L’architecture de Karl Friedrich Schinkel – L’été de l’art #33

Il y a quelques jours, j’ai vu le tableau ci-dessous :

Wihlem Ahlborn, Cathédrale au lever du jour, copie d’une œuvre de Karl Friedrich Schinkel de 1813, 1823, huile sur toile, 80 x 106,5 cm, Nationalgalerie, Staatliche Museum zu Berli

Ill. 3

dont j’ignorais l’auteur et, en cherchant un peu, je finis par trouver qu’il s’agit d’une copie de celui-ci, une oeuvre de Karl Friedrich Schinkel

Cette fois, le nom de l’artiste ne me semble pas inconnu. Mais pourquoi ?
Après l’avoir confondu avec Caspar David Friedrich, le romantique (et je me dis que je devrais en reparler, du coup!), je comprends enfin où j’ai vu le nom de Karl Friedrich Schinkel: à Berlin , en 2017 ! 
Car il a été non seulement peintre mais aussi architecte et a laissé sa trace dans la capitale allemande. Il est l’architecte de l‘Altes Museum sur l’Ile aux musées.

L’Altes Museum en 2017

Pour l’avoir vu de près, je peux dire que c’est un bâtiment impressionnant ….

Karl Friedrich Schinkel a aussi peint ceci pour la Flûte Enchantée :

Scène de jardin avec le Sphinx au clair de lune, Act II scène 3, scénographie pour 'The Magic Flute' de Wolfgang Amadeus Mozart (1756-91) pour l'opéra de Berlin, 1816, - Karl Friedrich Schinkel

Scène mise en scène pour la reine de la nuit (dans la flûte enchantée de Mozart) - Karl Friedrich Schinkel

Ainsi que ce genre de tableaux :

Château sur le ruisseau - Karl Friedrich Schinkel

 

Église gothique sur un rocher au bord de la mer - Karl Friedrich Schinkel

Impressions premières de Berlin

Comme vous le savez, si vous suivez aussi mon blog photos, Lord Chours et moi-même sommes allés à Berlin au début du mois de mai.
Petit à petit, j’ai mis en ligne mes photos – et aujourd’hui, je tente de rassembler mes premières impressions cette ville. (ce qui suit n’engage que moi, bien sûr)

Berlin, donc une ville que je ne connaissais pas. Une ville faite comme un patchwork, dirait-on, où j’ai eu du mal à reconstituer les quartiers tellement ils sont disparates. Une ville qui, encore aujourd’hui en 2017, et malgré ( ou à cause des..? ) les constructions récentes semble toujours connaître une faille, un morcellement. Marquée par son histoire, par l’Histoire sans aucun doute. Pour être allée dans d’autres grandes villes et/ou capitales européennes, je n’ai pu m’empêcher de ressentir cette fracture. Aucun doute : même si on veut faire abstraction du passé -ce qui me semble une gageure, en même temps – on y revient toujours. Il vous rattrape pour une bonne piqûre de rappel, ce passé.

Fascinante, Berlin.
Nous nous faisions la réflexion en marchant dans les rues (et, oui, nous avons beaucoup marché) qu’il y régnait une grande liberté. J’ai souri en regardant tous les graffs et les tags dans le quartier de Kreuzberg, par exemple, en pensant aux gens qui, à Paris ou région parisienne et dans nos grandes villes, râlent parce que les murs sont envahis. Ici, c’est un art de vivre – et personne n’efface les graffitis…

Graf

Berlin

Autre chose qui m’a fait réfléchir : en France, dès que des SDF sont un peu trop « voyants », les gens s’offusquent (et pas pour la bonne cause, malheureusement). De même, certaines municipalités vont jusqu’à les interdire. France, sweet France.  A Berlin, j’ai vu des gens dormir sous les ponts et les passants leur donner des aliments.  Je croyais que c’était fini, ce genre de geste spontané.

Berlin, où  on  entend une multitude d’accents et de langues. Pour preuve, n’étant germanophone ni l’un ni l’autre – mon allemand se résume à ce que j’ai appris sur le tas en vivant en Alsace –  nous avons parlé anglais (et avons pu en général nous faire comprendre) sans problèmes.
Que dire encore ?

Multiculturelle, voilà ce qu’est cette ville.
Bien sûr, Paris l’est. Mais je connais peut-être trop bien Paris et sa banlieue pour en être surprise.
Multiraciale aussi.
J’ai eu l’impression de revenir dans ma banlieue – peut-être moins celle où j’habite que celle où j’ai vécu longtemps,  la Seine-St-Denis tellement détestée par les médias.
Berlin avec tant de mélange,  d’accueil, d’ouverture – mais sans doute est-ce là une vision rapide et une impression totalement déformée — qu’importe, j’y étais de passage, en touriste et  j’assume totalement.
Berlin m’a fait l’effet d’une ville à découvrir, d’un endroit qui a tant de facettes que j’aurais besoin, un jour, si c’est possible, d’y retourner.
Ce ne sera pas la première ville à me faire cet appel , ni certainement la dernière…

Il faudrait plus de temps. Plus de voyages.