La fantasy de Magali Villeneuve #L’été de l’art – 16

Game of Thrones existe aussi en comics. Magali Villeneuve est une illustratrice française (interview ici)

 

 

 

Magali Villeneuve a aussi illustré l’univers de Tolkien, Star Wars….

Magali Villeneuve sur FB

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Throwback Thursday Livresque: Continent

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Aujourd’hui: Continent (un livre d’un continent différent du vôtre)

 

J’ignore si c’est le fait de m’être replongée dans mes vieilles éditions de SF (couvertures Presses Pocket dont je parle ici) ou si c’est une vague de nostalgie due à Valérian -(qui est, contrairement à ce que certains esprits un peu obtus propagent, un sacré bon film… – du moins si l’on sait y voir toutes les références de SF qui s’y cachent – on en reparle dans 10 ans, comme pour le « 5ème élément » )- mais quand j’ai cherché « un livre qui se déroule sur un autre continent« , une seule idée m’est restée: si on part, partons loin, sur des continents inconnus ….et extra-planétaires.

Direction la planète géante de Majipoor!
Le cycle de Majipoor est une série mêlant fantasy et science-fiction (science fantasy).

Le 1er tome a été publié en 1980.

Majipoor est une planète gigantesque où des colons humains se sont installés après avoir quitté la Terre. Ce monde géant et fantastique sert de cadre à la série de romans écrits  par  Robert Silverberg.

Initié par « Le château de Lord Valentin », le cycle de Majipoor offre un cadre splendide et vaste (les continents sont gigantesques)

Les humains qui s’installent sur cette planète doivent composer avec les indigènes : les Piurivars, appelés communément changeformes ou métamorphes en raison de leur faculté à modifier leur apparence,

D’autres races extra-terrestres intelligentes arrivent sur Majipoor,  puisqe  les humains ne sont pas assez nombreux pour remplir les immensités de la planète :

-les Vroons, minuscules créatures possédant de nombreux tentacules, un bec et des yeux dorés ;

-les Skandars, géants hirsutes à quatre bras ;

-les Hjorts, à la peau grumeleuse couleur de cendre, à l’allure de crapaud et à la bouche remplie de cartilages masticatoires plutôt que de dents ;

-les Ghayrogs, créatures d’allure reptilienne, mais en réalité mammifères ovipares ;

-les Liis, une race à la tête large, à la peau noire et possédant trois yeux rouges ;

– les Su-suheris bicéphales

Géographiquement, Majipoor est formé de trois continents :

Alhanroel est le plus grand et le plus peuplé, Zimroel compte quelques grandes cités au milieu de forêts gigantesques tandis Suvrael, le continent du Sud, n’est qu’un vaste désert torride.

La géographie de Majipoor

version BD:

Dans le cycle de Majipoor, Silverberg nous fait découvrir un monde dépaysant tout en abordant des questions bien humaines (quête de l’identité, de soi-même; pacifisme; pouvoir et institutions, etc…)

« Avec Majipoor,  Silverberg a puisé dans l’histoire de l’humanité et dans sa culture ethnologique pour en tirer un monde incroyablement éloigné de la sf classique », argumente Gérard Klein dans sa préface au premier volume. En effet, institutions aristocratiques, magie et sorcellerie, bande de saltimbanques parcourant la planète, dès les premières lignes, le lecteur comprendra pourquoi l’ambiance médiévale de Majipoor, n’échappe à personne. Et qui dit médiéval, dit Fantasy. Et la SF dans tout ça ?

On compare souvent Majipoor à l’oeuvre d’un autre grand de la science-fiction, Jack Vance, qui cultive aussi depuis ses débuts, un goût marqué pour le dépaysement (cycle de Tschaï, (Le Chasch 1968, Le Wankh et le Dirdir en 1969, et le Pnume 1970), (source )

C’est aussi ce qui m’avait amené à lire « Le château de Lord Valentin » (et donc, à me faire happer par cet univers): étant tombée quasi en amour des romans de Jack Vance quand j’avais 14/15 ans, j’avais cherché un univers aussi passionnant. « Le Château de Lord Valentin » venait alors de paraître (nous sommes dans les années 80) et, logiquement, je m’embarquai alors pour un voyage direct pour Majipoor.
Entre fantasy et SF, le cycle de Silverberg est dense et intelligemment pensé.

Je ne peux que le recommander ( à lire aussi en BD).

 

Bonnes lectures et à bientôt!

Throwback Thursday Livresque: Tatoué(e)

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Et cette semaine? Tatoué-e

Les tatouages dont je vais parler à présent sont plus que présents: ils sont le fil conducteur d’une série.
Bien sûr, l’histoire se déroulant dans un univers imaginaires, les tatouages revêtent un caractère magique: ce sont des runes protectrices.

Peter V.Brett - The painted man

Il y a parfois de très bonnes raisons d avoir peur du noir…Dans le monde d Arlen, dès que le soleil se couche, les démons sortent de terre et dévorent les êtres vivants. Le seul espoir de survie : s abriter derrière les runes magiques qui repoussent ces monstres. Seule une poignée de Messagers brave la nuit.Mais lorsqu’une terrible tragédie le frappe, le jeune Arlen décide qu il ne veut plus vivre dans la peur : il quitte sa ferme et part sur les routes en quête d un moyen de vaincre les démons.

Depuis trois cent ans, les démons se lèvent chaque nuit pour attaquer les hommes et semer le chaos. Les perpétuelles offensives ont mené l’humanité à la déchéance, passant d’un âge d’or technologiquement avancé à un âge sombre et peu évolué. Seules les runes magiques protègent les humains des démons. Ces symboles peints ou gravés forment des barrières protectrices autour des constructions humaines. Ces runes sont malgré tout fragiles et faillibles. Deux hommes vont se lever contre cet état de fait et s’opposer pour diriger la guerre qui mettra fin à la présence des démons sur la terre.

Les deux premiers tomes de la série sont terriblement addictifs. Le 3 ème est un cran en dessous. De la fantasy agréable à lire, l’auteur ayant su créer un véritable univers (qui se tient).

 

Bonnes lectures!

Throwback Thursday Livresque: en poche

Un livre lu en poche

[Le TBTL kékecé ?] Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

De retour pour un TBTL  consacré à « un livre lu en poche » et, comment dire…aucune idée parce que justement, trop d’idées!
Par souci de place (petit espace depuis toujours), tous mes livres sauf rares exceptions (Beaux-Livres; cadeaux; livres en V.O parfois et services de presse quand je bossais en librairie) sont des poches.

De plus, j’ai une affection particulière pour les livres de poche, puisque, non seulement ils sont beaucoup plus accessibles financièrement (même si, certains…), mais se casent presque partout.
Et là, je dois dire une chose: j’adore les ranger. (à noter que les livres – et les disques – sont les seules choses que j’aime vraiment ranger!)

Autre détail amusant: le rayon dont j’avais la charge en librairie (machine à remonter le temps activée) était…celui des poches.
Pour faire court, les poches, c’est mon rayon, en fait! 

Par contre, comme j’achète peu, j’emprunte beaucoup dans les médiathèques et là, ce sont de grands formats, forcément. Récemment, j’ai donc lu peu de poches – et peu qui méritent un TBTL.
Je pense que le dernier acheté – et dévoré sur le champ,  – est le suivant:

Si vous avez déjà lu Robin Hobb, il s’agit de la suite (de la suite) de l’Assassin Royal.
Si non, une rapide explication s’impose.
L’ Assassin Royal se découpe comme suit:

 

  • The Farseer Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie des Loinvoyant »)  = ce sont les six premiers tomes parus en poche chez nous (de « L ‘Apprenti assassin » à « La Reine Solitaire« )
  • The Tawny Man (soit « l’homme fauve » ou « l’homme doré ») = les sept suivants (du « Prophète Blanc » à « Adieux et retrouvailles« )
  • The Fitz and The Fool Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie de Fitz et du Fou ») : la dernière en cours qui commence avec « Le fou et l’assassin« .

Le Cycle de l’Assassin Royal est l’une des plus célèbres sagas de fantasy publiées ces dernières années, et ce n’est pas sans raison…

On y découvre le personnage de Fitz, le jeune bâtard d’un prince, élevé à la cour par le maître d’écurie de son père. Un jour, il apprend que, pour le Roi et le royaume, il va devoir apprendre à devenir un assassin

Robin Hobb  développe avec brio des idées originales. En particulier, deux formes de « magies » sont au centre de l’intrigue :  l’Art (la magie royale qui confère des capacités psychiques exceptionnelles) et le Vif (une forme de magie qui permet de se lier aux animaux mais que la plupart considèrent avec haine et dégoût).

source

Robin Hobb fait partie des auteurs que j’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver. Et même si elle n’est pas la plus originale en fantasy, je ne me lasse pas de replonger dans son univers.

Inutile de dire que ses romans prennent quand même de la place sur mes étagères :

Bonne semaine et bonnes lectures!

 

Dragons, Roi de la nuit – GoT saison 7 en vue

 

Ah, le Trône de fer/Game of Thrones!Quand on tombe dans la marmite de cet univers, on peut dire qu’on est cuit (quelle mauvaise métaphore, ce matin…)
Pendant que GRR Martin nous fait languir depuis des années pour le tome 6 (il n’a toujours pas fini « Winds of winter » dit-il sur son blog ), HBO a entamé en fanfare la saison 6, l’an dernier.

And yes, before someone asks, I AM STILL WORKING ON WINDS OF WINTER and will continue working on it until it’s done. I will confess, I do wish I could clone myself, or find a way to squeeze more hours into the day, or a way to go without sleep. But this is what it is, so I keep on juggling. WINDS OF WINTER, five successor shows, FIRE AND BLOOD (that’s the GRRMarillion, remember?), four new Wild Cards books, some things I can’t tell you about yet… it’s a good thing I love my work.

Après une saison 6 riche en rebondissements, on attend (im)patiemment la 7.

Voilà enfin le premier poster et les photos.

Une saison 7 qui se fait attendre, décidément – et qui sera courte, ainsi que la 8.

 

 

 

 

 

Voilà, la fin d’une histoire épique est en marche.
– diffusion à partir du 16 juillet (17, j’imagine en France). –

Throwback Thursday Livresque : session de rattrapage et thème de la semaine

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

Cette semaine, le thème est: le livre que j’aurais voulu écrire (mais quelqu’un l’a fait avant moi, donc dois-je m’y coller? )
Mais, puisque jeudi dernier, j’étais dans l’avion pour Berlin lors du TBTL (premières photos sur LeyArts, bien sûr), j’en profite pour faire une séance de rattrapage express? C’est donc non pas un TBTL mais deux que je vous donne aujourd’hui.

Il m’est difficile de me fixer sur un livre en particulier que j’aurais voulu écrire. Je dirais plutôt qu’il existe des livres dont j’aurais aimé avoir l’idée – mais rien ne me dit que je les aurais écrits de cette façon.

J’aurais aimé avoir l’idée de Ténébreuse, des télépathes roux, bref, écrire quelque chose comme : « La tour interdite » même si, je le sais, ce n’est pas forcément un chef d’oeuvre (des répétitions, des longueurs; le style n’est pas toujours géant non plus). Mais il se trouve que je suis en amour depuis longtemps des romans de Marion Zimmer Bradley.

Vu que je n’arrête pas de le répéter à tous les coins de blogs, ça n’est pas une surprise.
Par contre, j’aurais voulu l’écrire avec le style de Pierre Bottero (Ewilan, Ellana):


Mais, bien sûr, tout ça serait encore mieux si j’avais eu les idées géniales de Brandon Sanderson. (la magie dans Fils-des-Brumes, par ex.).
C’est un exemple.
Mais ça ne m’empêche pas d’écrire – à la vitesse d’une tortue, certes.

Pour revenir au thème de la semaine dernière, j’avais un livre en tête (une série de livres, en fait). Il s’agit de choisir l‘OVNI  de ma bibliothèque.

C’est simple.  J’ai reçu en cadeau il y a plusieurs années un premier tome étrange, magnifique, et pas encore traduit en français, à ce moment-là.

L’auteur s’appelle Nick Bantock.

La série? Sabine et Griffon (publiés au Seuil, en France).

Les livres sont en réalité le récit d’une correspondance entre deux personnes qui se cherchent à travers le monde; on peut ouvrir les enveloppes, déplier les lettres.
Les illustrations sont à couper le souffle d’originalité, de beauté, de création.

Le premier tome est paru il y a déjà  25 ans (ouille! je viens de m’en rendre compte). En 2016, le tome « The Pharos Gate  » est sorti pour commémorer cet événement.

Vous pouvez en voir plus sur les vidéos. A découvrir, vraiment…

Voilà pour cette semaine. Bonnes lectures!

 

T’as pas vu ma pop #6

Continuons notre exploration de la pop culture avec, cette semaine, l’importance des prophéties.

Dans Matrix, nous avons un Elu (Néo) qui, pour répondre aux critères pop, n’a pas conscience de ce qu’il est; en gros, Néo n’est pas Oedipe.
L’Oracle, dans Matrix, ne prédit pas. Elle pousse les personnages – et non pas, un seul personnage (Trinity: « tomber amoureuse de l’Elu »; Morpheus: « trouver l’Elu »).

Chez Harry Potter, on retrouve le même schéma narratif que dans Matrix:

il y a une prophétie autoréalisatrice/autodestructrice (« et l’un devra mourir de la main de l’autre car aucun d’eux ne peut vivre tant que l’autre survit… « ).

puis, une phase de coopération (« je me repose sur les autres même si je comprends pas tout » : c’est ce que fait Harry Potter)

pour enfin aboutir au grand triomphe de l’amour, comme dans Matrix.

Pour tous les lecteurs assidus de Harry Potter, il est évident que c’est cette magie, une magie inconnue du monde sorcier, nous suggère Rowling (parce qu’elle est très maligne) qui protège Harry et ceci, depuis le début.

Pour résumer, Ms. Rowling nous balade pendant sept tomes en nous sortant de son chapeau pointu une nouvelle loi magique à chaque fois que Harry se tire sain et sauf d’une rencontre avec le Seigneur des Ténèbres (vous croyiez que j’allais écrire son nom, en plus? en fait, …pourquoi pas…).

Allez, elle se joue bien de nous: un coup, c’est « 2 baguettes avec un élément commun qui les constituent, disons…une plume de phénix? ça sera un Priori Incantatum et hop, dans les choux, Voldy! » Puis, lorsque  la baguette de Harry se souvient de sa magie et lance un sort toute seule? Très fort! Une baguette qui se souvient de la magie. Oui. quand même.

Il reste que c’est la prophétie initiale dont Harry doit se débarrasser. Souvenez-vous: dans le tome 3, quand Remus Lupin enseigne à ses élèves comment neutraliser un Épouvantard une créature qui ne possède ni existence ni forme propre mais qui se nourrit exclusivement des peurs les plus profondes dont il revêt l’apparence dans les moindres détails. Le professeur Lupin craint que l’Epouvantard ne prenne la forme du Grand Vilain (Vous-Savez-Qui). Or, non.
C’est donc avec justesse que Rowling place ses mots dans la bouche de Lupin (l’un de ses personnages préférés, au passage) : « Voilà qui voudrait dire que ce dont vous avez le plus peur, c’est… la peur elle-même. »
Ce que  sous-entend l’auteure, c’est : « ce dont tu as le plus peur, c’est l’Epée de Damoclès suspendue au -dessus de toi (=prophétie), Harry; apprends à canaliser tes peurs, à sortir du monde de l’enfance (= du monde magique) et ensuite…. »
Je vais insister mais c’est malin. Et ce n’est pas pour rien que Harry Potter reste l’une des sagas les plus abouties, l’une des mieux ficelées de la pop culture.

Mais, revenons à cette fameuse prophétie énoncée par une voyante catastrophique.
Harry n’est pas désigné comme étant l’Elu. Jusqu’à la fin, rien ne prouve qu’il l’était. Neville ne l’est pas plus. Ni Harry ni Neville ne sont l’Elu. Ou bien , ils le sont tous les deux. Mais Voldemort comme Dumbledore ont fait un choix: celui d’y croire.

Ils interprètent de manière forcée cette prédiction, tous deux par soif de magie, de puissance, de drames ( à croire que leur vie était bien triste sans toute cette mise en scène). C’est Voldy comme Dumby qui recherche des artefacts magiques, pas Harry.

Voldemort croit qu’il est menacé – par un enfant! et un enfant sorcier même pas doué, qui plus est… Il croit qu’il doit affronter Harry Potter à la fin. Il rend possible la prophétie.

Dumbledore sait que le seigneur des Ténèbres et Harry ne peuvent pas s’entretuer, mais au lieu de calmer tout le monde, il fait croire que Harry doit être sacrifié, comme il le dira très froidement à Severus Rogue – qui en sera dégoûté

« You have used me. [¦] I have spied for you and lied for you, put myself in mortal danger for you. Everything was supposed to be to keep Lily Potter’s son safe. Now you tell me that you have been raising him like a pig for slaughter” »

Mais, au final, les prophéties se dissolvent. Harry s’est fait manipuler. Il n’y a qu’une voie: c’est l’amour. Et tant pis si l’épilogue est, tout de même, un peu cucul (papa/maman/enfants – 17 ans plus tard).

Harry Potter ne prend pas le chemin messianique à la Néo: il se marie, il a trois enfants, etc…D’ailleurs, c’est tout le mal qu’on lui souhaitait après une enfance et adolescence aussi dingues. Quoique…cette partie de sa vie ne nous fait plus rêver (cet épilogue a déçu bien des fans, si j’ai bonne mémoire). La preuve? Quand on retrouve un Harry devenu père de famille, en proie à une crise de la quarantaine sévère, il nous ennuie un peu quand même. Prenez « L’enfant maudit« .

Héros de la pop culture, ai-je écrit. Mais qui sont ces héros?

Je vais réussir à mettre en ligne la suite – sans bug informatique, cette fois – dès la semaine prochaine si tout va bien.

 

T’as pas vu ma pop #5

La semaine passée dans T’as pas vu ma pop, je me suis intéressée à la recette campbellienne – ou comment faire une bonne soupe au monomythe- avec la structure du Voyage du Héros (Ulysse nous aura bien aidés longtemps avant Bilbo et Luke Skywalker).

Aujourd’hui, entre les bagages et un rhume des foins carabiné, je vais continuer mon propre voyage – et le vôtre – en direction du mythe, de la croyance et de la prophétie. Ce sera un peu plus court pour les raisons évoquées sur ce blog.

Crois-en moi, crois-en toi: croyance et prophéties auto-réalisatrices

On entend souvent que la pop culture est un pillage continuel sans foi ni loi (si possible). Et aussitôt, certains se mettent à pousser de grands cris, tentant, en quelque sorte,  de comprendre la pop culture en dehors d’elle-même, et non pas en interne. Renvoyer la pop à ce qui ne peut pas être saisi, le moment, l’époque, l’instant, c’est vraiment chercher à s’arracher les cheveux – ou à enrager.

La pop culture pille la culture populaire, tranquillement, et fournit son propre mythe. En fait, elle opère un retour sur soi, une réflexivité plus qu’une révolution: une forme d’autoprophétie.
On observe le même scepticisme chez le chef d’orchestre  Leonard Bernstein (qui aimait le rock et la pop) en 1967 dans le documentaire« Inside pop » qui ne croit pas à la rébellion mais loue la créativité.

Prophétie, mais de quelle prophétie parle-t’on?

En premier lieu, de ce que Robert K.Merton nomme la prophétie autoréalisatrice.
Je rappelle ce qu’est une prophétie autoréalisatrice – selon Merton, il s’agit de:

 La prophétie auto-réalisatrice est une définition d’abord fausse d’une situation, mais cette définition erronée suscite un nouveau comportement, qui la rend vraie »

Si je reviens à notre Héros de la semaine dernière, je peux alors dire: « Bon, je ne vais pas me casser la tête pour inventer un quelconque motif à son aventure, il y a beaucoup plus simple »  Il y a longtemps, une prophétie raconte qu’il devait y avoir un Elu (tout se transpose au féminin, j’ai oublié de préciser). Comme par hasard, l’Elu est le héros de mon histoire mais voilà, il ne le sait pas encore – et c’est parti…
Tiens, ça ne vous rappelle pas un/des films? Un/des romans? Des jeux vidéo?

 

Star Wars? Un enfant destiné à rééquilibrer la Force. Matrix? Un homme élu… Harry Potter? Un jeune garçon dont on a prédit qu’il devait tuer ….etc…

 

Star Wars: Prophétie de l’Elu

 

Prophéties chez Harry Potter

J’en reparle la semaine prochaine….

Pour aller plus loin:

 

Chenille écolo, ver des sables et tutti quanti

« La découverte d’une larve capable de dévorer le polyéthylène, l’une des matières plastiques les plus résistantes, utilisées dans de nombreux emballages, offre la perspective de bio-dégrader rapidement ce polluant qui s’accumule dans l’environnement, notamment les océans.

« Les déchets plastiques sont un problème environnemental mondial, surtout le polyéthylène, particulièrement résistant et qui très difficilement dégradable naturellement », explique Federica Bertocchini, une chercheuse au Centre espagnol de la recherche nationale (CSIC), auteur de la découverte de cette larve de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella), un papillon très répandu.

source

ici 

 

Quand j’ai pris connaissance de cette info, je me suis dit: « Elever des larves en masse pour manger nos déchets plastiques, c’est pas un peu dangereux? » . J’ai eu la vision apocalyptique de vers géants (merci Dune!) colonisant la planète. Au fil de l’interview avec la scientifique, j’ai apris qu’il s’agissait de larves de …papillons. Aussitôt, la Terre terrain de jeu de Shai-Hulud, s’est transformé en un joyeux bazar peuplé de papillons gigantesques (et de licornes sur fond d’arc-en-ciel, si possible).
Jusqu’au moment où les chercheurs déclarent: «  »L’une des prochaines étapes sera de tenter d’identifier ce processus moléculaire et de déterminer comment isoler l’enzyme responsable ».

Alors, mon rêve éveillé s’écroule. Pas de vers ni de papillons titanesques, adieu Dune, les arcs-en-ciel et les licornes ! J’ignore à quel moment les licornes ont débarqué dans mon délire, sûrement une relation avec la couleur ou un grand besoin de me changer les idées en ce moment…
Voilà, tout ça se résume à un bête enzyme sur du bête polyéthylène qui nous pourrit la vie et la planète.

Parfois, vu les circonstances actuelles, j’aimerais mieux vivre ici:

Je sais, je suis un brin  idéaliste.Juste un brin …

 

Mes chats ont plutôt ce genre d’attitude:

A très bientôt!

Eau-De-Saule (suite) -partie 24

Je suis en retard (très!) pour mettre en ligne la suite de l’histoire.

Je sais que plus j’avance vers la fin et plus je tente de reculer l’inévitable : le mot: fin.
J’en faisais part il y a quelques jours à un ami qui s’est lancé dans cette folle aventure qui consiste à écrire un roman – et pour nous, il s’agit étrangement de fantasy. » Tout a déjà été écrit mais qu’est-ce que c’est dur parfois…surtout vers la fin! Il faut conclure… »
Eau-De-Saule
est né d’une idée simple; en l’occurrence, une sorte de fan-fiction autour du Hobbit (merci Professeur Tolkien!). Finalement, j’ai rapidement compris que l’histoire vivait dans un autre univers – loin des nains, des dragons et des hobbits, justement.

Bref. Voici – sans corrections superflues (hum…), la suite – chapitre 24: Festivités

 

Bonne lecture!