Premières lignes -10juin

Ce sont les premières lignes d’un roman jeunesse que je vous propose de découvrir cette semaine.

 » – Tu imagines su tu étais comme lui, lance Melinda.
Typique de Melinda. Elle dit ce que tout le monde pense mais que personne ne dit parce que ça crève les yeux. En bref, Melinda parle sans raisons. Je ne réponds pas, je pouffe. M’imaginer comme Nik? C’est juste impossible »

Et, de fait, Sera, amie de Melinda, n’a pas grand chose à voir avec son camarade de classe, Nik (-olas). Ou peut-être que si, finalement ?
Nik est le gros dont les autres se moquent. Celui que l’on bouscule, que l’on chahute – bref, Nik survit au collège malgré le harcèlement.
Quant à Sera, la jolie élève populaire, elle aussi, a ses différences: ses parents sont égyptiens (et même si elle revendique son origine, elle précise qu’elle ne ressemble en aucun cas à la reine Nefertiti). Sera aime secrètement l’escalade mais ne l’avoue jamais. Elle tient à faire partie du « clan des plus forts », des harceleurs, des moqueurs.
Et pourtant…
Un jour elle va se rapprocher de Nik – et découvrir la personne, sa beauté, en faisant abstraction des kilos en trop.

Joli roman sur la jeunesse et la différence, « La danse de la méduse » aborde sans approfondir la grossophobie et  le harcèlement scolaire, entre autres.
Facile à lire, il est plutôt bien construit et le style est simple sans devenir simpliste.

Résumé : Sera, 14 ans, est la plus jolie fille de sa classe et a quantité d’amies et d’admirateurs. Nikolas 14 ans, est seul, isolé, souvent victime de moqueries et de farces douteuses, parce qu’il est trop gros. Les cours d’éducation physique, le football ou la piscine, sont sa hantise car son rapport à l’espace est difficile. Il est lourd, maladroit et emprunté. Sera est populaire, Nikolas n’a que deux amis. Petit à petit, tous deux s’apprivoisent. Sera est déroutée par ce garçon trop gros à l’imagination fertile, troublée aussi par ses jolies fossettes et ses yeux verts. Nik est fasciné par cette jolie fille sensible, et, en dépit de sa corpulence, se sent devenir plus léger…

Merci à NetGalley et aux éditions Hachette pour cette lecture.

Allô, Major Tom ? – David M.Barnett

 

 

 

Être tout seul, loin des autres et de leurs problèmes, voilà qui convient très bien à Thomas Major. Aussi, lorsque par un curieux concours de circonstances, le jour de la mort de David Bowie, l’occasion se présente à lui d’être le premier homme à aller sur Mars, il n’y réfléchit pas à deux fois. Sauf qu’il ne s’attendait pas à ce que ce voyage improbable mène sur sa route Gladys et sa famille.Gladys, avec l’âge, perd un peu la tête. Pourtant, quand elle reçoit un coup de fil de Tom Major, elle mesure bien sa chance  : parler à un vrai astronaute  ! Ses deux petits-enfants ne croient bien sûr pas un mot de cette histoire. Mais alors qu’ils sont en difficultés et risquent de tout perdre, un petit coup de pouce venu de l’espace pourrait bien changer la donne.Car, si sous ses airs grognons Tom est en fait un homme abîmé par la vie, la rencontre déroutante avec cette famille est sur le point de bouleverser sa vision du monde.

L’auteur, David Barnett a 46 ans lorsqu’il apprend le décès de David Bowie ; son personnage, Tom, aussi. Pourtant, « Allo, Major Tom ?  » n’est pas un roman au sujet de Bowie. C’est un roman qui parle d’un personnage grincheux et quelque peu décalé (Tom Major), le futur « 1er homme sur Mars » et d’une famille atypique (certains diront dysfonctionnelle), les Osmerod. Gladys, la grand-mère, vit dans le passé, oubliant régulièrement le présent; James, 10 ans, son petit-fils, est victime de harcèlement  et Ellie, sa petite-fille de 15 ans, tente de faire vivre sa famille avec le salaire de plusieurs petits boulots tout en continuant d’aller à l’école.
Je n’en dirais pas plus sur le lien qui va se créer entre Tom et les Osmerod sous peine de trop en dévoiler.

Ce livre parle autant de solitude, de tristesse que d’affection, d’amitié et finalement, d’espoir, le tout sur un ton aigre doux mais comique.
L’auteur fait de multiples références à la pop culture – non seulement Bowie mais aussi Star Wars et bien d’autres clins d’oeil amusants voire même nostalgiques.
On ne s’y ennuie pas. Et finalement, on se laisse prendre par la tendresse sous-jacente que diffuse Barnett au travers de ses personnages.

 

A noter que David Barnett est aussi l’auteur de la série steampunk Gideon Smith – non traduite en français à ce jour. Dommage, non ?

 

#Allô,majorTom? #NetGalleyFrance

Le petit livre de l’Ikigaï – Ken Mogi

 

 

Pourquoi les Japonais comptent-ils parmi les gens les plus sereins et les champions de la longévité ?
Grâce à l’ikigaï.
Comment prendre le même soin méticuleux pour faire prospérer sa vie que le jardinier pour tailler et faire croître son bonsaï ?
Grâce à l’ikigaï.
Comment mener une existence longue et heureuse, à la poursuite épanouissante d’une activité qui se suffit à elle-même ?
Grâce à l’ikigaï.

L’ikigaï est la célébration du « faire » plutôt que de « l’avoir » ou même de « l’être ». Grâce à ce livre, vous aurez toujours « une excellente raison de vous lever le matin », et vous trouverez la plénitude à chaque étape de la vie.
Ken Mogi, neuroscientifique et auteur à succès japonais, nous livre les secrets de cette philosophie japonaise, en se fondant sur des recherches scientifiques passionnantes, des parcours incroyables et des expériences inédites.

Ce « petit livre  » aborde la notion d’ikigaï dont on parle beaucoup en ce moment. Qu’est-ce que c’est ?
Iki, en japonais « la vie ».
Gaï  littéralement « la réalisation de ce que l’on attend, de ce que l’on espère ».
Vivre en accord avec son Ikigaï, c’est donc réaliser ce que l’on attend de la vie. (« la raison d’être »)

L’auteur explique très bien les 5 piliers de l’ikigai:  commencer petit, se libérer soi-même, harmonie et durabilité, la joie des petites choses et être ici et maintenant.

 

C’est un petit livre qui plaira beaucoup aux personnes intéressées par la culture japonaise.
Pour ma part, je l’ai trouvé un peu long en terme de narration. On attend plus d’exemples précis alors que l’auteur se perd un peu en racontant des anecdotes, intéressantes, certes. Ce n’est pas à proprement parler un « guide de bien-être » (tant mieux, ils commencent à me sortir par les oreilles…).

Je pense que c’est une bonne première approche, qui nécessite un approfondissement si on veut mettre en pratique son ikigaï.

Merci à NetGalley et aux éditions Mazarine pour cette lecture.