Les femmes de l’art – 10

Helen Allingham, née Helen Mary Elizabeth Paterson, (1848 – 1926) était une peintre aquarelliste, illustratrice britannique de l’époque victorienne.  Sa grand-mère maternelle, Sarah Smith Herford, et sa tante Laura Herford, étaient toutes deux des artistes accomplies de leur époque. Helen Allingham a étudié l’art pendant trois ans à l’école de dessin de Birmingham (fondée en 1843) puis a suivi des cours à la Female School of Art, et enfin est acceptée Royal Academy School  à Londres, une école prestigieuse où sa tante, Laura Herford avait été la première à être admise.

Off Marketing
Self Portrait 1885

Foxgloves

From the Porch, Aldworth

In the Hayloft
In a Summer Garden

By the Terrace, Brocket Hall
The Fairy Bridges

Tig Bridge
Aldworth
Book page image
Happy England – illustré par Helen Allingham
Book page image
The homes of Tennyson – illustré par Helen Allingham

Les dossiers de la pop : The end of the f***ing world

les dossiers de la pop

De nouveaux articles

Aujourd’hui, je parle  d’une série britannique qui, non seulement fait parler d’elle en début 2018, mais vaut le détour.

«Bonjour,  je suis James, j’ai 17 ans, et je suis presque certain d’être un psychopathe… »
Alyssa, 17 ans, est nouvelle à l’école. Les deux adolescents se rencontrent et s’aiment bien. Elle veut sortir avec lui puis l’invite à partir en road trip avec elle pour retrouver son père.

La série est courte ( 8 épisodes d’une vingtaine de minutes),on a donc vite fait de la terminer…tout en se disant à la fin qu’on aimerait qu’elle dure un peu plus longtemps.

 

Diffusée sur Channel 4 en octobre 2017, disponible sur Netflix depuis le 5 janvier 2018,  The End of the F***ing World  est un peu un OVNI – comme seuls les anglais savent le faire, peut-être. 

 

 

Adaptée d’un roman graphique de 2011 signé Charles S. Forman, la série propose une bande son détonante : »Voilà » de Françoise Hardy aux côtés de Spencer Davies Group « Keep on Running« , de Timi Yuro « I Apologize« . Les deux jeunes acteurs Jessica Barden (=Alyssa)   et Alex Lawter(James)  vu dans la saison 3 de Black Mirror sont excellents. Petit clin d’oeil à une autre série: Gemma Wheelan (Yara Greyjoy dans Game of Thrones) campe une flic au coeur un peu brisé.

James n’éprouve plus de sentiment depuis son enfance et  rencontre  Alyssa, décalée et rebelle. Ils ont 17 ans, ils cachent leurs fêlures et s’enfuient ensemble dans un périple anglais, superbement filmé. On assiste alors à leurs multiples rencontres avec des adultes plus mal fichus les uns que les autres (pervers sexuel, démissionnaire, on en passe…).Jusqu’à la quête du père idéalisé par Alyssa qui finit par ressembler à une caricature de l’adulte faussement cool.

Road movie ? Oui, mais sur le sol britannique, un point que relève Alyssa dès le début lorsqu’ils plantent la voiture du papa de James dans un arbre:

(James)- Tu crois qu’elle va exploser?
(Alyssa) – C’est pas un film! ….Si c’était un film, nous serions sûrement américains.
(Musique – générique du début)

 

Il aurait été facile de basculer dans le gore mais même la scène la plus sanglante ne se complaît pas dans l’apologie de la violence. Le cynisme noir n’est pas non plus de mise. La série garde un ton décalée tout en insufflant des notes d’humour et beaucoup d’humanité.

The End of the F***king World est un roman graphique, à l’origine signé Charles Forsman   que je vous invite à découvrir.

 

Bande son impeccable ( à écouter): 

Pour les références, on pense à:
– Bonnie  & Clyde
– Thelma & Louise – pour le côté road movie
Paris-Texas: un Paris-Texas inversé où ce n’est plus le père qui cherche sa femme et son fils mais la fille qui recherche le père.

True romance – pour tout ce qui tourne mal (mais, en moins sanglant, ici)
Kalifornia
 Tueurs Nés (Natural born killers)

[TAG] TRIP TAG: ROYAUME UNI

Après le Tanuki et June, vraiment, je ne peux pas résister à un tel tag.

QUELS LIVRES D’AUTEURS BRITANNIQUES ET/OU SE DÉROULANT AU ROYAUME-UNI AVEZ-VOUS ADORÉ ?

Les auteurs britanniques ont été mes 1ers coups de coeur.
J’ai la chance d’avoir eu des parents qui adoraient la lecture et qui ont favorisé notre ouverture sur les cultures autres que celle de la France (par ex, j’ai déjà parlé de la grande influence de l’Asie et particulièrement, du Japon, à la maison, quand j’étais gosse).
Quant à l’Angleterre, c’ était plus qu’un hobby. Le thé devait couler dans nos veines – ou dans notre biberon? Avec une maman fan de Jane Austen – très fan – ou des soeurs Brontë, je vous laisse imaginer la suite.
Donc, j’ai commencé à me plonger dans la lecture très tôt et si je n’ai pas grandi avec le collège de Poudlard, décalage générationnel oblige (j’ai à peu près le même âge que l’auteure des H.P), c’est pourtant une histoire de collège anglais qui m’a attirée. La série est signée ….Enid Blyton (allez, le Club des Cinq aussi, j’ai dévoré ça et le Clan des sept):Malory school : Les Filles de Malory School (1971)

Titre original : First Term at Malory Towers (1946). Hachette, collection : Nouvelle Bibliothèque rose 188 p. Réédition en 1993, Bib. rose
Résumé : Malory School n’est pas vraiment un collège ordinaire : les uniformes y sont jolis, les élèves ont l’air heureux et épanoui, et les professeurs ont de l’humour ! La nouvelle venue, Dolly Rivers, est ravie : elle ne pensait pas que la vie au pensionnat pouvait être aussi intéressante

 

 

 

Autre série de roman de type « school stories » (et oui, Rowling a eu des prédécesseurs, un  fait qui est très bien expliqué, entre autres, dans « Les nombreuses vies de Harry Potter » que je vous conseille si vous êtes fan de l’univers de Rowling et que vous désirez creuser la question):Bennett au collège (Jennings goes to school, 1950) – je me souviens l’avoir lu en Bibliothèque verte. 

 

 

 

 

Mon enfance, c’est aussi, « Les Histoires comme ça » de Rudyard Kipling

« Or, il y avait un éléphant – un éléphant tout neuf – un Enfant d’éléphant – plein d’une insatiable curiosité; cela veut dire qu’il faisait toujours un tas de questions. Et il demeurait en Afrique, et il remplissait toute l’Afrique de ses insatiables curiosités. Il demanda à sa grande tante l’autruche pourquoi les plumes de sa queue poussaient comme ça; et sa grande tante l’autruche le cogna de sa dure, dure patte. Il demanda à son gros oncle l’hippopotame pourquoi il avait les yeux rouges; et son gros oncle l’hippopotame le cogna de son gros, gros pied. Il demanda à sa maigre tante la girafe pourquoi elle avait la peau tachetée, et sa maigre tante la girafe le cogna de son dur, dur sabot; et il demanda à son oncle poilu le babouin pourquoi les melons avaient ce goût-là, et son oncle poilu le babouin le cogna du revers de sa main poilue.
Il posait des questions à propos de tout et tous ses oncles et tantes le cognaient; ce qu’il ne l’empêchait pas de rester plein d’une insatiable curiosité. »

ou « James et la grosse pêche », « Charlie et la chocolaterie » de Roald Dalh.

 

Mon adolescence a été comblée par la SF  – donc George Orwell avec son « 1984 » lu en ….1984!

John Brunner : Tous à Zanzibar!

Brian Aldiss, avec le cycle d’Helliconia;
puis JRR Tolkien, en fantasy  (Bilbo et le seigneur des anneaux lus des dizaines de fois) et Michael Moorcock (Elric; Hawkmoon, etc….)
Plus tard, je dois citer:
– Harry Potter
– Le cycle de l’Epouvanteur – Joseph Delaney
– David Gemmell
– Susanna Clarke « Jonathan Strange & Mr.Norrell »
Philip Pullman – La Croisée des Mondes

J’en oublie mais je n’aimerais pas zapper en policier:
Peter Tremayne et le cycle de soeur Fidelma (10/18)
– C. J. Sansom – les enquêtes de Matthew Shardlake sous le règne de Henry VIII sont excellentes.
– Paul Charles Doherty – là, il y a l’embarras du choix…. L’auteur écrit sous divers pseudonymes; L’un de mes cycles préférés est celui de Hugh Corbett (au Moyen Age, en Angleterre – et c’est toujours du policier!).
Kate Sedley

Franck Tallis  – l’un de mes chouchous (à lire!)

 

Pour finir (sinon, j’y serais encore demain…):

mes préférés:

David Lodge

Kate Atkinson 

Alexander McCall Smith :

La série Les enquêtes de Mma Ramotswe  a été partiellement adaptée il y a quelques années – ça vaut la peine de la regarder (L’agence n°1 des dames détectives). 

Anita Brookner, Antonia Susan Byatt, Doris Lessing….. – cette fois, je m’arrête.

 

QUELS FILMS VOUS ONT MARQUÉE (PARMI VOS DVDS SI POSSIBLE) ?

Il est à moitié britannique mais je pensais à :

Immortal beloved (ou : Ludwig Von B. ) – et oui, j’ai mis un film avec Gary Oldman, sérieusement, je ne pouvais pas faire autrement….

Et, pour la peine, je vous en propose un 2nd, britannique aussi:avec deux de mes chouchous (et non, je ne l’ai pas en DVD)

 

Puisque « Magadalene sisters » a été cité (merci!), un autre film qui m’a marquée, irlandais, aussi: Hunger

Un autre, très bon: We want sex equality:

Un film de Stephen Frears, de 1987, excellent, peu connu et pourtant….

« Prick Up Your Ears is a celebration of outrageous playwright Joe Orton (Gary Oldman) and his love affair with Kenneth Halliwell (Alfred Molina) which concluded with their violent and premature deaths.

Orton was one of the 1960s golden boys, from working class Leicester lad to national celebrity, from sexual innocent to grinning satyr, from penniless student to icon of Swinging London. He became a star by breaking the rules – sexual and theatrical. But while his plays including Loot, What the Butler Saw and Entertaining Mr Sloane were hugely successful, his private life was sometimes sordid, often farcical and ended in tragedy.

With a star-making central performance by Gary Oldman, a superb cast including Alfred Molina, Vanessa Redgrave, Julie Walters and Richard Wilson and a brilliant script by Alan Bennett, Prick Up Your Ears is a cult British film. »

 

 

SI VOUS POUVIEZ CHOISIR UNE DESTINATION, DANS QUELS PAYS (OU VILLE) AIMERIEZ-VOUS ALLER ?

A présent, à part retourner à Londres, j’aimerais, de même que mon compagnon, aller en Irlande et aussi, en Ecosse.

 

.