Premières lignes – 11 juillet

Premières lignes

 » Avant

Me pincer et me dire JE SUIS REVEILLE une fois par heure.
Regarder mes mains. Compter mes doigts.
Regarder l’horloge ( ou la montre ), ne plus la regarder, la regarder de nouveau.
Rester calme et concentré.
Penser à une porte ».

Ce sont des premières lignes très reconnaissables, surtout depuis l’adaptation en série sur Netflix de ce thriller psychologique à tendance fantastique. A ce sujet, la série vaut vraiment le visionnage : c’est un succès.

Mais je vais parler du roman de Sarah Pinborough dont le titre originel était Behind her eyes et non Mon amie Adèle (les deux titres sont aussi évocateurs).
Nous suivons tout au long de ce thriller deux points de vue : celui de Louise, une jeune trentenaire, secrétaire médicale à temps partiel qui jongle entre sa vie plus si cool et l’éducation de son fils depuis qu’elle est divorcée et celui d’Adèle, de quelques années plus jeune, une très jolie femme qui va s’avérer être l’épouse de l’un des psy du cabinet dans lequel travaille Louise.
Un jour, Louise bouscule Adèle. Elles se lient d’amitié. Rien de très bizarre ? Un peu. Louise a flirté dans un bar avec David, le nouveau psy qui vient de s’installer au cabinet, sans savoir qu’il allait être son prochain boss et bien sûr, sans savoir qu’il était marié. Elle a eu un coup de coeur et se sent mal depuis qu’elle l’a vu au travail (jusqu’à se planquer dans les WC pour ne pas avoir à lui parler !). Pourtant, elle apprécie de plus en plus la compagnie d’Adèle qui vient d’emménager et qui semble très seule.
Peu à peu, elle commence à trouver que la vie — et la vie de couple — de sa nouvelle amie est très étrange.
Mais, à côté de cela, voilà qu’elle entame une liaison avec David ; plus qu’une liaison, il semblerait que Louise et David soient en train de tomber amoureux !
En alternant les points de vue et en faisant des flashbacks dans l’histoire d’Adèle, l’écrivaine tisse une intrigue passionnante qui fait douter à tout moment ; qui ment ? qui espionne qui ? qui manipule qui ?
Mais Mon amie Adèle n’est pas qu’un thriller, c’est aussi un roman fantastique. Le surnaturel opère via les rêves et la problèmes de sommeil des personnages : Louise souffre de terreurs nocturnes et de cauchemars à répétition. Adèle lui fournit une clé pour s’en guérir. A partir de là, c’est plutôt bien fait même si c’est parfois un peu bancal mais ça passe quand même assez bien et on se laisse prendre au jeu (et je n’en dirais pas plus sur les scènes de rêves pour ne pas détruire le suspens).
Evidemment, la surprise avait presque complètement fonctionné quand j’avais regardé la série (très fidèle, presque chapitre par chapitre). En lisant le roman, je connaissais le dénouement. Mais je dois dire que c’est très bien amené par m’autrice (et c’est ce que je souhaitais découvrir).
Une lecture que je conseille. Le roman se lit très bien.
Et la série est aussi très agréable à regarder avec un bon suspense.

Mon amie Adèle par Pinborough

Résumé : LOUISE
Mère célibataire, elle est coincée dans un quotidien minuté. Un soir pourtant elle embrasse un homme dans un bar… sans savoir qu’il est son nouveau patron.

DAVID
Psychiatre renommé et dévoué à sa femme, il regrette ce baiser mais ne peut s’empêcher de tomber amoureux de son assistante.

ADÈLE
L’épouse de David semble n’avoir aucun défaut. Si ce n’est de vouloir à tout prix devenir l’amie de Louise… Fascinée par ce couple modèle, Louise se retrouve malgré elle piégée au coeur de leur mariage. Et peu à peu, elle commence à entrevoir des failles.

David est-il l’homme qu’il prétend être ?
Adèle, aussi vulnérable qu’elle y paraît ?
Et par quel secret inavouable sont-ils liés l’un à l’autre ?

Agence Lovecraft – T.1 — Jean-Luc Marcastel

Le roman dont je vais parler sortira début septembre mais il n’est jamais trop tôt pour préparer ses lectures de rentrée, surtout lorsqu’il s’agit d’aller faire une virée dans un univers lovecraftien en compagnie d’ados aux pouvoirs étranges poursuivis par des créatures monstrueuses…

Dans le premier tome de ce qui sera la trilogie de l’Agence Lovecraft, on suit Ryan, Marie et Sergueï, trois adolescents de différentes nationalités, qui ont à leurs trousses de mystérieux personnages qui visiblement ne leur veulent pas du bien ! Dès les premières lignes, nous sommes dans l’action : Ryan et son frère courent à perdre haleine dans les rues d’Innmousth. Si on est un peu familier des romans de Lovecraft, on frissonne déjà, en se demandant quelle horreur se cache derrière les secrets de cette ville. Avec Marie, le mystère s’épaissit : la jeune parisienne semble détenir un pouvoir très étrange et bien inquiétant. Quant à Sergueï, le jeune russe, il lutte pour s’échapper d’un lugubre laboratoire où des scientifiques ont voulu « étudier » sa soi-disant double personnalité. Les adolescents sont sauvés in extremis par un Terminator nouvelle version (« Viens si tu veux vivre », la référence est jolie) qui a les traits d’une jeune indienne…
Mais leurs ennuis sont loin d’être terminés. Le frère de Ryan ne peut les rejoindre. Il reste en arrière. Une fois hors de danger à bord d’un sous-marin très steampunk, le Nautilus V (et l’hommage à Jules Verne est là aussi bien placé) les jeunes gens découvrent que leurs sauveteurs constituent l’Agence Lovecraft, dirigé par le Dr. Sauvage.

De références à l’univers de Lovecraft ou à la pop culture, de scènes d’action en descriptions travaillées, porté par une écriture fine, le roman se lit presque d’une traite. Conseillé pour les plus de 13 ans, il est aussi très agréable pour les adultes, je confirme, surtout pour ceux et celles qui ont un jour lu Lovecraft et eut quelques (gros) frissons plus jeune. Cela a été le cas de l’auteur qui décrit comment lui est venue l’idée de ces romans. Et je dois dire que je me suis assez bien retrouvée dans cette description — sauf que je devais être un peu plus âgée quand j’ai abordé Cthulhu et Nyarlathotep (moi aussi, j’ai un faible pour le « Chaos Rampant »).

Un dernier point sur l’aspect purement livresque, cette fois, et non littéraire : l’objet est particulièrement beau. La couverture est soignée, ainsi que les dessins qui forment un magnifique décor. Les rabats sont illustrés et l’un deux contient un marque-page détachable ; les lettres ainsi que l’emblème de Cthulhu en rouge sont en relief.

Une idée de lecture fantastique que je recommande. Et j’ai assez hâte de lire les suivants.

Le roman sortira le 9 septembre 2021 chez Gulf Stream éditeur (mes voisins, puisqu’ils sont à Nantes 😉 ).
L’Agence Lovecraft. T. 1 – Le mal par le mal – Jean-Luc Marcastel

Résumé :

En des temps immémoriaux, d’effroyables formes de vie dominaient le monde. En sommeil lorsque l’espèce humaine est apparue sur Terre, elles n’attendent que l’alignement de certaines étoiles pour régner à nouveau…

Ryan, Marie et Sergueï ne se connaissent pas. Ils ont pourtant un point commun : ils sont dotés de pouvoirs effrayants convoités par de mystérieux individus. Pour leur échapper les trois adolescents acceptent l’aide d’une jeune fille qui travaille pour une obscure organisation : l’Agence Lovecraft. Dans la guerre secrète que ces membres se livrent contre un ennemi implacable et ses adorateurs, Ryan, Marie et Sergueï pourraient bien être les éléments décisifs qui feront pencher la balance… Mais de quel côté ?

Merci aux éditions Gulf Stream pour leur confiance.

Premières lignes – 27 juillet

Premières lignes de cette semaine

 » J’oublie tout après chaque pas.
Je finis par crier « Anna » et referme brusquement la bouche de surprise.
Mon esprit est vide. Je ne sais qui est Anna ni pourquoi j’appelle son nom. Je ne sais même pas comment je suis arrivé ici. Je me tiens dans une forêt, protégeant mes yeux du crachin. Mon coeur cogne, j’empeste la transpiration et mes jambes trembent. J’ai dû courir mais je ne me souviens pas pourquoi.
« Comment… »
Je suis interrompu par la vision de mes mains. Elles sont osseuses, laides. Les mains d’un inconnu. je ne les reconnais absolument pas.
Eprouvant la première point de panique, j’essaie de me rappeler autre chose me concernant : un membre de ma famille, mon adresse, mon âge, n’importe quoi, mais rien ne vient. Je n’ai même pas de nom. Chaque souvenir que j’avais il y a quelques secondes a disparu. « 

Les sept morts d'Evelyn Hardcastle par Turton

Ces premières lignes sont à déguster. Parce qu’elles constituent ce qu’il y a de meilleur dans le roman. Avec la couverture.
Le reste, quant à lui… Et bien, le reste, malheureusement n’est pas à la hauteur.
C’est rare que je fasse ce genre de commentaires mais parfois, il est difficile de faire autrement. (Je vais essayer de faire soft sachant qu’un être humain a écrit ce livre et a fourni des efforts pour cela donc inutile de tout dézinguer sans raisons )

Pourtant, le pitch avait tout pour me plaire :

 » Ce soir à 11 heures, Evelyn Hardcastle va être assassinée.
Qui, dans cette luxueuse demeure anglaise, a intérêt à la tuer ?
Aiden Bishop a quelques heures pour trouver l’identité de l’assassin et empêcher le meurtre.
Tant qu’il n’est pas parvenu à ses fins, il est condamné à revivre sans cesse la même journée.
Celle de la mort d’Evelyn Hardcastle.

Mixez Agatha Christie, Downton Abbey et Un jour sans fin… « 

Pour ce qui est de « mixer Agatha Christie Downton Abbey et Un jour sans fin, c’est autre chose. On est déjà très loin de l’habileté et de la clarté d’Agatha Christie.  Après un long (très long) début bien laborieux pour tenter de mettre en place les personnages et les lieux à la façon Cluedo ( pourtant, il y a un plan en début de livre, ça n’est pas compliqué), l’intrigue avance lentement. Puis plus on avance dans le roman, plus on sent où l’auteur va nous mener. Ce que je veux dire, sans dévoiler le dénouement (qui n’est vraiment pas extraordinaire) si  certain.e.s veulent le lire, c’est que lorsqu’on est habitué à lire des romans à énigmes, des thrillers bien ficelés, des polars et du fantastique, « Les sept morts d’Evelyn Hardcastle » est cousu de fils blancs — et de gros. Le côté fantastique est vraiment grossier. Ou alors, il ne faut pas chercher de la finesse ( ou peut-être quand on n’en a pas beaucoup ou jamais lu ? ). 
Si le côté Un jour sans fin est présent, je cherche encore la référence à Donwton Abbey… Voyons, parce qu’il y a la présence de domestiques dans un manoir ? D’ailleurs, au sujet des serviteurs, j’ai eu la surprise de voir le mot » servant » tel quel en français (au masculin) à un moment. Pourtant, ça n’a vraiment  pas le même sens.
Bref, au fil des pages, on a hâte de savoir ce qui va enfin se passer, tout étant un peu fouillis. Mais cela reste long, fastidieux et un peu ennuyeux.
Quand j’ai refermé le livre, j’ai fait : « Ah, et c’est tout ?  c’était simplement cela, le twist final » 😂. Oui. Tout ça pour ça. Et il y a 500 pages. Longues. 🤔
Je sais que le livre connaît un  beau succès, et tant mieux pour son auteur mais je le trouve faible. Par contre, je me demande s’il ne serait pas intéressant une fois adapté en mini-série par exemple . On éviterait ainsi les longueurs, les descriptions inutiles, les retours en arrière sans intérêt et les personnages creux.
Sinon, c’est quand même une lecture dont on peut se dispenser car assez indigeste.

Edit décembre 2020 : il va être adapté en série et ce sera intéressant. Surtout si c’est bien fait.

Comme ce roman est aussi un roman fantastique, je le classe dans le challenge de l’Imaginaire

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• Les lectures d’Emy
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Pousse de ginkgo
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Chat’Pitre
• Les lectures de Laurine
• Lecture et Voyage
• Eleberri
• Les lectures de Nae
• Claire Stories 1, 2, 3
• Tales of Something
• Read For Dreaming
• Ju lit les mots
• Illie’z Corner
• Voyages de K
• Prête-moi ta plume

Premières lignes -24février

Tiens, pour une fois, je ne suis pas en retard pour les Premières Lignes ! Incroyable…

 » La tête lui faisait mal. Elle entendait crisser sous son crâne, un son discordant comme un froissement de papier. Quelqu’un s’était emparé d’un rire, l’avait chiffonné en une grosse boule grésillante et lui en avait bourré le cerveau. Une semaine, disait le rire. Une semaine. « 

Je pense que je vais prendre un abonnement chez Frances Hardinge tellement j’aime ce qu’écrit cette autrice. J’avais déjà évoqué La voix des ombres, ce roman jeunesse qui parle de fantômes  d’une manière très particulière (difficile d’en parler sans dévoiler le plus intéressant, allez le lire !). Or, on m’avait grandement conseillé de lire (hello mum!) Le chant du coucou paru à l’Atalante. Et je confirme, c’est une réussite.
Avec Le chant du coucou, nous nous retrouvons en Angleterre, juste après la Première Guerre mondiale. Triss est une petite fille de onze ans qui a l’air très malade. Tout juste rescapée d’une noyade, on ne comprend pas très bien ce qui lui arrive. Sa jeune soeur, Pen (-éloppe) ne lui ressemble en rien : elle est fougueuse, révoltée, entêtée et semble détester sa grande soeur. La famille est aisée, le père est un architecte célèbre de la ville. Très vite, on met un pied dans le fantastique…
Ce n’est pas seulement un roman horrifique mais parfois, comme pour La voix des ombres, cela en prend le chemin. Ce n’est pas un conte  populaire mais Hardinge en emprunte les codes et les repères. J’ai pensé au Roi Corbeau à certains moments, le souverain de toute magie de Susannah Clarke dans Jonathan Strange & Mr. Norrell ; et pour celles et ceux qui ont le roman de Clarke, ce n’est pas le seul point commun…
C’est aussi un roman d’apprentissage (les deux fillettes vont effectivement grandir en peu de temps) ; cela parle d’émancipation féminine, la période historique se prêtant bien au sujet (le personnage de Violet Parrish travaille, fume, et se déplace en motocyclette ! ). Et pour finir, il y a le thème sous-jacent du désenchantement du monde.

Le chant du coucou par Hardinge

Un très bon roman qui va se joindre à ses potes pour le Challenge de l’Imaginaire

Résumé : Ce qui bougea en premier, ce furent les yeux, les yeux superbes de verre gris-vert. Ils pivotèrent lentement pour se fixer sur le visage de Triss. Puis la petite bouche frémit, s’ouvrit pour parler.
« Qu’est-ce que tu fais là ? Pour qui tu te prends ? C’est ma famille. »

Quand Triss se réveille à la suite d’une noyade dont elle a réchappé, elle comprend que quelque chose ne tourne pas rond : elle est prise de fringales incoercibles, elle se réveille la nuit des brindilles dans les cheveux, et sa sœur a peur d’elle.

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

Premières lignes: Aberrations. T1 — Joseph Delaney

Des Premières lignes qui mettent tout de suite dans l’ambiance :

« Dans la cave envahie peu à peu par l’obscurité, Crafty écoutait les chuchotements montant des tombes de ses frères.
Assis devant la table à trois pieds, tandis que les ombres glissaient lentement vers lui, il ne quittait pas des des yeux un haut placard, étroit et branlant, qui se serait effondré s’il n’avait été soutenu par le mur du fond. Il avait servi autrefois de garde-manger. A présent, il était vide. « 

S’il y a une chose que Joseph Delaney sait faire, c’est bien de plonger d’emblée son lecteur dans l’angoisse. Il sait faire bien d’autres choses, bien sûr et son talent est incontestable. Avec ce premier tome « Le réveil des monstres », l’auteur de l’Epouvanteur entame une nouvelle série qui pourrait très bien se passer quelque part non loin de Chipenden : on y retrouve des créatures, des sorcières aussi (un beau clin d’oeil à Tom, Alice et John Gregory). Quant au Shole ( qui tire son nom du Sheol, « le séjour des morts » hébraïque), c’est un brouillard particulièrement pernicieux qui transforme tous les êtres vivants en des créatures monstrueuses, les aberrations. Toutes ? Non, car les personnes qui ont du sang Fey  sont immunisés. L’auteur ne nous en révèle pas plus sur ce point pour le moment.
C’est un excellent premier tome que signe Delaney, dans la lignée des meilleurs Epouvanteurs (certains tomes étant un peu « en  dessous » au fil de histoire qui a eu tendance à s’étirer mais j’en ai déjà parlé).

Une fois de plus, rien n’est manichéen. Ses personnages sont toujours bien définis même si l’on retrouve des traits communs à Tom Ward et à Alice ici.
Une fois de plus, l’angoisse et l’horreur se côtoient tout en étant bien dosées. Je vais le redire – et me répéter :  Delaney est un grand.
C’est donc un coup de coeur ❤️

Aberrations, tome 1 : Le réveil des monstres par Delaney

Résumé:

Le Shole, un monstrueux brouillard, a englouti des régions entières de l’Angleterre et continue son expansion vers le nord. Ceux qui s’y trouvent piégés meurent ou sont transformés en créature immondes : les aberrations.
Dans le duché de Lancaster, Crafty, treize ans, est l’un des rares survivants qui peut traverser ces étendues maudites. Recruté pour servir au château, il devient l’apprenti d’une mystérieuse guilde qui l’envoie effectuer des missions dans les zones dangereuses. Mais bientôt, le garçon devine que les aberrations ne représentent peut-être pas le plus grand danger…

Joseph Delaney à propos de Aberrations (qui confirme bien que c’est le même monde que l’Epouvanteur):

Lire de la SFFF ? Un challenge sympa !

Qu’on ait l’habitude ou pas de lire de la SFFF (Science-fiction, Fantasy et Fantastique),

qu’on en lise un peu, beaucoup, qu’on soit fan ou qu’on ait envie de découvrir le genre, voici un excellent challenge littéraire  lancé par Charmant Petit Monstre et Pretty Rosemary!

Alors, ça se passe comment ?

  • Un challenge sur un an, du 1er Juin 2019 au 31 Mai 2020,
  • Un thème par mois,
  • Une sélection de 10 romans chaque mois,
  • Trois niveaux de difficulté,
  • Du plaisir en barre fois mille XXXL

La participation au challenge ne nécessite AUCUNE INSCRIPTION (j’adore cette idée!)

Si ça vous intéresse, il n’est pas trop tard (il n’est jamais trop tard), rejoignez-nous sur le groupe facebook « Hold My SFFF Challenge » pour partager  avis, chroniques, coups de coeur. On ne mange personne !

Du coup, vous pouvez commencer dès aujourd’hui, le thème de juin étant consacré au thème « Monstres et Créatures » : 

HMSFFF juin

La sélection de livres n’est pas exhaustive. Elle permet de débloquer  des titres bonus si tu veux passer au level supérieur du challenge (bah, oui, sinon, c’est pas vraiment un challenge !) :

HMSFFF titres

N’hésitez pas, ça n’engage à rien ! sauf à faire de belles découvertes littéraires ! Et surtout, n’oubliez pas de partager vos avis, lectures, etc… avec le  le hashtag #HMSFFF sur Twitter, FB,  Instagram .

 

Pour l’instant, j’ai choisi de lire Lazare en guerre (T.1 – L’artefact) de Jamie Sawyer, histoire de découvrir un roman que je n’avais pas déjà lu. Pour l’instant, j’ai avancé assez rapidement. Par contre, je trouve le roman bourré de clichés, du déjà-lu (une partie m’a fait penser à une partie de l’Eveil du Léviathan (The Expanse, pour la série). Et non, je ne suis toujours pas fan de guerre ni des problèmes des militaires…


Au hasard, parmi les romans de SFFF parlant de créatures de toutes sortes, je pensais  aux Griffes et des Crocs de Jo Walton qui propose une histoire peu ordinaire de dragons (j’en avais parlé ici), ou à la série de Robin Hobb, la Cité des Anciens.
Question créatures, en urban fantasy, je conseille A comme Association de Erik Lhomme et Pierre Bottero.
Je pensais aussi aux créatures qui marquent le cycle de Tschaï, un grand classique de la SF, signé Jack Vance. 

 

Dans un autre registre et en parlant de Lovecraft qui est aussi proposé, voilà une très bonne vidéo à propos de Cthulhu et des tous les autres:


La liste est longue ! 

Bonnes lectures !

 

Premières lignes

Des Premières lignes avec un roman Y.A/jeunesse, cette semaine :

« Tout le monde au lycée les traitait de sorciers. Et moi, j’avais envie d’y croire. Depuis mon arrivée deux mois auparavant, j’avais déjà compris. Ils arpentaient les couloirs, élégantes sirènes créant des vagues humaines dans leur sillage, les regards s’accrochant à leurs dos, à leurs chevelures. « 

J’ai pris un risque en choisissant ce livre, à la médiathèque. Le risque d’être une fois de plus déçue par un roman Y.A qui tournerait au mieux à la banale histoire de lycéens sorciers au pire à la romance cucul (et je dois dire que la romance des années lycée n’a jamais été ma tasse de thé).
Mais ce roman s’est avéré plus intéressant que je ne l’aurais cru. Ce roman est malin…
L’autrice a trouvé le moyen de tracer une intrigue qui pourrait ressembler à un Twilight chez les sorciers : la protagoniste tombe sous le charme d’un beau gosse et d’une famille élégante et spéciale, refrain bien connu. Et pourtant, l’histoire ne s’englue pas dans une trame vampire/sorcier/amourette. Au contraire, elle frôle l’étrange et le fantastique, faisant douter le lecteur.
Et si Laure Eve nous laisse osciller aussi longtemps, c’est pour exploiter cette hésitation lors du dénouement (et je n’en dirais pas plus).
Un tome 2 est sorti en anglais.

Résumé :

« Comme tout le monde, River Page est fascinée par les Grace, frère et soeurs. Comme tout le monde, elle est persuadée qu’ils ont la magie dans le sang. Et, comme tout le monde, elle brûle d’envie de devenir leur amie. Elle se rapproche de Summer, la benjamine, et tombe sous le charme du ravissant Fenrin, l’aîné. Mais, au grand désespoir de River, la magie ne résout pas tout les problèmes…

Premières lignes #2septembre

 

« Nous nous attendions à une chaleur étouffante et à une rumeur diabolique mais c’est le froid et le silence qui nous accueillirent. Une plaine glacée s’étalait devant nous, tel un immense tapis blanc. A gauche, caché par des espèces de sapins, on devinait un mur sombre. »

Pour ce 1er Premières lignes de septembre, je vous propose de me suivre….aux Enfers !

 

Dans cette suite, on retrouve le jeune héros Bjorn, rencontré dans le tome: Bjorn le Morphir. Bjorn est un adolescent vivant au onzième siècle dans une Scandinavie fantastique. Bjorn est un fils de chef viking mais il a été un enfant chétif et maladroit jusqu’au jour où une neige maléfique fait le siège de la maison familiale et le pousse à révéler sa vraie nature: il est un morphir (un combattant redoutable doté de capacités surprenantes). 
Dans cette deuxième partie, Bjorn répond à une demande express du roi Harald: il doit descendre aux Enfers pour ramener le fils aîné du roi, Sven.

Commence alors une série de péripéties extraordinaires où Bjorn, sa fiancée Sigrid, le guerrier Ketill le Rouge, un étrange personnage, Svartog, son dragon encore bébé Daphnir et une chèvre vont rencontrer des créatures effrayantes et surmonter  obstacles après obstacles.

Une fois encore, Thomas Lavachery fait mouche : les personnages sont de mieux en mieux développés, les épreuves sont autant de passages bien décrits et haletants, sans parler d’un humour bien trouvé. Bref, c’est un roman jeunesse comme on aimerait en lire plus souvent. 

« Je t’attends Morphir » Personne n’a oublié le message du roi Harald adressé à Bjorn à la fin de « Bjorn le Morphir ». Un message aussi énigmatique qu’inquiétant. Quel genre de mission allait donc être confiée au jeune Viking ? Elle a de quoi faire frémir. Le souverain lui ordonne de descendre au fond de la terre afin d’arracher son fils, le prince Sven, à la cruelle Mamafidjar, reine des enfers. Cela n’a rien d’une promenade de santé, mme pour un morphir aux pouvoirs exceptionnels. Heureusement, Harald encourage Bjorn à s’entourer de compagnons de son choix. Un guerrier au coeur tendre, une fiancée pleine de fougue, un demi-hirogwar, une chèvre et un bébé dragon souffreteux feront donc partie du voyage. Lors de cette descente aux enfers, le jeune Viking va mettre à l’épreuve ses qualités de chef et se découvrir de nouveaux pouvoirs insoupçonnés.

 

  • L’école des Loisirs
  • Prix : 7,80 €
  • ISBN : 9782211233170
  • Paru la première fois en 2005
  • Dans cette collection le 20.09.2017

 

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi :

• La Chambre rose et noire
• Songes d’une Walkyrie
• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• La couleur des mots
• La Booktillaise
• Lectrice assidue en devenir
• Au détour d’un livre

• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Bettie Rose Books
• La Voleuse de Marque-pages
• Le Monde de Callistta
• Vie quotidienne de Flaure
• Les mots de Junko
• Sheona & books
• Ladiescolocblog
• Hubris Libris
• Le temps de la lecture
• Selene raconte
• Les lectures d’Angélique
• Pousse de gingko
• Prête-moi ta plume
• Rattus Bibliotecus
• Envie de lire
• Alohomora, blog littéraire
• Les livres de Noémie
• La machine à lire
• La Pomme qui rougit

Thème : Sanglant ou nocturne

 

 

 

Thème: Sanglant ou nocturne

 

Cette semaine, Halloween avant l’heure avec un « sanglant ou nocturne » !

Catégorie « Petits frissons sorciers »:

 

David Eliot vient d’être renvoyé du collège Beton. En apprenant la nouvelle, son père entre dans une colère folle, contraignant David à aller se réfugier dans sa chambre. Le lendemain matin, un courrier atterrit dans la boîte aux lettres, proposant à David d’intégrer une nouvelle école, bizarrement décrite comme l’établissement parfait aux yeux de M. Eliot. En effet, l’école Groosham Grange dispense notamment des cours d’astronomie, de cuisine, et n’accorde qu’un jour de vacances par an.

David est alors envoyé dans ce nouveau collège où les parents n’ont le droit de pénétrer qu’à la demande des directeurs.  David rejoint l’île du crâne en train. Il fait la connaissance de Jeffrey et de Jill qui sont dans la même situation que lui.

Quand Horowitz préfigure aussi un collège de sorciers (-il n’a pas été le seul, avant JK Rowling-), cela donne deux volumes sympas à lire (L’île du crâne, suivie de : Maudit Graal).  Ce sont deux romans pour les jeunes, à la base, qui se lisent très bien à l’âge adulte.

Pour: – frémir sans bondir (pour un peu plus de trouille, mieux vaut plonger dans la série de l’Epouvanteur; pour un peu de trouille en étant plus jeune, la série Chair de Poule de R.L Stine)
– pour ceux qui ne sont toujours pas allés à Poudlard

 

Catégorie: « les grands Anciens goûteront à la citrouille »:

« Nyarlathotep . . . the crawling chaos . . . I am the last . . . I will tell the audient void. . »

Difficile d’évoquer le fantastique sans aller tremper le bout des orteils chez Lovecraft.
Difficile de parler de l’angoisse générée par HP Lovecraft sans évoquer Cthluhu , Dagon, Nyarlathotep (le Chaos rampant m’a donné quelques sueurs froides).

Une piste pour lire Lovecraft:
Eviter dans la mesure du possible les récits signés « Lovecraft/Derleth » qui sont plus des oeuvres de Derleth que des écrits de Lovecraft – et totalement inégaux dans la qualité

August William Derleth, né le à Sauk City (en) dans le Wisconsin et mort le , est un écrivain et anthologiste américain. Bien qu’il soit surtout connu pour avoir été le premier à publier les écrits de H. P. Lovecraft et pour ses propres contributions au Mythe de Cthulhu, Derleth est également un écrivain régionaliste notable. Il produit par ailleurs de la fiction historique, de la poésie, des romans policiers, de la science-fiction et des biographies.

Catégorie  » Diablement malin »:

Cette fois, on monte d’un cran sur l’échelle de la damnation (si on y croit…). Enfer et possession! C’est, bien sûr, « Rosemary’s baby » qui est avant tout, un grand classique de l’angoisse et de l’horreur mitonnée aux petits oignons (mais à ne surtout pas lire quand on est enceinte…)

Rosemary Woodhouse, originaire d’Omaha au Nebraska, est une femme au foyer New-yorkaise. Née Rosemary O’Reilly et issue d’une famille irlando-américaine profondément catholique, elle n’a plus guère de contacts avec ces derniers depuis qu’elle a épousé civilement Guy, un protestant non-pratiquant qui espère devenir acteur. Les deux jeunes époux louent bientôt un bel appartement au Bramford, un grand immeuble d’appartements un peu vétuste de New York. Les voisins se montrent charmants à leur endroit, notamment les Castevet, un couple âgé singulièrement excentrique.

Rosemary aimerait avoir un enfant, mais Guy lui demande de patienter, préférant se consacrer à sa carrière pour assurer à sa future famille un revenu suffisant.

A noter: Ira Levin a écrit dans les années 90 une suite à son roman « Le fils de Rosemary », jamais adapté au cinéma.

 

Catégorie: « Vous reprendrez bien un peu de potage de queues de rats en dessert? »:

Ils avaient appris à vivre dans l’ombre, furtivement, à sortir surtout la nuit et à craindre les hommes. Et soudain ils commencèrent à réaliser leur force et à prendre goût à la chair humaine. A leurs dents tranchantes comme des rasoirs, à leur nombre venait s’ajouter une arme supplémentaire: l’horreur et le dégoût qu’inspirait leur multiple grouillante. Bientôt on découvrit les restes ensanglantés des premières victimes…

 

J’ai eu ma période « Rats » . Non que lire le classique de James Herbert soit spécialement ragoûtant (sans jeu de mots voulu, du coup) mais il reste que sa série des Rats reste un monument de l’horreur – et du roman catastrophe, en passant.
C’est étonnant car à chaque livre, on en ressort un peu plus horrifié (dégoûté aussi, souvent) mais on en redemande. Addictif mais sûrement pas pour les estomacs fragiles….

 

Catégorie « Six trouilles sinon rien »

Quels sont les romans qui vous ont vraiment fichu la trouille ? A cette question, beaucoup citent à juste raison  Stephen King, Peter Straub (parfois avec King, d’ailleurs), Dan Simmons, Dean Koontz, Graham Masterton, Clive Barker, voire Anne Rice.

Je pense que mes souvenirs les plus angoissants – sortis des trois premiers auteurs cités ci-dessus – sont liés aux romans fantastiques de Serge Brussolo (pas Chattam, Grangé ou Thilliez, dont l’écriture tellement plate et  l’outrance dans l’horreur me lassent).

Brussolo a un style particulier, un sens de la formule et une imagination …sans bornes. Ses romans des années 80 et 90 (avant que l’auteur ne connaisse des soucis avec des satanistes, ce qui le forcera à laisser de côté les sujets  propres au fantastique) sont de réelles réussites. (Catacombes, Docteur Squelette, La Nuit du venin, …)

« Serge Brussolo développe souvent des sociétés évoluant dans un milieu coupé du monde, une sorte de huis clos à l’échelle d’une petite civilisation (Les Prisonnières de Pharaon, La Fenêtre jaune, Rhinocérox, etc.). Ses héros sont souvent des êtres en rupture avec la société, proches de la déchéance la plus totale, et les moindres efforts qu’ils entreprennent pour s’en sortir les enfoncent généralement un peu plus encore. La plupart des romans de Serge Brussolo sont empreints d’un fatalisme viscéral teinté d’humour noir. Ses thèmes les plus abordés, tous genres confondus, sont le corps humain, ses transformations et ses mutations, la dégénérescence inéluctable de tout système sociétal, l’illusion religieuse, « l’enfermement et la folie sous toutes ses formes.

 

 

Bonnes lectures! Et bons frissons !

30 Day Movie Challenge – jour 13 à 15

Jour 13 – Un plaisir coupable.
Jour 14 – Un film que personne ne s’attendait à ce que vous l’aimiez.
Jour 15 – Un film que vous aimiez avant et que vous détestez à présent.

Parce que je suis en retard (comme le lapin d’Alice)

pour cause de: salon Art to Play, donc de photos, donc de tri et de post-traitement et autres choses; pour cause de fin de NaNo (fait!); pour cause de…ciné (Hunger Games – MockingJay 2)

Je cherche donc : Un plaisir coupable (guilty pleasure) un peu en vain, parce que j’ai tendance à  assumer mes choix, même les plus idiots.
Donc, visionner des nanars ou des films qui sont …mouais mais bof mais qui me font rire, m’émeuvent, en gros, me plaisent, ce n’est même pas « coupable », c’est complètement « avoué » (si,si,  même Twilight, aucune honte – je dois dire que je ne  sauverais que le 1er de la série – et le tout dernier, à la limite , que R. Pattinson et K.Stewart sont aussi expressifs que des poissons rouges empaillés, je sais, je sais…).

Que faire?  Chercher un film que je suis à peu près la seule ici, dans ma petite famille à apprécier vraiment? ça serait une solution…

J’en vois bien un qui, de plus,  me rappelle de très bons souvenirs (et qui me fait rire pour des raisons connues uniquement de moi)

J’ai nommé: Wayne’s World 

En particulier, pour cette scène:

Et je passe à un sujet encore plus compliqué: Un film que personne ne s’attendait à ce que vous l’aimiez

Là, esprit vide….
Je me souviens d’un film que mon frère m’avait plus ou moins déconseillé d’aller voir en salle (alors que c’est moi qui l’avais emmené voir « Aliens-2 » quelques années plus tôt,paradoxalement): c’est Dracula. (ici en entier)

LE Dracula de Coppola (donc, Dracula avec Chouchou, pardon, Gary Oldman). et évidemment, s’il n’est pas mon film préféré (too much blood), j’aime beaucoup (les acteurs, l’adaptation, Chouchou…)

 

Pour finir :

Un film que vous aimiez avant et que vous détestez à présent

en fait, ce n’est pas un film que je déteste, mais un film qui peut se résumer à ce qui suit:cette succession de scènes, de répliques et aussi, une bande-son géante – mais …c’est tout (alors qu’en le voyant, j’avais pris une grande baffe – dans le bon sens du terme: Pulp Fiction