La dernière mouche avant la fin du monde – Fred Marty & Rachel Cade

C’est à quelques jours de la rentrée scolaire que je m’aperçois à quel point je suis en retard sur mes chroniques de livres. Trop de choses se bousculent en ce moment et je ne suis pas forcément au mieux de ma forme pour tout régler… Je sais bien que je vais finir par surmonter ces difficultés mais parfois, il faut un peu de temps.

Du temps, j’en ai trouvé pour lire « La dernière mouche avant la fin du monde » , gentiment envoyé par Fred Marty dont j’avais apprécié le Sherona .
Cette fois, il s’agit d’un récit écrit à quatre mains avec Rachel Cade, qui se rapproche de la novella (72 pages).

 

Que se passe-t-il lorsqu’un expert en informatique et une manager du service client d’une boîte internationale de téléphonie se retrouvent en possession d’une machine capable d’arrêter le temps ?
Entre deux morceaux de tarte aux pommes, nos improbables héros devront affronter le pire du pire pour rattraper le coup.

Néo et L.A échangent par mail, pour le travail, à l’origine, puis pour le fun quand soudain, le monde se fige. Le monde entier sauf… eux deux. On assiste alors à une course étonnante et improbable truffée d’énigmes et de références à la culture pop.
Je n’en dis pas plus afin de vous laisser le suspense.
Autant dire que ça se lit bien et que ça se lit vite.

Format court et fin du monde

Le format court ne me dérange pas dans un récit, en général mais je dois avouer que je suis restée sur ma faim. J’ai rapidement accroché à cette situation à la Twilight Zone (la fameuse quatrième dimension) et j’ai apprécié les clins d’oeil, jusqu’à un certain point.
Car, soyons honnêtes, si la novella se lit facilement, elle laisse un sentiment d’inachevé, au point qu’entant que lecteur, on en vienne à se demander si un format plus long, avec plus de développements et de travail sur les personnages (par ex) ne serait pas plus approprié.

Humour et références

Si les échanges et l’humour sont présents, tout se précipité rapidement. Certes, on parle ici d’une situation décalée et improbable (enfin, sans doute improbable ^^). Mais il ne suffit pas de farcir un récit de multiples références ( Buffy, Kaamelott, Naheulbeuk, j’en passe) agrémenté de détails techniques pour boucler une histoire qui se tient. Les personnages sont peut-être dépassés par les événements, ils sont quand même assez light en consistance (le personnage féminin qui s’agite en tous sens est rapidement fatigant).
Quant aux références, je suis la première à les apprécier….quand elles sont dosées. Dans La dernière Mouche…., il y en a à la pelle.
Je peux dire qu’une fois arrivée à A la volette, j’avais atteint mes limites. décidément, trop de références tuent le principe.

Une lecture divertissante

Je suis assez ennuyée de ne pas être plus enthousiaste parce que les deux auteurs ont fourni un bon travail; l’écriture à quatre mains est loin d’être facile et ici, elle fonctionne bien.
Je me faisais la réflexion en relisant les premières pages que quelqu’un qui ne travaille pas dans le milieu du digital aura bien du mal à appréhender  ce genre de détails (je cite):

 » Je l’avais rencontrée en ligne, au détour d’une question technique anodine sur l’interopérabilité des différents CRM du marché avec le protocole SIP. « 

J’ai souri en lisant cette phrase mais je doute que cela soit le cas de tout le monde. Par contre, j’ai réellement aimé le passage des énigmes à résoudre, en particulier parce que cela concerne la musique.

Finalement, si je devais conclure par une formule digne d’un bulletin scolaire, ce serait: « sympa, peut mieux faire ».
Je  vous laisse découvrir cette courte lecture et vous faire votre avis en commandant « La dernière mouche avant la fin du monde ».

 

A conseiller aux : 

  • geeks et amateurs de pop culture
  • lecteurs de SF à la recherche d’une narration courte
  • si vous aimez Doctor Who, Buffy et Twilight Zone
  • lecteurs curieux

Note – Je ne préfère pas développer mes idées sur la couverture au risque de devenir un brin désagréable. Ce genre d’illustrations ne donne pas envie d’ouvrir le livre, au contraire… Tant qu »il s’agit d’un e-book, cela ne pose aucun problème. En version papier, c’est une autre histoire….
(j’ai testé sur plusieurs personnes de mon entourage pour connaître leurs avis mais il n’en ressort pas plus de positif).

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Premières lignes #26août

 

« Bon Agornin se tortilla sur son lit de mort en battant des ailes comme pour s’envoler vers une nouvelle vie. Les médecins étaient partis, résignés, et même ses filles avaient cessé de lui répéter qu’il irait mieux. Dans sa grande caverne pleine de courants d’air, il posa la tête sur son maigre tas d’or, tenta de rester immobile, inspira avec difficulté. « 

 

Cette semaine, les premières lignes citées proviennent d’un roman particulier, puisqu’il s’agit d’un roman victorien chez les dragons. Vous avez bien lu. Jo Walton, connue pour « Morwenna » ou « Mes vrais enfants » (à lire tous les deux) a transposé les codes du roman victorien (en particulier, « La cure de Framley »  d’Anthony Trollope) dans la fantasy.
L’autrice s’est demandée ce qui se passerait si les codes de société étaient basés sur  des particularités biologiques de la race à laquelle appartiendraient les personnages (les dragons, donc).

Si on retrouve les éléments du genre  ( la course au mariage et aux   dots, la gentry arriviste méprisée par la noblesse, l’ entrée dans le monde  des jeunes filles , etc…), les personnages sont tous des dragons qui ont une forte tendance à se dévorer entre eux (la chair de dragon étant censée apporter force, puissance et faisant grandir celui qui en consomme).

Les dragons ont gardé leurs habitudes : ils aiment dormir sur un tas d’or, chasser et consommer de la viande crue (et fraîche). Ils ont aussi le caractère propre aux dragons (fiers, un peu colériques, avec des envies de grandeur et de puissance) .Mais ils portent des chapeaux , des perruques (cf. la scène du tribunal) et des accessoires extravagants.  Ils aiment également se faire lustrer les écailles par leurs serviteurs qui, eux, n’ont pas le droit de voler et gardent les ailes attachées. Car la vie n’est pas rose au pays des dragons: la servitude existe. Les femelles naissent dépourvues de griffes (elles ont des mains) et doivent leur survie à leurs protecteurs, les mâles.
La religion est aussi très présente. Les prêtres ont le droit de se marier mais pas celui de voler: par humilité, ils se déplacent en transports ou à pattes.

 

On pense souvent à Jane Austen pour le ton. , à Trollope, bien sûr , aux soeurs Brontë et à Elizabeth Gaskell . Certains ont voulu y voir aussi une sorte de « Dragon abbey » (amusant et assez vrai).
Les thématiques abordées sont nombreuses et le talent de Jo Walton, omniprésent ; bref, les Griffes et le Crocs est un roman qui se dévore de façon très agréable.

Pour en savoir plus:

Editions Denoël

Pays : Royaume-uni
Collection Lunes d’encre
Parution : 21-09-2017

Résumé : Bon Agornin a eu une longue et belle vie, mais sa fin est proche, il le sent. Étendu près de son trésor, il attend la mort. Toute sa famille est réunie pour vivre avec lui ses derniers instants : ses deux fils et ses trois filles, ainsi que son gendre, l’Illustre Daverak qui héritera de son domaine.
Bon Agornin tient absolument à se confesser à son fils aîné, il veut partir absous de ses péchés, d’autant que ceux-ci sont immenses : afin de pouvoir devenir un dragon de soixante-dix pieds de long, capable de voler et de cracher du feu, il a dévoré son frère et sa sœur – les carcasses de bœuf ne suffisent pas pour mener à bien une telle entreprise…
«Je n’ai pas eu le choix», se justifie-t-il, dans son dernier souffle. Avant d’être dévoré à son tour par ses héritiers, comme le veut la tradition chez les dragons.

 

 

 

 

 

 

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John Jude Palencar – L’été de l’art #26

Le calendrier 2019  illustrant Game of Thrones a été confié à John Jude Palencar:

Palencar est connu pour les couvertures réalisées pour la série de romans Eragon :

 

Palencar, c’est ce genre de peintures :

 

 

 

 

Et voici quelques illustrations issues du prochain calendrier:

 

 

 

Calendrier 2019

 » Palencar’s latest project is the 2019 “A Song of Ice and Fire” calendar that was just approved by author George R.R. Martin and his team. “A Song of Ice and Fire” is the name of Martin’s book series on which the “Game of Thrones” TV series is based.

“They were very accepting of my approach,” Palencar said. “My approach is probably not going to be liked by a lot of people because I really didn’t want to show the exact characters’ faces.”

Palencar, 61, who has worked almost exclusively as a freelance artist since before graduating from the Columbus College of Art in Design in 1980, said he has good reason for this approach.  » (source)

Premières lignes #19août

« Marie était déjà bien avancée dans ses quatre-vingts ans quand elle sentit que cela commençait chez elle. Elle l’avait souvent observée chez d’autres personnes âgées ; cette manière qu’elles avaient de retourner vivre eu à peu dans le passé, de se souvenir d’expériences vécues pendant l’enfance et qu’elles croyaient oubliées depuis longtemps – et de se sentir soudain tourmentées par les conflits d’autrefois comme s’ils ne souffraient plus un seul jour de délai. « 

 

A tous points de vue, La pâtissière de Long Island est un régal. L’histoire de cette jeune allemande exilée aux USA au début des années 30 donne envie d’en savoir plus….même si on ne découvre aucune surprise. On s’attache  à écouter le récit de Marie, comme on le ferait en écoutant sa propre grand-mère. Le parcours de Rona, décrit en parallèle, est un peu moins passionnant mais il reste un récit très agréable à lire, peuplé de cheesecakes et autres délices.

Une très agréable lecture, au final, qui, même si elle penche parfois vers le feelgood (avec un peu trop de happy ending) , constitue un roman émouvant et positif, bien documenté et succulent.

Résumé : Pour l’empêcher de fréquenter l’homme qu’elle aime, le père de Marie décide de l’envoyer aussi loin que possible de leur petit village de Frise orientale : à New York, chez ses deux frères. Avec pour seuls bagages son cœur brisé et la recette secrète de son gâteau au fromage blanc, elle débarque à Brooklyn en ce froid mois de novembre 1932, à la fois fascinée et terrifiée par ce qui l’entoure. Elle est bien loin de se douter de l’incroyable destin que lui réserve le Nouveau Monde. Des décennies plus tard, Rona, sa petite-nièce en plein revers professionnel et sentimental, vient lui rendre visite. Marie lui raconte son histoire et lui confie la recette du cheesecake qui doit changer sa vie.

 

La pâtissière de Long Island, roman de Sylvia Lott, traduit de l’allemand par Lorraine Cocquelin, Éditions Piranha, Mai 2016

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Les illustrations de Manon Iessel – L’été de l’art #25

 

Je connais Manon Iessel grâce à de vieux livres gardées par ma maman. Toute petite, je regardais ces illustrations d’un autre époque en espérant un jour dessiner aussi bien. Voilà ce que ça donne :

 

 

 

 

 

 

 

 

Un mot sur l’illustratrice :

Manon (Marie Antoinette Aline Jacqueline) Iessel, née à Reims le 4 juillet 1909 et décédée à Orsay le 30 octobre 1985, est une illustratrice française. Illustratrice très appréciée des années 1930 aux années 1970, c’est aussi l’une des premières françaises à réaliser des bandes dessinées. 

Premières lignes #15août

Avec un peu de retard, voici les Premières lignes de la semaine avec le début d’un roman noir déniché à la bibliothèque :

Larry Speed débarqua à l’aéroport de Majorque le samedi 18 mars 1967 en milieu d’après-midi.
A la sortie de l’avion, il cligna des yeux, chaussa ses lunettes noires et ôta son blouson de cuir. Lorsqu’il avait quitté Tempelhof, quelques heures plus tôt, Berlin se perdait dans la brume et la température ne dépassait pas cinq degrés »

 

 

Back up est une découverte, et une très bonne surprise !
Roman sex (un peu), drugs (beaucoup) et rock’n’ roll (l’essentiel), Back Up est un roman noir, plus qu’un polar qui retrace le parcours de la musique depuis les années 60 et celui d’un personnage au fil de ses errances en Europe : Bruxelles, Paris,  Londres version swinging London, Berlin – oh, merci pour cette description de Berlin que j’adore!
L’auteur relate qu’il a été influencé par une émission de radio sur les morts suspectes dans le rock (Brian Jones, Kurt Cobain, j’en passe). Paul Colize fournit un récit à l’écriture serrée, très bien documenté.
Mieux que cela, le texte est truffé de petites anecdotes et de clins d’oeil à la petite histoire du rock.

A la fin, vous trouverez une playlist, ainsi qu’une bibliographie (que je connais bien …).
Dans un certain sens, ce roman m’a fait penser à Armageddon Rag de GRR.Martin (sans la dimension fantastique).

A lire pour en savoir plus sur le rock ou parce que vous aimez àa

 

Résumé : En 1967, les quatre membres du groupe de rock Pearl Harbor meurent les uns après les autres, tous dans des circonstances étranges.
En 2010, un SDF est renversé par une voiture à la gare du Midi à Bruxelles. Diagnostiqué souffrant du Locked In Syndrom, X Midi est transporté dans un centre spécialisé au sein duquel Dominique, kiné, va tout faire pour découvrir l’histoire de son patient.
Deux histoires différentes ? Non, des destins fortement liées qui nous entraînent à travers l’Europe, sur les traces de Chuck Berry, des Beatles et des Rolling Stones.

 

L’auteur à St Maur (le roman a reçu le prix St Maur en poche):

 

La playlist:

 

 

 

Back Up – La Manufacture des Lettres

Folio 

 

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On remet le cover #8

Voici un nouveau volet de « On remet le cover »   dans lequel je vous propose des reprises musicales variées

Il s’agit d’une reprise assez controversée ( cf. les commentaires sur les réseaux sociaux) dont je vais parler cette semaine. Elle a été faite par Shaka Ponk et elle est récente (2018). 

La version originale, elle, date de 1991 et a été un très gros hit:

 

Et la version de Shaka Ponk :

 

Alors, on remet le cover ?

Le père de l’affiche américaine : Edward Penfield -L’été de l’art #24

Edward Penfield (1866-1925) est un dessinateur américain, un illustrateur et graphiste considéré comme étant le père de l’affiche américaine.

 

 

On peut rattacher Penfield à l’Art nouveau : en effet, il a produit un travail graphique aux États-Unis équivalent aux productions d’artistes européens comme MuchaSteinlen ou Toulouse-Lautrec, qui ont inventé l’art de l’affiche à la fin du XIXe siècle

 

 

 

 

 

 

 

Premières lignes #5août

Avec les Premières lignes de cette semaine, nous allons voyager entre la côte ouest américaine et le Nigéria. Le premier roman traduit en français de Sarah Ladipo Manyika commence par ses mots :

 » Je vis dans un vieil immeuble. « Vieux mais solide « , notre propriétaire l’affirme. apparemment, le 500 Belgrave Avenue est si robuste qu’il a résisté au tremblement de terre de 1906. « Pas une seule fissure », dit encore notre propriétaire. de vous à moi, je ne parierais pas là-dessus si l’histoire venait à se répéter. C’est pour cette raison que je vis au dernier étage, comme ça, si le bâtiment s’effondre, au moins, ils n’auront pas trop à creuser pour m’en extraire. »

Le ton est donné. La narratrice se nomme Morayo, elle va fêter ses 75 ans, vit à San Francisco depuis 20 ans. Elle nous chuchote ses pensées, nous raconte sa vie: son passé de professeure de littérature mais avant cela, de femme d’ambassadeur autour du monde, son ex-mari César, son enfance au Nigéria – et particulièrement dans la ville de Jos, bien avant que la région ne soit frappée par les violences et les massacres.

Morayo aime aussi rapprocher les personnages de ses romans préférés par affinités. Elle leur invente d’autres vies, comme elle aime en tisser autour des gens qu’elle rencontre.

Ce court roman pourrait n’être qu’un énième livre feel-good mais ce n’est (heureusement !) pas le cas. Il cache une profondeur, une émotion et parfois, une réelle réflexion par touches précises et intimistes. C’est avec succès que Sarah Lapido Manyika boucle ce « Comme une mule qui apporte une glace au soleil ». 
Joli coup de coeur.

 

 

Delcourt Littérature – paru en mars 2018

 

L’autrice lit un passage de son roman :

Résumé : »Le professeur Morayo Da Silva s’apprête à fêter son anniversaire, alors elle sort acheter des fleurs. Cette Mrs Dalloway nigériane porte fièrement ses soixante-quinze printemps et ses turbans aux mille couleurs, et aime par-dessus tout retrouver son petit monde dans les rues de Haight-Hashbury, San Francisco, sa ville de cœur depuis deux décennies. On croise ainsi Dawud, commerçant palestinien ; Mike, un policier apprenti-romancier ; Mme Wong, toujours un balai à la main ; Sunshine, la jeune voisine indienne qu’elle a prise sous son aile; ou encore Rachel une jeune SDF fan de Grateful Dead »

Sa réponse à Trump :

Ses conseils à ceux qui écrivent :

 

 

 

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On remet le cover #7

Bel exercice de  cover avec un groupe anglais bourré de talent : The Struts. 

Les voici dans une reprise de Bowie – « Rebel, rebel »:

The Struts est un groupe de rock anglais, créé à l’initiative de Luke Spiller au chant, et Adam Slack à la guitare, en 2009. Rejoints à la basse par Jed Elliott et par Gethin Davies à la batterie trois ans plus tard, le quatuor se taille une réputation scénique exceptionnelle, allant même jusqu’à faire la première partie des Rolling Stones au Stade de France le 13 juin 2014

D’ailleurs, avec cette reprise des Stones, c’est aussi bien fait. Luke Spiller, le chanteur, est aussi connu pour ses prouesses vocales, aussi proche d’un Freddy Mercury que d’un Steven Tyler mâtiné d’un Jagger.

 

 

Et quand The Struts reprennent Queen, ça donne ça :

Là, c’est sûr, on en redemande !