Premières lignes – 1 er février

Premières lignes ou plus exactement « premières cases » pour changer un peu.

 

 

Et oui, il s’agit du tome 8 de L’Atelier des sorciers. En fait, j’ai rattrapé mon retard (inexplicable) et j’ai lu d’affilée les 7, 8 et 9 (avec une relecture en diagonale du 6 parce que, le temps passant, j’avais oublié un peu certains détails).

Manga - Manhwa - Atelier des sorciers (l') - Collector Vol.8

Résumé « Après avoir réussi leur examen à l’Académie, Coco et les autres apprenties sorcières sont de retour à l’Atelier. C’est alors qu’arrive Tarta, qui propose à Coco et à ses amies de l’aider à tenir un stand lors du grand festival annuel des sorciers, la Fête de la Nuit d’argent. Excitées comme des puces à l’idée de prendre part à ces festivités, les petites sorcières entament les préparatifs. Alors que Coco accompagne Tarta voir son grand-père à l’hôpital, elle recroise le chemin de Kustas, le petit garçon qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière… »

 

Kamome Shirahama prend tout son temps, dorénavant. Et, si dans le tome précédent nous avions eu des révélations sur le passé de Kieffrey et son amitié avec Olugio (les deux maîtres sorciers de l’atelier), cette fois c’est une nouvelle orientation qui est pris.  Nous retrouvons Tarta, plus heureux et épanoui depuis qu’il s’est autorisé à devenir un sorcier mais aussi le jeune Kustas, qui s’était blessé lors de l’incident près de la rivière.
La mangaka s’attarde sur les origines de Kustas, son père adoptif, Dagda. Elle en profite pour aborder l’inégalité sociale, pour évoquer aussi la médecine (avec un parallèle avec la magie puisque les deux ont le but d’améliorer les choses. La question du handicap, via celui de Kustas, est présente.
En fait, j’ai quand même eu l’impression qu’on s’éloignait un peu de l’intrigue principale — Kamome Shirahama nous emmène effectivement sur des chemins tortueux et de traverse depuis quelques tomes — avec un peu moins d’intérêt dans ce huitième. J’ai un peu la crainte que la série ne s’allonge à cause de ces détails sans cesse rajoutés même si, d’un autre côté, j’aime beaucoup découvrir toutes les facettes de ce monde, de la magie et les nouveaux personnages.
Disons que ce tome 8 n’est peut-être pas le plus passionnant mais qu’il sème des éléments importants pour la suite (beaucoup de mystères ici et là)

Que dire d’autre sinon que sur le plan visuel, le résultat est toujours aussi somptueux ?  C’est un dessin que j’aime particulièrement. Et les éditions collector sont magnifiques, je confirme.
L’atelier des sorciers est une réussite ; vivement la suite !

 

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Premières lignes – 16 janvier

Premières lignes 

 » Si vous demandez à six moines différents quel dieu règne sur la conscience des robots, vous obtiendrez sept réponses différentes.
La plus populaire, parmi le clergé comme chez les laïcs, affirme qu’il s’agit de Chal. De qui dépendraient les robots sinon du dieu des constructions ? « 

Dans ce monde, nommé Panga, il y a longtemps on a frôlé la catastrophe à cause des folies humaines (consommation, production, industrialisation à outrance). Mais voilà : les robots, qui ont accédé à la conscience, sont tous partis un jour, passant un pacte avec les êtres humains : qu’ils seraient toujours accueillis en paix s’ils revenaient. Le temps a passé. Les humains vivent en petits groupes, proches de la nature.  Les robots sont des mythes.
Dex est moine ; sa vie devrait être parfaite mais non ! Iel est en pleine crise existentielle. Que faire de sa vie ? Quel but lui donner ? Alors Dex va devenir moine de thé, un genre de moine qui arpente les routes et s’arrête dans les villages pour écouter les gens et leur offrir la tasse de thé/infusion qui convient à chaque personne. Au début, Dex a un peu de mal. Puis iel s’adapte. Une fois encore, sa vie devient formidable. Mais la sérénité n’est toujours pas là. Et Dex s’enfonce dans la nature profonde. Et un jour, c’est la rencontre : un robot ! Omphale a décidé de parler aux humains. De là, commencent des conversations passionnantes, des échanges émouvants. (« Tu n’as pas besoin de justifier ni de mériter ton existence, tu as le droit de te laisser vivre », souligne Omphale à Dex – comme ça sonne juste…)
Une fois encore, Becky Chambers fait mouche. J’ai particulièrement aimé ses trois romans (un beau coup de coeur pour « L’espace d’un an ») et j’ai retrouvé dans cette novella les mêmes qualités (ses personnages sont aussi excellents).
Un regret : que cela soit trop court !

 

Un psaume pour les recyclés sauvages par Chambers

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Challenge de l’Imaginaire — 2023

Voilà le  Challenge de l’Imaginaire   2023 organisé par
Ma Lecturothèque

 

Le but du challenge :
L’objectif de ce challenge est de lire et de chroniquer des ouvrages appartenant à la littérature de l’Imaginaire, à savoir :
– la Science-Fiction
– la Fantasy
– le Fantastique
(avec leurs sous-genres comme la dystopie, l’uchronie, la bit-lit, etc.).

 

Les ouvrages peuvent être des romans, des nouvelles, des essais, des mangas, des bandes dessinées, des comics, des magazines spécialisés

Timeline du challenge :
Démarrage du challenge : 1er janvier 2023
Fin du challenge : 31 décembre 2023

Détails 

 

 

J’y participe, comme en 2022 (et 2021 , 2020).

Les échelons :
L’échelon vous permet de vous fixer un objectif à atteindre. Choisissez donc un échelon ; celui-ci détermine le nombre minimum d’ouvrages que vous devrez lire et chroniquer pendant le challenge. Vous pouvez changer d’échelon au cours du challenge, il faudra juste me prévenir.

• Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel – au moins 12 livres
• Échelon 2 : Immersion dans le vide – au moins 36 livres
• Échelon 3 : Absorption dans l’étrange – au moins 60 livres
• Échelon 4 : Fusion dans l’utopique – au moins 84 livres
• Échelon 5 : Synchronisation avec la page – au moins 108 livres

Les catégories :
Les catégories sont là pour corser le challenge. Si vous préférez ne pas vous ajouter de difficulté, choisissez la Catégorie A.

❗️ Vous pouvez choisir deux catégories si vous le souhaitez, mais attention à ce que ces catégories soient cumulables (la A et B ne sont pas compatibles par exemple) ❗️

• Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité – Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’Imaginaire.
• Catégorie B : Balrog des mots – On bannit les BD et les manga, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.
• Catégorie C : Cerbère de la Multidisciplinarité – Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres ; dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. A vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.
Fantasy : Dark Fantasy // Heroic Fantasy // la Fantasy épique (dans laquelle je regroupe volontairement la High Fantasy et le Sword & Sorcery) // Light Fantasy // Romantic Fantasy // Science Fantasy
Science-fiction : Anticipation // Cyberpunk // Hard-Science ou Voyage Dans le Temps (au choix) // Space Opéra // Steampunk // Uchronie
• Catégorie D : Dragons de l’incontournable – Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteur·rices que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.
Voici une trentaine d’auteur·rices classiques ; vous pouvez d’ores et déjà m’indiquer les auteur·rices que vous pensez lire durant le challenge (ceci ne sera pas gravé dans le marbre, toute modification est envisageable) :
Alain Damasio, Aldous Huxley, Anne McCaffrey, Anne Rice, C.S. Lewis, Dan Simmons, David Eddings, David Gemmell, Douglas Adams, Edgar Rice Burroughs, Frank Herbert, Fritz Leiber, George Orwell, George R.R. Martin, H.G. Wells, H.P. Lovecraft, Isaac Asimov, Jean-Philippe Jaworski, J.R.R. Tolkien, Marion Zimmer Bradley, Michael Moorcock, Neil Gaiman, Orson Scott Card, Philip K. Dick, Pierre Pevel, Ray Bradbury, Raymond E. Feist, Robert Jordan, Robert Silverberg, Robin Hobb, Roger Zelazny, Stephen King, Terry Pratchett, Terry Goodkind, etc.

Les thèmes bimestriels :
Tous les deux mois, un nouveau thème ! C’est facultatif mais cela peut vous aider dans l’avancée du challenge.
Vous avez jusqu’à deux lectures chroniquées et qui entrent dans le thème du moment afin de voir vos points doublés. J’explique : habituellement, vous faites un retour sur un livre, vous validez donc une lecture pour votre échelon. Mais si ce livre entre dans le thème de janvier/février (par exemple), alors il comptera pour deux lectures !
Je vous mets ici les thèmes de 2023 :
• Janvier/février : premier contact
• Mars/avril : villes personnages
• Mai/juin : adaptation
• Juillet/août : enquête
• Septembre/octobre : lieu hanté
• Novembre/décembre : épistolaire
Cette année, je reste dans le classique : 2 – A (et je vais voir ce qui colle dans les thèmes, je crois que j’ai une idée ou 2 pour le premier).
Mes challenges précédents :

2020

  Bon challenge !
Lectures : 

Premières lignes — 9 janvier

J’y arrive, voici les 1ères premières lignes de l’année 2023 !

 » Réveillez-le, ordonna James.
immédiatement, le matelot souleva le seau en bois et en jeta le contenu au visage de l’homme affalé et enchaîné devant eux.
L’eau fit l’effet d’une gifle à Marcus qui sortit alors l’inconscience en toussant et en reprenant bruyamment son souffle.
Même ruisselant, entravé et brutalisé, il conservait son port altier, tel le preux chevalier d’une tapisserie ancienne. Typique de l’arrogance des Stewards, pensa James. « 

Une lecture un peu facile pour commencer l’année avec de la fantasy qui ne va pas révolutionner le genre. Mais le roman se laisse lire.
L’intrigue se déroule à Londres, fin 19ème . Sur les quais, nous découvrons Will Kempen, adolescent qui semble mener une vie rude. Nous apprenons vite qu’il est en fuite et que  sa mère a été assassinée dans des circonstances mystérieuses. Très vite, l’action se met en place : Will est poursuivi, attrapé, délivré par Violet, une jeune fille de son âge, elle-même issue de la famille de ses ravisseurs. Mais les choses se compliquent lorsque le navire sur lequel est emprisonné Will est aussi attaqué par d’étranges combattants vêtus de blanc, qui semblent sortis d’une autre époque : les Stewards.
On apprend, une fois Will délivré, qu’il pourrait être « l’élu »  et le descendant de la Dame des Stewards, les défenseurs de la Lumière qui livrent un combat depuis de longs siècles contres les adeptes du Roi obscur, les Lions.
Le mal contre le bien, c’est un peu cliché mais c’est c’est une recette qui fonctionne bien.
Par contre, le livre est un peu long et l’action du début s’essouffle vite. Il faut attendre la toute fin pour assister à des rebondissements intéressants. Entretemps, il est un peu dommage que les personnages ne soient pas plus fouillés. Ils sont tous intéressants (Will, Violet ou la troisième, Katherine, largement négligée).
L’autrice a également tendance à se débarrasser des personnages secondaires (et hop, ils sont tous morts), ce qui ne laisse plus grand monde pour interagir vers la fin du roman.
Là aussi, j’ai regretté ce genre de choix.
Malgré cela et des maladresses dans l’écriture des points de vue parfois, j’ai passé un moment plutôt agréable même si je ne suis pas certaine de bien me souvenir du livre dans quelques mois…

Dark Rise, tome 1 par Pacat

 

 

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Voilà 2023

Je suis en retard, en retard, en retard…

En retard pour mettre en ligne ma première chronique de livre (mais c’est en vue), mon 1er article de l’année (le voilà mais ça sera court) et aussi pour prévoir ce que seront mes lectures pour le Challenge de l’Imaginaire 2023 (en plus le thème de janvier/février est cool). 

En retard, mais ça va se calmer. Pour terminer l’année, paf, j’apprends que ma carte bleue a été piratée et qu’un débit inconnu a été fait sur mon compte bancaire. Pas joyeux, opposition, etc…  Les pirates ne peuvent pas faire ça aux milliardaires ? Vraiment, mon petit compte ?
J’ai toujours des maux de ventre pénibles (depuis novembre) et je passe un scanner bientôt pour être fixée (enfin!). Mais comme ça dure et que c’est douloureux, je ne peux pas dire que je me sens très tranquille (anxiété est mon 3ème prénom, heu… non, quatrième, j’en ai déjà 3).

Allez, sur un note beaucoup plus joyeuse,  une très courte vidéo pour dire bonne année (c’est écrit, je la souhaite aussi créative !)

Une petite image MJ,/Midjourney que je vais surnommer « Midge » si ça ne dérange personne, en référence à la série « The Marvelous  Mrs. Maisel » , une série formidable.

A year is ending ...

Je suis en train d’écrire ma nouvelle avec les chats détectives (les chats anthropomorphes). Voici Lady Tabitha, l’un  des personnages principaux :

Lady Tabby with a nice hat

A très vite pour des livres et de l’art !

Cette année 2022

  Mais ça y est ! Nous arrivons à la fin de cette année 2022 !

Je consultais mes articles  de « fin d’année » et pour 2021, je n’ai pas fait grand chose, les derniers jours (le dernier mois)  ayant été assez perturbés par la santé de Loki (les urgences vétérinaires, le pauvre). Cette année, Loki va mieux et surtout, il a un traitement quand ses soucis gastriques lui jouent des tours.

Loki et la bouilloire

J’en profite pour faire  un  tour d’horizon vite fait de cette année 2022.
C’est parti !

Un début 2022 ensoleillé, on pensait aborder une année (enfin) tranquille, avec moins de Covid…

de lumière

L’espoir fait vivre… Bien entendu, ça ne s’est pas passé comme ça. Déjà, en France, nous savions que nous allions avoir une année « spéciale » puisque 2022 correspondait à celle des élections présidentielles. Ne parlons pas des sujets qui fâchent mais la campagne a volé au ras des pâquerettes (et même plus bas encore).  Tiens, on m’aurait demandé début 2022 quel personnage je ne voulais plus revoir en 2023, j’aurais dit « Zemmour » (mais je l’avais déjà cité).  Puis l’attaque de la Russie sur l’Ukraine a eu lieu en février et Poutine est remonté très haut dans ma liste puisqu’il y figure depuis pas mal d’années. Seulement, l’année n’étant pas terminée et les tyrans/dictateurs ne sont, hélas,  pas les seuls à rendre la vie insupportable : d’autres crétins soutenus par d’autres crétins plus riches et plus influents y arrivent très bien (Hanouna sévissant sur la chaîne qu’on ne nommera pas, dans l’émission qu’on ne citera pas non plus). Fin de la partie désagréable.

.
Passons aux bonnes choses, bonnes surprises et tout cela.
Alors, j’ai peint. Je n’ai même pas les photos de toutes mes peintures car il y en a pas mal (aquarelles, acryliques).

avatar style

Montagnes bleues

Sous la pluie

Des marque-pages – j’en ai fait un certain nombre, de différents styles

Cette année, en général, j’ai beaucoup créé visuellement. J’ai fait des vidéos (parfois assez  idiotes, j’avoue ) :

Et, cerise sur le gâteau, en septembre, j’ai testé l’intelligence artificielle avec Midjourney et Stable diffusion, ce qui a, à nouveau, donné des ailes à ma créativité.
Je ne vais pas détailler ici car j’ai déjà parlé de  MJ , SD  ou Dall-e.

Renards (à la façon des maîtres hollandais)

Par contre,  je vais dire une fois pour toutes mon ras le bol de la fausse  polémique amplifiée par les réseaux sociaux  qui dit en gros ceci  : « non, ce n’est pas de l’art, c’est du vol, blablabla, on va perdre nos jobs, et puis, c’est facile à faire« .( avec un panneau : non à l’IA/ no to AI).  Je suis affligée de voir certaines personnes suivre ce « mouvement » inepte , parfois avec des commentaires agressifs (j’en ai eu quelques uns, vite effacés). J’imagine que ces gens agissent sans doute par peur mais surtout par totale  ignorance du fonctionnement de l’intelligence artificielle (qui n’est pas une découverte nouvelle, pourtant). Une fois encore, je me demande ce qui les empêche de se renseigner plutôt que de hurler.  En tout cas, c’est un très bon outil pour booster la créativité. Heureusement, de nombreux artistes trouvent également que c’est le cas 🙂

De fil en aiguille, j’ai donc travaillé sur la couverture du roman de ma maman, qui est sorti en auto édition en décembre. Et aussi sur les visuels (et oui, on peut faire parler des personnages en IA)

 

Sinon, j’ai passé deux très bons moments cette année, avec deux concerts : l’un à Paris à l’Olympia pour la dernière tournée de Midnight Oil. Le concert a encore été meilleur que celui de 2019

Le deuxième a eu lieu à Nantes. The Cure était là en novembre. Juste avant que j’attrape le Covid (ou alors je l’ai chopé au concert mais je ne le saurais jamais).

Having ABad Day Stitch GIF - HavingABadDay Stitch Sad GIFs

Que dire d’autre ? J’ai vu peu de films au cinéma mais je garde un très bon souvenir d’Elvis. Je viens d’aller voir le second Avatar, la voie de l’eau et, même si j’aime beaucoup l’univers, toujours très beau, j’ai été assez déçue tant le scénario est mince (mais où est l’histoire ?). Il y aurait tant à faire avec ces personnages, cette planète et les thèmes … Au final, on a une partie « documentaire sur les océans de Pandora » (très joli mais…) et le reste en clichés sans saveur + la partie finale en film catastrophe hyper violent. On n’est pas loin du navet, malheureusement.

Na'vi

J’ai beaucoup lu, de très bonnes choses, d’autres…hum…moins intéressantes. J’ai bouclé le challenge de l’Imaginaire, pas exactement comme je le pensais, surtout parce que j’ai moins lu d’ouvrages de fantasy/SF en fin d’année (un peu fatiguée de tomber sur des niaiseries ou des romans mal ficelés). Bien sûr, je rempile pour le challenge en 2023 !

Côté séries, j’ai regardé du bon comme du moins bon. En ce moment, nous nous régalons avec Mrs.Maisel. 

Et pour finir sur une note agréable parmi la morosité ou les soucis divers, la surprise de l’année n’a pas été un livre, ni un film mais l’arrivée d’un chat en plus. Ce n’était pas prévu mais Newton est avec nous depuis le mois d’août.

Newton

 

D’ailleurs, les facéties de Loki, Newt et Galice m’ont donné  envie d’écrire une histoire de détective mais avec des chats anthropomorphes. J’ai commencé ça cette semaine.

Maître Leroux

Voilà, bonne fin d’année et à 2023 !

Premières lignes – 12/12

 

Premières lignes 

 

J’avais entendu parler de La bibliothèque de minuit et, puisqu’il y était question de livres entre autres, j’avais envie de le lire. C’est chose faite.
Nous suivons Nora Seed, la trentaine, qui traverse une période dépressive et … décide de se suicider car elle estime avoir « raté sa vie ». Incroyable : elle ne meurt pas mais se retrouve dans un lieu qui ressemble à une bibliothèque, en compagnie Mme. Elm (la bibliothécaire qui l’avait aidée dans son collège). Nora comprend alors que quelque chose cloche. Mme. Elm  lui  propose de choisir une vie qu’elle aurait aimé vivre. Où ? Mais en choisissant l’un des nombreux livres présents ! Car il existe  une multitude de vies parallèles avec des possibles multiples…
C’était une idée de départ et, même si je n’ai pas apprécié du tout que le thème du suicide soit abordé de façon aussi légère, j’ai accroché au concept. D’ailleurs, l’indice des univers parallèles se trouve dans la vie (la première) de Nora puisqu’elle travaille dans une boutique nommée La Théorie des Cordes — lesdites cordes ne faisant référence qu’à celles des instruments mais à la physique quantique (dont la possibilité de l’existence des univers parallèles).
J’ai continué avec l’exploration des « premières vies » et je me suis assez vite lassée. Le reste est une répétition sans beaucoup d’imagination, assez moralisatrice (« attention, là, elle en fait trop, elle va avoir des problèmes… » la vilaine est devenue célèbre et pas sympa ! tiens, elle prend de la drogue, c’est pas bien » etc, etc..). On a compris où voulait en venir l’auteur et il ne fait pas dans la délicatesse. Pour dire les choses clairement, le message est lourdingue.
Et puis, on se demande quel est le sens de tout ça : parmi ce que Nora aurait pu faire ou devenir, il y a   star de rock, glaciologue, nageuse olympique, mère de famille ou baroudeuse… Mais non, elle n’a rien fait de tout ça, rappelez-vous : à tout juste 35 ans, elle a raté sa vie, nous a dit l’auteur. Mais qui a décidé qu’une vie était ratée ? et selon quels critères ?
Bref, on comprend vite aussi quelle va être la fin (heureuse, bien entendu).
J’ai fini le roman, un peu agacée. Je tiens quand même à  parler du fait que la dépression de Nora soit aussi mal abordée. Quant au fait que se suicider puisse être résolu par un effet pseudo-magique, ça m’a mise mal à l’aise. La dépression tue et ne se règle pas avec des conseils sortis de ce genre de bouquin – ni même avec une montagne de bouquins, seraient-ils issus d’une bibliothèque de minuit…

La bibliothèque de minuit par Haig

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Premières lignes – 28 / 11

 

Premières lignes 

 » 2110
Sous les collines du comté de Fullton, dans l’état de Géorgie.
A son retour parmi les vivants, Troy était dans une tombe. Il se réveilla dans un espace confiné, le visage tout près d’une vitre givrée.
De l’autre côté de cette couche de glace, des silhouettes s’affairaient. Il essaya de frapper à la vitre, mais il n’avait pas assez de force. Il tenta un cri, mais ne réussit qu’à tousser. Il avait un goût atroce dans la bouche. A ses oreilles retentirent le bruit métallique de gros verrous qu’on ouvrait, un chuintement d’air, le grincement de gonds restés longtemps en sommeil.
La lumière était vive ; les mains sur sa peau, chaudes. « 

Assez motivée par le premier opus, Silo, j’ai donc embrayé avec Silo, origines qui cette fois, se déroule sur plusieurs siècles. Nous allons donc remonter dans le temps et revenir en 2049. Donald  jeune sénateur, aux dents un peu longues, est surpris lorsqu’on lui  propose de travailler sur un projet classé top secret . En effet, il ne s’agit pas de politique, mais de plus complexe, en lien avec sa formation initiale d’architecte. Il se lance corps et âme et conçoit, sans le savoir, les futurs silos… Pourquoi ? Quelle est la menace qui pèse sur le monde ? Donald va aller de découvertes en déconvenues.
En 2110, Silo 1, Troy se réveille d’un sommeil cryogénique. Il apprend que  son rôle va être, lors de cette « première faction » de gérer tous les autres silos. Mais, étrangement, il commence à se souvenir de sa vie pré-cryogénisation. Lui aurait-t’on menti ? Serait-il drogué ?

Dans ce qui ressemble à une préquelle, on suit ainsi plusieurs personnages, parfois de façon un peu confuse, plusieurs lignes temporelles (de manière plus claire, par contre). Petit à petit, Hugh Howey rassemble tous les éléments pour plus ou moins expliquer l’existence des silos. De même, il amène habilement ses personnages vers une conclusion qui se fera dans le troisième tome. Techniquement, malgré les légères impressions de  confusion, c’est plutôt bien construit, bien amené. On voit assez vite ce que l’auteur essaie de faire, avec les lignes temporelles de chaque personnage.
Il n’en est pas tout à fait de même pour les enjeux : les « méchants » m’ont paru un peu inconsistants. On en vient à se demander « mais pourquoi tout ça? ».
C’est un tome en demi-teinte, ni mauvais mais pas non plus franchement réussi alors que les éléments sont présents pour qu’il le soit.
Je pense que je lirai le dernier afin de connaître le dénouement de toute cette histoire. Mais, clairement, pour l’instant, le premier se suffit à lui-même.

(ah, et la couverture n’a aucun sens, mais bon… )

silo origines

 

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Premières lignes — 2 novembre

Premières lignes

« Il était 5h42, au matin du 1er mai 1983, dans l’ouest de l’Angleterre, et un mince filet de soleil pointait au-dessus de la crête. Toutefois, il faisait encore frais et presque noir dans la vallée peu, où un ruisseau limpide coulait en ligne droite puis décrivait un large coude avant un petit barrage, un kilomètre et demi en aval. (…) Une jeune femme sortit de la ferme en bâillant, les yeux mi-clos, encore plus ou moins perdue dans un rêve qui lui avait paru bien réel.
Susan Arshaw avait dix-huit ans depuis deux minutes, et un physique saisissant plutôt que réellement avantageux. Ses sourcils d’un noir corbeau contrastaient avec le duvet décoloré qui couvrait son crâne rasé. »

Le début, assez poussif, est trompeur : ce roman a plutôt tendance à foncer à 100 à l’heure et à accumuler les scènes d’action. Trop, même. Et c’est son principal défaut.
Le titre était pourtant prometteur : Les libraires gauchers de Londres (The Left-Handed Booksellers of London). J’avoue que pour une ancienne libraire, pas gauchère, mais ambidextre, le titre avait de quoi plaire !
Et le résumé est aussi assez séduisant : en 1983, Susan vit à la campagne. Elle part étudier l’art, à Londres et tenter de trouver enfin ce père qu’elle n’a jamais connu et dont s amère ne semble garder aucun souvenir (c’est un peu louche, ça, et pas très solide, mais, passons…). Mais, voilà, dès qu’elle commence à poser des questions à un type qui aurait dû être un pseudo « tonton » (possible ex de sa mère), de gros ennuis lui tombent dessus …et magiques ! Heureusement, elle fait la connaissance de Merlin, libraire gaucher et « homme de terrain », qui la tire de ce mauvais pas, puis de sa soeur, Viviane, libraire droitière, chargée des recherches.
Très vite, Susan va comprendre que son père n’est pas ou n’était pas un humain ordinaire et que le monde réel côtoie l’ancien monde peuplé de figures mythiques, pas toujours aimables…
Le rythme est trépidant, trop, je l’ai dit. On aimerait qu’à certains moments, l’auteur nous laisse souffler et fasse des pauses aussi pour ses personnages, prenne le temps de développer son univers. Car le monde ancien est très vite expédié. Et c’est dommage.
De même, si les personnages principaux sont vraiment attractifs (Merlin, Viviane, les libraires de la famille et cette jeune Susan qui ne doute de rien), leurs relations sont basiques (clichés?).
Pas mieux du côté des enjeux. Et c’est plus ennuyeux car, même si on devine assez vite qui est le « grand méchant », on se demande encore à la fin pourquoi il a agi ainsi. Tout cela reste assez flou.
Donc, pour résumer, il arrive des tas d’ennuis (assez graves) à nos personnages à une vitesse hallucinante sans qu’on comprenne le pourquoi. Le résultat ? un sentiment de frustration en fin de lecture…
L’idée était bonne : la couverture de la librairie, les livres, le métier de libraire. Mais rien de tout ça n’est exploité sauf en clin d’oeil du genre « on va ranger des livres pour se calmer les nerfs » ou « quand je stresse, je lis un livre » (heu..).
De plus, c’est le 1er tome d’une série : le second s’appelle :The Sinister Booksellers of Bath. Mais  comme par hasard, les éditions Leha ne font aucune mention d’un tome 2… (pas bien, ça,  Leha).
Je pense que ce roman ne me laissera pas un grand souvenir même s’il se lit bien.
Un conseil entre nous : si vous le trouvez en bibliothèque ou qu’on vous le prête/donne/offre, allez-y. Mais ne dépensez pas vos euros, vraiment.

Traduction : Florence Bury
Éditeur : Editions Leha
Nombre de pages : 584
Prix : 20€ (broché) / 25€ (relié)

Les libraires gauchers de Londres par Nix

 

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Premières lignes – 25 octobre

 

Premières lignes

 » Les enfants jouaient pendant qu’Holston montait vers sa mort ; il les entendait crier comme seuls crient les enfants heureux. Alors que leurs courses folles tonnaient au-dessus de lui, Holston prenait son temps, et chacun de ses pas se faisait pesant, méthodique, tandis qu’il tournait et tournait dans le colimaçon, ses vieilles bottes sonnant contre les marches. « 

Je ne sais pas pourquoi Silo ne m’était pas passé entre les mains. Publié en 2012 (auparavant, en autoédition) puis en 2013 en France, fort de plus de 500 pages, il est suivi de deux autres tomes. Imaginez un peu : dans un futur post-apocalyptique ce qui subsiste de  l’humanité s’est retranchée sous terre dans des immenses silos , de 150 étages, hiérarchisés et organisés selon les niveaux  (maintenance, cultures hydroponiques, habitations, scolarité,  administration…). A la tête de tout cela, un maire est élu ainsi qu’un shérif pour maintenir l’ordre. L’Ordre, plutôt. Car rien n’est laissé au hasard : ni les naissances, ni les morts. Chaque personne est formée pour occuper une place. Enfreindre cet Ordre, c’est se retrouver condamné au nettoyage, c’est-à-dire, devoir sortir du silo, pour nettoyer les écrans qui donnent la vue sur l’extérieur. Une planète morte. Mais l’extérieur est-il bien réel ?
C’est ce que va découvrir Juliette, nouvelle shérif promue, qui a la particularité de chercher.. et de trouver !
Je n’ai pas vu le temps passer, à grimper et descendre les étages de ce silo immense, à suivre les différents personnages. La lecture est réellement prenante car la narration est bien construite (retours en arrière courts, bien placés ; points de vue bien trouvés).
Il n’y a pas d’incohérences flagrantes (évidemment que monter/descendre des étages prend du temps : on parle d’un très grand silo, pas d’un petit immeuble !). La tension est aussi bien dosée. En fait, j’ai très envie de découvrir les autres tomes.

Silo, tome 1 par Howey

Résumé : Dans un futur post-apocalyptique indéterminé, quelques milliers de survivants ont établi une société dans un silo souterrain de 144 étages. Les règles de vie sont strictes. Pour avoir le droit de faire un enfant, les couples doivent s’inscrire à une loterie. Mais les tickets de naissance des uns ne sont redistribués qu’en fonction de la mort des autres.
Les citoyens qui enfreignent la loi sont envoyés en dehors du silo pour y trouver la mort au contact d’un air toxique. Ces condamnés doivent, avant de mourir, nettoyer à l’aide d’un chiffon de laine les capteurs qui retransmettent des images de mauvaise qualité du monde extérieur sur un grand écran, à l’intérieur du silo.
Ces images rappellent aux survivants que ce monde est assassin. Mais certains commencent à penser que les dirigeants de cette société enfouie mentent sur ce qui se passe réellement dehors et doutent des raisons qui ont conduit ce monde à la ruine.

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