Premières lignes – 4 octobre

  » Quand c’est pas la femme qui va chercher la paye de son homme, tout ce qu’elle a pour la semaine, c’est zéro franc parce qu’il va boire un coup avec ses collègues pour fêter l’arrivée du week-end et on  sait ce que ça veut dire, hein ? Tournée générale pour les copains ! Ensuite, il rentre à la maison les poches vides mais alors, heureux ! Il raconte à sa femme des histoires qui tiennent pas debout, pour la faire rire, mais elle n’a pas envie de rire du tout. elle est furieuse et elle préférerait qu’il la ferme.
Il finit par aller se coucher. Le lendemain il se réveille avec la gueule de bois et déclare qu’il aimerait bien deux ou tranches de rôti froid et de la citronnade.
Et bien Materena est fiu de tout ça ! « 

Ces premières lignes retranscrivent à merveille l’ambiance des Chroniques de Tahiti, dont j’avais déjà chroniqué le premier tome, L’arbre à pain.

Avec ce deuxième tome, Frangipanier (et encore le nom d’un arbre qui tiendra une grande importance), Célestine Hitiura Vaite poursuit son tableau de la vie des gens ordinaires de Tahiti. ici, elle commence par un retour en arrière dans la vie de nos deux personnages principaux, Materena, cette femme que nous avons suivie lors du premier tome, et Pito, son homme (tané, en tahitien), devenu son mari après bien des aventures.
Mais nous n’en sommes pas encore là au début de Frangipanier : Pito et Materena sont encore un jeune couple avec un seul enfant et Pito a la fâcheuse habitude de passer ses soirées au bar.
Rapidement, on comprend où l’autrice veut en venir : cette deuxième partie va se focaliser sur la naissance de Leilani, la fille de Materena et de Pito, et deuxième enfant du couple. Puis, peu à peu, on plonge à nouveau dans la vie de la famille : les trois enfants grandissent mais on s’attache surtout à Leilani, son éducation, ses relations avec sa mère. Leilani est brillante, éduquée. Elle ne suivra pas la route de nombreuses femmes tahitiennes de son milieu  :se marier jeune, renoncer aux études,  avoir beaucoup d’enfants, supporter un conjoint parfois violent comme le racontent les petites anecdotes au fil de l’eau narrées par les multiples interlocuteurs.rices de Materena. Leilani se montre indépendante, féministe,  et Materena l’y encourage. De même qu’elle pousse son plus jeune fils à choisir sa voie professionnelle (cuisinier) alors que Pito et son fils aîné se moquent continuellement de lui.

Même si j’ai trouvé le début un peu plus faible que L’arbre à pain, sans doute à cause de l’aspect redondant (je n’aime pas les redites dans un roman, je n’y peux rien), Frangipanier  m’a ensuite, au fil des chapitres, totalement emportée. Les expressions en tahitien (avec le lexique) sont un plus (je suis absolument fan).
Et j’ai, bien sûr, emprunté le suivant dans la foulée. 

Une lecture que je recommande vraiment. Célestine Hitiura Vaite vivant en Australie, elle écrit en anglais. C’est la traduction qui est donc disponible aux éditions Au vent des îles puis 10/18 (en poche). 

Chroniques de Tahiti, tome 2 : Frangipanier par Hitiura Vaite

Les femmes au bout du crayon de Sayumi Kudo – L’été de l’art

Pour ce dernier Eté de l’art de l’année, une artiste japonaise : Sayumi Kudo.

 Parmi ses influences, Sayumi Kudo  cite  Munch, Gustave Moreau et Hasui Kawase. Elle a étudié à la Musashino Art University.
« J’ai actuellement 37 ans et je dessine tout en élevant mes trois enfants, comme une femme au foyer japonaise normale. J’ai été femme célibataire, expérimenté ma relation avec le sexe opposé, le mariage, et après ce mariage, eu le sentiment de souffrir du déséquilibre hormonal qui accompagne l’accouchement. » « ‘I still think and act as a woman, and I feel an irresistible sexuality, like a gene, and I go back and forth between affirming myself as a woman and being fed up with the fact that I am a woman. » (source)

 

 

 

 

 

 

 

 

Les femmes de l’art – 10

Helen Allingham, née Helen Mary Elizabeth Paterson, (1848 – 1926) était une peintre aquarelliste, illustratrice britannique de l’époque victorienne.  Sa grand-mère maternelle, Sarah Smith Herford, et sa tante Laura Herford, étaient toutes deux des artistes accomplies de leur époque. Helen Allingham a étudié l’art pendant trois ans à l’école de dessin de Birmingham (fondée en 1843) puis a suivi des cours à la Female School of Art, et enfin est acceptée Royal Academy School  à Londres, une école prestigieuse où sa tante, Laura Herford avait été la première à être admise.

Off Marketing
Self Portrait 1885

Foxgloves

From the Porch, Aldworth

In the Hayloft
In a Summer Garden

By the Terrace, Brocket Hall
The Fairy Bridges

Tig Bridge
Aldworth
Book page image
Happy England – illustré par Helen Allingham
Book page image
The homes of Tennyson – illustré par Helen Allingham

Arts d’hiver — 26

 

Albert Joseph Pénot   ( ) est un peintre français.

Peintre de genre et d’intérieur, Albert Penot est un peintre de l’intime, spécialisé dans la peinture du nu féminin. Il est élève de Gabriel Ferrier, peintre de genre médaillé d’or et professeur émérite aux Beaux-Arts de Paris.   Membre de la Société des artistes français, il expose au salon des Artistes Français à partir de 1909 où il obtint plusieurs récompenses (mention honorable en 1903, palme académique en 1906, médaille de troisième classe en 1908). Il exerce à paris, habite et travaille dans son atelier, 7, rue du Dôme. Son épouse, Marie Penot, est corsetière.  (source)

Albert Joseph Penot

 

Painting

La femme chauve-souris est son oeuvre la plus connue. Elle a souvent été utilisée, comme ceci, par ex :

 

Le reflet rouge

Mauvais Génie

Painting

Dans les reves

Ravissante beauté

Couleuvre

L’automne en images et en musique — 29

 

Pang Xunqin (庞薰琹), ( 1906 à 1985)  est un peintre et professeur chinois ayant fait ses études à Paris. Il a co-fondé une société d’artistes dont le but était d’apporter l’art nouveau parisien en Chine. Victime de la Révolution culturelle, il dut même détruire certaines de ses oeuvres puis fut interdit d’enseigner et contraint à une retraite anticipée. Il continua à peindre, surtout des natures mortes pendant vingt ans et rédigea Studies on Chinese Decorative Paintings of the Previous Dynasties publiées en 82. Il reprit l’enseignement en 79 et publia ses mémoires en 84.  En 1991, sa ville natale a ouvert un musée à sa mémoire avec plus de cinq cents peintures.

© Pang Xunqin 庞薰琴 - Portrait of Madam Wu Huan 1945 or 1946 - Mr. Sullivan's Collection

 

 

Pang Xunqin - Two Ethnic Girls

pang, xunqin portrait ||| ||| sotheby's hk0256lot3ktznen

Les peintures de Georges Clairin – L’été de l’art

Un peintre   et illustrateur français, cette semaine :

Georges Clairin est  né à Paris en  mort enIl est connu surtout pour ses portraits de Sarah Bernhardt, Clairin est aussi classé parmi les peintres de l‘art pompier. 

Les portraits de Sarah Bernhardt :

Portrait de Sarah Bernhardt

 

Sarah Bernhardt dans l’Aiglon

[Sarah Bernhardt dans

L’orientalisme :

 

Ophélie

Ophélie - Georges Clairin

Scènes en Europe

Les centaures dans les vagues :

 

Clairin dans son atelier :

L’été de l’art : la magie de Daria Hlazatova

L’artiste est ukrainienne, née en 1986. Elle s’appelle Daria Hlazatova. 

Daria Hlazatova - To Sheila II

 

Daria Hlazatova - 002

Daria Hlazatova - Alarm Call

 

Daria Hlazatova - Paloma

 

 

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« Je vais vous expliquer, hein, madame »

Pas d’Arts d’hiver pour l’instant.
Tout ça à cause d’une panne Internet. pas un simple incident technique. Une coupure complète. Depuis mardi dernier.

Vous allez me dire : « mais tu mets quelque chose en ligne ? «  Oui, parce que j’ai réussi à me faire prêter une mini box chargée de 100 GO pour tenir jusqu’à lundi, passage d’un technicien, le premier rendez-vous que j’ai pu obtenir. Mais ça rame. Très fort.

Mon blog ne sert pas de bureau des plaintes mais je dois dire que j’ai passé mon temps et mon énergie à réclamer auprès de mon opérateur (SFR, il faut le nommer) qui a géré tout ça de manière désastreuse.
Si j’en parle ici, c’est surtout pour témoigner. Je n’ai jamais eu de problèmes et je ne suis pas du genre à aller hurler au téléphone dès qu’il y a un souci. Mais depuis le mois de décembre, nous avons eu plusieurs grosses coupures assez handicapantes et c’est la goutte d’eau qui fait déborder le chaudron de la sorcière, au moins. Comme si on pouvait se passer d’Internet en 2020 ! Comme si les factures n’étaient pas assez élevées comme ça, non plus… Et il n’y a aucune remise sur la facture même quand on est privé de connexion pendant des jours.

En général, je contacte le service après-vente via Twitter. Malheureusement, j’ai été obligée par deux fois de téléphoner ces derniers jours et je ne recommencerai plus.
J’ai été confrontée à des individus désagréables, condescendants et…. sexistes.
Oui, le mansplaining, (je ne connais pas de terme équivalent en français, d’ailleurs… « mecsplication  » ? ), vous savez ce que c’est ? Oh, ce n’est pas nouveau. En tant que femme, à un moment ou à un autre, vous y avez droit. Trop souvent, d’ailleurs. C’est le garagiste, par exemple, qui vous parle sur un ton étrange. Pas naturel, paternaliste. Comme si vous n’aviez pas tous les neurones pour comprendre.  La dernière fois, le type du garage ne m’a rien expliqué, d’ailleurs, il m’a juste raconté des sottises en disant qu’il ne pouvait pas changer l’ampoule du feu avant droit parce qu’il fallait (je cite) « tout retirer, surtout la batterie,madame, hein ! « . Plusieurs mois après, je me suis fait arrêter par les flics puisque l’ampoule était bien morte et que j’étais « borgne ». Le flic m’a fait du mansplaining en me le faisant remarquer (« et je vous verbalise pas, hein, madame, vous allez chez le garage, hein ?  » – je vous laisse imaginer ma tête et mon ras-le-bol ). Finalement, j’ai acheté l’ampoule et c’est ma fille qui l’a changée. La batterie se trouve de l’autre côté ; il n’y avait rien à retirer.

 

Même chose donc avec le service après vente au téléphone. Lamentable, vraiment. Je ne parle même pas de la bêtise confondante de la ou des personnes qui ont réussi à créditer nos lignes mobiles  des 100 GO pour « pallier à l’incident technique avec un partage de données en attendant, madame » en faisant commencer ledit crédit en ….mars 2020 au lieu de ce mois-ci. (non, le 04/03 ce n’est pas le 04/02).
C’est clair que cela m’aide beaucoup ! (j’espère qu’on entend bien mon ton ironique). Mais rien à faire : personne n’écoute, on vous dit même : « inutile de téléphoner à nouveau, hein, madame !  »
C’est important, chaque mot, en communication. 
Et je remarque surtout que, lorsque ces gens vous parlent ainsi, il y a une prolifération de « hein » à tout bout de champ et de « madame », aussi. Pour bien insister sur le fait que vous ne comprenez rien et que vous êtes une femme ? C’est réussi…