Premières lignes #3juin

 

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
Les premières lignes rendez vous créé par le blog, Ma lecturothèque .

 

Hob attend la femme dans l’obscurité. Il patiente de l’autre côté de la rivière, dans le sous-bois. Là où la pâle lueur de la lune ne peut l’atteindre. Il hume l’air par deux fois avec hésitation, jusqu’à ce que la brise lui apporte l’odeur pénétrante du sang. La voilà: elle arrive ! Il sent son goût sur sa langue. »

 

Dès les premières lignes, le style de Joseph Delaney (« L’épouvanteur ») est reconnaissable. Une fois de plus, dans cette nouvelle série, on va trembler… Les tomes de l’Epouvanteur (je viens juste de terminer le 14ème volet de la série) ont su planter un univers de terreur, bien dosée ; la série Arena 13 nous emmène dans un tout autre univers. Mais dans les deux cas, Delaney sait décrire des personnages passionnants.
J’ai hâte de commencer le tome 2  et je place une fois encore l’auteur parmi l’un des meilleurs écrivains jeunesse Y.A.

« Les temps sont funestes pour l’humanité qui a presque disparu de la Terre, vaincue par des machines douées de conscience. Les derniers humains vivent confinés dans le pays de Midgard, entourés par une infranchissable barrière de brouillard. Dans une citadelle vit une sinistre créature, Hob, qui exerce une tyrannie sanglante sur la population. Des arènes de combat ont été ouvertes… La plus populaire et terrifiante est l’Arena 13 : c’est là où combat Hob. Un jeune garçon de 16 ans, Leif, décide alors de l’affronter. Pour cela, il va alors convaincre le meilleur des entraîneurs, Tyron, de le former au combat… »

 

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Premières lignes #29avril

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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Un roman fantasy historique  jeunesse pour ces 1ères lignes:
« Le faune se dissimula vivement derrière un grand chêne. Dans le mouvement, une mèche de ses cheveux bruns bouclés passa devant ses yeux d’or. d’un geste nerveux, il la ramena derrière ses oreilles levées. La chasse approchait….(…)

 

 

 

« La Gaule, au début du cinquième siècle après Jésus-Christ.
Cerné par les barbares, minés par les intrigues internes et les jeux malsains du pouvoir, l’Empire romain, devenu chrétien depuis peu, décline lentement.
Dans une villa d’Aquitania, perdue au milieu des forêts, vit Thya, seize ans, fille du général romain Gnaeus Sertor. À cinq ans, elle a manifesté pour la première fois des dons de devin. Mais dans l’Empire chrétien, il ne fait plus bon être oracle, et à cause de ce secret qu’elle doit garder, Thya est devenue une adolescente solitaire, à l’avenir incertain.
Lors d’une des visites en Aquitania, Gnaeus tombe sous les coups d’assassins à la solde de son fils Aedon qui souhaite s’emparer de son siège au sénat. Il est ramené à la villa entre la vie et la mort et Thya cherche dans ses visions un moyen de le sauver. Son don lui permet d’apercevoir la forteresse de Brog, dans les montagnes du nord, là où, autrefois, Gnaeus a obtenu sa plus grande victoire contre les Vandales. Elle comprend alors qu’elle doit s’y rendre et s’enfuit dans la nuit.Sa route sera pavée de rencontres, Enoch, un jeune et séduisant barbare, ou encore un faune, un être surnaturel issu du monde païen, et Thya va évoluer et découvrir un monde en mutation qui n’est pas exactement celui que lui décrivait son père… »

1er tome de la trilogie « La voie des Oracles », Thya a réussi ce que je croyais presque impossible : me réconcilier avec la narration d’Estelle Faye. en effet, j’ai déjà lu plusieurs de ses romans et, à chaque fois, j’ai été déçue (« ça commence bien mais…. »). Cela me paraissait dommage, comme si je passais à côté d’une écrivaine talentueuse. Peut-être ai-je lu des romans qui ne me correspondaient pas à un instant T…
Cette fois, « Thya  » a su m’embarquer agréablement – et je vais dès la semaine prochaine aller chercher les deux tomes suivants à la bibliothèque.

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T’as pas vu ma pop (le retour) – Conte et tragédie

La fois dernière, nous sommes passés du Côté Obscur, cette notion complètement intégrée à notre pop culture qui, pourtant, doit beaucoup à Star Wars.

Avec un Palpatine/Empereur quasi-sosie de la méchante sorcière de Blanche Neige (à noter qu’ils meurent tous les deux en faisant une très grande chute), la trilogie a trouvé là son méchant typique, digne du conte.

 

En effet, dans la trilogie, celui qu’on connaît sous le nom de « l’empereur » appartient de façon stéréotypée au camp des « vilains ». On ne sait pas pourquoi il est aussi méchant, pour plagier une ancienne pub, il se contente de l’être. Il donne des ordres, il prévoit l’avenir, il fait des menaces, il a une apparence cruelle. C’est l’émanation de l’Obscur, ce fameux Dark side auquel nous faisons si souvent référence.
Scène originale de la 1ère apparition de l'Empereur

Cet Obscur (the Dark, en VO)  dont parle très bien Joseph Delaney dans les chroniques de l’Epouvanteur rassemble toutes les forces démoniaques, les démons de nos contes d’enfants.
Il est d’autant plus inquiétant qu’il se montre pernicieux. Ainsi, quand l’Empire contre-attaque nous montre pour la première fois l’Empereur, c’est sous forme d’un hologramme, imposant, immatériel, comme si le Mal était un esprit pouvant entrer dans la tête de ceux qui s’y adonnent. En l’occurrence, celui qui se fait contrôler ici, c’est Anakin devenu Vader.
Depuis, on a pu remarquer que cette symbolique a été reprise dans Le Réveil de la Force où Snoke apparaît lui aussi de la même façon (hologramme cette fois gigantesque). A savoir si le procédé fonctionne aussi bien deux fois, c’est une autre histoire…

 

Mais si la trilogie suit les codes du conte, la prélogie préfère le ton de la tragédie. Pour reprendre l’architecture narrative de Campbell (Le Voyage du Héros), dans les films de IV à VI, on suit le voyage de Luke, dans les n° I à III, c’est bien sûr celui d’Anakin qui nous intéresse.

Et Anakin est fondamentalement un héros de tragédie. Ainsi, alors qu’il doute, Palpatine le séduit, selon le sens étymologique du terme « seducere » : tirer à part, détourner.

Face au chaos qui se déchaîne, Anakin ne décide plus. Il choisit l’oubli, il choisit justement « d’accomplir sa destinée ». Il se laisse détourner par Palpatine qui fait appel à sa sensibilité (scène Palpatine/Mace Windu/Anakin dans La Revanche des Sith) puis entre dans un état de sidération. Comme les héros antiques, il subit le Destin. Or, le destin n’est ni le Bien, ni le Mal – il existe simplement.

C’est un code classique repris depuis par la culture pop (séries, films, livres). Ainsi, dans la série Vikings:

Le destin, Luke Skywalker ne le subira pas. Au terme de son « voyage« ,  symbole de ce passage de l’enfant à l’adulte, il opte pour la responsabilité, pour le libre-arbitre. Il a quitté un univers familier, il a vécu le deuil (la perte de sa famille), il a passé le seuil grâce à un gardien (Obi-Wan Kenobi). Entouré de compagnons (Chewbacca, R2D2, C3PO), comme Jason et ses Argonautes ou Frodon et la communauté de l’Anneau, Luke en vient à se confronter avec son père (ces implications psychanalytiques, quand même!). Et face au choix (« tue le père »), il prend sa décision.

Ce qu’en dit Campbell:

« There’s another one where one sets out responsibly and intentionally to perform the deed. For instance, when Ulysses’ son Telemachus was called by Athena, “Go find your father,” that father quest is a major hero adventure for young people, that is, the adventure of finding what your career is, what your nature is, what your source is. He undertakes that intentionally. »

 

Lucas dit que le problème majeur dans  Star Wars est celui de la responsabilité illustré par la scène de L’empire contre-attaque:

 

Pour aller plus loin:

Rappel du voyage du héros:


Cet entretien (en anglais) entre Joseph Campbell et Bill Moyers, à propos de Star Wars

Nous voilà arrivés au terme de ce second volet de « T’as pas vu ma pop » qui comprend les épisodes :

1- Introduction
2- Rythme ternaire dans la narration (Vous avez dit trilogie?)
3- Le duo
4- La figure du Jedi dans la pop culture

5 – Le côté obscur et la pop culture

6 – Conte et tragédie/ le voyage du héros

 

Je vous rappelle qu’il existe un premier volet si vous avez envie de le lire ou le relire:

T’as pas vu ma pop? 1er volet

Introduction – part.1

La pop et le camp part.2

Come on, vogue! -icône pop –part.3

Pop culture: le monomythe- part.4

Prophéties – part.5

Prophéties: Matrix, Harry Potter – part.6

Héros pop: croire ou ne pas croire part.7

 

 

T’as pas vu ma pop est une série d’articles en plusieurs volets (1 complet à ce jour, le second en publication, le troisième en réflexion) qui cherche à explorer et à analyser simplement la culture pop, dans toutes ses dimensions (société, philo, artistique, psycho, etc..). J’en ai eu l’idée après avoir lu plusieurs essais passionnants sur la pop culture, en écoutant des chansons, en rédigeant d’autres articles. Je n’invente rien, je me base sur des publications existantes – mais, parfois j’y ajoute mon grain de sel.

Pour m’en parler, échanger, en savoir plus:

leyartsphotos@hotmail.com

Ou plus facilement: via la page FB

Instagram ou twitter

L’as-tu lu ou le liras-tu? Sherona – Fred Marty

 

« Un vieux qui vient dans une taverne proposer un job fabuleux. Je savais que c’était forcément un piège à cons, mais on ne m’écoute jamais. Bon d’accord, j’en avais besoin de cet or. Un besoin urgent et légèrement vital, oserai-je dire. Et maintenant, me voilà sur les routes à jouer les nounous pour des nobliaux qui se chamaillent, pour des pèlerins qui partent à l’abattoir en chantant, et accompagnée par la pire équipe de bras cassés que j’ai jamais rassemblée. Ah, tiens, démons droits devant. Ne quittez pas, je reviens. J’espère… »

C’est  grâce aux articles de Fan actuel  sur l’auto-édition que j’ai eu envie de lire ce roman.
Et  je peux dire que je n’ai pas été déçue.

Sherona est donc un roman de fantasy, qui respecte totalement les règles et les codes du genre (entre high et light fantasy).
On sent fortement l’habitude du rôliste derrière la narration; je peux en dire quelque chose, je suis la soeur d’un rôliste d’une quarantaine d’années et pour ma part, je connais bien les MMORPG. Il y a  même des tas de petites références.
La construction est, certes, de facture classique. J’ai parlé dans mes autres articles sur la pop du Voyage du Héros – on y est totalement.
Sherona ne révolutionne pas la littérature de SFFF mais ceci ne constitue pas une critique négative de ma part.
Je préfère de la fantasy bien construite même si peu originale (en même temps, comme dans la SF, tout a déjà été fait ou écrit…) que des soi disant innovations qui se révèlent décevantes.

L’aventure se suit bien, les personnages sont assez nombreux mais ça ne gêne à aucun moment. D’ailleurs, pour le lecteur de fantasy, c’est assez habituel. Je me disais que pour certains, une liste des personnages en fin ou début de volume serait peut-être pratique.

Ce qui fait la différence ici, c’est l’humour. Le ton est très bien trouvé, les réflexions humoristiques, les références, les clins d’oeil….Merci!
On pense à  Pratchett, (si, quand même),  mais surtout en France, à Dunyach avec L’instinct du Troll, Gudule (je pense à La ménopause des Fées) ou à Catherine Dufour,.

Ah, ces références aux guildes dans les JDR....

Le côté Noob (la BD)/Donjons de Naheulbeuk   est également bien présent.
Mais, si je parle d’humour, je tiens à préciser que ce n’est pas « de la fantasy humoristique » mais de la fantasy avec de l’humour.

Et les références musicales : 

Les seuls points faibles sont à mon sens – puisque je vais chipoter:
– une mise en place de l’aventure un peu longue
– la couverture trop Y.A : j’aurais  vu le roman en librairie, je n’aurais pas regardé la 4ème de couverture (trop déjà-vu). Mais, allez, des goûts et des couleurs….

C’est une lecture très agréable que j’ai donc faite. J’ai souvent ri, en appréciant les sous-entendus. C’est très bien vu.
Je vais embêter l’auteur qui, je le sais pour le suivre sur twitter, écrit la suite: justement, à quand le tome 2?

 

Pour suivre l’actualité de Fred Marty

FB

Sherona est disponible ici. 

Premières lignes #18février

 

Le principe : chaque semaine, je prends un livre et je vous en cite les premières lignes du récit.
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Cette semaine, je continue ma re-relecture (x10, au moins) de tous les Harry Potter. Je n’ai pas parlé de « La Chambre des secrets« , non pas que je n’ai rien à dire (j’y pense, j’y pense). J’ai zappé le troisième « Le Prisonnier d’Azakaban » que j’avais relu fin 2017. J’y reviendrais plus tard.

Cette fois, je me suis replongée dans l’un des tomes de Harry Potter les plus mal adaptés au cinéma (peut-être le plus mal adapté), « La coupe de Feu »:

Chapter 1—The Riddle House

Summary

In the small village of Little Hangleton, there’s a manor home that the locals call the Riddle House, even though no one by the name of Riddle lives there anymore. Fifty years previous, the entire Riddle family—mother, father, and adult son—died, the cause presumed to be murder. The fingers pointed to their gardener, Frank Bryce, a World War II veteran. He was taken in and questioned by the police, insisting all the while that he was innocent, and that a young boy had been hanging around the manor. Later, the charges were dropped, as the autopsies on the family indicated that they all seemed to have somehow died of fright.

 

 

Après un horrible été chez les Dursley, Harry Potter entre en quatrième année au collège de Poudlard. A quatorze ans , il voudrait simplement être un jeune sorcier comme les autres, retrouver ses amis Ron et Hermione, assister avec eux à la Coupe du Monde de Quidditch, apprendre de nouveaux sortilèges et essayer des potions inconnues. Une grande nouvelle l’attend cependant à son arrivée: la tenue à Poudlard d’un tournoi de magie entre les plus célèbres écoles de sorcellerie. Déjà les spectaculaires délégations étrangères font leur entrée… Harry se réjouit. Trop vite. Il va se trouver plongé au cœur des èvènements les plus dramatiques qu’il ait jamais eu à affronter.

« La Coupe de feu » s’ouvre sur un point de vue différent de celui d’Harry de la même façon que le faisait « L’école des sorciers ».

Cette fois, nous sommes en présence directe, sans le savoir au début, de Voldemort en pleine phase « plan pour retrouver son corps ». De même, c’est la première fois que nous remontons dans l’histoire du Mage Noir: les Riddle (Jedusor en VF) sont forcément reliés à Tom Riddle (Tom Jedusor). Le lien avec « La Chambre des secrets » est ainsi fait.
Cette construction narrative en forme de puzzle ou du moins, d’indices semés tout au long de la série fait la force de Rowling qui saura nous mener jusqu’à ses révélations finales: Riddle(Jedusor); l’héritier de …; Snape(Rogue)/Lily, etc…

Rien n’est jamais livré ni explicité directement mais se tisse au fil des livres.

Notre Harry âgé à présent de 14 ans, et doté d’un parrain, en fuite, certes, mais présent pour lui via le courrier va se retrouver une fois de plus impliqué dans une manipulation à grande échelle.
Nous ne verrons que par ses yeux, que via son point de vue, souvent faussé, comme toujours. Ainsi, au sujet de Snape (Rogue), le lecteur va continuer à suspecter le pire au vu du comportement vis à vis d’Harry du professeur de Potions. ce sera une suspicion grandissante qui se mettra en oeuvre car les autres avis donnés sur Snape seront ceux de Ron (qui, décidément, ne le supporte pas) ou de Sirius (qui ne le porte pas dans son coeur). Seule Hermione tentera de contrebalancer ces préjugés; autant dire qu’elle ne convainc pas grand monde, lectorat inclus.

La Coupe de Feu voit aussi le moment où tout bascule pour Harry: celui qui a survécu, le chouchou du Ministre de la Magie , se voit conspué, dénigré, rejeté au fil du roman.

Côté magie, on en apprend un peu plus sur le monde de Harry Potter avec la participation des écoles de Durmstrang et de Beaux-Bâtons. L’univers magique se constitue peu à peu même si Rowling ne donnera plus de précisions que bien des années plus tard sur Pottermore.

Le roman est dense. La tension amorcée avec « Le prisonnier d’Azakaban« , le premier des Harry  plus adultes, est maintenue et amplifiée jusqu’au dénouement dramatique.

C’est un tome capital, le basculement dans la lutte, qui préfigure de façon magistrale « L’Ordre du Phénix ». 

 

 

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L’as-tu lu ou le liras-tu? Godblind – Anne Stephens

Depuis des millénaires, les mirécés adorent les dieux rouges assoiffés de sang. Bannis des terres fertiles du Rilpor, ils vivent à la dure dans les montagnes glacées. Mais leur nouveau roi planifie l’invasion de leur pays d’origine… alors que le prince de Rilpor, qui conspire contre son père dont il convoite le trône, se tourne à son tour vers les sinistres rituels des Dieux Rouges. Dom Templeson fait partie des Sentinelles qui veillent sur la frontière. C’est aussi le devin le plus puissant que l’on ait vu depuis des générations. Et il cache de sombres secrets qui risquent d’être révélés le jour où Rillirin, une esclave mirécès en fuite, fait irruption dans son village, blessée et à bout de forces. Grâce à leurs dons comme à leurs liens avec l’ennemi, Dom et Rillirin pourront-ils sauver le Rilpor de la guerre qui s’annonce ?

 

Heureuse d’avoir un roman de fantasy à me mettre sous la dent (c’est un genre que j’aime bien), je me suis lancée dans la lecture enthousiaste.
Et je suis bien vite revenue de ma béatitude….
Comment dire? C’est plus que classique, ici. C’est archi-vu et revu.
La brutalité (du sang, de la torture! trop de torture!) n’apporte rien de plus.
Franchement? Je suis lectrice de fantasy depuis longtemps et si une chose me lasse, c’est la répétition, le manque d’originalité. Bref, je vous laisse juger: 1er tome d’une série, 28 € le roman, ça sent le filon commercial. Tant mieux pour l’auteure si ça fonctionne, mais je passe mon tour. Clairement, « Godblind » m’a ennuyée.

Ma note :2/5

Godblind
Anna Stephens
Bragelonne
2017

 

 

Thème : Continent

 

C’est jeudi, c’est TBTL!

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

 

Aujourd’hui: Continent (un livre d’un continent différent du vôtre)

 

J’ignore si c’est le fait de m’être replongée dans mes vieilles éditions de SF (couvertures Presses Pocket dont je parle ici) ou si c’est une vague de nostalgie due à Valérian -(qui est, contrairement à ce que certains esprits un peu obtus propagent, un sacré bon film… – du moins si l’on sait y voir toutes les références de SF qui s’y cachent – on en reparle dans 10 ans, comme pour le « 5ème élément » )- mais quand j’ai cherché « un livre qui se déroule sur un autre continent« , une seule idée m’est restée: si on part, partons loin, sur des continents inconnus ….et extra-planétaires.

Direction la planète géante de Majipoor!
Le cycle de Majipoor est une série mêlant fantasy et science-fiction (science fantasy).

Le 1er tome a été publié en 1980.

Majipoor est une planète gigantesque où des colons humains se sont installés après avoir quitté la Terre. Ce monde géant et fantastique sert de cadre à la série de romans écrits  par  Robert Silverberg.

Initié par « Le château de Lord Valentin », le cycle de Majipoor offre un cadre splendide et vaste (les continents sont gigantesques)

Les humains qui s’installent sur cette planète doivent composer avec les indigènes : les Piurivars, appelés communément changeformes ou métamorphes en raison de leur faculté à modifier leur apparence,

D’autres races extra-terrestres intelligentes arrivent sur Majipoor,  puisqe  les humains ne sont pas assez nombreux pour remplir les immensités de la planète :

-les Vroons, minuscules créatures possédant de nombreux tentacules, un bec et des yeux dorés ;

-les Skandars, géants hirsutes à quatre bras ;

-les Hjorts, à la peau grumeleuse couleur de cendre, à l’allure de crapaud et à la bouche remplie de cartilages masticatoires plutôt que de dents ;

-les Ghayrogs, créatures d’allure reptilienne, mais en réalité mammifères ovipares ;

-les Liis, une race à la tête large, à la peau noire et possédant trois yeux rouges ;

– les Su-suheris bicéphales

Géographiquement, Majipoor est formé de trois continents :

Alhanroel est le plus grand et le plus peuplé, Zimroel compte quelques grandes cités au milieu de forêts gigantesques tandis Suvrael, le continent du Sud, n’est qu’un vaste désert torride.

La géographie de Majipoor

version BD:

Dans le cycle de Majipoor, Silverberg nous fait découvrir un monde dépaysant tout en abordant des questions bien humaines (quête de l’identité, de soi-même; pacifisme; pouvoir et institutions, etc…)

« Avec Majipoor,  Silverberg a puisé dans l’histoire de l’humanité et dans sa culture ethnologique pour en tirer un monde incroyablement éloigné de la sf classique », argumente Gérard Klein dans sa préface au premier volume. En effet, institutions aristocratiques, magie et sorcellerie, bande de saltimbanques parcourant la planète, dès les premières lignes, le lecteur comprendra pourquoi l’ambiance médiévale de Majipoor, n’échappe à personne. Et qui dit médiéval, dit Fantasy. Et la SF dans tout ça ?

On compare souvent Majipoor à l’oeuvre d’un autre grand de la science-fiction, Jack Vance, qui cultive aussi depuis ses débuts, un goût marqué pour le dépaysement (cycle de Tschaï, (Le Chasch 1968, Le Wankh et le Dirdir en 1969, et le Pnume 1970), (source )

C’est aussi ce qui m’avait amené à lire « Le château de Lord Valentin » (et donc, à me faire happer par cet univers): étant tombée quasi en amour des romans de Jack Vance quand j’avais 14/15 ans, j’avais cherché un univers aussi passionnant. « Le Château de Lord Valentin » venait alors de paraître (nous sommes dans les années 80) et, logiquement, je m’embarquai alors pour un voyage direct pour Majipoor.
Entre fantasy et SF, le cycle de Silverberg est dense et intelligemment pensé.

Je ne peux que le recommander ( à lire aussi en BD).

 

Bonnes lectures et à bientôt!

Thème : Tatoué(e)

Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

Et cette semaine? Tatoué-e

Les tatouages dont je vais parler à présent sont plus que présents: ils sont le fil conducteur d’une série.
Bien sûr, l’histoire se déroulant dans un univers imaginaires, les tatouages revêtent un caractère magique: ce sont des runes protectrices.

Peter V.Brett - The painted man

Il y a parfois de très bonnes raisons d avoir peur du noir…Dans le monde d Arlen, dès que le soleil se couche, les démons sortent de terre et dévorent les êtres vivants. Le seul espoir de survie : s abriter derrière les runes magiques qui repoussent ces monstres. Seule une poignée de Messagers brave la nuit.Mais lorsqu’une terrible tragédie le frappe, le jeune Arlen décide qu il ne veut plus vivre dans la peur : il quitte sa ferme et part sur les routes en quête d un moyen de vaincre les démons.

Depuis trois cent ans, les démons se lèvent chaque nuit pour attaquer les hommes et semer le chaos. Les perpétuelles offensives ont mené l’humanité à la déchéance, passant d’un âge d’or technologiquement avancé à un âge sombre et peu évolué. Seules les runes magiques protègent les humains des démons. Ces symboles peints ou gravés forment des barrières protectrices autour des constructions humaines. Ces runes sont malgré tout fragiles et faillibles. Deux hommes vont se lever contre cet état de fait et s’opposer pour diriger la guerre qui mettra fin à la présence des démons sur la terre.

Les deux premiers tomes de la série sont terriblement addictifs. Le 3 ème est un cran en dessous. De la fantasy agréable à lire, l’auteur ayant su créer un véritable univers (qui se tient).

 

Bonnes lectures!

Thème : C’est en poche

Un livre lu en poche

[Le TBTL kékecé ?] Chaque semaine nous partageons une lecture correspondant à un thème paru chez Bettie Rose Books. Ce que permet ce rdv ? De ressortir des placards des livres qu’on aime mais dont on n’a plus l’occasion de parler, de faire découvrir des livres à ses lecteurs, de se faire plaisir à parler de livres !

 

De retour pour un TBTL  consacré à « un livre lu en poche » et, comment dire…aucune idée parce que justement, trop d’idées!
Par souci de place (petit espace depuis toujours), tous mes livres sauf rares exceptions (Beaux-Livres; cadeaux; livres en V.O parfois et services de presse quand je bossais en librairie) sont des poches.

De plus, j’ai une affection particulière pour les livres de poche, puisque, non seulement ils sont beaucoup plus accessibles financièrement (même si, certains…), mais se casent presque partout.
Et là, je dois dire une chose: j’adore les ranger. (à noter que les livres – et les disques – sont les seules choses que j’aime vraiment ranger!)

Autre détail amusant: le rayon dont j’avais la charge en librairie (machine à remonter le temps activée) était…celui des poches.
Pour faire court, les poches, c’est mon rayon, en fait! 

Par contre, comme j’achète peu, j’emprunte beaucoup dans les médiathèques et là, ce sont de grands formats, forcément. Récemment, j’ai donc lu peu de poches – et peu qui méritent un TBTL.
Je pense que le dernier acheté – et dévoré sur le champ,  – est le suivant:

Si vous avez déjà lu Robin Hobb, il s’agit de la suite (de la suite) de l’Assassin Royal.
Si non, une rapide explication s’impose.
L’ Assassin Royal se découpe comme suit:

 

  • The Farseer Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie des Loinvoyant »)  = ce sont les six premiers tomes parus en poche chez nous (de « L ‘Apprenti assassin » à « La Reine Solitaire« )
  • The Tawny Man (soit « l’homme fauve » ou « l’homme doré ») = les sept suivants (du « Prophète Blanc » à « Adieux et retrouvailles« )
  • The Fitz and The Fool Trilogy (que l’on pourrait traduire par « la trilogie de Fitz et du Fou ») : la dernière en cours qui commence avec « Le fou et l’assassin« .

Le Cycle de l’Assassin Royal est l’une des plus célèbres sagas de fantasy publiées ces dernières années, et ce n’est pas sans raison…

On y découvre le personnage de Fitz, le jeune bâtard d’un prince, élevé à la cour par le maître d’écurie de son père. Un jour, il apprend que, pour le Roi et le royaume, il va devoir apprendre à devenir un assassin

Robin Hobb  développe avec brio des idées originales. En particulier, deux formes de « magies » sont au centre de l’intrigue :  l’Art (la magie royale qui confère des capacités psychiques exceptionnelles) et le Vif (une forme de magie qui permet de se lier aux animaux mais que la plupart considèrent avec haine et dégoût).

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Robin Hobb fait partie des auteurs que j’ai toujours beaucoup de plaisir à retrouver. Et même si elle n’est pas la plus originale en fantasy, je ne me lasse pas de replonger dans son univers.

Inutile de dire que ses romans prennent quand même de la place sur mes étagères :

Bonne semaine et bonnes lectures!