Premières lignes — 29 mars

Premières lignes pour le Masse Critique Babelio (et sans traîner, je n’en reviens pas !)

« Le camp bourdonnait d’activité. Encore bien emmitouflés dans leurs manteaux en peau lainée, les enfants jouaient entre les habitations temporaires. ils imitaient leurs aînés et le bruit de leurs petites épées de bois se mêlait aux rires moqueurs des vainqueurs. Les perdants se retrouvaient à terre, dans la boue et se faisaient tirer les oreilles en regagnant leurs yourtes, moins pour leurs affaires crottées que pour les défaites qu’elles trahissaient. « 

Voilà des premières lignes parfaites qui illustrent assez bien la vie du peuple des steppes ( les Tstets ) : la guerre de conquête est leur quotidien. Leur chef, Khazan, est d’ailleurs un jeune homme qu’on imagine bien, quelques années en arrière, jouant dans le camp temporaire au milieu des yourtes avec ses futur.e.s meilleurs guerriers — et guerrières. Mais Khazan doit faire face à d’autres responsabilités alors que le roman s’ouvre : la perte d’une compagne, la naissance d’un fils et un combat à mener. Pour mener à bien sa conquête, il a besoin d’un apport : une technique que son peuple ne maîtrise pas mais qu’il sait trouver auprès de ceux de la Montagne, des êtres étranges qui vivent dans une Ruche.

L’histoire est carrée et fonctionne bien. On se bat, on aime, on découvre de nouveaux et nouvelles alliées. Les trahisons et les ennemis sont présents. Les rebondissements se situent au bond moment et le roman se lit de façon agréable. Les chapitres sont très courts — j’en ai même été surprise au départ mais je dois être habituée aux chapitres longs comme des boas, ce qui n’est pas forcément plus efficace, parfois.

Je dirais que ce qui fait la force de ce premier tome des Royaumes ennemis, ce sont les personnages. Je suis assez contente d’écrire cette ligne, d’ailleurs car je râle suffisamment sur les personnages laissés de côté et qui sont sans épaisseur dans bon nombre de romans en fantasy (particulièrement en fantasy Y.A, même si ce tome n’est pas du Y.A, ici — mais pourrait presque appartenir au genre).
Le peuple de la Ruche est vraiment bien trouvé, et les êtres humanoïdes qui ressemblent à des insectes sont parfaitement caractérisés ( je ne me suis pas demandée qui était qui ni emmêlée les pinceaux — ou les antennes, du coup ). Les propos qu’ils peuvent tenir au sujet des humains sont bien vus — tout cela avec humour.
Je dois aussi et surtout parler de la place des femmes dans ce livre qui est importante — et réussie. Toutes connaissent une évolution particulièrement intéressante et ne restent jamais en arrière.
Iridiane la guerrière et Lulaï la rêveuse sont deux personnages forts qui réservent de belles surprises. Et j’aurais bien applaudi durant une scène entre ces deux-là : le soutien d’une femme envers une autre, voilà qui est intéressant à lire!.

Tant que j’en suis à parler des scènes très bien faites : les conversations d’esprit à esprit, particulièrement en lien avec les magiciennes m’ont particulièrement plu ( je ne tiens pas à tout révéler non plus 😉 ). Il y a quelque chose du Bene Gesserit de Dune, un peu comme les voix des Révérendes Mères. (bonjour la Mémoire Seconde )
J’ai été un peu moins convaincue par les femmes tueuses et séductrices de Meri, même si elles suivent une logique imparable. Mais c’est un avis très personnel.
Autre petit bémol complètement lié à mon dégoût du sang : ça égorge et ça éclabousse un peu trop pour moi ( dit celle qui a lu Le Trône de Fer plusieurs fois🤨 🤣) Mais je comprends tout à fait que ce n’est pas un problème pour quelqu’un d’autre.

Je ne vais pas chercher des défauts là où il n’y en a pas. J’ai vraiment passé un bon moment de lecture et je suis très contente d’avoir fait ce choix pour le Masse Critique ( merci les Editions du 38).

Pour finir, je conseille de le lire en écoutant The Hu ( on est fan ou on ne l’est pas). Je rappelle que the Hu est groupe de Mongolie qui joue une sorte de folk-metal en langue mongole et en chant diphonique (throat singing). Il y a d’ailleurs sur l’album « The Gereg » un excellent titre qui s’appelle « Song of women » , un hymne aux femmes. Ils l’ont ré-enregistré avec Lzzy Hale ( de Halestorm) qui a écrit sa propre partie en anglais.


Royaumes ennemis, tome 1 : Les magiciennes par Kaufhold

Résumé : L’hiver s’achève dans les steppes, laissant le Septentrion déchiré en deux territoires ennemis. Khazan, l’ambitieux seigneur des Tsets, est à la recherche d’une nouvelle technologie qui lui garantirait la victoire sur le chef des Araks et sa maîtresse sanguinaire. Il doit pour cela obtenir l’aide d’un peuple étrange, retiré dans les Montagnes de l’Ouest et miné par des conflits internes menaçant sa survie. Trois de ses meilleurs guerriers, dont la solaire Iridiane, le soutiennent dans sa quête. Mais d’autres dangers guettent le jeune chef de guerre, ne lui laissant aucun répit. Le jour, la reine magicienne d’un royaume pirate menace le sud de ses terres et la nuit, ses songes sont le terrain de jeu d’une jeune rêveuse boréale.

Royaumes ennemis – t. 1 Les magiciennes – Sylvie Kaufhold. Editions du 38

Royaumes ennemis, tome 1 : Les magiciennes par Kaufhold

Premières lignes – 16 février

Premières lignes

 

 » Seuls les morts ont droit à une statue, mais on m’en élevé une de mon vivant. Me voici pétrifiée avant l’heure.
cette statue constituait un modeste témoignage de reconnaissance pour mes multiples contributions, pour reprendre la citation qu’a lue Tante Vidala à haute voix. Cette tâche que nos supérieurs lui avaient confiée était loin de lui plaire. J’ai remercié Tante Vidala avec toute l’humilité que j’ai pu mobiliser, puis j’ai tiré sur la corde et dégagé le drap qui me dissimulait ; il est tombé à terre en tourbillonnant, et je me suis dressée devant tous. Ici, à Ardua Hall, nous ne pratiquons pas les acclamations , mais j’ai eu droit à quelques applaudissements discrets. j’ai incliné la tête en guise de salut. « 

35 ans après  » La servante écarlate » ( « The Handmaid’s tale » ), Margaret Atwood donne une suite qui se déroule 15 ans après la premier tome. Et si les deux romans sont différents, » La servante écarlate » étant un livre-coup de poing,  « Les testaments » reste très bon. Ici, on ne suit plus June, on en a fini avec le huis-clos et son point de vue. Cette fois, Margaret Atwood tisse habilement un récit fait de trois points de vue, véritables témoignages qui finissent par s’entrelacer quand les personnages se croisent.
Les chapitres alternent donc entre les récits de trois femmes : celle qu’on connaît — et ce, de mieux en mieux, au travers de la série et des saisons — Tante Lydia. Je crois qu’on n’aura jamais fini de s’intéresser à ce personnage qui est à la fois complexe et terrifiant. En tout cas, par la finesse psychologique que lui accord Atwood, l’importance que lui donne également la série récemment, on sent que Tante Lydia constitue un personnage-clé. Et ses parties sont parmi les plus intéressantes à lire. C’est aussi grâce à son récit, à son regard, à sa voix ( qui en appelle directement à ses futures lectrices ou potentiels lecteurs ) que nous en apprenons le plus sur ce qui s’est réellement passé à Gilead ( traduit par Galaad en français — je l’ignorais, ayant lu le premier tome en anglais ).
Les deux autres personnages, on les « connaît » si on a regardé la série. Car, si elles ne sont pas vraiment développées ( ou dois-je dire « encore »?), on sait leur parcours, leurs prénoms, leur origine. Il s’agit de Jemima Agnes, la première fille de June qui a été adoptée par l’Epouse d’un Commandant (et destinée à devenir une Epouse) et élevée dans la pure tradition des enfants de Gilead.
La dernière est Daisy, élevée au Canada, par des parents adoptifs — et dont on devine très vite la véritable identité ( en même temps, ce n’est pas si compliqué 😉 ).
Très vite, on comprend que ces trois personnages sont amenés à se rencontrer et à entrer en résistance. Car la fin de Gilead semble si proche…

Une fois de plus, Margaret Atwood m’a embarquée, comme elle l’avait fait avec des dystopies comme Le dernier homme ou MadAddam.
Un livre fort, narrativement maîtrisé ( mais Atwood, n’est-ce pas ? ), qui n’est pas qu’une suite de La servante écarlate sinon son pendant ; là où La servante… nous laissait dans l’angoisse, et gardait un ton pessimiste, Les Testaments apporte une note de combativité et, pourquoi pas, d’espoir.

Les Testaments par Atwood

Résumé : Quinze ans après les événements de La Servante écarlate, le régime théocratique de la République de Galaad a toujours la mainmise sur le pouvoir, mais des signes ne trompent pas : il est en train de pourrir de l’intérieur.
À cet instant crucial, les vies de trois femmes radicalement différentes convergent, avec des conséquences potentiellement explosives. Deux d’entre elles ont grandi de part et d’autre de la frontière : l’une à Galaad, comme la fille privilégiée d’un Commandant de haut rang, et l’autre au Canada, où elle participe à des manifestations contre Galaad tout en suivant sur le petit écran les horreurs dont le régime se rend coupable. Aux voix de ces deux jeunes femmes appartenant à la première génération à avoir grandi sous cet ordre nouveau se mêle une troisième, celle d’un des bourreaux du régime, dont le pouvoir repose sur les secrets qu’elle a recueillis sans scrupules pour un usage impitoyable. Et ce sont ces secrets depuis longtemps enfouis qui vont réunir ces trois femmes, forçant chacune à s’accepter et à accepter de défendre ses convictions profondes.

Et, bien sûr, c’est une lecture qui va dans le :

 

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La lanterne de Nyx (T.1 et 2) — Kan Takahama

 

Cela fait plusieurs semaine que j’ai envie de parler de ce manga. C’est le moment !

La Lanterne de Nyx – Tome 01

Résumé : 1878, Nagasaki. Poussée par sa tante, Miyo franchit la porte d’un magasin d’importation pour y postuler. Très peu qualifiée, mais capable de deviner à qui appartenait ou sera destiné un objet, elle est recrutée contre toute attente par l’étonnant patron, Momotoshi. Sous la houlette de ce dernier et de Ganji, son homme à tout faire, la jeune fille apprend l’alphabet et découvre les merveilleuses marchandises venues d’Occident que les notables s’arrachent. Un monde inconnu et combien fascinant s’ouvre à elle.

Lanterne de nyx visual 1

La Lanterne de Nyx est un manga au style très doux, très BD occidentale, en fait.
Miyo, le personnage principal, est une très jeune femme qui va peu à peu prendre ses marques et s’affirmer.
Les deux autres personnages, Momo, propriétaire de la boutique où Miyo va travailler et Gandji, sont aussi des excentriques. Ils ont des secrets que nous allons peu à peu découvrir. La rencontre du Japon et de l’Occident (la France en particulier) est plutôt intéressante et bien menée. D’autres personnages secondaires vont intervenir, avec des histoires qui ne sont jamais négligées.
La dimension fantastique tient surtout au don extraordinaire de Miyo qui peut « lire » les objets et deviner qui sera leur destinataire ( ou d’autres détails). Bonjour la Passe-Miroir ! 😉
De nombreuses références à Alice au Pays des Merveilles émaillent le manga et sont tout à fait bien trouvées. En quelque sorte, Miyo passe par le trou du lapin d’Alice quand elle entre dans la boutique de Momo. Elle y découvre un autre monde, très différent de celui auquel elle était habitué jusqu’alors.
Les objets et les oeuvres d’art, tout est très documenté. Il y a là un travail de recherche excellent.
C’est un beau voyage dans le passé et une belle histoire, aussi.
Vraiment, j’ai fait une belle découverte avec ce manga. Et j’ai hâte de lire les autres tomes.

Lanterne de nyx visual 2

 

Lanterne de Nyx (la) Vol.1

Lanterne de Nyx (la) Vol.2

 

Takahama, Kan

03/2019 (Parution le 06/03/2019)

Glénat

En raison de son aspect merveilleux, du « pouvoir » de Miyo, je le classe dans le challenge de l’Imaginaire.

Premières lignes – 13 décembre

 Premières lignes
( de la semaine, pas en retard, motivée, incroyable, tout arrive )

 » — Ce coup-ci, c’est différent, dit Saï. C’est beaucoup plus gros.
— C’est vrai ça, renchérit Mo. C’est gros.
— Mais ça ne coule pas au fond comme d’habitude, s’étonna Vish.
—Ah ben non, ça coule pas, opina Mo après un temps.
Au-dessus de leurs têtes, la Chose flottait comme un malentendu à la surface de l’eau. Les trois pieuvres ondulèrent autour. Lentement. Prudemment.
Ici, au beau milieu du grand ventre bleu de la mer, loin, très loin de toute terre, loin, très loin de toute île ou de tout atoll, le ciel crachait souvent  des choses. Des choses rondes, des choses carrées, des choses triangulaires, des choses pointues, des choses tordues, des choses coniques, des brics, des brocs, des tubes, des tiges, mais une chose était sûre, le ciel ne crachait que des choses à moitié digérées et à moitié brûlées — bref, que des morceaux de choses. Et les morceaux finissaient toujours par s’enfoncer dans la mer.
Mais pas cette Chose-là.
Cette Chose-là flottait.
Et cette Chose-là semblait bel et bien entière, ni mâchouillée, ni carbonisée. »

C’est un joli roman, court et, apparemment destiné aux plus jeunes qui commence ainsi. Il a aussi un titre dont on ne se remet pas ( allez le commander en librairie, histoire de faire rigoler un peu 😉 ) : La Chose du MéHéHéHé.
Il est de Sigrid Baffert, avec de superbes illustrations de Jeanne Macaigne. 
L’histoire ? trois petites pieuvres découvrent un jour un drôle de truc, tombé du ciel (et non la couleur, merci Lovecraft). Elles vont en référer aux instances de leur peuple, au fond de l’océan, l’assemblée de l’Antre. Il y a là bon nombre d’animaux marins qui vont et doivent fixer le sort de cette Chose. Est-ce dangereux, comme l’orque KrakenKo ? Un véritable croque-mitaine, ce Krakenko. Il surgit n’importe quand et est toujours affamé.
On assiste aux délibérations des bestioles marines qui sont plutôt amusantes tant les dialogues sont bien écrits :

« Le compte rendu de Mo à l’Assemblée de l’Antre pour clarifier la Chose déclencha une déferlante de remarques lumineuses.
− Si elle n’a pas de bouche en haut, c’est qu’elle a une bouche en bas, remarqua un oursin inspiré. Il faut bien une bouche quelque part.
− Et un cul aussi, approuva le crabe cornu avec philosophie.
Ce point souleva un débat animé au sein de la congrégation des concombres de mer, très éclairée, comme chacun sait, sur les questions d’anatomie.
− Elle a une coquille mobile, c’est peut-être une espèce inconnue de bernard-l’hermite géant. Redoublons de méfiance, les bernard-l’hermite sont des voleurs de coquille. »

© Images Jeanne Macaigne éditions MeMo 2019

On plonge dans un univers foisonnant, un univers à la Lewis Caroll, proche du merveilleux, de l’enfance. On est carrément dans l’univers du conte, un espace symbolique. C’est pour cette raison que je ne classerais pas ce livre dans la « fable écologique » qui donne des leçons ( je dirais que c’est de la fantasy animalière).   Ici, les animaux parlent, s’agitent. Ils construisent de drôles de machines, des instruments. Ils sont proches du monde des rêves, ils font partie du Merveilleux, de l’imaginaire.  Ils ont même un côté farfelu digne du chat du Cheschire (le poulpe yogi m’a bien fait rigoler, je dois dire), un aspect décalé.
Et ce désir de communiquer… Même avec cette Chose qui ne semble rien comprendre…
La musique les y aidera et ce dernier élément est certainement le plus sympa et le plus beau du livre.

A lire, petits et grands. Ou à offrir.

C’est aux éditions Memo

La chose du MéHéHéHé par Baffert

 

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Premières lignes – 9 novembre

Je vais peut-être réussir à bloguer à nouveau régulièrement, mon mal de dos affreux ayant tendance à se calmer (même si je dois faire gaffe et profiter de l’heure de sortie sous peine de crispation musculaire et autres blocages). Voilà pour cette semaine mes premières lignes

« Oural s’accouda aux créneaux de la forteresse, ses avnt-bras tatoués appuyés contre la pierre ocre et rugueuse, chaude de soleil. Le désert s’étalait depuis les remparts jusqu’à l’horizon tremblotant de chaleur. Difficile de s’imaginer qu’il y a encore quinze ans de cela une mosaïque de prés salés et de prairies inondées bordées de roseaux entourait la citadelle. La disparition des mers et des océans, par ricochets climatiques, avait métamorphosé cette région marécageuse en un chaos de roches basses, strié de crevasses, de sable fauve parfois vitrifié en coulures noires, et d’éboulis de terre rouge. »

Voilà un roman dont j’ai beaucoup entendu parler et que j’avais vraiment envie de lire. Le propos est très intéressant. On le comprend dès les premières lignes : les océans et les mers ont disparu suite à la catastrophe climatique. Les terres sont désolées, surchauffées et les pays sont incapables d’accueillir  des millions de réfugiés. C’est plus que du post-apo : c’est très actuel. La dimension fantastique s’installe alors : car les mers reviennent mais sous forme de marées fantômes accompagnées par tous les spectres des animaux marins avides de vengeance qui s’en prennent aux âmes des humains retranchés dans des bastions. Que faire ? Comment se protéger ? Certaines personnes ont développé des pouvoirs psi qui permettent de déployer de repousser ces revenants au moyen de « boucliers ». Considérés comme des êtres à part, ils sont précieux. Oural est l’un de ces exorcistes. Il a même tissé un lien spécial avec un dauphin fantôme.  La vingtaine, il mène une vie de privilégié et veille sur les habitants d’une citadelle comme un prince. Jusqu’au jour où un étrange navire pirate attaque le bastion et l’enlève. Son capitaine, Bengale, se révèle être un nécromancien. Il a un plan: sacrifier des âmes à un étrange Léviathan sous la banquise et rétablir les mers.

De là commence un long voyage et une histoire, celle des membres de l’équipage, mais aussi celle de Bengale et d’Oural à bord de ce Hollandais Volant d’un nouveau genre, mené par un capitaine Nemopost-apo. Mais les références sont nombreuses et l’image qui m’est revenue le plus souvent est celle du vaisseau de Day Jones dans Pirates des Caraïbes, un vaisseau qui, justement, guide les morts (le bateau de Bengale, le Naglfar transporte des âmes emprisonnées dans des cages).

D’ailleurs, le Naglflar est directement emprunté à la mythologie nordique. Il s’agit du « bateau des ongles »  et on retrouve cette notion dans « Mers mortes » –  qui est utilisé durant le Ragnarök (je me souviens qu’on en parle dans la Völuspa ).
Je pourrais encore citer d’autres références ; le Léviathan occuperait une large place (cachalot à la Moby Dick, créature à la Lovecraft ou serpent du Ragnarök comme Jörmungand ). 
A mon avis, tout ceci est très bien utilisé. L’histoire est bien faite, d’ailleurs et l’univers intéressant. On a vraiment envie de s’y plonger même si les créatures-fantômes sont effrayantes. L’aventure qui s’annonce dès les début paraît palpitante. Les deux personnages-clé, Oural et Bengale, sont plutôt bien définis et même si on sent immédiatement où l’autrice veut nous mener (ils vont être attirés l’un par l’autre  en dépit de leurs différences, de leur soi-disant répulsion etc, etc….), on n’a qu’une envie : savoir ce qui va se passer durant leur périple.
Sauf que….
(Et là déception.)
Le rythme retombe vite. Les récits des différents personnages qui viennent entrecouper l’action sont trop longs, bizarrement placés et franchement, mal agencés. Parfois, je me suis posée la question :  » A quoi servent-ils ? Pour le contexte ? Pour raconter le monde tel qu’il est devenu ?« . Le problème, c’est qu’il s’agit de monologues, et longs. Et, je vais le dire : ennuyeux. On en rajoute dans la souffrance humaine, dans la violence, dans la misère. Une fois, je veux bien, mais c’est encore et toujours les mêmes horreurs répétées à chaque récit.
Ensuite…
Les personnages :
ce n’est pas la première fois que je pointe le même point faible chez des romans Scrinéo, comme par hasard (j’ai eu  le même souci avec Rouille). Au départ, le roman a tout ce qu’il faut : l’histoire, l’univers. Le style est passable ou moyen. Mais les personnages ! A un moment, ce serait judicieux de donner de la cohérence dans leurs comportements, leurs actions. A un moment, il serait intéressant d’injecter un peu de maturité aux récits Young Adult et fantasy. Ce n’est pas parce que ce sont des romans qui s’adressent à un public plus jeune, qui mettent en avant des personnages plus jeunes qu’il faut bâcler l’écriture et la construction psychologique. Ici, le capitaine Bengale est censé avoir la trentaine, Oural la vingtaine, pourtant,  ils ont des attitudes immatures. On voit mal comment leur histoire d’amour peut évoluer aussi vite (le roman est malheureusement trop court pour bien développer une intrigue aussi riche).
Je ne parle pas du fait que le plus âgé ( Bengale) frappe le plus jeune (Oural) et que cela semble déclencher la fameuse attirance — je ne fais plus de commentaires, à ce stade. 😤🥴
J’ai failli refermer le livre lors de ce passage, d’ailleurs.

A un moment, en fantasy, en YA, il faut se poser les bonnes questions. Et quand on écrit des romances, aussi.

J’aurais aimé apprécier complètement cette histoire qui partait très bien — et dont j’ai adoré la fin, d’ailleurs. J’aurais aimé croire à ce lien entre Bengale et Oural. J’aurais aimé que les personnages aient une véritable épaisseur, que l’intrigue ne retombe pas comme des oeufs en neige mal battus. J’aurais aimé que tout le roman soit mieux développé.
Dommage.

Je le mets dans le challenge de l’Imaginaire.

 

Résumé : Mers et océans ont disparu. L’eau s’est évaporée, tous les animaux marins sont morts. Des marées fantômes déferlent sur le monde et charrient des spectres avides de vengeance. Requins, dauphins, baleines…, arrachent l’âme des hommes et la dévorent. Seuls les exorcistes, protecteurs de l’humanité, peuvent les détruire.
Oural est l’un d’eux. Il est vénéré par les habitants de son bastion qu’il protège depuis la catastrophe. Jusqu’au jour où Bengale, un capitaine pirate tourmenté, le capture à bord de son vaisseau fantôme. Commence alors un voyage forcé à travers les mers mortes… De marée en marée, Oural apprend malgré lui à connaître son geôlier et l’objectif de ce dangereux périple.
Et si Bengale était finalement la clé de leur salut à tous ?

 

Mers mortes par Wellenstein

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Premières lignes – 4 octobre

 

Premières lignes

« J’aime le jeudi soir.
un moment à part, hors du temps.
Pour nous trois, c’est une petite tradition — la soirée familiale.
Mon Charlie est déjà attablé. il griffonne sur son carnet de croquis. Proche des quinze ans, il a pris six centimètres cet été. Il est aussi grand que moi, désormais. (…)
Debout, dans ma cuisine, heureux et légèrement saoul, je n’ai pas conscience que tout s’achève ce soir. La fin. Tout ce que je connais, tout ce que j’aime. « 

Un peu de SF cette semaine avec Dark matter qui reprend le principe des univers parallèles. Et si ? Et si Jason avait un autre choix, ne s’était pas marié, avait continué sa brillante carrière de scientifique et poursuivi ses recherches, qu’aurait-il découvert ? Il va y être confronté un soir : kidnappé, il se retrouve dans un monde où il est un autre.
L’idée est sympa (on pense à Replay de Ken Grimwood) mais pas non plus super originale. Par contre, le roman comporte de nombreux défauts. Les personnages ont à peu près zéro complexité, l’écriture….d’accord, on ne va pas en parler, ça fait trop mal. Il y a des raccourcis simplistes qui font qu’on en reste bouche bée (« ah, et c’est tout ? » ou «  tiens, mais quelle coïncidence ? » — du coup, une coïncidence, je veux bien mais à ce stade, cela fait beaucoup). Dès le début, on sent que rien ne va : l’enlèvement par « l’autre Jason » n’a pas de sens. Quant aux  multiples Jason qui veulent s’entretuer pour la simple raison qu’ils convoitent tous la même femme, ça en devient risible — faites des rencontres, les gars, sortez, voyez d’autres personnes …
J’oubliais la théorie scientifique sur laquelle est basée l’intrigue, tout à fait bancale une fois appliquée. Il aurait mieux fallu inventer quelque chose de toutes pièces, à mon avis car cela ne tient pas la route. Et le titre ? Il n’y a pas de relation avec la matière noire, à aucun moment. Est-ce pour faire vendre ? Mystère…
Bref, ce n’est pas brillant mais ça se lit sans problèmes, c’est bien le paradoxe. On sourit assez souvent devant les bêtises accumulées mais on a envie de savoir où tout cela mène (pas très loin, c’est bien le problème).
Un livre que je rajoute  pour le Challenge de l’Imaginaire


J’ai appris qu’une adaptation était en projet depuis des années (le roman est sorti en 2014 ) mais tout est au point mort. Je ne sais pas si on doit en attendre grand chose.

 

Dark Matter par Crouch

résumé : Un soir, en rentrant chez lui, Jason Dessen, professeur de physique, est agressé et kidnappé par un inconnu masqué. Quand il reprend connaissance, tout a changé : Daniela n’est plus sa femme, leur fils Charlie n’est jamais né, et Jason lui-même est un physicien de premier plan à l’aube d’une découverte fondamentale. Que lui est-il arrivé? Qui lui a volé sa vie, et pourquoi? Les réponses à ces questions entraîneront Jason sur les multiples chemins d’un voyage extraordinaire, au cours duquel il devra se confronter à son plus dangereux ennemi : lui-même.

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Premières lignes – 11 août

 premières lignes d’un roman bien intéressant

 » Un vent démoniaque accueillit la pâle clarté du jour de furieux hurlements infernaux. Ce n’était pas vraiment l’aube, d’ailleurs, même si, quelque part au-dessus des nuages noirs bouillonnant, le soleil avait réussi à de nouveau se hisser dans les cieux, mais plutôt le crépuscule du Diable lui-même, cinglé d’embruns et de draperies de pluie à vous broyer et accompagné des assourdissants roulements du tonnerre, des beuglements du vent, du cliquetis incessant des drisses, le tout ponctué par le fracas mouillé des voiles déchirées, fasseyant à deux doigts de l’anéantissement. « 

L'option Excalibur par Weber

La scène d’introduction est claire : nous voilà en plein naufrage. Les navires anglais de la flotille rejoignant la France pour le service du roi Edouard III vont sombrer. Sir George Wincaster, son épouse Mathilda, son fils, des chevaliers, soldats et marins se préparent à mourir. Mais ils sont sauvé in extremis par …. un vaisseau extra-terrestre. A partir de cet instant, une étrange aventure commence pour Sir George : réduit à l’état de soldat-esclave, il doit mener des batailles incessantes sur des planètes pour le compte de son nouveau maître, un extra-terrestre particulièrement arrogant et avancé technologiquement qui ne manque pas de lui rappeler combien les humains du 14ème siècle sont primitifs. Mais Sir George aidé par Mathilda, une conseillère avisée, va peu à peu chercher à comprendre. Il va même recevoir de l’aide de personnes particulièrement inattendues.

Je connaissais David Weber pour sa série basée sur le personnage de Honor Harrington, aux éditions l’Atalante. J’avoue que je n’avais pas trop envie de me lancer dans les romans puisqu’il s’agit de SF militaire et que ce genre de SF et moi, hum… comment dire ça simplement… disons que nous ne sommes pas potes ? Mais le thème de « L’option Excalibur » m’a paru assez sympa. De plus, c’est un one shot. Je n’ai pas regretté mon choix, j’ai été captivée tout au long de ma lecture. L’histoire est bien faite et ne manque pas d’un certain humour.

L’option Excalibur – David Weber – L’Atalante Poche (la petite dentelle)

Voilà un roman qui va rejoindre le lChallenge de l’Imaginaire. 

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Premières lignes – 30 juin

En retard encore, pour mes premières lignes. Les voilà tout de suite :

« Gemmen Effrida s’agenouilla sur les dalles froides du temple, parmi ses compagnes Robes Grises, qui chantaient les louanges de la Déesse et contemplaient le Coeur de la Puissance, représentation matérielle de la Déesse Radieuse, centre efficace de tout culte rendu en ce lieu. Elle se sentait autant chez elle dans le Grand Temple de Merina qu’en tout autre endroit de la terre et n’éprouva aucune difficulté à se plonger dans la transe-prière. « 

« Tigre, feu et flamme, voilà un titre étrange pour ce roman de fantasy signé par trois grandes autrices du genre  : Marion Zimmer Bradley ( Ténébreuse ; les Dames du lac)  Mercedes Lackey (Les Hérauts de Valdemar) et Andre Norton ( Les aventuriers du monde magique). En fait,  « Tiger, tiger, burning bright » se réfère à un célèbre poème de William Blake  » The tyger » .

Ici, la Maison du tigre est la maison régnante de Mérina, centrée autour de trois personnages féminins  qui vont lutter contre un envahisseur, un empereur aidé par un terrible nécromancien. Pour cela, le trio va s’appuyer sur les pouvoirs de la magie et de la religion. Elles trouveront  un allié  chez le propre fils de l’empereur …

Si le thème est classique, les personnages et les points de vue sont assez bien définis. Par contre, il ne faut pas s’attendre à être surprise :  la plupart des « rebondissements »  sont prévisibles  à l’avance. Ceci dit, le roman se lit assez bien avec un gros bémol à cause des points de suspension placés étrangement un peu partout (et n’importe comment). De même, certaines tournures de phrases paraissent assez bancales parfois (la traduction  peut-être ?).
Mais on ne s’ennuie pas ; il y a de l’action.
Je suis toujours un peu mitigée à propos des collaborations de Bradley avec d’autres collègues ; il en ressort rarement des oeuvres bien faites — comme pour  le Cycle du Trillium co-écrits par Bradley et Norton (entre autres), une saga bien inégale, par ex.

Tigre, feu et flamme par Zimmer Bradley

 

Résumé :   Merina est gouvernée avec sagesse par les trois femmes de la Maison du Tigre : la reine Lydana ; Adèle sa mère ; et Shelyra, sa nièce. A part quelques conflits avec contrebandiers et pirates, la cité n’a jamais connu la violence. Aussi, devant l’armée toujours victorieuse d’un empereur avide de conquêtes, Lydana décide de se soumettre. Hélas, malgré de belles promesses, la ville est bientôt livrée aux mercenaires d’un général sadique et aux serviteurs d’un mage monstrueux qui veut s’emparer des trois souveraines… Amours, combats, suspense et sortilèges : Merina va devenir le théâtre d’une guerre sans merci entre Lumières et Ténébres.

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Premières lignes – 10 juin

Je suis en retard, en retard, pour les premières lignes de cette semaine ( on croirait entendre le Lapin d’Alice ) mais les voilà enfin :

« When I was born, the name for what I was did not exist. They called me nymph, assuming that I would be like my mother and aunts and thousand cousins. Least of the lesser goddesses, our powers were so modest they could scarcely ensure our eternities. We spoke to fish and nurtured flowers, coaxed drops from the clouds or salt from the waves. « 

Voilà un livre qui traînait bizarrement sur mes étagères depuis un an pile poil,  puisque  je l’ai acheté à Londres. Oui, bizarrement, parce que Circé est un personnage de la mythologie qui m’a toujours fascinée ( avec d’autres, comme Cassandre, par exemple). mais Circé est un mystère : c’est une magicienne, elle transforme les compagnons d’Ulysse en cochons et on ne sait pas pourquoi. Ni comment elle est devenue cette enchanteresse, toute seule sur son île.
C’est donc ce que Madeline Miller en écrivant cette version moderne de Circé nous raconte — entre autres. Elle nous livre le point de vue étonnant d’une fille d’Hélios, laissée de côté, mal aimée ( mais les dieux aiment-ils ? ), rebelle, punie et exilée.
On la suit dans des épisodes bien connus : Pasiphaé et la naissance du Minotaure ; Médée et Jason  — ou un peu moins : comment Scylla est devenue ce fameux monstre. J’en passe parce qu’on croise sans cesse des noms célèbres ( Prométhée, Hermès, Hélios bien sûr, Minos, Dédale et Icare, Pénélope, Télémaque….). Les personnages sont tellement bien caractérisés qu’on a l’impression de les voir évoluer sous nos yeux (je pense à Athéna ou à Ulysse).
Car, évidemment, il y a Ulysse ; avec l’histoire des hommes changés en cochons qui trouvent ici une explication judicieuse. (non, je ne vais rien révéler). Tout est très bien mené.

J’ai passé un très bon moment et comme je l’ai lu en version originale, j’ai particulièrement apprécié le style de l’autrice, vivant.  A noter qu’il y a une  bonne variété de vocabulaire ( je lis pourtant facilement en anglais, à peu près couramment,  sans avoir besoin du dictionnaire mais j’ai vraiment dû aller rechercher plusieurs termes ). Mis à part ce détail, le roman se lit de façon très fluide.

Oui, il faut lire Circé ;  le libraire de Londres était ravi quand j’ai acheté le livre. Il avait raison.

Circe: Miller, Madeline

 

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Premières lignes #11février

 Premières lignes

 » An 1 – première génération
 » Reconnaissants de l’occasion qui nous est donnée de fonder une nouvelle société en pleine harmonie avec la nature, en scellant ce pacte, nous nous promettons confiance mutuelle et soutien. Nous serons confrontés à des épreuves, des dangers voire à l’échec, mais nous rechercherons avec prudence et raison la joie, l’amour, la beauté, la communauté et la vie ».
Extrait de la Constitution de la Communauté de Pax, rédigée sur Terre en 2065″

C’est un livre formidable que j’ai fini par ouvrir et à lire en deux jours. C’est l’un des meilleurs romans de SF récents que j’ai pu lire aussi. Je peux dire que j’en ai lu pas mal et que j’étais lassée de la SF ces dernières années…
Mais Semiosis, puisqu’il s’agit du roman de Sue Burke m’a donné à nouveau envie !

Semiosis, c’est l’histoire d’une colonisation d’une planète (un thème que j’aime bien) : 50 colons qui trouvent un site d’atterrissage (pas celui prévu à l’origine). Les débuts sont difficiles : des morts dont des scientifiques essentiels à la survie, et surtout la destruction  des unités avec le patrimoine génétique à déployer ainsi que le synthétiseur de nourriture. Les survivants vont donc se débrouiller. Et on assiste à un passage de génération en génération, à une prise de contact incroyable puisque la forme de vie autochtone est surprenante….
Les points de vue divers sont très bien maîtrisés, le rythme est bien géré – le tout est passionnant !
On pense à beaucoup de romans de SF. Pour ma part, à divers endroits, j’ai eu un gros flash du premier contact entre les Terriens et la planète Ténébreuse, La planète aux vents de folie de MZ Bradley, sûrement à cause de la flore et des conditions de survie.
Semiosis est plus que le récit d’une utopie, c’est celui d’une communication – et un roman qui donne la parole à une plante, chapeau !

Il y a une suite, sortie en anglais en 2019. J’ai hâte…. (site du roman)

Semiosis par Burke

sémiose : désigne la signification en fonction du contexte. On peut donc noter que dans la mesure où la signification et le contexte sont un ensemble d’autres signes, la sémiose peut être simplement définie comme un ensemble de signes indissociables.C’est une notion de sémiologie. Le signe « lever le doigt » peut signifier :

  1. Je voudrais la parole s’il est employé dans une salle de classe ;
  2. mais aussi Arrêtez-vous s’il est utilisé à un arrêt de bus.

Ce même signe a plusieurs sémioses c’est-à-dire qu’il appartient à plusieurs ensembles « signe-contexte-signification ».
La sémiose est donc de la communication.

Sémiosis faisait partie du HMSFFF Challenge du mois de janvier.

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