Sergio Toppi, un maître de la BD

 

Sergio Toppi (1932- 2012) est un dessinateur et scénariste de BD (fumetto en italien).

Il a fait ses débuts dans l’animation puis il a travaillé régulièrement dans la presse enfantine italienne. Dans les années 70, il sera partie prenante de l’évolution de la bande dessinée transalpine. Il se fera particulièrement remarquer chez nous par sa participation à l’Histoire de France en BD, puis à la série Un Homme une Aventure.
Dans les années 80, Toppi va développer dans les plus grandes revues italiennes un style profondément original et novateur. Les éditions Mosquitoproposent en 1997, avec le Dossier Kokombo puis avec Ile Pacifique, de découvrir cette remarquable production. Entre 1998 et 2000 est paru le cycle des quatre albums du Collectionneur. Puis son oeuvre, Sharaz-De. (source)

Je cherchais où j’avais vu ses dessins pour la première fois, vu que je ne lisais pas Pilote, mais plutôt Pif Gadget (et apparemment, il n’y était pas publié). J’ai trouvé :  il a illustré une bonne partie de l’Histoire de France en bande-dessinées et La découverte du monde en bande dessinées qui étaient des BD dites « éducatives » (de vraies BD) mais surtout des prétextes à se gaver d’aventures pour les personnes de ma génération 😉

Les dessins l’ont vraiment marquée, et vu que je dessinais, donné envie de progresser, surtout à l’encre par la suite.

Du coup, voilà ce que ça donnait illustré par Toppi :

Sergio Toppi Girl Illustration par Sergio Toppi - Illustration

 

Sergio Toppi  (1932-2012)

Серджио Топпи | XX-XXIe | Sergio Toppi

Arts d’hiver – 14

Puisque j’ai enfin retrouvé ma connexion internet (des pannes, des incidents, c’est le chaos, en ce moment), voici quand même l’article des Arts d’hiver de la semaine, consacré à un héros de BD (et de dessin animé), puisque c’est le festival d’Angoulême et que 2020, c’est l’année de la BD. (j’espère surtout que ça va faire bouger les choses pour les auteurs et les autrices). 

Il s’agit de Popeye et de son créateur, E. C. Segar

 

« En France, Popeye est appelé « Mathurin » dans les albums publiés par Tallandier de 1935 à 1938, mais le nom originel, utilisé dans les hebdomadaires Robinson et Hop-là ! à partir de 1937 s’impose dès la fin de la décennie. »

  • Je ne savais même pas qu’il était appelé Mathurin !

 

 

 

 

 

Popeye dans « L’Aurore », 1950 

Popeye a eu une influence sur de nombreux autre héros et c’est parfois surprenant : par exemple, la récente déclaration de Shigeru Miyamoto, un des inventeurs du jeu vidéo moderne qui dit s’être inspiré de Popeye pour créer Mario et Donkey Kong.

Quant au chien Jeep, il a inspiré… Franquin pour un autre animal.

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Marsupilami - Source : www.marsupilami.com

 

Et bien sûr, on  retrouve Popeye  en dessin animé :

 

Premières lignes #9 septembre

Cette semaine, mes Premières Lignes sont, pour une fois, des « premières bulles ».
Il n’y a pas de raisons particulières à cela sinon le fait que j’aime énormément la BD et les manga et que me priver d’en parler serait vraiment un tort.

Premières bulles, donc :

Les Trois Soleils de Vinéa – Roger Leloup 

 

 

 

 

Ces dernières semaines, j’ai fait un joli voyage dans le passé – et plus, particulièrement, dans l’enfance – en relisant  des Yoko Tsuno que j’ai pu emprunter à la médiathèque (hélas, je ne possède plus les albums en question). Mais qui est Yoko ?

En plus d’être jolie, intelligente et combative, Yoko Tsuno est électronicienne. Cette spécialité l’entraîne, en compagnie de ses amis Pol et Vic, dans des aventures à mi-chemin entre fantastique et science-fiction. Mais, qu’elle remonte le temps pour se retrouver dans la Bruges du XVe siècle ou qu’elle affronte les dangers de la planète Vinéa, la jeune Japonaise reste toujours fidèle à elle-même, privilégiant la loyauté, l’amitié et le respect de la vie.
Une série d’action et de réflexion, magnifiquement documentée et dessinée par Roger Leloup, un maître du genre.

Yoko est sans doute l’héroïne de mon enfance. Elle cumule ce que j’aimais (j’aime ?) le plus: l’Asie, la SF, l’aventure et le courage. Et c’est une héroïne.
Ici, dans ce qui constitue le 6ème tome de ses aventures, Yoko retrouve une fois de plus Khâny, son amie vinéenne. Accompagnées de leurs amis, elles vont redécouvrir la planète d’origine de Khâny que son peuple croyait détruite: Vinéa.

 

Publiée dans le journal Spirou de 1975, Les trois soleils de Vinéa permettent au lecteurs de revoir Khâny. Il faut dire que les histoires avec les vinéens sont très demandées – et, je pense, toujours très appréciées des lecteurs actuels puisque Roger Leloup, le dessinateur et créateur de Yoko, a publié le 28 ème album cette année (et il s’agit d’une aventure avec les Vinéens).

Et si vous vous demandez d’où vient cette idée de « Vinéa », la réponse est très simple :

Les origines de la planète Vinéa (anagramme de la marque de crème hydratante Nivea) sont expliquées par Roger Leloup dans le supplément du tome 20 (L’Astrologue de Bruges) :

« Vinéa est un univers qui peut exister, mais que j’ai créé de toutes pièces. Son origine remonte à mon enfance. Dans le salon de coiffure de mon père, une publicité vantant la crème Nivea – que, dyslexique, j’avais transformée en Vinéa – avait attiré mon attention. Avec le temps, l’image s’était décolorée et seul le bleu était resté. Une fille, sur l’affiche, avait donc la peau de cette couleur. J’étais convaincu que cette crème rendait la peau bleue. Et quand j’ai imaginé ce peuple venu de l’espace, je me suis rappelé tout cela. Il faut – hélas ! – parfois attendre d’être adulte pour pouvoir raconter ses rêves d’enfance ». 

Les Trois Soleils ….   fait partie des albums les plus réussis de Yoko (avec: Les Titans, La Frontière de la vie ou La Spirale du Temps, tous de la même période). Le dessin s’est affiné, le scénario est ingénieux. Bref, on embarque facilement !

 

Ce que dit Roger Leloup au sujet des Vinéens :

 » Lorsque Yoko est avec les Vinéens, j’ai toujours des petits problèmes parce qu’elle visite ou accompagne un bref instant une civilisation fort avancée, remarque Leloup. Elle mène l’action, mais ce n’est jamais elle qui décide totalement des moyens ni dispose du savoir de ses hôtes. Sa logique propre l’incite souvent à des initiatives risquées que n’envisageraient pas ses compagnons, formés par ce milieu. Khâny lui explique beaucoup. Elle a une grande maturité et semble de ce fait plus âgée que Yoko. Cette dernière la complète cependant sur le plan humain et elles sont un peu dans la situation de deux jumelles fortement personnalisées, suivant chacune son propre développement entre leurs aventures communes. Il y a une évolution progressive dans les personnages. Au départ, on partait dans la bande dessinée grand public : il fallait que cela bouge et les caractères étaient assez flous.
Leur personnalité s’est dégagée petit à petit. Les Vinéens étaient assez froids au début, pratiquement sans sentiments, efficaces mais impersonnels, s’agitant comme les abeilles d’une ruche. J’avais placé Poky pour atténuer cette rigueur et apporter un peu de fraîcheur et de jeunesse dans un monde trop organisé. » (source)

Interview de Roger Leloup : 

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

• La Chambre rose et noire
• Songes d’une Walkyrie
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• La couleur des mots
• La Booktillaise
• Lectrice assidue en devenir
• Au détour d’un livre

• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Bettie Rose Books
• La Voleuse de Marque-pages
• Le Monde de Callistta
• Vie quotidienne de Flaure
• Les mots de Junko
• Sheona & books
• Ladiescolocblog
• Hubris Libris
• Le temps de la lecture
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Prête-moi ta plume
• Rattus Bibliotecus
• Envie de lire
• Alohomora, blog littéraire
• Les livres de Noémie
• La machine à lire
• La Pomme qui rougit

T’as pas vu ma pop: les origines #2 Comics

 

Dans cette deuxième partie des origines de la pop culture, je vais m’intéresser aux comics. Je ne tenais pas en rédigeant cet article à faire un énième historique des comics  mais plutôt à continuer à répondre à cette question:

« Pop culture, pop art, pop music: tout ce qui fait émerge (en anglais : « to pop up », émerger, pousser, surgir) est-il soluble dans la culture? »

 

Les comic strips sont nés aux USA à la fin du XIXème siècle. Ces bandes (strips) composées en général de 3 cases racontent des histoires ou reposent sur des gags avant de se diriger vers la satire et l’humour: « comic strips ». On considère « The Yellow kid » comme la première BD américaine :

Très vite, les héros sont à l’honneur, avec, par exemple, Mandrake le Magicien:

Ou Buck Rogers le pilote:

Descendant direct de Tarzan, de Zorro ou Buck Rogers, Superman est inventé en 1933. Au début, il s’agit d’un méchant, doté de pouvoirs psychiques. Mais les histoires de vilain ne se vendent pas. Fu Manchu, par exemple, le « méchant asiatique », a eu du mal à trouver son public.

Il faudra encore quelques années aux deux créateurs de Superman pour peaufiner le héros et en arriver à ce résultat en 1938:

 

Action comics a réussi son coup. Peu après, c’est DC    qui réussit un second coup de maître  avec Detective Comics #27 et la première apparition de Batman, créé comme un opposé de Superman, la star:

Les éditeurs concurrents ne sont pas en reste, comme Timely Comics  (le futur Marvel) avec  Captain America (merci Jack Kirby). De plus, des scénaristes et des dessinateurs se multiplient. On voit un certain Stanley Leiber (Stan Lee) chez Timely Comics.

Après la seconde guerre mondiale, un autre éditeur  EC comics fait parler de lui car il publie des histoires plus adultes, violentes ou tournées vers l’horreur.

Vault of Horror (1950 E.C. Comics) 15

 

Mais cette période qu’on peut qualifier d’âge d’or  va connaître un revers. Frederic Wertham, un psychiatre publie en 1954 « Seduction Of The Innocents »,  dans lequel il se montre très  virulent envers les comics, responsables selon lui,de la délinquance des jeunes (c’est un refrain qu’on n’a pas fini d’entendre…. ex:  les jeux vidéos, la télé, la musique pop, tout et n’importe quoi) , de l’homosexualité et du communisme .  On craint la censure chez les éditeurs de comics . De là, naît une forme d’auto-censure: le Comics Code

Dans sa forme d’origine, le code impose entre autres les règles suivantes :

  • Toute représentation de violence excessive et de sexualité est interdite.
  • Les figures d’autorité ne doivent pas être ridiculisées ni présentées avec un manque de respect.
  • Le bien doit toujours triompher du mal.
  • Les personnages traditionnels de la littérature d’horreur (vampires, loup-garous, goules et zombies) sont interdits.
  • Les publicités pour le tabac, l’alcool, les armes, les posters et cartes postales de pin-ups dénudées sont interdites dans les comic books.
  • La moquerie ou les attaques envers tout groupe racial ou religieux sont interdits.

Face à ces interdictions, les comics underground vont peu à peu naître dans les années 60 en même temps que les mouvements contestataires. Ils reprennent des thèmes liés à la contre-cultures (amour et sexualité libres, usage des drogues) et offrent une critique de la société. En anglais, on les nomme les « underground comix », le X représentant ….le même X que pour nous. C’est en réaction au Comics Code que se propagent les comix (de 68 à 75, particulièrement).

On peut parler de :Zap Comix (auquel Robert Crumb participe)

Zap Comix 4, cover by Victor Moscoso

Art Spiegelman qu’on connaît bien en France (Maus) de même que Crumb, d’ailleurs:

Sans oublier le magazine MAD:

Si on peut dire que le mouvement s’essouffle dès 1975,   les comixs continuent jusque dans les années 1980. L’underground est une notion de contre-culture, une contestation de l’ordre établi, sa diffusion se fait sur des circuits parallèles. (bande-dessinée alternative, chez nous en France).

On  y aborde ce dont on ne parle pas ailleurs : féminisme, crimes commis par les grandes sociétés, l’homosexualité… Par exemple, WonderWoman (créée dans les années 40 par William Marston, un monsieur très féministe )   est nommée « symbole de la révolte féministe ». Un exemple de son évolution en images:

 

 

Marston disait en 1943:
« Même les filles ne voudront pas être des filles tant que nos archétypes féminins manqueront de force, de vigueur et de puissance. Comme elles ne veulent pas être des filles, elles ne veulent pas être tendres, soumises, pacifiques comme le sont les femmes bonnes. Les grandes qualités des femmes ont été méprisées à cause de leur faiblesse. Le remède logique est de créer un personnage féminin avec toute la force de Superman plus l’allure d’une femme bonne et belle. « 

Les comics mûrissent et deviennent plus adultes au fil des années 70/80.

En 1975, ce sont les Uncanny X-Men repris par Chris Claremont:

Mais les années 80 marquent aussi une période d’interminables cross-over, de morts de personnages (qu’on fera revivre par la suite).

« En 1992, sept artistes superstars décident de claquer la porte de Marvel pour fonder leur propre maison d’édition. Les meneurs de cette fronde sont Rob LiefeldTodd McFarlaneJim Lee et Marc Silvestri. La raison de leurs départs : ils en ont assez de voir Marvel gagner des millions grâce à leur travail et de ne toucher que des miettes. Alors ils lancent Image Comics pour y créer leurs personnages creator-owned, c’est-à-dire dont les droits appartiendront en intégralité à leurs créateurs.  »

Le site comicsblog 

Image comics, c’est The Walking Dead, les tortues Ninja, Saga, The Wicked + The Divine

 Le début des années 1990 semblent voir un regain d’intérêt pour la bande-dessinée mais cela est dû à une phénomène de collection: les collectionneurs se mettent à  acheter des comics, parfois en plusieurs exemplaires, en pensant que leur valeur va s’envoler. Ce n’est pas le cas et  les ventes s’effondrent. Les conséquences? des maisons d’éditions et des magasins de comics disparaissent.

Suite à cela, des scénaristes de cinéma ou de  télé,  des romanciers parfois sont appelés  à collaborer aux scénarios qui en  deviennent plus réalistes   – et la psychologie des personnages est mieux développée.

Il n’est plus question de Comics Code. Et grâce aux adaptations au cinéma et en séries, les comics envahissent aussi la culture « grand public ». Pop, pop, pop culture….

 

 

Un livre jeunesse: Thorgal

 

Cette semaine, place aux livres jeunesse!
Un livre jeunesse (peu importe l’âge, album, roman, BD, manga…)

J’avais très envie d’emprunter les séries annexes de l’un de mes héros d’enfance, Thorgal.
L’enfant des étoiles adopté par les vikings, je l’ai découvert lors de la première publication dans le journal de Tintin.

La magicienne trahie

J’ai du lire à peu près toute la série principale – fan du dessin de Rosinski, enchantée par les idées de Van Hamme au scénario.
Cette fois, c’est à la série parallèle Louve que je me suis attachée, intriguée par les développements apportés par un nouveau scénariste et….un nouveau dessinateur. (pour résumer, j’ai fait ma curieuse).
Louve

Louve prend pour personnage principal la fille de Thorgal et de sa femme Aaricia. C’est le deuxième enfant du couple (l’aîné est Jolan qui a aussi sa série). Née lors d’une période troublée (mais c’est toujours le cas dans la famille Thorgal), Louve a le pouvoir de communiquer avec les animaux.

Louve est la fille de Thorgal. Elle a grandi sans son père, parti peu  après sa naissance et disparu pendant plusieurs années. La petite fille a développé dès l’enfance des pouvoirs mentaux hérités de Thorgal. Elle est capable de comprendre et communiquer avec les animaux.

Aaricia, la femme de Thorgal, est une princesse viking. Il y a bien longtemps, elle a accepté de tout quitter pour suivre l’homme qu’elle aime. Mais elle a souhaité revenir auprès des siens pour élever ses enfants.

Désormais seules au sein d’une communauté qui ne les accepte plus, Louve et Aaricia vont vivre de nouvelles aventures écrites par le scénariste Yann pour le dessinateurRoman Surzhenko.

 

Le dessin est dans la lignée de Rosinski. Bien sûr, il n’est pas identique et, parfois, on sent bien le changement de dessinateur. Mais à part pour les tatillons (j’en suis, pour le graphisme^^), ce n’est pas vraiment dérangeant. Surzheko fait un beau travail sur ces albums.

Ci-dessous: dessin de Roman Surzheko pour « La jeunesse de Thorgal »: 

Il est à noter que toutes les couvertures sont toujours dessinées par Rosinski
(comment dire? on peut s’apercevoir de la différence quand même, mais je chipote)

 

 

Autre point: le scénario.

Yann est un scénariste que je connais bien en BD. La première fois que j’ai lu son nom dans Spirou, c’était pour la série dessinée par Conrad: les Innommables.

Pourtant, dans cette série parallèle qu’est Louve, j’ai trouvé que, même si l’histoire développée est très bien construite, il s’en dégage une sensation de remplissage. Bien sûr, tout cela a pu arriver à la fillette puisque l’action prend place lorsque Thorgal est absent dans l’histoire.
Il existait en effet un vide qui a été comblé avec cette série. Mais le fait de revoir  des personnages croisés lors d’épisodes précédents – et tant aimés par les fans de Thorgal – donne une impression de fan service. On retrouve donc    la Gardienne des Clés (j’ignore pourquoi la Gardienne est servie à toutes les sauces! Serait-ce parce que Madame est fort sexy? …On peut se demander) – ou  Vigrid, le « petit dieu » déjà rencontré (blond, métamorphe, le casting est parfait, apparemment).



la Gardienne des Clés

 



Vigrid

 

Même si on s’embarque pour de nouvelles aventures, il y a comme un sentiment de déjà-vu un peu embarrassant. Mais cela n’est-il pas dû au fait que, Louve est une série annexe,  à la limite du  reboot (et on voit ce que ça donne parfois au cinéma…) ? 


Je n’ai pas lu la série parallèle axée sur Kriss de Valnor mais j’ai bien envie d’y jeter un coup d’oeil . 

Sympa, donc mais pas forcément aussi prenant que la série principale. Je pense que les lecteurs les plus jeunes accrocheront plus facilement que moi aux aventures de Louve.

Bonnes lectures!



 La ,naissance de Louve



Louve par Rosinski - Arachnea









Louve est publié aux éditions du Lombard. Il y a actuellement 7 tomes.

Thème : Musique

Thème :  Musique (un héros musicien ou un livre qui parle de musique)

Fanfare 2

Fanfare de rue - Nantes - mes photos 

Quand j’ai vu le thème de cette semaine, je dois dire que j’étais (très) enthousiaste.
Musique + lecture : voilà qui fait un parfait alliage, à mon sens.

Ma sélection 

Dans la catégorie « rock-critic » – les heureux élus sont :

– Awopbopaloobop, Alopbamboom – Nik Cohn (10/18)

« Le bien nommé Awopbopaloobop, Alopbamboom (Tutti, Frutti !) est un texte historique, parce qu’il a ouvert un nouveau champ journalistique et fondé un genre littéraire, celui de la Rock-Critic. C’est-à-dire une manière d’écrire qui assume et revendique son entière subjectivité, sa partialité, ses emportements, son lyrisme… Sans se soucier des risques de plantage. La musique Pop, c’est l’objet – et le mantra – de Nik Cohn. Golden Boy de la critique musicale dans les swinging London des années 60, Nick Cohn, à la manière de ses héros, décide de se retirer des affaires (il a 24 ans!) et de sortir du feu un mausolée dédié à la Pop, son histoire, ses dieux, ses tricheurs, ses seconds couteaux, ses pirates, sa folie, et sa mort. »

 

Les textes de Nik Cohn sont pointus (le sieur est un connaisseur) et terriblement bien ficelés. A lire aussi :

Anarchie au Royaume Uni (qui revient sur les années punk)

-Psychotic reactions et autres carburateurs flingués  – Lester Bang(1971)

Lester Bangs est une légende parmi les rock-critics et chacun de ses ouvrages est un délice…

Et mon coup de coeur est :

The Dark Stuff : L’envers du rock – Nick Kent (2006)

« Un beau jour, je me suis frotté à des zozos du genre Syd Barrett, et j’ai réalisé que si ces gens-là avaient bien obtenu ce qu’ils désiraient, ce n’était surtout pas de cela (l’adulation des foules, le  » décollage  » créatif) dont ils avaient besoin pour préserver leur équilibre mental. Dès lors tout a pris un sens. Et j’ai vite réalisé qu’entre toutes, ces histoires-là valaient d’être contées. Fouiller les recoins obscurs et crépusculaires des icônes du rock, voilà l’objectif de « The Dark Stuff. » Nick Kent y dépeint des artistes d’une intensité foudroyante, souvent pris au cœur des ténèbres. Mais surtout, Nick Kent écrit mieux que quiconque sur le rock. Même quand elle rend compte de débauches inouïes, son écriture reste empreinte d’élégance, de passion et de grâce. Avec sa plume pour tout instrument, il fait du rock. »

Celui-ci, je regrette encore de ne pas l’avoir dans ma bibliothèque (je n’ai jamais pu le trouver).  Découvrir  des « idoles » de cette façon, j’en redemande. alors, bien sûr, il faut aimer le rock mais ai-je dit le contraire ? (Rock is life)

 

Dans la catégorie Bibliographies, textes  et autres :

J’ai fait un choix. Je parlerais de Mr.Jim Morrison.

– Signés par Jim Morrison (10/18):

Une prière américaine ;
« Un recueil composé des textes de toutes les chansons des Doors, y compris certaines dans leur version live, accompagnés de courts poèmes ».
>Arden lointain ;
>Wilderness
« Wilderness est un recueil tiré de ces carnets et publié à titre posthume. Que ce soit de part la forme ou le fond, les poèmes de J. Morrison sont avant tout éclectiques.  »
>Seigneurs et nouvelles créatures

Il est difficile de lire les poèmes de Morrison sans écouter au moins un album des Doors (tous les albums des Doors!). Ceci dit, le chanteur était un poète de grande envergure – Ci-dessous dans La Nuit américaine :

« Hope is just a world
When we think in
Table cloths
Laughter Will not End
Her funny feeling
Or assuage our
strange désire
childten will be born.

L’espoir n’est qu’un mot quand on pense en
Termes de nappes
Le rire ne peut détruire
Sa drôle sensation
Ni satisfaire notre
Étrange désir
Des enfants naîtront. »

 

Enfin parce que ça se lit comme une fiction:
-Personne ne sortira d’ici vivant – Jerry Hopkins Daniel Sugerman (10/18)

Il s’agit de la biographie de Jim Morrison – qui a largement inspiré ce film d’Oliver Stone « The Doors « (avec un jeune et beau Val Kilmer) en 1991.

« Onze ans après sa première édition française aux éditions Bourgois, ressort la biographie de Jim Morrison, poète américain d’origine écossaise, également chanteur des Doors. Ce n’est donc pas une révélation, mais c’est, bizarrement, un réconfort. Parce que Morrison sut être mal élevé, choquant, infréquentable. Parce qu’il sut aussi inventer un chant fiévreux, hautain, qui racontait de la belle jeunesse américaine, de la prospérité, de l’existence calibrée. Position romantique banale, révolte d’adolescent connu, mais il faut du courage pour la tenir, il faut du talent pour la faire partager. C’est probablement là d’ailleurs ce qui, dans la vie de Morrison, est le plus stimulant ; ce goût persévérant pour l’insoumission, et la façon dont la société dont il était issu ne peut le supporter »

Dans la catégorie Romans et musique :

Mon choix ici est de rester – plus ou moins – dans les années 70

 

-Acid test – Tom Wolfe (Points)

« Cette chronique, qui évoque l’univers des Freak Brothers, retrace la pérégrination à travers les Etats Unis du premier groupe psychédélique américain, les Pranksters. A bord d’un vieux bus peinturluré embarquent Ken Kesey (l’auteur de vol au-dessus d’un nid de coucou) Neal Cassady (héros du On the Road de Kerouac) et quelques autres peintres, écrivains, drogués, vagabonds, marginaux divers. Le groupe recevra la visite de Beatles, participera aux  » Trip Festivals  » et à la première convention nationale de l’Underground, sans cesser d’avoir le FBI aux trousses. Les années 1970 commencent »

Ce roman est vraiment un pavé ébouriffant – et je ne sais pas si vous en sortirez vivants !Je l’ai lu à la suite de « Sur la Route » de Kerouac (il faut lire Kerouac, vraiment). J’avais 15 ans. 30 et quelques petites années plus tard, je l’ai toujours en mémoire. C’est dire.

 

1970’s mais côté punk (yes) :

Je hais l’amour véritable – G.Hamel L.Schaack – Nathan

« Londres, octobre 1976. Dans l’ambiance électrique du concert d’un groupe qui monte, The Clash, Peter et Marie se rencontrent au milieu des cris et des jets de canettes. Peter, paumé en mal d’avenir et Marie, jeune Française exilée comme fille au pair, vont partager une passion pour la musique punk. Ensemble, ils traînent dans l’entourage de ces groupes qui sèment le scandale partout où ils passent. Mais l’énergie qui a réuni les deux amoureux se charge bientôt d’une violence qui pourrait les séparer…

 

Je me suis régalée avec ce roman jeunesse. Car si, pour ma part, je n’ai pas grand-chose à apprendre question culture punk (‘suis tombée de dans étant ado), j’ai trouvé que tout était très bien documenté et permettait aisément une immersion ( un Retourneur de Temps intégré) . Donc, bravo, et mieux: à lire.

 

Pour finir, dans la catégorie BD :

Je ne peux pas clore cette thématique sans citer mes auteurs de BD favoris :

Serge Clerc – jamais le rock et la BD n’ont été si proches – dès les années 80 …

Yves Chaland

 

Franck Margerin (tout Margerin)

Dodo et BenRadis

 

 

Jano – et Kebra

 

Je termine  en réalisant que j’aurais tant d’autres livres à présenter, tant au sujet du jazz, du blues, du classique, ….

Bonnes lectures !

« Sept Détectives » – Références des personnages – BD

Qu’est-ce que c’est?

« Sept Détectives » est une BD de Herik Hann (au scénaro) et Eric Canette (au dessin) – mise en couleur de Lou, parue chez Delcourt en 2012 dans la série « Sept »

La particularité de cette série de BD réside dans le fait que  chaque récit (one shot) se déroule à une époque et dans un genre qui varie d’un album à l’autre (historique, fantasy, SF, etc…) ; le seul point commun est le nombre de personnages : sept.

Le dernier de la collection est « Sept mages » (prévu pour avril 2016, oui, on y arrive, d’où sujet d’actualité, merci Lord Chours – note de Lady Butterfly)

Sept détectives:résumé

« Londres, 1920. Une série de meurtres atroces frappe la ville. À chaque nouvelle victime, non loin des corps, Scotland Yard retrouve une liste de sept noms : ceux des sept plus grands détectives connus de par le monde, invités à participer à l’enquête… par le tueur lui-même. Malgré le scepticisme général face aux menaces du criminel, ces derniers acceptent de relever le macabre défi »

 

Personnages:

Miss Adélaïde Crumble
Description :
Institutrice à la retraite vivant dans un petit village du nord de l’Angleterre, près de la frontière écossaise (« elle habite si loin au nord que ça fait quasiment d’elle une écossaise » dixit le Capitaine McGill).
Surtout célèbre dans son village et les environs pour avoir résolu quelques crimes que laissaient perplexes les forces de police.
Référence : Miss Marple d’Agatha Christie
Points communs :
– le  « Miss » pour commencer.
-elle vit dans un petit village imaginaire de la campagne anglaise.
– c’est une « détective en fauteuil »( en anglais : armchair detective) un peu comme Miss Crumble.
– une vieille fille caustique, curieuse, sachant tout, entendant tout : la parfaite détective à domicile.( une description souvent donnée pour Miss Marple, pouvant correspondre, sans l’âge)
Divergences :
– essentiellement l’âge: Miss Crumble est une jeune femme, pas une vieille fille, même si elle en prend le chemin.
– le métier de Miss Marple n’a jamais été évoqué par Agatha Christie.

A lire à propos de Miss Marple : Jacques Baudou (avec la collaboration de André-François Ruaud), Les Nombreuses Vies de Miss Marple, Lyon, Les Moutons électriques, coll. « Bibliothèque rouge » (no 14),‎ 2009

Note: Un anime se nomme:

Agatha Christie’s Great Detectives Poirot and Marple (Agasa Kurisutî no meitantei Powaro to Mâpuru)

 

(à voir sur youtube)

 

Et voici Miss Crumble:

Frédérick Abstraight
Description :
Ancien inspecteur de la police de Londres. Devenu la « honte de toute la police britannique » après l’échec, il y a 15 ans, de son affaire la plus célèbre : l’Egorgeur de Greenhill qu’il a poursuivi pendant 5 ans sans jamais l’attraper.
Possède un goût immodéré pour l’opium et l’absinthe.
Référence : Frederick Abberline
Qui est-ce ?
Tout simplement l‘inspecteur chargé de l‘enquête sur Jack l‘Eventreur.
Points communs :
– outre le prénom commun, notons que leur nom de famille respectif commencent tous deux par Ab-.
– leur échec commun à attraper un tueur en série sanguinaire ayant défrayé la chronique.
– carrière similaire en tant qu’officier puis inspecteur de police au sein de la London Metropolitan Police.
Divergences :
– Frederick Abberline n’a pas connu de chute. Après l’affaire de l’Eventreur, il continua son travail dans la police jusqu’au 8 février 1892, où il reçut 84 décorations et récompenses. Puis il travailla comme détective privé pendant trois ans à Monte Carlo avant de devenir le directeur de la branche européenne de la célèbre Agence Nationale Pinkerton de Détectives d’Amérique, où il travailla pendant 12 ans.
– Dans la BD, Abstraight est présenté comme vivant seul (on le voit dormir seul) alors qu’Abberline a été marié deux fois. Il n’a cependant jamais eu d’enfants.

Dans la BD consacrée au personnage (Détective: A Cat in the barrel), Frédérick Abstraight  est la cinquième histoire de la série reprenant chaque protagoniste de « Sept Détectives »)Abstraight s’est lancé dans une croisade autodestructrice.(absinthe).

Inspecteur Martin Bec
Description :
Le plus jeune français à avoir été nommé à ce poste aux résultats impressionnants. Il est également présenté comme un personnage plutôt modeste, trouvant les précisions faites par McGill « trop élogieuses à [son] goût. »
Référence : Martin Beck :
  Qui est-il ?
Martin Beck est un personnage de fiction d’une série policière intitulée Histoire d’un crime qui compte dix romans écrits par Maj Sjöwall et Per Wahlöö entre 1965 et 1975. Détective de la police suédoise, il est le personnage principal de la série.
Points communs :
– le nom pour commencer : Bec pour la France contre Beck pour la Suède. Sans compter le prénom.
– les deux Martin sont jeunes et brillants malgré leur jeune âge : Martin Beck, le suédois, sort de l’Académie nationale de police à 28 ans, avec déjà une distinction et le grade d’inspecteur principal.
– ils sont tous les deux modestes et n’ont pas forcément beaucoup d’ambition (à vérifier pour le Martin français). Une chose que la Mme Beck suédoise reproche à son mari d’ailleurs (merci la Wiki).
– une description de Beck peut correspondre à Bec : « Insomniaque, il rumine sur les enquêtes en cours, comme au temps de sa première affaire où il a traqué le coupable pendant six mois. » Dans la BD 7 Détectives, Bec répète plusieurs fois ses conclusions, au grand dam d’Ernest Patisson qui le lui fait remarquer.
– Tous deux sont de gros fumeurs.
Divergences :
– la nationalité – Martin Bec est français quand Martin Beck est suédois.
– à ma connaissance, notre ami français n’a pas de vie de famille, contrairement au policier suédois, marié puis divorcé, et père de deux adolescents.
– Beck, en plus de la cigarette, est un grand buveur de café. On ne voit pas Bec en boire, mais de la bière, et lui est obsédé par les sandwichs jambon-beurre – il ne cesse d’en réclamer un tout au long de la BD.

Note: A propos de Martin Beck, une série TV existe, faite par la BBC.

Richard Monroe
Description :
De ses propres mots : « mon est Richard Monroe. Je suis de mauvais poil, j’ai la gueule de bois et… »
Présentation complétée par McGill : Monroe est une privé de Los Angeles, dont le travail lucratif lui a valu quelques articles de presse en raison des célébrités parfois impliquées dans ses enquêtes.
Référence : Philip Marlowe (même si on peut très bien y voir l’archétype du détective américain désabusé et alcoolique) :
Qui est-il :
Philip Marlowe est un détective privé vivant à Los Angeles et prenant vie sous la plume de Raymond Chandler (merci aux cours de fac pour la référence (Lord Chours)  –  Oui, Lord Chours, à pas mal d’années de décalage, nous avons eu les mêmes références – pour étayer le rayon « polar » en licence pro métiers du livre/libraire, pour moi (Lady Butterfly)
C’est le personnage typique de ce genre de roman noir apparu durant les années 20 où le détective privé est un observateur cynique et pessimiste d’une société corrompue.
Points communs :
– il y a un jeu sur leur nom Marlowe / Monroe.
– c’est évident, mais tous deux sont californiens.
– Monroe, comme Marlowe, répond aux caractéristiques du détective privé du roman noir : il est cynique, alcoolique et désabusé. Il se montre grossier et finit ivre trois fois durant la BD.
– deux autres traits de ressemblance m’ont frappé entre Dicky et Philip : leur attrait pour le café censé compenser leur abus d’alcool ; et le port de leur arme dont-ils ne se séparent jamais.
Divergences :
Étant tous deux des archétypes, il y a peu de différences entre eux. Si ce n’est que dans mon souvenir, on ne voit pas Marlowe finir aussi ivre mort que Monroe.
En outre, Marlowe est présenté par Chandler comme un idéaliste terni. Il est moralement intègre, ne se laisse pas embobiner par les femmes fatales et est révolté par la corruption américaine des années 40.
Pour l’instant, n’ayant pas lu la BD Détectives consacrée à Marlowe, je ne peux pas en dire plus.

 

 

Note(Lady B.) : A mon sens, Munroe est effectivement l’archétype du privé, issu du polar noir. Il me fait également penser à Sam Spade dans les romans de Dashiell Hammett (même profil). Pour la petite histoire, Raymond Chandler avait le même problème d’alcool que son personnage principal Marlowe….

Ernest Patisson
Description :
C’est un détective suisse installé depuis quelques temps à Londres qui a beaucoup voyagé et ramené toute sorte d’objets exotiques de ses voyages. Les chambres de sa maison où logent les « étrangers » (à savoir Miss Crumble, Monroe et Bec) sont d’ailleurs organisée par thème
Référence : pour moi : Hercule Poirot :
Points communs :
– la moustache : Patisson est dessiné avec une magnifique moustache et Poirot est obsédé par la sienne.
– Poirot est décrit comme un dandy, et c’est ainsi que Patisson est dessiné (il a sa canne et tout).
– ils sont tous deux courtois. Par exemple, Patisson se montre particulièrement poli avec Miss Crumble, une attitude qu’elle utilise pour se moquer de lui en « flirtant. » De même, il est choqué par une réflexion grivoise de Bec.
– Ils sont également pédants et imbus d’eux-mêmes.
– ils sont francophones.
– tous deux ne vivent plus dans leur pays, mais à Londres.
  Divergences :
– tout d’abord leur nationalité : bien que francophones, Patisson est suisse quand Poirot est belge.
– les raisons de leur venue à Londres : Poirot est forcé de quitter la Belgique à cause de la 1° guerre mondiale quand son pays est occupé par les Allemands. Il n’y a pas de raison particulière évoquée pour le déménagement de Patisson dans la BD (même si je n’ai pas encore lu la BD Détectives qui lui est consacrée). Pour l’instant, il ressemble plus à un globe-trotter qui s’est installé à Londres sans raison particulière.
– le côté amateur d’art aventureux de Patisson n’est pas partagé par Poirot, qui est au contraire plutôt casanier.

Patisson:

Poirot:

John Eaton & Nathan Else
Description :
John Eaton est un médecin retraité, compagnon de longue date de Nathan Else dont il chronique les aventures. Il se présente d’ailleurs lui-même comme « aide de camp du plus grand détective du monde. »
Nathan Else est tout simplement considéré comme le plus grand détective de son époque. Au vue de sa notoriété, McGill ne le présente que dans une souci d’égalité parfaite.
Référence : Sherlock Holmes & John Watson :
Points communs : ils sont nombreux :
– tout d’abord, le côté duo : l’un ne va pas sans l’autre, dans les deux cas. Les Johns servent à mettre en valeur la brillance de leur ami détective. John Eaton parle de sa « candeur légendaire » une expression qu’utilise régulièrement Sherlok Holmes pour s’adresser à Watson quand celui-ci fait une réflexion qu’il trouve stupide.
– les jeux sur les noms : Eat-on / Wats-on ; Else / Holmes ; l’emploi dédoublé du prénom John qui rime avec le nom de famille.
– John Watson et John Eaton sont tous les deux des médecins.
– Nathan Else et Sherlock Holmes sont les esprits les plus brillants qui soient… d’ailleurs, après un seul jour d’enquête, McGill dit très cyniquement, après avoir râlé sur l’inefficacité de ses services de police, qu’il voit « bien Else [leur] jeter le coupable à la figure dès la porte ouverte. »
– un autre point que partage Else et Holmes, c’est leur méthodologie : ils utilisent littéralement leur flair pour détecter des odeurs suspectes et récurrentes (Else est présenté comme le meilleur flair de Londres), ils n’hésitent pas à se déguiser et disparaissent souvent pendant des heures voire des jours pour résoudre leurs enquêtes tranquillement sans être dérangés. Après avoir trouvé la solution de l’énigme, tous deux réapparaissent comme des épiphanies pour apporter la solution aux ignorants mortels autour d’eux.
– ils sont tous les deux dépendants à la drogue et fument la pipe.
– enfin, point très important, Else comme Holmes possède une Némésis, un grand ennemi. Ces ennemis possèdent des noms semblables : Mortine pour Else et Moriarty pour Holmes. Tous deux sont confrontés à leur Némésis durant une ultime bataille où ils semblent mourir.
Divergences :
– Else revient réellement à la vie, c’est même le départ de cette affaire. Pour Holmes, c’est juste évoqué, mais certifié par Doyle.
– Holmes est un dépendant de longue date. Else ne le devient qu’après être « revenu à la vie. »
– la plus grande différence réside chez John Eaton. Mais, chut ! Spoiler

 

dessin : voydkessler

Rédaction, recherches et article de Lord Chours – 2016

Notes et recherches d’illustrations:  Lady Butterfly