Premières lignes – 31 mai

Premières lignes  connues 😉 (référence incluse à Macbeth)

« Le vent hurlait. La foudre lardait le pays comme un assassin maladroit…
La nuit était aussi noire que l’intimité d’un chat. Une de ces nuits, peut-être, où les dieux manipulent les hommes comme des pions sur l’échiquier du destin.
Au cœur des éléments déchaînés luisait un feu, telle la folie dans l’œil d’une fouine. Il éclairait trois silhouettes voûtées. Tandis que bouillonnait le chaudron, une voix effrayante criailla :
“Quand nous revoyons-nous, toutes les trois ?”
Une autre voix plus naturelle, répondit :
“Ben moi, j’peux mardi prochain.” »

S »il s’agit bien de sorcières,  celles-ci sont un peu plus déjantées que celles de Macbeth. Ce sont, bien entendu les Soeurcières de Terry Pratchett (traduction délicieuse de Patrick Couton).
Si vous n’aimez pas l’absurde, ni le délire, ni les références à tout bout de page, ce n’est pas le livre qui vous conviendra. Dans le désordre : Shakespeare à tous les niveaux (La Tempête, le roi Lear, Macbeth, Hamlet, Le songe d’une nuit d’été, ….) mais aussi,  Charlie Chaplin, Laurel et Hardy, les Marx brothers. Je dois en oublier…
C’est dense, c’est touffu, parfois ça part un peu dans tous les sens. Finalement, il faut une sacrée dose d’attention pour ne pas se laisser déconcentrer par toutes les fantaisies semées ça et là. J’ai mis pas mal de temps à lire ces « Trois soeurcières » pour pouvoir bien apprécier les détails et ne pas laisser vagabonder mon imagination (déjà fertile). Entre les répliques qui me donnaient envie de hurler de rire et les idées délirantes, ma lecture a été plus complexe que prévue…
Pratchett était vraiment un maître. Il nous manque.

 

Premières lignes, c’est aussi chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• Les lectures d’Emy
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Pousse de ginkgo
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Les lectures d’Ironnette
• Chat’Pitre
• Les lectures de Laurine
• Lecture et Voyage
• Eleberri
• Les lectures de Nae
• Prête-moi ta plume
• Claire Stories 1, 2, 3
• Tales of Something

Premières lignes #17mars

Semaine de confinement, profitons-en pour lire !

Mes premières lignes de cette semaine concernent le roman d’une autrice que j’aime beaucoup … 😍

 » Mais qui parmi nous pourrait écrire un livre ? Moi, je n’arriverais pas à raconter ce qui s’est passé dans le bon ordre. Et par quoi commencer ? « 

C’est une histoire qui raconte … des histoires. Plusieurs histoires : celles du passé, celle du présent, celles à venir. Jo Walton joue avec les temporalités, et avec le temps qui ne s’écoule pas de la même manière, dans ce monde, à l’ouest qu’à l’est. On pourrait croire que le résultat est un bel embrouillamini : ça n’est pas le cas. On s’y retrouve très bien.
Pierre-de-Vie explore plusieurs thèmes :
– un monde où la magie (la yeya) est parfois puissante, parfois inconnue (« sans intérêt »)
– les liens familiaux et (poly) amoureux
– la place des femmes
– la curiosité et le savoir
– prendre sa place dans une famille, dans une société, etc…
– la question des dieux et des déesses
– l’identité, enfin

Je ne vais pas me répéter mais j’adore vraiment ce qu’écrit Jo Walton, son imaginaire, ses thèmes, ses idées. de plus, c’est une personne adorable (cf. les Utopiales 2019)
Pierre-de-vie est encore une fois un excellent roman.

Une bonne idée de lecture donc !

Résumé : Applekirk est un village rural situé dans les Marches, la région centrale d’un monde où le temps ne s’écoule pas à la même vitesse selon que l’on se trouve à l’est – où la magie est très puissante et où vivent les dieux – ou à l’ouest – où la magie est totalement absente. C’est la fin de l’été, et la vie s’écoule paisiblement pour les villageois. Mais le manoir va être mis sens dessus dessous par le retour de Hanethe, qui fut autrefois la maîtresse des lieux. Partie en Orient, elle y est restée quelques dizaines d’années. Mais, plus à l’ouest, à Applekirk, plusieurs générations se sont succédé. Ayant provoqué la colère d’Agdisdis, la déesse du mariage, Hanethe la fuit. Mais Agdisdis est bien décidée à se venger.

Subtil roman de fantasy – prix Mythopoeic en 2010 -, Pierre-de-vie dresse le portrait de femmes simples et merveilleuses, d’une famille sans histoires mais singulière, confrontées à des changements qui les dépassent, dans un monde hors du commun.

Pierre-de-vie par Walton

— Prenez soin de vous, restez chez vous, lisez  !❤️ — 

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Les lectures d’Ironnette

J’ajoute cette lecture au thème du mois de mars du HMSFFF challenge (autrices) et au Challenge de l’Imaginaire 

60422550_424507115049421_821092936908275712_n

 

Premières lignes #10mars

Avant de commencer un gros pavé (dont je parlerais sûrement bientôt), je me suis laissé tenter par un tome qui marque la fin d’une série. Voici les Premières Lignes : 

« Je m’éveillai dans une obscurité totale, les membres glacés, l’esprit vide de tout souvenir.
Qui suis-je ?
Etendue sur le dos, je fixai un grand ciel noir dépourvu d’étoiles. La lune énorme qui flottait bas à l’horizon était couleur sang.
L’angoisse m’envahit.
Qui suis-je ? »

Fin du suspense. Bienvenue dans le dernier tome de l’Epouvanteur, avec pour narrateur Tom Ward ; je précise, car Joseph Delaney prévoit deux autres romans ayant un autre narrateur et mettant en scène Tom et Alice en personnages secondaires. Le premier de ces deux romans s’appelle en anglais « Brother Wulf » (je crois qu’il est prévu pour ce mois-ci, en anglais).
Avec l’Héritage de l’Epouvanteur (Dark Assassin) , on retrouve Grimalkin, la sorcière, la tueuse du clan Malkin, tuée dans le volume précédent durant la guerre contre les Kobalos. Mais Grimalkin n’a pas dit son dernier mot ; la voilà dans l’Obscur d’où, évidemment, elle va ressortir. Pas de grandes surprises, ici.
C’est même le problème de tout le roman : il n’y a pas de surprise, pas de vrai retournement de situation (sinon un très mauvais dont je ne parlerais même pas tant il est bâclé).
Alors, oui, quand on a suivi les personnages tout au long des… 16 tomes, on a envie de lire la conclusion. Même si parmi les derniers tomes de la série, on a pu constater que le rythme s’essoufflait ou que l’auteur était peut-être plus concentré sur ses autres séries (Arena 13 ou Aberrations, de très bons romans, par ailleurs). Mais voilà : on a envie de savoir.
Oui. Hum. Que dire ? ça n’est pas fameux, tout ça.
Je vais digresser un peu : je suis en train de regarder à nouveau Game of Thrones en entier, en ce moment. Je suis bien fan des livres. Et d’une autre manière, je le suis de l’adaptation TV. Ce qui est vraiment flagrant, c’est de constater la manière dont une très bonne série (il faut le noter, c’est très bon), bien réalisée, bien jouée mais surtout au storytelling impeccable bascule peu à peu dans la précipitation et l’incohérence (la saison 8 et dernière – que je n’ai pas en DVD, d’ailleurs, sciemment – je ne suis pas maso non plus). Et bien, vous le voyez le parallèle avec l‘Epouvanteur ?
Tout allait bien. Delaney a bouclé des livres formidables. Puis il a allongé la sauce, il a commencé à éliminer des personnages importants à toute vitesse. Et c’est parti en vrille.
Le dernier tome est donc décevant. Il se lit, en diagonale parce qu’il contient beaucoup (trop) de répétitions et de blablas inutiles. A part Grimalkin, les personnages ont perdu de leur épaisseur comme un oreiller qui se vide de sa substance (je ne sais pas d’où vient cette comparaison, c’est purement gratuit ^^).
Bref. C’est donc fini pour cette série. Je n’ai rien d’autre à dire sinon : j’attends avec impatience le tome 2 de Aberrations.

L'Épouvanteur, tome 16 : L'Héritage de l'Epouvanteur par Delaney

Résumé « L’armée noire des Kobalos, ces êtres bestiaux, se rapprochait des côtes de la mer du Nord. Ils fixaient déjà sur notre pays leur regard maléfique. Et un danger plus immédiat nous menaçait : leurs Hauts Mages étaient capables de se transporter directement dans le Comté, accompagnés de quelques guerriers. Une attaque était à craindre à tout instant. »

Alors que Tom Ward a perdu sa plus ancienne alliée, le Comté est sous la menace d’un ennemi redoutable, dont l’ambition est d’envahir et d’asservir toute la terre. Le jeune Épouvanteur va devoir livrer une bataille sans merci contre des êtres aux pouvoirs surnaturels.
Une fois encore, il lui faudra s’allier avec les forces de l’obscur. Car l’avenir de tout un peuple – et peut-être du monde entier – dépend de cet ultime combat. Un combat qui lui pourrait bien lui révéler la part la plus secrète de lui-même…

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
• L’univers de Poupette
• Le parfum des mots
• Les lectures d’Ironnette

 

Premières lignes #23décembre

Fin d’année, et pas mal de lectures intéressantes, dont ce qui va suivre avec ces premières lignes :

 » Violante observait son reflet, éclaté dans les dizaines de miroirs qui tapissaient les murs et le plafond de la chambre. Elle aimait cet instant après les passes où, tant que personne ne parlait, il était encore possible d’oublier qu’elle venait d’ouvrir les cuisses pour une heure de plaisir à prix d’or. Elle savoura ce répit et le silence qui régnait dans l petite chambre, inspira lentement les odeurs de sueur et de parfum bon marché. « 

Non, nous ne sommes pas dans une nouvelle version des Mystères de Paris d’ Eugène Sue, nous sommes ici dans le Paris steampunk de la fin du XIXème imaginé par Floriane Soulas. 
C’est un univers intéressant qui sert de cadre pour ce roman : le centre de Paris est protégé par un dôme, Napoléon IV règne sur la France, on croise des dirigeables (ah, les dirigeables ! ), et on a colonisé la Lune (merci Jules, mr. Verne!). Toutes ces petites touches sont vraiment bien amenées, jamais indigestes et plantent un décor bien trouvé : on s’y croirait.
L’intrigue n’est pas très compliquée mais ce n’est pas très grave. Le personnage principal, Violante, a perdu la mémoire. Devenue prostituée malgré elle dans des circonstances un peu confuses, elle va résoudre l’énigme de ses origines en même temps qu’une série de crimes avec l’aide des apaches et du souteneur du coin. L’argot y est, la dégaine des marlous aussi ; là encore, ça fonctionne bien.

En fait tout pourrait très bien fonctionner et le roman se lit très bien. Mais – car il y a un « mais » – le problème se pose avec les personnages et leur manque évident de cohérence. Des exemples ? D’accord, des exemples.
Tout d’un coup, la maquerelle ressemble à une bonne femme aigrie simplement dépassée par l’ambiance « cour de récré » qui règne dans son bordel. Hum…😶
Je passe sur les conditions de vie de ladite maison close : en gros, on y fait à peu près ce qu’on veut (si les prostituées avaient une telle vie, surtout à l’époque décrite, tout le monde aurait choisi ce fabuleux métier, hein ! ). D’ailleurs, on se demande à quel moment les filles doivent vraiment exercer leur métier… (cela ressemble plus à une partie de plaisir qu’à autre chose).
Quant au souteneur, finalement, il est très cool.
Ah ? Vraiment ? 🙄
Et quand on apprend qu’il a placé Violante dans une maison close pour la sauver de la rue, presque un acte charitable, on assiste au revirement de la jeune fille qui le remercie presque. (et oui, ça m’a fait bondir!). 😖

Sinon, je passe sur le fait que Violante file des gifles et autres baffes aux brutes, dont l’apache romantique du coin.
C’est dommage, vraiment…. J’étais déçue de lire ce genre de choses alors que le reste m’avait autant plu.

Rouille demeure une lecture intéressante, un premier roman très correct et surtout, prometteur, à condition que les points faibles ne se retrouvent pas dans les prochains romans (il y en a un autre, paru chez Scrinéo qui me paraît assez sympa, d’ailleurs). 

Rouille par Soulas

Résumé : Paris, 1897. De nouveaux matériaux découverts sur la Lune ont permis des avancées scientifiques extraordinaires. Mais tout le monde n’en profite pas ! En dehors du Dôme qui protège le centre urbain riche et sophistiqué, le petit peuple survit tant bien que mal. C’est dans une maison close sur l’un de ces faubourgs malfamés qu’a échoué Violante, prostituée sans mémoire. Alors qu’elle se démène pour trouver son identité dans un monde dominé par les hommes et les puissants, sa meilleure amie disparaît dans d’atroces circonstances. Contre la raison, la jeune femme décide de prendre part aux investigations…

 

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

Premières lignes #16décembre

Je ne l’ai pas fait exprès mais voilà les premières lignes d’un roman qui, lui, entre complètement dans le thème du HMSFFF challenge  de ce mois-ci : Mythes, contes et légendes

Dans la liste proposée, il y a déjà pas mal de titres que j’ai lus, d’autres que je n’ai pas du tout envie de relire et d’autres que je n’ai pas le temps de chercher en bibliothèque. Tiens, un point  ceux que je ne vais pas relire :
Jaworski : je suis devenue totalement allergique à son style. Je n’ai pas de mal à le lire. C’est intéressant, très bien documenté. Le vocabulaire ne m’a même pas demandé trop d’efforts. Mais je ne suis pas en adéquation. Cela vient de moi.
Orson Scott Card :  j’évite vraiment pour des considérations personnelles  – parce qu’un type qui tient des propos racistes et homophobes à longueur de temps, j’ai du mal, vraiment. Même en séparant l’artiste de l’homme, ce que je fais pourtant en général. A croire qu’il y a des exceptions… Pour l’instant, je fais une exception pour Alvin le Faiseur – mais pour combien de temps encore ?  Donc, j’ai lu Enchantement il y a déjà longtemps, c’est fait. 
Neil Gaiman : je n’ai rien contre lui mais dès que j’ouvre un de ses romans, j’ai envie de le refermer, ça ne loupe pas. Quand j’ai lu  » De bons présages », je sautais les parties de Gaiman pour lire celles de Pratchett, c’est dire… Bref, il a des idées mais il m’ennuie et ça recommence à chaque fois. Je n’y peux rien. Là aussi, cela vient de moi 🙂

Sinon, j’ai Circé de Madeline Miller, acheté à Londres en avril dernier, tout juste entamé. Je n’ai pas eu le temps de me plonger dedans pour des questions de PAL bondée. Pour l’instant, la pile a du mal à descendre donc à voir…

J’arrête de bavarder et j’en viens à mes premières lignes :

« Désoeuvré, le garçon avait les yeux rivés sur les murs gris et froids. Il se demandait si les cachots du château pouvaient être plus inhospitaliers que la pièce glaciale de cette tourelle, dont l’unique fenêtre donnait sur le nord, plein vent. Certes, un feu luisait dans l’âtre, mais il chauffait si peu qu’il aurait tout aussi bien pu s’agir d’une des illusions de Maedhlyn. « 

C’est le premier tome de deux (Les pierres de pouvoir) c’est signé David Gemmell, l’auteur de Légende, Waylander mais on pensera plutôt à Jon Shannow, pour les pierres, ici,  mais aussi à Troie ou Le lion de Macédoine, pour la relecture de l’Histoire et de la légende.

Les Pierres de Pouvoir, tome 1 : Le fantôme du roi par Gemmell

Cette fois, Gemmell nous embarque dans la Grande-Bretagne romaine (on retrouve la 9ème légion, on parle de Boudicca) et revisite la légende arthurienne, un peu à la façon de Marion Zimmer Bradley dans les Dames du Lac (et les autres romans qui sont liés, comme :  Atlantis, La colline du dernier adieu).
Nous voilà avec un très jeune Uther Pendragon, aux accents d’Arthur (ce n’est pas un hasard si son prénom d’enfant est Thuro…) formé par un mystérieux guerrier à la lance nommé Culain ( qui a reconnu le héros irlandais Cúchulainn ? ) amoureux d’une jeune fille, Laitha (en arabe, le prénom signifie « la lionne », d’où « la bravoure »). Contre son gré, les événements le mènent à un destin auquel il ne peut échapper : celui de Haut Roi de Bretagne, le Pendragon. Mais il lui faut passer dans un monde parallèle, affronter une reine sorcière, ….
Tout est très habile : les figures de la légende arthurienne se retrouvent ici réinventées, comme cela avait été le cas dans Troie, par exemple mais aussi représentés plusieurs fois.
Merlin, par ex.  est à la fois Maedhlyn puis par Pendarric ( le même personnage que dans Jon Shannow, le roi atlante). Laitha incarne  Guenièvre puis Viviane.  Thuro est Uther et Arthur. Culain est Cúchulainn puis Lancelot.
C’est malin, c’est épique. Tout n’est pas à la hauteur des meilleurs Gemmell mais ça se lit très bien. Et, surtout, on attend la suite, La dernière épée de pouvoir (que je vais bientôt enchaîner). 

 

Résumé : La terreur et le chaos frappent le royaume de Bretagne. Le roi a été assassiné par des traîtres et l’Épée de pouvoir a disparu. Les armées d’invasion se fraient un chemin sanglant à travers le pays, guidées par la Reine Sorcière et un seigneur mort-vivant. Le seul espoir repose sur le jeune Thuro. Le sang des rois coule dans ses veines, et l’épée légendaire lui revient de droit. Il devra tenter d’instaurer la paix dans son royaume, malgré des menaces toujours plus puissantes.
     Bientôt, tous le connaîtront sous le nom d’Uther Pendragon…

 

 

 

 

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

L’automne en séries

Comme chaque année, l’automne est synonyme de : nouvelles saisons pour certaines séries et nouvelles séries !

Voilà ce que j’ai vu récemment ( ou un peu moins récemment) : on dira que c’est un automne étendu…

Des nouveautés plus ou moins nouvelles

Carnival Row

Carnival Row est une série qui se déroule dans un univers fantasy très steampunk complètement inventé puisque le scénario est original ne se basant pas sur un roman – ce qui est à souligner dans une période où tout est adapté de Shannara (bof) à The Witcher, en passant par The Magicians (sans commentaires, je suis trop fan des livres pour apprécier ce qu’ils en ont fait à l’écran…).
Carnival Row a de nombreux points positifs : des décors somptueux, de bonnes idées, des personnages intéressants. Le story-telling est plutôt bien fait. Les acteurs sont corrects, pas géniaux non plus. ( je ne suis toujours pas très convaincue par Cara Delevingne mais elle fait une bonne fée).
Le message en lien avec notre actualité est un peu lourd (les réfugiés, la tolérance, etc…). L’enquête policière est cousue de fils blancs (de câbles !). Disons que ça manque un peu de finesse.
Finalement, même si la première saison se regarde bien, on en attend plus ; et le petit « plus » n’est pas là. Mais c’est une première saison. La seconde est en cours de tournage, donc pourquoi pas ? J’attends vraiment de voir le développement….

Résumé : Dans une cité où des créatures féériques doivent cohabiter avec des humains, le détective Rycroft Philostrate (Orlando Bloom)  et une fée réfugiée du nom de Vignette Stonemoss (Carla Delevingne) vivent une dangereuse relation au cœur d’une société de plus en plus intolérante. Des meurtres violents sont commis…

Carnival Row

 

Dark Crystal : l’âge de la résistance

Celle-ci n’est plus si nouvelle mais, puisque je n’en ai pas parlé, c’est le bon moment de le faire !
La série se déroule avant le film, pour replacer dans l’ordre (et pour tous ceux et celles qui aiment le film).
Ce qui est formidable, c’est que toute la série a été faite avec des marionnettes, des vraies, plantes, objets, animaux, etc… Du coup, pour les plus vieux qui se souviennent du film de 82, c’est un peu  une injection de nostalgie. Pour les plus jeunes, une découverte.

Le scénario est bien sombre, l’univers, très riche et on est vite happé par l’histoire. Les personnages sont très attachants et doublés par un tas d’acteurs et d’actrices connus. A regarder en VOSTFR, surtout.
C’est une vraie réussite et c’est à voir !

Résumé : Le monde de Thra se meurt. Le Cristal est le cœur de Thra, une source de pouvoirs mystérieux endommagée par les Skeksès. Lorsque des Gelfling découvrent l’horrible vérité qui se cache derrière le pouvoir des Skeksès, les feux de la rébellion s’allument et une bataille épique pour la planète commence.

 

Des séries qui débutent

His Dark Materials

Résumé Lyra se retrouve embarquée dans une folle aventure dans les contrées du Nord, à la recherche de son meilleur ami disparu. Pourquoi cette jeune fille orpheline, élevée dans l’atmosphère austère et confinée du prestigieux Jordan College, fait-elle l’objet de tant d’attentions ? Serait-elle investie d’une mystérieuse mission ? Sur les traces de ravisseurs d’enfants aux motivations obscures, Lyra va faire d’étonnantes rencontres et surmonter de multiples dangers…

Celle-ci, je l’attendais et je n’étais pas la seule pour la simple raison que c’est l’adaptation en série de la trilogie de Philip Pullman appelée en français A la croisée des mondes. Une première adaptation avait été faite au cinéma en 2007 et n’avait pas été concluante, même si l’esthétique était superbe. Trop d’éléments avaient été changés – dont la fin du livre. D’ailleurs, les deux livres suivants n’ont jamais été adaptés …(heureusement!)
Cette fois, le format série convient mieux à l’univers de Pullman .
L’esthétisme est très différent du film, certes, mais je n’y vois pas de quoi crier à la déception ( j’ai lu ça quelque part dans un article qui m’a fait lever les yeux au ciel🙄).
Le casting me paraît bon. Ruth Wilson campe une bien meilleure Mme. Coulter que Nicole Kidman, bien plus proche du livre. D’ailleurs, les dialogues sont incroyablement fidèles à ceux de Pullman. Pour avoir relu la trilogie récemment, j’ai été époustouflée.
Mon reproche tient au fait qu’on voit très peu de daemons, surtout dans le scènes de foule.  Sachant que chaque être humain dans cet univers ne peut être séparé de son daemon, une expression de l’âme humaine extérieure au corps, qui adopte une apparence animale, où sont-ils donc passés ? 🤔
A suivre puisque la série est en cours.

The Mandalorian

La première série Star Wars, donc.
Je ne m’attendais à rien de spécial, avec ce Mandalorian et pourtant, j’ai plutôt apprécié les deux épisodes déjà diffusés. Ils sont courts, efficaces, complètement dans l’esprit de la première trilogie (la trilogie originale, j’entends), totalement dans l’humeur des films de 77 et 83. Car, Star Wars, on l’oublie un peu trop vite, avant d’en faire des théories sur la Force et tutti quanti, c’est surtout de l’action, l’application du voyage du héros, et basta. Il n’y a rien de super original, de foncièrement génial, dans Star Wars. Ce qui était génial, c’était simplement d’avoir su réunir les bons ingrédients au bon moment dans un même film alors que personne ne s’y attendait – d’où la surprise. Et nous avons été surpris – et là, je parle surtout pour les gens qui ont pu voir les premiers films à leur sortie, et tant pis si ça fait vieux croûton –😂

Pour l’instant, rien à redire. A suivre aussi….

Pour finir, les nouvelles saisons de séries en quelques mots 

The Crown 

Saison 3, pour la famille royale et changement de casting. Il faut un temps d’adaptation pour se faire aux « nouveaux » qu’on connaît tous et qui sont très bons. Olivia Colman est excellente en reine plus mûre, même si on n’oublie pas Claire Foy.  Idem pour Tobias Menzies, que j’avais adoré dans Outlander (un terrible Jack Randall !) et Helena Bonham-Carter.

The Walking Dead – saison 10

Allez, pas d’automne sans une horde de walkers et une bonne dose de post- apocalypse, voyons ! Si pas mal de fans de la première heure se sont lassés et se plaignent du manque de rythme (saison 7 et 8), d’autres sont d’accord pour dire qu’il y a un certain nouveau souffle dans The Walking Dead, surtout avec l’apparition des terrifiants Chuchoteurs (The Whisperers), ces gens qui se glissent parmi les walkers, revêtus de peaux humaines (oui, oui) afin de passer inaperçus. C’est un concept peu ragoûtant…
Et ça ne s’arrange pas dans cette saison 10 où les Chuchoteurs semblent vraiment pouvoir s’infiltrer comme ils le veulent… Toujours de bons personnages, des retournements de situations inattendus, beaucoup d’humour (merci Negan/Jeffrey Dean Morgan pour ces phrases!). Et, bien sûr, c’est toujours aussi bien filmé (ces plans avec la lumière…). Il y a beaucoup plus que du gore et du zombie dans The Walking Dead.

Saison 10 en cours – (et en pause hivernale)

C’est à peu près tout pour aujourd’hui ! 👌🏽

 

Premières lignes #11novembre

Les premières lignes de cette semaine entrent très bien dans le thème du mois de novembre du HMSFFF challenge : des héroïnes.

 

 » J’essaie de ne pas penser à elle.
Mais quand ça m’arrive, je pense au riz.
Lorsque Mama était parmi nous, une odeur de riz wolof flottait toujours dans notre ahéré.
Je pense aussi à sa peau sombre, dont l’éclat était pareil au soleil d’été. (….)
J’entends les légendes qu’elle me racontait le soir. (…)

Les pleurs de Baba quand les soldats ont enroulé une chaîne autour de son cou. Ses cris à elle, quand ils l’ont traînée dans le noir.
Ses incantations, vomies comme de la lave. La magie de la mort qui l’a mise en transe.
Je pense à son corps sans vie, pendu à cet arbre.
Je pense au roi qui nous l’a enlevée. « 

Avec le premier tome d’une série nommée « Legacy of Orisha », Tomi Adeyemi ne nous fait  pas seulement le portrait d’une héroïne, mais de plusieurs femmes fortes. Les deux personnages centraux sont deux jeunes femmes dont les chemins vont rapidement se croiser : Zélie est l’héritière de son peuple, les « maji » persécutés,  une combattante un peu rebelle qui aura la lourde tâche de faire revenir les arts magiques dans son monde ; Amari, elle, est la princesse, la fille du roi qui a ordonné les persécutions et les massacres. A ces deux points de vue féminins, s’ajoute celui du fils du roi, le propre frère d’Amari, un jeune homme plus ambigü qu’on n’y songerait au premier abord.

L’évolution des  différents personnages est intéressante et bien faite. On ne peut pas dire ici que les personnages sont sans épaisseur et c’est agréable pour un roman de fantasy Y.A. 

On progresse vite dans l’intrigue : beaucoup d’action, de combats, mais aussi du temps pour planter le décor. Car c’est un monde riche et dense, que cette Afrique revisitée qui à aucun moment ne flirte avec un faux exotisme de pacotille.
Les systèmes de magie auraient sans doute besoin d’être un peu plus développés ainsi que d’autres détails de cet univers. Mais un tome 2 s’annonce pour la fin de l’année….

Mon seul bémol tient au grand nombre de combats et de morts (je dois dire que je suis arrivée assez vite à saturation avec le sang versé, mais c’est personnel). Mais malgré quelques petites maladresse, j’ai beaucoup aimé cette lecture. C’est fort, intense…et prometteur pour la suite.

Un très bon premier roman, dont le succès n’est pas usurpé.

Tomi Adeyemi est claire au sujet de son roman :
« Pour faire simple c’est Black Panther avec de la magie », sur le plateau du « Tonight show » de Jimmy Fallon en 2018, pour indiquer la résonance sociale de son œuvre de fantasy, écrite à l’heure du mouvement Black Lives Matter.

 

Résumé : Ils ont tué ma mère.

Ils ont pris notre magie.

Ils ont voulu nous éliminer.

À présent, dressons-nous.

Il fut un temps où la terre d’Orïsha était baignée de magie. Mais une nuit, tout a basculé, le roi l’a fait disparaître et a asservi le peuple des majis. Zélie Adebola n’était alors qu’une enfant. Aujourd’hui, elle a le moyen de ramener la magie et de rendre la liberté à son peuple – même si face à elle se dresse le prince héritier du trône, prêt à tout pour la traquer.

Dans une Afrique imaginaire où rôdent les léopardaires blancs et où les esprits ont soif de vengeance, Zélie s’élance dans une quête périlleuse…

 

Children of Blood and Bone, tome 1 : De sang et de rage par Adeyemi

De sang et de rage – Tomi Adeyemi
traduit de l’anglais par Sophie Lamotte d’Argy, éditions Nathan, 560 pages,

 

Les autres premières lignes sont chez :

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

Premières lignes #28octobre

Ce mois d’octobre aura été un bon crû, surtout pour la fantasy. Grâce au thème du mois de challenge HMSFFF  , la magie , je passe un super moment de lecture (sûrement le meilleur thème pour l’instant !). Et voici donc les premières lignes de cette semaine :

 » Les vieux maîtres de sort aiment raconter que la magie a un goût. Les sorts de braise ressemblent à une épice qui vous brûle le bout de la langue. La magie du souffle est subtile, presque rafraîchissante, un peu comme si vous teniez une feuille de menthe entre vos lèvres. Le sable, la soie, le sang, le fer…chacune de ces magies a son parfum. « 

J’ai enfin lu cet Anti-magicien, conseillée par Mr. Chours qui s’était laissé happer par les deux premiers tomes et en était ressorti plutôt enthousiaste. L’originalité de l’histoire est due à un jeune héros, Kelen, qui évolue dans un monde structuré par la magie – ressemblant fort à l’Egypte antique, d’ailleurs –  et qui est presque entièrement dépourvu de dons magiques. De la magie sans magie, donc.
Cet univers ne supportant pas la faiblesse des « sans magie » – en gros, si tu ne possèdes pas l’art de la magie, tu es voué à devenir un esclave -, Kelen est confronté à un sérieux problème : comment passer son examen de mage et raffermir la puissance de sa famille à un moment-clé (son père brigue un titre de chef) alors qu’il peut pas jeter un sort ?
Il va être coaché par une femme étonnante, une vagabonde aux répliques qui font mouche – les seuls moments sympas du livre, à mon goût, le reste étant assez plat et convenu.
Au choix :
« La magie, c’est de l’escroquerie. » ou « Une femme, c’est un homme en plus malin et avec plus de couilles. »
Si j’ai bien aimé le système de magie, je suis restée sur ma faim. Quant au reste, c’est très light. Les méchants sont méchants. On sait d’emblée où tout ça va finir. Et c’est dommage car, parfois, on dirait que l’auteur nous fait le coup du « j’écris pour la jeunesse donc je fais un truc facile et surtout je ne rajoute rien de trop complexe ». C’est un peu énervant. Surtout quand on peut lire des pépites bien mieux écrites, ou plus sombres (Hello Benedict Jacka et Alex Verus !)  ou bien plus drôles (bonjour Audrey Alwett avec « Magic Charly! « ). Alors, je sais que c’est un premier tome. L’univers est peut-être développé ultérieurement. Mais à ce stade, je n’ai pas très envie de poursuivre cette série de romans.

L'Anti-Magicien, tome 1 par  Castell

Résumé :

Kelen, 16 ans, est l’héritier d’une des grandes familles qui se disputent le trône de la cité. Il prépare son premier duel pour devenir mage. Mais ses pouvoirs ont disparu. Il doit ruser… ou tricher, quitte à risquer l’exil, voire pire.
Ses seuls soutiens, deux acolytes explosifs: Furia, la vagabonde imprévisible et Rakis, un chacureuil féroce et acerbe.

La saga d’un jeune héros tiraillé entre rébellion et loyauté envers les siens. Action et secrets dans une société au bord du chaos: une grande fresque originale et puissante, où la fantasy rencontre l’humour.

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

Premières lignes #14octobre

Un roman qui s’intègre bien au thème du mois d’octobre du HMSFFF Challenge (la magie ) et dont voici tout de suite les premières lignes :

 » Je suis au chaud, à l’abri dans la tanière, en compagnie de mon frère et de ma soeur. ils sont plus grands et plus vigoureux que moi. Né le dernier, je suis le plus chétif des trois ; mes yeux ont été lents à s’ouvrir, et je suis le moins aventureux. Mon frère et ma soeur se sont risqués plus d’une fois à suivre notre mère jusqu’à l’entrée de la tanière  creusée dans la rive que sape le torrent ; elle les a toujours refoulés en grondant et en claquant des mâchoires. « 

Pas de suspense : on est dans la fantasy avec une autrice qui a écrit des suites très connues (et à rallonge) : Robin Hobb .

Cette fois, je (re )lis la suite  de l’Assassin Royal et je la termine puisque tous les tomes sont parus – et disponibles à la bibliothèque. Hourra ! J’avais commencé à lire cette suite des aventures de Fitz et du Fou (le retour du Fou ! ) mais j’avais arrêté, lasse de devoir attendre chaque tome.

Cette fois, on retrouve un Fitz empêtré dans de nouvelles intrigues  ( pour ne pas changer ). Car, même plus âgé, plus aguerri, FitzChevalerie connu sous le pseudonyme de Tom Blaireau reste quand même un grand naïf. Il est toujours le dernier à comprendre qu’il s’est fait berner ou mener par le bout du nez, que ce soit par sa famille, ses amis, la Couronne, le maître-espion Umbre ou des personnes moins bien intentionnées. Mais on ne lui en veut pas à Fitz, c’est ce qui fait son charme, après tout. On a parfois envie de le secouer, comme le fait son ami BienAimé/le Fou, revenu d’une situation périlleuse….pour l’embarquer dans une mission qui s’annonce encore plus hasardeuse !
Ce tome « En quête de vengeance » n’est pas l’un des plus palpitants pour ce qui est de l’action. Il est intéressant parce qu’il ravive tous les doutes de Fitz – et il ré-injecte aussi une bonne dose de nostalgie pour tous les fans de Hobb.
Car on peut dire ce qu’on veut de Robin Hobb, qu’elle fait des séries qui s’étirent un peu trop (parfois, la faute au découpage français, aussi), qu’elle donne dans la facilité ou je ne sais quoi encore, il reste qu’elle sait tenir en haleine ses lecteurs et lectrices – ce qu’elle fait très bien dans ce tome. On passe un moment à retourner au château de Castelcerf où Fitz a grandi, on retrouve des personnages qui nous sont familiers. Les uns ont eu des enfants, les autres ont grandi, ont vieilli. On fait presque partie cette famille étendue, entre Ortie, le Clan d’Art, Kettricken, les Loinvoyant, les Vifiers, les enfants de Molly et de Burrich et tous les autres….

Oui, Hobb sait nous émouvoir comme jamais. Et nous préparer à la suite. Avec le Vif et l’Art. Deux magies sans pareil.

L'Assassin royal, Tome 16 : En quête de vengeance par Hobb

Résumé : FitzChevalerie et le Fou ont changé le cours de l’histoire. Puis leurs chemins se sont séparés. Le bâtard de sang royal s’est détourné de ses activités pour mener une existence paisible à Flétribois, quant à son fidèle compagnon, il n’en a plus entendu parler. Jusqu’à ce qu’il le retrouve, mutilé, au hasard d’une balade avec Abeille. Les graves problèmes de santé de son vieil ami et les intrigues à la cour font baisser la garde de Fitz alors que survient le pire : sa fille est enlevée. Le Fou, au crépuscule de sa vie, a laissé échapper des secrets qui pourraient bien conduire de pâles inconnus à user d’Abeille comme de leur prochaine arme. Mais une magie ancienne coule encore dans les veines de FitzChevalerie Loinvoyant et, bien que ses talents d’Assassin se soient amoindris avec le temps, ennemis comme amis vont apprendre qu’il reste toujours la vengeance à celui qui a tout perdu.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi

Premières lignes #6 octobre

Il est assez facile de reconnaître le roman simplement en lisant ses premières lignes, cette semaine :

« Lyra et son daemon traversèrent le Réfectoire où grandissait l’obscurité, en prenant bien soin de rester hors de vue des cuisines. Les trois longues tables qui occupaient toute la longueur du Réfectoire étaient déjà dressées, l’argenterie et les verres réfléchissaient la lumière déclinante, et les longs bancs étaient tirés, prêts à accueillir les convives. « 

À la Croisée des Mondes, tome 1 : Les Royaumes du Nord par Pullman

A la croisée des mondes (His dark materials, en VO) est une oeuvre que j’ai lue il y a 10/12 ans et que j’avais alors particulièrement appréciée.

J’ai relu les tomes 1 et 2 pour les besoins du HMSFFF challenge (thème du mois de septembre : la littérature jeunesse ). Même si j’ai un sérieux bémol à apporter au sujet de ce classement : si la trilogie de Pullman se lit très bien, les thèmes abordés ne sont pas simples. Clairement, ce n’est pas de la littérature « enfantine ». J’entends même pas mal d’adultes qui ont lu A la croisée des mondes assez jeunes (au collège, par ex.) et qui n’ont pas compris grand chose. Les romans de Pullman ne se contentent pas brosser les aventures de Lyra parmi des ours en armure et des sorcières mystérieuses au milieu de gitans lancés dans le grand nord.
C’est bien plus que cela.
Bien sûr, on peut se contenter de ce niveau de lecture – comme on peut se satisfaire du film qui, malgré plusieurs erreurs, n’est pas à jeter à la poubelle . Il souffre en particulier d’un casting discutable (Daniel Craig et Nicole Kidman en Lord Asriel et Marisa Coulter, mais qui a eu cette idée absurde ? ). 

L’adaptation TV arrive bientôt … à voir…

De même, je ne vois pas l’intérêt de comparer La croisée des mondes à Harry Potter. Hormis le fait que les deux séries sont sorties à la fin des années 90 (95 à 2000 pour celle de Pullman, 97 à 2007 pour celle de Rowling) et qu’elles sont classées en littérature jeunesse, il y a peu de lien entre elles et les thèmes abordés sont résolument différents (religion, Paradis Perdu, humanisme, science, etc… dans la Croisée des mondes). Il est plus intéressant de faire une étude comparée du Monde de Narnia de CS Lewis avec La croisée des mondes. 

Ce que je peux dire après m’être replongée dans ce premier tome, c’est que la lecture est toujours aussi fascinante. Pour ceux et celles qui l’auraient encore dans leur PAL et qui hésiteraient, foncez !

 

Résumé : Ce n’était pas une vie ordinaire pour une jeune fille de onze ans : Lyra vivait, en compagnie de son dæmon Pantalaimon, parmi les Érudits du Jordan Collège, passant ses journées à courir dans les rues d’Oxford à la recherche éperdue d’aventures. Mais sa vie bascule le jour où elle entend parler d’une extraordinaire particule. D’une taille microscopique, la Poussière – que l’on trouve uniquement dans les vastes étendues glacées des Royaumes du Nord – est censée posséder le pouvoir de briser les frontières entre les mondes, un pouvoir qui suscite effroi et convoitises… Jetée au cœur d’un terrible conflit, Lyra sera forcée d’accorder sa confiance aux gitans et à de terribles ours en armure. Et, lors de son périlleux voyage vers le Nord, elle devra découvrir pourquoi son propre destin semble étroitement lié à cette bataille sans merci où s’opposent des forces que nul ne l’avait préparée à affronter.

 

Les blogueurs et blogueuses qui y participent aussi au RDV Premières Lignes de Ma Lecturothèque:

• Au baz’art des mots
• Light & Smell
• Chronicroqueuse de livres
• Les livres de Rose
• Le monde enchanté de mes lectures
• Cœur d’encre
• Les tribulations de Coco
• La Voleuse de Marque-pages
• Vie quotidienne de Flaure
• Ladiescolocblog
• Selene raconte
• La Pomme qui rougit
• La Booktillaise
• Les lectures d’Emy
• Songes d’une Walkyrie
• Aliehobbies
• Rattus Bibliotecus
• Ma petite médiathèque
• Prête-moi ta plume
• L’écume des mots
• Chat’Pitre
• Pousse de ginkgo
• Ju lit les mots
• À vos crimes
 Mille rêves en moi