Minute, papillon! #6

 

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour lui narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B.! Allez, je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.
– Non, merci quand même. Tant de miel., j’aurais le vol lourd….
L’Ours haussa ses épaules de fourrure. Est-ce qu’il se préoccupait de ses bourrelets, lui?
-Le miel, c’est la vie! finit-il par grommeler dans barbiche.
-Vous disiez?
-Non, rien…
-Minute, papillon! Vous ne pouvez pas commencer à parler et puis, vous taire, ainsi, voyons, l’Ours…

L’Ours, les patounes autour de son pot de miel, n’en crut pas ses oreilles duveteuses. Comment? cette Dame Papillon avait un sacré toupet! (On ne parlait pas comme ça à sieur l’Ours! Enfin, out le monde sait qu’un Ours, ça a sa fierté, oui, ou miel!

Semaine bien remplie (pro, hobby, expos, amitiés).

 

Du côté des lectures:

Après avoir fini le très bon/beau livre de Ned Vizzini, je suis restée un peu K.O (parce que touchée par le thème, parce que…). Les éditions La Belle Colère publient vraiment des trésors.

Comme beaucoup d’adolescents, Craig est bien décidé à réussir sa vie. Il intègre l’une des plus prestigieuses prépas de New York, de celles qui font de vous un homme et assurent votre avenir. Seulement, au bout d’un an, il ne mange plus, ne dort plus, n’arrive plus à se lever, pense sans arrêt à ses devoirs, ses exams et à la jolie copine de son meilleur ami. Pour faire front à tout ça, il ne trouve d’autre solution que de fumer de l’herbe en glandant pendant des heures. Craig est pris dans une spirale d’anxiété, d’inquiétudes, de peurs qui l’acculent et le paralysent. Comment en est-il arrivé là ?

Dans ce roman tendre et émouvant, inspiré d’un séjour qu’il a effectué en hôpital psychiatrique, Ned Vizzini aborde ses propres démons, son long combat contre cette maladie qui l’accable depuis des années. D’un sujet aussi délicat et tabou que la dépression adolescente, Vizzini crée un livre tout à la fois drôle et empreint d’espoir.

Je me suis ensuite aventurée sur un terrain qui, d’habitude, ne me fait pas peur (tout en y étant sensible): la Shoah.


Elle avait les yeux verts, d’Arnošt Lustig, aborde le sujet sans sombrer dans l’horreur, qui pose cette question: jusqu’on où peut-on aller pour survivre?

Les cheveux rouges et les yeux verts, elle se trouve sur la rampe de tri à Auschwitz. Elle survit. Une fois, deux fois, juste parce qu’elle sait saisir l’occasion, juste parce qu’elle n’a pas le choix. Hanka se fait prostituée dans un bordel militaire. D’une écriture limpide, sur le fil du rasoir, Arnošt Lustig imagine le destin peu ordinaire d’une jeune fille qui, face à l’inattendu, choisit coûte que coûte la vie et l’espoi

Pour finir la semaine, 2 romans chez Zulma:

Et pour continuer mon exploration de la littérature coréenne: Shim Chong, fille vendue, du romancier Hwang Sok-yong.

Nous sommes à la fin du XIXème siècle. En ces temps de disette et de corruption, la traite des enfants est un commerce qui alimente un immense trafic mafieux dans toute l’Asie du sud-est. Shim Chong n’échappe pas à la règle: vendue adolescente, elle va connaître tous les aléas d’un négoce sexuel florissant, des rives du fleuve Jaune aux ports de Shanghai, Taiwan pu Singapour, de la prostitution la plus sordide à la haute courtisanerie des geishas.

Le parcours initiatique de la jeune Shim Chong s’inscrit de façon magistrale dans une impressionnante saga de la prostitution et des métiers de la séduction à une période charnière où l’Asie, sur fond de guerre de l’opium et de trafic d’armes, s’ouvre aux impérialismes occidentaux.

Je suis captivée pour l’instant par ce roman.

Autre culture, direction l’Islande avec Auður Ava Olafsdottir et Le rouge vif de la rhubarbe. 

La petite Ágústína, à son habitude, est descendue seule sur la plage à l’aide de ses béquilles et la force de ses bras pour méditer sur l’inconstance de la vie. Il y a longtemps que sa mère, universitaire émérite partie explorer les espèces migratoires aux antipodes, l’a confiée à la bonne Nína, experte en confitures de rhubarbe, boudins au sang de mouton et autres délices. Avec pour père de substitution épisodique Vermandur le bricoleur au grand cœur, celui-là même qui vit accoucher en catastrophe la mère célibataire d’Ágústína sur la banquette arrière de sa vieille automobile.

Mes aventures sur Duolingo deviennent amusantes – avec des phrases un peu improbables:

 

Photos:

Micr'home

Un tour dans Nantes, sous la chaleur à nouveau, mardi.

Nous avons fini par …succomber à l’appel du thé (glacé) chez Chapitre T

Suite de mon exploration du VAN (le Voyage à Nantes) 2017, avec l’expo HR Giger au Lieu Unique. (je fais le post-traitement pour un article sur LeyArts).
Bémol pour les photographes: c’est très peu éclairé.

Cette semaine, c’était aussi:

Oui, il y a 33 ans sortait un  (très bon) album: Ride the Lightning. L’un de mes préférés de Metallica.

La saison 7 de Game of Thrones avance… doucement. J’ai l’impression que nous aurons fini cette saison sans que l’histoire nous réserve beaucoup de surprises.

Musique

Un gros coup de coeur pour le (gros) son de Shaka Ponk:

J’ai passé quelques minutes avec ça (en échangeant avec d’autres pour savoir s’ils chantaient…heu…grognaient…en anglais). La musique est bien, je trouve, mais je suis imperméable au chant:

Très différente, cette reprise de Soundgarden par Norah Jones:

Ma tête... par ma fille Aly.

Bonne fin de week-end et bonne semaine!

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Minute papillon! #5

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour lui narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B.! Allez, je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.
– Non, merci quand même. Tant de miel., j’aurais le vol lourd….
L’Ours haussa ses épaules de fourrure. Est-ce qu’il se préoccupait de ses bourrelets, lui?
-Le miel, c’est la vie! finit-il par grommeler dans barbiche.
-Vous disiez?
-Non, rien…
-Minute, papillon! Vous ne pouvez pas commencer à parler et puis, vous taire, ainsi, voyons, l’Ours…

L’Ours, les patounes autour de son pot de miel, n’en crut pas ses oreilles duveteuses. Comment? cette Dame Papillon avait un sacré toupet! (On ne parlait pas comme ça à sieur l’Ours! (tout le monde sait qu’un Ours, ça a sa fierté).

Semaine bien chargée en sorties/expos malgré le temps instable.

Du côté des lectures:

Fini deux bons livres, très différents (et c’est ce que j’aime^^):

Lorsque Myriam, mère de deux jeunes enfants, décide malgré les réticences de son mari de reprendre son activité au sein d’un cabinet d’avocats, le couple se met à la recherche d’une nounou. Après un casting sévère, ils engagent Louise, qui conquiert très vite l’affection des enfants et occupe progressivement une place centrale dans le foyer. Peu à peu le piège de la dépendance mutuelle va se refermer, jusqu’au drame.
À travers la description précise du jeune couple et celle du personnage fascinant et mystérieux de la nounou, c’est notre époque qui se révèle, avec sa conception de l’amour et de l’éducation, des rapports de domination et d’argent, des préjugés de classe ou de culture. Le style sec et tranchant de Leïla Slimani, où percent des éclats de poésie ténébreuse, instaure dès les premières pages un suspense envoûtant.

La vie parfaite est un parfait mensonge. Adolescente, TifAni FaNelli a connu, à la prestigieuse Bradley School, une terrible humiliation publique qui l’a contrainte à se réinventer totalement. Aujourd’hui, elle a un boulot glamour, une garde-robe hors de prix et un fiancé beau et riche. Elle
est à deux doigts de cette vie parfaite qu’elle a tant travaillé à obtenir. Mais TifAni a un secret. Son passé, qui n’a cessé de la hanter, menace de resurgir et de tout détruire sur son passage. Premier roman de Jessica Knoll, American Girl est un page-turner implacable.
J’ai poursuivi -sans assiduité, je dois le dire – mes aventures sur Duolingo. Jolis progrès en allemand. Pour l’espagnol, je trouve ça trop simple. (je pensais avoir vraiment oublié alors que…ben, non ).
Je sens que savoir dire "Les mouches boivent de l'eau" va m'être très utile quand je retournerai en Allemagne

Photos, photos et encore photos!
Lundi dernier,: caniculaire…visite de l’expo « Entrez libre! » (photos ici sur mon autre blog)

Mercredi, sous la bruine nantaise: expo « Les esprits, l’Or et le chaman » au Château des Ducs. 

 

 

Enfin, jeudi, à la médiathèque Hermeland, expo Victor Hussenot

Très belles aquarelles

Sieur Chours et moi avons retrouvé avec plaisir Game of Thrones. (et j’ai appris que le prochain tome ne sera pas forcément pour 2018...Je commence à réellement détester GRR.Martin)
J’ai été comblée en suivant à distance la  San Diego Comic Con (j’adorerais y aller). toutes ces bandes-annonces! Toutes ces séries!

Negan au début ! (TWD s.8)

Gotham s.4

Tom Ellis! Lucifer S.3

Stranger Things s.2

Defenders

Voilà, cela fait 10 ans que « Les reliques de la mort » sont sorties

Pour moi, cela fait 10 ans que je me suis lancée dans la fan fiction…

Pour finir, un tour au cinéma:

J’avais gagné des places pour aller voir Spiderman: Homecoming. Nous en avons profité hier!

Musique!

Triste nouvelle: le suicide de Chester Benington (Linkin Park) après celui de Chris Cornell.

Découvertes musicales de la semaine: Lina Sleibi, chanteuse palestinienne:

Juan Carlos Cano:

Et côté Kpop:
Sortie du nouvel album d’EXO

Avec un visuel …sympa:

En général, vous pouvez suivre tout ça sur mon Instagram (dans la story principalement) 

Bonne fin de week-end et bonne semaine

 

« Winter is here » en juillet

L’hiver est arrivé en plein été!
Je veux dire: la saison 7 de Game of Thrones est là.
Lors de ce premier épisode, « Dragonstone » (Peyredragon), tout s’installe en (presque) douceur.
On retrouve Arya Stark dans sa quête de vengeance tandis que Jon Snow apprend son métier de « roi du Nord » en compagnie/malgré sa  soeur, Sansa. Celle-ci lui dira qu’elle a beaucoup appris de …Cersei!
Bran Stak a atteint le Mur, les Marcheurs Blancs aux trousses, ou presque; ce plan où l’on devine leurs silhouettes dans la tourmente hivernale avant de les découvrir en marche….quelle beauté!
Cersei et Jaime sont les derniers Lannister à faire front,Tyrion étant du côté de Daenerys. Non sans mal…

Et Daenerys revient à son lieu de naissance. (Peyredragon – Dragonstone)

Tout est en place. Le  « Shall we begin? » de Daenerys est un parfait résumé de l’ambiance de ce premier épisode.

 

Minute, papillon! #2

– Hey, minute, papillon! gronda l’Ours.
Un instant, Dame Papillon s’arrêta de voler pour  narrer sa semaine.
– Mieux que ça, Lady B., je vous écoute! ajouta l’Ours en se tartinant une autre tranche pain avec le miel qu’il avait devant lui. Humpf, z’en voulez? fit-il après un instant de réflexion.

Une semaine en demi-teinte, en cette fin juin.
(oui, y’a des jours, comme ça…)


Evidemment, tout ça s’est ressenti sur:

Les lectures
Je suis dans ce genre de période où les livres me tombent facilement des mains. On pourrait presque dire que « je lis moins » (est-ce possible?).
Cette semaine, j’ai avancé (j’en vois qui font la grimace): La Vérité sur l’affaire Harry Quebert (Joël Dicker) qui me paraît finalement plus agréable que je ne le pensais.
Mais…j’ai du mal à le finir.
A côté, je pioche des idées dans : Le Grand Livre de l’art-thérapie

Parlons art, parlons photo
Pas de sortie photos depuis le w.e dernier. Nous sommes allées faire quelques PDV au soleil couchant, Aly et moi.

Aly dans l’herbe (cette allitération!)

 

Ecriture, mon amie
Quelques idées et quelques finitions (fanfic’; autres textes). Pour le plus gros de la rédaction : lettre de motivation refaite pour une candidature, et cie.
Même le tag « concerts » est resté en plan (mais j’ai une bonne excuse, je vais y revenir).

Moins de lectures mais plus de film et de séries:

J’ai terminé hier The handmaid’s tale, l’adaptation du roman de Margaret Atwood en série. Juste: waouh!

Le w.e dernier, avec la Fête du cinéma (et la place à 4€ ), nous sommes allés voir tous les trois le Wonder Woman.
J’en garde:
les excellentes scène de combat, une bande-son réussie (qui m’a pété les oreilles, mais bon…), Remus Lupin en méchant (oups, David Thewlis).

Et ça tombe bien car cette semaine, lundi dernier, c’était le 20 ème anniversaire de la première parution de « L’Ecole des sorciers ». 

En grec ancien, quand même!

La communauté Potterhead – dont je fais partie – a rendu hommage à Ms.Rowling, à sa façon.

Hermione, tout ce qu’il fallait pour (presque) conclure ce résumé d’une semaine morose!

Et côté musique?

Toujours mon amour pour les musiques de films. Ici, parfait, pour WW:

Je finis avec les potins de la Kpop:

Voilà. GD, alias G-Dragon, de son vrai nom: Kwon  Ji-yong (en coréen : 권지용), est en tournée en Europe. Enfin. Le leader de Big Bang (ce groupe légendaire) vient nous voir. (ok, sans Big Bang, pour causes diverses, mais GD, quand même!)
Et…je vais le voir (Paris, septembre 2017, juste pour mon anniversaire). Si, si.

Du coup, j’ai quelques petits ajouts à faire au « tag concerts »

Sur le dernier album :

Et ce sera tout pour cette semaine (dans 1 semaine exactement,  ma fille Aly aura 16 ans)
Bon week-end!

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La casting de Game of Thrones en couleurs

….et en couverture de Time magazine:

(photos Miles Alridge)

 

 

Emilia Clarke (Daenerys)

 

Kit Harington (Jon Snow):

Lena Headey (Cersei):

Nikolaj Coster-Waldau (Jaime )

Peter Dinklage (Tyrion):

 

Sophie Turner (Sansa):

Maisie Williams (Arya):

 

 

suite le 16/07 prochain!

Clarke: Jean Paul Gaultier Haute Couture gown and necklace, VV Rouleaux silk flowers, Simon Harrison earrings, Dolce & Gabbana ring; Coster-Waldau: Thomas Sabo jacket, Burberry shirt, Richard James scarf; Headey: Giambattista Valli Haute Couture evening gown, Dolce & Gabbana earrings; Dinklage: John Varvatos suit and shirt, Linda Bee at Grays Antiques tie pin; Turner: Gucci dress; Weiss: Dries Van Noten suit, COS shirt, Hardy Amies tie; Benioff: Hardy Amies suit, COS shirt, Burberry tie; Williams: Valentino dress; Harington: Charles Jeffrey LOVERBOY suit jacket and shirt
On the Cover: Harington, Coster-Waldau: Dolce & Gabbana suits; Clarke: Dolce & Gabbana dress and fine jewelry, Vicki Sarge choker, VV Rouleaux collar; Headey: Dilara Findikoglu dress, Garrard fine jewelry, Erdem boots; Dinklage: John Varvatos suit

Joyeux anniversaire, Harry Potter!

Il y a 20 ans sortait le 1er tome. « Harry Potter à l’école des sorciers », pour nous en France.

Il y a 20 ans…
Je me souviens bien de ce que je faisais alors (travail, vie perso, lieu d’habitation). Je me souviens aussi de la première fois où une amie m’a parlé de Harry Potter – et du fait que c’était aussi une lecture pour adultes. Je ne suis pas devenue fan avec le premier tome. Il m’a fallu attendre le 3 ème pour tomber dans la marmite.

Il n’y a qu’à voir le nombre d’images, d’articles que je partage au sujet de Harry!

Les illustrations 

Les Animaux fantastiques

Etre fan

Un tag spécial

Le conte des 3 frères

Poufsouffle

La pièce

Les photos des studios HP à Londres : 1

suite 2

Et suite 3

Des tableaux pinterest 1 et 2

Une fois encore, bon anniversaire!

Jeffrey Dean Morgan au volant

Connu pour avoir joué dans Grey’s Anatomy, Supernaturals et récemment, The Walking Dead ( un fabuleux Negan),Jeffrey Dean Morgan a une actualité hors du commun ce week-end: c’est lui qui conduira la  Chevrolet Corvette qui tiendra le rôle du Pace car (il n’y a pas de traduction en français) durant la course. Il s’agit de la 101eme édition des 500 miles d’Indianapolis (ou Indy). 

We’re honored to welcome Jeffrey Dean Morgan to IMS to drive the 2017 Corvette Grand Sport Pace Car,” IMS President J. Douglas Boles said. “He’s used to playing the ultimate villain in ‘The Walking Dead,’ but he’ll be an envied hero to millions of race fans around the world when he gets to lead the field to the green flag of the 101st Indianapolis 500 in such a beautiful Corvette.”

Dragons, Roi de la nuit – GoT saison 7 en vue

 

Ah, le Trône de fer/Game of Thrones!Quand on tombe dans la marmite de cet univers, on peut dire qu’on est cuit (quelle mauvaise métaphore, ce matin…)
Pendant que GRR Martin nous fait languir depuis des années pour le tome 6 (il n’a toujours pas fini « Winds of winter » dit-il sur son blog ), HBO a entamé en fanfare la saison 6, l’an dernier.

And yes, before someone asks, I AM STILL WORKING ON WINDS OF WINTER and will continue working on it until it’s done. I will confess, I do wish I could clone myself, or find a way to squeeze more hours into the day, or a way to go without sleep. But this is what it is, so I keep on juggling. WINDS OF WINTER, five successor shows, FIRE AND BLOOD (that’s the GRRMarillion, remember?), four new Wild Cards books, some things I can’t tell you about yet… it’s a good thing I love my work.

Après une saison 6 riche en rebondissements, on attend (im)patiemment la 7.

Voilà enfin le premier poster et les photos.

Une saison 7 qui se fait attendre, décidément – et qui sera courte, ainsi que la 8.

 

 

 

 

 

Voilà, la fin d’une histoire épique est en marche.
– diffusion à partir du 16 juillet (17, j’imagine en France). –

T’as pas vu ma pop #7

Comme nous avons pu le voir la semaine dernière,  les héros pop s’engagent dans des aventures très différentes les unes des autres. Il semblerait pourtant que ces héros soient  reliés entre eux par un fil conducteur, un ou des éléments communs. Tous se définissent quasiment par leur grand point faible – ou, du moins, leur faiblesse relative. De plus, quasiment tous choisissent  de refuser la puissance/le pouvoir à la fin de leurs aventures.
C’est le cas de Frodon qui jette l’anneau dans la Montagne du Destin -plutôt que de devenir un nouveau Sauron, ce qui était quand même sacrément badass. Idem pour Luke Skywalker qui ne se laisse pas tenter par le côté obscur, préférant abandonner le combat contre Dark Sidious/Palpatine. On sait ce qui arrive: Vador, ne pouvant supporter de voir son fils souffrir devant ses yeux, s’empare alors de Palpatine, rendu vulnérable  et le jette dans le générateur de l’Etoile Noire et youpi!  triomphe de l’amour!Quant à  Harry Potter refuse la Baguette de Sureau et l’immense pouvoir qu’elle confère.

Le héros pop est donc un exemple – malgré lui, dirait-on. « Il ne veut pas le pouvoir pour lui-même », se disent ceux qui sont autour de lui. « Aidons-le. »  De là, naissent les communautés héroïques (La Communauté de l’Anneau, l’Ordre du Phénix, etc..). Car on touche ici à l’élément fédérateur. Ce qui est une faiblesse devient alors LE point fort du héros pop.

On voit que dans le récit pop, on a commencé par « croire à » (=une prophétie, un mythe, une légende) pour « croire en » (accorder sa confiance; former une communauté). Le héros doit à présent faire croire (en lui).

Récemment, les récits de héros pop mettent en avant un personnage  que tout le monde pourrait devenir. Le héros pop reflète la croyance des autres plus qu’il n’est marqué comme un être unique en son genre. En cela, beaucoup de récits ressemblent étrangement aux romans d’apprentissage (ou d’éducation), ceux qu’on appelle  le Bildungsroman.

Le héros pop est alors confronté à différents schémas qui vont définir son récit:

  • Il souffre. C’est Frodon, tout en abnégation, en figure doloriste (sauf lorsqu’il s’en prend au malheureux Sam en se comportant comme un vrai tyran – ou en diva pop – il fait sa rockstar -; là, c’est Sam qui lui vole la vedette et devient le  héros à temps partiel)
  • Il est courageux. Modeste, issu de nulle part, voilà notre héros qui se découvre des ressources insoupçonnées! C’est Bilbo version Peter Jackson qui affronte l’affreux Azog dans Le Hobbit au cinéma. Bien sûr, ce n’est pas nouveau…
  • Il a un pouvoir mais le connaît mal/ou ne sait pas le maîtriser. Jack Frost sait refroidir l’air, pas assez pour figer Pitch, le Croquemitaine.

Autre cas de figure: il n’est héroïque que par défaut. C’est un héros accidentel.
C’est suite au décès de son frère (jumeau, c’est plus pratique!) que Jack Sully est amené à remplacer celui-ci – et à devenir le sauveur de Pandora, dans Avatar.
Mais, à la base, Sully n’est que l’avatar – celui de son frère.
De même, Shrek est un remplaçant. Il doit sauver une princesse à la place de Lord Farquaad.

Dernière piste: il voyage dans le temps. Et, oui le voyage temporel! On sait dès le début que le héros a accompli sa mission, reste à trouver le bon orage magnétique, la bonne machine temporelle pour que ledit héros réalise son destin.
C’est Terminator où l’on vient du futur (qui n’est pas folichon, entre nous).
Ce schéma a été largement pillé par les auteurs de SF (je ne citerais pas toutes les références, vu le grand nombre), accompagné de son leitmotiv: le paradoxe temporel.

Le paradoxe temporel le plus connu est le paradoxe du grand-père selon lequel l’intervention tue l’aïeul de l’intervenant empéchant ainsi sa naissance… et donc son intervention. Ici, nous nous trouvons en face du paradoxe du premier type, mais l’auteur avance l’hypothèse d’une autocorrection du temps. En effet, le voyageur est voisin d’un architecte; malencontreusement, il empêche la naissance de ce voisin, mais les maisons réalisées par ce voisin, n’en sont pas moins dessinées par un autre architecte.

On pense à Barjavel (Le Voyageur imprudent); à Bradbury (Un coup de tonnerre),  à Vous les zombies All You Zombiesde Robert A. Heinlein, à  La Patrouille du temps de Poul Anderson, mais aussi à La Spirale du Temps (Yoko Tsuno) de Roger Leloup, à Valérian et Laureline qui sont des agents spatio-temporels,  à Thorgal (dans Le Maître des Montagnes). Je passe sur le nombre d’allusion dans Doctor Who.  Dernièrement, dans la saison 10 – épisode 3 « Thin Ice » dont voici un aperçu  ci-dessous, Bill,  qui accompagne le Docteur, pose à nouveau cette question « Et si…. » – et se fait gentiment tourner en dérision.

Londres, 1814. La ville entière s’est révélée pour la plus grande foire de givre depuis des décennies. Mais sous la Tamise glacée, les fêtards disparaissent, s’embrassent dans la glace et pénètrent dans les profondeurs où se cache un monstre terrifiant. Le docteur et Bill arrêteront-ils le massacre avant qu’ils ne soient entraînés dans les eaux glacées

Yoko Tsuno : La spirale du temps

Le héros ne change pas l’univers.Très souvent, il contribue à en maintenir sa cohésion. Cette idée en induit une autre: la préexistence du futur.
Nous faisons un tour sur nous-mêmes et nous projetons dans un avenir qui, s’il n’est pas une certitude, est susceptible de déjà exister.
Voilà qui a le mérite d’en séduire plus d’un….

Héros fédérateur, héros fort de sa faiblesse, la pop culture nous invite à nous pencher sur nous-mêmes, à nous réapproprier des codes, des histoires. Elle nous renvoie à notre propre humanité, et en cela, à nos différences, à nos singularités.
Elle nous réunit quand nous devenons fans (merci, les fandoms!);  elle nous montre que c’est en faisant un  atout de notre différence que nous en devenons héroïques. Pour conclure ce premier volet en 7 parties sur la pop culture, je  citerais R. Mèmeteau dont l’ouvrage m’a servi de guide-fil: « Une société de plus en plus normée finit donc fatalement par devenir une véritable machine à créer les stars ».

Je vous retrouve bientôt pour un autre volet et en attendant, je  vous souhaite une bonne semaine.

T’as pas vu ma pop? 1er volet

Introduction – part.1

La pop et le camp part.2

Come on, vogue! -icône pop –part.3

Pop culture: le monomythe- part.4

Prophéties part.5

Prophéties: Matrix, Harry Potter – part.6

Héros pop: croire ou ne pas croire part.7