L’as-tu lu ou le liras-tu? Dark Net – Benjamin Percy

 

 

Résumé:

Fermez toutes vos fenêtres !
Le Dark Net, vous connaissez ? Sous les fondations du réseau, un second Internet prospère : un eldorado sulfureux où rien n’est impossible et où on trouve de tout – drogues, armes à feu, instructions terroristes, etc.
Mais aujourd’hui, les forces obscures s’assemblent dans ces profondeurs. Des démons qui menacent d’envahir notre mon physique en « hackant » les esprit des utilisateurs pour les transformer en tueurs psychotiques.
Pour les arrêter, quatre personnages que rien ne destinait à se rencontrer : Hannah, une jeune aveugle de 12 ans ayant récemment recouvré la vue (mais pas seulement) grâce à une prothèse futuriste ; Mike Juniper, un ancien évangéliste qui combat ses propres démons et veille, dans le sous-sol de son refuge pour sans-abri, sur un impressionnant arsenal d’armes à feu ; Derek, un hacker aux allures d’Anonymous qui entend faire régner la justice au sein du réseau ; et Lela, une journaliste technophobe persuadée d’être tombée sur une histoire que personne ne veut entendre.
Bientôt, les portes de l’enfer vont s’ouvrir. Sont-ils prêts ?

 

Le  Dark Net ?  Mais qu’est-ce donc, avant toute chose?

« Un darknet est un réseau superposé (ou réseau overlay) qui utilise des protocoles spécifiques intégrant des fonctions d’anonymisation1. Certains se limitent à l’échange de fichiers comme RetroShare, d’autres permettent la construction d’un écosystème anonyme complet (web, blog, mail, irc) comme Freenet.

Les darknets sont distincts des autres réseaux pair à pair distribués car le partage y est anonyme (c’est-à-dire que les adresses IP ne sont pas partagées publiquement) et donc les utilisateurs peuvent communiquer avec peu de crainte d’interférence gouvernementale ou d’entreprise2. Pour ces raisons, les darknets sont souvent associés avec la communication de type dissidence politique et les activités illégales (ex. : cybercrime). Plus généralement, le « Darknet » peut être utilisé pour décrire tout type de sites non-commerciaux sur Internet3, ou pour référer à toutes les technologies et communications web « underground », plus communément associés avec les activités illégales ou dissidentes2.

Le terme darknet ne doit pas être confondu avec « deepweb » lequel signifie web profond. « Darknet » ne doit pas non plus être confondu avec le néologisme « darkweb »

 

 

Ceci posé, « Darknet » est un roman qui se lit vite, la cause en étant un rythme très soutenu. De même, les personnages sont abordés rapidement (trop, peut-être) mais ont le mérite d’être intéressants.  Quant à l’irruption du surnaturel, elle est sans doute un peu abrupte. Ceci dit, le fantastique de ce techno-thriller fonctionne bien et on ne s’ennuie pas un instant. Une lecture agréable, qui emporte vite le lecteur.

 

Ma note: 3/5

 

 

L’auteur:

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : dans l’Oregon , 1979

Benjamin Percy a d’ores et déjà été couronné par plusieurs prix.
« Sous la bannière étoilée » a été adaptée en bande dessinée par Danica Novgorodoff, et est en cours d’adaptation au cinéma. Benjamin Percy enseigne à l’Université de Marquette, Wisconsin.
Merci aux éditions Super 8 et au site NetGalley pour cette découverte

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu? Marche avec moi-Catherine Ryan-Hyde

Résumé

Suite à la mort brutale de leur mère, Carly, seize ans, et sa petite sœur Jen, onze ans, traversent le Sud-Ouest des États-Unis à pied et en stop à la recherche de Teddy, leur beau-père, seul semblant de famille qu’il leur reste. Le dernier espoir de Carly est que Teddy leur pardonne les mensonges de leur mère et accepte de les prendre avec lui, leur épargnant ainsi d’échouer dans un foyer.

Lorsque, mourant de faim, elles se font prendre à voler de la nourriture dans une réserve indienne, leur voyage est stoppé net. Tandis que les sœurs travaillent pour rembourser leur dette, Carly est bien décidée à reprendre la route… jusqu’au moment où Jen confesse un terrible secret qui ébranle profondément leur confiance en autrui. Mais peuvent-elles réellement s’en sortir seules ?

Catherine Ryan Hyde est l’auteure d’une trentaine d’ouvrages, parmi lesquels « Lorsque je t’ai trouvé », publié en 2016. Son roman le plus célèbre, « Pay It Forward » (traduit en français sous le titre: » La Chaîne du cœur ») a été traduit dans 23 langues, distribué dans plus de 20 pays et adapté avec succès au cinéma avec Helen Hunt et Kevin Spacey.
Elle a aussi écrit plus d’une cinquantaine de nouvelles, dont une douzaine finalistes ou primées dans des prix prestigieux ainsi que deux essais sur la création littéraire. Randonneuse, voyageuse et cavalière passionnée, photographe amateur, elle vient de publier son premier recueil de photographies, » 365 Days of Gratitude : Photos from a Beautiful World ». Pour de plus amples informations, vous pouvez consulter son site : www.catherineryanhyde.com

Un drame; deux soeurs, des kilomètres à parcourir

Catherine Ryan-Hyde structure son roman très classiquement  en différentes parties: les faits du présent et les analepses (=flashbacks).
Le récit nous maintient en haleine jusqu’à son dénouement.

Je n’ai pas été surprise une seconde par ce roman qui se contente de rester en surface. Sa composition m’a un peu fait penser au schéma du Voyage du Héros, à quelques détails près. Non que je déteste ce canevas, je le trouve efficace.
Mais il n’y a rien de très novateur, ici.
Le roman se lit bien. L’intrigue est intéressante, quoiqu’un peu cousue de fils blancs (mais je chipote peut-être).
En fait, je serais sûrement plus élogieuse si je n’avais pas déjà lu des romans du même calibre (drame familial, secret, culpabilité, émotions…) mieux ficelés et plus profonds (je pense à cet instant à « Les filles de Roanoke » par exemple).
L’ autre point qui me fait un peu tiquer est que tous les romans de Catherine Ryan-Hyde se structure de la même façon: drame/décès, quête, etc…
L’auteure reste sans doute fidèle à un style qui lui convient…ou à une recette qui fonctionne?

Je vous laisse trancher en découvrant le roman en novembre prochain.

Ma note: 2,5/5

Date de sortie : 14 novembre 2017
Nb pages : 413
Editeur : AmazonCrossing

ISBN : 978-15-4204-5063

Merci aux éditions Amazon crossing et au site NetGalley pour cette lecture

Rappel du canevas Campbellien: le voyage du héros:

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? Marche à l’étoile – Hélène Montardre

Screenshot_20170923-111814 A 150 années de distance, un jeune esclave enfui d’une plantation du Sud des États-Unis et son descendant, un Américain d’aujourd’hui, entament une traversée. Des montagnes aux vastes plaines, des marécages aux grands fleuves, Billy marche sans répit, traqué par un chasseur d’esclaves. Son but, son étoile : conquérir sa liberté. D’une petite chambre new-yorkaise aux quartiers bourgeois de Bordeaux, Jasper avance dans les pas de son ancêtre. Sa quête : comprendre qui il est.
Billy a quinze ans et il est esclave dans le Sud des Etats-Unis. Un soir d’automne, il s’échappe. Poursuivi, traqué, il entame une course folle au coeur d’un pays gigantesque. Jasper est un brillant étudiant américain, plutôt sûr de lui. Mais le jour où il trouve un vieux carnet qui raconte l’étrange histoire d’un esclave en fuite, son monde bascule. Qui est l’auteur de ce texte ? Et lui, Jasper, qui est-il vraiment ? Pour le découvrir, il doit à son tour prendre la route.
Entre le passé et le présent, entre l’Amérique et l’Europe, deux voyages s’engagent.

 Roman destiné aux adolescents mais tout aussi efficace chez   les adultes . C’est plus que deux histoires, celles de Billy et Jasper,   qu’Hélène Montardre nous tisse ici. C’est celle de tout un peuple (le peuple africain) et des afro-américains, des descendants d’esclaves. Roman d’apprentissage  pour Billy comme pour Jasper, descendant du 1er , « Marche à l’étoile » pose les questions : « qui suis-je? », « qui sont mes ancêtres? » ,

 Il est aussi instructif pour ceux qui connaissent mal les réseaux abolitionnistes aux USA (voir le fameux « chemin de fer clandestin »), ou le marronnage chez nous aux Antilles (« Nasyon a neg mawon  » est association et un « group a po » = groupe avec tambours à peau comme Akiyo, par ex.).
Hélène Montardre habituée des récits de l’Antiquité pour les jeunes lecteurs sait nous envoûter au gré de descriptions de paysages superbes (lors de la fuite de Billy, par exemple).
J’ai un peu tiqué sur la fin heureuse  car ils sont peu nombreux,  les descendants d’esclaves ayant retrouvé la trace de leur histoire dans les ports négriers de Nantes, Bordeaux ou la Rochelle. Mais pourquoi pas?

Un roman à partir de 13 ans 

Ma note: 4/5

« cryié yo neg mawon« ( » ils se sont appelés  des neg marrons » ) chante le groupe guadeloupéen Akiyo dans cette très belle chanson :

A mettre en relation avec:

 12 ans d’esclavage – Solomon Northup ( d’après l’expérience de l’auteur)

(avec le film : 12 years a slave)

– La dernière fugitive – Tracy Chevalier (sur le réseau du chemin de fer clandestin)

– les chansons gwo-ka guadeloupéennes qui traitent souvent du sujet de l’esclavage, des esclaves en fuite, etc… (voir cette très bonne étude de la poésie gwo ka ici )

– Django Unchained , film 

– La mini-série Roots, adaptée du roman d’Alex Haley : Racines

– Amistad, film 

– Documentaire : « slavery in America » 

 

-merci à NetGalley et aux éditions Rageot-

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu? – Mina Loy, éperdument – Mathieu Terence

Parce que Mina Loy avait l’envergure d’une héroïne contemporaine, sa vie tient du roman autant que de la légende. Née dans l’Angleterre victorienne et morte dans l’Amérique des sixties, elle a traversé deux guerres, vécu sur trois continents et dans les plus grandes villes, de New York à Paris en passant par Mexico, frayé sans s’y inscrire avec toutes les écoles de la modernité, du futurisme au féminisme, connu les plus grands génies de son temps, Marcel Duchamp, Djuna Barnes, Joyce, Freud ou encore Picabia. Mariée jeune à un homme pour qui elle était tout mais qui s’appliqua à lui faire croire qu’elle n’était rien, amoureuse folle du poète et boxeur Arthur Cravan qu’elle suivra, en pleine Seconde Guerre mondiale, jusqu’au Mexique où il disparaîtra en mer, elle aura quatre enfants dont deux mourront sans qu’elle les ait vraiment connus. Cosmopolite, intrépide, plus cérébrale que frivole et aussi seule que libre, elle fut poète, peintre, intellectuelle et essayiste, aventurière avant tout.

 

 

 

« La modernité, on peut lui donner comme critère la condition de la femme en Occident, » dit Mathieu Terence. L’auteur raconte qu’il a « rencontré » le personnage de Mina Loy au travers du poète, Arthur Cravan. Frappé alors par le parcours riche de Mina, il a eu envie d’écrire cette biographie qui rassemble, selon lui,  toutes les facettes de la vie d’une femme.  Se sentant en adéquation  avec la figure de la poétesse (urgence, fébrilité, délicatesse…), il retrace sa vie.
Si l’écriture est toujours agréable, le seul bémol est, à mon sens, un trop-plein d’énumérations de faits qui retire un peu de sensibilité à ce récit. On aimerait dévier de l’accumulation des aventures de Mina et d’Arthur, du simple exposé historique pour toucher un peu plus aux personnalités des deux artistes.
« Mina Loy…. » donne envie de  découvrir l’artiste un peu plus mais je dois avouer que je suis restée sur ma faim.

Ma note : 2,5/5

Les plus:

– l’apport historique et culturel
– la construction du livre (qui suit l’éternel voyage de Mina Loy)
– l’écriture sensible

Les moins:

– l’impression de rester en surface (manque de profondeur)
–  les accumulations de faits

 

 

Lire Mina Loy:

 

Il n’y a pas d’amour seul
l’amour est un alliage
l’amour n’est pas du corps
l’amour est des corps

L’amour est un chant
des corps qui reposent
dans le rythme musical
avec le duo cosmique

L’amour est du point du jour le diamant
non de pierre
mais de facettes brillantes
qui éveillent les extases

 

 

 

Mina Gertrude Lowy, dite Mina Loy, est née le 27 décembre 1882 à Londres, où elle passe ses premières années entrecoupées d’études artistiques à Munich. Elle vient à Paris en 1903, se marie (avec Stephen Haweis dont elle aura deux enfants : Joella, en 1907, Giles en 1908), peint, rencontre Apollinaire, Picasso, Gertrude Stein. De 1906 à 1916, elle vit et expose à Florence où elle fréquente les futuristes, puis se rend à Greenwich Village (New York) où elle fait notamment connaissance de Marcel Duchamp, Man Ray et Djuna Barnes, et se prend de passion pour le poète-boxeur proto-dadaïste Arthur Cravan qu’elle épouse au Mexique, et dont elle aura une fille, Fabienne Benedict Lloyd (Mina Loy prendra Arthur Cravan pour modèle de son roman, Insel ou portrait de l’artiste en tête de mort, publication posthume). Arthur Cravan ayant énigmatiquement disparu dans le Golfe du Mexique en 1918, elle part à sa recherche pendant cinq ans. En vain.
De 1923 à 1930, elle vit et écrit à Paris, grâce au soutien financier de Peggy Guggenheim. De 1931 à 1936, toujours à Paris, elle travaille pour son gendre Julien Levy (dont la galerie new-yorkaise avait été inaugurée en novembre 1931 au 602 Madison Avenue) et devient l’agent artistique de plusieurs artistes : Braque, Chirico, Ernst, Giacometti, entre autres. Ce sont ensuite, de 1936 à 1953, à New York, des années de silence, de marginalité et d’écriture. Elle finit par se retirer à Aspen dans le Colorado où elle meurt le 25 septembre 1966.

L’as-tu lu ou le liras-tu? Les déceptions #rentrée littéraire 2017

Rentrée littéraire 2017 – conversation trans-bibliophiles retranscrite ce jour :

– Allo, Mme. Papillon? Oui, bon, Lady Butterfly, si vous voulez… Alors, cette rentrée? Littéraire, j’entends! (bruits et autres grognements en arrière-plan) Ahhhhh….(très long soupir). Comment dites-vous? des « déceptions »? Vous êtes sûre? (autres grognements en fond sonore ) Veuillez m’excuser mais j’ai un troupeau de manuscrits enragés derrière moi, ça vous fait un vacarme, ces bestioles -là. C’est que c’est affamé, ce genre de machins, savez-vous! …. Bien,  bien, j’attends vos chroniques. ( brouhaha de feuilles dépitées)  Comme d’habitude, vous me les envoyez à destination du Bel Esprit Bibliophile Aigu Et  Cie? C’est ça, le BEBAEC. – (en aparté) : Non, je n’ai pas dit « flûte à bec », vous autres! – Lady Butterfly le BEBAEC attend vos chroniques! 

 

Désolée, il me fallait ce type d’introduction pour éviter de sombrer dans la déprime. Rien de plus difficile que d’écrire quelque chose au sujet d’un livre qui: vous a complètement déçu(e) ou qui vous a terriblement enthousiasmé/e. Aujourd’hui, je m’astreins à cette tâche délicate: les déceptions.
Déjà lu depuis plusieurs semaines: Parole d’un Bad Boy

 Souffrant du décès de sa mère et de l’absence de son père, Tristan enchaîne les soirées et évite le lycée dès qu’il le peut. Malgré sa popularité, personne ne sait rien de sa vie, pas même sa petite amie, pour qui il n’a pas vraiment d’attache. Un jour, il fait la rencontre de la mystérieuse Annabeth. Alors qu’il fait tout pour se rapprocher d’elle, elle ne cesse de le fuir.

« LA NOUVELLE VOIX DÉCOUVERTE SUR WATTPAD », c’est ainsi que le roman est présenté. Entre nous, à la place de l’éditeur, j’éviterais ce genre de pub à double tranchant.Je m’explique: Wattpad part d’une bonne intention mais, malheureusement, on y trouve de tout –  et surtout, du très mauvais (hénaurmes fôtes; fan-fiction loupée…) .

Ne nous arrêtons pas à ça. Poursuivons la lecture…L’histoire est malheureusement cousue de fils blancs. Mais il y a pire: personnages puérils , incohérence dans les détails (on se demande si le lycée en question se trouve en France ou aux USA…), et autres invraisemblances.
C’est dommage. Mais il aurait été plus judicieux de la part de l’éditeur de demander à ce que la copie soit revue. Qui dit littérature pour ados ne veut pas dire livres bâclés.

Si cela vous intéresse: le texte d’Ana Paige    sur wattpad

Auteur : Ana Paige
Éditeur : Hachette Romans
Date de parution : 16 août 2017

 

L’as-tu lu ou le iras-tu? La nostalgie de l’honneur – Jean-René Van der Plaetsen

« C’est un fait : notre époque n’a plus le sens de l’honneur. Et c’est pourquoi, ayant perdu le goût de l’audace et du panache, elle est parfois si ennuyeuse. Alors que le cynisme et le scepticisme progressent chaque jour dans les esprits, il m’a semblé nécessaire d’évoquer les hautes figures de quelques hommes que j’ai eu la chance de connaître et de côtoyer. Comme Athos ou Cyrano, c’étaient de très grands seigneurs. Ils avaient sauve l’honneur de notre pays en 1940. Gaulliste de la première heure, mon grand-père maternel était l’un d’entre eux. Sa vie passée a guerroyer, en Afrique, en Europe ou en Extrême-Orient, pleine de fracas et de combats épiques dont on parle encore aujourd’hui, est l’illustration d’une certaine idée de l’honneur. Qu’aurait-il pensé de notre époque ? Je ne le sais que trop. C’est vers lui que je me tourne naturellement lorsqu’il m’apparaît que mes contemporains manquent par trop d’idéal. Ce héros d’hier pourrait-il, par son exemple, nous inspirer aujourd’hui ? C’est dans cet espoir, en tout cas, que j’ai eu envie, soudain, de revisiter sa grande vie. »

 

« La nostalgie de l’honneur est un mal étrange, une forme de neurasthénie, très peu répandue de nos jours, qui vous oppresse et vous étreint le cœur par intermittences. C’est une maladie rare, assez romantique, donc pas si grave, mais suffisamment ennuyeuse tout de même pour vous gâcher plusieurs journées par mois, une maladie dans laquelle il entre une bonne dose de dépit devant l’observation du monde tel qu’il est et tel qu’il tourne, un peu comme le fut la mélancolie, mal du XIXe siècle »

C’est par ces mots que débute ce récit littéraire qui évoque le général Jean Crépin, grand-père de l’auteur. Jean-René Van der Plaetsen est directeur de la rédaction au Figaro magazine.
Il y a de très beaux passages dans « La Nostalgie de l’honneur ». C’est un livre presque hors norme hors catégorie qui nous parle de panache, de liberté, de courage. Mais aussi d’une autre France…qui ne serait plus si l’on en croit l’auteur.
Je ne savais pas vraiment quoi en penser après la première lecture.  Ce n’est pas qu’il m’ait déplu mais la réflexion sur des valeurs françaises apparemment défuntes accompagnées des certitudes de l’auteur me laissent sceptique. Trop passéiste, trop ancré dans l’idée d’une certaine France, peut-être. Je vous laisse  donc en juger par vous-mêmes si vous en avez l’occasion.

Ma note : 2/5

« La force de ce livre », écrit l’académicien français Jean-Marie Rouart, « c’est qu’il n’évoque pas seulement l’aïeul de l’auteur, il nous parle de nous, de la France, d’un univers et d’une sensibilité militaire douloureuse. Car, à travers un personnage, il nous révèle une tragédie. Le calvaire d’officiers, dans la funeste période 1940-1965, à rarement été éclairé dans une aussi juste lumière. »

Jean-René Van der Plaetsen

ISBN : 224681393X
Éditeur : GRASSET (06/09/2017)

TBTL : Une histoire d’amour

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Un amour qui finit mal:

 

C’étais en 1912, dans la vallée de la Chautauqua, au nord de l’état de New York.
La belle Calla aux longs cheveux roux vivait les jours sans les voir, prés d’un mari qu’elle n’aimait pas.
Cette année-là, pour Calla, la réalité existe comme un rêve. Un amour noir comme l’homme dont son corps épouse le corps, noir comme un rêve de nuit et de mort.

Un roman court nourri par l’écriture brillante de Joyce Carol Oates .
Passion, racisme (homme noir, femme blanche), mort. Superbe.

 

Amour tous genres confondus

avec Les Chroniques de San Francisco (il faut les lire, vraiment!). Maupin nous raconte les années 70, la communauté LGBT , les amours;  l’amour, simplement:

Mary Ann débarque à San Francisco pour fuir la vie ennuyeuse de sa ville natale. Elle emménage chez Anna Madrigal, qui tient un petit immeuble sur Barbary Lane et cultive de la marijuana. Elle y fait la connaissance des colocataires : Michael « Mouse » jeune homosexuel, Brian Hawkins le séducteur, et Mona jeune femme assez mystérieuse très amie avec madame Madrigal.

Mary Ann trouve un travail de secrétaire dans la société de publicité de monsieur Halcyon, dont la famille est aussi spéciale que les colocataires de Barbary Lane : sa femme vit une vie de société bourgeoise, sa fille couche avec le livreur asiatique car son mari la délaisse, mais elle ne sait pas que c’est pour son gynécologue.

(à notre que les derniers tomes sortis « Mary Ann en automne » et « Anna Madrigal » ont un ton beaucoup moins léger)

 

L’amour qui se termine

Une nouveauté, lue dans le cadre de la rentrée littéraire 2017. Je l’ai chroniqué ici. 

« Un garçon, une fille, une histoire universelle. Ils s’aiment, se déchirent, elle s’en va. Lui s’écroule. La jeunesse et l’innocence avec. Un roman qui frappe, âpre, enlevé, emporté, qui ne s’oublie pas. Une signature, une écriture, une voix, une époque, une génération.
« Pendant un temps, tout reste normal. On saute et on rebondit, on s’élance et on atterrit, pourtant la fin est proche, très proche. Lorsqu’on en prend conscience, qu’on réalise que l’on ne saute plus aussi haut qu’avant et qu’on peine à atteindre les sommets que l’on caressait du bout des doigts en se hissant sur la pointe des pieds, il est déjà trop tard. Le fil se détache, et il faudrait courir s’agripper là ou on le peut, mais on ne le fait pas, et on s’élance, certain que tout va rentrer dans l’ordre. La chute n’en est que plus douloureuse. Mort d’inquiétude à l’idée de heurter le sol qui, seconde après seconde, se rapproche, on hurle, on se débat, et plein d’espoir, on attrape le fil encore pendu à notre coeur, mais ce fil, ah ! ce fil, il n’est plus relié à rien. «

 

Un rapide survol aujourd’hui pour ce TBTL… le sujet est inépuisable.
J’aurais pu rajouter: une romance bien faite et historique: « Outlander », bien sûr!

 

Bonnes lectures!

L’as-tu lu ou le liras-tu? Vernon Subutex 1 – Virginie Despentes

Résumé:

Vernon Subutex est un des disquaires les plus célèbres de Paris des années 1980, mais, à la suite de la crise du disque, il doit fermer son magasin. Dès lors, passif et mou, il vit durant un moment des aides sociales en évitant au maximum de sortir de chez lui, passant ses journées sur internet.

Un de ses amis, Alex Bleach, célèbre chanteur de rock, l’aide de temps en temps financièrement pour payer son loyer jusqu’à ce qu’il décède brutalement. Avant de mourir, le chanteur confie à Vernon un enregistrement sonore créé sous l’influence de la drogue. Ce qui lui vaut d’être activement recherché par plusieurs personnages. Vernon, sans aucune source de revenu, se fait expulser de son appartement. Il décide de solliciter l’aide de ses anciens amis qu’il n’a pour la plupart pas vu depuis plusieurs années, prétextant n’être à Paris que « de passage ».

 

Une petite halte dans cette rentrée littéraire 2017 – et retour en 2015 avec le premier Vernon Subutex (le 3ème est sorti cette année). Et heureuse de ce break  RL 2017 car j’ai été assez déçue de mes deux dernières lectures (je vais en reparler).

Flashback: je lis Virginie Despentes depuis la publication de « Baise-moi ». 

La polémique était grande quand son premier roman est sorti (quel bazar… )
Je pense, a posteriori, que le tapage serait moindre à l’heure actuelle.Sans être fan, je dois reconnaître que j’ai plusieurs choses en commun avec Virginie Despentes: (et c’est amusant, en fait)

  • nous sommes nées à 2 ans d’intervalle
  • j’ai été punk (à petite échelle
  • la musique est toujours aussi importante qu’à l’adolescence; j’aime Béatrice Dalle

Ceci pour la touche personnelle…

Alors, Vernon Subutex?

Ce n’est pas tant un récit sur les marginaux que sur les gens, en général. C’est un roman sur l’humanité. Avec le pouvoir, les riches, les pauvres, l’amour, la haine,  la perte, l’attachement, le deuil,  le buzz, le sexe…

Despentes nous raconte non pas son humanité mais la nôtre. C’est une histoire de  la métamorphose (l’âge, le corps, le sexe, la parentalité).

Quand nous vieillissons, quand nous connaissons la réussite sociale, quand nous perdons tout, quand nous cherchons l’apaisement (la drogue, le sexe, la famille, la religion…); la maladie, l’âge, les regrets, les petites victoires, les mesquineries…L’existence.

 

C’est une histoire de rythme, c’est une écriture profondément musicale. Je n’ai pas de mal à dire que c’est ce que je préfère chez Despentes: cette musicalité des phrases. j’ai envie d’y coller mes vieux vinyles en fond sonore.

Vernon Subutex parle de ma génération, celle qui a été ado dans les années 80, mais aussi de celle  des trentenaires, de la génération twitter, des meufs à l’ancienne, des beaufs hétéros, des jeunes filles non rebelles; ça parle de notre époque en ce qu’elle a de cruel, de rapide, de déprimant souvent. Cette époque est terriblement sérieuse – si on la compare aux années 80, par exemple. Elle fait le même constat que ses contemporains: à quel moment sommes-nous devenus si sérieux, si politiquement corrects, fermés à tout, en un mot, sectaires?

Vernon Subutex, c’est le désenchantement du monde.

 

 » Il y a des évolutions qu’on n’aurait pas pu prévoir il y a trente ans… J’avais l’idée d’un livre-patchwork qui traverserait toutes les classes sociales. « 
A 20 ans, ils étaient punks. Et à 50, à quoi ressemble leur vie ? Virginie Despentes voyage à travers les classes sociales et les évolutions de la société française. Premier volume d’un roman-fleuve, le plus ambitieux de son auteure, qui vient de recevoir le Prix Anaïs Nin.

Cette nouvelle année commence en exauçant l’un de nos vœux : on attendait depuis longtemps qu’un écrivain français signe un grand roman sur l’état de notre société, et Virginie Despentes l’a fait avec Vernon Subutex, son septième roman, une trilogie dont le prochain volume sortira en mars et le dernier en septembre. Une formidable cartographie de la société française contemporaine à travers l’itinéraire d’un disquaire (Subutex), obligé de fermer son magasin à cause de la dématérialisation de la musique, qui perdra vite son appartement et devra, avant de finir SDF, demander à chacun de ses amis de l’héberger un temps, devenant ainsi le parfait fil rouge pour nous faire pénétrer dans tous les milieux.

Il y a vingt ou trente ans, ils étaient fans de rock et participaient tous à des groupes punk. Que sont-ils devenus à la cinquantaine ? On passe de l’extrême droite à l’extrême gauche, de l’embourgeoisement à la déchéance, des nantis aux SDF, des hétéros aux gays, tous traités de la même façon par un auteur qui a atteint un niveau de maîtrise sidérant : avec autant de tendresse que d’ironie, car Despentes n’est jamais dupe, tout en restant profondément humaine.Punchlines, mots justes, humour au vitriol sont au rendez-vous d’un roman ultraserré, nerveux, dense, en forme de vrai-faux polar. Parce que Vernon Subutex se retrouve en possession des rushes de l’interview de l’un de ses amis, le seul du groupe à être devenu une star et retrouvé mort dans la baignoire de sa chambre d’hôtel dès le début, tous voudront le retrouver pour s’approprier ces bandes.De quoi nous donner envie de rencontrer celle qui pourrait bien passer, avec ce livre, du statut d’enfant terrible à celui d’auteur majeur de la littérature française. Virginie Despentes nous a reçus chez elle, dans le XIXe arrondissement de Paris. Tutoiement direct, extrême douceur et intelligence fulgurante. L’occasion aussi d’un bilan sur sa vie et la société, vingt ans après la parution de son premier roman-choc, Baise-moi (1994), de l’interdiction (la première en France depuis vingt-huit ans) de son film du même nom en 2000 et de son essai féministe, King Kong théorie (2006).

Comment as-tu commencé à écrire Vernon Subutex ?

Virginie Despentes – J’ai eu l’idée de Vernon en voyant des gens autour de moi se retrouver dans des situations compliquées à la cinquantaine. J’ai eu une expérience de disquaire quand j’étais gamine, et je faisais partie d’un groupe de rock. A l’époque, dans le rock, des gens se sont croisés qui n’avaient rien à voir ensemble. Ils ont changé au niveau social et politique. Il y a des évolutions qu’on n’aurait pas pu prévoir il y a trente ans… J’avais l’idée d’un livre-patchwork qui traverserait toutes les classes sociales. Je me suis rendu compte qu’il serait volumineux alors que j’étais déjà très avancée dans l’écriture. Il faisait 1 200 pages. C’est mon éditeur qui m’a suggéré de le découper en trois tomes.

L’une des questions qui traversent le livre, c’est l’idéalisme inhérent au rock et ce que chacun en a fait vingt ou trente ans plus tard…

La question c’était : “Après ce qu’on a fait à 20 ans, qu’est-ce qu’on est devenu à 45 ?” C’est un vrai truc de vieillir, on me l’avait dit mais je n’y croyais pas. Et le plus dur, ce n’est pas pour soi, mais c’est de voir les autres vieillir

 

Comment vois-tu la société aujourd’hui ?

Dans Paris, j’ai la sensation d’une dépression très forte. On me faisait récemment remarquer que dans mon livre, tout le monde est abattu. C’est vrai que, quand tu es en France, tu es tout le temps bombardé de trucs déprimants, les gens sont dans un état qui va au-delà même de la colère. Mais en Espagne, où j’ai vécu quelques années, alors qu’ils se sont pris la crise de plein fouet, ils ont plus de vitalité, de colère, ils analysent plus… Même si la France est aussi le pays de Mai 68 et des grèves, on est face à une dépression des élites. Ça reste une énigme de voir à quel point les médias se sont mis à pousser l’extrême droite alors que ça ne leur sert pas. Je ne dis pas que c’est le fait d’un complot, qu’ils se sont tous concertés un matin pour en arriver là, mais je crois que c’est dû à une crise des élites, qui pensent avoir perdu leur prestige, leurs privilèges. L’extrême droite, on nous la sert à longueur de temps parce que les médias en sont fascinés.

 

 

la suite de l’interview ici 

Despentes parle de son roman  ici

Difficile de noter un livre aussi réussi (mais ça sera 5/5). 

 

 

 

 

 

 

L’as-tu lu ou le liras-tu? Le complot du Trident – Tristan Koëgel

Tristan KOËGEL, Le complot du trident.
192 pages.
Editions Didier Jeunesse (4 octobre 2017).

Dans le port d’Ostie, le trafic maritime est bloqué par un navire inconnu.
Publius et son neveu Lucius enquêtent. Ils ne vont découvrir à son bord que des cadavres, morts de la peste. À leur cou, un pendentif en forme de trident. Rome est menacée et la peste n’est que le premier fléau infligé à la ville et à ses habitants.
Une enquête haletante débute pour le duo…

 

Rome est menacée par la peste. Refusant de croire à une malédiction, Publius et son neveu Lucius mènent l’enquête,

« Les dieux sont contre vous, Romains ! Vous êtes trop arrogants ! Vous ignorez la mer ! Vous la croyez soumise de bout en bout à vos légions ! La terre s’est ouverte à Pompéi et maintenant, la peste ! Qu’y aura-t-il d’autre demain pour vous punir ? Neptune aux cheveux bleus, le dieu qui fait trembler la terre, le souverain des flots, Neptune, oui ! C’est lui qui vous accable ! Personne ne peut soumettre cette mer, ni les terres qui la bordent, ni les hommes qui y vivent ! Neptune vous accable ! »

Situé après la mort de l’empereur Titus, « Le complot du trident » est un roman qui se lit très bien (personnages comme intrigues sont passionnants), au style vif. Une agréable lecture qui permet au lecteur de remonter le temps.  On ne s’y ennuie pas un moment. Le roman sort en librairie le 4 octobre 2017.

Titus:

Il meurt de la peste le 13 septembre 81, à peine deux ans après son intronisation. Ses énigmatiques derniers mots sont « Je n’ai commis qu’une seule erreur ». Ils font toujours aujourd’hui l’objet de spéculations de la part des historiens.

Un deuil unanime accueillit sa disparition, et le titre de « délices du genre humain » lui fut décerné et lui est resté attaché. Ce souvenir a définitivement effacé dans la mémoire collective le premier Titus, capable de débauches, de cruautés et d’arbitraire despotique. La postérité retiendra surtout le Titus mûri et métamorphosé par sa fonction.

 

Pour:

  • les jeunes et les moins jeunes (le public visé: 9/13 ans)
  • ceux qui aiment visiter l’Antiquité
  • et tous les autres…

Ma note : 4/5

Merci à NetGalley et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture!

TBTL : Un livre qui n’est pas votre genre (mais que vous avez aimé)

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine:

T’es pas mon genre, mais je t’ai quand même aimé
( ou savoir sortir de sa zone de confort)

 

Ouh, que c’est difficile… – et ceci pour une simple raison: je n’ai pas de « genre » attitré. Certes, j’aime beaucoup la fantasy, la SF, mais si vous jetez un coup d’oeil dans ma bibliothèque, vous remarquerez que j’ai autant polars (plus même!) que de fantasy – et encore bien plus de littérature générale (française et étrangère en parts égales).
Idem pour la poésie, le théâtre, les contes, et la psycho, les arts, j’en passe….

Le genre qui m’attire le moins est…l’essai politique – ce qui ne veut pas dire que je n’en lis jamais.
Les essais, voilà sur quel terrain je vais vous emmener aujourd’hui.
Il y a quelques mois, je me suis plongée dans un essai écrit par un prof de philosophie, Richard Mèmeteau (aussi l’auteur de ce blog).

Et j’ai adoré ! Tellement aimé que j’en ai tiré une série d’articles sur ce blog (T’as pas vu ma pop? )

« Avant d’être un truc jeune et sexy, un graphismesimplifié à l’extrême ou un genre musical, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses. Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Une approche philosophique originale et  » pétillante  » de la  » culture de masse « .

De Star Wars à Lady Gaga, du Seigneur des anneaux à
Game of Thrones, tubes, blockbusters et best-sellers forment aujourd’hui les facettes d’une culture de masse omniprésente. Un philosophe analyse le phénomène : qu’est-ce que la  » pop culture  » ? Quels en sont les ressorts, mais aussi les implications existentielles ? Avant d’être un truc jeune et sexy, un graphisme quadrichromique simplifié à l’extrême ou un genre musical qui présente en quantité anormalement élevée des sons de synthétiseur, la pop est une stratégie, un calcul industriel alimenté par une seule obsession : savoir ce que veulent les masses. La pop culture est un ogre qui ingère tout ce qu’il trouve. Mais cette logique de réappropriation l’ouvre paradoxalement aux déclassés, aux freaks et aux minorités en tout genre. Pour l’auteur, ce qui s’y joue est d’abord l’invention de nouvelles identités. Il conduit sa réflexion à partir d’analyses fines de chansons, de films, de comics, de romans et de séries, multipliant les digressions érudites en réponse à des questions aussi essentielles que : jusqu’à quel point peut-on détester un ancien groupe indé devenu commercial ? Comment Harry Potter peut-il survivre à l’Avada Kedavra de Voldemort dans la Forêt interdite ? La catégorie de mythe fonctionne-t-elle pour la pop culture ? Par ailleurs, si Obi-Wan Kenobi est si malin, pourquoi laisse-t-il Luke Skywalker faire tout le boulot ? »

Pari réussi, donc. Je recommence dès que possible….(en fait, j’ai plusieurs essais en vu dont celui-ci ).

 

Bonnes lectures!
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