365 jours d’écriture – Nain monstrueux

essais2

Nain monstrueux! Voilà un thème pour lequel j’ai déjà un personnage: oui, le fameux Biafin  que j’avais allègrement mis en scène (et en délire) ici .
Je dois dire que je n’avais pas grand chose de plus dans mes brouilons. Mais Lord Chours, mon très cher, après avoir lu la…chose, m’a dit : «  Tu vas écrire la suite? ».
Voilà une suite des aventures du Nain Biafin.

 

Où l’on retrouve le nain Biafin, et quelques monstruosités:(attention jeux de mots non testés avant usage)

Une forêt, visiblement enchantée, plantée de très beaux arbres ; ça étincelle, ça verdoie, en gros: ça sent l’elfe.

Biafin: (chevauchant son lapin géant, Pluche et tentant de s‘orienter):

Mouais, j’suis toujours pas convaincu par l’idée de Train d’Huile, sur ce coup-là… Balancer des lutins bleus en renfort, quand même, c’était…(il s’arrête. Pluche a freiné des quatre fers, des quatre pattes, plus exactement, et un lapin qui freine brutalement, c’est un nain qui, après cabriole avant, se retrouve par terre. Et rageur, qui plus est, et commotionné. Bref).

Grognements, insultes (en langage nain impossible à retranscrire ici, le blog n’admettant pas les runes)

Mais par ma barbe, et celle de mes ancêtres, Pluche! (Biafin se frotte le fondement).

Une voix s’élève ( assez mélodieuse)

N’est-ce pas hilarant, mon bon?  Un gnome qui grommelle le derrière dans l’herbe fraîche!

Biafin (après un coup d’œil assassin):

Z’êtes qui, vous? Oui, le grand dadais sur le dada!

Un chevalier paré d’une armure brillante car astiquée récemment fait volter son destrier. Il s’adresse à son compagnon, un petit être des forêts, vêtu de brun et de vert, aux oreilles fort pointues si on regarde bien.

Le Chevalier Luisant:

Oh, le gnome sait parler! Je te l’avais dit, Elphonce, c’est positivement désopilant!

L’elfe ne répond pas. Il se contente de hocher la tête du haut de son âne.

Bien, bien. Je vais contenter le rustre.

Biafin ( entre ses dents ou dans sa barbe, c’est au choix)
Gnome et rustre, quel mal embouché, ce cavalier à deux balles! Je vais lui faire avaler ma pioche et le manche avec! (à l’adresse du chevalier): Je suis un Nain, Môssieur le philistin! Mon nom est Biafin, fils de (nous connaissons la suite et elle n’est guère à l’avantage de notre nain).

Le Chevalier Luisant (s’étouffant presque de rire):
Mais…c’est….(entre deux hoquets)….écoute donc, Elphonce!  Vraiment as-tu entendu chose plus ….terrifiante, ridicule, ….que dis-je…monstrueuse!(calmé soudainement, le chevalier se redresse) Oui, c’est le mot! Vous êtes un nain monstrueux, Biafain!

 Elphonce: (approuvant avec moult hochements de tête)
Coin! Coin!

Biafin (ébahi et énervé)
C’est Bia-fi-nn, crétin, c’est pas anodin pourtant! Et il a quoi, votre elfe, là? Un canard dans le gosier?

Le Chevalier luisant: (un peu embarrassé du coup)
Hum… C’est que… Nous étions en quête… Et malheureusement n’avons point abouti, une malédiction avons pris..

Biafin:
Pouvez pas jacter comme tout le monde? Et puis, c’est bien beau mais c’est quoi, votre petit nom?

Le Chevalier Luisant:(digne)
Prosper. Je suis le chevalier Luisant. Comme le ver.

Biafin (se massant les tempes)
La migraine me guette, là. Prosper Le Luisant Ver? Chevalier de la Table Illuminée ou bien?

Le Chevalier Luisant:
Que nenni. Je veux dire : non. Prosper Mais Rimé.

Biafin (avec un cri de rage et de désespoir – oui, comme dans Corneille):
Que les dieux me foudroient! Je sais pas, n’importe lequel, celui en charge des éclairs et des jeux de mots capillotractés! Rahhh! Bon, et la créature aux oreilles pointues à dos d’âne, c’est Elphonce sur son baudet?

Elphonce (approuvant):

Coin!

Biafin:
Mais quel est le sorcier à la sauce d’andouille qui vous refilé une telle malédiction? Celui des sortilèges littéraires? Le Nec-Roman?

Le Chevalier Luisant: (un peu honteux, ou du moins, pas très fier)
Ma foi…Lui-même.

Biafin (d’un geste):
Non, pas de « coin »! Et pourquoi il cancane, celui-ci?

Le chevalier Luisant:
Disons que… le Nec-Roman en a eu assez de nous.

Biafin:
Pas étonnant! Il a dû vous virer de la Librairie En-T manu-militari, allez, zou, droit dans….(comprenant soudain). Ohhhh, non….(désespéré)

Le Chevalier Luisant:(intéressé)
Ah, vous connaissez les lieux?

Biafin:
Bien sûr. Tout le monde fuit l’affreux Nec-Roman comme la peste, lui et son étang maudit!

Le Chevalier Luisant:
Certes. Il en a eu marre…

Biafin:
La mare des Jeux de Mots-Dits. (se tournant vers son Pluche, le lapin géant): Et il a osé me traiter de monstre… Parfois, je me sens las, dans cette histoire, mais las….

Fin

Le « Coin, coin » est un clin d’oeil à un texte écrit à quatre mains avec Lord Chours où il était question d’elfe paumé, de fée délurée et de …canard.

Le Seigneur des Anneaux, ça se chante, ça se chante…

En lisant l’article de June au sujet de la musique de Bilbo le Hobbit, je me suis dit que j’avais quelque part dans mes archives des petits trésors relatifs au Seigneur des Anneaux. Et en allant chercher les liens, sur quoi suis-je tombée?

De fameux articles parus sur le site Thetolkienist.com parlant de « music from Middle-Earth« !

Voilà un échantillon de mes errances tolkienisantes. Car, si on devait réellement adapter Tolkien, je pense que cela ferait un film musical, vu le nombre de chansons que le professeur a incorporé à ses livres.
En 1981, une version radio du Seigneur des Anneaux avait été diffusée à la BBC avec Ian Holm dans le rôle de Frodo (oui, Ian Holm qui joue Bilbo vieux, chez Peter Jackson). La musique a été composée par Stephen Oliver (et est disponible sur divers supports , CD, etc…merci internet aussi ). J’ai retenu cette Marche des Ents:

Les paroles donnent cela:

We come, we come with roll of drum
We come, we come with horn and drum:
To Isengard! Though Isengard be ringed
and barred with doors of stone;
Though Isengard be stong and hard,
as cold as stone and bare as bone,

We go, we go, we go to war,
to hew the stone and break the door;
For bole and bough are burning now,
the furnace roars – we go to war!

To land of gloom with tramp of doom,
with roll of drum, we come, we come;
To Isengard with doom we come!
With doom we come, with doom we come!

 

 

Il y a aussi Bilbo’s last song:

Mais avant tout, j’aurais dû mentionner la musique composée pour le film de Ralph Bakshi – 1968. L’ une adaptation du Seigneur des Anneaux est très éloignée de celle de Peter Jackson mais elle mérite d’être vue ! La musique a été  composée par Leonard Rosenman:

 

 

J’imagine que tout le monde connaît la relation qu’il y a entre Led Zeppelin  et Le Seigneur des Anneaux, non ? Si vous avez manqué cette partie de la Grande Histoire du Rock et de la Fantasy, aucun souci (article très bien fait ici)Voici ce qu’on retrouve comme références chez Led Zep :

The battle of evermore

 

 

 

Dans les années 70, on trouve un paquet de chanson inspirées par le Seigneur des Anneaux (amis du rock progressif, soyez servis..)

Barclay James Harvest  – Galadriel:

 

 

On a aussi de la pop elfique, par l’une des soeurs de Mike Oldfield  (« Tubular Bells »):  Waterbearer – 1978

 

 

Toujours rock prog, mais avec des accents de hard-rock, Rush a composé cette ballade très mélodique en 1975 :

Rivendell

 

Camel et son Nimrodel/Procession/The white Rider parle de Gandalf  (visiblement, en 1974, les substances psychotropes étaient sympas…) :

 

 

On peut aussi écouter Bo Hansson et son rock psychédélique Sagan om ringen.

 

Côté gros bruit, Battlelore s’est inspiré de Tolkien album après album :

J’en arrive  à mes chouchous : Blind Guardians :

There are signs on the Ring
Which makes me feel so down
There’s one to enslave all Rings
To find them all in time
And drive them into darkness
Forever they’ll be bound
Three for the Kings
Of the elves high in light
Nine to the mortal
Which cry

I’ll keep the Ring full of sorrow
I’ll keep the Ring till I die
I’ll keep the Ring full of sorrow
I’ll keep the Ring till i die

Slow down and I sail on the river
Slow down and i walk to the hill

And there’s no way out

Mordor

Dark land under Sauron’s spell
Threatened for a long time
Threatened for a long time
Seven rings to the dwarves
In their halls made of stone
Into the valley
I feel down
One ring to the dark lord’s hand
Sitting on his throne
In a land so dark
Where i have to go
I’ll keep the Ring

Slow down and I sail on the river
Slow down and i walk to the hill

 

 

Nightfall in Middle-Earth (1998) est un concept-album (carrément!).

Dans un autre style, l’album entier de David Arkenstone  est consacré à la Terre du Milieu:

 

Très elfique encore, sur l’album Music inspired by the Lord of the Rings de Mostly Autumn, Lothlorien:

Côté black metal, Summoning  a sorti plus d’un album inspiré par Tolkien (et non, je n’ai pas pitié de vos oreilles, et oui, il en faut pour tout le monde) :

 

 

Je n’allais pas terminer sans oublier le Tolkien Ensemble avec Christopher Lee et sa voix superbe: Treebeard’s song

Et un petit morceau de Richard Armitage (Thorin) chantant The Misty Mountains :

 

Pour le reste – ce que j’ai oublié – pas mentionné – mes autres sources, je vous renvoie ici (en fin d’article, surtout).

 

 

Sur ces mots, Namárië !