti une chanson sur le sujet. Les paroles disent ceci:

« If real is what you feel
Feelings aren’t real
Put your money down
Place your bet and spin the wheel »

Etre real, c’est savoir s’imposer, sans devenir ce qu’on prétend être.
C’est à peu près ce que dit Gaga :

 » Lady Gaga est ce que les autres pensent qu’elle est. Ce n’est pas nécessaire ce que je suis réellement »

« Même si je me sens Gaga, c’est-à-dire cette individualité très forte que j’ai découverte quand j’étais jeune à New York, aimais la musique, rencontrais de jeunes talents, travaillais avec des musiciens, des auteurs, quand j’étudiais cette scène et que j’ai embrassé ce style de vie, j’ai commencé à m’appeler moi-même Gaga après que les autres m’ont appelé comme ça »

(interview ici)

Et la boucle est bouclée quand Gaga rend hommage à David Bowie aux Grammys 2016:

« You’re born naked and the rest is drag » (RuPaul)

« Tu es né nu, » dit l’un. « Tu es né comme ça« , fait Gaga.

My mama told me when I was young
Ma maman me disait quand j’étais jeune
We are all born superstars
Que nous sommes tous nés superstars
She rolled my hair and put my lipstick on
Elle brossait mes cheveux et me mettait mon rouge à lèvres
In the glass of her boudoir
Dans le miroir de son boudoir

Born this way

 

La persona (du latin : per-sonare = parler à travers; le masque que portaient les   comédiens au théâtre pour prendre la parole; rien d’anodin, en fin de compte) n’est qu’un prétexte pour devenir ce que l’on est, en gardant à l’esprit que la vie peut être parodie, jeu, trouble, mais qu’il est nécessaire de la vivre maintenant. Je ne peux m’empêcher de penser à une autre icône pop, Jim Morrison, en écrivant ces mots.
Dans « When the music is over », Morrison lance: »We want the world and we want it now« . Le roi Lézard (persona de Morrison, on y revient) avait déjà jeté bien des bases de la pop culture et, a fortiori, de l’icône pop.  Le mythe était en marche…

Je reviendrais sur cette notion de « mythe » la semaine prochaine. Merci de me suivre dans ce voyage dans le monde de la pop!

N.B  pour écrire ces articles, je me sers, entre autres, de:

  • Pop Culture – Réflexions sur les industries du rêve et l’invention des identités – Richard Mèmeteau – (Zones)
  • Life – Keith Richards & JamesFox -(Points)
  • Apathy for the devilLes Seventies. Voyage au coeur des ténèbres–  Nick Kent (Rivages rouges)
  • Et de mes propres notes

THROWBACK THURSDAY ( TBT L ) :Dans la peau d’un personnage

 

C’est jeudi et, logiquement, c’est le jour du TBTL !

Le thème? Si je devais vivre dans la peau d’un personnage…

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et là, à l’instar de Mme. Tanuki qui s’est très bien exprimée à ce sujet, je sèche complètement…

Pourquoi? Parce que je refuse d’être un perso de fiction, manipulé (e) par l’un-e de ces sadiques d’auteur-e. Et je suis bien placée pour parler: j’écris des histoires et, oui, j’adore « torturer » mes personnages, voire ceux des autres quand je donne dans la fan-fic’.

Par contre, je peux parler de personnages qui sont en quelque sorte mes favoris – et non, je ne ferais pas de liste exhaustive.
L’un d’entre eux se trouve chez Harry Potter. Même s’il n’a qu’un rôle secondaire et qu’au final, on en sait peu sur lui, j’ai beaucoup d’affection pour lui: Sirius Black, svp.

Il y a aussi des personnages qui m’ont touchée parce que je me suis certainement identifiée à eux à un moment ou à un autre.
Je pense à Siddalee dans « Le Divin secret des petites Yaya » de Rebecca Wells. Je suis fan de ce livre que j’ai sûrement relu plusieurs fois. J’ignore si je continue à considérer Siddy Walker comme une soeur ou un double lointain, les années passant Mais je peux dire que le roman est à lire (femmes/famille/amitié, etc…). Le  titre original comprend le mot « sisterhood » qui me paraît vraiment importan (Divine secrets of Yaya’s sisterhood). On pense à Fanny Flagg, effectivement – et « Beignet de tomates vertes » pour ne citer que celui-ci est aussi l’un de mes livres préférés (et film!).
Par contre, je ne recommande en aucun cas l’adaptation ciné des « Divins secrets… ».

« Quand Vivi Walker lit dans le  » Sunday New York Times  » le portrait que brosse d’elle sa fille Siddy, metteur en scène à succès, elle la renie sur-le-champ. Afin d’aider à renouer le dialogue entre la mère et sa fille, les amies intimes de Vivi finissent par la persuader d’envoyer à Siddy son album souvenir :  » Les divins secrets des petites ya-ya « .
Siddy va alors plonger dans l’univers des ya-ya, du nom cajun que les quatre amies se sont donné lors de leur folle jeunesse en Louisiane. Elle découvre un petit groupe à part, soudé par une amitié que rien n’a jamais su affaiblir. À travers ces souvenirs fragmentés, Siddy découvre une image inattendue de l’exubérante Vivi, une femme meurtrie que seul le soutien indéfectible de ses amies a pu maintenir debout. »

Jeudi: pas de TBT livresque mais …

Aujourd’hui, jeudi, exceptionnellement:

pas de TBTL (Throwback Thursday Livresque)

Promis, je serais de retour avec un livre/des idées et du temps! dès jeudi prochain
(le thème me plaît beaucoup).
Ce matin, j’ai lu une sélection qui m’a particulièrement fait plaisir sur le blog du Tanuki .

Et tout à l’heure, en pause, j’ai trouvé ceci dans ma boîte mail.

Les dates des prochains concerts de Metallica en France!
J’ai vu Metallica une seule fois (si, si) en concert, en novembre 1992. (ParisBercy).

J’ignore si je pourrais être dispo/avoir le budget pour les voir cette année (ils seront en septembre à Lyon, un peu avant mon anniversaire…). Mais je suis quasi honorée de recevoir tout ça :

 

 

Throwback Thursday : Girl power

 

Jeudi: voici le Throwback Thursday Livresque

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 Pour ce thème, j’avais l’embarras du choix. Un très grand embarras qui m’ayant tellement embarrassée qu’à la fin, je ne savais plus comment m’en débarrasser.

Alors, j’ai failli vous parler de l’une des héroïnes de fantasy française très « girl power » – j’ai nommé Ellana – chez Pierre Bottero (et là, j’ai le sourire de ma Sorcière Isa )

Mais…, j’ai fini par fixer mon choix après de nombreuses et longues délibérations. sur un autre personnage.
Celle qui est restée dans mon esprit (fatigué) se nomme Precious Ramotswe.

 

« Divorcée d’un mari trompettiste porté sur la bouteille, Precious Ramotswe a choisi de refaire sa vie avec un gentleman garagiste nommé J.L.B. Maketoni. Mais ce batifolage ne comble pas le désir d’aventure de cette bouillonnante Lady. Un beau jour, l’inénarrable « Mma » se jette à l’eau et ouvre à Gaborone, capitale du Botswana, un bureau d’un nouveau genre : la première agence de détectives strictement au féminin. En compagnie de son assistante, Mma Makutsi, Precious Ramotswe déclare la guerre aux belles filles têtues, aux maris en fuite et aux escrocs sans vergogne. » (10/18)

Mma Ramotswe est le contraire de la femme « à qui tout réussit et qui a tout pour plaire », selon certains critères très en vogue à notre époque. Mma Ramotswe est une Africaine solidement charpentée (elle préfère parler de « constitution traditionnelle »).

Elle est divorcée d’un mari violent, n’a pas d’enfants, pas de fiancé ni de nouveau mari. Et elle se lance dans un travail auquel personne ne croit: elle a ouvert sa propre agence de détectives! Mais attention ! De Dames Détectives – et ceci, au Botswana.

Mma Ramotswe est le personnage principal de la série d’Alexander McCall Smith : les enquêtes de Mma Ramotswe. L’auteur est  né et a été élevé au Botswana, il aime autant l’Afrique que son Ecosse.

Elle se sort de toutes les  situations avec un sens aigü de l’observation, une connaissance du coeur des êtres humains, entourée par ses amis/alliés: son assistante  Mma Makutsi et  Monsieur Matekoni, garagiste.

«  Madame Ramotswe ne voulait pas que l’Afrique change. Elle ne voulait pas voir son peuple devenir comme les autres, sans âme, égoïste, oublieux de ce que signifiait être africain, ou pis encore honteux de l’Afrique. Elle-même ne serait rien d’autre qu’Africaine, jamais, même si un jour quelqu’un venait la voir en disant : « Tiens, voici une pilule, une invention révolutionnaire. Avale-la et tu deviendras américaine. Elle refuserait. Jamais Non, merci. »

Les enquêtes de la patronne de l’Agence n°1 des Dames Détectives ne sont pas des énigmes compliquées; elles sont « vivifiantes et divertissantes » (comme l’écrit le chroniqueur du Guardian). Elles mettent à l’honneur une femme; pas une super-héroïne, parfois en butte aux doutes, à la tristesse mais sachant toujours se débrouiller.

Mieux que du « girl power », c’est le « woman power » qui s’exprime pleinement ici.

« Tout le monde l’appelait Mma Ramotswe, mais s’ils avaient voulu respecter les convenances, les gens se seraient adressés à elle en disant Mme Mma Ramotswe. Telle est la formulation adéquate pour une personne respectable, mais même elle ne l’avait jamais employée. Ainsi était-elle toujours Mma Ramotswe, et non pas Precious Ramotswe, un prénom que très peu de gens utilisaient. »

A noterMMA RAMOTSWE détective a fait l’objet d’une adaptation télévisée, réalisée par Anthony Minghella, célèbre réalisateur du « Patient Anglais ». La chaîne Arte en a assuré la diffusion du 4 au 25 août 2011.

C’est par ce biais que j’ai découvert la série de livres, d’ailleurs.

 

Bonnes lectures!

 

 

Throwback Thursday Livresque : Musique

Le Throwback Thursday Livresque est conçu sur le même principe que le Throwback Thursday d’Instagram mais vraiment concentré sur les livres ! Ainsi chaque semaine Bettie Rose Books fixe un thème et il faut partager une lecture correspondante à ce thème. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Thème de ce jeudi:  Musique (un héros musicien ou un livre qui parle de musique;…)

Fanfare 2

Fanfare de rue - Nantes - mes photos 

Quand j’ai vu le thème de cette semaine, je dois dire que j’étais (très) enthousiaste.
Musique +lecture : voilà qui fait un parfait alliage, à mon sens.

Ma sélection pour ce jeudi

Dans la catégorie « rock-critic » – les heureux élus sont :

– Awopbopaloobop, Alopbamboom – Nik Cohn (10/18)

« Le bien nommé Awopbopaloobop, Alopbamboom (Tutti, Frutti !) est un texte historique, parce qu’il a ouvert un nouveau champ journalistique et fondé un genre littéraire, celui de la Rock-Critic. C’est-à-dire une manière d’écrire qui assume et revendique son entière subjectivité, sa partialité, ses emportements, son lyrisme… Sans se soucier des risques de plantage. La musique Pop, c’est l’objet – et le mantra – de Nik Cohn. Golden Boy de la critique musicale dans les swinging London des années 60, Nick Cohn, à la manière de ses héros, décide de se retirer des affaires (il a 24 ans!) et de sortir du feu un mausolée dédié à la Pop, son histoire, ses dieux, ses tricheurs, ses seconds couteaux, ses pirates, sa folie, et sa mort. »

 

Les textes de Nik Cohn sont pointus (le sieur est un connaisseur) et terriblement bien ficelés. A lire aussi :

-Anarchie au Royaume Uni (qui revient sur les années punk)

-Psychotic reactions et autres carburateurs flingués  – Lester Bang(1971)

Lester Bangs est une légende parmi les rock-critics et chacun de ses ouvrages est un délice…

-Lipstick traces – une histoire secrète du vingtième siècle – Greil Marcus (1989)
« Salué par le Guardian comme « le livre de la fin du millénaire », Lipstick traces met à jour l’histoire secrète et chaotique de notre siècle à travers celle des mouvements les plus nihillistes: Dada, Lettristes, Punks. Bien qu’il soit question des Sex Pistols et de Internationale Situationniste , ce n’est ni un ouvrage sur la musique, ni un essai théorique mais un livre vivant, personnel, à la fois drôle et dramatique, capable d’éclairer le mouvement des Frères du Libre Esprit du Moyen-Age par les paroles d’un vieux blues » <

Et mon coup de coeur est :

The Dark Stuff : L’envers du rock – Nick Kent (2006)
« Un beau jour, je me suis frotté à des zozos du genre Syd Barrett, et j’ai réalisé que si ces gens-là avaient bien obtenu ce qu’ils désiraient, ce n’était surtout pas de cela (l’adulation des foules, le  » décollage  » créatif) dont ils avaient besoin pour préserver leur équilibre mental. Dès lors tout a pris un sens. Et j’ai vite réalisé qu’entre toutes, ces histoires-là valaient d’être contées. Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l’objectif de « The Dark Stuff. » Nick Kent y dépeint des artistes d’une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand elle rend compte de débauches inouïes, son écriture reste empreinte d’élégance, de passion et de grâce. Avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock. »

Celui-ci, je regrette encore de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque (je n’ai jamais pu le trouver).  Découvrir  des « idoles » de cette façon, j’en redemande. alors, bien sûr, il faut aimer le rock mais ai-je dit le contraire ? (Rock is life)

 

Dans la catégorie Bibliographies, textes  et autres :

J’ai fait un choix. Je parlerais de Mr.Jim Morrison.

– Signés par Jim Morrison (10/18):
>Une prière américaine ;
« Un recueil composé des textes de toutes les chansons des Doors, y compris certaines dans leur version live, accompagnés de courts poèmes ».
>Arden lointain ;
>Wilderness
« Wilderness est un recueil tiré de ces carnets et publié à titre posthume. Que ce soit de part la forme ou le fond, les poèmes de J. Morrison sont avant tout éclectiques.  »
>Seigneurs et nouvelles créatures

Il est difficile de lire les poèmes de Morrison sans écouter au moins un album des Doors (tous les albums des Doors!). Ceci dit, le chanteur était un poète de grande envergure – Ci-dessous dans La Nuit américaine :

« Hope is just a world
When we think in
Table cloths
Laughter Will not End
Her funny feeling
Or assuage our
strange désire
childten will be born.

L’espoir n’est qu’un mot quand on pense en
Termes de nappes
Le rire ne peut détruire
Sa drôle sensation
Ni satisfaire notre
Étrange désir
Des enfants naîtront. »

 

Enfin – Et surtout – parce que ça se lit comme une fiction:
-Personne ne sortira d’ici vivant – Jerry Hopkins Daniel Sugerman (10/18)

Il s’agit de la biographie de Jim Morrison – qui a largement inspiré ce film d’Oliver Stone « The Doors « (avec un jeune et beau Val Kilmer) en 1991.

« Onze ans après sa première édition française aux éditions Bourgois, ressort la biographie de Jim Morrison, poète américain d’origine écossaise, également chanteur des Doors. Ce n’est donc pas une révélation, mais c’est, bizarrement, un réconfort. Parce que Morrison sut être mal élevé, choquant, infréquentable. Parce qu’il sut aussi inventer un chant fiévreux, hautain, qui racontait de la belle jeunesse américaine, de la prospérité, de l’existence calibrée. Position romantique banale, révolte d’adolescent connu, mais il faut du courage pour la tenir, il faut du talent pour la faire partager. C’est probablement là d’ailleurs ce qui, dans la vie de Morrison, est le plus stimulant ; ce goût persévérant pour l’insoumission, et la façon dont la société dont il était issu ne peut le supporter »

Dans la catégorie Romans et musique :
(la sélection fut rude)

Mon choix ici est de rester – plus ou moins – dans les années 70

Toujours dans les 70’s et les hippies –

-Acid test – Tom Wolfe (Points)

« Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les Etats Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. A bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de vol au-dessus d’un nid de coucou) Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite de Beatles, participera aux  » Trip Festivals  » et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 1970 commencent »

Ce roman est vraiment un pavé ébouriffant – et je ne sais pas si vous en sortirez vivants …Je l’ai lu à la suite de « Sur la Route » de Kerouac (il faut lire Kerouac, vraiment). J’avais 15 ans. 30 et quelques petites années plus tard, je l’ai toujours en mémoire. C’est dire.

 

1970’s mais côté punk (yes) :

Je hais l’amour véritable – G.Hamel L.Schaack – Nathan

« Londres, octobre 1976. Dans l’ambiance électrique du concert d’un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d’avenir et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager une passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l’entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l’énergie qui a réuni les deux amoureux se charge bientôt d’une violence qui pourrait les séparer… «

 

Je me suis régalée avec ce roman jeunesse. Car si, pour ma part, je n’ai pas grand-chose à apprendre question culture punk (‘suis tombée de dans étant ado), j’ai trouvé que tout était très bien documenté et permettait aisément une immersion ( un Retourneur de Temps intégré) . Donc, bravo, et mieux: à lire.

 

Pour finir, dans la catégorie BD :

Je ne peux pas clore cette thématique sans citer mes auteurs de BD favoris :

– Serge Clerc – jamais le rock et la BD n’ont été si proches – dès les années 80 …

Yves Chaland

 

Franck Margerin (tout Margerin)

Dodo et BenRadis

 

Jano – et Kebra

 

Je termine ce TBT en réalisant que j’aurais tant d’autres livres à présenter, tant au sujet du jazz, du blues, du classique, ….

Bonnes lectures !

Throwback Thursday Livresque: LGBT +

C’est jeudi, c’est TBT – ma 3ème participation

L’idée du TBT Livresque est ici chez BettieRose Books

Et auourd’hui, le thème en est: LGBT +
(Lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres…)

J’ai choisi d’illustrer ce thème avec des photos d’Olivier Ciappa dont j’admire le travail (« Couples Imaginaires »).

 

Je vais être franche: tant les auteur(e)s LGBT que les romans qui traitent de personnages LGBT me touchent particulièrement. C’est donc un thème que j’aime et qui m’inspire. J’avais l’embarras du choix, cette fois encore.
Finalement, il se trouve que j’ai terminé il y a quelques jours (si vous me suivez sur Instagram, vous l’aurez vu dans ma story) un livre qui entre justement dans cette catégorie –  un très bon et beau livre, qui plus est.
fairyland

Ce dont il s’agit:

« En 1973, après la mort de sa femme, Steve Abbott, écrivain et militant homosexuel, déménage à San Francisco. Avec sa fille de deux ans, Alysia, il s’installe dans le quartier de Haight-Ashbury, le centre névralgique de la culture hippie. Là où Joan Baez a pris le micro dix ans plus tôt pour appeler à lutter contre la censure et en faveur de la liberté d’expression. Là où les représentants officiels de la Beat Generation – William Burroughs, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Lawrence Ferlinghetti, Neal Cassidy – annoncèrent l’avènement de la révolution psychédélique. Steve Abbott découvre une ville en pleine effervescence dans laquelle la communauté gay se bat pour ses droits, il rejoint la scène littéraire de l’époque et fréquente cette génération de jeunes gens bien décidés à tout vivre, tout expérimenter. Commence pour le duo père-fille une vie de bohème, ponctuée de déménagements, de fêtes et de lectures de poésie a` l’arrière des librairies. Alysia Abbott revient sur les aventures de son enfance alors que le virus du sida ronge peu a` peu la ville. »

 

D’autres photos de la fille et du père, merveilleuses de complicité,illustrent le livre. La référence s’impose d’elle-même: on songe à Armistead Maupin et à ses Chroniques de San Francisco.

L’histoire est touchante, drôle, triste – à l’image de la vie. Alysia Abbott fait preuve d’une grande sincérité en revenant sur son enfance, son adolescence sans enjoliver le tableau. Je me suis arrêtée un moment sur cette citation de Steve Abbott dans son journal :(au sujet de sa fille ):“Espérons que lorsqu’elle sera adulte, nous vivrons dans une société où les dichotomies homo-hétéro et homme-femme ne seront pas si importantes. »
C’était en 1975…

« J’adore Fairyland. C’est une histoire d’amour à la fois unique et merveilleuse entre un père et sa fille qui ont grandi côte à côte dans le San Francisco des années 1970. Je pense que ce livre fera un film aussi touchant qu’engagé. » – Sofia Coppola (projet en développement)

Complicité: 
 photo datant de 1983 montrant Steve Abbott et sa fille Alysia

Fairyland, d’Alysia Abbott est publié aux éditions Globe. Il vient de paraître dans la collection de poche 10/18.

Vous pouvez en écouter  une chronique ici

Bonne lecture!

PS:

Je zappe l'idée de "minorités", 
la seule que je reconnaisse étant la "minorité active" 

 

Bye bye 2016! #bilan

Nous avons dit: 2017!

Voilà (enfin) un regard sur mon année 2016

côté lectures (vue d’ensemble)

(ci-dessous – à noter que celles-ci sont répertoriées sur Goodreads)

 

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Pour les séries

En faisant un tri parmi ce que j’ai regardé :

 

Et pour les films vus au cinéma cette année

Lord Chours et moi-même sommes allés voir ceux-ci ensemble

« Sept Détectives » – Références des personnages – BD

Qu’est-ce que c’est?

« Sept Détectives » est une BD de Herik Hann (au scénaro) et Eric Canette (au dessin) – mise en couleur de Lou, parue chez Delcourt en 2012 dans la série « Sept »

La particularité de cette série de BD réside dans le fait que  chaque récit (one shot) se déroule à une époque et dans un genre qui varie d’un album à l’autre (historique, fantasy, SF, etc…) ; le seul point commun est le nombre de personnages : sept.

Le dernier de la collection est « Sept mages » (prévu pour avril 2016, oui, on y arrive, d’où sujet d’actualité, merci Lord Chours – note de Lady Butterfly)

Sept détectives:résumé

« Londres, 1920. Une série de meurtres atroces frappe la ville. À chaque nouvelle victime, non loin des corps, Scotland Yard retrouve une liste de sept noms : ceux des sept plus grands détectives connus de par le monde, invités à participer à l’enquête… par le tueur lui-même. Malgré le scepticisme général face aux menaces du criminel, ces derniers acceptent de relever le macabre défi »

 

Personnages:

Miss Adélaïde Crumble
Description :
Institutrice à la retraite vivant dans un petit village du nord de l’Angleterre, près de la frontière écossaise (« elle habite si loin au nord que ça fait quasiment d’elle une écossaise » dixit le Capitaine McGill).
Surtout célèbre dans son village et les environs pour avoir résolu quelques crimes que laissaient perplexes les forces de police.
Référence : Miss Marple d’Agatha Christie
Points communs :
– le  « Miss » pour commencer.
-elle vit dans un petit village imaginaire de la campagne anglaise.
– c’est une « détective en fauteuil »( en anglais : armchair detective) un peu comme Miss Crumble.
– une vieille fille caustique, curieuse, sachant tout, entendant tout : la parfaite détective à domicile.( une description souvent donnée pour Miss Marple, pouvant correspondre, sans l’âge)
Divergences :
– essentiellement l’âge: Miss Crumble est une jeune femme, pas une vieille fille, même si elle en prend le chemin.
– le métier de Miss Marple n’a jamais été évoqué par Agatha Christie.

A lire à propos de Miss Marple : Jacques Baudou (avec la collaboration de André-François Ruaud), Les Nombreuses Vies de Miss Marple, Lyon, Les Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge » (no 14),‎ 2009

Note: Un anime se nomme:

Agatha Christie’s Great Detectives Poirot and Marple (Agasa Kurisutî no meitantei Powaro to Mâpuru)

 

(à voir sur youtube)

 

Et voici Miss Crumble:

Frédérick Abstraight
Description :
Ancien inspecteur de la police de Londres. Devenu la « honte de toute la police britannique » après l’échec, il y a 15 ans, de son affaire la plus célèbre : l’Egorgeur de Greenhill qu’il a poursuivi pendant 5 ans sans jamais l’attraper.
Possède un goût immodéré pour l’opium et l’absinthe.
Référence : Frederick Abberline
Qui est-ce ?
Tout simplement l‘inspecteur chargé de l‘enquête sur Jack l‘Eventreur.
Points communs :
– outre le prénom commun, notons que leur nom de famille respectif commencent tous deux par Ab-.
– leur échec commun à attraper un tueur en série sanguinaire ayant défrayé la chronique.
– carrière similaire en tant qu’officier puis inspecteur de police au sein de la London Metropolitan Police.
Divergences :
– Frederick Abberline n’a pas connu de chute. Après l’affaire de l’Eventreur, il continua son travail dans la police jusqu’au 8 février 1892, où il reçut 84 décorations et récompenses. Puis il travailla comme détective privé pendant trois ans à Monte Carlo avant de devenir le directeur de la branche européenne de la célèbre Agence Nationale Pinkerton de Détectives d’Amérique, où il travailla pendant 12 ans.
– Dans la BD, Abstraight est présenté comme vivant seul (on le voit dormir seul) alors qu’Abberline a été marié deux fois. Il n’a cependant jamais eu d’enfants.

Dans la BD consacrée au personnage (Détective: A Cat in the barrel), Frédérick Abstraight  est la cinquième histoire de la série reprenant chaque protagoniste de « Sept Détectives »)Abstraight s’est lancé dans une croisade autodestructrice.(absinthe).

Inspecteur Martin Bec
Description :
Le plus jeune français à avoir été nommé à ce poste aux résultats impressionnants. Il est également présenté comme un personnage plutôt modeste, trouvant les précisions faites par McGill « trop élogieuses à [son] goût. »
Référence : Martin Beck :
  Qui est-il ?
Martin Beck est un personnage de fiction d’une série policière intitulée Histoire d’un crime qui compte dix romans écrits par Maj Sjöwall et Per Wahlöö entre 1965 et 1975. Détective de la police suédoise, il est le personnage principal de la série.
Points communs :
– le nom pour commencer : Bec pour la France contre Beck pour la Suède. Sans compter le prénom.
– les deux Martin sont jeunes et brillants malgré leur jeune âge : Martin Beck, le suédois, sort de l’Académie nationale de police à 28 ans, avec déjà une distinction et le grade d’inspecteur principal.
– ils sont tous les deux modestes et n’ont pas forcément beaucoup d’ambition (à vérifier pour le Martin français). Une chose que la Mme Beck suédoise reproche à son mari d’ailleurs (merci la Wiki).
– une description de Beck peut correspondre à Bec : « Insomniaque, il rumine sur les enquêtes en cours, comme au temps de sa première affaire où il a traqué le coupable pendant six mois. » Dans la BD 7 Détectives, Bec répète plusieurs fois ses conclusions, au grand dam d’Ernest Patisson qui le lui fait remarquer.
– Tous deux sont de gros fumeurs.
Divergences :
– la nationalité – Martin Bec est français quand Martin Beck est suédois.
– à ma connaissance, notre ami français n’a pas de vie de famille, contrairement au policier suédois, marié puis divorcé, et père de deux adolescents.
– Beck, en plus de la cigarette, est un grand buveur de café. On ne voit pas Bec en boire, mais de la bière, et lui est obsédé par les sandwichs jambon-beurre – il ne cesse d’en réclamer un tout au long de la BD.

Note: A propos de Martin Beck, une série TV existe, faite par la BBC.

Richard Monroe
Description :
De ses propres mots : « mon est Richard Monroe. Je suis de mauvais poil, j’ai la gueule de bois et… »
Présentation complétée par McGill : Monroe est une privé de Los Angeles, dont le travail lucratif lui a valu quelques articles de presse en raison des célébrités parfois impliquées dans ses enquêtes.
Référence : Philip Marlowe (même si on peut très bien y voir l’archétype du détective américain désabusé et alcoolique) :
Qui est-il :
Philip Marlowe est un détective privé vivant à Los Angeles et prenant vie sous la plume de Raymond Chandler (merci aux cours de fac pour la référence (Lord Chours)  –  Oui, Lord Chours, à pas mal d’années de décalage, nous avons eu les mêmes références – pour étayer le rayon « polar » en licence pro métiers du livre/libraire, pour moi (Lady Butterfly)
C’est le personnage typique de ce genre de roman noir apparu durant les années 20 où le détective privé est un observateur cynique et pessimiste d’une société corrompue.
Points communs :
– il y a un jeu sur leur nom Marlowe / Monroe.
– c’est évident, mais tous deux sont californiens.
– Monroe, comme Marlowe, répond aux caractéristiques du détective privé du roman noir : il est cynique, alcoolique et désabusé. Il se montre grossier et finit ivre trois fois durant la BD.
– deux autres traits de ressemblance m’ont frappé entre Dicky et Philip : leur attrait pour le café censé compenser leur abus d’alcool ; et le port de leur arme dont-ils ne se séparent jamais.
Divergences :
Étant tous deux des archétypes, il y a peu de différences entre eux. Si ce n’est que dans mon souvenir, on ne voit pas Marlowe finir aussi ivre mort que Monroe.
En outre, Marlowe est présenté par Chandler comme un idéaliste terni. Il est moralement intègre, ne se laisse pas embobiner par les femmes fatales et est révolté par la corruption américaine des années 40.
Pour l’instant, n’ayant pas lu la BD Détectives consacrée à Marlowe, je ne peux pas en dire plus.

 

 

Note(Lady B.) : A mon sens, Munroe est effectivement l’archétype du privé, issu du polar noir. Il me fait également penser à Sam Spade dans les romans de Dashiell Hammett (même profil). Pour la petite histoire, Raymond Chandler avait le même problème d’alcool que son personnage principal Marlowe….

Ernest Patisson
Description :
C’est un détective suisse installé depuis quelques temps à Londres qui a beaucoup voyagé et ramené toute sorte d’objets exotiques de ses voyages. Les chambres de sa maison où logent les « étrangers » (à savoir Miss Crumble, Monroe et Bec) sont d’ailleurs organisée par thème
Référence : pour moi : Hercule Poirot :
Points communs :
– la moustache : Patisson est dessiné avec une magnifique moustache et Poirot est obsédé par la sienne.
– Poirot est décrit comme un dandy, et c’est ainsi que Patisson est dessiné (il a sa canne et tout).
– ils sont tous deux courtois. Par exemple, Patisson se montre particulièrement poli avec Miss Crumble, une attitude qu’elle utilise pour se moquer de lui en « flirtant. » De même, il est choqué par une réflexion grivoise de Bec.
– Ils sont également pédants et imbus d’eux-mêmes.
– ils sont francophones.
– tous deux ne vivent plus dans leur pays, mais à Londres.
  Divergences :
– tout d’abord leur nationalité : bien que francophones, Patisson est suisse quand Poirot est belge.
– les raisons de leur venue à Londres : Poirot est forcé de quitter la Belgique à cause de la 1° guerre mondiale quand son pays est occupé par les Allemands. Il n’y a pas de raison particulière évoquée pour le déménagement de Patisson dans la BD (même si je n’ai pas encore lu la BD Détectives qui lui est consacrée). Pour l’instant, il ressemble plus à un globe-trotter qui s’est installé à Londres sans raison particulière.
– le côté amateur d’art aventureux de Patisson n’est pas partagé par Poirot, qui est au contraire plutôt casanier.

Patisson:

Poirot:

John Eaton & Nathan Else
Description :
John Eaton est un médecin retraité, compagnon de longue date de Nathan Else dont il chronique les aventures. Il se présente d’ailleurs lui-même comme « aide de camp du plus grand détective du monde. »
Nathan Else est tout simplement considéré comme le plus grand détective de son époque. Au vue de sa notoriété, McGill ne le présente que dans une souci d’égalité parfaite.
Référence : Sherlock Holmes & John Watson :
Points communs : ils sont nombreux :
– tout d’abord, le côté duo : l’un ne va pas sans l’autre, dans les deux cas. Les Johns servent à mettre en valeur la brillance de leur ami détective. John Eaton parle de sa « candeur légendaire » une expression qu’utilise régulièrement Sherlok Holmes pour s’adresser à Watson quand celui-ci fait une réflexion qu’il trouve stupide.
– les jeux sur les noms : Eat-on / Wats-on ; Else / Holmes ; l’emploi dédoublé du prénom John qui rime avec le nom de famille.
– John Watson et John Eaton sont tous les deux des médecins.
– Nathan Else et Sherlock Holmes sont les esprits les plus brillants qui soient… d’ailleurs, après un seul jour d’enquête, McGill dit très cyniquement, après avoir râlé sur l’inefficacité de ses services de police, qu’il voit « bien Else [leur] jeter le coupable à la figure dès la porte ouverte. »
– un autre point que partage Else et Holmes, c’est leur méthodologie : ils utilisent littéralement leur flair pour détecter des odeurs suspectes et récurrentes (Else est présenté comme le meilleur flair de Londres), ils n’hésitent pas à se déguiser et disparaissent souvent pendant des heures voire des jours pour résoudre leurs enquêtes tranquillement sans être dérangés. Après avoir trouvé la solution de l’énigme, tous deux réapparaissent comme des épiphanies pour apporter la solution aux ignorants mortels autour d’eux.
– ils sont tous les deux dépendants à la drogue et fument la pipe.
– enfin, point très important, Else comme Holmes possède une Némésis, un grand ennemi. Ces ennemis possèdent des noms semblables : Mortine pour Else et Moriarty pour Holmes. Tous deux sont confrontés à leur Némésis durant une ultime bataille où ils semblent mourir.
Divergences :
– Else revient réellement à la vie, c’est même le départ de cette affaire. Pour Holmes, c’est juste évoqué, mais certifié par Doyle.
– Holmes est un dépendant de longue date. Else ne le devient qu’après être « revenu à la vie. »
– la plus grande différence réside chez John Eaton. Mais, chut ! Spoiler

 

dessin : voydkessler

Rédaction, recherches et article de Lord Chours – 2016

Notes et recherches d’illustrations:  Lady Butterfly

Pochette surprise:lectures,visionnage – Dernière de l’année

Suite du dernier

Non, je ne suis jamais pressée de lister mes lectures (lister, non, lire, oui). Heureusement pour moi (et mes étagères, et mon appartement, et mon petit porte-monnaie), j’ai des médiathèques bien fournies non loin de chez moi ( l’avantage étant qu’on peut y emprunter  non seulement des livres, mais des DVD, et des CD, bien sûr).

Livres

Royaume de vent et de colères – Jean-Laurent Del Socorro

L’Exception – Auður Ava Ólafsdóttir

Debout-Payé–  Gauz

Birthmarked 1,2,3 Caragh M. O’Brien

Pourquoi Faut-Il Lire Les Lettres Du Nord ? Regis Boyer

Le Dernier Homme – Margaret Atwood

Anna Madrigal (Tales of the City #9) Armistead Maupin

Ma vie de pingouin Katarina Mazetti

Le Jeu, niveau 1 : oserez-vous entrer ? (The Game Trilogy #1)

Anders de la Motte

Nos étoiles contraires –John Green

Muchachas – Katherine Pancol

Rien ne s’oppose à la nuit – Delphine de Vigan

Not Dead Yet – Peter James

BoussoleMathias Énard

Starters
Enders – Lissa Price

Baronne Blixen – Dominique de Saint-Pern

Half Bad, tome 1 : Traque blanche –

Half Bad, tome 2 : Nuit rouge – Sally Green

(il y a un 3ème tome à paraître…)

 

Temps glaciaires

Temps glaciaires – Fred Vargas

(Entre nous, je ne connais pas un roman de Fred Vargas qui m’ait déçue….Celui-ci a la particularité – et pour moi, l’attrait – de se dérouler partiellement en Islande)

Mère et fille (Rustication)- Charles Palliser:

« Richard, jeune étudiant de dix-sept ans, est radié de l’université de Cambridge pour des raisons difficiles à avouer. C’est donc dans la demeure familiale qu’il décide de passer les fêtes de Noël, même s’il est loin d’être accueilli comme le fils prodigue. Sa mère et sa soeur n’ont qu’une seule envie, le voir disparaître. Une ambiance malsaine règne dans la maison, accentuée par le mystère qui entoure la mort du père survenue quelques mois auparavant. A cette atmosphère lugubre viennent s’ajouter des meurtres d’animaux et des lettres anonymes obscènes qui créent un climat de suspicion dans le village. Avec beaucoup de naïveté, Richard commence à mener une enquête et à consigner tous les événements dans son journal, sans se rendre compte qu’il attise les passions et que l’étau se resserre inexorablement autour de lui. »

Le noeud de la sorcière (All Souls Trilogy #3)  Deborah Harkness

(Suite et fin – ce 3ème tome a su me convaincre: j’avais été presque déçue par le 2nd….)

A deux pas de la mort –Peter James

Le Remède Mortel (The Maze Runner #3) James Dashner

A la trilogie du Labyrinthe (The Maze Runner), je viens d’ajouter la préquelle:

L’Ordre De Tuer, dont on peut facilement se dispenser…. (J’ai eu l’occasion de le lire mais je ne vais pas en garder un souvenir mémorable).

 

Manga:

C’est ici que j’ai eu le moins de lectures malgré mon goût pour le genre.

Je vais retenir:

Innocent, tomes 4 et 5 –Shin’ichi Sakamoto:

Chronique trouvée ici

Et parce que c’est un immense plaisir graphique au départ,  voilà quelques dessins:

 

Je n’avais pas su résister à l’appel « dessin superbe! achète-moi! » en cherchant un cadeau pour ma grande nièce en juillet dernier et j’avais pris les 3 premiers tomes.
Je suis retournée voir l’un des très bons  fournisseurs de manga de Nantes. Le libraire m’a confirmé que la série Innocent (l’histoire du bourreau, donc) devenait de plus en plus un manga pour « public averti » (il m’a fait sourire, là). Les éditions Delcourt prévoient 9 tomes , pour l’instant. (le 5ème étant sorti début décembre 2015).

Films

Voilà un sujet que je n’ai même pas évoqué la dernière fois, shame on me! 

Au cinéma, en général, les sorties sont un peu limitées (budget serré oblige). Je peux faire directement un bilan 2015:
Divergente 2:   3 fans de la série à la maison dont 2 adultes ayant lus la trilogie + 1 ado ; c’est logique
– Avengers 2: L’ère d’Ultron

Jurassic World : – par contre, ce film-là….un divertissement mais sans plus, vraiment… –
Hunger Games: Mockingjay 2 (La Révolte, partie 2) : Pas déçue, contrairement à certaines personnes. L’adaptation de Hunger games reste quand même une réussite (et plutôt fidèle aux livres).

Star Wars 7 : Le Réveil de la Force (The Force Awakens) : allez, dernier en date… Que dire? (sans spoiler). J’ai été à la fois ravie (surtout pour une accro à la trilogie originale) mais…j’attends la suite. Tout est très bon, ceci dit.
Mon seul bémol : j’ai eu un peu l’impression de voir un condensé des épisodes 4 et 5 (les 2 premiers sortis donc), version 2015 avec d’autres acteurs en plus. Ce n’est pas un énorme défaut, c’est simplement une étrange sensation….

 

En DVD:

12 Years a Slave
L’Odyssée de PiThe Sapphires
Le Labyrinthe
Star Trek Into Darkness
Le Juge (The Judge)
Detective Dee 2: La Légende du Dragon des Mers
Django Unchained
The  Mortal Instrumentsout de
La Conspiration (The Conspirator)
X-Men: Days Of The Future Past (Rogue Cut)
La Taupe (Tinker Tailor Soldier Spy)
Her
Interstellar
Inglourious Basterds

Séries

J’en suis  en ce moment à regarder des pilotes, ce qui est  certainement  une très mauvaise idée. J’ai déjà du mal à suivre les séries en cours ou celles qui vont reprendre après la pause hivernale. De plus, si j’ai un peu de temps en ce moment, j’ignore tout de mon emploi du temps début 2016 (et au printemps 2016) mais j’espère pour moi (et pour mon avenir professionnel) qu’il sera bien rempli.

Ceci dit, j’ai pu regarder :

-en léger différé la saison 9 de Doctor Who (épisode de Noël à venir,) . Je pense que cette petite série anglaise qu’était Doctor Who il y a encore quelques années a pris une ampleur extraordinaire (et on peut se réjouir de ce succès). Je me souviens de la tête des gens quand tu parlais de TARDIS il y a encore 5 ou 6 ans … Mais, à présent que la série est devenue ce phénomène, je me demande si on n’a pas oublié le côté un peu kitsch, un peu « pas sérieux », une certaine légèreté qui, pourtant, reste sous-jacente (un tournevis sonique,  des Daleks qui ressemblent à une batterie de cuisine,…). C’est une simple interrogation.

Jane The Virgin –saison 2 : je m’amuse toujours avec cette série bien faite, bien construite. (pause de mi-saison).

Devious Maids: saison 3 – bouclée!

Once Upon A Time: Saison 5  pause aussi – de plus en plus déçue par les fautes de scénario (mais c’était quoi, cette finale de mi-saison? …)

Jonathan Strange & Mr.Norrell: Finalement, après avoir commencé le roman il y a quelques années (et je ne sais plus pour quelle raison obscure, l’avoir rendu à la médiathèque sans l’avoir terminé…), je me suis lancée dans la série.

The Last Kingdom: commencée. Forcément, après Vikings, celle-ci me tendait les bras. (et j’ai le début des livres sur ma P.A.L).

J’en oublie certainement et je ne vais pas citer toutes celles dont j’attends la suite dont : GoT, Outlander, Poldark….(principalement)

Les séries « en panne »:

The 100 : saison 2 (épisode 5 si ma mémoire est bonne).

Da Vinci’s demons : saison 2 (vers l’épisode 5 aussi)

 

Je préfère laisser de côté pour une prochaine fois les pilotes que j’ai vus (miam! ).

Bonne lecture! Bons films! Et bonne fin d’année! A très vite,

Niess.

dec 2015

 

Voilà mon chibi perso  Leia Organa :
ChibiMaker