UB40 — Lee « Scratch » Perry

Le monde du reggae est en deuil, ces temps-ci.

En premier, c’est le saxo du groupe anglais UB40, Brian Travers, qui est décédé d’un cancer. Comme pas mal de gens qui ont entendu les hits de UB40 dans les années 80 (« Red red wine » et autres covers de type  « I got you babe »), je garde un souvenir particulier d’eux. J’appréciais assez leurs reprises de titres de reggae et rocksteady, particulièrement sur l’album « Labour of love « (que j’ai toujours en vinyle, d’ailleurs).
Avec un penchant pour : « Johnny too bad »

A l’origine, la chanson est ainsi :

« Cherry Oh Baby »

La première version date de 1971.

« Guilty »

« Version girl »

La chanson a une histoire un peu complexe. Elle s’appelle « Version girl » :

Mais elle est en fait un remake de « What’s your name », de Jackie Edwards (1965). En tout cas, UB40 a fait un très bon boulot.

Bon, tant que je suis dans les versions originales, ça ne vous a jamais donné envie d’écouter la version « non UB40 » de  « Red red wine » ? La voilà et non, ça ne ressemble pas à du reggae. Celle de UB40 est bien plus sympa.

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Il y a seulement quelques jours, on a appris la disparition de Lee « Scratch » Perry, producteur, musicien, parrain du reggae et du dub.
Arte propose cette émission pour mieux connaître Lee Perry. C’est d’ailleurs dans ce documentaire qu’un producteur dit assez justement :  « Lee Perry était le guide spirituel du reggae, son étincelle. Et Bob Marley, son messager.  »
La  carrière de Lee Perry commence tôt, quand il forme the Upsetters — et voilà ce que ça donne (et comme j’adore ce genre de morceau, je ne vais surtout pas me priver )

Après les Skatalites, the Upsetters sont l’ une des formations instrumentales qui par leur grande présence discographique eurent une influence très importante sur l’évolution musicale du reggae — et même le commencement du reggae–  jusqu’à l’arrivée des séquenceurs et des boites à rythmes.

Bien sûr, Lee Perry, c’est le producteur de Bob Marley.

 

There’s always the sun

De retour par ici.
Un peu fatiguée par des séances d’écriture intensive ( mon dos, surtout, en a marre ) — mais c’est fait.
Par contre, les nouvelles de ces derniers jours ont été moyennes : la rubrique nécrologique s’est encore allongée.

On a appris le décès de   Millie Small l’interprète de « My boy Lollipop » mais aussi chanteuse de ska. Pour résumer, né en Jamaïque dans les années 50, le ska évolue vers le rocksteady puis vers le très populaire reggae (nous connaissons surtout le ska grâce à Madness).  Malheureusement, la chanteuse n’a connu qu’un succès et a vécu dans la pauvreté le reste de sa vie.
Pour le ska, un autre titre que « My boy lollipop » :

Autre triste nouvelle, le décès du co-fondateur de Kraftwerk Florian Schneider

Bel hommage sur ARTE :

Pour finir et parce que c’est la nouvelle qui m’a fait un petit coup au coeur, le décès dû au Coronavirus, de Dave Greenfield, le claviériste de the Stranglers (carrément l’un de mes groupes favoris). Même si je ne suis plus l’activité du groupe depuis que le chanteur d’origine Hugh Cornwell l’a quitté il y a de cela 30 ans (ah oui, quand même), Greenfield reste un génie du clavier, une part importante de leurs morceaux — et quels morceaux ! Je me souviens très bien les avoir vus sur scène, ici à Nantes, dans les années 80. Peut-être pas le meilleur concert du monde, ni la meilleure salle mais cette claque quand même…

Dave Greenfield c’est : ce son sur « Golden brown » 

Sur la reprise de « Walk on by » 

L’intro de « Midnight summer dream »

Mais bien avant ce son sur « Hanging around : 

Et puis, pour conclure en beauté, « Waltzinblack » ( les ricanements maléfiques appartenant aux membres de Téléphone qui enregistraient alors dans un studio voisin — du moins, c’est ce que tout le monde a toujours prétendu, Aubert and co à l’époque pour commencer  ) :

En espérant des jours meilleurs. La musique reste, elle, heureusement !