Les gants du magicien

Il y a plusieurs semaines, Lord Chours est revenu avec des théories enfantines sur la magie et, en particulier, un (presque) début d’histoire de gants de magicien. L’idée a fait son nid…
Voilà ce que ça donne: 

 

                  Il était une fois dans la ville d’Hermeland un magicien qui se servait de son don en cachette. En effet, à cette époque, la Magie était officiellement prohibée sur tout le territoire. Le gouvernement avait même promulgué une Grande Loi afin de contrôler tous les individus pratiquant leur Art. Aussi incroyable que cela puisse paraître de nos jours, on pensait que l’Art de la Magie pouvait être dangereux. On disait que la Magie était la source de maux terribles, de guerres, de conflits, de meurtres, l’origine des haines et des violences. Bref, la Magie – et les magiciens, par extension – était la cause de tous les problèmes – et il fallait que cela cesse. Alors, on emprisonnait et on interdisait.

Donc, dans la bourgade d’Hermeland, Huguet Lelong officiait en tant que brodeur et couturier occasionnel. Ce n’était pas une profession rare car le travail manuel concernait les hommes tandis que ce qui touchait à l’intellect était réservé aux femmes.

C’est ainsi que l’Honorable Malou Belette, scribe de son état, vint le voir ce matin-là. Elle avait grand besoin d’une nouvelle paire de gants car la sienne était trouée. L’Honorable Malou Belette malgré sa position sociale élevée au Bourg d’Hermeland, se faisait fort d’être économe et de ne point gaspiller ses habits et ses souliers. Pour dire vrai, elle les usait jusqu’à la corde.

Accompagnée de sa fille cadette qui lui succéderait au conseil des Scribes lorsqu’elle serait en âge de le faire, Malou Belette frappa à la porte du couturier.Il se dépêcha d’aller répondre – on ne faisait pas attendre l’Honorable Belette – mais avant cela, il vérifia qu’il avait bien remonté ses longs gants de soie jusque sur ses avant-bras. C’était important.

Maître Huguet Lelong était un homme grand et fin, aux cheveux d’un brun mêlé de blanc, frisés, qu’il ramassait sous la toque brodée traditionnelle. Son visage paraissait sans âge. Ses yeux légèrement en amande étaient d’un marron profond, éclairés par des touches d’or. Quand il souriait, cela lui donnait un air malicieux à la façon d’un renard qui se serait moqué de vous ou qui viendrait de jouer un bon tour .

Il s’inclina devant la Scribe avant de lui souhaiter le bonjour. Celle-ci passa devant lui en relevant le menton, avec cette façon un peu insolente qu’elle avait gardée de ses jeunes années. Ses cheveux roux et gris étaient coupés assez courts et retombaient en ondulations sur ses pommettes hautes.
-Maître Huguet, fit-elle, en balayant du regard la pièce où était rangé le matériel de couture.

SUITE ICI 

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Le Tag des B.O #je tague, tu tagues, etc…

Merci à  June – 

Je n’ai pas pu résisté à ce tag. Evidemment (même si je le garde au chaud dans mes brouillons) Je dois avouer que: – oui, j’ai tendance à  écouter les B.O avant de voir les films;
– il m’arrive de me passer des « musiques de films » (soundtracks) en boucle
– pire: j’ enrage quand  j’entends un extrait de B.O et que, ô misère, je ne le reconnaîs pas . Bref, pour les films, le choix des musiques est certainement un second dialogue (qui a dit ça? Ennio Morricone?je cite de mémoire).

Une bande originale que tu as aimée mais pas particulièrement le film (ou pas du tout)?

Un exemple frappant, pour moi, c’est Sweeney Tood. J’avais même écouté et réécouté la B.O  avant de visionner le film. A noter que le Sweeney Todd  de Tim Burton étant une adaptation de la comédie musicale de Stephen Sondheim (et Sondheim étant l’équivalent d’un génie dans le domaine…), on peut s’attendre à du très bon. Néanmoins, le film est largement en dessous des attentes.

 

Autre exemple de  » très belle B.O mais je me passe largement du film, merci! «  c’est : Tubular Bells (Mike Odfield) qui est la B.O de...L’Exorciste. (ensuite,  des goûts et des couleurs…pour certains, l‘Exorciste est un chef d’oeuvre, pour moi: un ensemble de clichés):

 

Pump up the volume – (le film !) – avec Leonard Cohen, Soundgarden, et j’en passe, la B.O d’un film  sympa-mais-sans-plus 

La première bande-originale qui t’a marquée?

Après avoir bien réfléchi, la réponse s’est imposée (merci Metallica ):

Ennio Morriconne : Le bon, la brute et le truand – Ecstasy of gold – L’estasi dell’oro

 

Un film que tu as voulu découvrir après avoir entendu la musique?

L’odyssée de Pi ( Life of Pi): (les deux se valent : B.O et film +++)

Par contre, j’ai l’exemple de la B.O qui me donne envie de revoir le film ( pourtant le film n’est pas forcément à la hauteur de mes espérances et je le sais…):je veux parler de:Troie – James Horner: ce morceau à cause de la voix sublime de Lisa Gerrard (ex-Dead Can Dance). Le morceau emprunte d’ailleurs beaucoup à celui-ci (Host of the Seraphim Dead Can Dance).

Une bande-originale qui t’a fait craquer pour un compositeur?

Facile! John Williams a composé la B.O de Star Wars. C’est de cette manière que j’ai découvert un grand artiste….

Un générique de série que l’on retrouve dans ta playlist?

Découvert récemment, un générique signé Hans Zimmer pour The Crown (série dont je viens de terminer la saison 1 – et que je recommande) :

Plus ancien, toujours valable:

La série en N&B – heureusement rediffusée souvent:

 

Des B.O que l’on retrouve dans ta playlist?

Celle- ci! La B.O du Dernier des Mohicans est un imbroglio. Cette partie a été adaptée par Trevor Jones d’après le morceau de Dougie Mc Clean « The gael ». (l’original se trouve sur youtube )

Dans mon téléphone : (ça n’en bouge pas) GotG 1 – Awesome Mix 1

Le thème de Davy Jones – Pirates des Caraïbes 2 – Hans Zimmer

 Hanging tree – B.O Hunger Games – cover L.E.J

Une bande-originale indissociable du film pour toi?

Inception – Hans Zimmer – ici en concert (Hans Zimmer est au piano):

 

Une bande-originale qui te rappelle la période des fêtes de fin d’année?

Un film avec ce thème de Jerry Goldmsith:

Une bande-originale qui t’a fait pleurer?

‘Pas sûre que les B.O  seules me fassent pleurer…Je dirais que c’est l’assemblage: les images+la musique = les émotions provoquées + mon état émotionnel  du moment(parlez-moi des Animaux Fantastiques, récemment…)

Harry Potter : (H. P and the Deathly Hallows – part 2) – Alexandre Desplat :

 

Une bande-originale qui t’a déçue ou que tu détestes?

A vrai dire, je n’en ai pas. Sauf tout ce qui a une voix de Chipmunk et qui chante!

Mais je peux apporter ma contribution aux B.O étranges et/ou datées avec:

Ladyhawk (il faut écouter, si, si)

 

Une bande-originale ou générique de série que tu as toujours avec toi?

Pour moi, Ramin Djawadi est un génie. Non seulement il a composé ça:

 

Mais aussi ça:Westworld

Je ne résiste pas au plaisir d’ajouter le générique de Poldark, ici interprété par Lang Lang (magnifique)

Cette très belle chanson est le générique de la série Outlander.

Et ceci dans Le Hobbit:

 

Je pourrais continuer longtemps sur ce thème . Je vais terminer avec 2 séries:

Vinyl – série que j’adore mais qui, hélas, n’aura pas de saison 2 (et là, je grogne) :

The Get Down (saison 2 à venir) :

Un joyeux bloganniversaire!

Et parce que j’ai 2 blogs ici, wordpress m’a gentiment rappelé que, 3 ans plus tôt, j’avais créé l’un d’eux. (ou les 2?)
Je crois  me souvenir que LeyArts (les photos) et celui-ci sont presque jumeaux même si j’ai mis du temps à publier régulièrement sur l’un comme sur l’autre.
Je ne regarde quasiment jamais les stats. C’est un truc qui me gpnfle prodigieusement. Parfois, je m’aperçois qu’un article a attiré plus de monde (et je me dis: « oui, mais, comment? …. » car « pourquoi? » est une question dont je suis certaine de ne jamais trouver la réponse )

Si je zoome sur les stats de mon blog photos, aujourd’hui, voilà ce que je vois:

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Sur celle de LadyButterfly:

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Je n’ai rien à dire d’autre sauf….que ça continue!

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Cette année, c’est également celle des 10 ans de mon premier blog « permanent » NapalYsaLeya  – et non, l’un de ceux qu’on efface parce que la Chose ne présente plus d’intérêt. C’est dire…oui, il y en a eu, des blogs avant ceux -ci. J’ai commencé à me lancer dans cette aventure en 2004…et l’envie ne m’a pas quittée. La compétence apparaît sur mon CV (depuis le temps! ….)

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[TAG] TRIP TAG: ROYAUME UNI

Après le Tanuki et June, vraiment, je ne peux pas résister à un tel tag.
O.M.G

Are you talking about England?
United kingdom, I ask you….

Non, mais vraiment, c’est comme si vous me demandiez de parler de …ma famille.
Et, de fait, c’est un peu le cas. Je vous entends d’ici. Quoi? Lady Butterfly, alors, c’était pas du chiqué?
Meuh, non. Ou presque.
Disons, sans vous raconter ma vie, que le R.U (U.K) est inscrit sinon dans mes gênes (et là où y a d’la gêne – chhhh…….dites-moi de me taire !c’est la chaleur, au-dessus de 30°, dans un appart pas très bien aéré, mon cerveau part en vrille), je disais, sinon dans mon patrimoine génétique (voilà)  – et encore, vu les lointains ancêtres normands et anglo-normands côté maternel, allez savoir…. – mais ancré dans mon histoire familiale.
Je ne compte pas le nombre de séjours que j’ai pu faire avec mes parents et mon frère (et ma grand -mère, également) en famille entre l’âge de 4 ans et celui de 18

J’aurais donc du mal à détailler les villes que j’ai pu voir tant mes souvenirs d’enfance sont liés à l’Angleterre (c.f question 4).

QUELS LIVRES D’AUTEURS BRITANNIQUES ET/OU SE DÉROULANT AU ROYAUME-UNI AVEZ-VOUS ADORÉ ?

Idem: les auteurs britanniques ont été mes 1ers coups de coeur.
J’ai la chance, je l’ai dit, d’avoir eu des parents qui adoraient la lecture et qui ont favorisé notre ouverture sur les cultures autres que celle de la France (par ex, j’ai déjà parlé de la grande influence de l’Asie et particulièrement, du Japon, à la maison, quand j’étais gosse).
Quant à l’Angleterre, c’ était plus qu’un hobby. Le thé devait couler dans nos veines – ou dans notre biberon? Avec une maman fan de Jane Austen – très fan – ou des soeurs Brontë, je vous laisse imaginer la suite.
Donc, j’ai commencé à me plonger dans la lecture très tôt et si je n’ai pas grandi avec le collège de Poudlard, décalage générationnel oblige (j’ai à peu près le même âge que l’auteure des H.P), c’est pourtant une histoire de collège anglais qui m’a attirée. La série est signée ….Enid Blyton (allez, le Club des Cinq aussi, j’ai dévoré ça et le Clan des sept):Malory school : Les Filles de Malory School (1971)

Titre original : First Term at Malory Towers (1946). Hachette, collection : Nouvelle Bibliothèque rose 188 p. Réédition en 1993, Bib. rose
Résumé : Malory School n’est pas vraiment un collège ordinaire : les uniformes y sont jolis, les élèves ont l’air heureux et épanoui, et les professeurs ont de l’humour ! La nouvelle venue, Dolly Rivers, est ravie : elle ne pensait pas que la vie au pensionnat pouvait être aussi intéressante

 

 

 

Autre série de roman de type « school stories » (et oui, Rowling a eu des prédécesseurs, un  fait qui est très bien expliqué, entre autres, dans « Les nombreuses vies de Harry Potter » que je vous conseille si vous êtes fan de l’univers de Rowling et que vous désirez creuser la question):Bennett au collège (Jennings goes to school, 1950) – je me souviens l’avoir lu en Bibliothèque verte. 

 

 

 

 

Mon enfance, c’est aussi, « Les Histoires comme ça » de Rudyard Kipling

« Or, il y avait un éléphant – un éléphant tout neuf – un Enfant d’éléphant – plein d’une insatiable curiosité; cela veut dire qu’il faisait toujours un tas de questions. Et il demeurait en Afrique, et il remplissait toute l’Afrique de ses insatiables curiosités. Il demanda à sa grande tante l’autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça; et sa grande tante l’autruche le cogna de sa dure, dure patte. Il demanda à son gros oncle l’hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges; et son gros oncle l’hippopotame le cogna de son gros, gros pied. Il demanda à sa maigre tante la girafe pourquoi elle avait la peau tachetée, et sa maigre tante la girafe le cogna de son dur, dur sabot; et il demanda à son oncle poilu le babouin pourquoi les melons avaient ce goût-là, et son oncle poilu le babouin le cogna du revers de sa main poilue.
Il posait des questions à propos de tout et tous ses oncles et tantes le cognaient; ce qu’il ne l’empêchait pas de rester plein d’une insatiable curiosité. »

ou « James et la grosse pêche », « Charlie et la chocolaterie » de Roald Dalh.

Mon adolescence a été comblée par la SF  – donc George Orwell avec son « 1984 » lu en ….1984!

John Brunner : Tous à Zanzibar!

Brian Aldiss, avec le cycle d’Helliconia;
puis JRR Tolkien, en fantasy  (Bilbo et le seigneur des anneaux lus des dizaines de fois) et Michael Moorcock (Elric; Hawkmoon, etc….)
Plus tard, je dois citer:
– Harry Potter
– Le cycle de l’Epouvanteur – Joseph Delaney
– David Gemmell
– Susanna Clarke « Jonathan Strange & Mr.Norrell »
Philip Pullman – La Croisée des Mondes

J’en oublie mais je n’aimerais pas zapper en policier:
Peter Tremayne et le cycle de soeur Fidelma (10/18)
– C. J. Sansom – les enquêtes de Matthew Shardlake sous le règne de Henry VIII sont excellentes.
– Paul Charles Doherty – là, il y a l’embarras du choix…. L’auteur écrit sous divers pseudonymes; L’un de mes cycles préférés est celui de Hugh Corbett (au Moyen Age, en Angleterre – et c’est toujours du policier!).
Kate Sedley

Franck Tallis  – l’un de mes chouchous (à lire!)

 

Pour finir (sinon, j’y serais encore demain…):

mes préférés:

David Lodge

Kate Atkinson 

Alexander McCall Smith :

La série Les enquêtes de Mma Ramotswe  a été partiellement adaptée il y a quelques années – ça vaut la peine de la regarder (L’agence n°1 des dames détectives). 

Anita Brookner, Antonia Susan Byatt, Doris Lessing….. – cette fois, je m’arrête.

QUELS LIVRES SONT DANS VOTRE PILE À LIRE ?

Aucune idée. Je n’ai pas de PAL en ce moment à proprement parler, étant donné la montagne de travail qui va m’attendre dès la reprise de la formation (mardi 16, quoi).

QUELS FILMS VOUS ONT MARQUÉE (PARMI VOS DVDS SI POSSIBLE) ?

Il est à moitié britannique mais je pensais à :

Immortal beloved (ou : Ludwig Von B. ) – et oui, j’ai mis un film avec Gary Oldman, sérieusement, je ne pouvais pas faire autrement….

Et, pour la peine, je vous en propose un 2nd, britannique aussi:avec deux de mes chouchous (et non, je ne l’ai pas en DVD)

 

Puisque « Magadalene sisters » a été cité (merci!), un autre film qui m’a marquée, irlandais, aussi: Hunger

Un autre, très bon: We want sex equality:

Un film de Stephen Frears, de 1987, excellent, peu connu et pourtant….

« Prick Up Your Ears is a celebration of outrageous playwright Joe Orton (Gary Oldman) and his love affair with Kenneth Halliwell (Alfred Molina) which concluded with their violent and premature deaths.

Orton was one of the 1960s golden boys, from working class Leicester lad to national celebrity, from sexual innocent to grinning satyr, from penniless student to icon of Swinging London. He became a star by breaking the rules – sexual and theatrical. But while his plays including Loot, What the Butler Saw and Entertaining Mr Sloane were hugely successful, his private life was sometimes sordid, often farcical and ended in tragedy.

With a star-making central performance by Gary Oldman, a superb cast including Alfred Molina, Vanessa Redgrave, Julie Walters and Richard Wilson and a brilliant script by Alan Bennett, Prick Up Your Ears is a cult British film. »

AVEZ-VOUS DÉJÀ ÉTÉ DANS UN PAYS (ET QUELLES VILLES) APPARTENANT AU ROYAUME-UNI ? SI OUI LEQUEL ? SINON ALLEZ DIRECTEMENT À LA QUESTION SUIVANTE.

Oui, très souvent. Et comme cela nécessite un développement particulier, je préconise un post dédié à ce sujet (oui, car sinon, je vais dormir sur mon clavier à ce rythme^^). de plus, je viens de retrouver en rangeant un bon nombre de papiers, une ancienne liste datant de…(je n’ose pas énoncer l’année – tiens, celle des J.O d’été de Los Angeles – vous chercherez) où l’ado de 16 ans que j’étais, avait noté les visites effectuées, les …repas pris en dehors de notre famille (si, si!). C’est assez rock’n’roll (mais lisible – et non, je ne garde pas tout).

Donc rendez-vous pour un voyage temporel et anglais très bientôt

 

SI VOUS POUVIEZ CHOISIR UNE DESTINATION, DANS QUELS PAYS (OU VILLE) AIMERIEZ-VOUS ALLER ?

A présent, à part retourner à Londres, j’aimerais, de même que mon compagnon, aller en Irlande et aussi, en Ecosse.

 

AVEZ-VOUS UN AUTEUR, PERSONNAGE, RÉALISATEUR, ACTEUR, ETC, FAVORI ? (ÇA MARCHE AUSSI AU FÉMININ)
Il me semble que j’ai abordé ce sujet…
Gary Oldman, chez les acteurs. Jk Rowling, chez les auteurs.

Liebster Award 2016 X3 et Dragon Loyalty Award : ça c’est un tir groupé de tags!

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Cette année, j’ai commencé par un Dragon Loyalty Award (sous forme de Vrai/faux). A ce sujet, je n’ai pas donné les réponses…

Si ça vous amuse, allez faire un tour sur mes propositions – personne n’ayant osé proposer une petite réponse ( pourtant, je ne mords pas, je le jure – sauf un affreux dentiste, une fois, je crois), voilà ce qui est (sans doute) vrai (ou pas). Donc, 14 choses à mon sujet (ça en fait déjà beaucoup…):

Vrai ou faux: 

  1. Je suis bonne en calcul mental :Faux  Ce n’est pas mon fort (je connais mes tables, merci, je sais calculer mais vraiment pas vite – mais, ça va, j’assume)

  2.  Jusqu’à présent, j’ai déménagé plus de 10 fois: Yep. Je ne compte plus, je me suis arrêtée à 10, je pense. (et je ne me vois pas vivre éternellement au même endroit non plus, ce n’est pas dans ma nature…)

  3. J’ai participé au Nanowrimo plusieurs fois :Vrai. Pour le NaNo (définition ici pour ceux qui ne connaissent pas), 3 participations, 2 réussites (2013 et 2015, 1 loupé en 2014).

  4. Je suis déjà allée aux USA: Oui, il y a une vingtaine d’années maintenant, en Floride, surtout.

  5. J’aime beaucoup la neige FAUX Il faut savoir une chose à mon sujet: j’ai horreur de l’hiver: du froid, de la pluie, du vent, de tout ce qui ressemble de près ou de loin à ce p****** d’hiver. Pire: quand il va neiger, j’ai des crises de migraine.  Alors, winter is coming, ok, mais qu’il vienne et qu’il reparte viiiiiiiite!

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  •   6 – Je sais très bien nager (clin d’oeil à Pimpf)  Non :malheureusement, j’ai la trouille dès que je n’ai plus pied. J’ai de grandes difficultés à mettre la tête sous l’eau mais j’aime: la mer, l’eau, etc…

  • 7 – J’aime bien boire du vin (clin d’oeil au Riesling de June) :Faux – mais: C’est compliqué. J’en ai parlé en com chez Fan Actuel. J’ai bu de l’alcool jusqu’à la trentaine environ (il y a donc 16 ou 17 ans; ma trentaine étant alors un peu entamée).
    Pour diverses raisons, j’ai arrêté totalement de boire du vin, de la bière ou même un apéro. Le goût ne m’attire plus et, je dois le dire, me répugne un peu. Je n’oblige personne à faire de même. Voilà, voilà.

  • 8 – J’ai déjà rencontré des personnes célèbres (clin d’oeil à Pimpf): Oui, dans le cadre de mon travail en librairie, durant les années 90: non seulement des écrivains, mais aussi des musiciens, des comédiens, des hommes politiques, des scientifiques. Meilleur souvenir? Régine Deforges (venue parler et signer, alors accompagnée de sa fille Léa) et Louis Bertignac.

  • 9 -Ma première passion, c’est le dessin: Vrai. Mon 1er moyen d’expression, avant d’écrire. Petite, je voulais être dessinatrice (Yoko Tsuno! j’aurais voulu dessiner des Vinéens). Et comme j’avais beaucoup d’imagination (oh?!!), je fabriquais mes propres « petits journaux ».

  • 10 – Je n’aime pas les serpents Faux, ça va. Ce sont les araignées dont j’ai la phobie. Mais grave, la phobie.

  • 11 -Je ne me sens pas à l’aise dans la foule  –Non.  Soyons raisonnables: tout dépend de la foule. Disons que La Foule,la Grosse foule j’évite. (trop de bruit, de mouvement; et comme je suis petite, je ne vois rien….)

  • 12 -J’ai pris l’avion pour la 1ère fois à 4 ans Exact. Avec ma mère et mon frère. C’était aussi la 1ère fois que j’allais en Angleterre.

  • 13 -Je mange très peu de viande  Correct.  Déjà dit. J’en mange très peu et ceci depuis très longtemps.(l’enfance, donc oui, très longtemps, maintenant ^^).

  • 14 -J’ai commencé la photo numérique en 2007 Yep!et avant cela, je photographiais en argentique. A petites doses; surtout des photos de voyages.

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Et j’en arrive au Liebster X3 : Voici les questions de June 

  1. Si tu pouvais voyager dans le temps, où irais-tu et qui voudrais-tu rencontrer ? Vaste question … ça fait longtemps que je me demande ça (depuis une certaine nouvelle de Ray Bradbury  lue vers 11?12 ans?). Donc, non, pas la Préhistoire. L’ Antiquité peut-être, histoire de jeter un coup d’oeil (la Grèce ou même l’Egypte). Mon Très Cher Lord Chours aimerait le Moyen-Age (donc, je l’accompagnerais sûrement). Le début du XXème aussi. En gros, une machine à remonter le temps comme celle de Monya dans Yoko Tsuno . Ou un TARDIS seraient utiles.        

  2. Si tu devais définir tes attentes pour 2016 en un seul roman, quel serait-il ?
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  3. Si tu avais un seul objectif à réaliser impérativement dans ta vie, ce serait quoi ? Oh, un seul? Ce n’est pas dans mes cordes, ça, le « un seul ». Mais à mon sens, si la vie doit être là pour qu’on se fixe des objectifs, il s’agit alors de ceux qui concernent notre personne – la façon dont nous la faisons évoluer. Toujours avancer, être en accord avec soi. Ne pas rester ses acquis. Travailler sur soi encore, encore.Puisque la vie est changement….

    Mon objectif opérationnel  – et bing! il fallait que je ramène mon jargon de formateur/trice nouvellement acquis même si je vais vous épargner  les autres – est, bien sûr, de vous amuser et de vous distraire au travers de mes articles sur mes différents blogs.

    (à noter que je n’obtiendrais pas plus vite mon titre de formateur/trice en plaçant du vocabulaire pro dans mes articles ^^)

    3. Thé ou café ? Complètement thé du matin  au soir mais j’aime aussi le bon café (surtout en ce moment…)

    4.Oiseau de nuit ou lève-tôt ? J’ai été lève-tôt par obligation professionnelle.  Je ne suis pas oiseau de nuit.

    5.Le film, le livre ou la série qui te représenterait le mieux ? Film: Snow cake mêlé de Beignets de tomates vertes. Série...: ma préférée étant: Six feet under, je la garde. J’ai découvert Vinyl avec délices.

    6.De façon générale science-fiction, thriller, polar, roman, romance?  (et le fantastique? ) Un roman de fantasy à tendance SF avec une intrigue de polar comprenant une légère romance.

    7.Es-tu accro à un auteur ou un réalisateur en particulier ? A plusieurs auteurs (et comme je vais forcément en oublier car la liste est longue….je sens qu’il faudra que j’y revienne): Marion Zimmer Bradley; Frank Herbert (Dune); Pierre Bottero; David Lodge; Apollinaire; Verlaine; J.K Rowling; Fred Vargas et  d’autres auteurs de polars: Indriðason, Lars Kepler, ….)……..(auteurs, je vous aime).

    8.Qu’est-ce qui te fait craquer principalement sur un livre ou un film ? Une intrigue bien ficelée, une bonne dose d’humanité, l’écriture (parce que  si c’est intéressant mais que c’est plat, laisse tomber. J’ai beaucoup de mal avec les clichés (Musso, Lévy, Les 50 nuances de Grey) Au ciné, pareil :le visuel; l’importance du regard…et la bande son!Plus: la présence de Gary Oldman dans le film (sans commentaires)

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    9. Le monde de l’imaginaire en général est en danger, en sautant dans l’histoire, tu peux sauver une série ou une saga (cinématographique ou littéraire), quel va être l’heureux élu ? J’évite de les sauver (niark, niark).Non, mais c’est démoniaque, quand même, cette question. Donc,  j’envoie le trio Potter/Hermione/Ron sur la terre du Milieu et là, accompagné de Gandalf, ils sauvent les mondes imaginaires. Point.

    10.Comment es-tu arrivé(e) sur ce blog ? Voilà une question …dont j’ignore la réponse. Je suppose: en allant de blog en blog. Merci, June!

Legend of Korra via Giphy

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Source : http://rebloggy.com/

 

 Liebster Award  et questions de Lexy 

            1 -Quel est votre plus grand rêve ?
         On me dit que la magie existe – et que oui, je peux la pratiquer! (sans passer par Poudlard ni Brakebills)

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            2. Avez-vous une petite manie/un rituel quotidien ? Lequel ? Non.

            3.Que faites vous pour décompresser en fin de journée ?

                 Je me change (mais virez-moi ces vêtements qui serrent!)

          4.Une série préférée plus que tout ?

Une seule? « Six feet under » /2) Rome 3) Vinyl 4) Outlander 5) GoT 6) Alphas! pourquoi a-t’on arrêté cette série géniale? 7)Devious Maids 8) Jonathan Strange & Mr.Norrell 9) the Expanse 10) Poldark ..heu, je peux continuer longtemps…Mon dernier coup de coeur est : the Path )

           5. Un pays à visiter ? Pas un, des. Je suis déjà partie dans un certain nombre de pays mais …j’aimerais aller vraiment en Asie.

6. Un plaisir gourmand ? Chocolat!

7.Votre geste écolo ? Trier. recycler .Ce genre de choses. (non, aucun , je pollue!Je roule en diesel! –  j’arrête de suite ma provoc’ – )

8. Quel est votre petit bonheur ? Pour quoi se contenter de « petit » quand on peut pleinement savourer un bonheur, tout simplement. C’est bien, un bonheur. Un grand, encore plus

  • Choisissez 3 chansons qui vous ressemble.   

 

 

  • Quel est votre film de 2015 ?   

    (j’ai oublié…) Ah, si : Avengers: age of Ultron
  • Si vous aviez la possibilité de faire un truc fou, ce serait ?  J’apprends à tatouer!

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Et pour finir (jamais 2 sans 3), les questions de La fabrique à sourires

  1. Si tu étais un livre tu serais… Les Dames du Lac/Les Brumes d’Avalon -M.Z Bradley  par exemple. Mais 1 seul livre…

  2. Si tu étais un pays ou une région tu serais…: le Maroc,; la Turquie; Key West (Floride) ou alors…un endroit totalement imaginaire

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  3. Si tu étais un plante / fleur tu serais …un lys

  4. Si tu étais un animal tu serais Un chèvrillon (une chèvre+un papillon)

  5. Si tu étais un plat tu serais Du curry, du colombo, un plat indien. 

  6. Si tu étais une boisson tu seraisdu thé!

  7. Si tu étais un sport tu serais …du patinage (avec des roues ou sur glace)

  8. Si tu étais un film ou une série tu serais …(déjà dit – voir ci-dessus)

  9. Si tu étais une citation tu serais …j’en ai trop dans ma besace mais celle-ci me convient:

    γνῶθι σεαυτόν (gnỗthi seautón) = connais-toi toi-même

    J’en ai une qui dit ceci : « Heureusement, l’écriture est une maladie textuellement transmissible » – et je l’ai bien adaptée, donc j’en revendique une bonne partie du copyright. 

  10. Si tu étais un jour de la semaine tu serais …
    Peu importe (mais pas le dimanche ni le lundi)

  11. Si tu étais une chanson tu serais : 

    celle-ci

 

Et pour finir, rebelote, le Dragon est de retour! Je veux dire: Le Dragon Loyalty Award (X2) donc suite au prochain épisode. Et encore désolée pour le retard….

365 jours d’écriture – Nain monstrueux

essais2

Nain monstrueux! Voilà un thème pour lequel j’ai déjà un personnage: oui, le fameux Biafin  que j’avais allègrement mis en scène (et en délire) ici .
Je dois dire que je n’avais pas grand chose de plus dans mes brouilons. Mais Lord Chours, mon très cher, après avoir lu la…chose, m’a dit : «  Tu vas écrire la suite? ».
Voilà une suite des aventures du Nain Biafin.

 

Où l’on retrouve le nain Biafin, et quelques monstruosités:(attention jeux de mots non testés avant usage)

Une forêt, visiblement enchantée, plantée de très beaux arbres ; ça étincelle, ça verdoie, en gros: ça sent l’elfe.

Biafin: (chevauchant son lapin géant, Pluche et tentant de s‘orienter):

Mouais, j’suis toujours pas convaincu par l’idée de Train d’Huile, sur ce coup-là… Balancer des lutins bleus en renfort, quand même, c’était…(il s’arrête. Pluche a freiné des quatre fers, des quatre pattes, plus exactement, et un lapin qui freine brutalement, c’est un nain qui, après cabriole avant, se retrouve par terre. Et rageur, qui plus est, et commotionné. Bref).

Grognements, insultes (en langage nain impossible à retranscrire ici, le blog n’admettant pas les runes)

Mais par ma barbe, et celle de mes ancêtres, Pluche! (Biafin se frotte le fondement).

Une voix s’élève ( assez mélodieuse)

N’est-ce pas hilarant, mon bon?  Un gnome qui grommelle le derrière dans l’herbe fraîche!

Biafin (après un coup d’œil assassin):

Z’êtes qui, vous? Oui, le grand dadais sur le dada!

Un chevalier paré d’une armure brillante car astiquée récemment fait volter son destrier. Il s’adresse à son compagnon, un petit être des forêts, vêtu de brun et de vert, aux oreilles fort pointues si on regarde bien.

Le Chevalier Luisant:

Oh, le gnome sait parler! Je te l’avais dit, Elphonce, c’est positivement désopilant!

L’elfe ne répond pas. Il se contente de hocher la tête du haut de son âne.

Bien, bien. Je vais contenter le rustre.

Biafin ( entre ses dents ou dans sa barbe, c’est au choix)
Gnome et rustre, quel mal embouché, ce cavalier à deux balles! Je vais lui faire avaler ma pioche et le manche avec! (à l’adresse du chevalier): Je suis un Nain, Môssieur le philistin! Mon nom est Biafin, fils de (nous connaissons la suite et elle n’est guère à l’avantage de notre nain).

Le Chevalier Luisant (s’étouffant presque de rire):
Mais…c’est….(entre deux hoquets)….écoute donc, Elphonce!  Vraiment as-tu entendu chose plus ….terrifiante, ridicule, ….que dis-je…monstrueuse!(calmé soudainement, le chevalier se redresse) Oui, c’est le mot! Vous êtes un nain monstrueux, Biafain!

 Elphonce: (approuvant avec moult hochements de tête)
Coin! Coin!

Biafin (ébahi et énervé)
C’est Bia-fi-nn, crétin, c’est pas anodin pourtant! Et il a quoi, votre elfe, là? Un canard dans le gosier?

Le Chevalier luisant: (un peu embarrassé du coup)
Hum… C’est que… Nous étions en quête… Et malheureusement n’avons point abouti, une malédiction avons pris..

Biafin:
Pouvez pas jacter comme tout le monde? Et puis, c’est bien beau mais c’est quoi, votre petit nom?

Le Chevalier Luisant:(digne)
Prosper. Je suis le chevalier Luisant. Comme le ver.

Biafin (se massant les tempes)
La migraine me guette, là. Prosper Le Luisant Ver? Chevalier de la Table Illuminée ou bien?

Le Chevalier Luisant:
Que nenni. Je veux dire : non. Prosper Mais Rimé.

Biafin (avec un cri de rage et de désespoir – oui, comme dans Corneille):
Que les dieux me foudroient! Je sais pas, n’importe lequel, celui en charge des éclairs et des jeux de mots capillotractés! Rahhh! Bon, et la créature aux oreilles pointues à dos d’âne, c’est Elphonce sur son baudet?

Elphonce (approuvant):

Coin!

Biafin:
Mais quel est le sorcier à la sauce d’andouille qui vous refilé une telle malédiction? Celui des sortilèges littéraires? Le Nec-Roman?

Le Chevalier Luisant: (un peu honteux, ou du moins, pas très fier)
Ma foi…Lui-même.

Biafin (d’un geste):
Non, pas de « coin »! Et pourquoi il cancane, celui-ci?

Le chevalier Luisant:
Disons que… le Nec-Roman en a eu assez de nous.

Biafin:
Pas étonnant! Il a dû vous virer de la Librairie En-T manu-militari, allez, zou, droit dans….(comprenant soudain). Ohhhh, non….(désespéré)

Le Chevalier Luisant:(intéressé)
Ah, vous connaissez les lieux?

Biafin:
Bien sûr. Tout le monde fuit l’affreux Nec-Roman comme la peste, lui et son étang maudit!

Le Chevalier Luisant:
Certes. Il en a eu marre…

Biafin:
La mare des Jeux de Mots-Dits. (se tournant vers son Pluche, le lapin géant): Et il a osé me traiter de monstre… Parfois, je me sens las, dans cette histoire, mais las….

Fin

Le « Coin, coin » est un clin d’oeil à un texte écrit à quatre mains avec Lord Chours où il était question d’elfe paumé, de fée délurée et de …canard.

365 jours d’écriture – Incipit

essais2Comme j’ai commencé joyeusement à parler de l’incipit (mécékoissa?) chez Girlkissedbyfire qui a eu la bonne idée de lancer ce défi écriture, je reprends.

Un incipit (dites : « in-ki-pi-te » ou « inssipite », c’est comme vous le voulez)  désigne les premiers mots voire les paragraphes d’une oeuvre littéraire, de tout texte, en fait. Donc, il s’agit du début, bingo!

On trouve des phrases célèbres  comme :

« Longtemps je me suis couché de bonne heure » (incipit de « Du côté de chez Swann  » Proust) . Celui-ci me vient systématiquement à l’esprit quand on parle d’incipit. (mes études littéraires ont finalement de beaux restes et ma mémoire aussi un peu – oui- quand même – mais quand je dors –  oui, j’ai décidé de me flatter un peu, visiblement, c’est clair! )

Il y  a aussi (je le cite en entier même si ce sont probablement les 2 premières phrases qui marquent):
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. J’ai reçu un télégramme de l’asile : « Mère décédée. Enterrement demain. Sentiments distingués. » Cela ne veut rien dire. C’était peut-être hier. » ( « L ‘Etranger  » – Camus –) La suite donne ceci : « L’asile de vieillards est à Marengo, à quatre-vingts kilomètres d’Alger. Je prendrai l’autobus à deux heures et j’arriverai dans l’après-midi. Ainsi, je pourrai veiller et je rentrerai demain soir. J’ai demandé deux jours de congé à mon patron et il ne pouvait pas me les refuser avec une excuse pareille. Mais il n’avait pas l’air content. Je lui ai même dit : « Ce n’est pas de ma faute. » Il n’a pas répondu. J’ai pensé alors que je n’aurais pas dû lui dire cela. En somme, je n’avais pas à m’excuser. C’était plutôt à lui de me présenter ses condoléances. Mais il le fera sans doute après-demain, quand il me verra en deuil. Pour le moment, c’est un peu comme si maman n’était pas morte. Après l’enterrement, au contraire, ce sera une affaire classée et tout aura revêtu une allure plus officielle.
J’ai pris l’autobus à deux heures. Il faisait très chaud. J’ai mangé au restaurant, chez Céleste, comme d’habitude. Ils avaient tous beaucoup de peine pour moi et Céleste m’a dit : « On n’a qu’une mère. » Quand je suis parti, ils m’ont accompagné à la porte. J’étais un peu étourdi parce qu’il a fallu que je monte chez Emmanuel pour lui emprunter une cravate noire et un brassard. Il a perdu son oncle, il y a quelques mois.
J’ai couru pour ne pas manquer le départ. Cette hâte, cette course, c’est à cause de tout cela sans doute, ajouté aux cahots, à l’odeur d’essence, à la réverbération de la route et du ciel, que je me suis assoupi. J’ai dormi pendant presque tout le trajet. Et quand je me suis réveillé, j’étais tassé contre un militaire qui m’a souri et qui m’a demandé si je venais de loin. J’ai dit « oui » pour n’avoir plus à parler. »

 

« Je suis né dans la ville d’Aubagne, sous le Garlaban couronné de chèvres, au temps des derniers chevriers » (La Gloire de mon père , Marcel Pagnol)
Mais l’incipit peut être de la taille d’un paragraphe comme d’un 1er chapitre. Tant que j’y suis, voici d’autres incipits célèbres:

En anglais:
In a hole in the ground there lived a hobbit. Not a nasty, dirty, wet hole, filled with the ends of worms and an oozy smell, nor yet a dry, bare, sandy hole with nothing in it to sit down on or to eat: it was a hobbit-hole, and that means comfort.” The Hobbit – JRR. Tolkien
Pour Le Hobbit, il existe à présent 2 traductions en français (1969 et 2012)

« I had a farm in Africa at the foot of the Ngong Hills. The Equator runs across these highlands, a hundred miles to the north, and the farm lay at an altitude of over six thousand feet. In the day-time you felt that you had got high up; near to the sun, but the early mornings and evenings were limpid and restful, and the nights were cold. »
Karen Blixen Out of Africa (Une ferme africaine) traduction française

« Call me Ishmael. » (Moby Dick  H.Melville)

En allemand:

« Als Gregor Samsa eines Morgens aus unruhigen Träumen erwachte, fand er sich in seinem Bett zu einem ungeheueren Ungeziefer verwandelt. »
(« Un matin, au sortir d’un rêve agité, Grégoire Samsa s’éveilla transformé dans son lit en véritable vermine« ) La Métamorphose – F.Kafka

En italien:

« Nel mezzo del cammin di nostra vita
mi ritrovai per una selva oscura,
ché la diritta via era smarrita.
Ahi quanto a dir qual era è cosa dura
esta selva selvaggia e aspra e forte
che nel pensier rinova la paura! »

Divine comédie – L’enfer – chant I –
Dante Alighieri

(« Au milieu de la course de notre vie, je perdis le véritable chemin, et je m’égarai dans une forêt obscure : ah ! il serait trop pénible de dire combien cette forêt, dont le souvenir renouvelle ma crainte, était âpre, touffue et sauvage.« )

En espagnol:

« Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento, el coronel Aureliano Buendía había de recordar aquella tarde remota en que su padre lo llevó a conocer el hielo. »

(« Bien des années plus tard, face au peloton d’exécution, le colonel Aureliano Buendia devait se rappeler ce lointain après-midi au cours duquel son père l’emmena faire connaissance avec la glace. ») Cien años de soledad – G.G Marquez (Cent ans de solitude)

Et après tout ça, ai-je un incipit?
Bonne question. Oui, plusieurs.
En voilà un: je suis allée le rechercher dans une mini fan-fiction sur mon autre blog.

« C’était une nuit de feu, hors-limites, hors contrôle.

C’était une nuit où l’imminence était palpable, l’imminence de ce qui pourrait ou allait arriver – et cette sensation en était si délicieusement dangereuse que rien n’aurait pu l’arrêter.

Il fallait vivre cet instant, ces minutes, ces heures pour enfin se sentir vivre – vivre oui ! cesser de se sentir prisonnière  d’un destin à chaque détour tracé –  vivre hors du carcan de ce monde qui n’en finissait plus de tracer des bornes, de placer des haltes.

Oui, c’était une nuit pour avoir l’illusion d’être  libre, de se sentir en dehors des barrières corporelles, d’un esprit si raisonnable. Il était là, à portée de main ce moment où tout était permis ou presque.  »

(et la suite est ici )

365 jours d’écriture – Mini scène de théâtre

essais2
Un nain : Biafin
Un ours-garou: Grogn’h
Deux gobelins bandits: Oulôtre et Trossec

La scène se déroule dans la clairière d’une vaste forêt. On entend des bruits de bataille, des cris, des vociférations, des insultes, des armes de combat frappées les unes contre les autres.

Le Nain – Biafin (fils de Térébentin fils de Trod’cocahaine fils…)
(brandissant une pioche, 1,40m de fureur et de barbe en bataille)

-Tadah, tu es fait comme un rat, mon gars! Tu l’avais pas vue venir, celle-là!

1er Gobelin – Oulôtre (non, mais, Oulôtre est son prénom ; il n’y peut rien, le pauvre)

J’l’avais pas vue, tu peux parler! (il crache de façon malpropre) Sacrée foutue dent! M’en reste encore une p’tite dizaine pour croquer des p’tits nains bien tendres! Bah, ouais, ça s’bouffe aussi, pas vrai, Trossec?

2ème Gobelin – Trossec (s’esclaffant)
– Bien parlé, compère! Faut dire qu’on en a vu d’autres, nous autres! Le Gouffre de Helm, c’était d’la rigolade à côté de c’qu’on a fait….Ah, t’es mal tombé, mon pote! Tu vas goûter de ma rapière…

Biafin (Nain – en même temps, je ne vais pas vous le répéter à chaque fois)
-(murmurant) Bien, appelons à l’aide sinon je serais jamais à l’heure pour le goûter…(appelant d’une voix très puissante): Ô ami Ours, viens à la rescousse, montre-toi, ô change-peau des bois et à coup de pelle, assomme mes ennemis de ce pas!

Oulôtre (ricanant):
– Non? Il est sérieux, là? Il utilise cette vieille incantation des Magichiens? Cette formule toute moisie dont le père Merlaf lui-même n’ose plus se servir?

Trossec (sentencieux):

– Dumbeuldain, pas Merlaf!

Oulôtre:
– De quoi?

Trossec (insistant):

– Le Magichien, c’est Dumbeuldain, pas Merlaf.

Oulôtre (menaçant)
– Et ma main dans ta …

Bruits venant de la forêt derrière eux. Entre une créature immense, fort velue tenant dans son énorme main ce qui ressemble à s’y méprendre à une pelle à tarte (mais géante).

Trossec (interloqué)
– Tu vois ce que je vois? Mais c’est quoi, ce bestiau-là, le nain?

Biafin (tranquille)

– C’est mon ami Grogn’h.C’est  un ours-garou. Enfin, ça saute aux yeux, messieurs.
Bon, reprenons-nous?

Oulôtre: (à son comparse Trossec)
– Non, mais, t’as vu le …truc? Il manque plus qu’un dragon et on serait dans une sacrée daube, m’est avis.

Trossec:
– Ferme ton bec, toi. Des dragons, des dragons ! on en rajoute pas mal à leur sujet mais on n’en voit jamais la queue d’un, façon de causer, j’entends. Alors, la ramène pas à cause que tu sais tout passque  ton langage est une plaie pour la grammaire!

Oulôtre:
– C’est la caverne qui se fout de la cavité, là! Tu t’es entendu? Même un orque sait mieux sa syntaxe que toi, ignorant!

Les deux gobelins se font face. Mais un grognement mêlé d’un feulement les arrête.

Oulôtre (tremblant)
C’est le dragon, ça y est!

Trossec:
– Triple buse d’abruti de gobelin! C’est le grand machin, là! L’ours-grogneur!

L’ours -garou (vers Biafin)
– Grogne, grogne….! Grrrrr!Groummmpf!

Biafin:
– Par ma barbe, j’ai oublié le manuel de décryptage de l’oursique version garou…. (il agite les mains, tentant de communiquer). Taper? Non. Boire? …Non….
Trossec (impatient):
– Bon, on y va? On attend quoi, là? L’hiver?

Biafin (continuant ses gestes ):
– Il vient. Non, on fait un temps mort. Une pause quoi.
Ours-garou:
-Groummmmpfffff! Grrrrrouuuuu!

Oulôtre (s’asseyant par terrre):
– Temps mort, on a dit, le Velu!

Trossec soupire et s’assied aussi. L’Ours-Garou fait de même sur une souche, sort un pot de miel de l’une de ses poches cachées dans sa fourrure et se met à manger.

Biafin (ravi):
– Voilà! Il avait besoin de se nourrir! J’ai trouvé!

Trossec (grognon):
– T’as trouvé walou! Ton poilu, il sait pas quoi faire et toi, tu sais pas lui causer. Bon, et pendant ce temps-là, y a pas de goûter pour nous.

Oulôtre (rêveur):
– On aurait dû faire « hobbit », non, parce que ça mange bien, le hobbit, ça festoie, ça petit-déjeune, tout ça, tout ça. Mais « gobelin », « bandit« , c’est le comble du naze. Tu crèves la dalle. A la limite, change-peau, comme çui-là, c’est pas mal aussi. Tu te tapes du miel mais c’est mieux que « elfe » où t’as droit à la verdure jusqu’à te rendre herbivore…

Trossec (pince-sans-rire):
– Genre « licorne » aussi.

Oulôtre :
– Je vois pas le rapport, là.
Biafin (depuis 5mn, essayant de passer un appel téléphonique sur son portable):
– Au lieu de partir dans des blagues tellement vaseuses qu’il va bientôt falloir des bottes pour avancer, vous pourriez pas vous rendre utiles? Pour une fois? Vous savez pas pourquoi y a si peu de réseau?

Oulôtre:
– Ah, mais là, tu vas galérer. Faut que tu chopes le réseau de Poudlard, direct, mon pote. C’est une question d’ondes et de co-existence des mondes magiques….

Trossec (qui se lève et l’interrompt):
– N’importe quoi! Faut pas écouter ce béotien! Le relais le plus proche est à Minas…

Oulôtre:
– Turlututu! J’en reviens pas, quel boulet! J’suis au bout d’ma vie, là! Depuis quand tu sais ça? Hein?

Trossec:
Môssieur sait mieux que moi, mais bien sûr, t’as raison, mec. Je tiens mes infos de Pikachu lui-même alors ….pouêt, pouêt

Biafin:

Silence! Je capte! (au téléphone): Oui? Votre Elfinesse? Votre Hautaine Elfique? Monsieur Train d’Huile? Oui, bien, merci, vous de même, votre Hauteur. Dites-moi, vous pourriez m’envoyer un traducteur d’oursique version garou à la Forêt interdite? Par magiréseau ou portail, c’est vous qui voyez. Non, pas tous…non….pas eux, s’il  vous….Oh. Il a raccroché.

Presque aussitôt, on voit apparaître un vieux bus à double étage peint en jaune dans lequel des voix s’élèvent des voix pointues :«  Lala, la schtroumpf la la, c’est le schtroumpf…. ». Le conducteur a des oreilles pointues d’elfe et un sourire brillant.

Trossec:
– Par le pouvoir du troll sidéral…Des lutins bleus? Et quoi d’autre? Un conducteur elfe?
Oulôtre:

– Sidéré je suis. Manquerait plus que le dragon, m’est avis.

Biafin (dépité):
– M’est avis aussi.

Fin de la scène

Note: Biafin et les autres sont nés de ma énième lecture du « Hobbit » (merci professeur Tolkien) et de mon imagination.

1191ppu

365 jours d’écriture – Drame

essais2

 

Un roi raconte un drame:

Aujourd’hui, je suis mort
Ou bien, était-ce hier?

Je ne sais pas. J’erre parmi les âmes, pâle ombre grise. Dans les Enfers du dieu Hadès et de sa si belle épouse Perséphone,

Moi qui fus roi, chef, vaillant conquérant, respecté de tous, craint de mes ennemis , moi, fils d’Atrée, égorgé tel un animal. O Hadès, entends ma plainte !
Je ne suis pas le héros accédant aux Champs Élyséens, comme les bienheureux.
Je n’ai pas subi une mort honorable, moi qui pensais périr au combat, l’épée et la lance à la main!

Non, non, hélas, mon destin était tracé. Issu d’une lignée maudite, je paie les fautes de mes ancêtres, et les miennes aussi.

Oui, je suis Agamemnon, d’Argos, le puissant roi de Mycènes.

Savez-vous mon histoire? Connaissez-vous mon drame?
Je ne suis point conteur, ni rhapsode qui narre les épopées.

Avec mon frère Ménélas, nous avions épousé les deux plus belles femmes après les déesses.
Mon épouse, Clytemnestre – qu’elle soit mille fois maudite ! –  avait le teint lumineux et l’esprit le plus vif. Digne d’un roi, j’en fis ma reine. Elle me donna quatre enfants.

Sa sœur Hélène était d’une si grande beauté qu’on dit qu’elle la tenait de la déesse Aphrodite elle-même. Je ne le sus jamais. Je ne faisais pas de sacrifices à Aphrodite mais à Arès pour la guerre, et à Poséidon, le dieu de la mer et l’Ebranleur du Sol. Les déesses ne m’importaient guère. Quel sot je fus.

Que disais-je? Je ne sais plus.

Je ne peux plus penser comme un vivant. Mon âme flotte et mes pensées s’éparpillent.

C’était avant. Avant que tout commence… J’avais un frère,  le faible Ménélas. J’ai bien essayé de le rendre dur et inflexible mais il n’a jamais eu ma poigne. Il fut choisi par Hélène pour devenir son époux.

Les prétendants s’étaient bousculés auprès de la belle reine de Sparte.

Ulysse aux mille ruses conseilla avec habileté que les célibataires fassent un pacte: protéger la vie et soutenir les droits de celui qui obtiendrait Hélène comme épouse.

O rusé Ulysse! Il n’était pas marié, alors, et pensait que les yeux de la belle se tourneraient vers lui. Ce ne fut pas le cas.

Mais nous étions tous liés. A la vie, à l’amour, à la guerre, à la mort.
Le jour où mon frère serait en danger, à l’instant même où l’on bafouerait son honneur,  les rois et leurs armées s’engageraient à ses côtés.

Mon frère gouvernait Sparte. J’étais roi de Mycènes. Nous étions puissants, mais une cité nous narguait, riche et prospère sur les rives orientales.
Cette cité s’appelait Troie. Son roi était un puissant monarque.

Et bientôt, le destin tissa ses liens. Le drame se nouait dans l’ombre.
Nous allions tous nous y précipiter.

Mais j’en perds le fil.

L’histoire se déroule encore et encore. Sans fin.
Tant de guerriers sont ici, à errer.

Sommes-nous devenus des héros? Personne ne sait. Nous sommes oubliés.

C’était une époque, de fureur et de guerre.

Mais à quoi bon…..

Je suis chez Hadès, tué par l’amant de ma femme.

 

 

365 jours d’écriture – « saveur framboise d’un solstice sans fin » F.Cheng

Le 12 Mars 2016 : « saveur framboise d’un solstice sans fin » François Cheng

essais2

 

Sous la lune d’encre
glissent les enfants de l’Equinoxe
Les héritiers du paradoxe

Descendants du ventre
Fertile de l’été
En finitude exquise
Vers l’automne
Saison indécise
D’état d’adolescence

Ils usent leur lassitude latente
Dans la lumière dorée
Négligeant leur paresse forcenée
Les larmes au creux des yeux
Et les paupières marbrées de bleu
En perpétuels amoureux
De l’ailleurs éventuel

Au pli des reins, un grain de sel.

Enfants nés du Solstice,
A la terre, mêlés à jamais

reliés,
Finalement à la réalité
Vivez, vivez!
Ressentez , goûtez,
écoutez, agissez!

Et sachez apprécier.

Dans l’incertitude du monde, la vie garde cette saveur éternelle de framboise
de noisettes et d’amandes, de menthe froissée.

A portée.

 

NIess (2010- revu 2016)