La délicatesse de Whooli Chen – L’été de l’art

Whooli Chen est une illustratrice basée à Taïwan. Elle a déjà travaillé pour des couvertures de livres et, ce que j’ignorais, la collection Kids de H&M 2020.

Je l’ai découverte avec l’illustration de ce chat :

Pour H&M Kids :

Son Instagram

Behance

L’automne en images et en musique — 29

 

Pang Xunqin (庞薰琹), ( 1906 à 1985)  est un peintre et professeur chinois ayant fait ses études à Paris. Il a co-fondé une société d’artistes dont le but était d’apporter l’art nouveau parisien en Chine. Victime de la Révolution culturelle, il dut même détruire certaines de ses oeuvres puis fut interdit d’enseigner et contraint à une retraite anticipée. Il continua à peindre, surtout des natures mortes pendant vingt ans et rédigea Studies on Chinese Decorative Paintings of the Previous Dynasties publiées en 82. Il reprit l’enseignement en 79 et publia ses mémoires en 84.  En 1991, sa ville natale a ouvert un musée à sa mémoire avec plus de cinq cents peintures.

© Pang Xunqin 庞薰琴 - Portrait of Madam Wu Huan 1945 or 1946 - Mr. Sullivan's Collection

 

 

Pang Xunqin - Two Ethnic Girls

pang, xunqin portrait ||| ||| sotheby's hk0256lot3ktznen

2019, année du Cochon

Et oui, c’est aujourd’hui le nouvel an lunaire et cette année marque l’entrée dans l’année du Cochon de Terre. 

Voici une vidéo qui vous annoncera tout ce qui va vous arriver de bon  (ou de moins bon) :

 

 

 

Comme pour les années précédentes (celle du chien ou celle du coq),  quelques chansons chinoises :

 

 

 

 

C’est le moment de réviser un peu de mandarin (ou de s’y mettre) :« gōng xǐ gong xǐ »  :

 

Et un titre des M Girls pour 2019 :

 

 

Pou terminer, une chanson en coréen pour célébrer le nouvel an lunaire (seollal en coréen) – c’est mignon et sous-titré :

Bonne année lunaire ! 

Arts d’hiver – 3

Pour ce troisième Arts d’hiver, voici un  peintre chinois né en 1969 à GuangZhou (Canton) et qui vit à présent à Toronto : Xiao Guo Hui

 »I began painting with oil until I made a pilgrimage to Italy in 2004. I spent day after day visiting chaple after chaple, marvelling at the great master’s great paintings from Giotto to Piero Della Francesca. I was in awe of these masterpieces. I don’t see anything old or out of fashion in their work. On the contrary, I noticed that their precise composition, fantastic ability of managing colour and their solid construction make these paintings universal and timeless. This trip was a pivotal moment where past experiences came together to solidify my calling for painting.
I heard a very seducing voice urging me to follow their guidance toward the realm which I want to attain. After this trip, I started to use egg tempera working on canvas to transform my inspiration. Egg tempera is an ancient technique which brings more transparency to the colour. Thus, it gives the painting an unique temperament. I have become so enamoured with this technique. I love the way egg tempera feels and that it requires to nish a painting stroke by stroke. I believe that a good painting should be done with great patient and passion. Just like an enthusiastic believer praying to the god. I practice with egg tempera yet I never forget the infl uence of Oriental Art, especially the ancient Chinese art which is ingrained in my blood. The way the ancient Chinese artist manages the “blank” space to create implied meaning and sense of equibrium in composition have deeply infl uenced my painting. Aesthetically, I love to stand far away from reality in order to recreate a reality that takes reality by surprise. I am fascinated by play for I believe that only in play is our true nature revealed.
Year after Year, I have been exploring this universal theme, which, like art, cuts across the boundaries of culture and language. »

Xiao Guo Hui

 

 

 

 

 

 

 

 

L’été de l’art #30 – Le dernier de la saison

Parce que l’été se termine bientôt, voici le dernier article de la série  L’été de l’art 2018. Pour rappel, j’avais commencé cette série l’année dernière et vous pouvez retrouver tous les articles sur le blog  .

Je finis donc cette saison avec une petite loutre qui voyage. Mr.Otter est une création de Simon Lee, un artiste chinois qui a fait ses illustrations dans le style de l’ukiyo-e, les estampes japonaises gravées sur le bois (Hiroshige, Hokusai…)

 

 

 

 

 

 

 

 

Wouf ! Bonne année du Chien !

Ce vendredi sera marqué par le début de l’année lunaire – et donc par ce qu’on appelle le « nouvel an chinois« .

Je ne crois pas aux horoscopes en général – ni en particulier- mais j’aime bien les traditions et les fêtes qui entourent ce nouvel an  lunaire.

Chaque année, il y a des chansons plus ou moins officielles autour du signe de l’année: c’est le Chien (de Terre) cette année. Et M-Girls, ce groupe de Malaisie, nous livrent la chanson du Nouvel An qui s’appelle: Mr.Wang qu’on peut traduire par « monsieur prospère »

 

 

 

Ensuite, il y a ceci:

De façon plus traditionnelle:

Et pour célébrer le Chien:

En chinois (mandarin), on dira:  新年快乐 (xīn nián kuài lè) 
Gong chi fah chai », gong xi signifie « félicitations »

Voilà comment les prononcer (la vidéo est de 2013, donc ce n’est pas la bonne année):

 

 

J’en avais parlé l’année dernière, pour l’année du Coq, en coréen, on dira: « sae hae bok mani badeuseyo »

 

Comment saluer pour le Nouvel An lunaire en Corée:

Pour finir avec les traditions, voilà  une vidéo intéressante  qui montre les différents façons de fêter ce nouvel an (Corée, Vietnam, Chine):

Avant de terminer sur cette année du Chien, j’ai une petite anecdote à propos de « chien » en coréen. Quand je suis allée au concert de G-Dragon en septembre 2017, il a chanté l’un des titres de son dernier album, « Bullshit« . Or, les paroles de la chanson font, entre autres, une référence assez cryptée à une oeuvre du peintre américain Christopher Wool « Run dog run » , GD étant un grand amateur d’art.

Il y a donc un tas de jeu de mots et de sonorités sur le mot chien en anglais « dog » et en coréen « gae« . Le refrain imite plus ou moins l’aboiement (bow wow wow). A cette différence: sur scène, à Paris, GD l’a transformé en un « wouf ! » repris en choeur par le public…. Un moment intense ou: comment nous avons aboyé au concert de G-Dragon !

La version de l’album avec traduction:

Where my dogs at? Que pasa?

In the dog’s house is mi casa.

My crew is full of fucking beggars, bullshit

Samba, roomba, cha cha, roar

Shake your tail and bribe your way

Sur ces mots, bonne année du Chien!

Paysage chinois #L’été de l’art 5

 » Seul assis au milieu des bambous
Je joue du luth et siffle à mesure
Ignoré de tous, au fond des bois.
La lune s’est approchée: clarté. »

Wang Wei ( né en 701, mort en 761, est un poète, un peintre, et un musicien chinois de la période Tang. )

 

Du ruisseau Jing, des rochers blancs émergent ;
Dans le ciel froid, les feuilles rouges se raréfient.
La pluie a épargné les sentiers de montagne ;
L’azur limpide mouille pourtant mes habits.

Wang Wei

Peintre et érudit, Wang Wei (701-761), qui fonda l’école du paysage (qu’on appelle en chinois montagne-eau), en précisa l’idée dans son écrit Shan-shui-fu :

« En peignant un tableau de paysage, l’Idée doit précéder le pinceau. Pour la proportion : hauteur d’une montagne, dix pieds ; hauteur d’un arbre, un pied ; taille d’un homme, un centième de pied. Concernant la perspective : d’un homme à distance, on ne voit pas les yeux ; d’un arbre à distance, on ne distingue pas les branches ; d’une montagne lointaine aux contours doux comme un sourcil, nul rocher est visible ; de même nulle onde sur une eau lointaine, laquelle touche l’horizon des nuages. »